Raimondorama 25

Posted in Oulibouf on août 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

La Comtesse et le Marquishaute56

La Comtesse suçait le vit de son amant,
Un Marquis rencontré au cours d’une soirée
Qui lui avait produit un effet si troublant
Qu’elle se donna à lui de façon passionnée.

Le jeudi tous les deux dans un salon privé
Ils venaient épuiser un trop plein d’énergie
Se faisant maintes grâces et maintes privautés,
Offrant leurs corps brûlants aux plus folles envies.

Ainsi donc la Comtesse, avec application,
Suçait ce vit dressé, et d’une tendre main
Palpait avec ferveur les deux gentils roustons
Séduits par la douceur de ces diligents soins.

Bientôt elle glissa un doigt inquisiteur
Dans le sillon fessu qui était à portée,
Et qu’elle dirigea avec grande ferveur
Vers l’antre sulfureux qu’elle souhaitait visiter.

Et le doigt insistant poursuivit son ouvrage
Pour le plus grand plaisir de l’homme émerveillé
Par ce cadeau royal, affectueux message
D’une main généreuse et toute énamourée

Soudain se produisit l’effet tant attendu
Libérant à longs jets une sève onctueuse
Que la bouche avala en laissant confondu
L’amant qui exultait sous la caresse heureuse.

A son tour il rendit tendresse pour tendresse
Et ne négligea point de longs attouchements
Afin de réveiller chez sa belle maîtresse
Par mille roueries un plaisir délirant.

La femme hurla sa joie, le sublime bonheur
Créé par les effets des douces prévenances
Que l’amant prodiguait avec tant de ferveurs
A la Comtesse émue par tant de complaisance.

Apaisés, les amants rejoignirent Morphée,
Attendant l’éclosion de nouvelles envies
Qu’ils souhaitaient ardemment afin de retrouver
Des ébats enflammés et d’autres griseries.

Raimondo – 2015
Us et coutumeshaute57

Il existe parfois des gestes insensés
Que la gent nobiliaire se doit de refuser :
Au Bal de Bienfaisance il ne faut surtout pas
De votre cavalière lutiner les  appâts,
Même si ses rondeurs, assurément gracieuses
Attisent les envies de vos mains fureteuses,
Si ses lèvres pulpeuses aux contours enjôleurs
Appellent les  baisers de ses adorateurs,
Et si par sa finesse, une peau satinée
Vous incite au désir de venir l’effleurer.
Ces actes sont bannis, il est hors de question
Pour ces honnêtes gens d’avoir telles façons :
Il faut en compagnie, se montrer convenable
Et à  jamais n’oser, un geste détestable,
Qui pourrait offusquer certaine gent bien née
Pétrie de convenance et de moralité.
J’ai connu cependant, une jolie Marquise
Qui ne refusait pas quelques manières exquises.
Elle acceptait toujours une main indiscrète
Qui venait tapoter une fesse replète
Et même elle acceptait sans jamais rechigner
Un petit doigt jouant dans son décolleté.
Elle était ainsi faite, et sans désagrément
Acceptait les hommages de très nombreux galants.
Et pour suite logique à ces préliminaires
Il s’engageait souvent des joutes singulières
Où l’on s’offrait alors en toute intimité
Du beau jeu de l’amour toutes les privautés.
On critiquait, bien sûr, cette femme volage
Bafouant la vertu, faisant fi des usages
Mais on enviait parfois cette dévergondée
Qui savait de la vie prendre les bons côtés.

Et lorsqu’on la porta un jour au cimetière
Une foule nombreuse accompagna sa bière :
Nombreux vinrent alors tous les amants comblés
Et tout aussi nombreux les envieux dépités.
Raimondo – 2015

