Entrée de Louis XI à Paris (2ème partie)

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2017 by gerard – 3 Comments

 Voici donc la fin de ce summun du reportage historique dû à la plume d’Adhémar:LouisXI_06

           C’est maintenant le défilé du roi Louis XI, dit le vieux Bonze. Deux mille archiés ouvrent la marche, des laitues sur la tête. Des z’Ayraults d’armes, des poursuivants d’alarmes, des trompettes baveuses, des ménestrels branleurs, mettent le waï.  Puis c’est Jeannot Prant-Du-Rond qui connaît son heure de gloire en astiquant le roi. Il a été, avec son frère Casse-Barbe l’organisateur des feux dentifrices de la Saint-Glinglin, au temps de Charlot de Sète, le père du roi.  On dit aussi qu’il a mis tous les francs-archiés. On l’a connu pré-veau des Mars Chiants. Il est décamètre des comptes d’apothicaires, il est trésorier de Picsou, et le roi vient de passer la nuit avec lui. Lors du sacre, jeudi dernier, le roi l’a armé Putassier. A cette heure, cet hurluberlu fait figue de premier sinistre en puissance.  Derrière Prant-Du-Rond, voici la ribambelle des pince-sans-rire :  le Compte-Joint de la Marche à Suivre, Bitos de Cahut-de-la-Zac, le Trouduc Jeannot LXVII de Bourre-Ton, dont le postère est d’une exceptionnelle opulence, et Filou de Sa-Voie-Ferrée, Compte-à-Rebours de Méfaice, , le frangin de la nouvelle reine, Charlotte de Savoie-de-Garage, qui rit quand on la pelote, et qu’il s’envoie à l’occasion.

           On voit alors passer par Deux-Subors les insignes crevards de la royauté. Jeannot de Gargamelle, que le défunt roi Charlot de Sète, naguère, traitait de ribaud, maintient droits l’épée et le phallus royaux, appuyés contre sa braguette. Après des trempettes, le vieux Rouet de Cliteaux, Joachim pour les dames, nouveau Maréchalas de France, porte le heaume-traineur et le bidet du roi, plus timbré que lui d’une double rangée de fleurs de cannabis. Un aréopage conduit l’ornithorynque du roi, houssée de  maillechort de couleur dégueulasse et semée de pommes de terre et de fleurs de vinaigre.

           Enfin, c’est le roi ! Louis XI le Défoncé est perché sur un canasson boiteux et décharné, et s’avance sous un dais de couleur horrible, que portent les six corps putrides des Fouille-Merde de Pantruche. Avec son caleçon blanc de Damas (cadeau de Bachar, bien sûr), frangé de tulipes noires, et son petit chaperon bleu-layette, il n’a pas grande allure, même si les grosses fermetures Eclair de ses chausses sont « envaisselées » (sic)  d’énormes défenses d’éléphants. L’Amiral Jeannot de Monte-au-Banc et le Maréchalas Jeannot de Lescons (le Bâtard de la Gnole d’Armagnac) suivent le roi en catimini, montés sur des yaks houssés de peaux de camembert pour l’un, de noyaux de pommes pour l’autre. Les Bonnes-Pages, les Secrétins et les Boucs-Bélants ferment leurs gueules et le défilé, portant les chaussettes puantes du roi, dans du plastique biodégradable peint de fleurs du Mal.

           Une horde de pâles Freniers conduisent 58 vieilles mules crottées, qui  traînent derrière elles une douzaine de « fillettes », ces cages en acier inoxydable, dans lesquelles le roi enferme ses ennemis. Il y en a quinze par cage, poussant des cris lugubres, car ils n’ont rien bouffé depuis le mois de mai. Ils se compissent et se conchient allègrement. Je ne dirai rien de l’odeur.

           Le roi se sent un peu déprimé. Il a vu le somptueux équipage du Trouduc de Bourre-Trogne et des vassaux de ce peigne-cul. En comparaison, le triste Louis XI n ‘a que trois pelés et deux tondus avec lui, ses fringues sont rapetassées, sa tronche est d’une mocheté inconnue à ce jour, ses canassons sont perclus de rhumatismes, son chapeau est à dégueuler.  Son frère lui-même ne s’est pas dérangé pour assister au défilé, car il était en train de bien-faire avec un petit pâtre, cadeau du Pape.

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           Louis XI comprend qu’il apparaît comme un protégé du Trouduc de Bourre-Trogne. Ce n’est pas la présence protocolaire du Prince-sans-rire de Sa-Voix de Focet, son beau-père  grippe-sou, qui lui redonne du tonus. Après tant d’années de bisbilles avec ce prince, au sujet du paiement de la dot de Charlotte de Sa-Voix de Rogomme Kiricanton la Plote,  ça le débecte de voir ce vieux corniaud plastronner devant les pucelles de Pantruche. En plus, ce schnock horrifique menace de faire la guerre à son gendre, tout ça pour ne pas payer la dot. Quel sagouin ! quel avare !

           En voyant le défilé, Louis XI se sent bien seul. Le triomphe à la Barnum qu’il escomptait n’est pas pour sa pomme. Il est trop madré pour ne pas s’en rendre compte (à rebours). Certes, en 1461, l’ancienne popularité du Trouduc de Bourre-Trogne s’est un peu émoussée à Pantruche, surtout auprès des teenagers et des Zazous. Avant 1436, malgré les souvenirs très récents de la « pucelle » Jeanne d’Arc-Ensielle, on voyait tout le temps cet abruti et ses Rosbifs dans le coin. A l’époque, on tolérait encore les maudits Rosbifs dans Pantruche, mais ça n’a pas duré. Ces Mâche-Merde  étaient bien entendu alliés avec le Trou-Duc, et on les supportait pour plaire à ce dernier. Mais les Parigots en ont eu marre, et ils les ont foutus dehors. A partir de ce moment-là, l’occupation des Bourre-Quignon est apparue comme pesante, et disons-le super-chiante. Le Trou-Duc  lui même s’est taillé par mesure de précaution à Amsterdam, où il gère quelques centaines de vitrines dans les rues chaudes. Pendant le défilé, un boucher de la Villette crie au Trou-Duc : « Casse-toi, vieux con ! ».

           ll reste pourtant quelques imbéciles, fidèles au Trou-Duc. Ça fait tordre la gueule à Louis XI. Les pontes de l’Université ne se sont pas déplacés pour l’accueillir ! On croit rêver ! Il s’étaient déplacés pour le dernier roi, Charlot de Sète, a qui ils avaient fait à plat ventre et la pipe au bec, non pas des bras d’honneur,  mais  « la révérence moult doucement et humblement » (sic).  Le clergé pédophile ne s’est guère mobilisé non plus, car ses membres (virils) étaient très besogneux dans les sacristies, avec de jeunes éphèbes. Seules 6 paroisses, sur des centaines, ont reçu le roi sur le parking de Notre-Dame, en chantant des mélopées paillardes originaires de Medicine-Hat et de Lick-My- Arse, chez les peaux-rouges Iroquois et Blackfoot..

