Entrée de Louis XI à Paris (1ère partie)

Posted in Oulibouf on janvier 20th, 2017 by gerard – 1 Comment

Voici qu’aujourd’hui, l’émérite historien Adhémar De Vidauban nous relate, pour notre plus grande joie, un fait historique qui s’est passé à Paris le 31 Août 1461. Comme ce magnifique reportage est d’une longueur conséquente (Hé les amis! Il faut ce qu’il faut! _ et réciproquement _!), sa parution se fera en deux fois. La fin de cette passionnante histoire devrait donc avoir lieu normalement le 20 Mars 2017.

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           Le lundi 31 août 1461, le roi Louis XI fit des cabrioles, referma sa braguette et entreprit son entrée solennelle à Paris, par la porte de service donnant sur les cagouinces. Le cérémonial ridicule avait été concocté par Philippe le Bon-de-Réduction,  un crétin qui n’avait de bon que le nom, mais qui y tâtait comme metteur en scène. Soit dit en passant, ce type était le père de Charles le Téméraire, un godelureau décervelé qui n’était pas encore téméraire, mais déjà bête comme ses pieds.

           Notre Philippe, ou Philby, le Bon-pour-le-Service, saoul comme une bourrique,  sort en grandes pompes (pointure 48) avec son fils hydrocéphale, encore plus saoul que lui, par la porte St-Denis et s’en va en zigzagant  jusqu’à La Chapelle, au devant du nouveau roi en train de se curer le nez et de fzrfouiller dans ses chausses pour tenter d’occire un morpion.

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           Cent soixante-six frères mineurs, recrutés par Morandini, tous vêtus de peaux de bêtes, ouvrent le cortège, suivis de cent soixante-huit calotins en robe de chez Balmain, puis de trente-trois prêtres pédophiles de la paroisse de St-Séverin-les-Trois-Cornards, tous portant chapes et calcifs dorés à l’or fin de 24 carats, et chantant « Ah ! le petit vin blanc » sur un air de rap.

           Vient ensuite le symbole : précédées d’un héron dont le plumage est aux couleurs de Paris, cinq dames de la rue Blondel, vêtues d’oripeaux de chez Emmaüs, chevauchent des tatous en portant cinq énormes presse-purée de marque Zeb, frappés chacun d’une des lettres du nom de Paris. Ce jeu d’ustensiles ménagers à la noix, qu’elle présentent au roi devant St-Lazare, ou St-Cucufa (j’ai un peu oublié), donne à ces cinq lettres leur signification ridicule (Entre nous, heureusement que les graveurs ne se sont pas trompés de « mot de cinq lettres ») : P pour porte-jarretelles, A pour âneries, R pour ragnagnas, I pour idioties, S pour sottises. On voit que la ville ne se fait pas d’illusions !

           Apparaît  maintenant, bénissant la foule avec son appendice, l’évêque de Pantruche, un certain Guillaume Charretier, ainsi nommé parce qu’avant d’être évêque il transportait de la morue salée entre Le Touquet et les Halles de Pompidou. Il porte un chapeau noir rigolo, fourré de satin vert caca-d’oie, avec cordons pendants (comme ses weps) . Il râle vachement parce qu’il désirait échanger ce couvre-chef épiscopal contre un chapeau rouge de Cardinal, ou au moins un suspensoir rouge, mais adieu la valise ! le méchant pape Lustucru XIV n’a jamais voulu le lui refiler.

           Le Prévôt des Marchands, Riri de Bouquins, dit Henriette, et les quatre Lèchevins (avec leurs Lèchevines) viennent ensuite, montant de superbes canassons, revêtus de haillons violets et de serpillères rouges. Deux des Lèchevins sont en pyjama et en fin de mandat, mais on a retardé d’un mois l’érection des nouveaux, qui aurait dû avoir lieu en Tanzanie le 16 août précédent.

           Les prêtres de deux paroisses népalaises, avec leurs chapes vert-de-gris brodées à l’or(dur) et repoussées au marteau, accompagnés de 78 vilebrequins, précèdent les magistrats du Bous-Bir décoré de violettes et de rouges-gorges. Les couleurs de Paname, comme on le voit, s’étendent aux lèche-culs du roi Louis XI (poil aux bonzes).

           Inattendus, mais conviés parce qu’ils se trouvent là et qu’ils dansent bien le sirtakis, on remarque des « ambassadeurs de Grèce », parmi lesquels un bouffon nommé Tsipras, ou Sampras, ou Patatras, ou un nom de ce genre. Ils apportent une touche de loufoquerie dans cette mascarade hellénistique.

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           Les corps constitués et putréfiés se suivent. Les barbeaux ne manquent  pas de sodomiser , malgré leur robe des champs violette, les Masters de la Chambre de Combustion, que conduit leur nouveau coprophage, le cardinal Zigomar Olivette d’Oeil-de-Bronze. Et on reconnait ensuite les chats-pitres de Notre Dame des Landes, conduits par le héraut Zayrault.

           Arrivent maintenant les personnes alitées. Les badauds de Pantruche y voient beaucoup de bourguignons, reconnaissables à leur tronche enluminée, et le premier de ces corniauds c’est le Saigneur de la Boche-Violée, autrement dit Hégésippe Pot-de-Chambre, l’un des principaux mignons  et porte-savates du Trouduc de Bourgogne. Il arbore une chaîne en maillechort blindé autour de sa cuisse de mouche. Suit avec ses pages, chantant « On dit qu’il en est », le Saigneur de Banilon, Théopompe  Deux-Cornes. C’est un chambellan _ bêêê! bêêê!_ de Philippe le Bon (de réduction).

           Un homme que les parisiens ne connaissent pas encore apparaît alors. C’est le nouveau Pré-veau  de Paris, Jacques Villiers de Lille d’Adam et de Martine Zobry, un cousin de Philippe Le Moche de Villiers de Saint-Oignon, un rigolo un peu maboul, qui bricole au Puy-du-Fou. Il est le fils de son père Jeannot de Lille d’Eve, qui le 13 juillembre 1436 se rendit fameux en pénétrant sous les jupes de Jeanne d’Arc, pourtant passée au barbecue cinq ans auparavant, en compagnie d’un certain Tréteau de Bouffémont, pour conduire le feu roi Charles de Sète aux Folies-Bergère. Ce roi (des cons) Charles Recette était le papa de Lous XI, selon sa maman, mais les doutes sont permis. Le suce-dit Villiers de Lille d’Adam et de Martine Zobry, quant à lui (ou Cantaloup), était un  porte-coton du Trouduc de Bourre-Trogne (poil à la broigne).

