Raimondorama 23

Posted in Oulibouf on juin 20th, 2017 by gerard – 2 Comments

Une royale visitehaute51

Le Comte était monté au sommet du donjon
Et de son œil aigu il scrutait la région.
Soudain dans le lointain, soulevant la poussière,
Il  vit se déplacer  une horde guerrière,
Précédée d’oriflammes aux blasons colorés
Que portaient des hérauts sur leur blanc destrier.
Il reconnut bientôt, d’azur aux lis ardents,
La bannière du Roi qui flottait dans le vent.
Aussitôt du castel s’ouvrit le pont-levis
Pour accueillir le Roi avec cérémonie.
La Comtesse s’en vint, elle fit la révérence
Au vaillant souverain qui dirigeait la France,
Et le Roi constata d’un regard avisé
Que cette femme là rayonnait de beauté,
Ayant aux bons endroits les rondeurs nécessaires
Capables de combler les chaleurs de la chair.
Disons plus simplement, usant de mots succincts
Qu’elle avait un beau cul et de très jolis seins,
Sur lesquels ce grand Roi aurait aimé poser
Ses généreuses mains afin de les tâter.
L’époux étant présent, ce geste chaleureux
Aurait pu chagriner un mari ombrageux ;
Aussi pour éviter une telle occurrence,
On éloigna le Comte qu’on chargea en urgence,
Sur les ordres du Roi d’aller au bois voisin
Préparer une chasse prévue le lendemain.
Et pendant ce temps là le Roi et  la Comtesse
Purent batifoler, se faire mille tendresses,
Se toucher, se sucer, s’offrir avec passion,
Les intimes présents de la fornication.
Le Roi fut enchanté de voir que cette femme
Savait comme un brandon devenir une flamme
Et par tous les effets d’une science avérée
Offrir à cet amant le plaisir d’exulter.

Une si belle action, méritait récompense ;
La visite du Roi eut quelques conséquences :
La Comtesse et l’époux furent nommés marquis
Et quelques mois plus tard, un enfançon naquit…
Raimondo – 2015

Conjugaisonhaute52

Esseulée, la Comtesse en son petit salon,
Très délicatement caressait son bouton
En songeant au Marquis qu’elle avait rencontré
Chez une sienne amie au cours d’une soirée
Où les gens du beau monde parfois sont réunis
Pour discuter de rien et tromper leur ennui.
Cet homme très courtois, charmant et policé
Sut par son entregent, vivement l’intriguer,
Et depuis ce soir là sans cesse en son esprit
Elle se remémorait le délicieux Marquis ;
Et même elle fantasmait au point d’en arriver,
Comme c’était le cas, jusqu’à se masturber.
Alors elle décida qu’il serait préférable,
Au lieu de ce frottis plutôt inconfortable
D’imaginer des jeux un peu plus passionnants
Que l’on peut faire à deux sur de jolis draps blancs.
Et c’est ainsi qu’un jour en un charmant logis,
Où se cachent en secret les couples interdits,
Ils purent à loisir lutter passionnément,
Et avec frénésie se donner du bon temps.
Le Rubicon franchi, ce fut le Capitole
Qu’on atteignit bientôt en quelques cabrioles
Et l’on n’hésita pas après ces doux assauts
A tenter le parcours du fringant matelot
Ainsi que la ruée de la biche aux abois
Ou  le doux va et vient du hussard franc-comtois.
On apprécia aussi, l’indicible douceur
De ces recoins replets et tout faits en rondeur
Objets  des frénésies du joyeux tabellion
Ou du charivari de la grosse Marion.
On s’aima follement et à maintes reprises
Sans jamais se lasser, sans jamais lâcher prise,
Jusqu’au moment fatal où l’on dut constater
Que l’on manquait d’ardeur afin de persister.
On s’arrêta un temps pour retrouver courage,
Et créer en rêvant quelques nouveaux rivages
Permettant de reprendre un délicieux combat
Et poursuivre à loisir les licencieux ébats.

