Raimondorama 21

Posted in Oulibouf on février 20th, 2017 by gerard – 4 Comments

 

Le gala de la Comtesse (ou : Après réflexion)

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Avec le temps qui passe, Madame la Comtesse
Remarqua que son corps  prenait de grosses fesses
Cela la chagrina, mais quand elle s’aperçut
Que les hommes lorgnaient plus fréquemment son cul
Et même que certains, de très noble origine,
Posaient parfois leurs mains sur ces rondeurs divines.
Elle en fut très ravie et même quelquefois
Souriait au galant pour ce geste courtois ;
On a beau être noble, péter dans le satin,
Il est des attentions qu’on ne refuse point,
Surtout quand elles révèlent  un intérêt marqué,
Que le corps d’une femme peut parfois susciter.

Il arriva qu’un soir, au cours d’un grand gala
Un séduisant Baron soudain lui déclara,
Comtesse j’ai bien vu que vos admirateurs
Avaient des attentions pour vos appâts charmeurs ;
J’aimerais quant à moi, et j’en serais ravi
Tendrement caresser vos fesses très jolies,
J’y mettrais cependant un petit attendu :
Pouvoir les dorloter si elles se trouvaient nues.
Lors,  devant ces propos vraiment trop indécents
La Comtesse s’enfuit loin de ce malfaisant,
Et alla s’isoler sur un coin de terrasse
Ressassant en esprits ces obscènes  audaces.

Plus tard, beaucoup plus tard,  en un coin retiré
Madame la Comtesse s’offrit sans hésiter
A la main du Baron  qui s’était engouffrée
Sous sa robe de soie qu’elle avait relevée. 
Raimondo – 2015

Le Marquis gai luron

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Non Monsieur le  marquis, soyez donc raisonnable ;
Vos mains sur mon fessier me sont très agréables
Mais si l’on nous voyait, il serait bien gênant
Qu’on vous découvre ainsi, caressant mon séant.
En effet le marquis de façon très courante
Lutinait au château ses diverses servantes,
Laissant ses folles mains s’en aller et venir
Sur les divers appâts qu’il aimait découvrir.
Il ne passait jamais près de la belle Iseut
Sans peloter ses seins qu’elle avait plantureux
Et ne se privait pas avec délectation
De pincer tendrement ses splendides tétons.
Il arrivait souvent lorsqu’il croisait Mahaut
Qu’il promène une main sous son joli bliaud
Afin de découvrir cette pilosité
Cachant les doux secrets de sa féminité.
Que ce soit Brunehaut, Gersinde ou Tiphanie,
La délicieuse Emma ou sa sœur Eulalie,
Toutes avaient pris le pli d’accepter ces caresses
Faites avec bonhomie et grande gentillesse,
Et certaines en retour offraient sans hésiter
Un coquin va et vient ou un fervent baiser.
Dès qu’il apercevait un aimable tendron
Le marquis devenait un bien joyeux luron.
En ce jour Aliénor, l’accorte chambrière
Se faisait tendrement caresser le derrière ;
Au travers du tissu laineux de sa tunique,
Le Marquis tapotait ces rondeurs magnifiques
Et au fond de lui-même il aurait bien voulu
Soulever les habits afin de voir son cul,
Dorloter ces rondeurs, à  la peau duveteuse
Et faire glisser ses doigts sur cette chair moelleuse,
Source de volupté et de violent désir
Qu’il cherchait nonobstant à pouvoir assouvir.
Il n’eut pas ce loisir, des pas se firent entendre :
Le Marquis dut s’enfuir, la bite frémissante,
Et dans un coin perdu de l’antique donjon,
Il dut se masturber pour calmer ses pulsions. 
Raimondo – 2015

ARLEQUIN

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Madame la Baronne, était fort consternée
De la monotonie qu’elle pouvait éprouver
Lorsqu’elle faisait l’amour avec un mol époux
Aux manières banales et au maintien trop doux.
A la longue il faut dire que l’art du missionnaire
Reste un petit encas  plutôt très ordinaire
Et qu’il faudrait parfois pour varier les plaisirs
Modifier ses manières et sa façon d’agir.
Sur ce point le Baron était trop apathique,
Son imagination manquant de dialectique.
La Baronne il est vrai, avait peu d’expérience ;
Elle avait étudié chez les nonnes, à Coutances,
Et il est bien connu qu’au couvent des Oiseaux
On ne parle jamais de la bête à deux dos.
Il se trouva qu’un soir, à un bal costumé
Par un bel Arlequin, elle fut subjuguée,
Et malgré sa candeur et ses bonnes manières
Elle se laissa tenter au jeu de l’adultère.
Et découvrit alors maintes choses nouvelles
Qui vinrent transformer une vie sexuelle
Jusqu’ici tristounette et sans beaucoup d’éclat :
Ce fut un carnaval une folle java.
Très vite elle s’adonna aux joies de la branlette
Et au turlututu de la bergeronnette
Aux offrandes empressées de la femme d’Hector
Ou aux joyeusetés du pimpant matamore.
Elle apprécia bientôt au cours d’une levrette
Le chemin parcouru par la dive quéquette
Qui la surprit un peu mais sans la rebuter ;
Un exploit généreux qui fut remercié
Par un doigt fureteur partit à l’aventure
Pour aller découvrir une intime embrasure.
Ils s’amusèrent aussi au moussaillon joyeux
Et goûtèrent aux effets d’un bouillant tête à queue.
Bref, en matière d’amour Madame la Baronne
Devint rapidement très gentille friponne.

La bluette dura ce que durent les fleurs
Quelques mois seulement mais des mois de bonheur
Désormais la Baronne songe au bal costumé
Et au beau mousquetaire qu’elle pourra rencontrer.
Raimondo – 2015

Les tendresses de la Comtesse

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Madame la Comtesse, je puis vous l’assurer,
Etait une déesse en matière de pompier ;
Pour l’avoir éprouvé, je le proclame fort
Elle avait une bouche à réveiller un mort.

