Actu-m’en diras tant Décembre 2016

Posted in Actualités & hors-série on décembre 10th, 2016 by gerard – Be the first to comment

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/ Manuel Valls: Apprenez à mieux le connaître (Ah là là ! Qu’ils soient de gauche ou de droite, ce sont bien les mêmes arrivistes gonflés de leur importance!): https://youtu.be/Ki38KqEHSck

…et, en supplément: https://www.youtube.com/watch?v=r88vEa1hHhQ

2/ En ces temps moroses, quelques blagues ne vous feront pas de mal:

a/ Elle est connue, mais elle est bonne:Une dame a acheté une armoire chez Ikea et décide de la monter toute seule, sans attendre son mari.
Elle regarde bien le plan et se met à l’ouvrage. Voilà, c’est fait.
Mais en bas, dans la rue, un autobus passe. Le sol vibre, et l’armoire se met à trembler, et la voilà par terre. La dame ne s’avoue pas vaincue.
Elle reprend le montage, en suivant bien les étapes une après l’autre, elle ajoute même un point de colle ici et là… Voilà, c’est terminé.
Mais l’autobus qui fait la navette est revenu, et de nouveau le sol vibre, l’armoire tremble, et plaf, elle s’effondre.
Exténuée elle appelle le service après-vente Ikea. On lui envoie aussitôt un technicien.
En arrivant, celui-ci dépose sa sacoche, laisse son mégot dans le cendrier et déclare :
– Bien, voyons ça, je vais refaire le montage et nous verrons ce qui se passe.
Il assemble normalement l’armoire et, en un quart d’heure, l’affaire est réglée.
– Eh bien, elle est très bien cette armoire, où est le problème ?
– Attendez un peu que le bus passe, et vous verrez…
Le bus passe effectivement, et le sol vibre, l’armoire tremble, et tombe en miettes.
– J’aurai le dernier mot ! dit le technicien, et il recommence le montage, mais avec de la colle super forte, des vis supplémentaires, de grands coups de marteau…
Et le bus qui continue son service passe dans la rue, et le sol vibre, l’armoire tremble, et vlan, elle se retrouve en mille morceaux.
Le technicien se fâche :
– C’est diabolique ! J’en aurai le cœur net. Je vais tout remonter normalement, et je vais me mettre à l’intérieur pour voir ce qui se passe quand ça vibre.
Et c’est à ce moment-là que le mari de la dame rentre du travail. Il voit la sacoche, le mégot, et demande à sa femme :
– Tu me trompes, j’en suis sûr maintenant. À qui est cette sacoche ? et ce cigare ? Tiens, et cette armoire, c’est nouveau ! Ton amant est là-dedans, j’en suis certain !
Et il ouvre l’armoire.
– Alors, qu’est-ce que vous foutez là, vous ?
– Ben, vous n’allez pas me croire, mais j’attends l’autobus…

b/ Un magasin de fringues est tenu par un Juif. Tout à coup, un « déséquilibré » barbu, en djellaba, fait irruption, brandissant un grand couteau en criant :
« Allah est grand »
Et le Juif de répondre : « Ne vous inquiétez pas, on a toutes les tailles … »

 

Viviane 17

Posted in Oulibouf on décembre 10th, 2016 by gerard – Be the first to comment

17e épisode 

Chapitre 4 : où les choses se compliquent

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            Viviane a quitté Reims.

            Après une très tendre nuit avec Jehan, elle tourne le dos à cette ville qu’elle aime mais dans laquelle elle se sent plus à l’aise ; elle fuit sa famille et l’implacable rigueur de son père. Quel sera son devenir ? Elle ne peut encore l’imaginer, mais assurément, elle ne prendra pas l’habit de nonne qu’on veut lui faire porter.

           Pour l’heure, elle fait route vers la Flandre, vers Tournehem, dans la caravane d’Antoine de Bourgogne, le Grand Bâtard qui a accepté de la prendre en charge, ainsi que son amie Flore. Toutes deux, sont confortablement installées dans une litière, alors que les domestiques de la suite voyagent dans des chariots brinquebalants, au grand air, sous la chaleur du soleil estival.