           Louis XI est aussi lointain que le Trou-Duc, mais il est le roi. Cependant, il connaît la versatilité de ces goitreux de Parigots. Ça ne lui viendrait pas à l’idée de s’installer à Pantruche (à moi non plus).  En voyant les tronches hideuses des grognasses des bords de Seine, il décide in petto d’aller crécher dans le bled de son daron, en Touraine, comme dit Marysol.

           Dans les ruelles en coupe-gorge, d’horribles tapisseries en loques pendouillent d’une fenêtre à l’autre. On fait du théâtre ça et là, sur de vieux tréteaux pourris. Au pont-levis, ou levit (je ne sais plus) de Sein-de Nini,  des SDF déguisés en sauvages simulent une capoeira, juchés sur un porte-avions en chewing-gum (de retour de Tripoli) et représentent  un fort-des-halles, un travelot de Pigalle et la soeur d’Alice Sapritch. Devant la Trinité, on mime Lefruit de la Passion selon Singeant. Au pont au Change, on a mis en scène le baptême de Jennifer López par son amant Clovis, couvert de vase. Devant la fontaine du Puceau, des hétaïres  gigotent et se « font des contenances » (sic). Bien sûr, on rase gratis (pas comme le barbier de Patapouf !) et on boit à l’œil lait, vin, cuba-libres et hypocras. Les Parigoths préfèrent le cuba-libre, allez savoir pourquoi.

           On est venu pour voir le roi, parfois de très loin. Une délégation de Népalais-Thibétains a apporté en offrande un gros morceau d’Everest. Les sadhus de l’Inde ont enroulé leur lingam et le déroulent pour 3 euros. Trump a barri à Paris. La reine de Tsonga, la monstrueuse Salote Tupu, montre ses pudenda. Grain de Valls brait tout l’après-midi en s’aspergeant d’eau du Llobregat, qu’il a ramenée page 7 – de Garce-Bonne, mélangée à de la pisse d’okapi.  Les fenêtres se sont louées à prix d’or.  Des spectateurs campent sur les toits, en disputant des belotes acharnées.

           Par la grand rue Sein-de-Nini, le cortège est arrivé à la Seine, envahissant Paris-Plage.  Il est près de six heures du soir.  On gagne Notre-Dame (au loto). Les portes sont closes, mais l’évêque Charretier, l’ex marchand de harengs, attend le roi au tournant, sur le parking, accompagné par son vieux copain l’archevêque de Bourges, qui n’est autre que Jeannot Cœur-de-Bœuf, le frère de l’argentier Jacques Cœur-de-Bœuf, mort de la vérole cinq ans plus tôt dans son exil de Chiottes, en Graisse (d’oie). Le pauvre Louis XI se rappelle qu’il a été baptisé au gros rouge à Bourges. Il n’est pas le dernier à comprendre pourquoi les butors de l’Université ont refusé de faire un pas de danse pour l’accueillir. Pour le moment, les voici donc devant la cathédrale, ces pseudo-docteurs, ces soi-disant  régents qui ont léché le postérieur des rosbifs et des Bourre-Quignons pendant si longtemps, qui se sont pris pour les mètres à panser de l’Europe. » Vous allez voir, se dit le roi, comment je vais les étriller ». Un des minables ensoutanés s’avance, un papelard à la main,  pour débiter un grand blabla.  Louis XI le tacle et le fait taire dès le premier alinéa. « Ta gueule », qu’il lui dit. Les rieurs approuvent, sauf l’un d’eux qui est en taule ces jours-ci à Meung-sur-Ariège, un certain François Villon.

           Mitre en tête, le fameux transporteur de morue,  Charretier, qui se dit évêque de Méweps, se pointe devant le roi avec quelques feuilles de papier-cul, sur lesquelles est inscrit le texte du serment que Louis XI devrait prononcer.  Mais il est de mauvais poil, ce vieux Louis. Il lit le trucmuche, il jette le papier-cul, il le fait piétiner et compisser par son canasson. Un des paragraphes parle de l’indépendance de l’Eglise, et ça ce n’est pas possible ! D’après le papelard, il faudrait même que Louis XI protège les évêques qui lui ont cassé les burnes pendant des décennies. Et pourquoi pas les imams ! Tiens, fume ! le roi refuse de signer ou de jurer cette idiotie.  Et toc !

           On discute cinq minutes, pour la forme, devant les Parigoths étonnés. Bientôt, parce qu’il faut en finir, le roi prête (à 13% d’intérêt)  le serment qu’on lui demande, en se disant qu’il n’en tiendra jamais compte (comme Patapouf et comme tous les politicens).  On l’a endormi en lui disant que c’était « une antique coutume », instaurée au temps de Vercingétorix. L’incident est clos, mais Louis XI grince des dents.On lui tend maintenant une poêle à frire, qu’il baise goulument. Il baise aussi les fesses des enfants de chœur. Les portes s’ouvrent. Le clergé danse la zumba et entre dans la cathédrale, suivi par le roi qui préfère danser le cake-walk. On chante les rengaines de Carla Bruni, à tue-tête, accompagnées par l’orchestre patatonique de Trans-en-Provence. La foule crie « Noël ! » bien qu’on soit le 31 août ! ce qui prouve qu’ils avaient forcé sur le cuba-libre. Le roi fait une sieste devant l’autel.

           Les Parigoths acclament le roi quand il ressort (à boudins). Il remonte sur son canasson, plutôt fourbu, pour s’en aller aux Restos du Cœur-de-Boeuf, où un grand banquet est organisé  par les gâte-sauce de l’Elysée. C’est le Trouduc de Bourre-Trogne qui paye la bouffe. Le faste du Trouduc l’a emporté sur la pingrerie du roi des Rosbifs, qui avait fait servir naguère des viandes réchauffées et des fish-and-chips. Pouah !  Encore mieux : le Trouduc n’a pas omis « la donnée », distribution de pognon au peuple, que le feu roi Charlot de Sète avait soi-disant oubliée.