Ode à mon aïeulhaute58
Comme on le dit parfois, Madame la Baronne
Etait de celles-là  que l’on nomme cochonnes.
Dès qu’elle croisait un homme au visage avenant
Elle éprouvait alors tant de frémissements
Que son œil s’éclairait et que dans sa culotte
Une mouille aussitôt envahissait sa motte.
Il lui fallait alors pour calmer ses émois
Que l’homme remarqué sitôt s’exécutât.
Comme elle était jolie et plutôt attirante
On  ne refusait pas une offre aussi charmante
Et c’est dans un recoin, en toute discrétion
Qu’on éteignait le feu de ce sexe en fusion.
La Baronne éprouva lors de maintes soirées
Des moments enivrants qui la firent exulter.
C’est ainsi qu’elle connut de folles positions
Comme le lion en rut, l’étreinte du griffon,
Le vol du cormoran, le jeu du chat qui pète
Que lui fit découvrir un lombard en goguette,
Sans oublier bien sûr la grande farandole
Et le charivari du rollier qui cajole.
Que ce soit des Marquis, des Comtes ou des Barons
Des Grands Ducs de Styrie, des Princes Bourguignons,
Elle trouva le plaisir que tous ces gens bien nés
Avec quelque talent pouvaient lui apporter.
Mais le plus beau fleuron de toutes ses conquêtes
Ce fut un vil manant, un très humble poète,
Qui n’était pas comme eux un homme de haut rang,
Mais savait en amour se montrer conquérant.
Il tournait galamment les vers et les quatrains
Les isopets les odes et les alexandrins
Et sut par son  propos se montrer si galant
Que la baronne alors s’offrit incontinent.
Et là, elle découvrit que ce chantre du verbe
Aux doux jeux de l’amour savait être superbe

Et si sa plume d’oie, aux vers était douée,
Son vit assurément n’était pas emprunté.
La Baronne éprouva avec ce doux rimeur
Toutes les fantaisies, tous les plus grands bonheurs.
Et durant de longs mois ces deux petits fripons
Vécurent les bienfaits d’une folle passion.
***
Cette histoire est réelle et ce barde d’antan
Possède désormais de nombreux descendants
Et parmi tous ceux-ci, il est un bel esprit
Qui, comme son aïeul à son tour versifie :
Il conte les amours de la gent nobiliaire,
Les divertissements dont on usait naguère,
Les petites manies des Ducs ou des Comtesses
Qui savaient s’amuser, se tripoter les fesses,
Jouer du petit doigt, caresser les rondeurs,
Toutes ces fantaisies et ces jeux enchanteurs.
Ce poète, inconnu de l’Université,
Réserve à ses amis de façon éhontée
Ses fables, ses histoires et mille autres sornettes
Où l’on fait allusion aux cons et aux quéquettes,
Ces récits sulfureux au lyrisme incertain
Mais qu’avec intérêt lisent les libertins.

C’est pourquoi Raimondo, l’illustre descendant
Du poète gracieux qui rimait en son temps,
Poursuit avec ferveur l’œuvre impie et friponne
De celui qui jadis culbuta la Baronne.
Raimondo – 2016

Le chant du coqhaute59

Depuis longtemps déjà le Comte et la Comtesse
N’étaient plus dans l’excès de leur folle jeunesse,
Et s’ils avaient parfois une petite envie
Ce n’était certes pas un grand charivari.
Le Comte, trop souvent donnait dans la mollesse,
L’épouse n’avait plus cette belle souplesse
Cette imagination et cette agilité
Dont en ces temps anciens elle savait profiter.
Finis les doux instants de la joute lyonnaise,
Les joyeux tête-à-queue qu’on goûtait très à l’aise
Et tous ces va-et-vient, toutes ces pirouettes
Ainsi que les bienfaits d’une bonne levrette.
Il fallait désormais se rendre à l’évidence,
Les beaux jeux de l’amour n’avaient plus d’importance,
Les mains avaient perdu l’habitude d’antan
De venir caresser un sexe turgescent,
Une rondeur pulpeuse, une peau satinée,
Tous ces endroits chéris autrefois tant prisés.

Le Comte, ce soir-là, dans sa morne couchette,
Vécu en souvenir ses belles galipettes
Et puis il s’endormit, mais ne s’éveilla point
Lorsque le chant du coq résonna au matin.
Raimondo – 2016

Le Marquis défaillanthaute60
Tout cela est bien bon susurrait la Baronne
Alors que le Marquis câlinait son barbu
Et qu’avec minutie sa tendre main friponne
Caressait les rondeurs de ses fesses dodues.