          Les deux amies profitent de leur isolement pour échanger des confidences. Flore s’ouvre à Viviane ; son corps a enfin connu le plaisir de l’orgasme provoqué par les tendres caresses de Gaspar.  Il lui a fait découvrir le grand bonheur de l’extase amoureuse, qu’un mari indifférent  n’avait pas réussi à lui apporter jusqu’à présent. Aujourd’hui, elle est submergée par la joie d’avoir connu ce délicieux enchantement,  mais la nostalgie l’assaille en s’éloignant de Gaspar qu’elle ne reverra sans doute plus.

          Viviane, elle aussi, est triste de devoir quitter Jehan : ses caresses lui manquent déjà. En est-il de même pour lui ? N’a-t-elle pas été, après tout, qu’une passade apportant quelques moments de plaisir, mais qu’on oublie rapidement ? Soudain  elle songe à cette Eliette que Jehan semble trop bien connaitre et vers laquelle il se consolera sans doute de son absence. La jalousie la taraude un instant, provocant une larme que son amie Flore a entrevue et qu’avec tendresse elle essuie. Les deux femmes se comprennent : depuis de longues années elles éprouvent l’une pour l’autre une indéfectible amitié, une tendresse qui ne peut faillir même si leur corps a connu avec des hommes d’autres émois, d’autres façons d’aimer.

***

           A Reims, Jehan ressent lui aussi avec tristesse le départ de Viviane. Seul dans son atelier, il n’éprouve même pas le besoin de s’adonner aux travaux d’enluminure  qui lui ont été commandées. D’ordinaire, c’est avec plaisir qu’il réalise ces œuvres  artistiques, mais aujourd’hui, il n’en a aucune envie.

          Dans la cité, les soldats du guet recherchent toujours Viviane, dont la famille, sans nouvelles depuis plusieurs jours, s’inquiète vraiment. Jehan se demande s’il ne devrait pas, sans tout leur dire bien sûr, aller les rassurer,  leur signifier que Viviane est en bonne santé, qu’ils n’ont pas à se faire de souci. Mais agir ainsi laisserai apparaitre qu’il en connait plus qu’il ne le dit. Il songe à trouver conseil  auprès des moines qui l’ont élevé et s’apprête à gagner l’abbaye de St Rémi, lorsque parait soudain Eliette. Tous deux avaient cessé leur très intime liaison mais ils restaient en contact et poursuivaient d’amicales relations. 

–        Tu es seul mon petit Minet, ta damoiselle t’a quitté ?

          Cela, dit sur le petit ton ironique qui lui était coutumier ; la plaisanterie ne fait pas réagir Jehan qui reste muet, et face à ce  silence, elle comprend que son ami est plus préoccupé qu’elle ne le pense. Aussi, se fait-elle plus douce, plus câline ; elle l’entoure de ses bras affectueux. Jehan respire son parfum, plus troublé qu’il ne parait. Décidément, cette femme est un vrai démon tentateur, une diablesse ensorceleuse, une continuelle aguicheuse d’homme. Penchée devant Jehan, elle sait bien qu’il ne peut ignorer la vue d’un décolleté plongeant où l’on entrevoit ses seins magnifiques. On ne reste jamais insensible à telle vision et Jehan plus que tout autre le sait pertinemment. 

–        Laisse-moi regarder si tu bandes, mon petit coquin.

–        Je t’en prie Eliette, je n’ai pas l’esprit à la gaudriole.

–        C’est dommage, car moi j’ai grande envie de quelques petites cajoleries, comme celles du temps où tu étais plus empressé qu’aujourd’hui.

–        Ne sois pas importune, j’ai en tête d’autres soucis.

–        Eh bien libère-toi de ces soucis, raconte-moi tes misères, tu sais bien que je suis très attentive et éventuellement bonne conseillère.

          Et Jehan s’épanche auprès de son amie. Il lui raconte avec force détails les évènements de ces derniers jours : sa rencontre fortuite avec Viviane, leurs émois, la décision familiale à laquelle elle ne veut point se soumettre, son départ pour Tournehem avec le Grand Bâtard. Il lui fait part de son intension  de prévenir sa famille, dont il imagine volontiers le souci et qu’il souhaiterait rassurer.

–        Et comment comptes-tu te présenter à son père, qui bien évidemment, te  demandera par quel miracle tu possèdes des renseignements concernant sa fille ?