Pour ces deux amants là, ce jour fut mémorable
Où très souventes fois on se remit à table
Et où  des heures durant, du joli verbe « aimer »
On conjugua les temps de façon passionnée.
Raimondo – 2015

Triplettehaute53

Madame la Baronne un beau jour s’aperçut
Que sa petite bonne avait un joli cul,
Ce n’était pas en soi un fait trop étonnant
Mais elle se rendit compte que ce beau fondement
Constituait pour elle un attrait singulier
Qui la poussait parfois à vouloir le tâter.
Elle eut bien volontiers soulevé la jupette,
Caressé, les rondeurs de ces fesses replètes,
Laissé courir ses doigts dedans les chauds recoins
Que pourrait découvrir une fouineuse main.
Cette constatation la gêna quelque peu :
Aurait-elle en amour préféré d’autres jeux ?
Pourtant, quand le baron lui offrait sa quéquette
Elle aimait sans détour lui faire grande fête
Acceptant les folies qu’en de pareils moments
On n’hésite jamais à faire communément.
Que ce soit par devant ou même par derrière
En levrette, à genoux, en toutes les manières,
Rien ne la rebutait et avec le Baron,
Le bonheur jaillissait sans cesse et à foison.
Elle se décida donc, en cette circonstance,
A  requérir d’un psy une docte assistance,
Et sur un grand divan, elle confia ses tracas
A cet homme de l’art qui sans faire d’embarras
Lui révéla alors qu’elle était devenue
Par quelque coup du sort une étrange ingénue
Dont le corps s’enflammait en toutes occasions
Pour celui d’une femme ou celui d’un garçon.
Quand le Baron apprit semblable nouveauté
Son esprit eut bientôt une sublime idée ;
Et c’est ainsi qu’un soir dans un petit salon
Ils se trouvèrent à trois pour jouer du piston,
De la viole d’amour et de la turlurette
Ainsi qu’au va et vient  du joueur d’épinette.
Et, de la ritournelle aux grands airs d’opéra
Ils purent décliner de multiples arias,
Echangeant à loisir les douces privautés
Que chacun dispensait à la communauté.
Ce fut un vrai régal, un moment délicieux
Moment durant lequel on découvrit des  jeux
Tout nouveaux, inconnus, mais extraordinaires,
Apportant à chacun un bonheur salutaire.

Il se forma ainsi un groupe inattendu
Que d’aucuns trouveront peut-être incongru
Mais  beaucoup sans le dire aimeraient une fois
Tenter cette expérience et faire l’amour à trois.
Raimondo – 2015

La Fille du Baronhaute54

Au collège déjà, la fille du Baron
Faisait la grande joie de tous ses compagnons :
Dès que ses petits seins se mirent à gonfler
Elle prit un grand plaisir à les faire contempler
A quelques bons amis qui eurent le bonheur
De pouvoir caresser ces mignonnes rondeurs.
Avec le temps les seins prirent de l’envergure
Dont les habits moulants accusaient la courbure
Et chacun regardait d’un œil émerveillé
Ce buste généreux qu’on rêvait de tâter.
Quelques uns eurent droit à cet insigne honneur
Mais ne purent prétendre à nulle autre faveur,
Car si elle permettait qu’on caresse ses seins
Il n’était pas question que l’on aille plus loin
Et radicalement  les cuisses se serraient
Lorsqu’une main glissait vers des recoins secrets :
Elle avait décidé qu’avant le mariage
Elle garderait intact un précieux pucelage.
Et quand elle épousa, sur l’avis de son père,
Un duc de ses amis un homme un peu austère
Mais hautement titré et plutôt fortuné
Elle apporta en dot une virginité,
Ce qui, en notre temps est assez peu courant
Pour que l’on puisse ici l’affirmer hautement.

Par la suite elle pensa à ces jeux du passé
Et quand elle revoyait les amis du lycée
Elle ne se montrait plus comme autrefois sévère
Ouvrant très largement des cuisses hospitalières.
Raimondo – 2015