Il me souvient qu’un soir, nous étions au printemps,
Nous profitions alors d’un climat très clément
Et à la nuit tombée, malgré l’heure tardive,
D’un lac aux calmes eaux  nous parcourions la rive.
Il me vint une idée, peut-être saugrenue,
De poser une main sur son opulent cul
Et durant un moment avec grande tendresse,
Caresser longuement de généreuses fesses.
Je m’attendais, bien sûr,  à quelque réaction,
Un geste pour marquer sa désapprobation,
Qu’elle allait m’asséner d’un air imperturbable
Afin de rabrouer cette action  méprisable.
Oui, mais il n’en fut rien, et un rire éclatant
Montra qu’elle appréciait ce câlin bienfaisant
Et pour me remercier d’une telle attention
Elle exerça alors une tendre succion
Sur un membre affolé par cette gâterie
Dont je fus, je le dis, fortement ébahi.
Ses lèvres allaient, venaient, avec telle ferveur
Que mon vit aussitôt s’enfla avec vigueur,
Et les titillements d’une langue taquine
Comblèrent de bonheur une fiévreuse pine.
Puis une main experte s’en vint envelopper
Des couilles jusqu’ici encor trop négligées,
Et l’effet conjugué de toutes ces caresses
Me mena sans faillir au bord de l’allégresse.
Je poussai un grand cri afin de prévenir
Du grand chambardement qui allait subvenir
Mais la tendre Comtesse sans jamais s’arrêter
Poussa jusqu’à la fin sa tendre activité,
Et ne rechigna point à happer goulument
D’un membre exacerbé le délicieux présent.

La Comtesse apprécia qu’à mon tour je lutine
Sa tendre intimité d’une langue badine. 
Raimondo – 2015

Solitude

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Ce soir-là, la Comtesse souffrant de maux de tête,
Le Comte décida d’aller voir Guillemette.
C’était une soubrette, servante très zélée
Travaillant au château depuis quelques années.
Elle était jeune et belle, vigoureuse au labeur,
Et savait au besoin consoler tous les cœurs.
Le Comte quelquefois, un peu trop esseulé
S’en venait la trouver pour se réconforter.
Elle suçait à ravir, et son con séduisant
Savait vous recevoir avec empressement ;
Souvent dans l’escalier menant aux échauguettes
Elle prisait volontiers une bonne levrette,
Dont le doux va et vient décuple les ardeurs
Des sexes échauffés sans cesse quémandeurs,
Elle se montrait experte au jeu de la branlette,
Et ne refusait point celui de l’enculette,
Elle savait écouter la moindre suggestion
Bref, c’était une perle en toutes occasions.
Cependant ce soir là, la belle Guillemette
N’était pas au château, elle était à la fête
Qu’on donnait au village le jour de la Saint Jean
Lorsque survient l’été à la fin du printemps.
Et le Comte frustré de ne la point  trouver
Se mit à rechercher un autre dérivé.
Il songea un moment à cette  à cette cuisinière
Dont les seins plantureux accueillaient sans manière
Les bites recherchant quelque soulagement
Dans la chaude douceur de ces fiers arguments.
Mais il se rappela qu’auprès de ses fourneaux
Cette femme avait pris l’odeur des aloyaux
Ce qui n’est pas toujours un effluve rêvé
Lors des jeux de l’amour et de l’intimité.
Il se souvint plutôt de cette chambrière,
Au doux parfum boisé de la rose trémière
Dont rire enjôleur le faisait fantasmer
Mais qui se refusait toujours à s’enflammer.
Maintes fois il avait tenté de la séduire
Par des gestes empressés, par de charmants sourires,
Mais elle refusait toute galanterie
Car elle voulait rester fidèle à son ami
Avec lequel bientôt elle allait convoler
Après la fenaison et les travaux d’été.
Il rêva un moment à sa vieille nourrice
Qui lui donna son lait et fut l’initiatrice
De ses premiers émois durant l’adolescence
Lui faisant découvrir alors la jouissance.
Mais elle n’était plus là, et le Comte soudain
Revit en son esprit des souvenirs lointains.

Ce soir là, dans la cour, sous les reflets lunaires
Le Comte succomba  au plaisir solitaire. 
Raimondo – 2015

Actu-m’en diras tant Février 2017

Posted in Actualités & hors-série on février 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

« En Arabie, les voleurs sont amputés,
En France, les voleurs sont députés. »
(Aphorisme connu)

La coupe continue de déborder

par Gérard

 Avec l’affaire Fillon, l’écoeurement et la défiance à l’égard des politiciens, de quelque sensibilité qu’ils soient, gagne une majorité d’électeurs. Il m’est revenu en mémoire une expression que les nationalistes espagnols utilisaient par dérision pour se moquer des Républicains avec leur « Frente Popular », ils avaient ridiculisé la chose par un à-peu-près qui colle parfaitement à l’ensemble de nos élus, de droite ou de gauche : « El Frente Crapular » ! Vous allez me dire : Mais qui est-ce qui leur a donné autant d’argent, autant de privilèges, autant de passe-droit ? La réponse est simple : C’est eux-mêmes qui fixent leurs indemnités parlementaires et tous les à-côtés de confort (voyages gratuits par exemple) qui vont avec. Il faut dire qu’il y a un bel enfant de garce qui les a grandement aidé en son temps, il a pour nom Jean-Louis Debré ! Avant de quitter la Présidence de l’Assemblée Nationale pour les juteuses présidences du Conseil Constitutionnel puis du Conseil Supérieur des Archives _ à 72 ans il a toujours d’intéressantes indemnités _, il fera voter quasiment à l’unanimité de considérables avantages aux députés et aux sénateurs. Quand il s’agit de leur portefeuille, les Socialistes se trouvent miraculeusement d’accord avec la droite. Seuls les députés communistes voteront hypocritement « contre », sachant très bien que ces dispositions généreuses « passeraient » sans problème. Pour l’anecdote, il fut un temps _ j’ignore si c’est toujours le cas aujourd’hui _ où tous les élus communistes reversaient leurs gratifications au PCF, à charge pour ce dernier d’en faire une ventilation équitable. Bravo monsieur Debré, le ver était dans le fruit depuis longtemps, mais vous, vous avez fait en sorte qu’il y reste et prospère à demeure. Et ce jean-foutre se pavane aujourd’hui avec sa gueule hilare dans les médias où il a le culot d’être chroniqueur à la radio et à la télé, il lui arrive même de faire de l’esprit et quelques bons mots se cherchant sans doute un angle d’approche plus sympathique auprès des gogos et des neuneux … Lamentable ! Mais revenons aux crapules qui émergent du lot…