–        Je n’entrerai pas dans les détails, je…

–        Tu lui diras, cher monsieur j’ai dépucelé votre fille, qui a bien apprécié la chose et qui depuis lors n’a pas du tout envie de s’enfermer dans un couvent, soumise à l’austère vie de ces femmes privées de…

          Eliette évita de prononcer un mot un peu trop vulgaire, précisant l’objet des privations, mais poursuivit :

–        Fais-moi confiance ; je connais ce drapier du quartier St Jacques, chez lequel il m’arrive de faire des emplettes. Je vais  lui servir quelques fariboles qui le tranquilliseront  et qui aurons l’avantage de te laisser hors de la disparition de sa fille. Car si les soldats du guet te savaient mêlé à cette affaire, ils auraient tôt fait de te soumettre à la question pour te faire avouer tout et n’importe quoi.

          Sans trop savoir ce que mijotait son amie, Jehan dut reconnaitre qu’Eliette arrivait à point nommé pour le tirer d’embarras.

–        Tu es une chic fille, ma petite Eliette.

–        Tu ne crois pas que tout cela mérite une petite compensation…

          Jehan savait ce que le terme signifiait pour elle. Ils se retrouvèrent à l’étage, et sur le lit douillet ils reprirent les habitudes d’autrefois. Ce fut un instant passionné durant lequel ils retrouvèrent les gestes intimes qui ne s’oublient pas. Jehan retrouva avec plaisir le corps  séduisant de cette femme qui au seuil de la quarantaine se révélait toujours aussi désirable. Ce petit revenez-y leur fit grand bien ; comblés, ils s’assoupirent serrés l’un contre l’autre.

          Eliette rompit la pause, lançant comme il savait le faire, une plaisanterie plutôt douteuse.

–        Ta Viviane, elle suce bien ?

–        Décidément, tu es incorrigible !

–        Et une bonne suceuse.

          Et en bonne coquine, elle s’exécuta.

Note de l’éditeur : l’auteur emploie ici le terme de « coquine », car en ce 16e siècle, le mot « salope » plus convenant à la situation, n’existait pas encore.

***

           Pendant ce temps là, la caravane du Grand Bâtard poursuit sa chevauchée vers Tournehem. Comme il est hors de question de faire le voyage en une seule traite, quelques haltes seront nécessaires et Antoine de Bourgogne assure à Viviane et Flore, ses protégées de confortables nuitées dans des auberges qui jalonnent la route menant  en Flandre. Les jeunes femmes apprécient la sollicitude de ce grand seigneur, qui au cours du souper se révèle un délicieux conteur. Il fait part de ses combats militaires auprès du duc Charles le Téméraire, son demi-frère ainsi que ceux qui se déroulèrent en Italie au temps du Roi Charles VIII.

          Il ne combat plus maintenant, il a 77 ans, mais son œil fripon montre qu’il n’est pas indifférent à la vue d’un jupon  et Flore, qui a quelques retards de caresses, ne repousse pas les mains baladeuses qu’Antoine laisse s’égarer sur quelques parties replètes de son anatomie.

          Recrue de fatigue, celle du voyage mais également celle générée par ses soucis, Viviane à regagné très vite leur chambre. Flore tint compagnie à Antoine sous la tonnelle du jardin. Elle écouta ses histoires, elle se laissa peloter et finalement, pour ne pas troubler le sommeil de son amie, elle accepta l’invite du guerrier qui lui offrit une place dans son lit.

          Flore avouera, par la suite, que s’il avait été autrefois vaillant au combat, il n’avait plus l’âge de s’adonner aux joutes amoureuses. Elle regretta, bien sûr, le savoir faire de Gaspar et regretta presque de lui avoir été infidèle.

***

           Comme promis, Eliette s’en vint auprès des parents de Viviane et débita son complet savamment préparé. 

–        Je connais bien votre fille qui est souvent venue me voir dans mon apothicairerie. Il lui est arrivé de me demander des conseils de beauté et ces visites ont créé entre nous une sincère amitié.

–        C’est bizarre, elle ne nous en a jamais fait part.

–        Ce sont là des cachoteries de jeune fille.

          Et se tournant vers la maman :

–        Nous autres femme connaissons bien cela, n’est-ce pas ?