Le Kamasoutra de la Comtessehaute55

Le Comte bandait mou, et sa femme excédée
De trouver un époux aussi peu empressé,
Aborda les problèmes et sortit le grand jeu
Afin de réveiller ce sexe laborieux.
Très énergiquement elle prit le vit en main
Et le combla d’abord de quelque va et vient,
Accompagnés bientôt d’un gratouillis charmant
Qui s’en vint caresser de gros roustons pendants ;
Pour faire bonne mesure une bouche affamée
Se mit à suçoter ce gland inanimé.
Ce fut un vrai miracle et après un moment
La bite se dressa  alors très fièrement
Et le Comte sentit venir les sensations
Précédant l’arrivée d’une belle explosion.
Aussitôt la Comtesse chevauchant son époux
Prit le membre dressé pour le mettre en son trou :
Elle agissait ainsi, comme dans l’ancien temps,
Un certain duc d’Aumale, un fils des Orléans,
Pratiquait en amour avec ses concubines
Cette belle façon pour soulager sa pine.
Dans le Kamasoutra La Comtesse avait lu
Toutes ces positions qui sont les bienvenues
Apportant en amour de nouvelles manières
Pour échapper enfin au terne missionnaire.
Et ce soir là le Comte, ne put qu’être ravi
D’étrenner quelques poses en matière de déduit.
Il goûta les bienfaits du boa constrictor
Ainsi que les remous du grand conquistador
Sans oublier les joies du notaire de Royan
Et les doigts égarés du coquin père Adam ;
Mais ce qui le combla et le fit exploser
Ce fut des Walkyries la folle chevauchée,
Qui généra enfin la furieuse tempête
Emplissant les ognons en vidant les roupettes.
Et ainsi soulagés, ils fermèrent les yeux
Attendant un réveil encor plus luxurieux.
Raimondo – 2015

Actu-m’en diras tant Juin 2017

Posted in Actualités & hors-série on juin 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

Comme chaque année, je me vois contraint de vous prévenir de certains changements en Juillet et Août, c’est-à-dire pendant les vacances d’été: Disparition de « Actu-m’en diras tant » (…et puis, sans l’aide, pour l’instant, d’Adhémar, je suis incapable d’assurer la minimale dizaine d’images), réapparition des comic-strips (blagues en plusieurs images) et des frasques de cette brave Dora. Pour cette dernière, je rappelle qu’un Concours est toujours ouvert… mais bon, ça fait des années que je prêche dans le désert…20170601actu

Concernant les photos qui mettront, dans l’avenir, Madame Macron sur la sellette, je tiens à préciser que c’est la loi du genre.Je n’ai rien de personnel contre cette brave dame mais elle est dorénavant sous les projecteurs de l’actualité, et elle devait bien s’attendre à être brocardée en cas de succès électoral de son époux. Donc, mes excuses anticipées si cela vous choque mais ce gandin-grande-gueule de Chirac, ce nain-agité du bocal de Sarko et le look de commis-épicier au QI de ragondin d’Hollande sont déjà passé par là, je ne vois pas pourquoi il y aurait exception pour le couple Macron !actu20170610

actu2017061011

 

Viviane 20

Posted in Oulibouf on juin 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

20e épisodeviviane20

Chapitre 7 : retrouvailles

            Le samedi 27 janvier 1515, Viviane faillit perdre son pucelage…

           La veille, on s’en souvient, elle avait appris le secret de ses origines, et dès lors, une fois pour toute, elle chassa de ses pensées l’oncle mercier dont elle souhaitait radier de son esprit la parenté, de même que le joli cousin aux yeux bleu ; quoique celui-ci pour un petit encas… Viviane comme toutes les filles de son âge, avait quelquefois du vague à l’âme, un peu ailleurs également…

            Cependant, si ce cousin avait des yeux magnifiques, elle restait, comme beaucoup de rémoises, subjuguée par l’admirable Roi à la fière allure qu’elle avait aperçu alors qu’il défilait sur un noir destrier dans les rues de la ville. Elle pensait d’ailleurs, et n’en était pas peu fière, que ce monarque était pour elle un très lointain cousin, certes de la main gauche, mais cousin tout de même, puisque tous deux avait en commun un aïeul, le Roi Jean II, le vaincu de la bataille de Poitiers durant la guerre de Cent ans.

            Et c’est en suivant les défilés, afin de voir de près son « beau cousin », qu’elle remarqua un bel écuyer de la suite royale. Une fois encore, son cœur sensible frémit à sa vue ; il était jeune, beau, vêtu de jolis atours et tenait un écu portant en armoirie le blason vairé de Bretagne, emblème  dévolu à la jeune Reine de France qui avait hérité de cette province léguée par sa mère Anne de Bretagne. Viviane lui sourit, fit un léger signe de la main que ne manqua pas de remarquer le beau damoiseau.