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           Tout le gang des peigne-culs de Bourre-Trogne défile maintenant, avec une hiérarchie (dans la colle) nettement indiquée par le nombre de haridelles chancelantes qui suivent chacun de ces ploucs.  On voit Antonio de Croy-Pas, qui vient d’être bombardé Gand-Décimètre de la bicoque du Roi de Médeux. On identifie plus ou moins Thrasibule de Calabre-et-Pouilles, le fils du Roi Renez (de chèvre), puis deux des innombrables bâtards de Philippe le Bon-à-rien,  l’un nommé également Philippe (c’est très original) de Brabant-Double, l’autre Antonio de Bourre-Trogne, dit le Grand-Bâtard, personnage très influent dans les cagouinces du Trouduc son papa, et en même temps capitaine de pédalo précurseur de celui qui radote en ce moment.

           Quelques « hommes » du roi,  mais tous des tapettes,  figurent ensuite dans le défilé, fringués aux couleurs de leur maître de ballet, entortillés dans des pagnes rouges et des djellabas blanches et accompagnés de quelques gouines en burkunu.  Les tristes couillons qui regardent ce spectacle désolant ne connaissent pas encore ces piteux saltimbanques. Mais après le Mètre d’Hôtel du Trouduc de Bourre-Trogne, Jeannot de Pipy-Holly, et avant Jeannot de Purin de Saint-Lisier, on découvre un de ceux qui ont tenu bon la rampe et le haut du pâté, quand le Roi n’était que Dos-Fin endoffiné, le fameux imbécile Timoléon de Poitrine (de veau).

           Nul (j’allais le dire), en revanche, n’ignore qui est Louison de Luxe-en-Bourre, comte Adormir de Bouth. Il est le neveu par le pied gauche de son oncle du même nom (mais d’une idiotie moins calamiteuse), le Chandelier Bourre-Quignon. Quatre ans plus tard, après avoir commis mille-et-une prévarications dans l’affaire des « Deniers Publics », avec l’aide du Baron de Cahute (dans la Zac), il sera Con-d’Étable de Pégomas. Epoux de Marine Kouchtoila, il sera donc le beauf du nouveau Roi des Couillons, notre héros Louis XI. Il recevra un jour le Comté d’Oeufs. Son fils Jeannot de Luxe-en-Bourre l’accompagne, pour préparer  les omelettes baveuses. Quelle famille !

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           Tous les noms qui suivent font comprendre que le gang de Bourre-Trogne est en train d’envahir Pantruche.  La Bourdille, Coÿt, Chie-Mou, Crève-cul, Lapine, tous sont (comme le Maréchal de Bourre-Trogne, Riri de Noeud-Cruel)  les faux-témoins et les acteurs minables d’une extravagante manif du gang de Bourre-Trogne dans un bled qui a oublié les âneries de 1418, lorsque le roi Charlot 67 montra ses parties génitales aux sœurs qui quètent du Couvent de Combouchet. Arborant son récent ravier  de la Toison-Pubienne d’Or, on voit ainsi, sévèrement burné,  l’infidèle con-fieffé Louison des Luges, et après-lui (bien sûr) sa cousine Gudule de Gugusse, grande collectionneuse de pafs, de manuscrits de BD et de revues porno.

           C’est ensuite l’armée des patatoïdes. Les archiés du comte Adormir de Bouth précèdent les archiés du Trouduc  Philipot. Vient alors, l’air con et la vue basse, le fameux Philby le Bon-de-Réduction. Le peuple se paluche en admirant la gueule en biais du « Grand Trouduc  de Six-dents ». Perlouses et  pierrailles ornent sa braguette, son T-Shirt, son bada, son épée (de nonne) et sa selle de chiottes. Un énorme ulcère suinte du dos de son canasson. La housse de ce bestiau est faite de serviettes hygiéniques rehaussées de coquilles d’escargots. Un clochard dégueulasse porte la casquette du Grand Trouduc, où l’on voit le plus gros glaviot jamais contemplé par les gens de Paname. Huit mille canassons, houssés de strings de pucelles, l’accompagnent au bordel. Pages, éboueurs, valets de chambre, scaphandriers  et palefreniers sont vêtus de souquenilles.

           Les invités suivent, avec quelques pique-assiettes qui se sont glissés dans le cortège. Il y a le Compte-Bloqué de Ventre d’Homme, Jeannot l’Embourbé, le Compte-Vidé  Eberluant de Baise-Alanvert et le trouduc  Jeannot de Mère-d’Houilles, avec ses 120 girafes de Patagonie.

           Puis c’est la maudite famille. Charlot de Chat-Enrôlé, le futur Téméraire, conduit huit onagres pelés, dont l’un porte sur le dos un marteau-pilon soutenu par quatre imbéciles du quartier. Il ne sait pas encore que le Roi Louis XI le fera tuer 22 ans plus tard.  Le Compte-Annulé  de Nœud-Vert s’avance avec 60 porcs-épics.  Le Grand-Bâtard de Bourre-Trogne en avait 120 devant lui et 130 derrière (dont 45 truies-épiques) que 200 archiés suivent à pied (de biche). Je ne vous dis pas l’odeur !!!

           Le Trouduc ayant salué le roi, le cortège fait demi-tour sur les chapeaux de roues et retourne à ses moutons et en ville, les gens du coin, les scrofuleux, les culs-de jattes, les obèses, les autodidactes, les bruns et les sous-mariniers d’abord, la horde malodorante de Bourre-Trogne ensuite. On pénètre dans Paris et sous les jupons de Ste-Pastèque de Bayeux ensuite. Le pré-veau des marchands, Riri de Bouquins, toujours dit Henriette, présente au Roi les clés de sol et de fa qui sont sensées ouvrir la Porte-Saint-Denis-Papin. Sur la façade de la porte, une verge d’argent levée vers le ciel accueille toute la bande décervelée de petits rigolos.

