Raimondorama 22

Posted in Oulibouf on avril 20th, 2017 by gerard – 2 Comments

AVERTISSEMENT

              Adhémar et moi ne fonctionnons qu’à flux tendu, c’est-à-dire avec quasiment pas de réserve. Or, il se trouve que notre brave Adhémar se remet péniblement d’une très mauvaise grippe et qu’il ne devrait réintégrer ses pénates qu’à la fin de ce mois dans le meilleur des cas. En attendant de bénéficier à nouveau de ses aides, j’assure sine die les rubriques des 1ers et 10 (excepté « Viviane » un mois sur deux) de chaque mois. Je suis donc démuni pour alimenter personnellement l’article du 20 du mois courant. Mais fort heureusement, nous avons dans l’équipe une fourmi besogneuse et prolifique qui me permet de maintenir nos parutions à leur rythme habituel; il s’agit bien évidemment de l’ami Raimondo ! Reconnaissance émue te soit rendue, gentil camarade ! Donc, j’ai pris les dispositions suivantes jusqu’à ce que Adhémar ou moi-même ne pondions un nouvel article: L’article du 20 du mois sera assuré par notre poète de Vincennes. Mais pour rompre une certaine uniformité, un mois sera consacré à ses petites piécettes de « La gent nobiliaire », en alternance le mois suivant avec d’autres petits poèmes sous le nouveau thème « Les exploits de tante Emma » (vous verrez, çà n’est pas triste, oh que non !). Cependant, pour ce dernier thème, les illustrations seront sans rapport avec les textes; j’ai choisi des images dites « d’autopromotion » pour la simple raison que j’en ai un stock conséquent en réserve à écouler. Evidemment, si l’inspiration me vient subitement, j’essaierais de fournir des images plus appropriées. En attendant de faire connaissance avec cette chère Emma le mois prochain, je vous laisse goûter en connaisseurs les petites turpitudes des gens « de la Haute »! 

Les petites joies du marquishaute46
Seul en son grand castel le marquis s’ennuyait
Il n’était plus d’un âge où la guerre l’occupait
Son corps n’était plus apte à porter une armure,
Et des nombreux combats il gardait les blessures.
Depuis longtemps déjà sa femme n’était plus
Ses fils étaient au loin en des lieux méconnus,
Partis pour conquérir la fortune et la gloire
Et pour laisser un nom sur les pages d’Histoire.
Quand il s’ennuyait trop Mahaut la lavandière
Venait lui apporter quelques joies passagères,
Un petit va et vient sur un vit alangui
Qu’elle éveillait alors par maintes gâteries.
Mahaut savait toujours durant ces moments là
Se montrer une fée avec ses petits doigts ;
De plus en relevant les pans de son bliaud
Elle offrait au marquis la douceur de sa peau
Et l’homme était ravi de pouvoir contempler
L’émouvante blancheur des cuisses fuselées
Entre lesquelles, masqué par un écran très doux,
Rêvait de se donner, un humide minou.
Mahaut était ainsi, prête à rendre service,
Elle aimait aguicher, se faire tentatrice,
Pour donner à chacun une once de bonheur
Qu’elle dispensait toujours avec beaucoup d’ardeur.
Elle n’était plus très jeune et malgré les années
Elle avait de beaux restes, elle était courtisée ;
Le vieux marquis lui-même appréciait les faveurs
Et les câlineries d’une femme au grand cœur
Lui offrant  les rondeurs de son corps complaisant
Afin qu’il exultât en un lieu accueillant.

Et dans cet antre chaud  le très noble guerrier
Passait quelques instants dans la  félicité. 
Raimondo – 2015

Conte de féehaute47Comme il se promenait au bord de la rivière
Le Baron aperçut parmi les lavandières
Une  fille jolie, superbe jouvencelle
Dont la vue provoqua chez lui des étincelles.
On était en été et son bliaud léger
Laissait apercevoir un beau décolleté
Et des seins généreux à la rondeur sublime
Qui créèrent chez lui une chaleur intime.
Le Baron décida qu’une telle splendeur,
Il devrait tôt ou tard s’en rendre possesseur.
Et dès le lendemain convoqua la jeunette
Dont il souhaitait vraiment chatouiller la minette.
La fille en fut flattée mais son éducation
Ne lui permettait pas telle abomination.
Elle avait autrefois au couvent des oiseaux
Appris à se méfier des péchés capitaux
Et parmi ces travers celui de la luxure
Etait pour la morale la pire des injures ;
Si l’on devait un jour devoir y succomber
C’était en revêtant la robe de mariée…

Les contes quelquefois sont vraiment merveilleux :
Le Baron était veuf et formulait des vœux,
Pour que finisse enfin son morne isolement
Et que son avenir soit enfin souriant.
C’est ainsi que Ninon, modeste lavandière
Epousa le Baron, sans faire de manière.
La Baronne se fit chatouiller la minette,
Et  s’ouvrit au plaisir de la douce branlette
Sans oublier, bien sûr, par les soirs de grand vent
L’ardente chevauchée du paladin errant
Ou le râle extasié de la biche aux abois
Accueillant les assauts du pèlerin grivois.
Il arriva qu’un soir, se trompant de chemin,
Le Baron s’égara vers un autre destin
Et que notre Ninon à ce nouveau transport
Connut l’effet puissant de la petite mort.
Pour ces jeux délicieux, lui vinrent des envies
L’index ravageur ou la bouche en folie
Et suprême attention de son buste opulent
Le va et vient heureux de l’hidalgo brûlant.

L’histoire ne dit pas si d’autres griseries,
D’autres amusements surgirent en son esprit.
A-t-elle imaginé ? Le saura-t-on jamais ?
Le délicieux plaisir du tisserand lyonnais
Ou celui savoureux et plein de réconfort : 
Le merveilleux galop de la femme d’Hector. 
Raimondo – 2015

La Comtesse et l’écuyer
haute48La Comtesse suçait le vit de son amant
Un jeune baronnet de tout juste seize ans.
Il était écuyer, il apprenait la guerre
En maniant les épées et les lourdes rapières
Il serait chevalier et dans l’ost du Roi
Un jour il combattrait sous le lilial pavois.
Dès qu’elle entraperçut ce charmant jouvenceau
La Comtesse frémit tant elle le trouva beau :
Ses ravissant yeux bleus et se cheveux dorés
Eurent bientôt conquis son cœur énamouré.
Dès lors, si son époux lui faisait gâterie
Le jeune damoiseau lui venait en l’esprit.
Il arriva aussi, que de ses doigts mignons,
Un jour elle caressa son gentil petit con
Et qu’en pensant à lui elle fut transportée
Ressentant un plaisir fort inaccoutumé.
Elle s’en confessa auprès du chapelain
Qui la morigéna pour ses désirs malsains
Agitant fermement les foudres de l’Enfer,
Promises à qui commet le péché de la chair.
Mais elle persista et elle sauta le pas
Offrant à l’écuyer ses généreux appâts.
Celui-ci, en amour, montra ses qualités
Il était jeune et fort et il su lui donner
Toutes  les griseries et les débordements
Que l’on partage à deux en de pareils moments.
Il ne négligea rien, caressant à loisirs
Ses seins volumineux et brûlant de désir,
Une  peau duveteuse sur un cul rebondi
Que  les curieuses mains tâtaient avec envie,
Et cette intimité à la saveur musquée
Qu’il baisa longuement sans pouvoir se lasser.
Lorsque vint le plaisir, les soupirs langoureux,
Il la serra très fort dans ses bras amoureux.
Et l’on comprend pourquoi après un tel moment,
La Comtesse suçait le vit de son amant.

