Raimondorama 30

Posted in Oulibouf on février 20th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Un léger voile de nostalgie pour ce volet très éclectique des oeuvres du poète de Vincennes. Voici donc quatre petites pièces, deux en prose où notre ami fait sa propre introspection (toujours dans l’humour bien évidemment) et deux en vers. Comme dans l’une cette chère tante Emma n’est pas nommément désignée, je me suis permis de l’inclure ici. Par contre, je parlais de « nostalgie » car vous trouverez en premier le dernier des poèmes de Raimondo concernant « ceux de la Haute ». Ce fut une belle épopée, merci l’ami ! Place à partir du prochain mois à toutes les fredaines de tante Emma !

Les belles aventures du Baron
C’était un petit noble, il n’était que Baron
Mais il était connu dans toute la région
Pour sa belle prestance et son regard charmeur
Qui subjuguait les femmes et retournait leur cœur.
Elles appréciaient en lui son imagination
Son esprit d’entreprise et ses belles façons.

Il avait à quinze ans perdu son pucelage
Avec sa tante Olga, peut-être d’un autre âge,
Mais qui lui inculqua les premiers rudiments
De l’art du bien baiser avec tempérament
En usant de finesse ainsi que de doigté,
Un art qu’il assura avec dextérité.
Après la tante Olga, il connu la Comtesse
Une femme dodue aux opulentes fesses
Entre lesquelles, bien sûr, au cours d’une levrette
Il connu les plaisirs charmants de l’enculette ;
Il vécu des moments de folle exaltation
Caressant tendrement son tout petit bouton
Glissant un doigt curieux dans une intimité
Chaude, toujours avide et prête à s’enflammer.
Avec une Marquise, il tenta divers jeux
L’envol du balbuzard, celui du macareux,
L’intrépide parcours du hussard triomphant
Et la biche aux abois sous le chêne bruissant
Parfois, pour se changer, avec une soubrette,
Il mimait le cricri de la bergeronnette
Et il n’hésitait pas avec la chambrière
A tapoter son cul de façon familière
Ou bien à lutiner avec un tendre soin
Les contours généreux de ses opulents seins.
Mais le plus beau fleuron de toutes ses conquêtes
Celle qui le combla d’une façon parfaite
Ce fut une Duchesse, une veuve enfiévrée
Qui depuis fort longtemps se trouvait esseulée
Manquant de réconfort, dont le gentil minou
Attendait vainement qu’on titille son trou.
Son corps manquait d’amour et le Baron combla
L’absence de plaisir qui la minait parfois.
Ce fut une envolée, une joute guerrière
Que l’on renouvela en diverses manières
La duchesse cria si fort sa volupté
Qu’elle réveilla de nuit la domesticité
Et au petit matin, après quelques repos
Il se renouvela d’autres plaisirs nouveaux.

Et c’est de ce temps là que la belle Duchesse
Vint offrir au Baron son titre de noblesse.
Raimondo – 2016

La peste 

Mes recherches sur le Moyen Age, dont je suis fervent adepte m’ont permis de  retrouver cette anecdote d’antan.
En ce village la peste sévissait et chaque matin un tombereau passait de maison en maison pour emporter les corps des défunts de la nuit.
Ce matin-là, une pauvre veuve  héla l’employé pour qu’il prenne son époux qui venait de rendre l’âme. Mais cette femme habitait au bout du village et en arrivant à sa hauteur la carriole funèbre était déjà pleine à ras bord.
–         Je vous le prendrais demain, assura l’employé, aujourd’hui, la place me manque.
Malheureusement, le lendemain le nombre de morts était tel qu’il ne fut pas possible d’emporter le pauvre homme. Et cela dura plusieurs jours.
Alors, la veuve se fit pressante :
–         Il faut emmener ce corps qui commence à sentir, déclara-t-elle entre deux sanglots.
Le croque-mort manquant toujours de place, se montra accommodant.
–         C’est entendu, je prends le corps de votre mari, et à la place, je vous en laisse un, plus frais…