           Louis XI s’en va ensuite roupiller au Palais d’Omar Bongo, et le lendemain à l’hotel des Ritournelles, car tous les autres sont overbookés ou trop délabrés. Le  roi reste encore à Pantruche trois semaines, pour promulguer quelques destitutions et révocations, puis il se taille en râlant et regagne les bords de Loire.

Adhémar De Vidauban – 2016

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Actu-m’en diras tant Mars 2017

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2017 by gerard – 1 Comment

actu1703

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003): 

1/ L’élection de tous les rejets (pour reprendre le titre d’un article du Monde du 23 Janvier 2017)

Rappelez-vous la précédente présidentielle, c’est DSK qui devait porter les couleurs du PS. Les pulsions de son calbard l’avaient mis sur la touche. Après une primaire de gauche bâclée, le PPCM (Plus petit commun multiple) l’avait emporté avec sa gueule d’épicier « normal » et ses « moi, Président, je ferai… ». Par dégoût de Sarkozy, on avait donc voté Hollande en se doutant bien qu’il était loin d’avoir la baguette de thaumaturge pour « inverser la courbe du chômage », mais on était à des années-lumière de s’imaginer le degré de nullité du personnage. Bref, cinq ans après, voyant que ses petits copains le fuyaient comme une méga-turista sur un touriste occidental, il annonçait qu’il lâchait la rampe pour un second mandat. Il prit cependant soin de phagocyter un max les candidats PS potentiels en mouillant les mines et les P.A.C. les plus pervers pour ceux de son parti. Il ne l’a jamais avoué mais, en douce, il a favorisé l’émergence de Macron qui n’en demandait pas tant. Résultat des courses: Hamon et sa tête d’ahuri s’extirpa du lot ubuesque (NB: Je dis « ubuesque » car tout le monde se souvient de l’image de clown demeuré que donna Bennahmias-le-fada) des prétendants. Il aurait eu une petite chance d’être au second tour si Mélanchon l’avait rejoint. Mais non, ce dernier préfère jouer la prima donna en solo. Ce sera donc le Waterloo de la gauche qui, totalement en ruine, mettra des années à se reconstruire…

A ce jour, la droite n’est guère mieux lotie. Fillon est sorti vainqueur de sa primaire. Il devait bien se douter qu’on l’attendait au tournant. Ce fut donc l’affaire des emplois fictifs de son épouse. Au lieu de désamorcer immédiatement la bombe en se rendant, tout repentant, à Canossa, il a voulu jouer les fiers-à-bras auprès du « Canard enchaîné » qui en a vu bien d’autres. Arcbouté sur ses positions intransigeantes, il en arrive à écoeurer bon nombre de ténors de son propre parti. Les défections pour le soutenir s’amplifient; « quel gâchis! » se lamente Juppé, je ne le lui fais pas dire. Là aussi, la droite est divisée et donc absolument incertaine d’être au second tour. Quoique… avec une tête nouvelle qu’on nous sortirait de derrière les fagots au dernier moment (NB: Je n’y crois pas !)… « Wait and see » dirait Pénélope…

Le cas Macron est servi par les circonstances, jamais il n’aurait pu surnager si la droite et la gauche avaient été en ordre de bataille comme il y a cinq ans. Il est sur qu’on va chercher à lui accrocher des gamelles, il y en aura, mais elles ne seront pas énormes comme pour les autres candidats; tout simplement parce qu’il est tout jeunot sur l’échiquier politique. Et puis, il y a sa tronche qui est nouvelle, sa belle gueule, ses compétences dans le domaine économique et financier. Mais de là à dire qu’il sera au second tour, il y a de la marge…

La seule qui est sure d’être présente au scrutin du 7 Mai, c’est Marine Le Pen ! Elle n’a même pas besoin de parler pour ratisser large : tous les déçus de Liberté (Théo est dorloté, les flics sont mis en examen), Egalité (le migrant a un revenu, le CMU et bien d’autres avantages, la vieille Madame Trucmuche ne sait comment vivre avec la pension de reversion de toute l’honnête vie de travail de feu son époux), Fraternité ( On s’extasie aux festivités de l’Aïd, mais on se dépêche de débaptiser les vacances scolaires: disparus les « de Toussaint, de Noël, de Pâques », place à « d’automne, d’hiver, de printemps »!) ne lui feront pas défaut. Si on ajoute à ça les purs et durs de toujours qui vomissent le mot Démocratie et haïssent celui d’Europe, c’est un boulevard qui s’ouvre devant le FN.

Alors ? Ben, vous êtes peut-être comme moi, à force de contempler la médiocrité de tous ces candidats, on en vient à les rejeter en bloc. Et voilà qu’à moins de deux mois de l’échéance, on ne sait toujours pas pour qui voter. Seule consolation, c’est que lors des Législatives qui vont suivre dans la foulée, si on n’est pas content du personnage qui aura été élu, on pourra toujours lui glisser une énorme peau de banane en lui concoctant une majorité parlementaire contraire à son camp. La merde noire continuera, mais, les années passant, on commence à être habitué n’est-ce-pas ?

2/ Quelques blagues en anglais pour détendre l’atmosphère:

A/ Why do kids prefer white teachers over black teachers?
It’s easier to bring in an apple than a watermelon!
B/ If genius really is 1% inspiration, and 99% perspiration, there were a lot of geniuses on the bus today.
C/ (An horrible one) My German plumber accidentally hooked up a gas pipe to my shower…
Looks like old habits die hard.

Hors série : Pape François

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2017 by gerard – 1 Comment

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Blagues (ou comics) Mars 2017

Posted in Actualités & hors-série on mars 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

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Cinéprovence 04

Posted in Actualités & hors-série on mars 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

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Raimondorama 21

Posted in Oulibouf on février 20th, 2017 by gerard – 4 Comments

 

Le gala de la Comtesse (ou : Après réflexion)

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Avec le temps qui passe, Madame la Comtesse
Remarqua que son corps  prenait de grosses fesses
Cela la chagrina, mais quand elle s’aperçut
Que les hommes lorgnaient plus fréquemment son cul
Et même que certains, de très noble origine,
Posaient parfois leurs mains sur ces rondeurs divines.
Elle en fut très ravie et même quelquefois
Souriait au galant pour ce geste courtois ;
On a beau être noble, péter dans le satin,
Il est des attentions qu’on ne refuse point,
Surtout quand elles révèlent  un intérêt marqué,
Que le corps d’une femme peut parfois susciter.