François Fillon habite un château dans la Sarthe. Grâce à un tas d’astuces tout à fait légales mais que la plus minimaliste des Morales réprouve, il peut maintenir son rang et se comporter comme un seigneur médiéval avec ces hommes-liges que sont ses fermiers (ex : Paris-Match s’est déconsidéré la semaine passée en lui léchant le cul ostensiblement dans un reportage inique. Il a droit, entre autres, à 128 kg par an de bonne bidoche… On croit rêver!). Il s’est présenté au bon peuple comme un fervent catholique et un défenseur des vertus morales. A croire que ce proverbe, qui circule dans sa bonne mairie de Sablé-sur-Sarthe et des environs est vérifié tous les jours : « Si tu as besoin d’argent, sarthois dans la caisse ! » On reproche le plus à Fillon le fait d’avoir pris les électeurs pour des truffes en les engluant dans un mensonge. Oui, Pénélope se tenait au courant de l’actualité grâce aux chaînes d’informations, elle en parlait sans doute à son mari entre la poire et le fromage. Oui, elle a écrit deux notes de lectures (actuellement non retrouvées) à la « Revue des Deux Mondes ». Ce qui vaudrait à un pigiste lambda, une poignée de quelques billes de 100€ s’est alors transformé en un véritable salaire à plus de 5 000€ par mois. Va expliquer çà à celui qui se lève tous les matins aux aurores pour aller gagner difficilement de quoi faire vivre une famille… François Fillon est bête, le jour même de la parution du premier article du Canard Enchaîné, il aurait dû faire profil bas, reconnaître la « fictivité » des services et s’engager à les rembourser sur l’heure. Il aurait ainsi désamorcé tout ce qui va encore paraître à propos de sa vertu et de sa bonne foi. Au lieu de ça, cruelle erreur, il embraye sur « Tout est faux et j’aime ma femme! » et également dans la coulisse à ceux, plus surs, à qui l’on peut le faire entendre: « Et je ne suis pas le seul. Regardez comme les politiciens de tous bords ne se mouillent pas en ce moment, c’est qu’ils font tous pareils ! » Merci m’sieur, on n’est pas cons, on avait compris, mais les autres ne se présentent pas à l’investiture suprême en se faisant le chantre des traditions cathos de chez cathos et en s’érigeant en Père La Morale pour les temps à venir: « Il faudra travailler dur et se serrer la ceinture ! » Eh pignouf, pourquoi n’as-tu pas commencé avec tes propres attachés parlementaires ?…Bref, un mauvais point pour les conseillers de son entourage: S’il finit par gicler, il ne pourra s’en prendre qu’à eux. Et ce n’est pas sa conférence de presse du 6 Février qui a pu arranger les choses: Les excuses sont venues trop tard, du bout des lèvres avec refus de remboursement. Seuls, les lèche-bottes Républicains ont fait semblant de croire à une pseudo-embellie qui va les mener droit à une élimination au premier tour si Fillon ne s’engage pas plus avant…

François Hollande fait payer par le contribuable une escorte de 4 personnes 365 jours/an pour Julie Gayet qui n’a aucun statut particulier. D’autre part, ses fils font la fête de façon quasi-permanente à la Lanterne, le tout payé par nous, naturellement.

Balkany se fout pas mal des règles de la République et arrondit son magot tous les jours. Cette feignasse de Jack Lang, qui n’a jamais rien foutu de ses dix doigts, continue à percevoir de mirifiques enveloppes alors qu’il n’est plus Directeur de l’Institut du Monde Arabe depuis des années, ne vous inquiétez pas pour lui, c’est pas demain la veille qu’il manquera de flouze pour ses belles chemises immaculées. Benoît Hamon, Mélanchon, Marine Le Pen et bien d’autres sont aussi dans ce cas de figure. On demande toujours plus de sacrifices au lampiste alors qu’on se goberge à ses frais. Où est le temps où De Gaulle demandait à payer de ses deniers l’électricité de l’Elysée ? Avec toutes les casseroles qu’ils ont au cul, ce n’est plus une Présidentielle, c’est Top Chef !

Nauséeux, déboussolé, l’électeur croit alors bon de se tourner vers des têtes nouvelles (…pour lui): Macron, Hamon. En réalité, ce sont tous déjà de vieux chevaux de retour, y compris ce pitre lamentable qui ne sait toujours pas qu’il est mort: François Bayrou. En fait, je n’ai relevé qu’une seule bonne idée dans tous ces programmes de demeurés mongoloïdes, elle vient de Mélanchon (Eh oui, j’en suis moi-même le premier étonné que Monsieur Lehaîneux ait eu cette illumination) : Comme à la fin de l’Assemblée Constituante (1789/91), l’Assemblée Législative qui lui succéda (1791/92) n’avait que de nouveaux élus, une disposition ayant rendu inéligibles les députés de la Constituante. Mélenchon propose de faire pareil, et j’ajouterais qu’il devrait en être de même pour les suppléants. Ah mes amis ! Imaginez le tableau ! Disparue cette mouche du coche de Raffarin qui court de la croupe de l’un à l’entrejambe de l’autre en croyant que ses conseils de merde ont du poids ! Les vieux caciques du PS (Aubry, Emmanuelli, Royal, Fabius, etc,,,) et les vieux croûtons de la droite (Gaudin, Juppé, Sarko, Morano, Larcher,,,) au placard ! Avec pas un sou d’indemnité, ils se sont déjà trop servi en prébendes de tous genres. Et, pendant qu’on y est à copier nos aînés des débuts de la République, pourquoi ne pas revenir à une chambre unique. La suppression du Sénat, qui ne sert quasiment à rien et qui coûte un pognon fou à la Nation, serait un geste sensible pour commencer à éponger notre colossale dette !

Ce qui serait souhaitable aujourd’hui, c’est quelqu’un qui fasse abstraction de carriérisme et de rapacité pour ne servir que son pays. Quelqu’un qui renonce à enrichir ses petits intérêts en les drapant faussement de tricolore. Quelqu’un qui aime suffisamment la France et les français !

Marine Le Pen embraye évidemment sur ces genres de trémolos: « Moi, si je suis élue, il y aura la préférence française ! » » Oh joli ! » Font les couillons frontistes qui se voient déjà débarrassés des bicots, des bamboulas et des juifs, peut-être même des Samoyèdes et des Séminoles. Mirage que tout cela, mes enfants, car il faut écouter la demie-folle jusqu’au bout. A savoir sortir de l’Union Européenne et retourner dare-dare au franc. Autrement dit un repli sur soi pour le pays qui le ramènerait à un niveau de vie, dans le meilleur des cas, du XIXème siècle. La notion de Patrie se réduisant ainsi à l’ombilic même de la Présidente FN.