             Le hasard, (mais était-ce bien le hasard ?) fit qu’ils se rencontrèrent le jour suivant et qu’ils lièrent conversation. Aymeric, ainsi s’appelait-il,  lui proposa de visiter les écuries, une grande bâtisse aménagée au cours des siècles par les moines de l’abbaye de Saint Rémi,  pour recevoir les nombreux chevaux qu’on devait héberger et soigner durant les jours de sacre. Viviane accepta volontiers cette invite d’autant qu’on était en hiver et que la température  n’était pas très clémente pour rester trop longtemps à l’extérieur.

            En lui tenant la main pour la guider, Aymeric  lui montra l’impressionnante file de stalles ou reposaient les destriers ; un peu plus tard  il enserra sa taille et profita bientôt de cette position pour se montrer plus hardi glissant sa main sur un sein, dont il sentit la fermeté à travers le lainage de sa robe. Le cœur de Viviane se mit à battre un peu plus fort. Elle avait jusqu’à ce jour connu quelques amourettes gentilles, celles que connaissent tous les préadolescents, mais cette fois le garçon se faisant plus pressant et même profitant d’un recoin destiné à entreposer le foin des destriers, il la renversa sur cette molle  litière,  glissa une main sous sa robe à la recherche d’une intime peau nue. Elle eut peur. Elle se doutait bien, les années passant, que les petits flirts deviendraient à la longue plus poussés, qu’une  intimité naitrait, faite de caresses et de privautés, mais elle voulait choisir le moment de sauter le pas et en aucune façon ne voulait laisser ce coquin agir comme un soudard.

            Viviane se rebiffa, repoussant tant bien que mal la main importune qui cherchait à l’envahir en violant son intimité ; elle poussa un cri guttural qui se répercuta sous la voute du bâtiment, cri que  perçut un lad  se trouvant dans les parages, pour accomplir ses tâches quotidiennes. L’homme approcha et aussitôt comprit la situation. Calmement il prit Aymeric par le cou et le tira violemment en arrière ; il avait une force peu commune et l’écuyer se retrouva piteusement sur le sol, les quatre fers en l’air. Malgré la douleur que la chute avait provoquée, il eut l’audace de s’adresser avec morgue à son agresseur :

        De quoi te mêles-tu, manant, sais-tu bien qui je suis ?

        Oui bien sûr je le vois, tu n’es qu’un malfaisant qui se conduit de façon ignoble avec une jeune fille.

        Je suis écuyer au service de la Reine et je te défends de m’interpeler sur ce ton.

        Eh bien Monsieur l’écuyer au service de la Reine, je vous prie de bien vouloir déguerpir d’ici rapidement, sinon je vais vous rosser de si belle façon que notre souveraine aura du mal à  vous reconnaitre après les  petites attentions que je vous réserve.

             L’homme était grand, fort, un colosse à la  voix de stentor ; tout en lui donnait à réfléchir. Aymeric eut assez de sagesse pour s’éloigner très lentement, non par bravade, mais tant les os lui faisaient mal après sa chute.

             Le lad s’en vint alors vers Viviane qui sanglotait, lui prit paternellement la main et par de douces paroles parvint à la rasséréner. Elle se calma, sourit à ce sauveur à la douce voix lénifiante.

        Merci Monsieur, d’être intervenu.  Que serait-il advenu si vous ne m’aviez pas prêté main forte ?

        Oublions tout cela, voulez-vous. La nuit va bientôt tomber et si vous le souhaitez je peux vous raccompagner chez vous.  

             Bien sûr, elle accepta. Elle ne connaissait pas ce colosse, mais tout en lui respirait la bonté, la bienveillance ; sa longue chevelure grise, rappelait les patriarches que Jehan, son enlumineur de père, avait dessiné pour illustrer une bible qu’un noble mécène lui avait  commandée.

             De retour au logis avec son sauveur elle fut le témoin d’une péripétie  pour le moins inattendue et   incompréhensible pour elle. A peine se virent-ils que le lad et Jehan se jetèrent dans  les bras l’un de l’autre, dans une amicale étreinte.

        Jehan, mon ami, que je suis heureux de te revoir !

        Guillaume, par quel miracle, te trouves-tu ici ?

             Certes ces manifestations d’affection étonnèrent Viviane, qui resta bouche bée et stupéfaite de la situation. Son père éclaira sa lanterne et une fois encore  elle découvrit un pan de sa vie qu’elle ignorait.