Il arriva qu’un soir, au cours d’un grand gala
Un séduisant Baron soudain lui déclara,
Comtesse j’ai bien vu que vos admirateurs
Avaient des attentions pour vos appâts charmeurs ;
J’aimerais quant à moi, et j’en serais ravi
Tendrement caresser vos fesses très jolies,
J’y mettrais cependant un petit attendu :
Pouvoir les dorloter si elles se trouvaient nues.
Lors,  devant ces propos vraiment trop indécents
La Comtesse s’enfuit loin de ce malfaisant,
Et alla s’isoler sur un coin de terrasse
Ressassant en esprits ces obscènes  audaces.

Plus tard, beaucoup plus tard,  en un coin retiré
Madame la Comtesse s’offrit sans hésiter
A la main du Baron  qui s’était engouffrée
Sous sa robe de soie qu’elle avait relevée. 
Raimondo – 2015

Le Marquis gai luron

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Non Monsieur le  marquis, soyez donc raisonnable ;
Vos mains sur mon fessier me sont très agréables
Mais si l’on nous voyait, il serait bien gênant
Qu’on vous découvre ainsi, caressant mon séant.
En effet le marquis de façon très courante
Lutinait au château ses diverses servantes,
Laissant ses folles mains s’en aller et venir
Sur les divers appâts qu’il aimait découvrir.
Il ne passait jamais près de la belle Iseut
Sans peloter ses seins qu’elle avait plantureux
Et ne se privait pas avec délectation
De pincer tendrement ses splendides tétons.
Il arrivait souvent lorsqu’il croisait Mahaut
Qu’il promène une main sous son joli bliaud
Afin de découvrir cette pilosité
Cachant les doux secrets de sa féminité.
Que ce soit Brunehaut, Gersinde ou Tiphanie,
La délicieuse Emma ou sa sœur Eulalie,
Toutes avaient pris le pli d’accepter ces caresses
Faites avec bonhomie et grande gentillesse,
Et certaines en retour offraient sans hésiter
Un coquin va et vient ou un fervent baiser.
Dès qu’il apercevait un aimable tendron
Le marquis devenait un bien joyeux luron.
En ce jour Aliénor, l’accorte chambrière
Se faisait tendrement caresser le derrière ;
Au travers du tissu laineux de sa tunique,
Le Marquis tapotait ces rondeurs magnifiques
Et au fond de lui-même il aurait bien voulu
Soulever les habits afin de voir son cul,
Dorloter ces rondeurs, à  la peau duveteuse
Et faire glisser ses doigts sur cette chair moelleuse,
Source de volupté et de violent désir
Qu’il cherchait nonobstant à pouvoir assouvir.
Il n’eut pas ce loisir, des pas se firent entendre :
Le Marquis dut s’enfuir, la bite frémissante,
Et dans un coin perdu de l’antique donjon,
Il dut se masturber pour calmer ses pulsions. 
Raimondo – 2015

ARLEQUIN

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Madame la Baronne, était fort consternée
De la monotonie qu’elle pouvait éprouver
Lorsqu’elle faisait l’amour avec un mol époux
Aux manières banales et au maintien trop doux.
A la longue il faut dire que l’art du missionnaire
Reste un petit encas  plutôt très ordinaire
Et qu’il faudrait parfois pour varier les plaisirs
Modifier ses manières et sa façon d’agir.
Sur ce point le Baron était trop apathique,
Son imagination manquant de dialectique.
La Baronne il est vrai, avait peu d’expérience ;
Elle avait étudié chez les nonnes, à Coutances,
Et il est bien connu qu’au couvent des Oiseaux
On ne parle jamais de la bête à deux dos.
Il se trouva qu’un soir, à un bal costumé
Par un bel Arlequin, elle fut subjuguée,
Et malgré sa candeur et ses bonnes manières
Elle se laissa tenter au jeu de l’adultère.
Et découvrit alors maintes choses nouvelles
Qui vinrent transformer une vie sexuelle
Jusqu’ici tristounette et sans beaucoup d’éclat :
Ce fut un carnaval une folle java.
Très vite elle s’adonna aux joies de la branlette
Et au turlututu de la bergeronnette
Aux offrandes empressées de la femme d’Hector
Ou aux joyeusetés du pimpant matamore.
Elle apprécia bientôt au cours d’une levrette
Le chemin parcouru par la dive quéquette
Qui la surprit un peu mais sans la rebuter ;
Un exploit généreux qui fut remercié
Par un doigt fureteur partit à l’aventure
Pour aller découvrir une intime embrasure.
Ils s’amusèrent aussi au moussaillon joyeux
Et goûtèrent aux effets d’un bouillant tête à queue.
Bref, en matière d’amour Madame la Baronne
Devint rapidement très gentille friponne.

La bluette dura ce que durent les fleurs
Quelques mois seulement mais des mois de bonheur
Désormais la Baronne songe au bal costumé
Et au beau mousquetaire qu’elle pourra rencontrer.
Raimondo – 2015

Les tendresses de la Comtesse

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Madame la Comtesse, je puis vous l’assurer,
Etait une déesse en matière de pompier ;
Pour l’avoir éprouvé, je le proclame fort
Elle avait une bouche à réveiller un mort.

Il me souvient qu’un soir, nous étions au printemps,
Nous profitions alors d’un climat très clément
Et à la nuit tombée, malgré l’heure tardive,
D’un lac aux calmes eaux  nous parcourions la rive.
Il me vint une idée, peut-être saugrenue,
De poser une main sur son opulent cul
Et durant un moment avec grande tendresse,
Caresser longuement de généreuses fesses.
Je m’attendais, bien sûr,  à quelque réaction,
Un geste pour marquer sa désapprobation,
Qu’elle allait m’asséner d’un air imperturbable
Afin de rabrouer cette action  méprisable.
Oui, mais il n’en fut rien, et un rire éclatant
Montra qu’elle appréciait ce câlin bienfaisant
Et pour me remercier d’une telle attention
Elle exerça alors une tendre succion
Sur un membre affolé par cette gâterie
Dont je fus, je le dis, fortement ébahi.
Ses lèvres allaient, venaient, avec telle ferveur
Que mon vit aussitôt s’enfla avec vigueur,
Et les titillements d’une langue taquine
Comblèrent de bonheur une fiévreuse pine.
Puis une main experte s’en vint envelopper
Des couilles jusqu’ici encor trop négligées,
Et l’effet conjugué de toutes ces caresses
Me mena sans faillir au bord de l’allégresse.
Je poussai un grand cri afin de prévenir
Du grand chambardement qui allait subvenir
Mais la tendre Comtesse sans jamais s’arrêter
Poussa jusqu’à la fin sa tendre activité,
Et ne rechigna point à happer goulument
D’un membre exacerbé le délicieux présent.