Alors ? Qui reste-t-il en lice ? Mélanchon, mieux conseillé depuis quelques mois, cache son venin et enguirlande de circumlocutions emberlificotées son programme qui fera fuir tous les capitaux dans les 48 heures-chrono s’il « passait ». A dégager ! Les Verts ? Aussi bêtes que les premiers jours où ils sont apparus dans le jeu politique. Ils sont les magnifiques exemples des sangsues du système qui n’ont jamais rien foutu de leur vie, mais qui empochent avec le sourire les 15 000€ mensuels de députés européens (Eva Joly, Daniel Cohn-Bendit, José Bové, etc…). A dégager ! La faillite de Hollande oblitère de facto le petit Hamon au charisme de bradype amazonien. A dégager ! Fillon, hautain et fascisant,  doit revoir toute sa stratégie pour se rapprocher du peuple. A dégager ! Alors, évidemment, il reste Macron ! Oh, ce n’est pas une affaire ! Il a, lui aussi, un ego surdimensionné, mais réfléchissons un peu, il peut avoir pour lui le bénéfice du doute: Il est jeune, il présente plutôt bien, il a des aptitudes dans le domaine économique (Attention, ça ne voudra pas dire qu’il est intelligent dans tous les domaines !), il joue subtilement de son non-positionnement sur l’échiquier politique de l’heure.  Pourquoi pas ? Les autres nous ont tellement déçu; s’il ne fait pas mieux, il ne fera pas pire… Rappelez-vous que pour ne pas avoir à nouveau l’agité du bocal Sarko, on avait voté par obligation morale pour Pépère Ier sans se douter de son insondable incapacité dans tous les domaines. Je vous le dis, les amis, on est mal barré ! Mais comme l’homme providentiel n’existe pas, il faudra faire avec ce qu’on aura sous la main…

Ce n’est pas une conclusion, mais un clin d’oeil comme on les aime à Gigaproduction (Tiens ! Qui finit en « on » aussi !):

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Viviane 18

Posted in Oulibouf on février 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

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18e épisode 

Chapitre 5 : Viviane

Et la vie suit son cours.

Le Roi Louis XII a obtenu son divorce d’avec Jeanne de France : le Pape a donné son accord ; il y a toujours des arrangements possibles, moyennant quelques compensations. Le Roi peut épouser Anne de Bretagne dont il est amoureux depuis sa jeunesse. Ces problèmes domestiques réglés, il peut enfin faire de la politique et en particulier songer à poursuivre la conquête du Milanais sur lequel il fait valoir ses droits qu’il a hérité de sa grand-mère. Comme quoi, même en ces temps anciens, un petit héritage est toujours bon à revendiquer.

A Reims, les parents de Viviane attendent de ses nouvelles. On peut  penser qu’ils n’en recevront pas de sitôt… Jehan et Eliette filent le parfait amour ; les événements de ces derniers temps leur ont donné l’occasion de renouer la romance d’autrefois. Certes ils se doutent que cela ne sera pas éternel, mais pour l’heure ils ne boudent pas leur plaisir et peut même écrire « leurs plaisirs ».

A Tournehem, Viviane et Flore reprennent goût à la vie. L’épouse du Grand Bâtard, Jeanne,  les entoure et se montre avec elles comme une aïeule attentive. Flore semble s’intéresser à un jeune clerc chargé de prendre soin des livres du maitre des lieux qui, comme  son père Jean le Bon,  se révèle un bibliophile averti. Elle n’a pas encore cédé aux attentions de ce beau damoiseau, mais elle sent bien que cela ne saurait tarder.

Reste le cas de Viviane ; elle est enceinte et Jehan, le seul homme qu’elle n’ait jamais connu, est de toute évidence le père de l’enfant qu’elle porte Elle a bien caché à tous la nouvelle, mais Jeanne, fine mouche à flairé l’évènement : les nausées, ne trompent guère une personne d’expérience.

–         Quand te décideras-tu à me dire que tu es grosse ?

–         Mais comment avez-vous su ?

–         Peut-être as-tu oublié que j’ai mis quelques enfants au monde et je connais bien tous les phénomènes qui surgissent lors d’une grossesse.

Viviane est finalement heureuse de pouvoir confier ce qu’elle pensait être un secret à cette femme pleine d’expérience qui va l’aider à aborder la vie de mère qui sera bientôt la sienne.

Flore, quand à elle, ne se pose aucun problème de maternité, même si elle a enfin renoué avec les jeux de l’amour en cédant au jeune Gautier. Le clerc lui a fait visiter son domaine, il lui a montré les livres remplis d’enluminures magnifiques, dont elle a appréciées l’élégance ;  et si elle s’est émerveillée de toutes ces beautés artistiques,  elle a apprécié, un jour,  le délicat frôlement d’une main sur son joli fessier, cet effleurement n’étant qu’une étape, avant que d’aborder des divertissements capables de produire bien d’autres satisfactions.  Flore,  a accueilli avec plaisirs toutes ces  caresses dont le manque ternissait son équilibre et son moral. On trouva dans le château mille recoins secrets où l’on pouvait, en toute tranquillité échanger quelques gentillesses.

Gautier se révélait un amant plein de prévenance, d’une débordante imagination et Flore en élève appliquée savait apprécier les détours savoureux menant à l’extase, qu’elle découvrait avec lui. A son tour, elle imagina, un soir au clair de lune, sous les frondaisons du parc, une gentillesse que sa bouche besogneuse lui alloua avec grand art. Gautier goûta à sa juste valeur cette gâterie inattendue qu’il ne connaissait pas et Flore apprécia, pour des raisons pratiques,  la présence d’une fontaine gazouillant à proximité…

Si la vie à Tournehem se déroule de façon idéale, il n’en va pas de même à Reims où les parents de Viviane, attendent toujours des nouvelles de leur fille. Dans l’espoir d’en apprendre un peu plus sur cette inexplicable  disparition, ils ont à plusieurs reprises contacté Eliette, mais cette dernière ne leur en n’a  pas dit plus et même, à la longue, lasse de leurs continuelles visites, elle s’est montrée assez cassante avec eux.

–         Après tout, disait-elle à Jehan, c’est bien de leur faute ; pourquoi donc vouloir cloitrer leur fille dans un couvent contre sa volonté ?

–         Bien sûr, reconnaissait Jehan, mais pourquoi montres-tu tant de dureté envers avec ces pauvres gens.

–         Je suis dure et je m’enflamme  parce que leurs pleurnicheries m’ennuient ; ils n’avaient qu’à réfléchir aux conséquences de leur décision concernant l’avenir de leur fille.

–         Décidément ma pauvre Eliette tu es toujours aussi entière, incapable de montrer un brin de raison et un peu d’humanité ; tu t’emportes, tu hausses le ton. Il ne t’est pas venu à l’idée que ces parents, un peu tardivement peut-être, regrettent le  choix de vie qu’ils ont imaginé pour leur enfant ?