Tout cela est bien bon, mais très insuffisant ;
Il vous faut, croyez-moi mettre un peu plus d’ardeur,
User de votre vit avec tempérament
Afin de me donner les frissons du bonheur.

Je ne rechigne point à ces préliminaires,
Ces petits à-côtés qui mettent en appétit,
Mais il faut un moment et de façon guerrière
Investir un bastion qui attend l’ennemi.

Je vous en prie Marquis montrez-vous combatif
N’hésitez surtout pas à être conquérant
J’ai besoin de sentir en moi un membre actif
Qui éveille mes sens et calme mes tourments

Car vous le savez-bien j’ai toujours grande désir
De recevoir en moi un gros sexe audacieux
Dont le doux va et vient, prélude à mon plaisir
Viendra de mes envies en éteindre le feu.

Ainsi murmurait-elle cette jolie Baronne
A l’amant qui montrait trop de médiocrité
Ainsi attendait-elle cette belle friponne
Qu’on la traite avec force et avec fermeté.

Oui, mais l’homme en ce jour accusait des faiblesses,
N’ayant rien du héros souhaité par cette femme
Sa bite assurément exhibait la mollesse
Et n’avait rien en soi d’un brandon qui enflamme.

Alors pour mettre fin au galant rendez-vous
Qui avait apporté trop de contrariété,
La Baronne cria, simulant tout à coup,
L’orgasme fulgurant qu’elle n’avait point goûté.

Ainsi se termina de piteuse façon
Cet intime moment qu’on souhaitait enivrant.
Ce soir là, la Baronne, aguicha son Baron :
Sa bite fit merveille et ce fut délirant.
Raimondo – 2016

Viviane 21

Posted in Oulibouf on août 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

QUATRIEME PARTIE

La jolie Viviane née à la fin du XVe siècle au château de Tournehem a eu de nombreux descendants durant le siècle suivant. Le prénom de Viviane n’étant plus à la mode, on l’oublia durant quelques décennies, ce qui n’empêcha pas les dames de cette famille, l’hérédité ne perdant pas ses droits, de vivre quelques belles aventures où chacune sut faire honneur au jeu du trou-madame. L’aimable prénom réapparu avec la femme d’un régisseur qui officiait à Anet, dans la magnifique propriété de la belle Diane de Poitiers.  C’est cette Viviane, qui un jour croisa le chemin du Vert Galant.

Elle ne fut pas déçue de la rencontre…viviane21

Chapitre 1 : Ivry 

             Le 14 mars 1590 eut lieu la  bataille  d’Ivry, bien connue historiquement car un certain Henri IV, y menait ses troupes en les priant de se rallier à son panache blanc, à savoir quelques plumes d’oie qu’il avait plantées dans son couvre-chef. L’anecdote, très contestée, demeure cependant dans les mémoires et les Malet, Isaac et autres grands historiens s’évertuent à la divulguer.

Henri de Bourbon, devenu le Roi Henri IV l’année précédente, d’obédience protestante,  voyait son titre contesté par la plupart de ses sujet, bons catholiques depuis Clovis. L’Histoire nous réserve toujours quelques paradoxe car pour régler des problèmes de religion, dont la philosophie repose sur la magnanimité et l’indulgence, on n’hésita pas à prendre les armes ;  c’est ainsi que l’armée royale se retrouva  à Ivry, face aux ligueurs catholiques conduits par le duc de Mayenne. Ce dernier regretta d’avoir engagé un combat au cours duquel son armée, pourtant supérieure en nombre subit une mémorable défaite.

Au soir de cette victoire, Henri IV convia tous ses chefs de guerre à fêter l’événement, en faisant bombance. On peut imaginer,  les chroniqueurs restant avare au sujet de ce même événement, qu’il se  fit ce soir-là une formidable ripaille bien arrosée, à laquelle les serveuses participèrent à leur manière, en  se mettant en quatre (pattes, peut-être…)  pour assurer le repos des guerriers.