La Comtesse apprécia qu’à mon tour je lutine
Sa tendre intimité d’une langue badine. 
Raimondo – 2015

Solitude

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Ce soir-là, la Comtesse souffrant de maux de tête,
Le Comte décida d’aller voir Guillemette.
C’était une soubrette, servante très zélée
Travaillant au château depuis quelques années.
Elle était jeune et belle, vigoureuse au labeur,
Et savait au besoin consoler tous les cœurs.
Le Comte quelquefois, un peu trop esseulé
S’en venait la trouver pour se réconforter.
Elle suçait à ravir, et son con séduisant
Savait vous recevoir avec empressement ;
Souvent dans l’escalier menant aux échauguettes
Elle prisait volontiers une bonne levrette,
Dont le doux va et vient décuple les ardeurs
Des sexes échauffés sans cesse quémandeurs,
Elle se montrait experte au jeu de la branlette,
Et ne refusait point celui de l’enculette,
Elle savait écouter la moindre suggestion
Bref, c’était une perle en toutes occasions.
Cependant ce soir là, la belle Guillemette
N’était pas au château, elle était à la fête
Qu’on donnait au village le jour de la Saint Jean
Lorsque survient l’été à la fin du printemps.
Et le Comte frustré de ne la point  trouver
Se mit à rechercher un autre dérivé.
Il songea un moment à cette  à cette cuisinière
Dont les seins plantureux accueillaient sans manière
Les bites recherchant quelque soulagement
Dans la chaude douceur de ces fiers arguments.
Mais il se rappela qu’auprès de ses fourneaux
Cette femme avait pris l’odeur des aloyaux
Ce qui n’est pas toujours un effluve rêvé
Lors des jeux de l’amour et de l’intimité.
Il se souvint plutôt de cette chambrière,
Au doux parfum boisé de la rose trémière
Dont rire enjôleur le faisait fantasmer
Mais qui se refusait toujours à s’enflammer.
Maintes fois il avait tenté de la séduire
Par des gestes empressés, par de charmants sourires,
Mais elle refusait toute galanterie
Car elle voulait rester fidèle à son ami
Avec lequel bientôt elle allait convoler
Après la fenaison et les travaux d’été.
Il rêva un moment à sa vieille nourrice
Qui lui donna son lait et fut l’initiatrice
De ses premiers émois durant l’adolescence
Lui faisant découvrir alors la jouissance.
Mais elle n’était plus là, et le Comte soudain
Revit en son esprit des souvenirs lointains.

Ce soir là, dans la cour, sous les reflets lunaires
Le Comte succomba  au plaisir solitaire. 
Raimondo – 2015

Actu-m’en diras tant Février 2017

Posted in Actualités & hors-série on février 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

« En Arabie, les voleurs sont amputés,
En France, les voleurs sont députés. »
(Aphorisme connu)

La coupe continue de déborder

par Gérard

 Avec l’affaire Fillon, l’écoeurement et la défiance à l’égard des politiciens, de quelque sensibilité qu’ils soient, gagne une majorité d’électeurs. Il m’est revenu en mémoire une expression que les nationalistes espagnols utilisaient par dérision pour se moquer des Républicains avec leur « Frente Popular », ils avaient ridiculisé la chose par un à-peu-près qui colle parfaitement à l’ensemble de nos élus, de droite ou de gauche : « El Frente Crapular » ! Vous allez me dire : Mais qui est-ce qui leur a donné autant d’argent, autant de privilèges, autant de passe-droit ? La réponse est simple : C’est eux-mêmes qui fixent leurs indemnités parlementaires et tous les à-côtés de confort (voyages gratuits par exemple) qui vont avec. Il faut dire qu’il y a un bel enfant de garce qui les a grandement aidé en son temps, il a pour nom Jean-Louis Debré ! Avant de quitter la Présidence de l’Assemblée Nationale pour les juteuses présidences du Conseil Constitutionnel puis du Conseil Supérieur des Archives _ à 72 ans il a toujours d’intéressantes indemnités _, il fera voter quasiment à l’unanimité de considérables avantages aux députés et aux sénateurs. Quand il s’agit de leur portefeuille, les Socialistes se trouvent miraculeusement d’accord avec la droite. Seuls les députés communistes voteront hypocritement « contre », sachant très bien que ces dispositions généreuses « passeraient » sans problème. Pour l’anecdote, il fut un temps _ j’ignore si c’est toujours le cas aujourd’hui _ où tous les élus communistes reversaient leurs gratifications au PCF, à charge pour ce dernier d’en faire une ventilation équitable. Bravo monsieur Debré, le ver était dans le fruit depuis longtemps, mais vous, vous avez fait en sorte qu’il y reste et prospère à demeure. Et ce jean-foutre se pavane aujourd’hui avec sa gueule hilare dans les médias où il a le culot d’être chroniqueur à la radio et à la télé, il lui arrive même de faire de l’esprit et quelques bons mots se cherchant sans doute un angle d’approche plus sympathique auprès des gogos et des neuneux … Lamentable ! Mais revenons aux crapules qui émergent du lot…