Sébastien
Mais enfin, Sébastien, qu’avez-vous aujourd’hui ?
Votre vit est bien mou et assez riquiqui ;
Vous, qui à l’ordinaire êtes si chaleureux
Vous êtes en ce jour d’hui pour le moins paresseux ;
Je vous fais cependant de tendres gâteries,
Mes mains ne chôment pas et ma bouche en folie
S’anime éperdument avec grande passion
Afin de provoquer une belle érection ;
Et malgré tout cela votre bite amollie
Ne prédispose pas à d’ardentes folies.
Vous recevant ce jour, j’imaginais déjà
Nos étreintes à venir, nos délirants ébats ;
Je nous voyais alors, suivant nos habitudes,
Atteignant les sommets de la béatitude,
Nous montrant belliqueux, osant d’ardents tournois,
Comme ceux des uhlans ou des bretteurs chinois.
J’imaginais bien sûr, nos trêves passagères
Afin de préparer d’autres joutes guerrières,
Et reprendre un combat toujours aussi vaillant,
Tel les preux chevaliers Olivier et Roland.
Croyez-le Sébastien, j’avais cela en tête
Et je me préparais pour une belle fête ;
Mais je ne trouve ici qu’un sexe bien flaccide
Laissant mon corps sans joie, et mon minou languide.

Sébastien ce jour là n’était guère dispos,
Il venait de quitter la coquine Margot
Une fieffée luronne, une dévergondée
Qui, durant un moment l’avait bien épuisé.
Raimondo – 2017

 

Voici les réflexions d’un psychologue au sujet de Raimondo.
Je ne sais quelle idée m’a traversé l’esprit en me substituant à un praticien et en rédigeant à sa place un rapport médical circonstancié.
En ce moment, le région subit un maussade climat qui limite mes sorties. Confiné dans mon 6e étage et comme il n’y a plus de Tour de France à la Télé, alors j’écris, des conneries certes, mais cela passe le temps.
Ciao. A plus. Raimondo _ 2017

Lettre du Dr X, psychiatre, envoyé à la rédaction de Giga Production.
Je reçois, à la demande de sa famille, un octogénaire assez fantasque qui se fait appeler RAIMONDO dans les colonnes de votre magnifique site.
Ce client que je reçois très régulièrement me parait être un cas très intéressant pour le praticien que je suis. J’ai pris connaissance de ses écrits : les aventures d’Emeline et Adalbert, celles de diverses héroïnes prénommées Viviane qui nous ont transportés dans les temps anciens avec un certain brio, faute d’un brio certain. On y conte les pittoresques aventures d’imaginaires personnages à la vie sexuelle débridée. Hommes ou femmes, rois ou reines, soubrettes, bourgeoises ou nobles dames, toutes et tous semblent destinés à se donner du bon temps, en d’autre termes à copuler allègrement. Outre ces aventures picaresques, Raimondo s’est lancé dans la poésie érotique : des vers de mirliton déroulent en alexandrins les chauds moments de la vie sexuelle des uns et des autres.
Le cas de ce client, ne me laisse aucun espoir, vu son grand âge, d’envisager une quelconque guérison, j’entends par là, le souci de faire de lui un écrivain policé, capable de narrer de belles histoires qui feraient rêver l’adolescente boutonneuse, la ménagère de cinquante ans voire la femme du troisième âge nostalgique de ses aventures passées. Impossible de lui voir rédiger en alexandrins ou en octosyllabes des poésies d’une autre envolée lyrique, rappelant les fiers poètes de notre belle littérature.
Toutefois, je ne peux m’empêcher de le faire remarquer, je dois avouer qu’il m’est souvent arrivé de sourire en prenant connaissance des folles aventures de nos lubriques comtesses ou des baronnes voluptueuses. Je ne veux pas non plus oublier la très coquine Tante Emma, dépuceleuse de neveux, consolatrice des affligés du sexe, rénovatrice du kamasoutra, qui devrait faire date dans l’évolution de la sexologie. Cela me permet de reconnaitre que ce Raimondo, apporte, et à la science et à la littérature, le souffle nouveau qui leur faisait encore défaut dans ce 21e siècle dont la rénovation ne semble pas inutile.
Monsieur le rédacteur en chef de Gigaproduction, je soumets à votre diligente attention l’avis que je porte sur cet écrivain. Raimondo nous abreuve de quelques drôleries qui ne sont pas inutiles en cette morose période que traverse notre pays ; aussi, vous conseillé-je de ne point vous départir de ce fantasque mais génial écrivaillon. Je pense même qu’il ne faut pas hésiter à divulguer intensément ses écrits afin, comme on le dit parfois, que nul n’ignore.
Docteur X
Psychiatre.