C’est au cours de ce repas que François de Montpensier, l’un des convives présents suggéra au souverain, qu’on puisse s’accorder quelques jours de repos.

  • Que nenni mon ami, répliqua le Roi avec son remarquable accent béarnais, demain j’irai à la chasse. Qui m’aime me suive !

Il fut difficile à quiconque de ne pas montrer l’amour qu’il portait au Roi…Et le lendemain, le souverain s’en alla chasser le chevreuil entouré de ses fidèles lieutenants. Maximilien de Béthune, que la postérité honorera sous le nom de Sully, s’était chargé d’organiser une chasse dans le massif forestier proche d’Yvry,  celui du domaine d’Anet, appartenant à Louise de Brézé, qui en avait hérité de sa mère Diane de Poitiers, favorite du Roi Henri II.

Lorsqu’ Henri IV, vit le magnifique château, construit et embelli par les plus grands artistes de la Renaissance, il décida de s’y installer momentanément pour mettre au point son entrée dans Paris, sa capitale,  qu’il se devait de conquérir afin d’affirmer manu militari le titre royal qu’on lui contestait. Et comme les propriétaires du domaine ne résidaient pas dans le lieu en ces jours là, il décida d’y prendre ses aises durant quelques semaines.

Le régisseur chargé de gérer le patrimoine, un certain Abel Lerouge, patronyme que portait  la famille depuis de nombreuses générations, du fait d’un lointain aïeul aux cheveux rouquins, tenta bien de s’interposer à cette occupation, qu’il jugeait illégale,  mais on lui fit comprendre que son opposition n’avait aucune importance ; le maréchal de Biron lui fit même une remarque, cinglante :

  • Dites-moi, mon ami, avec une telle attitude, vous risquez de vous retrouver sous la plus haute branche d’un chêne,

Ajoutant au bout de quelques secondes :

  • Au bout d’une corde…

La remarque amusa tous les guerriers présents, sauf bien sûr Abel Lerouge et une très jeune femme qui se trouvait à ses côtés, son épouse Viviane.

***

             Viviane était la fille d’un bûcheron du domaine d’Anet. C’était, avait-on coutume de dire, un garçon manqué. Dès son plus jeune âge, elle avait pris le pli d’accompagner son père en forêt ; curieuse de tout ce qui concerne la nature, elle  apprit à reconnaitre les essences qui croissaient dans la région : les chênes, les hêtres et toutes les espèces de feuillus que son père lui avait fait connaitre. Une vieille rebouteuse, Jacquotte, qui vivait en troglodyte dans une galerie  souterraine de la forêt, lui apprit le secret des plantes qui  soignent  les maux et les blessures. Elle parvint même à lui inculquer quelques rudiments de lecture et de calcul.  Sa fine oreille lui permit de reconnaitre les oiseaux suivant leur chant ; elle pouvait distinguer  le croulement de la bécasse, ou le pituitement du rossignol voire le turlutement de l’alouette. Elle grandit ainsi, un peu  comme une sauvageonne, mais on s’aperçut bien vite que cette sauvageonne devenait avec le temps une magnifique jeune fille ; ses longs cheveux bruns et ses yeux verts ensorcelaient déjà les garçons mais lorsqu’ils s’aperçurent que son buste prenait une allure agréable que le décolleté de son bliaut mettait en valeur, ils commencèrent à tourner autour d’elle, lui proposant quelque promenade dans les halliers déserts. Viviane restait indifférente à ses attentions ; tout juste acceptait-elle, rarement d’ailleurs, un petit baiser sur la joue ou sur la main, mais savait rabrouer vertement, le malotru dont les mains baladeuses s’aventuraient vers des rondeurs, attirantes certes, mais interdites.

Le père de Viviane craignant pour la virginité de sa fille, jugea utile de « l’établir », entendez par là, de la marier au plus vite. L’occasion se présenta, puisque le régisseur Abel Lerouge, veuf depuis peu, sollicita sa main. Il avait besoin d’une femme pour tenir sa maison et évacuer son trop plein d’énergie. Bien sûr, on ne demanda pas l’avis de cette  jeune fille de 18 ans ; cette union ne la satisfaisait guère, mais Viviane se disait qu’elle avait en elle suffisamment d’énergie pour ne pas se laisser trop dominer par un époux presque quinquagénaire qui bénéficiait d’une certaine aisance, ce dernier argument  n’étant pas à négliger.