François Fillon habite un château dans la Sarthe. Grâce à un tas d’astuces tout à fait légales mais que la plus minimaliste des Morales réprouve, il peut maintenir son rang et se comporter comme un seigneur médiéval avec ces hommes-liges que sont ses fermiers (ex : Paris-Match s’est déconsidéré la semaine passée en lui léchant le cul ostensiblement dans un reportage inique. Il a droit, entre autres, à 128 kg par an de bonne bidoche… On croit rêver!). Il s’est présenté au bon peuple comme un fervent catholique et un défenseur des vertus morales. A croire que ce proverbe, qui circule dans sa bonne mairie de Sablé-sur-Sarthe et des environs est vérifié tous les jours : « Si tu as besoin d’argent, sarthois dans la caisse ! » On reproche le plus à Fillon le fait d’avoir pris les électeurs pour des truffes en les engluant dans un mensonge. Oui, Pénélope se tenait au courant de l’actualité grâce aux chaînes d’informations, elle en parlait sans doute à son mari entre la poire et le fromage. Oui, elle a écrit deux notes de lectures (actuellement non retrouvées) à la « Revue des Deux Mondes ». Ce qui vaudrait à un pigiste lambda, une poignée de quelques billes de 100€ s’est alors transformé en un véritable salaire à plus de 5 000€ par mois. Va expliquer çà à celui qui se lève tous les matins aux aurores pour aller gagner difficilement de quoi faire vivre une famille… François Fillon est bête, le jour même de la parution du premier article du Canard Enchaîné, il aurait dû faire profil bas, reconnaître la « fictivité » des services et s’engager à les rembourser sur l’heure. Il aurait ainsi désamorcé tout ce qui va encore paraître à propos de sa vertu et de sa bonne foi. Au lieu de ça, cruelle erreur, il embraye sur « Tout est faux et j’aime ma femme! » et également dans la coulisse à ceux, plus surs, à qui l’on peut le faire entendre: « Et je ne suis pas le seul. Regardez comme les politiciens de tous bords ne se mouillent pas en ce moment, c’est qu’ils font tous pareils ! » Merci m’sieur, on n’est pas cons, on avait compris, mais les autres ne se présentent pas à l’investiture suprême en se faisant le chantre des traditions cathos de chez cathos et en s’érigeant en Père La Morale pour les temps à venir: « Il faudra travailler dur et se serrer la ceinture ! » Eh pignouf, pourquoi n’as-tu pas commencé avec tes propres attachés parlementaires ?…Bref, un mauvais point pour les conseillers de son entourage: S’il finit par gicler, il ne pourra s’en prendre qu’à eux. Et ce n’est pas sa conférence de presse du 6 Février qui a pu arranger les choses: Les excuses sont venues trop tard, du bout des lèvres avec refus de remboursement. Seuls, les lèche-bottes Républicains ont fait semblant de croire à une pseudo-embellie qui va les mener droit à une élimination au premier tour si Fillon ne s’engage pas plus avant…

François Hollande fait payer par le contribuable une escorte de 4 personnes 365 jours/an pour Julie Gayet qui n’a aucun statut particulier. D’autre part, ses fils font la fête de façon quasi-permanente à la Lanterne, le tout payé par nous, naturellement.

Balkany se fout pas mal des règles de la République et arrondit son magot tous les jours. Cette feignasse de Jack Lang, qui n’a jamais rien foutu de ses dix doigts, continue à percevoir de mirifiques enveloppes alors qu’il n’est plus Directeur de l’Institut du Monde Arabe depuis des années, ne vous inquiétez pas pour lui, c’est pas demain la veille qu’il manquera de flouze pour ses belles chemises immaculées. Benoît Hamon, Mélanchon, Marine Le Pen et bien d’autres sont aussi dans ce cas de figure. On demande toujours plus de sacrifices au lampiste alors qu’on se goberge à ses frais. Où est le temps où De Gaulle demandait à payer de ses deniers l’électricité de l’Elysée ? Avec toutes les casseroles qu’ils ont au cul, ce n’est plus une Présidentielle, c’est Top Chef !

Nauséeux, déboussolé, l’électeur croit alors bon de se tourner vers des têtes nouvelles (…pour lui): Macron, Hamon. En réalité, ce sont tous déjà de vieux chevaux de retour, y compris ce pitre lamentable qui ne sait toujours pas qu’il est mort: François Bayrou. En fait, je n’ai relevé qu’une seule bonne idée dans tous ces programmes de demeurés mongoloïdes, elle vient de Mélanchon (Eh oui, j’en suis moi-même le premier étonné que Monsieur Lehaîneux ait eu cette illumination) : Comme à la fin de l’Assemblée Constituante (1789/91), l’Assemblée Législative qui lui succéda (1791/92) n’avait que de nouveaux élus, une disposition ayant rendu inéligibles les députés de la Constituante. Mélenchon propose de faire pareil, et j’ajouterais qu’il devrait en être de même pour les suppléants. Ah mes amis ! Imaginez le tableau ! Disparue cette mouche du coche de Raffarin qui court de la croupe de l’un à l’entrejambe de l’autre en croyant que ses conseils de merde ont du poids ! Les vieux caciques du PS (Aubry, Emmanuelli, Royal, Fabius, etc,,,) et les vieux croûtons de la droite (Gaudin, Juppé, Sarko, Morano, Larcher,,,) au placard ! Avec pas un sou d’indemnité, ils se sont déjà trop servi en prébendes de tous genres. Et, pendant qu’on y est à copier nos aînés des débuts de la République, pourquoi ne pas revenir à une chambre unique. La suppression du Sénat, qui ne sert quasiment à rien et qui coûte un pognon fou à la Nation, serait un geste sensible pour commencer à éponger notre colossale dette !

Ce qui serait souhaitable aujourd’hui, c’est quelqu’un qui fasse abstraction de carriérisme et de rapacité pour ne servir que son pays. Quelqu’un qui renonce à enrichir ses petits intérêts en les drapant faussement de tricolore. Quelqu’un qui aime suffisamment la France et les français !

Marine Le Pen embraye évidemment sur ces genres de trémolos: « Moi, si je suis élue, il y aura la préférence française ! » » Oh joli ! » Font les couillons frontistes qui se voient déjà débarrassés des bicots, des bamboulas et des juifs, peut-être même des Samoyèdes et des Séminoles. Mirage que tout cela, mes enfants, car il faut écouter la demie-folle jusqu’au bout. A savoir sortir de l’Union Européenne et retourner dare-dare au franc. Autrement dit un repli sur soi pour le pays qui le ramènerait à un niveau de vie, dans le meilleur des cas, du XIXème siècle. La notion de Patrie se réduisant ainsi à l’ombilic même de la Présidente FN.