L’aventure ne dura hélas que peu de temps
Puisqu’il fallut  partir pour la Guerre de Cent ans. 
Raimondo – 2015

La belle geôlièrehaute49

Ce soir là à Versailles, il y avait un bal :
On fêtait la victoire d’un très grand maréchal
Qui s’était distingué sur un champ de bataille
Envoyant à la mort la nombreuse piétaille.
Parmi les invités, un Comte réputé
Pour sa galanterie et sa vie dépravée,
De son œil  égrillard lorgnait toutes les femmes
Pour trouver la beauté qui éteindrait sa flamme.
Parmi les courtisans, il avisa soudain
Une femme aux yeux pers et aux cheveux châtains,
Qui enflamma son cœur, le reste également,
Tant elle avait de grâce et de tempérament.
Il ne put résister, ce Comte malotru,
A lui mettre la main sur son très joli cul.
Une telle attitude dans le palais royal
Etait inconcevable et vraiment anormale,
Aussi pour le punir de ce geste malsain
Le Roi se montra fort et dès le lendemain
Le Comte fut mené manu militari
Dans la prison d’état de la Conciergerie,
Pour réfléchir un temps à son geste indécent
Et devenir enfin un noble bienséant.
Dans cette prison là, un couple de geôliers,
Veillait à l’entretien de tous les prisonniers
Et en particulier, une accorte geôlière
Qui, pour les détenus servait de  cuisinière.
Le Comte, en la voyant se trouva subjugué,
Tant cette femme là rayonnait de beauté :
Elle avait des rondeurs que le noble apprécia
Sur lesquelles un moment son regard se posa,
Et bientôt de ses mains alertes et fureteuses
Il palpa longuement ces formes généreuses.

Ce geste que d’aucune aurait pu repousser
Trouva chez cette femme un accueil empressé,
Et  retroussant bien haut sa robe de lin roux
Offrit sans hésiter son précieux minou
Que le Comte envahit avec raffinement
Provoquant aussitôt un plaisir fulgurant.
De semblables folies, souvent se répétèrent :
On y mit du piquant, de l’imagination,
Afin de se donner plus de satisfaction,
Et le Comte apprécia les charmantes manières
Qui venait à l’esprit  la belle geôlière.
Lorsque l’ire du Roi fut enfin apaisée
On libéra alors le noble prisonnier,
Qui s’éloigna, contrit, quittant la bienfaitrice,
Dont il avait souvent apprécié les services.
Mais avant de quitter cette femme sublime
Le Comte, comme Cinna, se montra magnanime
Et sa main s’égara, vers ces recoins secrets
Pour leur faire un adieu, les quittant à regret.

De nombreux ans plus tard, le Comte est revenu
Dans la Conciergerie qu’il avait bien connu ;
C’était aux temps troublés de la Révolution,
Où les têtes tombaient à la moindre occasion.
Et lorsqu’on le mena un jour à l’échafaud,
Parmi la populace hurlant d’horribles mots,
Une femme était là, qui versa une larme,
En songeant à l’époque où elle offrait ses charmes.
Raimondo – 2015

La Comtesse esseuléehaute50

Le Comte était en guerre et dans l’ost du Roi
Menait contre l’Anglais des combats en Artois.
Et pendant ce temps là, bien seule en vérité,
Son épouse attendait le retour du guerrier.
Mais celui-ci tardait et au bout d’un moment,
La Comtesse sentit quelques fourmillements :
Son gentil petit con souffrait de pénurie,
Et souhaitait qu’on lui fasse un peu de gâterie.
Elle s’employa alors, d’un doigté vigoureux
A calmer les ardeurs de son sexe fiévreux,
Cela lui fit grand bien mais elle regretta
L’absence d’un gros vit pour calmer son tracas.
Une vieille sorcière avait recommandé
De laver son minou avec de l’eau glacée ;
Une autre proposa de prendre une infusion
A base d’aspérule mêlée à du houblon.
Ce fut finalement le fils du jardinier
Qui trouva le remède enfin approprié :
Et en baissant sa chausse, il offrit sans façon
Une bite dressée prête à jouer du piston.
Certes notre Comtesse fut un peu étonnée,
De l’offre inattendue venant d’un roturier,
Mais elle voulu savoir si la bite ordinaire,
Pouvait rivaliser avec la nobiliaire.
Elle ne fut pas déçue, tout alla de façon
Qu’elle ressentit enfin un délicieux frisson
Et l’on renouvela durant l’après midi
De très nombreuses fois les vibrantes folies,
Qu’on prolongea ainsi, jusqu’à la nuit tombée
Tant la Comtesse avait grand besoin d’exulter.

Quand un remède est bon, pourquoi donc s’en priver ?
Ce que fit la Comtesse, sans jamais se lasser.
Raimondo – 2015

Actu-m’en diras tant Avril 2017

Posted in Actualités & hors-série on avril 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

actu-1704

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

1/ Les cons dis donc à la présidentielle! Grâce à Pierre et à votre serviteur, nous vous rappelons les charlots qui sont en lice: Nathalie A-retard, Ah, ce lino !, Semi-nada, Ducon feignant, Fion, Tout Tank-Camion, J’en lasse Halle (un clown de service, un type extraordinaire pour raconter des histoires à la fin des repas de noces ou de banquets. Voilà qui ne grandit absolument pas la dignité de la fonction visée), Ma croûte, Le pénis, Poutou-Poutou (même remarque que pour Lasalle), Jean-Cul Melon chiant.

2/ Des érections qui resteront dans les « anals »: Voilà donc les « parties » (voire partis) qu’on nous propose et desquelles (voire desquels) il faut se protéger en les faisant capoter:

20170410_presidentielles01

Alors, je vous le dis: Arrêtez de vous faire engluer par un Gouvernemembre sujet au ballotage ! Et pour cela, un seul remède pour sauver la raie publique:

20170410_presidentielles02

 

Viviane 19

Posted in Oulibouf on avril 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

viviane19

19e épisode

Chapitre 6 : 1515

– Marraine, en me promenant dans le quartier Saint Jacques j’ai aperçu un damoiseau qui m’a tourné l’esprit. Si tu savais comme il est beau, il a des yeux d’un bleu que j’ai rarement vu. Si tu savais !
– Je sais ma petite Viviane, je connais tes emportements ; il ne se passe pas une semaine sans que tu m’annonces avoir entrevu un beau godelureau qui t’a fait battre le cœur.
– Oui mais celui-là…
– Celui-là est comme les autres ; dans quelques jours tu viendras me dire que tu as croisé un bel éphèbe aux yeux de braise dont tu ne peux oublier le charme qui t’a retourné les sens, et que tu ne peux oublier.

La Viviane enthousiaste qui dialogue avec sa marraine, est cette enfant née voici bientôt 16 ans au château de Tournehem, la fille de Jehan, l’enlumineur, et de la belle Viviane dont elle porte le prénom, décédée en lui donnant la vie. Quant à la marraine, à qui elle confie les élans de son cœur d’adolescente, il s’agit d’une femme qui en amour a une expérience certaine : c’est Eliette, l’apothicaire, qui malgré sa cinquantaine épanouie a toujours, comme on dit, de beaux restes qu’elle n’hésite pas à s’offrir lorsque l’occasion s’en présente ; et l’occasion se présente encore assez souvent, au grand plaisir de son corps demandeur.