        Ma petite Viviane, ce charmant monsieur est un ami de longue date, que j’ai connu lorsque nous vivions au château de Tournehem. Il est le mari de Guillemette, cette femme qui t’a allaitée durant les premiers mois de ta vie. Au castel, c’est lui qui s’occupait des écuries de l’oncle Antoine de Bourgogne en veillant d’excellente façon  à l’entretien des chevaux. A l’époque, nous nous sommes  liés d’amitié et j’ai bien regretté que depuis notre retour à Reims l’occasion de nous revoir ne se soit pas présentée.

             Guillaume à son tour leva, pour Viviane et Jehan, le voile du passé. Après le décès du Grand Bâtard,  son petit fils Philippe hérita du manoir ; militaire, toujours par voie et par chemins, il y venait rarement.

        Il nous chargea, Guillemette et moi d’entretenir les lieux en bon état, ce que nous avons fait et continuons de faire. En outre, les moines de l’abbaye de Saint Rémi font toujours appel à mes services lors du sacre de nos Rois pour m’occuper des chevaux de tous les nobles venus en la circonstance. C’est le troisième sacre durant lequel j’officie, et certainement le dernier, car notre Roi est jeune, il a un long avenir devant lui et je quitterai ce monde avant la venue de son successeur.

             Sur ces entrefaites, Flore arriva et en un premier temps s’adressa à sa fille.

        Voyant que la nuit allait tomber je me suis inquiétée pour toi et je suis allée voir si tu n’étais pas chez ta marraine.

             Ce fut Guillaume qui intervint :

        Sachez, petite madame, que j’ai eu le plaisir de croiser dans la rue cette jolie jeune fille et n’écoutant que mon bon cœur, sans même savoir qui elle était, je me suis proposé pour la raccompagner chez elle.

             Flore reconnut alors cet ami d’autrefois et à son tour se jeta dans ses bras, heureuse de le revoir après de longues années.

             Ce jour-là on fêta les retrouvailles à l’Auberge des trois canards, et Eliette fut de la partie. On se régala ; on ressassa de vieux souvenirs ; on évoqua le Grand Bâtard de Bourgogne qui avait traversé leur vie. Eliette, l’incorrigible Eliette remarqua que ce Guillaume avait somme tout fière allure et qu’il devait être un excellent complice dans l’intimité. Elle imagina beaucoup de choses et cette nuit-là, se déroula une magnifique chevauché qui la fit crier de bonheur. Malheureusement pour elle, ce n’était qu’un rêve…

***

             En quelques jours la ville de Reims retrouva son calme habituel après le départ du Roi et de tous les participants que le sacre avait attirés. Les bourgeois de la cité, comme le veut la tradition, payèrent les frais engagés pour les diverses cérémonies, les défilés et la décoration de la cathédrale et des rues de la ville. Comme à l’accoutumée, ils se plaignirent des sommes exorbitantes  qui leur furent demandées, oubliant que ces fêtes attiraient beaucoup de monde et que les divers commerces avaient pu  en ces jours, remplir très largement leur escarcelle.   

             La cité ne sait pas qu’il lui faudra attendre 32 ans pour organiser le prochain sacre. Elle ignore encore que dans quelques mois le Roi François se couvrira de gloire à Marignan. Elle ne se doute pas qu’après cette retentissante et inoubliable victoire qui fera florès à l’avenir, viendront les revers, la défaite de Pavie, les démêlés du souverain avec l’ignoble Charles Quint. Elle méconnait aussi qu’à travers toutes les vicissitudes du règne, le royaume, après un long Moyen Age, va connaitre une ère nouvelle avec La Renaissance.

***

             L’année suivante Viviane se rendit à Tournehem, à l’invitation de Guillaume. Flore sa maman  l’accompagna en ces lieux  dont la jeune et jolie jeune fille ne gardait  qu’un souvenir très vague et qu’elle rêvait de revoir avec des yeux d’adultes.  Elle fut heureuse de retrouver Guillemette cette femme qui l’avait nourrie dans les premiers mois de sa vie.

             Le château restait de facture médiévale et malgré les bons offices de Guillaume, il commençait à accuser son âge ; de gros travaux auraient été nécessaires afin de rénover les toitures en mauvais état et les murs aux pierres érodées. Le propriétaire se souciait peu d’y réaliser les grands travaux indispensables ; d’ailleurs il n’en avait pas les moyens.