Alors ? Qui reste-t-il en lice ? Mélanchon, mieux conseillé depuis quelques mois, cache son venin et enguirlande de circumlocutions emberlificotées son programme qui fera fuir tous les capitaux dans les 48 heures-chrono s’il « passait ». A dégager ! Les Verts ? Aussi bêtes que les premiers jours où ils sont apparus dans le jeu politique. Ils sont les magnifiques exemples des sangsues du système qui n’ont jamais rien foutu de leur vie, mais qui empochent avec le sourire les 15 000€ mensuels de députés européens (Eva Joly, Daniel Cohn-Bendit, José Bové, etc…). A dégager ! La faillite de Hollande oblitère de facto le petit Hamon au charisme de bradype amazonien. A dégager ! Fillon, hautain et fascisant,  doit revoir toute sa stratégie pour se rapprocher du peuple. A dégager ! Alors, évidemment, il reste Macron ! Oh, ce n’est pas une affaire ! Il a, lui aussi, un ego surdimensionné, mais réfléchissons un peu, il peut avoir pour lui le bénéfice du doute: Il est jeune, il présente plutôt bien, il a des aptitudes dans le domaine économique (Attention, ça ne voudra pas dire qu’il est intelligent dans tous les domaines !), il joue subtilement de son non-positionnement sur l’échiquier politique de l’heure.  Pourquoi pas ? Les autres nous ont tellement déçu; s’il ne fait pas mieux, il ne fera pas pire… Rappelez-vous que pour ne pas avoir à nouveau l’agité du bocal Sarko, on avait voté par obligation morale pour Pépère Ier sans se douter de son insondable incapacité dans tous les domaines. Je vous le dis, les amis, on est mal barré ! Mais comme l’homme providentiel n’existe pas, il faudra faire avec ce qu’on aura sous la main…

Ce n’est pas une conclusion, mais un clin d’oeil comme on les aime à Gigaproduction (Tiens ! Qui finit en « on » aussi !):

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Viviane 18

Posted in Oulibouf on février 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

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18e épisode 

Chapitre 5 : Viviane

Et la vie suit son cours.

Le Roi Louis XII a obtenu son divorce d’avec Jeanne de France : le Pape a donné son accord ; il y a toujours des arrangements possibles, moyennant quelques compensations. Le Roi peut épouser Anne de Bretagne dont il est amoureux depuis sa jeunesse. Ces problèmes domestiques réglés, il peut enfin faire de la politique et en particulier songer à poursuivre la conquête du Milanais sur lequel il fait valoir ses droits qu’il a hérité de sa grand-mère. Comme quoi, même en ces temps anciens, un petit héritage est toujours bon à revendiquer.

A Reims, les parents de Viviane attendent de ses nouvelles. On peut  penser qu’ils n’en recevront pas de sitôt… Jehan et Eliette filent le parfait amour ; les événements de ces derniers temps leur ont donné l’occasion de renouer la romance d’autrefois. Certes ils se doutent que cela ne sera pas éternel, mais pour l’heure ils ne boudent pas leur plaisir et peut même écrire « leurs plaisirs ».

A Tournehem, Viviane et Flore reprennent goût à la vie. L’épouse du Grand Bâtard, Jeanne,  les entoure et se montre avec elles comme une aïeule attentive. Flore semble s’intéresser à un jeune clerc chargé de prendre soin des livres du maitre des lieux qui, comme  son père Jean le Bon,  se révèle un bibliophile averti. Elle n’a pas encore cédé aux attentions de ce beau damoiseau, mais elle sent bien que cela ne saurait tarder.

Reste le cas de Viviane ; elle est enceinte et Jehan, le seul homme qu’elle n’ait jamais connu, est de toute évidence le père de l’enfant qu’elle porte Elle a bien caché à tous la nouvelle, mais Jeanne, fine mouche à flairé l’évènement : les nausées, ne trompent guère une personne d’expérience.

–         Quand te décideras-tu à me dire que tu es grosse ?

–         Mais comment avez-vous su ?

–         Peut-être as-tu oublié que j’ai mis quelques enfants au monde et je connais bien tous les phénomènes qui surgissent lors d’une grossesse.

Viviane est finalement heureuse de pouvoir confier ce qu’elle pensait être un secret à cette femme pleine d’expérience qui va l’aider à aborder la vie de mère qui sera bientôt la sienne.

Flore, quand à elle, ne se pose aucun problème de maternité, même si elle a enfin renoué avec les jeux de l’amour en cédant au jeune Gautier. Le clerc lui a fait visiter son domaine, il lui a montré les livres remplis d’enluminures magnifiques, dont elle a appréciées l’élégance ;  et si elle s’est émerveillée de toutes ces beautés artistiques,  elle a apprécié, un jour,  le délicat frôlement d’une main sur son joli fessier, cet effleurement n’étant qu’une étape, avant que d’aborder des divertissements capables de produire bien d’autres satisfactions.  Flore,  a accueilli avec plaisirs toutes ces  caresses dont le manque ternissait son équilibre et son moral. On trouva dans le château mille recoins secrets où l’on pouvait, en toute tranquillité échanger quelques gentillesses.

Gautier se révélait un amant plein de prévenance, d’une débordante imagination et Flore en élève appliquée savait apprécier les détours savoureux menant à l’extase, qu’elle découvrait avec lui. A son tour, elle imagina, un soir au clair de lune, sous les frondaisons du parc, une gentillesse que sa bouche besogneuse lui alloua avec grand art. Gautier goûta à sa juste valeur cette gâterie inattendue qu’il ne connaissait pas et Flore apprécia, pour des raisons pratiques,  la présence d’une fontaine gazouillant à proximité…

Si la vie à Tournehem se déroule de façon idéale, il n’en va pas de même à Reims où les parents de Viviane, attendent toujours des nouvelles de leur fille. Dans l’espoir d’en apprendre un peu plus sur cette inexplicable  disparition, ils ont à plusieurs reprises contacté Eliette, mais cette dernière ne leur en n’a  pas dit plus et même, à la longue, lasse de leurs continuelles visites, elle s’est montrée assez cassante avec eux.

–         Après tout, disait-elle à Jehan, c’est bien de leur faute ; pourquoi donc vouloir cloitrer leur fille dans un couvent contre sa volonté ?

–         Bien sûr, reconnaissait Jehan, mais pourquoi montres-tu tant de dureté envers avec ces pauvres gens.

–         Je suis dure et je m’enflamme  parce que leurs pleurnicheries m’ennuient ; ils n’avaient qu’à réfléchir aux conséquences de leur décision concernant l’avenir de leur fille.

–         Décidément ma pauvre Eliette tu es toujours aussi entière, incapable de montrer un brin de raison et un peu d’humanité ; tu t’emportes, tu hausses le ton. Il ne t’est pas venu à l’idée que ces parents, un peu tardivement peut-être, regrettent le  choix de vie qu’ils ont imaginé pour leur enfant ?