          Le sourire de la mère, l’incita à poursuivre.

          Il faut savoir que le Roi louis XII, qui venait d’être sacré, était marié à  Jeanne de France, fille de feu Louis XI ; ce mariage lui ayant été imposé, il s’apprêtait à demander le divorce et Jeanne, très pieuse, avait pour projet de créer l’ordre religieux de l’Annonciade pour lequel elle souhaitait recruter quelques jeunes femmes désireuses de se consacrer à la vie monacale suivant des règles qu’elle était en train de déterminer.

–        Durant les journées du sacre royal,  votre fille Viviane  eut l’occasion de s’entretenir avec une jeune femme de la suite de Jeanne de France,  et lui proposa, puisque son destin était d’entrer dans les ordres, de mieux connaitre auprès de sa fondatrice cet ordre de l’Annonciade.  Décidée à la suivre, votre fille m’a chargé de vous transmettre ce petit message d’explication.

« Mes chers parents, obéissant à votre désir, je me décide donc à entrer dans les ordres. Je vous demande seulement de me permettre de choisir une autre congrégation que celle des religieuses de Cormontreuil. Une nonne de la suite royale accepte de me conduire jusqu’à  Bourges où je dois rencontrer Jeanne de France. Comme le temps presse, je vous fais parvenir ce petit mot que ma chère amie Eliette vous remettra en vous donnant toutes les explications que lui demanderez. Je vous donnerai dès que possible d’autres nouvelles. »

          Tissu de balourdises que les parents gobèrent puisqu’elles  allaient somme toute dans la voie qu’eux-mêmes avait choisie pour leur fille.

          On s’en tint là, du moins provisoirement. Les soldats du guet cessèrent leurs recherches et purent se mettre de nouveau à ne rien faire, comme c’était souvent le cas.

          Ceci étant, Eliette alla auprès de Jehan chercher la récompense de ses bons offices : sucette ou branlette, la chose restait à déterminer.

***

          Quelques jours plus tard, le Grand Bâtard arriva enfin dans son château flamand. Jeanne son épouse, qui n’avait pas participé au voyage à Reims du fait d’une santé chancelante, accueillit avec gentillesse les deux protégées de son époux et après avoir connu les raisons de leur présence, les assura de toute son attention et se montra très bienveillante à leur égard. Elle leur promis de veiller à leur avenir en trouvant une solution à leurs problèmes. Pour l’heure, le clos et le couvert leur était assuré, aussi longtemps qu’il serait nécessaire.

          Quelques semaines s’écoulèrent et Viviane s’aperçut qu’elle était enceinte.

Raimondo – 2016 (à suivre)

La commande à Papa Noël

Posted in BombayTV on décembre 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

On a beau rester de grands enfants, il y a quand même une limite :

http://www.grapheine.com/bombaytv/illustration-fr-6a33c8d27a1ac162d9b734c26f351617.html

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Porte-parole des retraités

Posted in Remixito on décembre 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

On sent une vague de mécontentement dont nos politiciens devraient bien tenir compte, parce que nous, contrairement aux jeunes, on vote! (Faire Grand-écran, c’est plus rigolo!) le front des vieux en colère se lève!

http://www.remixito.fr/sport/football/colere-entraineur/porte-parole-des-retraites.html

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Papa Noël doit s’adapter

Posted in Bmovie-TV on décembre 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

On est loin du temps de la poupée pour les filles et du train pour les garçons :

https://www.grapheine.com/bmovie-tv/movie-fr-77079a07c56f7b3652b5d610dd002b50.html

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Blagues (ou comics) Décembre 2016

Posted in Actualités & hors-série on décembre 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

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Hors série Marseille 16

Posted in Actualités & hors-série on novembre 28th, 2016 by gerard – 2 Comments

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NOTA BENE IMPORTANT: Cet article, prévu de longue date, devait paraître ultérieurement. Mais l’annonce, faite le 28 Novembre 2016, concernant l’ouverture d’un tronçon de la L2 pour le lendemain, m’a pris un peu de court et je l’ai alors aussitôt publié pour ne pas être caduc. C’était tangent !