             Néanmoins, l’intérieur avait encore un certains charme que Tristan lui fit découvrir. Tristan était le fils de Guillaume et Guillemette, donc son  frère de lait ; à quelques jours près, ils étaient du même âge et bien vite une certaine camaraderie s’établit  entre eux. Tristan  lui fit visiter les combles où l’on pouvait admirer les magnifiques charpentes de chênes, œuvre du savoir faire d’autrefois, les échauguettes, les mâchicoulis et autres meurtrières. On était en été et le soir, les deux jeunes gens aimaient parcourir au clair de lune la campagne environnante. Avec la complicité de la nuit leur camaraderie se fit alors plus intime, un flirt s’ébaucha  se mua bientôt en amourette ; on échangea quelques baisers de plus en plus tendres et l’on osa des caresses qui, les jours passant, devenaient passionnées. Tous deux  étaient à l’âge où l’on a hâte de connaitre quelques nouveautés.

             Le lundi  7 juillet 1516, Viviane perdit son pucelage.

Raimondo – Fin de la IIIe partie (mais… toujours à suivre)

Blagues Juin 2017

Posted in Actualités & hors-série on juin 1st, 2017 by gerard – Be the first to comment

comic201706

Hors-série Mariages 01

Posted in Actualités & hors-série on juin 1st, 2017 by gerard – Be the first to comment

20170601mariages

Raimondorama 23

Posted in Oulibouf on mai 20th, 2017 by gerard – 3 Comments

Pour la première fois, nous allons donc faire connaissance de ce fort tempérament créé par Raimondo: Tante Emma. Souhaitons que ses exploits nous ravissent encore pour longtemps.20170520emma_01

Jérémie

Tante Emma était bien connue dans la famille
Pour avoir initié les garçons et les filles
Aux doux jeux de l’amour, à la façon d’aimer
Et à tous les plaisirs qu’on en peut retirer.
Par un beau jour d’été, Jérémie son neveu
Baisa avec Emma dans un sentier herbeux.
Le temps était superbe, on était peu vêtu
Tant le soleil brûlait, tout là-haut dans la nue.
Tous deux se promenait dedans un vert bocage
En un coin isolé, à l’abri des feuillages
Et Jérémie soudain eut les yeux attirés
Par le bustier d’Emma largement échancré
Ma tante, lui dit-il, avec cette vêture
De vos très jolis seins on peut voir la courbure
Qui enchante mes yeux, et je le crois aussi
Provoque entre mes cuisses un effet inouï.
Que me dites-vous là, laissez-moi regarder ;
Je crois mon cher neveu qu’en ce jour vous bandez,
Et je pense qu’il faut, à cette occasion
Faire cesser aussitôt la folle  bandaison.
Jérémie n’était pas expert en la matière ;
Emma l’ayant compris fut très hospitalière
Et usant de finesse et de sagacité
Lui prit le sexe en main afin de le branler.
Il faut en convenir, un tel  geste charmant
Apporta, on s’en doute un émerveillement
A ce jeune puceau qui soudain  découvrit
L’effet qu’une branlette provoque sur un vit.
C’était un bon début, mais ces préliminaires
N’étaient en vérité que gestes secondaires
Et Tante Emma offrit après cet aparté
La très chaude moiteur de son intimité.
Raimondo – 201620170520emma_02

Albin

Tante Emma ce soir là, et Albin son neveu
Dans le jardin en fleurs se promenaient tous deux
Au ciel la lune pleine éclairait les sentiers
Dans lesquels tous les deux ils allaient musarder.
Soudain ils virent au ciel comme un trait lumineux
Qu’une filante étoile, dessinait dans les cieux,
Et chacun en esprit vint à imaginer
Un vœu, qu’il sied de faire en ces moments rêvés.
Ma Tante, dit Albin, oserais-je vous dire
Ce que vient de songer mon esprit en délire ?
Je ne veux surtout pas être présomptueux
En avouant ici la teneur de mon vœu,
Mais j’aimerais poser durant un court instant
Ma main sur la peau nue de votre beau séant.
Tante Emma répondit au souhait inattendu :
Vous aimeriez, mon cher, me peloter le cul !
Et sans perdre un instant Tante Emma souleva
Sa robe de satin et montra ses appâts.
Albin très longuement posa ses chaudes mains
Sur les belles rondeurs du gracieux popotin
Et il s’enhardit même jusqu’à y déposer
Ses deux lèvres goulues  pour un fervent baiser.