           Tout au long de la Grand-Rue Saint-Denis-Papin (au ripolin), les SDF de Pantruche vont pouvoir s’extasier en contemplant le désastre de la Cour de Bourre-Trogne. Même les couillons qui étaient là en 1437, lors de l’entrée du Roi Charlot 77, dit le Fada, n’ont jamais vu tant de loufoqueries. Depuis cette date, on n’a guère eu à Pantruche l’occasion de se marrer autant.  Juste quelques boums royales au rabais, quelques minables entrées d’ambassadeurs du Bhoutan et du  Monténégro, quelques mariages de princes-monseigneurs et de princesses chauves et cacochymes, quelques baptêmes de gnards épileptiques, et c’est tout. Les Parigots ont été frustrés. Ils ont perdu l’habitude des conneries.  En plus, il a fallu, dans les derniers jours d’août, trouver à loger tous ces squatters, et Pantruche n’a plus les gourbis nécessaires. Les immigrés ont tout occupé.

           Seuls quelques princes-monseigneurs ont encore leur cambuse, que Stéphane Plaza tente de désencombrer. Les autres seront logés chez l’habitant, en violation des soubrettes et du « droit de gîte » (à la noix) concédé aux Parigots par Edith de Montastruc, en l’an de crasse 969. Le pré-veau des marchands (Henriette) a donné son accord, à condition qu’on n’en mette pas chez lui.  Les victimes des billets de logement grincent des dents, surtout des prémolaires. Un chanoine pédéraste a demandé l’autorisation d’héberger l’évêque de Rennes (qui en est) et ses mignons.

           Bien sûr, il a fallu s’occuper de faire bouffer tous ces abrutis, depuis le Trouduc  de Bourre-Trogne jusqu’au balayeur, mais la graille du Trouduc  est bien meilleure. Les habitants de Pantruche ont leur grain au grenier (comme c’est étrange !) et leur vin, ou ce qu’ils n’ont pas encore sifflé, à la cave. Ils ont aussi un grain dans la tête, mais on feint de l’ignorer. Celui qui n’a ni grenier ni cave, trouve qu’il a du bol, pour une fois, car on ne le pillera pas. On compte sur le marché de Brive-la-Gaillarde, sur Dédé-la-Boulange, sur les bouchers et équarisseurs des Halles, sur les nécrophages qui déterrent les cadavres, sur les chiens, les chats, les rats et autres « malignes bestes », comme dira, ou dix-rats,  Rabelais cent ans après. Les prix flambent, et quelques bicoques aussi.  L’Hôtel-de-Ville a pris des mesures injustes et confiscatoires, à l’aide d’un double-décamètre. Une dame-hidalgo (c’est un paradoxe !) venue de Picamoixons, province de Salle-à-Manche,  a en outre réquisitionné tout le blé, le céleri-rave, la sauce Tu-M’étrangles, les préservatifs usagés, les bouses de vaches, les MP4 et les biscuits Speculoos qui arriveraient en pirogue depuis Maripasoula pendant le séjour royal. Les tenailles sont interdites pour que les Parigots ne soient plus tenaillés par la faim.

           Ce 31 août 1461, les goîtreux reprennent cependant leurs droits, et quelques  milliers récupèrent aussi leurs gauches (surtout chez les boxeurs). Et de se livrer au jeu absurde qui consiste à reconnaître les Grands Cons dans le défilé. Le nombre des canassons et des rosses peut donner un indice quand on ne connaît pas ces salopards de vue. L’état de fraîcheur des polos et des calbars, plus ou moins puants, sans parler des chaussettes méphitiques, peut aussi distinguer les princes des manants et des pique-assiettes. Le ridicule des chapeaux, la crasse des guêtres, le caparaçon des rossinantes en velours cramouilli ou en morceaux de serpillères, les soieries de Belzunce, les damas de chez Bachar, les fourrures d’hermine-de-rien ou de zobeline, tout cela permet au vulgum pecus  de repérer les coquins et les copains du roi. Même les archiés du Trouduc de Bourre-Trogne ont des freins de vélo incrustés sur leurs marinières. Ça en jette !!!

           Ce qu’on voit le mieux, c’est les haridelles.  Celle d’Hégésippe  Pot-de-Chambre est caparaçonnée de toile à matelas de couleur pisseuse,  chargée de roupettes argentées arrachées à des bulgares, qui pendent jusqu’aux sabots de la bête (pas les bulgares, les roupettes).  Jeannot de Calabre-et-Pouilles se fait remarquer par une bouse de velours noir frappée d’un grand tournesol argenté. Louison de Luxe-en-Bourre caracole avec cinq percherons, emmaillotés respectivement de guenilles de couleur ordure et argent, de vieilles cloches « sonnant à batel », de damas déchiré doublé de  zobeline, d’orfèvrerie de zinc,  de haillons d’or fourrés d’herminettes (chatouillant un lézard), alors que ses mignons ont des souquenilles de sparadrap doublées de lapin de garenne.

           Les poneys de son fils Jeannot ont aussi des bouses de cramouilli bordées de nouilles verdâtres, de pantoufles couleur de vomi et pour l’un d’eux, de fins spaghettis en peau de Mussolini à figures de Cro-Magnon. Ceux de Gudule de Gugusse sont parés de drap d’or vert-de-gris et de damas noir, d’ivoire  à la Bachar, venu en jonque de Tripoli. Ceux du Grand Bâtard de Bourre-Trogne sont très moches, cachectiques, pustuleux, couverts d’aoûtats, et boitent des quatre pâturons.

           Juché à quatre pattes, comme un boa, sur le dos de son dromadaire, un fou échappé de Charenton fait des pitreries et la transition.

 

          Adhémar – à suivre

           

Actu-m’en diras tant Janvier 2017

Posted in Actualités & hors-série on janvier 10th, 2017 by gerard – 1 Comment

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/ Brèves: A/ –Qu’est-ce que La Mecque et Hiroshima ont en commun ? –Rien !