Il y a bientôt seize ans, Jehan découvrait cette jolie Viviane, sa fille, orpheline d’une maman disparue en lui donnant la vie, mais entourée par l’amour de tous : le Grand Bâtard et Jeanne son épouse ainsi que tous le personnel du château de Tournehem et en particulier la cuisinière, la grosse Guillemette qui venait d’accoucher et qui fut pour cet enfançon, une nourrice toute trouvée ; sans oublier, parmi tous ces dispensateurs d’amour, Flore, l’amie de la malheureuse défunte.

Flore avait connu plusieurs hommes dans sa vie et s’était vite rendu compte qu’elle n’enfanterait jamais, c’est pourquoi elle décida de recueillir ce bébé et de l’élever comme s’il avait été le sien. Il faut avouer que Jehan fut on ne peut plus satisfait de cette généreuse initiative qui assurait l’avenir d’une enfant dont il ne rejetait pas la paternité, mais dont il ne se sentait pas capable d’assurer le quotidien. Pendant quelques années, le Grand Bâtard leur assura le gite et le couvert en son castel et la petite Viviane grandit en toute quiétude dans ce village flamand entourée par les soins et l’amour de Flore, celle qui, à ses yeux était sa maman. Jehan poursuivit ses travaux d’enluminure, soutenu par le mécénat de son oncle. Quant à Gautier, ce clerc avec lequel Flore avait vécu quelques aventures intimes, il prit ombrage de l’intimité qui s’était créée entre les parents de la petite Viviane, et quitta Tournehem lorsque le Grand Bâtard mourut.

On était en 1504, Viviane venait d’avoir 5 ans. Il fallait penser à lui assurer une éducation convenable et tout naturellement on pensa au couvent de Cormontreuil dont les religieuses assuraient toujours l’instruction des jeunes filles de bonne famille. Jehan et Flore revinrent à Reims où les choses y avaient bien changé, ce qui facilita leur retour ; seule subsistait parmi les connaissances d’autrefois la jolie Eliette, toujours aussi belle, toujours amoureuse du moindre joli garçon croisant son chemin, toujours partante pour passer quelques moment de plaisir ; elle fut heureuse d’accueillir ses amis et de connaitre enfin cette fillette, cette nouvelle Viviane avec laquelle s’instaura bientôt une profonde affection doublée d’une réelle connivence. Fort des sentiments qui tout naturellement se firent jour, on décida qu’Eliette serait désormais la marraine de la fillette, Jeanne qui, en son temps la porta sur les fonds baptismaux ayant disparu depuis quelques années.

            C’est à cette époque que se créa une profonde intimité entre Jehan et Flore. Cette dernière était libre désormais et lui, malgré quelques aventures destinées à maintenir un équilibre physique, n’avait contracté aucun lien durable. Entre eux, il n’y avait eut aucune attache équivoque ; seuls les avaient réuni les soins dont ils entouraient cette fillette, objet de leur affection. Aujourd’hui, les choses avaient changé et un soir Jehan constata que sa couche était occupée par Flore, nue et offerte. Ils ne se dirent rien, mais comprirent que dorénavant une ère nouvelle allait commencer pour eux. Cette nuit là, ils apprirent à se connaitre et ce fut merveilleux ; nuit trop courte pour échanger toutes les caresses qu’ils avaient grande envie de partager.

***

            Les années passent et en ce mois de janvier 1515, on prépare le sacre du nouveau roi, François, premier du nom, que l’on va oindre ce jeudi 25. Et c’est en se promenant dans la ville, où règne l’activité créée par les préparatifs des cérémonies du couronnement que notre Viviane a aperçu ce beau jouvenceau aux yeux bleus, rencontre qu’elle confia aussitôt à sa marraine.

            Eliette constata que 17 années plus tard des évènements semblaient vouloir se renouveler ; mais aujourd’hui les choses étaient quelque peu différentes, et elle s’en ouvrit à Jehan.

– Savais-tu que ta fille avait entrevu un beau garçon qui vit dans le quartier Saint Jacques ?
– Et alors qu’y a-t-il là d’extraordinaire ?
– Il y a que je crois savoir qui est ce beau damoiseau ?
– Et cela a une importance ?
– Peut-être, car le garçon en question est le fils du mercier, en d’autre terme, le frère de la Viviane que tu as connue et aimée autrefois…
– Ce qui voudrait dire que ma fille et lui sont cousins. Et alors ?
– Et alors ? Fais un peu marcher ton cerveau, cela veut dire aussi que le mercier en question est l’oncle de ta fille, un oncle dont elle ignore l’existence, tout comme elle ignore les évènements qui ont entouré sa naissance.
– Mais à part nous, qui peut connaitre les origines de ta filleule ? C’est un secret de famille dont seuls quelques initiés sont au courant.
– Sache mon petit Jehan, que les secrets de famille sont faits pour être connus tôt ou tard…

            Jehan ne répliqua pas, mais cette réflexion le troubla quelque peu ; Eliette était une femme de bon sens, dont les avis méritaient de n’être pas négligés. Tout le reste de la journée, il se terra dans un mutisme que Flore constata, mais qu’elle ne chercha pas à contrer. Par expérience, elle savait que l’homme qui partageait sa vie, se confierait à elle s’il avait un souci ou une quelconque préoccupation. En général la douceur d’un lit douillet restait propice aux confidences.
C’est d’ailleurs ce qui se produisit cette nuit là. Jehan devint tendre ; les années n’avaient pas mis de frein à la passion de leurs corps et à l’envie de leurs caresses. Flore se fit accueillante répondant sans réserve aux désirs de son bien aimé ; longuement ils se cajolèrent, usant de tous les gestes bienfaisants qui font frissonner, de toutes les caresses que leur passion imaginait et Flore cette fois là cria son plaisir avec plus d’éclat qu’à l’ordinaire.
Durant le calme qui suit la tempête amoureuse, alors qu’ils reprenaient leurs esprits lovés l’un contre l’autre, Jehan conta l’objet de sa conversation avec Eliette. Et s’il semblait considérer la situation sans gravité ni inquiétude, Flore au contraire, comprit vite qu’il ne fallait pas prendre la situation à la légère. Depuis longtemps elle redoutait qu’une circonstance imprévue ne vienne révéler à Viviane ses origines. Elle appréhendait surtout qu’elle apprenne l’existence de sa véritable maman ; elle ne voulait pas n’être qu’une mère de substitution, car au fond de son cœur, même si Viviane n’était pas la chair de sa chair, elle avait pour elle les sentiments intimes que ressent une génitrice. En cet instant elle craignait qu’on la dépossède de cette maternité qu’elle revendiquait.
Soudain, elle éveilla Jehan qui s’était assoupi :
– Jehan, mon amour, je t’en supplie, fais-moi un enfant, donnons une sœur à Viviane.
– Mais enfin…
– Oui, je sais, mais essayons une fois encore.
Et devant l’inertie de Jehan elle eut des gestes tendres de la main afin qu’il puisse la pénétrer. Elle ne chercha pas le plaisir, elle voulait seulement accéder enfin à une maternité qui lui faisait défaut jusqu’à présent, et montrer à tous qu’elle pouvait donner la vie. Elle pensait sans doute s’attacher, s’il en était besoin, l’amour d’une Viviane sur le point d’apprendre le secret de ses origines, car elle ne doutait pas qu’il faille en arriver là.
Jehan, sans imaginer les pensées intimes qui assaillaient sa compagne, fut envahit par le plaisir et longuement Flore le tint serré contre elle ; terrassé par le sommeil, il n’aperçut pas ses yeux remplis de larmes.