 

Une vidéo sur L2 Der kolossale katastrophen: (NB: On peut cliquer sur l’illustration ci-contre à droite pour l’agrandir)
Alors là, je suis obligé de vous rappeler que tout ce que je dégoise est de mauvaise foi à 200% et archifaux à 100%
et que je n’ai pas envie de me retrouver avec une quelconque plainte. Surtout, n’en parlez pas à vos correspondants.
Tout ça, c’est uniquement pour le fun, et pour essayer de vous décrocher un sourire si c’est possible.
Bon… alors je me lance… l’adresse URL est: https://youtu.be/DI0gDVgmwsU (copier-coller ou cliquez sur la vignette ci-dessous : vous faites « plein écran » et vous mettez le son)

Bis repetita placent pour les à-peu-près !

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2016 by gerard – 2 Comments

Depuis Mai dernier, j’ai eu le temps de vous mitonner la vingtaine habituelle à laquelle s’ajoutent la paire d’à-peu-près de gens célèbres!

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« D’vant un monceau d’radis, Adam v’nait de s’installer,
Quand, avec sa chèr’femme, on l’pria d’s’en aller :
Adam et Eve chassés du tas d’radis. »
Eugène Rimbault (1880-1952)

Rappel: Si « l’astuce » n’est pas évidente, vous avez l’explication en gras. Si ce n’est pas de moi, je précise « connu ».

Nouveauté: Sur la même astuce, vous trouverez deux fois des « Variantes ».

On a perdu le compte de nos excursions,
Jadis tu t’esclaffais des oublis des saisons…
Olé ! Avant, tu riais de marches perdues.
(Les aventuriers de l’arche perdue)

A quoi Wonderwoman doit son air débrouillard ?
A siffler la demi-douzaine de pinard !
L’habile Wonder ne suce que six longs Sancerre.
(La pile Wonder ne s’use que si l’on s’en sert!)

De Ribery, cette réplique admirable :
A un ami qui lui prêtait un portable,
Refusant de le rendre, il martelait :
« Donner c’est donner, repeindre ses volets ! »
(Donner c’est donner, reprendre c’est voler. Connu)

Sur la tête, il reçut l’instrument à Patna
Cherchant comment il avait pu atterrir là.
Pourquoi viens-tu sitar ?

Tes avis sur Thérèse la dévalorisent,
Elle n’est ni radasse, ni un thon qu’on méprise:
Faut pas prendre Thérèse pour une raie alitée.
(Faut pas prendre tes rêves pour une réalité.)

C’était plus fort que lui, il fallait qu’il dénombre,
En lisant son journal, les drames les plus sombres.
Il s’émerveillait des comptes de faits.

L’évangile selon Saint Glinglin nous proclame
Ce que devint Lazare au sortir du tombeau :
C’est qu’il vécut encore seize ans, traînant sa peau,
Avant de définitivement rendre l’âme.
Lazare et l’année XVI cités.

Vous n’avez pas trouvé ? Alors variante :
On a redécouvert une fable oubliée,
Confrontant un reptile commun de nos murs,
A Dame Cadichon qui s’échauffait très dur :
Le lézard et l’anesse excitée.
(Le hasard et la nécessité, de Jacques Monod)

Tout l’Occident chouchoute les fils d’Ismaël,
Négligeant l’état qu’il a créé : Israël.
En fait, on est en train de mettre la charia avant l’hébreu. (connu)

Chouf ! Elle respectait tous les rites islamiques,
Mais pour se maquiller, en de sombres boutiques,
Elle achetait du très mauvais noir pour ses yeux.
« Halal s*l*p*, va laver ton khôl malpropre,
Car il n’est pas propre tirALIre,
Car il n’est pas propre tirBABA ! »
(Réservé à ceux qui possèdent bien leur répertoire de chansons paillardes)

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Nazi profond jusqu’au bout des orteils,
Dont les mains se levaient au moindre « Heil ! »
La « race des seigneurs », ses amis proches,
Aryen dans les mains, aryen dans les boches.

Variante : Laid allemand se baignant à Francfort,
Parmi les affreux, il est le plus fort :
Aryen dans le Main, aryen dans les moches.

Toute sa vie il avait fait le beans !
Avec son Lévi Strauss, natif de Gênes,
Parcourant le monde et ses indigènes :
Les tribulations d’un gênois en jeans.