B/ Interview d’embauche dans un hôpital psychiatrique :

« Donc, vous êtes intéressé pour travailler avec nous. Qu’avez-vous comme expérience avec des gens mentalement perturbés ?

Je suis sur facebook depuis près de 5 ans maintenant…

N’en dites pas plus, c’est excellent, le job est à vous ! »

2/ Sur l’Education Nationale: L’innocente petite Laura Laune, une humoriste pas encore très connue , mais qui mérite largement de l’être – La prof : https://www.youtube.com/watch?v=dswr1sFcCOA

 

Hors-série Islam 04

Posted in Actualités & hors-série on janvier 10th, 2017 by gerard – Be the first to comment

La dernière série date du 10 Janvier 2015, il est temps d’apporter quelque rafraîchissement! (cf http://gigaproduction.fr/2015/01/10/hors-serie-islam-03/ )

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Cinéprovence 03

Posted in Actualités & hors-série on janvier 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

Encore bien des choses agréables pour vous tous en 2017 !

On débute donc ce 1er du mois sans le moindre clip, ça me fait un pincement au coeur mais il faut savoir s’adapter aux circonstances. En avant pour un hors-série !

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Blagues (ou comics) Janvier 2017

Posted in Actualités & hors-série on janvier 1st, 2017 by gerard – 1 Comment

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Nouvelle année, nouvelle grille

Posted in Non classé on décembre 26th, 2016 by gerard – 1 Comment

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Avant toute chose, Adhémar, Raimondo et moi présentons à nos visiteurs tous les voeux les plus sincères de joie, de bonheurs multiples et de santé pour 2017. Que ces fêtes de fin d’année soient des plus réussies pour vous et tous ceux que vous chérissez !

A partir du 1er Janvier, veuillez noter quelques modifications dans les parutions mensuelles de Gigaproduction:

  • Le 1er du mois: Sauf rares exceptions, il n’y aura plus un quantième régulier des clips BombayTv ou Remixito. De temps en temps, et selon l’inspiration, vous pourrez visionner ce genre de clip, mais je ne m’engage plus sur un chiffre précis. Pourquoi? Ben, je vous l’ai déjà annoncé, Graphéine est le site qui génère les clips BombayTv. En 2006 et les années suivantes, ils étaient nombreux, divers et variés. Depuis trois ans environ, bon nombre de possibilités de conception ont disparues: classictv, futballtv, bombaytv2, etc… les clips restants ne changent plus et je les ai déjà trop utilisés. Je reprendrais volontiers ces parutions en cas de nouveaux clips à disposition (…ou la révélation d’un même type de site par un visiteur plus averti que moi). A la place, vous aurez un hors-série à thème spécifique autour d’une dizaine d’images ET les blagues (ou comics) que je vais réduire momentanément à une douzaine d’images, sauf si certains d’entre vous se sentent inspirés et m’envoient, par l’intermédiaire d’un commentaire _ NB: Je serai le seul à lire leur adresse e-mail _ , leurs propres créations.
  • Le 10 du mois: La rubrique d’Actualité « Actu-m’en diras tant » ne change pas avec ses 10 images minimum. Elle sera suivie un mois sur deux par un nouveau chapitre du roman en cours de Raimondo, le 2ème mois soit par un hors-série, soit par une courte rubrique.
  • Le 20 du mois: Aucun changement, il s’agit de l’Article avec un grand « A » où nous alternons tous les trois, voire, s’il y a un thème fédérateur, avec des participations conjointes (et évidemment également ouvertes à tous ceux qui se sentiront en verve, comme « Le petit trou vert » en Mars 2014).

Encore une fois, tous nos souhaits pour la nouvelle année qui risque de ne pas être triste au moment des futures présidentielles!

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Un petit extra offert par Raimondo en cette période de franche « joyeuseté » et qui est dans le droit-fil de nos propos:

Conte de Noël

Oui, oui, n’arrête pas, cela me fait grand bien
De sentir ton gros chibre au fond de mon vagin.
Ainsi criait Janie à son ami Léon
Qui avait envahi son charmant petit con.
Les amants profitaient de leur jour de repos
Pour s’aimer follement derrière leurs volets clos.
Hors ce jour-là Léon, eut des difficultés
A maintenir longtemps son sexe bien bandé
Car très rapidement une éjaculation
Vint troubler les bienfaits de leur copulation,
Et la pauvre Janie sur le point d’exploser
De l’orgasme attendu  se retrouva privée ;
Elle attendait pourtant depuis des jours déjà
Le plaisir délicieux qu’apportaient leurs ébats
Car Léon d’ordinaire était très bon amant
Qui savait lui donner de grands contentements
La faire monter au ciel et grimper au rideau :
Cet homme là au lit  était un vrai cadeau.
Janie alors tenta par d’habiles succions
De faire naitre à nouveau une belle érection
Mais malgré les efforts d’une langue intrépide
Le membre de Léon restait toujours flaccide.
Elle essaya encor toutes sortes d’actions,
Janie était fertile en imagination ;
Il fallu cependant se rendre à l’évidence
La bite de Léon manquait de consistance
Et ne parvenait pas à trouver le chemin
Que la belle Janie lui proposait en vain.

On était en décembre et comme chaque année
Le facteur proposait ses beaux calendriers.
Il vint précisément au moment ou Janie
Tentait par tous moyens d’aller au paradis
Et puisque son Léon se montrait impuissant
Elle offrit au facteur son petit trou ardent.

Lors, sans se faire prier l’aimable préposé
Sut agir de façon à la faire exploser.
Raimondo – 2013

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Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2016 by gerard – 1 Comment

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Rondeurs et volupté

Elle avait un beau cul, bien dodu, bien râblé,
Un cul voluptueux qui me faisait rêver,
Un cul si généreux que j’étais obsédé
Par l’exquise rondeur de ce charmant fessier.

Lorsque je l’aperçus pour la première fois
Mon cœur soudainement en a battu d’émoi :
Il me vint à l’idée sans trop savoir pourquoi
Que ces charnus appâts seraient un jour à moi.