–         Jehan mon ami, tu m’ennuies. Je te rappelle que j’ai imaginé la « disparition de ta Viviane », pour éviter de te compromettre dans une affaire qui aurait pu t’apporter quelques ennuis avec les soldats du guet. Alors tes réflexions, tu peux te les foutre …

Eliette emploie ici une expression qui n’était peut-être pas en usage en cette fin du 15e siècle, mais que Raimondo utilise pour donner plus de vigueur à son récit. Pardonnons à ce génial conteur, l’anachronisme qu’il se permet pour la  bonne cause littéraire.  (Note de l’Editeur)

La discussion entre Jehan et Eliette, se termina sur ces magnifiques paroles. Les deux amants se séparèrent fâchés ; chacun regagna son propre logis. Ce soir, il n’y aurait pas de petit câlin, pas de main caressante, pas de doigt fripon, pas de bouche avenante ; bref, rien de ce qui aurait pu apporter un peu de sérénité dans ce monde de brute…

Le lendemain, Eliette vit paraitre en son échoppe un jeune adolescent chargé de lui remettre un pli dont elle prit connaissance aussitôt. C’était un mot de Jehan.

« Chère Eliette, j’ai besoin de me changer les idées, et c’est pourquoi je vais me rendre à Tournehem, auprès du Grand Bâtard.  Donne une petite pièce au porteur de ce message.»

Eliette resta de marbre  à la lecture de cette froide missive, mais la colère montait en elle, en constatant l’attitude fuyante de Jehan. Elle retint un instant le messager, le temps d’aller chercher, pour le remercier, quelques piécettes ;  mais celui-ci avait filé, pressé sans doute par quelque tâche urgente et en particulier, la remise d’un mot de Jehan destiné à la famille de Viviane et un autre, à la supérieure du couvent de Cormontreuil.

Mais cela Eliette ne le sait pas.

***

Après son algarade avec Eliette, Jehan a passé la nuit à réfléchir. Certes, la faribole imaginée pour expliquer la disparition de Viviane a pu, un temps du moins, satisfaire sa famille, mais désormais, il pense que les choses allant trop loin, il y a lieu de rétablir la vérité. Il a donc décidé de se rendre à Tournehem afin de ramener Viviane auprès des siens. Par ailleurs, il n’est plus question de vie conventuelle, et il va falloir en convaincre la famille.

Il a pris contact avec un roulier qui va le mener en Flandre et remis des lettres à un jeune voisin chargé de les transmettre à divers destinataires.

Celle destinée à Eliette, on l’a vu, est fort succincte, Jehan ne tenant pas à entrer dans de longues explications qu’il réserve à d’autres. Et en particulier, pour la famille de Viviane,  il tient à se montrer rassurant  en un écrit qui enjolive un peu la vérité mais qui devrait dans l’immédiat apaiser leurs tourments.

« Je suis Jehan, enlumineur de profession, élevé par les moines de l’abbaye de Saint Rémi. Durant les journées du sacre de notre roi Louis le douzième, j’ai eu l’occasion de rentrer votre fille Viviane. Nous avons, en tout bien tout honneur sympathisé, car elle semblait très intéressée par mes travaux d’enluminure. L’amitié aidant, je suis devenu le dépositaire de son secret familial qui la rendait malheureuse : entrer au couvent comme vous en aviez le dessein ; cela n’était pas, et de loin, son désir. Désespérée, je l’ai trouvée errante dans la nuit. Je l’ai hébergée afin de la soustraire aux  dangers nocturnes dans l’attente du jour pour la ramener auprès des siens. Mais elle refusa catégoriquement de rejoindre votre logis.

Par la suite, nous avons eu l’occasion de pouvoir nous éloigner de Reims dans l’attente de jours meilleurs  et pour vous tranquilliser, elle écrivit une lettre que l’apothicaire Eliette accepta complaisamment  de vous  remettre. Il va sans dire que cette femme, une amie de longue date et connue en la ville pour son commerce florissant n’est absolument pas complice de la fuite de votre fille et qu’il serait inconvenant de tourmenter à ce sujet.

Je vais dès que possible me rendre auprès de Viviane pour tenter de la ramener à la raison. Il me parait cependant souhaitable que vous abandonniez le projet d’en faire une religieuse. Peut-être y a-t-il d’autres solutions plus conformes à ses désirs.»

Bien sûr, Jehan passa sous silence la complicité intime, qui s’était créée entre eux. Il omit de préciser combien leur fille avait apprécié les jeux de l’amour pour lesquels elle montrait beaucoup d’empressement.

Une autre missive était destinée à la Mère supérieure du couvent de Cormontreuil ; en termes courtois il lui fit part de la peine de son amie Viviane destinée à devenir moniale sans en avoir jamais éprouvé le moindre désir. Il termina sa lettre en faisant état d’un évènement que l’indiscrétion d’une religieuse lui avait révélé :

« N’obligez la pauvre Viviane à se couvrir d’un habit, que vous-même, en son temps, avez revêtu contre votre gré… »

Dès que possible, Jehan quitta Reims en direction des Flandres  avec un roulier qui devait livrer en cours de route, des fûts de vin de la région champenoise. Le voyage se révéla un peu long : le chariot était lourdement chargé et les chevaux de trait devaient être changés souventes fois. Si le roulier ne quittait pas son charroi durant les nuits, Jehan quant à lui se reposait dans les auberges et à plusieurs reprises, il fut sollicité par les œillades de quelques servantes dont le décolleté, en cette période estivale laissait apparaitre de biens jolis attraits. Il résista quelques jours, mais l’envie supplanta bientôt la sagesse qu’il s’était imposé en allant retrouver Viviane.

Un soir,  en se couchant, il constata que son lit était occupé par un joli tendron complètement nu ; bouleversé par cette délicieuse vision, troublé par le velouté d’une blanche peau satinée qui s’offrait à lui, il ne sut résister à cette invite. La nuit fut enchanteresse et  à plusieurs reprises,  chacun y trouva le plus profond des bonheurs.

Deux jours plus tard, la cité de Tournehem se profile dans le lointain.

***

Alors que dans quelques heures il arrivera au château de son oncle le Grand Bâtard, Jehan ne sait pas que Viviane a ressenti les premières douleurs de l’enfantement. Il ne sait pas non plus qu’après avoir donné la vie à une jolie fillette, un implacable destin mettra fin à ses jours, comme beaucoup de femmes de l’époque lors des accouchements, laissant une orpheline à laquelle on a donné le prénom de sa mère : VIVIANE.

Raimondo (2016) – à suivre

Galerie d’Art 04

Posted in Actualités & hors-série on février 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

La dernière Galerie datant du 20 Octobre 2015, il était temps d’émoustiller vos sens artistiques.