***

            Ignorant les préoccupations de ses parents, Viviane avait passé la nuit chez sa marraine qui devait l’accompagner sur la place de la cathédrale, tôt le lendemain afin d’assister à l’entrée du Roi sous les arches séculaires de ce joyaux gothique. Durant les longues heures de la cérémonie sacrale la foule massée sur le parvis prenait plaisir à regarder les saltimbanques, les bouffons qui faisaient leurs facéties dans l’espoir de récupérer quelques piécettes. Comme Eliette s’était quelque peu éloignée pour suivre les pas d’un jeune et joli jongleur qui tout en marchant faisait tourbillonner en l’air de nombreuses boules de bois, Viviane fut abordée par un homme à la mise soignée et au sourire avenant.
– Comment vous nommez-vous jolie damoiselle ?
– On m’appelle Viviane depuis bientôt seize années
– Et savez-vous d’où vous vient ce prénom ?
Devant l’air étonné de la jeunette, il poursuivit longuement son propos à la fin duquel Viviane s’enfuit en courant vers l’atelier de Jehan où demeurait ses parents.
Arrivée auprès d’eux, reprenant son souffle après sa longue course, elle se jeta dans les bras de Flore, entre lesquels elle se sera avec passion.
– Petite maman, je t’adore.
– Je le sais ma grande, moi aussi je t’adore.
– Mais moi aujourd’hui je t’aime encore plus fort depuis que j’ai entendu la belle histoire que m’a contée un charmant monsieur…
Viviane se tut un court instant avant de poursuivre :
– … qui m’a expliqué pourquoi on m’a nommée Viviane ; il m’a dit qui était celle qui m’a donné la vie et m’a appris le rôle merveilleux qui tu as tenu par la suite.
– Mais enfin qui a put te raconter de telles histoires ?
– Ce ne sont pas des histoires, je le sais, je le sens. Et d’ailleurs ce brave monsieur m’a bien précisé qu’il te connaissait.
– T’a-t-il dit au moins son non ?
– Oui, Gautier.
Seul Gautier, cet amant d’autrefois, pouvait en effet connaitre tous les faits concernant les origines de Viviane. Tout à leur joie, après ces révélations, les deux femmes se tinrent serrées dans les bras l’une de l’autre. Flore savait enfin qu’elle serait désormais la maman qu’elle souhaitait être.
Tard dans la journée, ce 25 janvier 1515, toute souriante, heureuse de vivre, Eliette vint les retrouver :
– Si vous saviez… ce beau jongleur, il baise comme un dieu !

Raimondo – 2017- (à suivre)

Blagues (ou comics) Avril 2017

Posted in Actualités & hors-série on avril 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

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Hors série Marseille 17

Posted in Actualités & hors-série on avril 1st, 2017 by gerard – 3 Comments

Il y a longtemps que je mettais de côté des images de notre inénarrable O.M. Aujourd’hui, je vide mon tiroir… pour votre plus grand amusement, j’espère !

om2017

1/ Deux blagues du terroir: A/ Au commissariat de police central de l’Evêché, un inspecteur établit la fiche d’identité d’un prévenu :

— Nous disons donc : nez aquilin, bouche moyenne…

— Non, non, rectifie le prévenu : né à Marseille, Bouches-du-Rhône.

B/ À Marseille, un kakou à bout de nerfs frappe à grands coups sur la porte vitrée d’une cabine téléphonique où une dame âgée s’éternise.
Un passant s’arrête, indigné, et dit au bonhomme :

— Vous n’avez pas honte ? Calmez-vous donc et laissez téléphoner en paix cette vieille dame.

— Vieille ? Tu parles, couillon ! Quand elle est entrée, elle était encore jeune !

2/ Témoignage: Aujourd’hui, je ne vais pas me casser la coucourde à vous faire un article de six pans de long. Je vous fournis in-extenso, sans coupure, ni modification, une interview de l’architecte qui a conçu le MuCEM. Je n’ai fait que surligner en rouge des passages soit que je considère comme majeurs, soit qui m’ont appris quelque chose que j’ignorais (notamment la journée de travail d’un fonctionnaire territorial en PACA, à s’estrasser de rire !)

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Rudy Ricciotti: « S’il y a une ville qui est maltraitée, c’est vraiment Marseille »
Par editeurmarseille2016
Né le 22 Août 1952 à Alger, Rudy Ricciotti a d’abord étudié à Genève dans une école d’ingénieur avant de rejoindre en 1980 l’école d’architecture de Marseille. Aujourd’hui, il a apposé sa signature sur de nombreuses œuvres mondialement connues telles que le Pavillon Noir d’Aix en Provence, le musée Cocteau à Menton, le département des Arts et de l’Islam au Louvre ou le MuCEM à Marseille. Ses réalisations dépassent les frontières et lui offrent des prix remarquables comme le grand prix national d’architecture qui lui est décerné en 2006 pour la Passerelle pour la Paix à Séoul. Cet architecte aux nombreux honneurs – médaillé d’or de la Fondation de l’Académie d’Architecture, Commandeur des arts et des lettres, Officier de l’ordre national du mérite, Chevalier de la légion d’honneur, membre de l’Académie des technologies – est très attaché à la Méditerranée et a aujourd’hui sa propre agence à Bandol, dans le Var où nous l’avons rencontré.