Je suis absolument d’accord ! Et je conclurais finement (Gérard):

Actu-m’en diras tant Février 2018

Posted in Actualités & hors-série on février 10th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Comme toutes nos valeurs sont en train de f… le camp, je me suis dit qu’on pouvait encore en récapituler quelques-unes, rien que pour le fun:

Ronds-de-cuir, cons à déduire: On parle de diminuer le nombre de fonctionnaires. Pourquoi pas ? Imaginez dans les DOM-TOM ou ne fut-ce qu’en Corse, le nombre inutile de fainéants qu’on a par l’ajout de strates administratives successives: L’exemple corse est significatif: l’équivalent en surface d’un département moyen a été divisé par deux pour doubler un tas d’institutions: Conseils Généraux, Equipement, Direction de ceci, Direction de cela, etc… le tout chapeauté bien sur par un Conseil Régional. On se ruine à entretenir des gens qui ne rêvent que d’indépendance. Et ce n’est pas fini, toujours dans la catégorie « fonctionnaires » mais dans le registre « fais-toi gras », je vous prie de lire un peu çà les amis, c’est hallucinant:   https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/600-hauts-fonctionnaires-sont-mieux-payes-que-le-chef-de-l-etat_1977346.html

 

 

 

Viviane 24

Posted in Oulibouf on février 10th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Chapitre 4 : Paris 

Quelques années ont passé.

Viviane a atteint  la trentaine. La maturité a effacé ses traits juvéniles pour faire place à une  jolie femme que le temps a façonnée et embellie. Semblable à ces femmes de la Bible, la Salomé d’autrefois, s’est transformée en une Judith remplie   d’expérience et ce qui ne gâte rien, pleine d’attraits. Elle ne manque  pas de courtisans et répond très volontiers aux avances que sa beauté suscite.

Précisément, ce soir, dans les bras de Mattéo, son actuel amant, elle vit une passion  délicieuse  au cours de laquelle elle n’hésite pas à user d’une nouvelle caresse qui s’est répandue depuis la venue  en France de mercenaires espagnols. Viviane offre sa splendide poitrine et accueille en son sillon mammaire un sexe qui sollicite sa dose de caresse. Mattéo est jeune, plein de vie, plein d’envies. Faire l’amour avec lui, apporte à Viviane le savoureux frisson que son corps réclame sans cesse. C’est un artiste peintre en devenir ; ce florentin est  de passage à Paris avant  de rejoindre, pour parfaire son apprentissage, les ateliers flamands, dont la renommée est parvenue jusqu’en Toscane où il est né.

Viviane l’a  rencontré à Paris au cours des fêtes somptueuses données lors de la naissance du dauphin Louis, en ce mois de septembre 1601. Après l’époque troublée des luttes religieuses, Henri IV à ramené la paix et la concorde dans le royaume. Il s’est converti au catholicisme, il a octroyé l’Edit de Nantes aux protestants, on peut donc désormais songer en toute quiétude à « la poule au pot », excellente gâterie dominicale instituée par le Roi.

Marie d’Elbeuf ayant quitté son château d’Anet, Viviane ne se trouvant  plus utile en ces lieux,  décida de poursuivre sa vie dans la capitale. Après des débuts difficiles, au cours desquels elle vécut de petits métiers tout justes suffisants pour lui permettre de vivre chichement, le destin l’a conduite vers le quartier de l’Arsenal où réside le grand argentier du royaume, Sully, croisé a Anet après la bataille d’Ivry. Elle songe donc à solliciter son aide pour obtenir une audience auprès du roi. Sully l’a reconnue ; par principe, il se méfie toujours des anciennes maitresses de son maitre qui sollicitent quelques faveurs, en souvenir, voire en paiement des moments intimes qu’elles ont offerts à leur souverain. Mais aujourd’hui il  se laisse toucher par Viviane, encore plus belle qu’autrefois, du temps où elle  soigna  avec succès le brave Rambures, sauveur du roi à la bataille d’Ivry.

Sully a fait part au souverain de cette visite. Henri, se souvenant de cette gentille femme, docile, à laquelle il avait appris quelques jolies figures de l’Arétin et qui, se souvenait-il savait utiliser sa bouche avec maestria, demanda à son ami Sully de bien vouloir octroyer à Viviane une petit pension, en récompense de services rendus au royaume. L’expression fit rire le roi, mais Sully soucieux des deniers dont il avait la garde, ne partagea pas cette hilarité. Il s’exécuta néanmoins rendant la vie de Viviane plus sereine.

Ce soir, avec Mattéo, après de nombreux intermèdes amoureux, dans un moment de quiétude, elle réfléchit à la proposition que ce dernier lui a faite : l’accompagner dans son périple auprès des peintres flamands. Elle est assez favorable à ce genre de suggestion, encore que… La nuit portant conseil, et suivant son habitude elle se retourne pour dormir sur le ventre ; cette position laissant apercevoir la troublante courbure de ses reins et deux voluptueuses fesses rondes qui donnent  à Mattéo quelques libidineuses pensées.