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Blagues (ou comics) Février 2017

Posted in Actualités & hors-série on février 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

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Entrée de Louis XI à Paris (1ère partie)

Posted in Oulibouf on janvier 20th, 2017 by gerard – 2 Comments

Voici qu’aujourd’hui, l’émérite historien Adhémar De Vidauban nous relate, pour notre plus grande joie, un fait historique qui s’est passé à Paris le 31 Août 1461. Comme ce magnifique reportage est d’une longueur conséquente (Hé les amis! Il faut ce qu’il faut! _ et réciproquement _!), sa parution se fera en deux fois. La fin de cette passionnante histoire devrait donc avoir lieu normalement le 20 Mars 2017.

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           Le lundi 31 août 1461, le roi Louis XI fit des cabrioles, referma sa braguette et entreprit son entrée solennelle à Paris, par la porte de service donnant sur les cagouinces. Le cérémonial ridicule avait été concocté par Philippe le Bon-de-Réduction,  un crétin qui n’avait de bon que le nom, mais qui y tâtait comme metteur en scène. Soit dit en passant, ce type était le père de Charles le Téméraire, un godelureau décervelé qui n’était pas encore téméraire, mais déjà bête comme ses pieds.

           Notre Philippe, ou Philby, le Bon-pour-le-Service, saoul comme une bourrique,  sort en grandes pompes (pointure 48) avec son fils hydrocéphale, encore plus saoul que lui, par la porte St-Denis et s’en va en zigzagant  jusqu’à La Chapelle, au devant du nouveau roi en train de se curer le nez et de fzrfouiller dans ses chausses pour tenter d’occire un morpion.

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           Cent soixante-six frères mineurs, recrutés par Morandini, tous vêtus de peaux de bêtes, ouvrent le cortège, suivis de cent soixante-huit calotins en robe de chez Balmain, puis de trente-trois prêtres pédophiles de la paroisse de St-Séverin-les-Trois-Cornards, tous portant chapes et calcifs dorés à l’or fin de 24 carats, et chantant « Ah ! le petit vin blanc » sur un air de rap.

           Vient ensuite le symbole : précédées d’un héron dont le plumage est aux couleurs de Paris, cinq dames de la rue Blondel, vêtues d’oripeaux de chez Emmaüs, chevauchent des tatous en portant cinq énormes presse-purée de marque Zeb, frappés chacun d’une des lettres du nom de Paris. Ce jeu d’ustensiles ménagers à la noix, qu’elle présentent au roi devant St-Lazare, ou St-Cucufa (j’ai un peu oublié), donne à ces cinq lettres leur signification ridicule (Entre nous, heureusement que les graveurs ne se sont pas trompés de « mot de cinq lettres ») : P pour porte-jarretelles, A pour âneries, R pour ragnagnas, I pour idioties, S pour sottises. On voit que la ville ne se fait pas d’illusions !

           Apparaît  maintenant, bénissant la foule avec son appendice, l’évêque de Pantruche, un certain Guillaume Charretier, ainsi nommé parce qu’avant d’être évêque il transportait de la morue salée entre Le Touquet et les Halles de Pompidou. Il porte un chapeau noir rigolo, fourré de satin vert caca-d’oie, avec cordons pendants (comme ses weps) . Il râle vachement parce qu’il désirait échanger ce couvre-chef épiscopal contre un chapeau rouge de Cardinal, ou au moins un suspensoir rouge, mais adieu la valise ! le méchant pape Lustucru XIV n’a jamais voulu le lui refiler.

           Le Prévôt des Marchands, Riri de Bouquins, dit Henriette, et les quatre Lèchevins (avec leurs Lèchevines) viennent ensuite, montant de superbes canassons, revêtus de haillons violets et de serpillères rouges. Deux des Lèchevins sont en pyjama et en fin de mandat, mais on a retardé d’un mois l’érection des nouveaux, qui aurait dû avoir lieu en Tanzanie le 16 août précédent.

           Les prêtres de deux paroisses népalaises, avec leurs chapes vert-de-gris brodées à l’or(dur) et repoussées au marteau, accompagnés de 78 vilebrequins, précèdent les magistrats du Bous-Bir décoré de violettes et de rouges-gorges. Les couleurs de Paname, comme on le voit, s’étendent aux lèche-culs du roi Louis XI (poil aux bonzes).

           Inattendus, mais conviés parce qu’ils se trouvent là et qu’ils dansent bien le sirtakis, on remarque des « ambassadeurs de Grèce », parmi lesquels un bouffon nommé Tsipras, ou Sampras, ou Patatras, ou un nom de ce genre. Ils apportent une touche de loufoquerie dans cette mascarade hellénistique.

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           Les corps constitués et putréfiés se suivent. Les barbeaux ne manquent  pas de sodomiser , malgré leur robe des champs violette, les Masters de la Chambre de Combustion, que conduit leur nouveau coprophage, le cardinal Zigomar Olivette d’Oeil-de-Bronze. Et on reconnait ensuite les chats-pitres de Notre Dame des Landes, conduits par le héraut Zayrault.

           Arrivent maintenant les personnes alitées. Les badauds de Pantruche y voient beaucoup de bourguignons, reconnaissables à leur tronche enluminée, et le premier de ces corniauds c’est le Saigneur de la Boche-Violée, autrement dit Hégésippe Pot-de-Chambre, l’un des principaux mignons  et porte-savates du Trouduc de Bourgogne. Il arbore une chaîne en maillechort blindé autour de sa cuisse de mouche. Suit avec ses pages, chantant « On dit qu’il en est », le Saigneur de Banilon, Théopompe  Deux-Cornes. C’est un chambellan _ bêêê! bêêê!_ de Philippe le Bon (de réduction).

           Un homme que les parisiens ne connaissent pas encore apparaît alors. C’est le nouveau Pré-veau  de Paris, Jacques Villiers de Lille d’Adam et de Martine Zobry, un cousin de Philippe Le Moche de Villiers de Saint-Oignon, un rigolo un peu maboul, qui bricole au Puy-du-Fou. Il est le fils de son père Jeannot de Lille d’Eve, qui le 13 juillembre 1436 se rendit fameux en pénétrant sous les jupes de Jeanne d’Arc, pourtant passée au barbecue cinq ans auparavant, en compagnie d’un certain Tréteau de Bouffémont, pour conduire le feu roi Charles de Sète aux Folies-Bergère. Ce roi (des cons) Charles Recette était le papa de Lous XI, selon sa maman, mais les doutes sont permis. Le suce-dit Villiers de Lille d’Adam et de Martine Zobry, quant à lui (ou Cantaloup), était un  porte-coton du Trouduc de Bourre-Trogne (poil à la broigne).