La troublante Vénus nantie de ces splendeurs
Etait, il m’en souvient, l’un de mes professeurs,
Grande et jolie sylphide au regard enjôleur
Qui dispensait pour nous, du latin, les rigueurs.

Mais je me moquais bien de ce parler ancien
Seule à mes yeux comptait cette chute de reins
Faisant battre mon cœur et s’agiter mes mains
Lorsque je me branlais dans mon lit, lit au matin.

Car je songeais souvent à ce cul remarquable
Qui restait à mes yeux, vraiment inimitable
Joyaux unique au monde, le seul qui soit capable
De faire naitre en mes sens un plaisir ineffable.

J’écrivis un poème, une ode aux jolies fesses,
Celles qui suscitaient en moi tant d’allégresse,
Un poème élogieux révélant mon ivresse
Au vu de ces beautés dignes d’une déesse

J’avais choisi mes mots avec application,
Et tout dans le phrasé montrait l’adoration
Que j’avais pour ce cul méritant ma passion
Et qui faisait l’objet de mon admiration.
Je n’ai jamais osé lui faire parvenir
Cet écrit dont j’évoque ici le souvenir
Ces mots qui eussent pu aisément la ravir
Et qui lui  affirmaient mon très profond désir.

Et voilà que ce soir, les ans ayant passé,
J’ai retrouvé ces vers autrefois composés
Et j’ai revu ce cul, dodu et bien râblé,
Que ma folle jeunesse avait idolâtré.
Raimondo – 2015haute37

Le temps qui passe

Bien sûr elle a dit non, mais elle pensait oui,
A cet adolescent que ses seins ont séduit.
Cette femme jolie, mais d’un âge avancé
Reste assez étonnée  d’être ainsi convoitée ;
Certes elle à de beaux restes, de très pulpeux appâts,
Mais sous le fond de teint se dessinent déjà
Les sillons douloureux tracés par les années
Qui lui sont apparus sur sa peau satinée.
Les garçons autrefois étaient amoureux d’elle,
D’aucuns se sont battus pour cette jouvencelle,
Et  les filles d’alors crevaient de jalousie
Constatant ses succès auprès de leurs amis.
Très tôt elle perdit une virginité
Qu’un cousin lui ravit par un beau soir d’été
Elle découvrit alors  auprès de cet esthète
Tous les ravissements  qu’apporte la quéquette,
Et montra aussitôt qu’au jeu du rigaudon
Son esprit ne manquait pas d’imagination.
Bientôt la gigolette et le chant du départ
Furent  pour ce tendron les fleurons de son art,
Et suivirent après coup le kangourou sauteur
Et le turlututu du fringant patineur.
Mais ce temps n’a plus cours et voilà qu’ aujourd’hui
Un jeune adolescent s’est montré éblouit
Par son décolleté on ne peut plus charmant
Laissant apercevoir ses deux seins opulents.
Après avoir dit non, alors qu’elle pensait oui,
Elle a prit tout son temps et elle a réfléchi
Décidant qu’à son âge, il n’est pas très courant
D’être ainsi courtisé par un adolescent.
Alors elle à dit oui, et lui n’a pas dit non
Et il a visité ce charmant Parthénon
Qui malgré les années reste aussi fascinant
Qu’il l’était autrefois quand il avait vingt ans.
Raimondo – 2014Small Camera

Théâtre romantique

Ils s’étaient endormis, leurs sexes apaisés
Après le dur assaut qu’ils avaient disputé,
Joute au cours de laquelle le joli verbe aimer
Dans maintes directions fut alors conjugué.
Ils avaient tout tenté, toutes les positions,
De la joute euscarienne jusqu’au vol du bourdon.
Ils  n’avaient évité aucune fantaisie
S’affrontant tendrement mais avec frénésie,
Goûtant avec envie le moindre grain de peau
Pour créer un plaisir qui allait crescendo,
Marqué de feulements, de râles et de spasmes
Prélude à la venue du bienheureux orgasme.
Parfois ils se calmaient, modéraient  leur effort,
Ils reprenaient leur souffle avant d’autres transports,
D’autres épanchements, et d’autres effusions
Pour aboutir enfin à la belle explosion,
A l’extase suprême, jouissance  éperdue,
Plaisir libérateur des sexes confondus.

Ces amants qui cachaient en ce lieu leurs ébats,
Une alcôve accueillant leurs délirants combats,
Etaient deux jouvenceaux de familles ennemies
Qui ne se parlaient plus depuis des décennies.
Lui, c’était Roméo, l’ainé des Montaigu,
Elle s’appelait Juliette, elle avait un beau cul
Que Roméo trouva vraiment irrésistible
Et qui ne pouvait pas le laisser  insensible.
Il courtisa Juliette, flattée des attentions
Et de l’œil égrillard de ce joli garçon.
C’est ainsi qu’un beau soir à l’ombre des grands pins
Roméo doucement lui caressa les seins
Puis glissant une main sous sa jupe moirée
Parvint jusqu’aux abords de son intimité
Où ses doigts s’immiscèrent avec délicatesse
Et firent  frissonner Juliette d’allégresse.
Ils allèrent plus loin, jusqu’au moment heureux
Où ils ne furent qu’un alors qu’ils étaient deux.

Hélas ! Trois fois hélas, bientôt dans tout Vérone
Il se sut que Juliette agissait en friponne
Avec ce Roméo, que l’on disait  sérieux
Mais qui présentement se comportait en gueux.
Et lorsque les parents en furent avertis
Il y eu, croyez-le, un grand charivari :
On enferma Juliette et pour la retrouver,
C’est par un grand balcon que l’amant dut passer,
Escaladant le mur, risquant à tout instant
De se rompre les os en chutant lourdement.
Mais que n’eut-il pas fait pour rejoindre Juliette
Et offrir la vigueur de sa fière quéquette.