L : Pensez-vous qu’en remodelant le centre-ville, Marseille veut redorer son image ?
R : Je pense que Marseille n’a pas le désir de redorer son image. S’il y a vraiment une ville dans laquelle le politiquement correct n’a aucun impact, c’est vraiment Marseille. C’est tout l’intérêt de cette ville. Elle résiste au caractère dévastateur du politiquement correct, et le mot « redorer » n’est pas adapté. Après, la centralité urbaine mérite des attentions, mérite une délicatesse, mérite une tendresse. C’est suffisamment rare à Marseille pour que ça puisse être soutenu. Parce que s’il y a une ville qui est maltraitée, c’est vraiment Marseille.
L : Pouvez-vous nous parler de votre projet de création du « paquebot » en guise de logements sociaux, dans le quartier Saint-Charles ?
R : Alors ce n’est pas un paquebot, il ressemble. C’est marrant il a été baptisé « le paquebot », il vient à droite et à gauche de la mosquée. On a l’impression que la mosquée rentre dans un voyage maritime, qu’elle redescendrait directement sur le port. C’est très intéressant et curieux comme métaphore. C’est du logement social, dans un quartier populaire et il n’y a rien d’anormal, à part pour les riverains qui ont attaqués le permis de construire pour essayer de négocier je ne sais quoi ! Le permis de construire est validé, il est confirmé, stabilisé, l’opération démarre, mais on est harcelé sans arrêt. La dernière c’est l’Etat. On est en train de faire les terrassements et il n’y a pas de sanitaires connectés au réseau public, on a mis des sanitaires secs et ils nous assignent au tribunal. Mais comment tu veux installer sur la totalité de la parcelle un sanitaire connecté alors même qu’on n’a pas de support physique pour ça. Cet immeuble, malgré l’adversité de l’État, des voisins, des riverains, de la ville, etc. se fera !
L : Combien y aurait-il de logements ?
R : Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un programme majeur de logements sociaux, c’est un petit programme, pour quelques familles. Il y aura une quarantaine de logements, guère plus.
L : Quels sont vos projets pour les années à venir ?
R : Le seul chantier que j’ai eu à Marseille, c’est le MuCEM, mais là le client c’est l’État, le ministère de la culture. Je n’ai pas de projet à Marseille pour le moment. C’est marrant car ce MuCEM qui a permis de donner un essor à la ville, 6 millions et demi de visiteurs en 3 ans, qui d’un seul coup à fait briller la ville et a permis une épopée de spéculation immobilière phénoménale, les prix ont flambés. Tous les promoteurs se sont tous goinfrés, il n’y a pas un seul promoteur qui m’a demandé de lui faire un projet immobilier à Marseille. La seule commande que j’ai après le MuCEM c’est ce petit programme de logements sociaux. C’est à dire du HLM et là est tout mon honneur. Sinon du boulot j’en ai énormément ! Je vais faire un bâtiment de 25 000 m2 pour Chanel à Paris, la grande salle de spectacle pour Bordeaux de 11 000 places, je termine la Bibliothèque Humaniste à Sélestat qui est classée par l’UNESCO… du boulot il y en a, ne vous inquiétez pas pour moi !
L : Pensez-vous que les changements architecturaux peuvent résoudre des problèmes tels que la délinquance ou la violence ?
R : D’une manière générale je fais des bâtiments qui sont assez sensibles. Mes bâtiments ne sont jamais tagués, c’est curieux. Le musée Cocteau à Menton est tout blanc et il n’est pas tagué. Le Stadium de Vitrolles est à l’abandon et tagué mais il était prévu pour l’être. Lorsque l’architecture raconte un récit, raconte une histoire, déclenche une porosité imaginaire avec les autres et révèle l’identité territoriale cachée, elle fait du bien. Elle est simple. Le cas de Marseille, je pense que pour que la ville résorbe ses malédictions il en faudrait beaucoup. C’est une ville qui est structurellement en difficulté. Elle l’est car il y a un système marseillais, on le sait. La ville n’est pas réformable, et pourtant il y a des gens de qualité, dans toutes les disciplines, les mathématiques, la mode, la création, le médical… Ce qu’il se passe c’est que Marseille c’est la logique du tamis. Ce qui est mis en avant c’est le grain le plus gros et ça laisse passer les plus fins. Marseille c’est un tamis qui perd ses grains les plus fins pour conserver les gros cailloux. D’où la difficulté politique de cette Cité qui finit par être la ville où la proportion de rats par habitants est la plus élevée de France puisqu’on est à 10 rats par habitants contre 1 par habitant à Paris. C’est significatif. Marseille en matière d’éducation a été mise sous tutelle de l’état et du ministère de l’éducation pour venir contrôler ce qu’il s’y passe. La violence des quartiers fait régner la terreur. Quand j’avais dit ça sur France Inter ça avait fait un scandale, mais pour moi c’est auto nettoyant quand ils s’éliminent entre eux. C’est la vérité, c’est ce que tout le monde pense. Les maux de Marseille sont des maux structurels, c’est une des plus belles villes de France qui est certainement la plus mal gérée, mais elle n’est pas gérable je pense. C’est un système qui échappe totalement aux élus. Le PIB du plus pauvre des départements en Ile de France est plus élevé que le PIB par habitant des Bouches du Rhône. Nous sommes condamnés à cette souffrance. Souffrance économique, souffrance sociale, souffrance identitaire… et confrontés à ces caricatures qui font de nous une malédiction.
L : Que pensez-vous de la volonté de développer un quartier d’affaires autour de la tour CMA-CGM ?
R : Euromed pour le moment ce ne sont que des institutionnels. La tour qui est en construction va être occupée par l’intercommunalité. Celle d’à côté est occupée par la Région. C’est le seul cas, qu’on connaisse en Europe où le front de mer est entre les mains des bureaucrates publics. Ce front de mer est habité sur un mode spéculatif par l’argent du contribuable, c’est à dire le votre ! On est pas à Londres au bord de la Tamise, ni à New-York au bord du Chanel, ni vers la Défense le long de la Seine où il n’y a que des privés. C’est le quartier d’affaires de l’argent public qui tourne en rond, dans un circuit fermé. C’est un système à pompe. Ça commence par Euromed qui exproprie puis qui le file à un promoteur qui a un permis, qui le vend à un investisseur, cet investisseur le vend à un gestionnaire qui le loue au prix fort à une institution publique. Cherchez d’où vient l’erreur !
L : Comment voyez-vous Marseille dans 20 ans ?
R : Très mal. D’abord c’est une ville dans laquelle la démographie se réduit, c’est une des rares villes contrairement à Toulouse, Montpellier, Nîmes… toutes ces villes où il fait bon d’habiter. A Marseille, comment dans cette plus belle ville de France, tout le monde veut s’enfuir ? C’est vrai que si tu es célibataire, fonctionnaire, que tu as le vélo, que tu vas au Conseil Régional à 10h30-11h, le café à 11h30 et à 16h tu as fini ton boulot, la vie est belle. Mais dans le cas contraire, si tu es ouvrier, cadre, mère de famille… tout est compliqué ! La complexité est une manière de fabriquer la falsification imaginaire de Marseille. C’est comme ça que ça fonctionne : un imaginaire falsifié qui laisse les familles de côté, les entrepreneurs de côté, les entreprises de côté, les travailleurs de côté, les artistes de côté… Et il faut le dire, avec le racisme insupportable des mecs des quartiers à l’égard des femmes, c’est difficile d’être une femme à Marseille, de se faire insulter en permanence. Dans ces conditions je n’ai pas une vision optimiste de l’avenir de Marseille. Perte d’emploi, perte de valeur économique, enlisement du portrait politique ; il n’y a pas de jeunes au pouvoir, que des vieillards grabataires. D’ailleurs aucun élu national ne voudrait se pointer à Marseille. L’endettement des collectivités territoriales qui siègent à Marseille, le vieillissement de la population, le niveau éducationnel de plus en plus bas… Mes deux petites filles à Marseille ont des salles de classe où tu as 40% des enfants à l’école maternelle et primaire qui ne sont pas alphabétisés français. Il faut habiter le quartier du Centre Bourse quand même ! Mettez-vous à la place des parents, on te parle de mixité mais ceux qui t’en parlent ce sont les bourgeois des beaux quartiers. Tous les symptômes de la tiers-mondialisation sont là, surtout et en premier le taux de fonctionnaire le plus aberrant par rapport au nombre d’habitants, le coût des loyers et le coût de l’immobilier qui est écrasant par rapport à la réalité économique de la Cité et d’autres paramètres évoqués avant. La preuve c’est qu’aujourd’hui il y a un exode des habitants de Marseille, on le sait. À un moment c’est pénible, moi j’aime bien acheter du poisson à Marseille, où ils ont fait le truc en inox pour faire de l’ombre, le sol n’a pas été lavé depuis cent ans. La ville est sale. Pendant longtemps je plaidais pour l’idée que cette saleté faisait parler du récit. Mais de là à imaginer que la crasse parle du récit populaire, je ne peux pas m’y résigner. J’ai une trop haute opinion du récit populaire. Il n’y a pas qu’à Marseille qu’il y a un peuple, et pourquoi on a pas le même spectre, la même vision identitaire ?
Marseille n’est plus une ville méditerranéenne, c’est une ville qui souffre beaucoup plus vite que les autres, même si elle résiste au politiquement correct, elle respire de plus en plus l’esthétique de la globalisation, avec des enseignes commerciales, du consumérisme de pacotille. Je suis allé au Centre Bourse, au rayon poissonnerie, je suis fasciné par les poissons. Il y avait des poissons énormes, des loups de 4 à 5 kilos, des turbos, ça devait faire 10 jours qu’ils étaient là sur un lit de glace, les yeux cavés. Le prix de vente c’était 55 euros le kilo. Alors que sur le port à même pas 3 minutes à pieds, les plus belles pièces de loups se vendent 22 euros le kilo. J’ai alors demandé pourquoi c’était le double du prix, on m’a répondu que le bourgeois marseillais préfère acheter dans le supermarché que sur le port.
C’est bien une histoire de dérèglement neurocognitif, Marseille en souffre et par voie de conséquences le dérèglement neurolinguistique, anthropologique, économique, social, identitaire est engagé pour longtemps.