  • — Cara mia, ton joli pétit cul, il est magnifico !… Jé peux ?
  • — Non
  • — Uné fois, jé t’en prie.
  • — Non et non, profère Viviane d’une voix ferme.

En amour, aucune caresse ne lui déplait, aucun geste  ne la rebute, sauf, celle que Mattéo désire en cet instant et qui reste l’apanage des professionnelles ou des bourgeoises qui veulent éviter une maternité lorsqu’elles s’offrent à un amant.

  • — Tou sais, cara mia, à Firenze, la signora Rénata….
  • — Tu me l’a déjà, mais ici, on est à Paris et je ne suis pas  » la signora Rénata ». Je suis ravie que mes fesses te plaisent ; j’aime quand tu les caresses, lorsque tu les couvres de tes baisers empressés, mais ne m’en demande pas plus et ne t’avise surtout pas à laisser trainer, ne serait-ce qu’un doigt, vers cet antre que « la signora Rénata » offre à tout venant.

Devant cette fin de non recevoir, Mattéo devra se contenter de lover contre ces douces et attirantes rondeurs, un sexe quémandeur. Par de doux mouvements de son corps, Viviane l’aidera à faire naitre l’exaltation qu’il recherche avant de sombrer dans un sommeil réparateur, après ces longues heures de jeux amoureux.

Quelques jours plus tard, alors que nos deux tourtereaux se préparaient à gagner la  Flandre, Viviane se rendit compte qu’elle était enceinte. Lorsqu’elle vivait auprès de Jacquotte, celle-ci lui fournissait des plantes pouvant mettre fin à une grossesse non désirée ; mais aujourd’hui elle est seule, son amie ayant quitté depuis quelques années déjà le monde des vivants.

A n’en pas douter, Mattéo est le père de cet enfant.

Tous deux s’étaient rencontrés, par hasard, sur le chantier qui faisait alors la curiosité des parisiens : l’édification d’un pont de pierre, qu’on appelait déjà le Pont Neuf, à l’extrémité de l’ile de la cité. Mis en œuvre à l’initiative du roi Henri III, les travaux avaient cessés durant la période des guerres de religion mais dès son entrée dans la capitale, Henri IV avait remis ce projet à l’ordre du jour.

Viviane avait remarqué ce beau garçon, venu se rendre compte de l’avancée des travaux et qui lui avait fait compliments sur sa beauté, sur l’éclat de son sourire, sur la blondeur de ses cheveux, sur son élégance ;  bref, il la dragua avec le savoir faire de ces éternels conquérants d’au-delà les Alpes. Les jours suivants, ils se retrouvèrent à plusieurs reprises, Mattéo se faisant de plus en plus empressé ; comme tous ces florentins il parlait avec ses mains qui, de policées devinrent entreprenantes, et une nuit ils firent plus ample connaissance sur un lit douillet. Ils échangèrent les caresses les plus tendres, les plus folles ; ils ne se quittèrent plus, évoquant même un avenir commun.

L’honnêteté de Viviane, lui faisait obligation d’annoncer à Mattéo, sa paternité, ne serait-ce que pour l’en informer. Il ne chercha à se disculper, comme auraient tendance  à le faire certains jolis-cœur, mais quelques jours plus tard, il disparut. Un gamin apporta à Viviane une missive succincte :

 » Tu aurais dû faire comme la Signora Renata… »

Cette boutade provoqua chez Viviane, un léger sourire, tout aussitôt suivi d’un rictus de tristesse. Elle avait perdu un compagnon avec lequel elle aurait aimé parcourir un bout de chemin. Sa maternité devait la rendre plus sage : elle s’abstint désormais  de tout contact avec les hommes  et lorsque ses sens la tracassaient par trop, elle s’en arrangeait comme savent si bien le faire en pareille situation tous les êtres humains quel que soit leur sexe.