Des censeurs jugeront en lisant ce récit
Que je travestis là, l’œuvre d’un grand  génie,
Un anglais qui contait, c’était en d’autres temps,
Les  touchantes amours de deux adolescents,
Avec tout le phrasé et les mots bien choisis
Qui conviennent alors dans une poésie.
Je ne suis, il est vrai qu’un barde bien piteux
Qui ne sait employer le verbe capiteux
Des lettrés, des génies de tous les forts en thème,
Qui sur moi aujourd’hui projettent l’anathème,
Pour avoir raconté de façon incongrue
L’histoire de Juliette, jouvencelle au beau cul
Avec un beau galant, le joli Roméo
Qui la faisait grimper autrefois aux rideaux.
Raimondo – 2014

Je dédie cette œuvre à un certain Shakespeare, bien que, aux dire d’éminents érudits, ce personnage n’ait jamais existé. En fait son œuvre théâtrale serait celle d’un auteur inconnu se faisant appeler Shakespeare.
Décidément ces Anglais nous étonnerons toujours !

haute39

Ode printanière

On était au printemps les arbres verdissaient
Et dans les corps aussi une sève montait.
Lors, on voyait le soir dans des recoins obscurs
Des couples copulant debout contre les murs.

Et l’on put remarquer parmi ces amoureux
Une jolie brunette aux gros seins plantureux
La femme du boucher la très belle Suzon
Se laissant lutiner par son ami Léon.

Prends-moi, lui disait-elle, j’ai folle envie de toi
J’ai besoin que ta queue m’apporte de la joie ;
J’aime sentir en moi, tant il est bienfaisant,
Son va et vient furieux qui fait bouillir mon sang.

Viens, ne t’arrête pas poursuis sans te lasser
Pour que naisse en mon sein le plaisir convoité ;
Et s’il te reste encor toute ton énergie
Ma bouche apportera la douce gâterie
Provoquant l’arrivée d’une chaude liqueur
Que je boirai alors ignorant la pudeur.

Et lorsqu’elle eut enfin crié sa volupté,
Elle prit entre ses mains le sexe redressé
Et posa sur le gland ses lèvres purpurines
Avant que d’absorber la radieuse pine
Pour la faire exploser par la douce succion
Et tous les mouvements d’une langue en action.

Raimondo – 2013haute40

Ma jolie voisine

Raimondo, m’a dit ma voisine
Vous qui savez bien versifier
J’aimerai sucer votre pine
Afin de vous remercier,
Car vos aimables poésies
Et vos quatrains de qualité
Me donnent souvent des envies
Qui me poussent à me caresser.
Je l’avoue vos vers me ravissent
Et bien souvent  en les lisant
Je titille mon entrecuisse,
Pour me procurer du bon temps.

Mon cœur certes se réjouit
Entendant ces déclarations,
Depuis longtemps je n’avais ouïs
Aussi belle proposition,
Mais Madame, avec mon grand âge
Handicapé de la quéquette
Il vous faudra bien du courage
Afin de faire une sucette.
Sans m’écouter elle entreprit
D’octroyer une  belle offrande,
Posant sur mon sexe séduit
Une avide bouche gourmande

Et c’est alors que cette femme
S’est soudain volatilisé
Me laissant un grand vague à l’âme
Lorsque je me suis réveillé.

Raimondo – 2013

Actu-m’en diras tant Décembre 2016

Posted in Actualités & hors-série on décembre 10th, 2016 by gerard – 1 Comment

actu1612

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/ Manuel Valls: Apprenez à mieux le connaître (Ah là là ! Qu’ils soient de gauche ou de droite, ce sont bien les mêmes arrivistes gonflés de leur importance!): https://youtu.be/Ki38KqEHSck

…et, en supplément: https://www.youtube.com/watch?v=r88vEa1hHhQ

2/ En ces temps moroses, quelques blagues ne vous feront pas de mal:

a/ Elle est connue, mais elle est bonne:Une dame a acheté une armoire chez Ikea et décide de la monter toute seule, sans attendre son mari.
Elle regarde bien le plan et se met à l’ouvrage. Voilà, c’est fait.
Mais en bas, dans la rue, un autobus passe. Le sol vibre, et l’armoire se met à trembler, et la voilà par terre. La dame ne s’avoue pas vaincue.
Elle reprend le montage, en suivant bien les étapes une après l’autre, elle ajoute même un point de colle ici et là… Voilà, c’est terminé.
Mais l’autobus qui fait la navette est revenu, et de nouveau le sol vibre, l’armoire tremble, et plaf, elle s’effondre.
Exténuée elle appelle le service après-vente Ikea. On lui envoie aussitôt un technicien.
En arrivant, celui-ci dépose sa sacoche, laisse son mégot dans le cendrier et déclare :
– Bien, voyons ça, je vais refaire le montage et nous verrons ce qui se passe.
Il assemble normalement l’armoire et, en un quart d’heure, l’affaire est réglée.
– Eh bien, elle est très bien cette armoire, où est le problème ?
– Attendez un peu que le bus passe, et vous verrez…
Le bus passe effectivement, et le sol vibre, l’armoire tremble, et tombe en miettes.
– J’aurai le dernier mot ! dit le technicien, et il recommence le montage, mais avec de la colle super forte, des vis supplémentaires, de grands coups de marteau…
Et le bus qui continue son service passe dans la rue, et le sol vibre, l’armoire tremble, et vlan, elle se retrouve en mille morceaux.
Le technicien se fâche :
– C’est diabolique ! J’en aurai le cœur net. Je vais tout remonter normalement, et je vais me mettre à l’intérieur pour voir ce qui se passe quand ça vibre.
Et c’est à ce moment-là que le mari de la dame rentre du travail. Il voit la sacoche, le mégot, et demande à sa femme :
– Tu me trompes, j’en suis sûr maintenant. À qui est cette sacoche ? et ce cigare ? Tiens, et cette armoire, c’est nouveau ! Ton amant est là-dedans, j’en suis certain !
Et il ouvre l’armoire.
– Alors, qu’est-ce que vous foutez là, vous ?
– Ben, vous n’allez pas me croire, mais j’attends l’autobus…

b/ Un magasin de fringues est tenu par un Juif. Tout à coup, un « déséquilibré » barbu, en djellaba, fait irruption, brandissant un grand couteau en criant :
« Allah est grand »
Et le Juif de répondre : « Ne vous inquiétez pas, on a toutes les tailles … »

 

Viviane 17

Posted in Oulibouf on décembre 10th, 2016 by gerard – 1 Comment

17e épisode 

Chapitre 4 : où les choses se compliquent

viviane17

            Viviane a quitté Reims.