3/ Dernière minute: Cagueville, ça continue ! Quelques arrondissements, dont le centre-ville, de Marseille sont paralysés par une grève des éboueurs qui dure depuis le 21 Mars. Les raisons pour les médias sont pour un alignement des salaires Agents territoriaux-Entreprises privées. Ce n’est qu’une apparence, la réalité est tout autre: On approche des élections professionnelles (NB: On se fout du monde, ces élections auront lieu dans 12 mois !) et la CGT avance ses pions. Eh oui, mes tout beaux, vous avez bien lu: la CGT. C’est-à-dire que le vrai patron de Marseille, le tout-puissant Patrick Rué, l’Empereur multi-casse-aliboffis des esclaves FO de Marseille se trouve contesté par la surenchère de la CGT. Vous allez me dire « Qu’est-ce qu’on en a à battre? Entre la peste et le choléra, c’est toujours l’usager le dindon de la farce ! » Exact ! Mais il y a d’autres personnes impliquées par ces amoncellements de bordilles en tous genres, ce sont les croisiéristes en escale à Marseille. Pour sur qu’ils vont emporter un charmant souvenir (photos de pyramides d’immondices à l’appui) de notre ville en rentrant chez eux, et il y a fort à parier qu’on ne les reverra pas de sitôt descendre pour mettre pied-à-merde dans notre belle cité phocéenne. Quelques compléments d’information ici:  http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4383846/greve-des-eboueurs-les-habitants-pris-en-etau.html

PS: Cet article est peut-être le dernier; étant donné l’état sanitaire de la ville, il y a des chances que nous fussions tous morts de la chtougne ou de la castapiane dans un proche avenir… Je vous vois d’ici rétorquer: « Et le toti qui est à la Mairie, qu’est-ce qu’il fait pendant ce temps? » Il va bien, braves gens, oui, il va bien, il se repose…Pensez donc, il n’est plus directement impliqué, c’est Guy Teissier, Président de la Communauté Urbaine MPM, qui est à la manoeuvre mais, étant donné son grand âge, lui non plus n’a pas envie de prendre une quelconque décision pour sauver les marseillais… Tiens, je m’en vais relire « La peste » de Camus, moi !

Entrée de Louis XI à Paris (2ème partie)

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2017 by gerard – 3 Comments

 Voici donc la fin de ce summun du reportage historique dû à la plume d’Adhémar:LouisXI_06

           C’est maintenant le défilé du roi Louis XI, dit le vieux Bonze. Deux mille archiés ouvrent la marche, des laitues sur la tête. Des z’Ayraults d’armes, des poursuivants d’alarmes, des trompettes baveuses, des ménestrels branleurs, mettent le waï.  Puis c’est Jeannot Prant-Du-Rond qui connaît son heure de gloire en astiquant le roi. Il a été, avec son frère Casse-Barbe l’organisateur des feux dentifrices de la Saint-Glinglin, au temps de Charlot de Sète, le père du roi.  On dit aussi qu’il a mis tous les francs-archiés. On l’a connu pré-veau des Mars Chiants. Il est décamètre des comptes d’apothicaires, il est trésorier de Picsou, et le roi vient de passer la nuit avec lui. Lors du sacre, jeudi dernier, le roi l’a armé Putassier. A cette heure, cet hurluberlu fait figue de premier sinistre en puissance.  Derrière Prant-Du-Rond, voici la ribambelle des pince-sans-rire :  le Compte-Joint de la Marche à Suivre, Bitos de Cahut-de-la-Zac, le Trouduc Jeannot LXVII de Bourre-Ton, dont le postère est d’une exceptionnelle opulence, et Filou de Sa-Voie-Ferrée, Compte-à-Rebours de Méfaice, , le frangin de la nouvelle reine, Charlotte de Savoie-de-Garage, qui rit quand on la pelote, et qu’il s’envoie à l’occasion.

           On voit alors passer par Deux-Subors les insignes crevards de la royauté. Jeannot de Gargamelle, que le défunt roi Charlot de Sète, naguère, traitait de ribaud, maintient droits l’épée et le phallus royaux, appuyés contre sa braguette. Après des trempettes, le vieux Rouet de Cliteaux, Joachim pour les dames, nouveau Maréchalas de France, porte le heaume-traineur et le bidet du roi, plus timbré que lui d’une double rangée de fleurs de cannabis. Un aréopage conduit l’ornithorynque du roi, houssée de  maillechort de couleur dégueulasse et semée de pommes de terre et de fleurs de vinaigre.

           Enfin, c’est le roi ! Louis XI le Défoncé est perché sur un canasson boiteux et décharné, et s’avance sous un dais de couleur horrible, que portent les six corps putrides des Fouille-Merde de Pantruche. Avec son caleçon blanc de Damas (cadeau de Bachar, bien sûr), frangé de tulipes noires, et son petit chaperon bleu-layette, il n’a pas grande allure, même si les grosses fermetures Eclair de ses chausses sont « envaisselées » (sic)  d’énormes défenses d’éléphants. L’Amiral Jeannot de Monte-au-Banc et le Maréchalas Jeannot de Lescons (le Bâtard de la Gnole d’Armagnac) suivent le roi en catimini, montés sur des yaks houssés de peaux de camembert pour l’un, de noyaux de pommes pour l’autre. Les Bonnes-Pages, les Secrétins et les Boucs-Bélants ferment leurs gueules et le défilé, portant les chaussettes puantes du roi, dans du plastique biodégradable peint de fleurs du Mal.

           Une horde de pâles Freniers conduisent 58 vieilles mules crottées, qui  traînent derrière elles une douzaine de « fillettes », ces cages en acier inoxydable, dans lesquelles le roi enferme ses ennemis. Il y en a quinze par cage, poussant des cris lugubres, car ils n’ont rien bouffé depuis le mois de mai. Ils se compissent et se conchient allègrement. Je ne dirai rien de l’odeur.