Mattéo resta quelques années à Anvers dans l’atelier florissant de Brueghel le Jeune, dont les thèmes picturaux étaient à l’époque très demandés par une riche bourgeoisie commerçante. Il batifola quelque peu avec Maria, la sœur du peintre, une grassouillette flamande ayant sans doute des idées plus larges que Viviane en matière de caresses amoureuses. Cependant, Florence venant à lui manquer il déserta après quelques années les brumes du nord pour retrouver la douceur du climat toscan. L’Histoire n’a point retenu s’il y retrouva la Signora Renata…

***

Au printemps de l’année 1602, devant la porte du couvent de l’abbaye St Pierre de Montmartre, on  découvrit un couffin d’osier dans lequel sommeillait un joli poupon de quelques semaines, sous les langes duquel on trouva une lettre, qui devait sans doute donner quelques explications sur la provenance de cet enfançon. La sœur tourière prévint l’abbesse Marie-Catherine de Beauvilliers qui, dans l’immédiat mit à l’abri cet enfançon, le confiant au soin des religieuses du couvent.

L’Abbesse prit connaissance de la lettre, et dès les première lignes fut frappée par la teneur du message qu’elle contenait :

« Madame, tout comme vous, j’ai été la maitresse de notre Roi Henri, du temps où il guerroyait pour conquérir Paris… »

Ce début évoqua chez la nonne, quelques souvenirs intimes, que son esprit ne parvenait pas à oublier. A l’époque, elle n’avait pas 20 ans, et assurait son noviciat, ayant dû suivre l’injonction familiale qui la destinait à l’état monacal, alors que son jeune corps réclamait assurément d’autres conditions de vie. Le fringant Henri, qui avait établi son quartier général en l’abbaye de Montmartre, n’eut aucune difficulté à prendre dans ses filets cette jolie religieuse, qui découvrait soudain, d’autres joies de l’existence.

Malheureusement pour elle, le volage amant pris par d’autres projets s’éloigna. En remerciement cependant,  c’est là une des ses remarquables façon de se comporter avec une certaine élégance, il souhaita et obtint que cette religieuse, née de noble famille prenne, malgré son jeune âge, la direction de ce couvent et en devint donc l’Abbesse.

 » Je confie à vos soins cet enfant de l’amour, qui n’est pas l’œuvre de notre Roi, mais celui d’un peintre qui a fait vibrer mon cœur et mes sens, durant de merveilleuses semaines. Je vais me fondre désormais dans quelque couvent hospitalier de ma province natale, où je veux me rendre utile aux malades, afin d’expier mes fautes.

Madame, nous avons vécu des circonstances semblables auprès d’un grand monarque, perpétuel amoureux des femmes, de toutes les femmes. Ces imprévus de la vie ne peuvent que nous rapprocher et je reste persuadée  que cela vous incitera à prendre soin de celle qui porte mon prénom : VIVIANE ».

Marie-Catherine de Beauvilliers fut touchée par le contenu de cette lettre et durant de longues minutes resta immobile, l’esprit embrumé de souvenirs. Elle songeait à l’avenir de cet enfant que le destin lui avait confié, sans trop savoir quelle initiative prendre. Dans l’immédiat cependant, elle désira voir ce bébé tombé du ciel, en un lieu où d’ordinaire la présence des enfants n’est pas envisagée.

Sœur Marie-Christine, qui avait autrefois été maman avant de d’endosser la bure monacale  s’était occupée de la petite Viviane.  L’Abbesse découvrit une gracieuse fillette repue par le  biberon qui lui avait été donné, entourée de langes propres, souriant aux anges.

  • — Elle est belle, n’est-ce pas ma Mère, constatèrent quelques nonnes que la curiosité appelait pour découvrir cette nouvelle pensionnaire.

L’Abbesse se contenta de sourire, sans laisser paraitre sur son visage le moindre objet de ses intimes pensées. Peut-être regrettait-elle à cet instant  de n’avoir jamais à connaitre les joies de la maternité. Sœur Marie-Christine profita de sa présence, pour lui  remettre un petit cadre en bois de conception très rudimentaire qu’on avait trouvé dans le fond du berceau.

L’Abbesse, put lire, gravé dans le bois :

« VIVIANE 1602 »

Et en dessous :

« Mattéo ROSSELLI ».

Raimondo – 2018 (à suivre)

 

Blagues Février 2018

Posted in Actualités & hors-série on février 1st, 2018 by gerard – Be the first to comment

Cinéprovence 07

Posted in Actualités & hors-série on février 1st, 2018 by gerard – Be the first to comment

Raimondorama 29

Posted in Oulibouf on janvier 20th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Retrouvez une fois de plus, pour votre plus grand plaisir, les frasques de notre vaillante Tante Emma. Merci Raimondo !