            Après une très tendre nuit avec Jehan, elle tourne le dos à cette ville qu’elle aime mais dans laquelle elle se sent plus à l’aise ; elle fuit sa famille et l’implacable rigueur de son père. Quel sera son devenir ? Elle ne peut encore l’imaginer, mais assurément, elle ne prendra pas l’habit de nonne qu’on veut lui faire porter.

           Pour l’heure, elle fait route vers la Flandre, vers Tournehem, dans la caravane d’Antoine de Bourgogne, le Grand Bâtard qui a accepté de la prendre en charge, ainsi que son amie Flore. Toutes deux, sont confortablement installées dans une litière, alors que les domestiques de la suite voyagent dans des chariots brinquebalants, au grand air, sous la chaleur du soleil estival.

          Les deux amies profitent de leur isolement pour échanger des confidences. Flore s’ouvre à Viviane ; son corps a enfin connu le plaisir de l’orgasme provoqué par les tendres caresses de Gaspar.  Il lui a fait découvrir le grand bonheur de l’extase amoureuse, qu’un mari indifférent  n’avait pas réussi à lui apporter jusqu’à présent. Aujourd’hui, elle est submergée par la joie d’avoir connu ce délicieux enchantement,  mais la nostalgie l’assaille en s’éloignant de Gaspar qu’elle ne reverra sans doute plus.

          Viviane, elle aussi, est triste de devoir quitter Jehan : ses caresses lui manquent déjà. En est-il de même pour lui ? N’a-t-elle pas été, après tout, qu’une passade apportant quelques moments de plaisir, mais qu’on oublie rapidement ? Soudain  elle songe à cette Eliette que Jehan semble trop bien connaitre et vers laquelle il se consolera sans doute de son absence. La jalousie la taraude un instant, provocant une larme que son amie Flore a entrevue et qu’avec tendresse elle essuie. Les deux femmes se comprennent : depuis de longues années elles éprouvent l’une pour l’autre une indéfectible amitié, une tendresse qui ne peut faillir même si leur corps a connu avec des hommes d’autres émois, d’autres façons d’aimer.

***

           A Reims, Jehan ressent lui aussi avec tristesse le départ de Viviane. Seul dans son atelier, il n’éprouve même pas le besoin de s’adonner aux travaux d’enluminure  qui lui ont été commandées. D’ordinaire, c’est avec plaisir qu’il réalise ces œuvres  artistiques, mais aujourd’hui, il n’en a aucune envie.

          Dans la cité, les soldats du guet recherchent toujours Viviane, dont la famille, sans nouvelles depuis plusieurs jours, s’inquiète vraiment. Jehan se demande s’il ne devrait pas, sans tout leur dire bien sûr, aller les rassurer,  leur signifier que Viviane est en bonne santé, qu’ils n’ont pas à se faire de souci. Mais agir ainsi laisserai apparaitre qu’il en connait plus qu’il ne le dit. Il songe à trouver conseil  auprès des moines qui l’ont élevé et s’apprête à gagner l’abbaye de St Rémi, lorsque parait soudain Eliette. Tous deux avaient cessé leur très intime liaison mais ils restaient en contact et poursuivaient d’amicales relations. 

–        Tu es seul mon petit Minet, ta damoiselle t’a quitté ?

          Cela, dit sur le petit ton ironique qui lui était coutumier ; la plaisanterie ne fait pas réagir Jehan qui reste muet, et face à ce  silence, elle comprend que son ami est plus préoccupé qu’elle ne le pense. Aussi, se fait-elle plus douce, plus câline ; elle l’entoure de ses bras affectueux. Jehan respire son parfum, plus troublé qu’il ne parait. Décidément, cette femme est un vrai démon tentateur, une diablesse ensorceleuse, une continuelle aguicheuse d’homme. Penchée devant Jehan, elle sait bien qu’il ne peut ignorer la vue d’un décolleté plongeant où l’on entrevoit ses seins magnifiques. On ne reste jamais insensible à telle vision et Jehan plus que tout autre le sait pertinemment. 

–        Laisse-moi regarder si tu bandes, mon petit coquin.

–        Je t’en prie Eliette, je n’ai pas l’esprit à la gaudriole.

–        C’est dommage, car moi j’ai grande envie de quelques petites cajoleries, comme celles du temps où tu étais plus empressé qu’aujourd’hui.

–        Ne sois pas importune, j’ai en tête d’autres soucis.

–        Eh bien libère-toi de ces soucis, raconte-moi tes misères, tu sais bien que je suis très attentive et éventuellement bonne conseillère.

          Et Jehan s’épanche auprès de son amie. Il lui raconte avec force détails les évènements de ces derniers jours : sa rencontre fortuite avec Viviane, leurs émois, la décision familiale à laquelle elle ne veut point se soumettre, son départ pour Tournehem avec le Grand Bâtard. Il lui fait part de son intension  de prévenir sa famille, dont il imagine volontiers le souci et qu’il souhaiterait rassurer.

–        Et comment comptes-tu te présenter à son père, qui bien évidemment, te  demandera par quel miracle tu possèdes des renseignements concernant sa fille ?

–        Je n’entrerai pas dans les détails, je…

–        Tu lui diras, cher monsieur j’ai dépucelé votre fille, qui a bien apprécié la chose et qui depuis lors n’a pas du tout envie de s’enfermer dans un couvent, soumise à l’austère vie de ces femmes privées de…

          Eliette évita de prononcer un mot un peu trop vulgaire, précisant l’objet des privations, mais poursuivit :

–        Fais-moi confiance ; je connais ce drapier du quartier St Jacques, chez lequel il m’arrive de faire des emplettes. Je vais  lui servir quelques fariboles qui le tranquilliseront  et qui aurons l’avantage de te laisser hors de la disparition de sa fille. Car si les soldats du guet te savaient mêlé à cette affaire, ils auraient tôt fait de te soumettre à la question pour te faire avouer tout et n’importe quoi.

          Sans trop savoir ce que mijotait son amie, Jehan dut reconnaitre qu’Eliette arrivait à point nommé pour le tirer d’embarras.