***

             Abel Lerouge n’osa pas répliquer face au châtiment que lui laissait entrevoir le maréchal de Biron ; il s’éloigna tout penaud et regagna son logis, alors que Viviane resta sur place. Le Roi et ses hommes se rendirent compte alors de la présence de cette ravissante jeune femme et l’œil du souverain s’éclaira à la vue de cette beauté. Des pensées coquines firent bouillonner son esprit et plus encore, comme à chaque fois qu’il croisait un joli minois. Viviane se rendit compte de l’intérêt que le souverain  lui portait ; elle était au courant des anecdotes que l’on  contait à son sujet, sur sa vie amoureuses  pour le moins tumultueuse mais ne pouvait   imaginer qu’il puisse lui porter un quelconque intérêt.  Par contre, elle constata que parmi les guerriers présents, un jeune écuyer, avait au niveau du bras, la manche de son habit ensanglantée. Elle se permit alors de s’adresser à lui.

  • Monsieur, le sang que je remarque sur votre habit donne à penser que vous êtes blessé au bras. Si vous le permettez, j’aimerai voir cette blessure afin d’y apporter quelques remèdes dont j’ai le secret.

Le Roi applaudit à cette secourable  intervention, le blessé étant Charles de Rambures un jeune nobliaux qui avait montré un grand courage durant la bataille et avait même sauvé son souverain sur le point d’être assailli par l’ennemi.

Viviane, à l’aide de ses potions naturelles soigna une plaie qui loin de se refermer présentait un très mauvaise aspect. Le jeune homme d’ailleurs était brûlant de fièvre et il était grand  temps d’intervenir. Soigné et pansé, Charles de Rambures avait toute chance de  reprendre des forces. On l’installa  dans l’une des splendides  chambres du château dans laquelle il s’endormit promptement.

Le Roi étant aux anges sachant le sauveur de ses jours en bonne voie de guérison, tint à remercier la jeune et jolie femme pour ses soins diligents. Il lui fit l’honneur de la convier à son souper. Viviane en fut flattée et pour faire honneur à son Roi, choisit parmi ses effets la parure la plus jolie qu’elle puisse posséder. Son mari s’en offusqua.

  • Voilà des manières qui ne me plaisent guère ; tu te conduis comme une gourgandine et d’ailleurs cette invitation ne me dit rien qui vaille.
  • Mon cher mari, s’opposer au bon vouloir du Roi ne me parait pas une bonne attitude. Souvenez-vous de la remarque du fringant maréchal.
  • Quelle remarque ?
  • N’était-il pas question de la plus haute branche d’un chêne ?

Les époux n’allèrent pas plus loin dans la discussion, la réflexion s’avérait explicite et Abel eut la sagesse de s’en tenir là.  Viviane, parée d’un  magnifique bliaud de soie, se rendit donc à l’invitation royale. Le repas y fut exquis : un vrai festin de roi.

Bien sûr, c’était à prévoir, et Viviane se doutait que cela se produirait, le Roi  l’entraina dans une splendide chambre, bien chauffée par d’énormes bûches qui se consumaient dans une immense cheminée parée aux armoiries de la belle Diane de Poitiers. Le Roi se montra galant ; avec délicatesse il dévêtit sa jolie partenaire qui ne chercha surtout pas à s’opposer  aux désirs du souverain. Admiratif, il contemplait ce joli corps à la blanche peau satinée, caressant les voluptueuses formes  qu’il découvrait, ravi.  Longuement, il prodigua de sensuelles caresses et Viviane se réjouissait de ces attentions que son piètre mari n’avait jamais eu l’idée de pratiquer ; il était du genre, en avant toute et on fait dodo. La jeune femme sentait monter en elle, un frisson tout nouveau, une onde inconnue s’emparait de son corps. Le Roi fit durer ces sublimes instants et lorsqu’il la pénétra, la jolie Viviane, pour la première fois de sa vie, ressentit le fabuleux plaisir provoqué par l’orgasme.