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           Tout le gang des peigne-culs de Bourre-Trogne défile maintenant, avec une hiérarchie (dans la colle) nettement indiquée par le nombre de haridelles chancelantes qui suivent chacun de ces ploucs.  On voit Antonio de Croy-Pas, qui vient d’être bombardé Gand-Décimètre de la bicoque du Roi de Médeux. On identifie plus ou moins Thrasibule de Calabre-et-Pouilles, le fils du Roi Renez (de chèvre), puis deux des innombrables bâtards de Philippe le Bon-à-rien,  l’un nommé également Philippe (c’est très original) de Brabant-Double, l’autre Antonio de Bourre-Trogne, dit le Grand-Bâtard, personnage très influent dans les cagouinces du Trouduc son papa, et en même temps capitaine de pédalo précurseur de celui qui radote en ce moment.

           Quelques « hommes » du roi,  mais tous des tapettes,  figurent ensuite dans le défilé, fringués aux couleurs de leur maître de ballet, entortillés dans des pagnes rouges et des djellabas blanches et accompagnés de quelques gouines en burkunu.  Les tristes couillons qui regardent ce spectacle désolant ne connaissent pas encore ces piteux saltimbanques. Mais après le Mètre d’Hôtel du Trouduc de Bourre-Trogne, Jeannot de Pipy-Holly, et avant Jeannot de Purin de Saint-Lisier, on découvre un de ceux qui ont tenu bon la rampe et le haut du pâté, quand le Roi n’était que Dos-Fin endoffiné, le fameux imbécile Timoléon de Poitrine (de veau).

           Nul (j’allais le dire), en revanche, n’ignore qui est Louison de Luxe-en-Bourre, comte Adormir de Bouth. Il est le neveu par le pied gauche de son oncle du même nom (mais d’une idiotie moins calamiteuse), le Chandelier Bourre-Quignon. Quatre ans plus tard, après avoir commis mille-et-une prévarications dans l’affaire des « Deniers Publics », avec l’aide du Baron de Cahute (dans la Zac), il sera Con-d’Étable de Pégomas. Epoux de Marine Kouchtoila, il sera donc le beauf du nouveau Roi des Couillons, notre héros Louis XI. Il recevra un jour le Comté d’Oeufs. Son fils Jeannot de Luxe-en-Bourre l’accompagne, pour préparer  les omelettes baveuses. Quelle famille !

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           Tous les noms qui suivent font comprendre que le gang de Bourre-Trogne est en train d’envahir Pantruche.  La Bourdille, Coÿt, Chie-Mou, Crève-cul, Lapine, tous sont (comme le Maréchal de Bourre-Trogne, Riri de Noeud-Cruel)  les faux-témoins et les acteurs minables d’une extravagante manif du gang de Bourre-Trogne dans un bled qui a oublié les âneries de 1418, lorsque le roi Charlot 67 montra ses parties génitales aux sœurs qui quètent du Couvent de Combouchet. Arborant son récent ravier  de la Toison-Pubienne d’Or, on voit ainsi, sévèrement burné,  l’infidèle con-fieffé Louison des Luges, et après-lui (bien sûr) sa cousine Gudule de Gugusse, grande collectionneuse de pafs, de manuscrits de BD et de revues porno.

           C’est ensuite l’armée des patatoïdes. Les archiés du comte Adormir de Bouth précèdent les archiés du Trouduc  Philipot. Vient alors, l’air con et la vue basse, le fameux Philby le Bon-de-Réduction. Le peuple se paluche en admirant la gueule en biais du « Grand Trouduc  de Six-dents ». Perlouses et  pierrailles ornent sa braguette, son T-Shirt, son bada, son épée (de nonne) et sa selle de chiottes. Un énorme ulcère suinte du dos de son canasson. La housse de ce bestiau est faite de serviettes hygiéniques rehaussées de coquilles d’escargots. Un clochard dégueulasse porte la casquette du Grand Trouduc, où l’on voit le plus gros glaviot jamais contemplé par les gens de Paname. Huit mille canassons, houssés de strings de pucelles, l’accompagnent au bordel. Pages, éboueurs, valets de chambre, scaphandriers  et palefreniers sont vêtus de souquenilles.

           Les invités suivent, avec quelques pique-assiettes qui se sont glissés dans le cortège. Il y a le Compte-Bloqué de Ventre d’Homme, Jeannot l’Embourbé, le Compte-Vidé  Eberluant de Baise-Alanvert et le trouduc  Jeannot de Mère-d’Houilles, avec ses 120 girafes de Patagonie.

           Puis c’est la maudite famille. Charlot de Chat-Enrôlé, le futur Téméraire, conduit huit onagres pelés, dont l’un porte sur le dos un marteau-pilon soutenu par quatre imbéciles du quartier. Il ne sait pas encore que le Roi Louis XI le fera tuer 22 ans plus tard.  Le Compte-Annulé  de Nœud-Vert s’avance avec 60 porcs-épics.  Le Grand-Bâtard de Bourre-Trogne en avait 120 devant lui et 130 derrière (dont 45 truies-épiques) que 200 archiés suivent à pied (de biche). Je ne vous dis pas l’odeur !!!

           Le Trouduc ayant salué le roi, le cortège fait demi-tour sur les chapeaux de roues et retourne à ses moutons et en ville, les gens du coin, les scrofuleux, les culs-de jattes, les obèses, les autodidactes, les bruns et les sous-mariniers d’abord, la horde malodorante de Bourre-Trogne ensuite. On pénètre dans Paris et sous les jupons de Ste-Pastèque de Bayeux ensuite. Le pré-veau des marchands, Riri de Bouquins, toujours dit Henriette, présente au Roi les clés de sol et de fa qui sont sensées ouvrir la Porte-Saint-Denis-Papin. Sur la façade de la porte, une verge d’argent levée vers le ciel accueille toute la bande décervelée de petits rigolos.

           Tout au long de la Grand-Rue Saint-Denis-Papin (au ripolin), les SDF de Pantruche vont pouvoir s’extasier en contemplant le désastre de la Cour de Bourre-Trogne. Même les couillons qui étaient là en 1437, lors de l’entrée du Roi Charlot 77, dit le Fada, n’ont jamais vu tant de loufoqueries. Depuis cette date, on n’a guère eu à Pantruche l’occasion de se marrer autant.  Juste quelques boums royales au rabais, quelques minables entrées d’ambassadeurs du Bhoutan et du  Monténégro, quelques mariages de princes-monseigneurs et de princesses chauves et cacochymes, quelques baptêmes de gnards épileptiques, et c’est tout. Les Parigots ont été frustrés. Ils ont perdu l’habitude des conneries.  En plus, il a fallu, dans les derniers jours d’août, trouver à loger tous ces squatters, et Pantruche n’a plus les gourbis nécessaires. Les immigrés ont tout occupé.