–        Tu es une chic fille, ma petite Eliette.

–        Tu ne crois pas que tout cela mérite une petite compensation…

          Jehan savait ce que le terme signifiait pour elle. Ils se retrouvèrent à l’étage, et sur le lit douillet ils reprirent les habitudes d’autrefois. Ce fut un instant passionné durant lequel ils retrouvèrent les gestes intimes qui ne s’oublient pas. Jehan retrouva avec plaisir le corps  séduisant de cette femme qui au seuil de la quarantaine se révélait toujours aussi désirable. Ce petit revenez-y leur fit grand bien ; comblés, ils s’assoupirent serrés l’un contre l’autre.

          Eliette rompit la pause, lançant comme il savait le faire, une plaisanterie plutôt douteuse.

–        Ta Viviane, elle suce bien ?

–        Décidément, tu es incorrigible !

–        Et une bonne suceuse.

          Et en bonne coquine, elle s’exécuta.

Note de l’éditeur : l’auteur emploie ici le terme de « coquine », car en ce 16e siècle, le mot « salope » plus convenant à la situation, n’existait pas encore.

***

           Pendant ce temps là, la caravane du Grand Bâtard poursuit sa chevauchée vers Tournehem. Comme il est hors de question de faire le voyage en une seule traite, quelques haltes seront nécessaires et Antoine de Bourgogne assure à Viviane et Flore, ses protégées de confortables nuitées dans des auberges qui jalonnent la route menant  en Flandre. Les jeunes femmes apprécient la sollicitude de ce grand seigneur, qui au cours du souper se révèle un délicieux conteur. Il fait part de ses combats militaires auprès du duc Charles le Téméraire, son demi-frère ainsi que ceux qui se déroulèrent en Italie au temps du Roi Charles VIII.

          Il ne combat plus maintenant, il a 77 ans, mais son œil fripon montre qu’il n’est pas indifférent à la vue d’un jupon  et Flore, qui a quelques retards de caresses, ne repousse pas les mains baladeuses qu’Antoine laisse s’égarer sur quelques parties replètes de son anatomie.

          Recrue de fatigue, celle du voyage mais également celle générée par ses soucis, Viviane à regagné très vite leur chambre. Flore tint compagnie à Antoine sous la tonnelle du jardin. Elle écouta ses histoires, elle se laissa peloter et finalement, pour ne pas troubler le sommeil de son amie, elle accepta l’invite du guerrier qui lui offrit une place dans son lit.

          Flore avouera, par la suite, que s’il avait été autrefois vaillant au combat, il n’avait plus l’âge de s’adonner aux joutes amoureuses. Elle regretta, bien sûr, le savoir faire de Gaspar et regretta presque de lui avoir été infidèle.

***

           Comme promis, Eliette s’en vint auprès des parents de Viviane et débita son complet savamment préparé. 

–        Je connais bien votre fille qui est souvent venue me voir dans mon apothicairerie. Il lui est arrivé de me demander des conseils de beauté et ces visites ont créé entre nous une sincère amitié.

–        C’est bizarre, elle ne nous en a jamais fait part.

–        Ce sont là des cachoteries de jeune fille.

          Et se tournant vers la maman :

–        Nous autres femme connaissons bien cela, n’est-ce pas ?

          Le sourire de la mère, l’incita à poursuivre.

          Il faut savoir que le Roi louis XII, qui venait d’être sacré, était marié à  Jeanne de France, fille de feu Louis XI ; ce mariage lui ayant été imposé, il s’apprêtait à demander le divorce et Jeanne, très pieuse, avait pour projet de créer l’ordre religieux de l’Annonciade pour lequel elle souhaitait recruter quelques jeunes femmes désireuses de se consacrer à la vie monacale suivant des règles qu’elle était en train de déterminer.

–        Durant les journées du sacre royal,  votre fille Viviane  eut l’occasion de s’entretenir avec une jeune femme de la suite de Jeanne de France,  et lui proposa, puisque son destin était d’entrer dans les ordres, de mieux connaitre auprès de sa fondatrice cet ordre de l’Annonciade.  Décidée à la suivre, votre fille m’a chargé de vous transmettre ce petit message d’explication.

« Mes chers parents, obéissant à votre désir, je me décide donc à entrer dans les ordres. Je vous demande seulement de me permettre de choisir une autre congrégation que celle des religieuses de Cormontreuil. Une nonne de la suite royale accepte de me conduire jusqu’à  Bourges où je dois rencontrer Jeanne de France. Comme le temps presse, je vous fais parvenir ce petit mot que ma chère amie Eliette vous remettra en vous donnant toutes les explications que lui demanderez. Je vous donnerai dès que possible d’autres nouvelles. »

          Tissu de balourdises que les parents gobèrent puisqu’elles  allaient somme toute dans la voie qu’eux-mêmes avait choisie pour leur fille.

          On s’en tint là, du moins provisoirement. Les soldats du guet cessèrent leurs recherches et purent se mettre de nouveau à ne rien faire, comme c’était souvent le cas.

          Ceci étant, Eliette alla auprès de Jehan chercher la récompense de ses bons offices : sucette ou branlette, la chose restait à déterminer.

***

          Quelques jours plus tard, le Grand Bâtard arriva enfin dans son château flamand. Jeanne son épouse, qui n’avait pas participé au voyage à Reims du fait d’une santé chancelante, accueillit avec gentillesse les deux protégées de son époux et après avoir connu les raisons de leur présence, les assura de toute son attention et se montra très bienveillante à leur égard. Elle leur promis de veiller à leur avenir en trouvant une solution à leurs problèmes. Pour l’heure, le clos et le couvert leur était assuré, aussi longtemps qu’il serait nécessaire.

          Quelques semaines s’écoulèrent et Viviane s’aperçut qu’elle était enceinte.

Raimondo – 2016 (à suivre)

La commande à Papa Noël

Posted in BombayTV on décembre 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

On a beau rester de grands enfants, il y a quand même une limite :

http://www.grapheine.com/bombaytv/illustration-fr-6a33c8d27a1ac162d9b734c26f351617.html

2016decfetes01