Albin était aux anges, pour la première fois,
Il avait les honneurs du beau fessier d’Emma.
Et c’est en ce moment de tendre privauté
Qu’il osa à la Tante, alors lui demander :

Ma chère Tante Emma quel vœu vint à l’esprit
Au vu du météore qui traversa la nuit ?

Tante Emma ne dit rien, mais une main coquine
Alla de son neveu lui dénuder la pine
Et d’une avide bouche avec célérité
Très amoureusement se mit à la sucer.
Raimondo – 201620170520emma_03

Solitude 1

Tante Emma ce soir là, seule dans sa chambrette
Se trouvait déprimée et quelque peu seulette ;
Depuis quelques semaines elle n’avait point baisé
Et cette continence semblait fort lui peser.
Alors elle eut recours à des moyens factices
Afin de soulager ses ardeurs d’entrecuisse
Et d’une agile main sur son petit bouton
Commencèrent les jeux des circonvolutions.
Elle fantasma bientôt, songea spontanément
Aux tendres gâteries que firent ses amants.
Elle se remémora la langue caressante
De son cousin Albert et celle aussi pressante
De son neveu Gaston dont le doigt curieux
Ajoutait au suçon un parcours sinueux
Qui la faisait frémir et crier d’allégresse
Quand l’index furieux s’immisçait dans ses fesses.
Elle vécut en pensée les moments d’émotions
Que procura Hector titillant ses tétons
Et ceux que Mélanie apportait quelquefois
En flattant son minou qui sursautait de joie.
A la longue bientôt ces très belles pensées
Eurent sur Tante Emma le succès escompté
Et elle sentit venir une onde bienfaisante
Qui soulagea son corps de sa tension pesante.

Quand elle reprit son souffle, elle se dit que demain
Allant se promener, au détour d’un chemin,
Elle trouverait sans doute un très joli garçon
Auquel elle offrirait la moiteur de son con,
Afin de s’éviter les moyens frelatés
Et par trop contrefaits, pour pouvoir exulter.
Oui, elle se donnerait, quémandant des caresses
Sur ses seins, sur son sexe et sur ses rondes fesses ;
Elle prendrait en sa bouche un membre turgescent
Charmé de recevoir ce cadeau ravissant,
Bref, elle songeait alors que dès ce lendemain,
Elle allait retrouver un tout autre destin.

Mais hélas au matin quand elle fut éveillée
La jolie Tante Emma était indisposée…
Raimondo – 201620170520emma_04

Solitude 2
Quelquefois Tante Emma se trouvant trop seulette
Sacrifiait à l’attrait d’une bonne branlette.
Certes elle eut préféré une bite guerrière
Se lovant dans les plis de ses rondeurs fessières,
Ou la langue goulue titillant à loisir
Sur son petit minou, le bouton du plaisir.
Mais comme elle était seule, il lui fallait palier
Les pénibles moments de son corps esseulé,
Aussi ses petits doigts se firent fureteurs
Et allant ça et là, se montrèrent charmeurs
Afin de provoquer par ces touchers ardents
Un brin de volupté et de ravissement.
Elle ne rechignait point à ces jeux solitaires :
Elle y trouvait toujours un bonheur salutaire
Qui calmait les ardeurs de ses sens enfiévrés
Par l’orgasme furieux qui venait la calmer.
Quand elle avait vécu ce moment d’euphorie,
Que son corps en repos se trouvait assouvi,
Calme, enfin détendue et le sexe apaisé
Elle vivait en esprit des images passées
Que sa vie amoureuse avait gravées en elle,
Souvenirs délicieux de sa vie sexuelle.
Elle revoyait alors tous les gestes charmants
Prodigués autrefois par ses nombreux amants
Et elle se rappelait des instants de folie
Qui s’étaient déroulés tout au long de sa vie.
Elle songeait qu’aujourd’hui le beau Timoléon
N’était pas auprès d’elle pour lutiner son con
Comme il savait le faire avec tant de chaleur
Pour provoquer en elle un frisson de bonheur.
Et elle se souvenait que pour le remercier
Elle aimait caresser son sexe redressé
Puis le prendre en sa bouche ou soudain jaillissait
La sève de l’amour qu’alors il lui offrait.
L’esprit de Tante Emma bouillait de souvenir
Sa vie ayant été émaillée des plaisirs,
Et si, en ce jour d’hui elle se trouvait seulette
Elle savait que demain naitrait une autre fête,
Avec d’autres amants et d’autres corps frustrés
Quémandant un instant de bonheur partagé.
Raimondo – 2016