Anniversaire

Tante Emma ce jour-là était toute pimpante,
Elle avait revêtu une robe amarante
Dont le décolleté laissait apercevoir
Les rondeurs potelées de ses deux seins en poire.
Comme elle était jolie, malgré ses cinquante ans
Qu’on fêtait ce jour d’hui, en buvant et chantant ;
Elle ne vieillissait pas, malgré le temps qui passe,
Les années sur sa peau n’avaient pas laissé trace,
Son beau corps ravissant, qui restait élancé
Et ne se fanait point en dépit des années,
Excitait les envies de toutes les femelles
Crevant de jalousie tant elle restait belle.
Mais les mâles présents ouvraient très grands les yeux
Constant la beauté qu’ils avaient devant eux.
D’aucuns se souvenaient de ces heureux moments
Où dans l’intimité, elle offrait galamment
Les splendides appâts de son corps délectable
Aux baisers passionnés des bouches insatiables,
Des cousins, des neveux des amis chavirés
A la vue des rondeurs d’un séduisant fessier.
Elle aussi, Tante Emma revit en souvenir
Les gestes délicieux qui l’avaient fait frémir :
Le vol du cormoran de l’obligent Léon
Titillant à loisir son intime bouton
Et le turlututu du tendre Saturnin
Qui parcourait son corps des ses très douces mains.
Elle se remémora ce soir de frénésie
Où l’on imagina d’autres douces folies :
On était à plusieurs et chacun s’efforça
D’apporter de l’allure à ce troublant sabbat,
Sans plus de retenue, sans y mettre de frein,
Et cela perdura jusqu’au petit matin.

Pendant qu’Emma pensait au glorieux passé
Elle aperçut alors parmi les invités
Un vieil oncle impotent avec qui autrefois
Elle avait copulé de très nombreuses fois ;
Assis dans un recoin, il était solitaire,
Il rêvait lui aussi aux ébats de naguère
Avec la belle Emma, jeune fille empressée
Qui lui avait offert sa chaude intimité.
Et c’est en se penchant vers cet octogénaire
Qu’elle laissa entrevoir ses deux globes mammaires ;
L’homme les regarda, un instant fasciné,
Et de sa main tremblante, il put les caresser,
Car Emma en ce jour, permit à ce vieillard,
Une dernière fois, de se montrer paillard.
Raimondo – 2016

Triplette

Ils étaient tous les trois ; il y avait Léon
Que Tante Emma suçait avec application,
Et pour finir Gertrude, cette nièce aux yeux bleus
Qui donc avait pris place en ce jeu délicieux.
Cela s’était produit, de façon spontanée,
Sans trop y réfléchir, sans y avoir pensé,
Tout naturellement, sans chercher de raison.
Réunis ce jour là dans le petit salon
Tous les trois devisaient, de la pluie, du beau temps,
Sirotant calmement des rafraichissements.
Tante Emma tout à coup, allez savoir pourquoi,
Dégrafa le bustier de sa robe de soie
Qui la serrait sans doute un peu trop fortement,
Et laissa entrevoir assez discrètement
Les très belles rondeurs de ses seins généreux.
Léon, il faut le dire, n’en croyait pas ses yeux
Jamais il n’avait vu ces splendides beautés
Dont on apercevait ici les contours peu cachés.
Il ne put résister à déposer sa main
Sur cette blanche chair qu’il entrevit soudain ;
Longuement il palpa l’agréable prestance
De ces rondeurs offertes à sa concupiscence
Et lorsqu’il rencontra un téton érigé
De ses doigts chaleureux il vint le titiller.
Lors, ce fut le début d’un sensuel assaut
Ou chacun à l’amour apporta son écot,
Et c’est ainsi qu’Emma avait de son neveu
Engloutit en sa bouche son sexe impétueux ;
Gertrude en profita, et de sa main replète
Caressa galamment les pendantes roupettes,
Et quant au beau Léon, ses doigts aventureux
Glissaient dans la moiteur de très intimes creux.

Bien sûr on rechercha d’autres jolies façons
D’apporter à autrui de belles sensations,
Et chacun à ces jeux découvrit le bonheur
De donner du plaisir en étant à plusieurs.
On profita bien sûr de l’opportunité
Pour s’adonner au jeu de la flûte enchanté
Ainsi qu’aux facéties du triangle magique,
Position que l’on sait assez acrobatique.
Cela était nouveau pour le jeune Léon,
Mais il en retira maintes satisfactions.
Et sut se comporter en pugnace héros
En tenant bien sa place au sein de ce trio.
Gertrude la première cria sa volupté
Suivie de Tante Emma toute tourneboulée
Quand elle sentit jaillir en sa bouche accueillante
Les jets voluptueux d’une sève brûlante.
Ce fut beau, ce fut bon, cela fut merveilleux
Et l’on recommença par la suite ce jeu
Que Tante Emma apprit à toute la lignée
De ses gentils neveux heureux et enchantés
De découvrir alors un divertissement
Qu’ils léguèrent, bien sûr, à tous leurs descendants.
Raimondo – 2016