           Le roi se sent un peu déprimé. Il a vu le somptueux équipage du Trouduc de Bourre-Trogne et des vassaux de ce peigne-cul. En comparaison, le triste Louis XI n ‘a que trois pelés et deux tondus avec lui, ses fringues sont rapetassées, sa tronche est d’une mocheté inconnue à ce jour, ses canassons sont perclus de rhumatismes, son chapeau est à dégueuler.  Son frère lui-même ne s’est pas dérangé pour assister au défilé, car il était en train de bien-faire avec un petit pâtre, cadeau du Pape.

LouisXI_07

           Louis XI comprend qu’il apparaît comme un protégé du Trouduc de Bourre-Trogne. Ce n’est pas la présence protocolaire du Prince-sans-rire de Sa-Voix de Focet, son beau-père  grippe-sou, qui lui redonne du tonus. Après tant d’années de bisbilles avec ce prince, au sujet du paiement de la dot de Charlotte de Sa-Voix de Rogomme Kiricanton la Plote,  ça le débecte de voir ce vieux corniaud plastronner devant les pucelles de Pantruche. En plus, ce schnock horrifique menace de faire la guerre à son gendre, tout ça pour ne pas payer la dot. Quel sagouin ! quel avare !

           En voyant le défilé, Louis XI se sent bien seul. Le triomphe à la Barnum qu’il escomptait n’est pas pour sa pomme. Il est trop madré pour ne pas s’en rendre compte (à rebours). Certes, en 1461, l’ancienne popularité du Trouduc de Bourre-Trogne s’est un peu émoussée à Pantruche, surtout auprès des teenagers et des Zazous. Avant 1436, malgré les souvenirs très récents de la « pucelle » Jeanne d’Arc-Ensielle, on voyait tout le temps cet abruti et ses Rosbifs dans le coin. A l’époque, on tolérait encore les maudits Rosbifs dans Pantruche, mais ça n’a pas duré. Ces Mâche-Merde  étaient bien entendu alliés avec le Trou-Duc, et on les supportait pour plaire à ce dernier. Mais les Parigots en ont eu marre, et ils les ont foutus dehors. A partir de ce moment-là, l’occupation des Bourre-Quignon est apparue comme pesante, et disons-le super-chiante. Le Trou-Duc  lui même s’est taillé par mesure de précaution à Amsterdam, où il gère quelques centaines de vitrines dans les rues chaudes. Pendant le défilé, un boucher de la Villette crie au Trou-Duc : « Casse-toi, vieux con ! ».

           ll reste pourtant quelques imbéciles, fidèles au Trou-Duc. Ça fait tordre la gueule à Louis XI. Les pontes de l’Université ne se sont pas déplacés pour l’accueillir ! On croit rêver ! Il s’étaient déplacés pour le dernier roi, Charlot de Sète, a qui ils avaient fait à plat ventre et la pipe au bec, non pas des bras d’honneur,  mais  « la révérence moult doucement et humblement » (sic).  Le clergé pédophile ne s’est guère mobilisé non plus, car ses membres (virils) étaient très besogneux dans les sacristies, avec de jeunes éphèbes. Seules 6 paroisses, sur des centaines, ont reçu le roi sur le parking de Notre-Dame, en chantant des mélopées paillardes originaires de Medicine-Hat et de Lick-My- Arse, chez les peaux-rouges Iroquois et Blackfoot..

           Louis XI est aussi lointain que le Trou-Duc, mais il est le roi. Cependant, il connaît la versatilité de ces goitreux de Parigots. Ça ne lui viendrait pas à l’idée de s’installer à Pantruche (à moi non plus).  En voyant les tronches hideuses des grognasses des bords de Seine, il décide in petto d’aller crécher dans le bled de son daron, en Touraine, comme dit Marysol.

           Dans les ruelles en coupe-gorge, d’horribles tapisseries en loques pendouillent d’une fenêtre à l’autre. On fait du théâtre ça et là, sur de vieux tréteaux pourris. Au pont-levis, ou levit (je ne sais plus) de Sein-de Nini,  des SDF déguisés en sauvages simulent une capoeira, juchés sur un porte-avions en chewing-gum (de retour de Tripoli) et représentent  un fort-des-halles, un travelot de Pigalle et la soeur d’Alice Sapritch. Devant la Trinité, on mime Lefruit de la Passion selon Singeant. Au pont au Change, on a mis en scène le baptême de Jennifer López par son amant Clovis, couvert de vase. Devant la fontaine du Puceau, des hétaïres  gigotent et se « font des contenances » (sic). Bien sûr, on rase gratis (pas comme le barbier de Patapouf !) et on boit à l’œil lait, vin, cuba-libres et hypocras. Les Parigoths préfèrent le cuba-libre, allez savoir pourquoi.

           On est venu pour voir le roi, parfois de très loin. Une délégation de Népalais-Thibétains a apporté en offrande un gros morceau d’Everest. Les sadhus de l’Inde ont enroulé leur lingam et le déroulent pour 3 euros. Trump a barri à Paris. La reine de Tsonga, la monstrueuse Salote Tupu, montre ses pudenda. Grain de Valls brait tout l’après-midi en s’aspergeant d’eau du Llobregat, qu’il a ramenée page 7 – de Garce-Bonne, mélangée à de la pisse d’okapi.  Les fenêtres se sont louées à prix d’or.  Des spectateurs campent sur les toits, en disputant des belotes acharnées.

           Par la grand rue Sein-de-Nini, le cortège est arrivé à la Seine, envahissant Paris-Plage.  Il est près de six heures du soir.  On gagne Notre-Dame (au loto). Les portes sont closes, mais l’évêque Charretier, l’ex marchand de harengs, attend le roi au tournant, sur le parking, accompagné par son vieux copain l’archevêque de Bourges, qui n’est autre que Jeannot Cœur-de-Bœuf, le frère de l’argentier Jacques Cœur-de-Bœuf, mort de la vérole cinq ans plus tôt dans son exil de Chiottes, en Graisse (d’oie). Le pauvre Louis XI se rappelle qu’il a été baptisé au gros rouge à Bourges. Il n’est pas le dernier à comprendre pourquoi les butors de l’Université ont refusé de faire un pas de danse pour l’accueillir. Pour le moment, les voici donc devant la cathédrale, ces pseudo-docteurs, ces soi-disant  régents qui ont léché le postérieur des rosbifs et des Bourre-Quignons pendant si longtemps, qui se sont pris pour les mètres à panser de l’Europe. » Vous allez voir, se dit le roi, comment je vais les étriller ». Un des minables ensoutanés s’avance, un papelard à la main,  pour débiter un grand blabla.  Louis XI le tacle et le fait taire dès le premier alinéa. « Ta gueule », qu’il lui dit. Les rieurs approuvent, sauf l’un d’eux qui est en taule ces jours-ci à Meung-sur-Ariège, un certain François Villon.

           Mitre en tête, le fameux transporteur de morue,  Charretier, qui se dit évêque de Méweps, se pointe devant le roi avec quelques feuilles de papier-cul, sur lesquelles est inscrit le texte du serment que Louis XI devrait prononcer.  Mais il est de mauvais poil, ce vieux Louis. Il lit le trucmuche, il jette le papier-cul, il le fait piétiner et compisser par son canasson. Un des paragraphes parle de l’indépendance de l’Eglise, et ça ce n’est pas possible ! D’après le papelard, il faudrait même que Louis XI protège les évêques qui lui ont cassé les burnes pendant des décennies. Et pourquoi pas les imams ! Tiens, fume ! le roi refuse de signer ou de jurer cette idiotie.  Et toc !