–         Jehan mon ami, tu m’ennuies. Je te rappelle que j’ai imaginé la « disparition de ta Viviane », pour éviter de te compromettre dans une affaire qui aurait pu t’apporter quelques ennuis avec les soldats du guet. Alors tes réflexions, tu peux te les foutre …

Eliette emploie ici une expression qui n’était peut-être pas en usage en cette fin du 15e siècle, mais que Raimondo utilise pour donner plus de vigueur à son récit. Pardonnons à ce génial conteur, l’anachronisme qu’il se permet pour la  bonne cause littéraire.  (Note de l’Editeur)

La discussion entre Jehan et Eliette, se termina sur ces magnifiques paroles. Les deux amants se séparèrent fâchés ; chacun regagna son propre logis. Ce soir, il n’y aurait pas de petit câlin, pas de main caressante, pas de doigt fripon, pas de bouche avenante ; bref, rien de ce qui aurait pu apporter un peu de sérénité dans ce monde de brute…

Le lendemain, Eliette vit paraitre en son échoppe un jeune adolescent chargé de lui remettre un pli dont elle prit connaissance aussitôt. C’était un mot de Jehan.

« Chère Eliette, j’ai besoin de me changer les idées, et c’est pourquoi je vais me rendre à Tournehem, auprès du Grand Bâtard.  Donne une petite pièce au porteur de ce message.»

Eliette resta de marbre  à la lecture de cette froide missive, mais la colère montait en elle, en constatant l’attitude fuyante de Jehan. Elle retint un instant le messager, le temps d’aller chercher, pour le remercier, quelques piécettes ;  mais celui-ci avait filé, pressé sans doute par quelque tâche urgente et en particulier, la remise d’un mot de Jehan destiné à la famille de Viviane et un autre, à la supérieure du couvent de Cormontreuil.

Mais cela Eliette ne le sait pas.

***

Après son algarade avec Eliette, Jehan a passé la nuit à réfléchir. Certes, la faribole imaginée pour expliquer la disparition de Viviane a pu, un temps du moins, satisfaire sa famille, mais désormais, il pense que les choses allant trop loin, il y a lieu de rétablir la vérité. Il a donc décidé de se rendre à Tournehem afin de ramener Viviane auprès des siens. Par ailleurs, il n’est plus question de vie conventuelle, et il va falloir en convaincre la famille.

Il a pris contact avec un roulier qui va le mener en Flandre et remis des lettres à un jeune voisin chargé de les transmettre à divers destinataires.

Celle destinée à Eliette, on l’a vu, est fort succincte, Jehan ne tenant pas à entrer dans de longues explications qu’il réserve à d’autres. Et en particulier, pour la famille de Viviane,  il tient à se montrer rassurant  en un écrit qui enjolive un peu la vérité mais qui devrait dans l’immédiat apaiser leurs tourments.

« Je suis Jehan, enlumineur de profession, élevé par les moines de l’abbaye de Saint Rémi. Durant les journées du sacre de notre roi Louis le douzième, j’ai eu l’occasion de rentrer votre fille Viviane. Nous avons, en tout bien tout honneur sympathisé, car elle semblait très intéressée par mes travaux d’enluminure. L’amitié aidant, je suis devenu le dépositaire de son secret familial qui la rendait malheureuse : entrer au couvent comme vous en aviez le dessein ; cela n’était pas, et de loin, son désir. Désespérée, je l’ai trouvée errante dans la nuit. Je l’ai hébergée afin de la soustraire aux  dangers nocturnes dans l’attente du jour pour la ramener auprès des siens. Mais elle refusa catégoriquement de rejoindre votre logis.

Par la suite, nous avons eu l’occasion de pouvoir nous éloigner de Reims dans l’attente de jours meilleurs  et pour vous tranquilliser, elle écrivit une lettre que l’apothicaire Eliette accepta complaisamment  de vous  remettre. Il va sans dire que cette femme, une amie de longue date et connue en la ville pour son commerce florissant n’est absolument pas complice de la fuite de votre fille et qu’il serait inconvenant de tourmenter à ce sujet.

Je vais dès que possible me rendre auprès de Viviane pour tenter de la ramener à la raison. Il me parait cependant souhaitable que vous abandonniez le projet d’en faire une religieuse. Peut-être y a-t-il d’autres solutions plus conformes à ses désirs.»

Bien sûr, Jehan passa sous silence la complicité intime, qui s’était créée entre eux. Il omit de préciser combien leur fille avait apprécié les jeux de l’amour pour lesquels elle montrait beaucoup d’empressement.

Une autre missive était destinée à la Mère supérieure du couvent de Cormontreuil ; en termes courtois il lui fit part de la peine de son amie Viviane destinée à devenir moniale sans en avoir jamais éprouvé le moindre désir. Il termina sa lettre en faisant état d’un évènement que l’indiscrétion d’une religieuse lui avait révélé :

« N’obligez la pauvre Viviane à se couvrir d’un habit, que vous-même, en son temps, avez revêtu contre votre gré… »

Dès que possible, Jehan quitta Reims en direction des Flandres  avec un roulier qui devait livrer en cours de route, des fûts de vin de la région champenoise. Le voyage se révéla un peu long : le chariot était lourdement chargé et les chevaux de trait devaient être changés souventes fois. Si le roulier ne quittait pas son charroi durant les nuits, Jehan quant à lui se reposait dans les auberges et à plusieurs reprises, il fut sollicité par les œillades de quelques servantes dont le décolleté, en cette période estivale laissait apparaitre de biens jolis attraits. Il résista quelques jours, mais l’envie supplanta bientôt la sagesse qu’il s’était imposé en allant retrouver Viviane.

Un soir,  en se couchant, il constata que son lit était occupé par un joli tendron complètement nu ; bouleversé par cette délicieuse vision, troublé par le velouté d’une blanche peau satinée qui s’offrait à lui, il ne sut résister à cette invite. La nuit fut enchanteresse et  à plusieurs reprises,  chacun y trouva le plus profond des bonheurs.

Deux jours plus tard, la cité de Tournehem se profile dans le lointain.

***

Alors que dans quelques heures il arrivera au château de son oncle le Grand Bâtard, Jehan ne sait pas que Viviane a ressenti les premières douleurs de l’enfantement. Il ne sait pas non plus qu’après avoir donné la vie à une jolie fillette, un implacable destin mettra fin à ses jours, comme beaucoup de femmes de l’époque lors des accouchements, laissant une orpheline à laquelle on a donné le prénom de sa mère : VIVIANE.

Raimondo (2016) – à suivre

Galerie d’Art 04

Posted in Actualités & hors-série on février 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

La dernière Galerie datant du 20 Octobre 2015, il était temps d’émoustiller vos sens artistiques.

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Blagues (ou comics) Février 2017

Posted in Actualités & hors-série on février 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

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