Armand

Elle avait pris en bouche le sexe turgescent,
Fièrement redressé de son neveu Armand.
Les effets d’une main au branle savoureux
Avait fait des merveilles sur une bite en feu,
Que Tante Emma ravie suçait avec ardeur
Attendant la venue d’une exquise liqueur.
Alors que Tante Emma suçait le jeune Armand
Celui-ci de ses doigts caressait tendrement
Des seins majestueux aux tétons érigés
Frémissant sous l’effet d’une main passionnée.
Tante Emma appréciait ces doux effleurements
Qui généraient chez elle un frisson bienfaisant,
Et Armand passionné flattait avec chaleur
Ces joyaux de l’amour objets de sa ferveur.
Il arriva enfin ce moment merveilleux
Ou la bouche reçut un philtre liquoreux,
Prélude à des ébats et bien d’autres folies
Que l’on multiplia longuement à l’envi.
On se fit les plaisirs de la bouche en fureur
Le magique galop du petit ramoneur
Et les doigts baladeurs s’en allant rechercher
Un intime recoin qu’on puisse bichonner.
Tante Emma murmura les mots que toute femme
Exprime quand son corps soudainement s’enflamme,
Quand l’amant lui apporte et la sérénité
Et le calme qui nait après la volupté.

Tante Emma reposait tous ses sens assouvis
Mais elle songeait déjà à d’autres griseries
Que l’un de ses neveux lui offrirait demain
Et qu’elle accueillerait avec beaucoup d’entrain.
Raimondo – 2016

La fellation

Elle suçait. Elle avait en bouche une quéquette
Et ses doigts tripotaient de splendides roupettes.
Heureux jour ! Tante Emma se donnait du bon temps
Avec un sien neveu encor adolescent.
Elle suçait. Elle faisait aussi virevolter
Une langue gourmande autour du gland dressé ;
Elle voulait apporter au sexe jeune encor
Un plaisir tout nouveau pour éveiller son corps
Et lui faire découvrir un spasme méconnu.
Elle suçait. Et sa langue autour du vit en rut
Produisait chez l’amant d’étranges sensations
Qui faisaient naitre en lui comme une convulsion.
Alors ses douces mains se mirent à caresser
Les voluptueux seins qui étaient à portée
Afin de les combler par des attouchements,
Source de jouissance et de ravissement.
Elle suçait. Elle suçait toujours. Et tout à coup
Se produisit alors un effet des plus fous :
Le pénis enflammé éjecta une offrande
Que Tante Emma reçut dans sa bouche gourmande
Ravie de recevoir le cadeau merveilleux
Offert par les transports de son jeune neveu.
Et quant à celui-ci, il avait découvert
Le charme inattendu d’un geste similaire.

Un jour il apprendra, qu’à son tour il pourrait
Sur un petit bouton plein de charme et d’attrait
Agir pareillement pour donner du bonheur
En s’aidant au besoin d’un petit doigt frondeur.
Et comme le poète alors on écrira :
Il suçait. Sa langue folâtrait sur Emma…
Raimondo – 2016
P.S. A tout lecteur qui trouverait dans cet écrit une quelconque ressemblance avec« l’Expiation » de Victor Hugo, Raimondo admet qu’on peut faire certains rapprochements dans la métrique, mais on n’égale pas, et de loin, le talent hugolien.

Nicolas

Tante Emma adorait souvent varier les jeux
Et faisait aujourd’hui un joyeux tête-à-queue.
Nicolas ne rechignait pas à la pratique
Offrant avec plaisir une splendide trique
Qu’une bouche suçait avec avidité.
Le neveu détendu se laissait caresser
Tout en faisant aller une langue mutine
Sur le bel abricot de sa jolie tantine.
Les choses allaient ainsi depuis de longs moments
Et chacun appréciait ces délicieux instants,
Que l’on faisait durer afin de mieux goûter
Les effets bienheureux d’une pose appréciée.
On variait le tempo, et du modérato on passait au largo,
Puis du rinforzando au legatissimo.
Et soudain Nicolas, allez savoir pourquoi,
Mordit avec vigueur le cul de Tante Emma ;
Il faut bien l’avouer cette façon de faire
N’était à ce moment pas du tout exemplaire.
Tante Emma étonnée par cette impertinence
Qui n’avait pas lieu d’être en pareille occurrence,
Cessa ses gâteries, tança le délinquant,
Pour l’incongruité du geste malséant :
Nicolas, mon neveu, dit-elle courroucée
On ne mord pas un cul lorsqu’on se fait sucer
Il vous faut en amour respecter les usages,
Et non vous comporter d’une façon sauvage
Ainsi que vous le fîtes en mordant un fessier
Qu’il conviendrait plutôt de devoir caresser.
Cher neveu, vous avez par ce comportement
Rompu le charme exquis de notre jeu galant
Qui devait nous mener à la béatitude
D’une belle façon, variant nos habitudes.
Nicolas tout penaud ne sut que répliquer