           On discute cinq minutes, pour la forme, devant les Parigoths étonnés. Bientôt, parce qu’il faut en finir, le roi prête (à 13% d’intérêt)  le serment qu’on lui demande, en se disant qu’il n’en tiendra jamais compte (comme Patapouf et comme tous les politicens).  On l’a endormi en lui disant que c’était « une antique coutume », instaurée au temps de Vercingétorix. L’incident est clos, mais Louis XI grince des dents.On lui tend maintenant une poêle à frire, qu’il baise goulument. Il baise aussi les fesses des enfants de chœur. Les portes s’ouvrent. Le clergé danse la zumba et entre dans la cathédrale, suivi par le roi qui préfère danser le cake-walk. On chante les rengaines de Carla Bruni, à tue-tête, accompagnées par l’orchestre patatonique de Trans-en-Provence. La foule crie « Noël ! » bien qu’on soit le 31 août ! ce qui prouve qu’ils avaient forcé sur le cuba-libre. Le roi fait une sieste devant l’autel.

           Les Parigoths acclament le roi quand il ressort (à boudins). Il remonte sur son canasson, plutôt fourbu, pour s’en aller aux Restos du Cœur-de-Boeuf, où un grand banquet est organisé  par les gâte-sauce de l’Elysée. C’est le Trouduc de Bourre-Trogne qui paye la bouffe. Le faste du Trouduc l’a emporté sur la pingrerie du roi des Rosbifs, qui avait fait servir naguère des viandes réchauffées et des fish-and-chips. Pouah !  Encore mieux : le Trouduc n’a pas omis « la donnée », distribution de pognon au peuple, que le feu roi Charlot de Sète avait soi-disant oubliée.

           Louis XI s’en va ensuite roupiller au Palais d’Omar Bongo, et le lendemain à l’hotel des Ritournelles, car tous les autres sont overbookés ou trop délabrés. Le  roi reste encore à Pantruche trois semaines, pour promulguer quelques destitutions et révocations, puis il se taille en râlant et regagne les bords de Loire.

Adhémar De Vidauban – 2016

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Actu-m’en diras tant Mars 2017

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003): 

1/ L’élection de tous les rejets (pour reprendre le titre d’un article du Monde du 23 Janvier 2017)

Rappelez-vous la précédente présidentielle, c’est DSK qui devait porter les couleurs du PS. Les pulsions de son calbard l’avaient mis sur la touche. Après une primaire de gauche bâclée, le PPCM (Plus petit commun multiple) l’avait emporté avec sa gueule d’épicier « normal » et ses « moi, Président, je ferai… ». Par dégoût de Sarkozy, on avait donc voté Hollande en se doutant bien qu’il était loin d’avoir la baguette de thaumaturge pour « inverser la courbe du chômage », mais on était à des années-lumière de s’imaginer le degré de nullité du personnage. Bref, cinq ans après, voyant que ses petits copains le fuyaient comme une méga-turista sur un touriste occidental, il annonçait qu’il lâchait la rampe pour un second mandat. Il prit cependant soin de phagocyter un max les candidats PS potentiels en mouillant les mines et les P.A.C. les plus pervers pour ceux de son parti. Il ne l’a jamais avoué mais, en douce, il a favorisé l’émergence de Macron qui n’en demandait pas tant. Résultat des courses: Hamon et sa tête d’ahuri s’extirpa du lot ubuesque (NB: Je dis « ubuesque » car tout le monde se souvient de l’image de clown demeuré que donna Bennahmias-le-fada) des prétendants. Il aurait eu une petite chance d’être au second tour si Mélanchon l’avait rejoint. Mais non, ce dernier préfère jouer la prima donna en solo. Ce sera donc le Waterloo de la gauche qui, totalement en ruine, mettra des années à se reconstruire…

A ce jour, la droite n’est guère mieux lotie. Fillon est sorti vainqueur de sa primaire. Il devait bien se douter qu’on l’attendait au tournant. Ce fut donc l’affaire des emplois fictifs de son épouse. Au lieu de désamorcer immédiatement la bombe en se rendant, tout repentant, à Canossa, il a voulu jouer les fiers-à-bras auprès du « Canard enchaîné » qui en a vu bien d’autres. Arcbouté sur ses positions intransigeantes, il en arrive à écoeurer bon nombre de ténors de son propre parti. Les défections pour le soutenir s’amplifient; « quel gâchis! » se lamente Juppé, je ne le lui fais pas dire. Là aussi, la droite est divisée et donc absolument incertaine d’être au second tour. Quoique… avec une tête nouvelle qu’on nous sortirait de derrière les fagots au dernier moment (NB: Je n’y crois pas !)… « Wait and see » dirait Pénélope…

Le cas Macron est servi par les circonstances, jamais il n’aurait pu surnager si la droite et la gauche avaient été en ordre de bataille comme il y a cinq ans. Il est sur qu’on va chercher à lui accrocher des gamelles, il y en aura, mais elles ne seront pas énormes comme pour les autres candidats; tout simplement parce qu’il est tout jeunot sur l’échiquier politique. Et puis, il y a sa tronche qui est nouvelle, sa belle gueule, ses compétences dans le domaine économique et financier. Mais de là à dire qu’il sera au second tour, il y a de la marge…

La seule qui est sure d’être présente au scrutin du 7 Mai, c’est Marine Le Pen ! Elle n’a même pas besoin de parler pour ratisser large : tous les déçus de Liberté (Théo est dorloté, les flics sont mis en examen), Egalité (le migrant a un revenu, le CMU et bien d’autres avantages, la vieille Madame Trucmuche ne sait comment vivre avec la pension de reversion de toute l’honnête vie de travail de feu son époux), Fraternité ( On s’extasie aux festivités de l’Aïd, mais on se dépêche de débaptiser les vacances scolaires: disparus les « de Toussaint, de Noël, de Pâques », place à « d’automne, d’hiver, de printemps »!) ne lui feront pas défaut. Si on ajoute à ça les purs et durs de toujours qui vomissent le mot Démocratie et haïssent celui d’Europe, c’est un boulevard qui s’ouvre devant le FN.

Alors ? Ben, vous êtes peut-être comme moi, à force de contempler la médiocrité de tous ces candidats, on en vient à les rejeter en bloc. Et voilà qu’à moins de deux mois de l’échéance, on ne sait toujours pas pour qui voter. Seule consolation, c’est que lors des Législatives qui vont suivre dans la foulée, si on n’est pas content du personnage qui aura été élu, on pourra toujours lui glisser une énorme peau de banane en lui concoctant une majorité parlementaire contraire à son camp. La merde noire continuera, mais, les années passant, on commence à être habitué n’est-ce-pas ?

2/ Quelques blagues en anglais pour détendre l’atmosphère:

A/ Why do kids prefer white teachers over black teachers?
It’s easier to bring in an apple than a watermelon!
B/ If genius really is 1% inspiration, and 99% perspiration, there were a lot of geniuses on the bus today.
C/ (An horrible one) My German plumber accidentally hooked up a gas pipe to my shower…
Looks like old habits die hard.

Hors série : Pape François

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2017 by gerard – 1 Comment

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Blagues (ou comics) Mars 2017

Posted in Actualités & hors-série on mars 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

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Cinéprovence 04

Posted in Actualités & hors-série on mars 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

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