Après le spectacle, les épaulards
Simulaient d’être veufs et non-fêtards :
Les faux deuils d’orques restent !
(Les fauteuils d’orchestre)

Mes rêves : Zorro, Batman et autres noires troupes,
Je languis le coucher pour les voir à la loupe.
J’irai revoir les sombres héros par les lentilles.

Elle était zoophile et harpie de surcroit,
C’est en se faisant Rex que son corps resta froid.
C’est orgasmiquement que tous deux ont péri,
Car les méchants, toujours, sont chiennement punis.
« Et rosse elle a vécu ce que vivent les rosses, les spasmes d’un mâtin. »

Lançant sa demie-douzaine de javelots,
La sportive perdit, et fondit en sanglots.
Six lances de l’amère.

Les pistes de « A » à « G » étaient praticables ;
Au delà, un gros gel les rendaient inskiables !
La glace à la piste « H ».

Bras nus, et voulant faire une bonne lessive,
J’usais d’une nettoyeuse trop agressive.
La mousse tache deux bras sains.
(La moustache de Brassens)

Dans les foires ibériques, ce juif anémié
Avalait des épées, noircissait du papier…
L’avaleur Nathan, pâle hombre, dessinait.
(La valeur n’attend pas le nombre des années)

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Vous êtes maintenant habitué aux deux derniers distiques dont la « chute » n’est pas de moi:

Le convoi des pionniers passe dans la prairie ;
De ma hutte, je me vois cherchant des calories.(GC)
Le poêle à bois et la caravane passe (Léo Campion)

L’amant de Proust, je le dis tout net,
Est charmant, désuet et tapette. (GC)
Reynaldo Hahn a fait « Ciboulette »,
Avec son « Mozart », cela fait sept ! (Willy)

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Actu-m’en diras tant Novembre 2016

Posted in Actualités & hors-série on novembre 10th, 2016 by gerard – 2 Comments

Ce numéro d’actualité est exceptionnel ! En effet, Adhémar a souhaité exercer un regard acerbe et déjanté sur les actuels événements se déroulant à Mossoul. Nulle part ailleurs vous ne trouverez une aussi magnifique glose journalistique. Mais chut, laissons s’exprimer Abou-Adhémar Ben-Klaoui (comme il s’intitule lui-même) :

CE QUE L’ON VOIT A MOSSOUL ou MOSSOUL EN DELIRE
Mossoul est en fureur. Chaque jour, la mitraille
Déchire le méchoui, le couscous, les murailles.
Tous ont fui. Le « calife » Baghdadi, cousin d’Ali Baba,
Est terré sous le sol, au fond de sa Kasbah.
Il a quitté Raqqah pour venir à Mossoul.
Ses frères lui reprochent d’être un foutu maboul.

L’horrible Abou-Omar, et quelques autres carnes,
Se montrent quelques fois aux « étranges lucarnes ».
Maudissant l’amer Lokh, le menaçant du pal,
Ils lui font des bras d’honneur et un toucher rectal.

Le « Calife » et ses femmes, avec leurs Oulémas,
Maudissent l’occident et surtout Trump-Pacha.
Un dentiste étonnant examine à grand peine
Les restes de méchoui qui gâtent leur haleine.

Ils se cachent, ils tremblotent, ils ont vraiment les foies..
Dans les rues dévastées, on ne voit plus un chat !
Ça canarde devant, ça canarde derrière,
Ça canarde partout, même dans leur postère.

Le canon à morpions, venu droit de Denver,
Projette des morbacs à tort et à travers.
Des canons plus puissants, venus des Appalaches,
Lancent des rats crevés et des bouses de vache.

On est saisi d’horreur par l’éventre-tomate,
Mais on craint encor plus le canon à patates !
Les autres armements, dus au grand Boris Vian,
Respectent les nanas, ne tuent que des enfants.
Des milliers de chaussons, posés sur les gravats,
S’ajoutent aux poupées, aux œufs en chocolat.

Les coucous de Flanby bombardent à gogo,
Ce qui ne plaît pas trop au grand Abou-Riko.
Les sbires de Poutine tiraillent sur le Tigre
Mais ça ne sert à rien, car Flanby les dénigre.