Cinéprovence 04

Posted in Actualités & hors-série on mai 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

cineprovence20170510

Hors-série Kim Jung-Un 01

Posted in Actualités & hors-série on mai 10th, 2017 by gerard – 1 Comment

Nous n’avons plus reparlé de ce dangereux farceur depuis le 1er Février 2016. Il s’est récemment remis de lui-même sous les feux de l’actualité avec un autre Pinocchio aussi chtarbé que lui: Donald Trump !

J’ai d’abord fait cette petite parodie qui, je l’espère, vous amusera (cliquez dessus le titre SVP, ensuite n’oubliez pas de faire « grand écran », c’est plus fun!):

Et pour quelques wons de plus…

Ensuite quelques images du fils à son papa et du petit-fils à son pépé:20170501

Blagues Mai 2017

Posted in Actualités & hors-série on mai 1st, 2017 by gerard – 3 Comments

comic201705

 

Actu-m’en diras tant Mai 2017

Posted in Actualités & hors-série on mai 1st, 2017 by gerard – 1 Comment

Tout à fait exceptionnellement, l’Actualité est avancée au 1er du mois parce que les événements entre les deux tours des élections présidentielles comportent encore un soupçon de suspense, alors que le 10 Mai, cela perdrait une grande part d’intérêt. Et, pour dire vrai, j’avais encore quelques images à écouler avant que l’incapable qui réside encore pour quelques jours à l’Elysée ne disparaisse complètement de nos écrans radars.actu20170501

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

A/Pis qu’analyse : *La France va connaître un second tour des élections présidentielles très freudien. Cela se jouera entre une oedipienne qui a « tué » son père, et un gars qui a épousé sa « mère », le genre Electre t’vois !

*L’anagramme de Emmanuel Macron est « Maman énorme cul », Dame Brigitte appréciera !

B/ Jeux de mots ou à-peu-près de Pierre: *Enième grève des boueux à Marseille: Si les poubelles furent vidées dans la Grande Bleue, des couillettis continuèrent à faire trempette car ils ne virent point la grève des ordures mais nagèrent.
*Alphonse avait raison: Ce bon Daudet redoutait le gaz Tartarin dans la scierie de Tarascon.
*Out of Africa: Un vieux Président queutard pratiquait tellement le coït que les femmes craignaient ces coups tirés.
*Retour en Afrique: Là où habite Jean se trouve un tas d’immondices gardé par un grans serpent puant et menteur comme pas deux. Si des couillons demandent à ce reptile répugnant d’où viennent ces odeurs pestilentielles, voici ce que cette bestiole immonde répond: « Là où fouette, boa nie ! »
*Un peu d hygiène: Léopold, ce dard sent fort.
*Toujours Dakar: J’ai connu le défunt Président chantre de la négritude. Jadis, un jour, Léopold alla au bordel et prit du bon temps auprès de nombreuses créatures pleines de fougue au vu du membre du coquin très en forme. Mais quand repu, assouvi, détendu, « au repos », il voulut se retirer _ à tous points de vue au demeurant _ la tenancière lui alloua gratis deux autres péripatéticiennes en lui chuchotant: « Allez hop Paul, ces garces encore ! », d’où le nom qui lui fut donné, et qui resta pour la postérité.

C/ Aphorismes ou à-peu-près trouvés sur le web:*La vraie vieillesse, c’est quand ton dentier lui-même perd ses dents.
*Du côté de chez Swatch de Prout; l’iPad et l’Odyssée d’Omer (Simpson).
*Mon arrière-grand-père était sur le « Titanic ». D’aussi loin que nous le sachions dans la famille, il y est encore !
*Comment appelle-t-on un chien qui fait des tours de magie ? Un labracadabrador.