Jusqu’à une heure avancée de la nuit les réjouissances perdurèrent, à la grande satisfaction de Viviane qui découvrait enfin ce qu’étaient les larmes de jouissance.

Dès le lendemain, avant même de rejoindre son logis, elle alla raconter à Jacquotte, devenue sa confidente, la bonne nouvelle. Les deux femmes, depuis le mariage de Viviane, avait pris l’habitude de partager leurs petits secrets féminins et souvent Jacquotte avait évoqué quelques vieux souvenirs laissant entendre que dans sa jeunesse elle avait bien profité des plaisirs de la vie. Viviane était on ne peut plus radieuse après la nuit passée auprès du Roi et songeait même à un avenir radieux, éloigné de ce qu’elle avait connu jusqu’à présent. Jacquotte eut le bon sens de tempérer ses enthousiasmes et de lui signifier que passer la nuit dans le lit du Roi ne faisait pas d’elle une reine de France. Et comme Viviane était loin d’être sotte elle comprit très bien l’allusion.

Il y eut cependant une autre nuit, tout aussi réjouissante que la première ; elle y apprit quelques jolies séquences, tout aussi ravissantes…

Quelques jours plus tard,  le Roi et ses hommes  quittèrent le château, partant à l’assaut de Paris. Anet retrouva son calme ; Abel Lerouge avait évité la pendaison, mais dans l’aventure Viviane avait disparu.

Raimondo – à suivre

Comic-strips (Blagues en « bandes ») Août 2017

Posted in Actualités & hors-série on août 10th, 2017 by gerard – 3 Comments

Nous disons donc: 3 inspirations du web:

20170810

Puis 2 strips avec des modifications personnelles:

20170810panache

Pour finir, les 3 bandes que vous ne trouverez nulle part sur la toile:

20170810perso

 

Concours permanent Apport personnel 16

Posted in Actualités & hors-série on août 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

20170801concours

Blagues Août 2017

Posted in Actualités & hors-série on août 1st, 2017 by gerard – 1 Comment

comic201708

Raimondorama 24

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2017 by gerard – 2 Comments

Les exploits de Tante Emma continuent !

Ferdinand20170720emma01
Tante Emma se rinçait la bouche abondamment
Elle venait de sucer son neveu Ferdinand.

Pour la première fois le garçon découvrait
De cette gâterie, les délirants bienfaits ;
Et de plus, Tante Emma, en ces heureux instants
Ajoutait volontiers quelques gestes charmants
Un léger frottement des petites roupettes
Et un doigt s’égarant au creux de la rosette,
Aimables à-côtés dispensés sans compter,
Tante Emma n’étant pas avare de ses bontés.
Ferdinand fut séduit par tant de gentillesses
Et songea à son tour à rendre ces caresses
Dénudant le minou à la toison dorée
Pour l’offrir aux assauts d’une bouche affamée.
Tante Emma adorait cette câlinerie
Que de nombreux amants avaient faite en sa vie.
Elle songea à Louis, l’oncle libidineux
Qui l’initia un soir à ce jeu délicieux,
Sans oublier Arthur, sorte de va-nu-pieds,
A la bouche coquine et aux doigts empressés,
Ainsi que Jérémie, un joyeux sybarite
Toujours prêt à offrir sa vigoureuse bite.
Mais le geste courtois de ce tout jeune amant
Attendrit Tante Emma assez profondément.
Elle se laissa aller bien plus que d’ordinaire
Au plaisir fabuleux de cette douce guerre
S’offrant sans hésiter aux gestes bienfaisants
Qu’imagina alors l’affable Ferdinand.