Là-bas, dans son gourbi, nommé Pentagaga,
Le vieux Trump pète un coup et ça pue à Damas.
C’est rien dit Patapouf, l’odeur que vous sentez
N’est pas due au sarin, mais au jus de mes pieds.

Les chars que vous voyez aux abords de la ville,
C’est pour offrir des fleurs à vos petites filles.
Et les mecs en treillis qui courent dans les rues
Ce sont de braves gens de l’armée du salut.

Vous voyez devant vous un flot de Salamistes,
Préférant salami (1) à Salafi ! Fumistes !!!
Ces crétins puent du bec, marchent à quatre pattes,
Confondent l’eau du Tigre et celle de l’Euphrate.

Ça brûle à Tell Afar, ça rôtit vers Alep,
Palmyre a disparu, comme Jérimanep (2).
A demi cuits, les morts étalent leurs entrailles
Et les affreux vautours viennent faire ripaille.

Terrés dans leurs bunkers, les pauvres journalistes
Comptent les macchabées et en dressent les listes.
On les sent dépités. Mais tous comptes bien faits
Cela vaut beaucoup mieux qu’être décapités.

Un obus vient de choir au quartier d’Al-Khalson
Et cent trente fellahs exhibent leur côlon.
C’est le foie, dit Galien. Mais non, dit Hippocrate,
C’est le duodénum ou peut-être la rate.

Le cheikh de Samarra s’enfuit jusqu’à Kirkouk :
On l’a chassé d’ici car il pue comme un bouc.
Le Tigre veut rugir, mais, sec complètement,
Son lit sert de dépôt aux trafics d’armement.

Un tas de policiers, putréfiés déjà,
Jonchent le sol sacré du centre de Zakha.
Abou-Kadr les relève et leur bouffe les noix.
Les imams crient au feu et les muftis l’éteignent.
Abou-Ali veut tout gazer, méchant comme une teigne.

La divine Aïcha a perdu ses clients !
Les « os » qu’elle rongeait jadis à belles dents
Ont pris des dimensions bien trop microscopiques,
Tant la peur a réduit leur aspect héroïque.

Le palais de Sinjar est en capilotade.
Les vergers de Mossoul sont remplis de… grenades.
Inch’ Allah, dit le fkih. Mektoub, répond l’imam ;
Et tous deux sont cachés au sous-sol du hammam.

Les sunnites sont là. Ce que font les Chiites,
C’est très exactement ce que leur nom indique.
Quant aux belles houris, du boxon d’Abou-Salah,
Elles sont maintenant dans les rues d’Ankara.

Le barbier, il se barbe, et c’est les murs qu’il rase !
Tous ont fui par milliers, ô nouvelle Anabase !
Ceux qui restent à Mossoul se regardent en biais.
Y’a des guérilléros sous les moucharabiehs.

Plus de couscous, hélas ! et la viande est si rare !
Le tajin fait défaut et le méchoui se barre
Avec le Rondi-Bey, avec le Ras-Dada,
Comme disait quelqu’un que je ne nomme pas.(3)

Devant tout ce chaos, Al-Baghdadi, le « calife » modèle,
Caresse Abou Kassem et lui roule une pelle.
Il rit à belles dents, gratte ses cataplines,
Se tourne avec ferveur vers le sud, vers Médine,
Pour réciter enfin quelques belles sourates,
Les pieds dans l’eau pourrie des rives de l’Euphate. (4)
Il est fier, il est grand, il est même serein.
Dans les rues de Mossoul flotte le gaz sarin.

Enfin, dans un recoin, le grand Abou De-Souffle
Décapite les gens, et son clébard les bouffe.
Voilà ce qu’on peut voir, à Mossoul ce matin,
Grâce à Abou Denerrh, reporter clandestin.
Adhémar, Ayatollah des Poètes (09.11.2016)

(avec la collaboration de Victor Hugo, notre envoyé spécial à Mossoul)

(1) ► Hallal, bien sûr. Fait avec des gésiers d’autruche et des sabots de yak.
(2) ► Si Victor Hugo a inventé Jerimaneth, je peux bien inventer Jérimanep ! D’ailleurs, c’est lui qui me l’a soufflé !
(3) ► C’est ce vieux Paul Reboux, grand-maître du pastiche. Pastiché lui-même par un certain Paul Guenel en 1947. Un « métapastiche, quoi !
(4) ► Mais non, c’est le Tigre, bougre de couillon !