           Seuls quelques princes-monseigneurs ont encore leur cambuse, que Stéphane Plaza tente de désencombrer. Les autres seront logés chez l’habitant, en violation des soubrettes et du « droit de gîte » (à la noix) concédé aux Parigots par Edith de Montastruc, en l’an de crasse 969. Le pré-veau des marchands (Henriette) a donné son accord, à condition qu’on n’en mette pas chez lui.  Les victimes des billets de logement grincent des dents, surtout des prémolaires. Un chanoine pédéraste a demandé l’autorisation d’héberger l’évêque de Rennes (qui en est) et ses mignons.

           Bien sûr, il a fallu s’occuper de faire bouffer tous ces abrutis, depuis le Trouduc  de Bourre-Trogne jusqu’au balayeur, mais la graille du Trouduc  est bien meilleure. Les habitants de Pantruche ont leur grain au grenier (comme c’est étrange !) et leur vin, ou ce qu’ils n’ont pas encore sifflé, à la cave. Ils ont aussi un grain dans la tête, mais on feint de l’ignorer. Celui qui n’a ni grenier ni cave, trouve qu’il a du bol, pour une fois, car on ne le pillera pas. On compte sur le marché de Brive-la-Gaillarde, sur Dédé-la-Boulange, sur les bouchers et équarisseurs des Halles, sur les nécrophages qui déterrent les cadavres, sur les chiens, les chats, les rats et autres « malignes bestes », comme dira, ou dix-rats,  Rabelais cent ans après. Les prix flambent, et quelques bicoques aussi.  L’Hôtel-de-Ville a pris des mesures injustes et confiscatoires, à l’aide d’un double-décamètre. Une dame-hidalgo (c’est un paradoxe !) venue de Picamoixons, province de Salle-à-Manche,  a en outre réquisitionné tout le blé, le céleri-rave, la sauce Tu-M’étrangles, les préservatifs usagés, les bouses de vaches, les MP4 et les biscuits Speculoos qui arriveraient en pirogue depuis Maripasoula pendant le séjour royal. Les tenailles sont interdites pour que les Parigots ne soient plus tenaillés par la faim.

           Ce 31 août 1461, les goîtreux reprennent cependant leurs droits, et quelques  milliers récupèrent aussi leurs gauches (surtout chez les boxeurs). Et de se livrer au jeu absurde qui consiste à reconnaître les Grands Cons dans le défilé. Le nombre des canassons et des rosses peut donner un indice quand on ne connaît pas ces salopards de vue. L’état de fraîcheur des polos et des calbars, plus ou moins puants, sans parler des chaussettes méphitiques, peut aussi distinguer les princes des manants et des pique-assiettes. Le ridicule des chapeaux, la crasse des guêtres, le caparaçon des rossinantes en velours cramouilli ou en morceaux de serpillères, les soieries de Belzunce, les damas de chez Bachar, les fourrures d’hermine-de-rien ou de zobeline, tout cela permet au vulgum pecus  de repérer les coquins et les copains du roi. Même les archiés du Trouduc de Bourre-Trogne ont des freins de vélo incrustés sur leurs marinières. Ça en jette !!!

           Ce qu’on voit le mieux, c’est les haridelles.  Celle d’Hégésippe  Pot-de-Chambre est caparaçonnée de toile à matelas de couleur pisseuse,  chargée de roupettes argentées arrachées à des bulgares, qui pendent jusqu’aux sabots de la bête (pas les bulgares, les roupettes).  Jeannot de Calabre-et-Pouilles se fait remarquer par une bouse de velours noir frappée d’un grand tournesol argenté. Louison de Luxe-en-Bourre caracole avec cinq percherons, emmaillotés respectivement de guenilles de couleur ordure et argent, de vieilles cloches « sonnant à batel », de damas déchiré doublé de  zobeline, d’orfèvrerie de zinc,  de haillons d’or fourrés d’herminettes (chatouillant un lézard), alors que ses mignons ont des souquenilles de sparadrap doublées de lapin de garenne.

           Les poneys de son fils Jeannot ont aussi des bouses de cramouilli bordées de nouilles verdâtres, de pantoufles couleur de vomi et pour l’un d’eux, de fins spaghettis en peau de Mussolini à figures de Cro-Magnon. Ceux de Gudule de Gugusse sont parés de drap d’or vert-de-gris et de damas noir, d’ivoire  à la Bachar, venu en jonque de Tripoli. Ceux du Grand Bâtard de Bourre-Trogne sont très moches, cachectiques, pustuleux, couverts d’aoûtats, et boitent des quatre pâturons.

           Juché à quatre pattes, comme un boa, sur le dos de son dromadaire, un fou échappé de Charenton fait des pitreries et la transition.

 

          Adhémar – à suivre

           

Actu-m’en diras tant Janvier 2017

Posted in Actualités & hors-série on janvier 10th, 2017 by gerard – 1 Comment

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/ Brèves: A/ –Qu’est-ce que La Mecque et Hiroshima ont en commun ? –Rien !

B/ Interview d’embauche dans un hôpital psychiatrique :

« Donc, vous êtes intéressé pour travailler avec nous. Qu’avez-vous comme expérience avec des gens mentalement perturbés ?

Je suis sur facebook depuis près de 5 ans maintenant…

N’en dites pas plus, c’est excellent, le job est à vous ! »

2/ Sur l’Education Nationale: L’innocente petite Laura Laune, une humoriste pas encore très connue , mais qui mérite largement de l’être – La prof : https://www.youtube.com/watch?v=dswr1sFcCOA

 

Hors-série Islam 04

Posted in Actualités & hors-série on janvier 10th, 2017 by gerard – Be the first to comment

La dernière série date du 10 Janvier 2015, il est temps d’apporter quelque rafraîchissement! (cf http://gigaproduction.fr/2015/01/10/hors-serie-islam-03/ )

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Cinéprovence 03

Posted in Actualités & hors-série on janvier 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

Encore bien des choses agréables pour vous tous en 2017 !

On débute donc ce 1er du mois sans le moindre clip, ça me fait un pincement au coeur mais il faut savoir s’adapter aux circonstances. En avant pour un hors-série !

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Blagues (ou comics) Janvier 2017

Posted in Actualités & hors-série on janvier 1st, 2017 by gerard – 1 Comment

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