Pour calmer la fureur d’une amante offusquée.
Alors, sans hésiter il se montra câlin
Caressant le minou d’une lascive main ;
Puis sa bouche trouva le bouton du plaisir
Qu’elle suça longuement pour le faire frémir
Et Tante Emma bientôt cria sa volupté
Tressaillant de délice et de félicité.
Raimondo – 2016

Olivier

Très chère Tante Emma, s’exclama Olivier
Votre cul généreux très fort me fait bander ;
S’il ne tenait qu’à moi, levant votre jupon,
J’aimerais caresser ce merveilleux fleuron,
Poser sur ces rondeurs une bouche brûlante
Et même le flatter de gâteries ardentes.
*
Voyons mon cher neveu vous avez des propos
Qui ne sont pas de mise, vous êtes encor jeunot
Pour pouvoir accéder à ces jeux libertins,
Attendez quelque peu, vous êtes trop gamin.
*
Je suis jeune, il est vrai mais plein de hardiesse
Et je suis prêt à tout pour montrer mes prouesses ;
J’ai déjà quelquefois laissé trainer mes mains
Sur la belle Sophie au gracieux popotin
Et mes doigts très souvent se sont aventurés
Vers les sombres recoins de la grosse Daphné.
*
Alors mon cher neveu, allez vers ces drôlesses
Dont le cul en son temps attira vos caresses
Mais attendez un peu pour cajoler le mien
Que passent les années, et les choses iront bien.
*
Mais enfin Tante Emma pourquoi agir ainsi,
Me reprocher d’avoir lutiné la Sophie,
Cela est bien patent, votre cul et le sien
N’ont rien de comparables, et vous le savez bien :
Le vôtre est magnifique, aux gracieuses rondeurs,
Il attire les yeux, il fait battre les cœurs,
Il est beau, généreux, il a tout pour séduire,

Il fait parti des culs qui vous puissent éblouir ;
Aucun autre il est vrai ne lui est ressemblant
Et il reste pour moi le seul enthousiasmant.
Permettez, je vous prie, à votre adorateur
De vivre auprès de vous un instant de bonheur
Et soyez favorable aux sollicitations
D’un amoureux transi quêtant votre caution.
*
Vous me voyez flattée, votre fougue me plait
Vous avez et le mot et le verbe parfait
Qui plaisent à toute femme lorsque l’on s’ébaubit
Sur les charmes secrets de son anatomie ;
J’ai, mon très cher neveu, rarement entendu
D’aussi jolies paroles au sujet de mon cul.
*
Et c’est ainsi qu’Emma, tantine au cœur troublé,
Par son jeune neveu se fit sodomiser.
Raimondo – 2016

*

Actu-m’en diras tant Janvier 2018

Posted in Actualités & hors-série on janvier 11th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Je m’excuse pour le retard de parution de 24h, et pour le fait que toutes les images ne « collent » pas à une actualité immédiate. A noter que la première photo avait été prise par Adhémar, cet appel à une entente des religions me semble hautement souhaitable en ce début d’année et pour les temps que nous vivons:

Comic-strips par paires 02

Posted in Actualités & hors-série on janvier 11th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Blagues & voeux Janvier 2018

Posted in Actualités & hors-série on janvier 1st, 2018 by gerard – Be the first to comment

L’équipe rédactionnelle de Gigaproduction (qui se cantonne à deux personnes, mais bon…) vous renouvelle ses bons souhaits de santé et de bonheur en 2018. Pour affirmer la chose, voici un petit poème plein d’ironie envoyé par l’ami Raphaël qui donne la paternité de ces quelques vers à un sien ami, ancien Directeur de SES:

Il s’ensuit votre mensuelle douzaine de blagues:

Hors-série Mariages 02

Posted in Actualités & hors-série on janvier 1st, 2018 by gerard – Be the first to comment