Après tant de merveilles, il nous faut retourner à la routine ambiante :

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

1/ Réfugiés bidon: Le journal allemand Die Welt am Sonntag révèle que des personnes réfugiées en Allemagne, bénéficiaires d’allocations, font des séjours de vacances dans leur pays d’origine. Cela jette le doute sur la réalité des persécutions ayant motivé leur exil. Ah bon ?
Selon une enquête de l’hebdomadaire allemand Die Welt am Sonntag, des réfugiés enregistrés en Allemagne, et à ce titre bénéficiaires d’allocations, font de courts séjours dans leurs pays d’origine. On note parmi ces destinations la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan. Autant de pays dont certains ressortissants obtiennent le statut de réfugié en Occident compte tenu des dangers et des persécutions dont ils pourraient être victimes en y vivant. Des pays où les consulats occidentaux recommandent de ne pas se rendre, sinon pour des raisons d’extrême urgence.
La Bundesamt für Arbeit (BA), l’agence fédérale allemande pour l’emploi, évoque pour sa part un «certain nombre de cas» de séjours de migrants au pays. Mais selon un porte-parole cité par Die Welt am Sonntag, l’agence est dans l’impossibilité de fournir des statistiques précises : «Il n’y a pas base légale pour cela, aussi nous n’avons aucune information.» Selon les règles allemandes régissant les droits des demandeurs d’asile, les migrants ont le droit de quitter leur pays d’accueil pour un durée maximale de 21 jours.
Des réfugiés économiques ?
Et si les réfugiés bénéficiaires d’allocations doivent communiquer à l’administration les dates et durée de leur «congé», rien ne les oblige à en donner la destination. Or, même si l’agence fédérale pour l’emploi venait à en être informée, cette dernière n’est pas autorisée à la transmettre à d’autres organismes publics et encore moins au public, au nom de la «protection des données personnelles».
L’Office fédéral de la migration et des réfugiés (BAMF) y voit pour sa part une bonne nouvelle. «S’il s’agit d’un voyage d’agrément, c’est une indication que le réfugié ne craint pas les persécutions». Mais le ministère allemand de l’Intérieur n’est pas de cet avis et a expliqué que le voyage d’un demandeur d’asile dans un pays dit de «persécution» prouvait de facto l’absence de danger – base de la demande d’asile – et pouvait conduire au retrait du statut de réfugié.
Source : Die Welt am Sonntag

2/ 4 blagounettes (je m’excuse pour la dernière qui est atroce… Pardon !!!): A/ Et alors, gravement et solennellement, l’officiant a proclamé devant toute l’assemblée: «  S’il y’a une personne qui s’oppose à ce mariage, qu’elle se manifeste maintenant ou se taise à jamais. »
Soudain, au fond de la salle, il y a une femme enceinte qui s’est levée et a commencé à s’avancer dans l’allée centrale du temple, avec un enfant de 3 ans à la main.
Le marié transpirait, la mariée s’est évanouie.
Tous les cœurs battaient.
Arrivée devant le pasteur, elle a dit:–« Quand on est au fond, on n’entend pas très bien » !….

B/ Quelle est la différence entre un funambule qui traverse le Grand Canyon et un gars qui se fait faire une gâterie par une très vieille dame de 92 ans?

Dans les deux cas, il n’y en a pas… Il ne faut absolument pas regarder en bas.

C/ Une femme qui a forci se contemple dans sa glace: « D’après ce fichu miroir, je suis enceinte !… Le père doit être Nutella ! »

D/ La scène se déroule dans la chambre à gaz d’un sinistre camp d’extermination. Les portes se sont refermées et les brutes nazies ont déversé les granulés de Zyklon B dans les colonnes creuses. Dans l’obscurité tragique, une voix stridente de femme terrifiée hurle: « Oh mon Dieu! Le gaz monte!
– J’achète! répond une autre voix dans la salle ».

Hors-série: Histoire 05

Posted in Actualités & hors-série on novembre 10th, 2016 by gerard – 1 Comment

Ce sujet, en sommeil depuis Août 2015, est ici entièrement consacré aux années 30/40.

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