Elle n’oublia jamais les instants délicieux
Qu’elle vécut en ce jour grâce à ce cher neveu
Et très souventes fois elle s’en vint quémander
Ces douces gâteries qu’il savait dispenser.
Raimondo – 2016

Edouard20170720emma02
Je vous le dis, Edouard, cette façon d’agir
Ne me satisfait point ; il faut en convenir
Et vous mettre en l’idée que ces amusements
Ne sont pas à mon goût et sont fort déplaisants.
Sans doute Mélanie, cette vieille rombière
Accepterait ces jeux que je n’apprécie guère,
De même que Suzon faisant feu de tout bois
Accueillerait la chose avec très grande joie,
Mais moi je vous le dis, sachez vous retenir
Ou je repousserais dès lors, à l’avenir,
Toutes vos attentions, tous ces jeux amoureux
Qui depuis quelques temps nous ravissent tous deux.
Certes il m’en coûterait, car je dois l’avouer
J’apprécie fortement votre façon d’aimer :
Vous savez dispenser avec maestria
Tous les enchantements qui rythment nos ébats
Et je ne connais point plus habile que vous
Capable de charmer mon très gentil minou.
Vous savez enflammer par vous doigts avisés
Tous les moindres recoins de mon intimité
Et j’ai en mon esprit le brûlant tête à queue
Que nous fîmes un soir auprès de l’âtre en feu.

Mais enfin, Tante Emma, pourquoi tant protester ?
Je suis vous le savez amoureux passionné,
Votre corps généreux suscite des folies
Et votre joli cul excite mes envies.

Parlons-en, cher neveu, de l’aimable fessier
Qui semble vous complaire et hante vos pensées :
Il ne refuse point vos très tendres caresses
Et même quelquefois de sublimes largesses,
Il accepte aisément qu’on puisse l’embrasser
Mais certainement pas qu’on vienne le sucer.
Regardez, mon neveu, voyez ce que vous fîtes
Regardez tous ces bleus qui, par votre inconduite,
Ont maculé ma peau de ces nombreux suçons
Révélés par l’effet de vos folles succions.
Cessez, je vous en prie ces jeux qui me déplaisent
Et prenez désormais d’autres façons de baise.

Et sur ce, Tante Emma, afin de se venger
Du cul de son neveu, se mit à le sucer.
Raimondo – 2016

Gertrude I20170720emma03
Tante Emma, quelquefois, changeant ses habitudes
Acceptait les amours de la jolie Gertrude
Elles jouaient toutes deux à la lèche minette
Et au doigt sulfureux au fond des oubliettes.

Elles avaient pris ce pli, une nuit de juillet :
La pluie tombait à seau et l’orage tonnait ;
Après de très longs jours de chaleur étouffante
Se déclara soudain une nuit d’épouvante.
Jupiter courroucé avait en un instant
Fait jaillir dans le ciel des éclairs flamboyants.
Gertrude épouvantée s’en vint vers Tante Emma
Et tremblant de frayeur se jeta dans ses bras,
Cherchant le réconfort et un apaisement
Auprès d’une tantine au cœur compatissant.
Tante Emma réussit à la tranquilliser
Par des mots rassurants, des gestes d’amitié,
Telle une tendre main caressant ses cheveux
Ou la peau satinée d’un visage gracieux.
Et sans savoir pourquoi, elles sentirent bientôt
Une onde inattendue qui parcourait leur dos
Un frisson délicieux qui éveilla soudain
L’irrésistible envie de faire aller leurs mains
Sur les plus chauds recoins de leur intimité,
Sur leurs seins, leur minou ou leur gracieux fessier
Qui souhaitaient la venue d’une main caressante
Pour calmer les ardeurs de leur chair frémissante.
Lors, se mettant à nu, rejetant leurs atours,
Elles furent emportées par les feux de l’amour,
Et durant un long temps s’offrirent avec tendresse
Toutes les privautés de leurs folles caresses.

Et depuis ce soir là, variant ses habitudes,
Tante Emma, quelquefois, et la belle Gertrude,
S’amusent toutes deux à la lèche minette
Et au doigt sulfureux au fond des oubliettes.
Raimondo – 2016

Gertrude II20170720emma04
Tante Emma quelquefois, et sa nièce Gertrude,
Pour varier les plaisirs avaient pris l’habitude
De s’amuser un peu, se donner du bon temps,
Se faire frotti-frotta avec beaucoup d’allant.
Certes, ces gâteries les privaient de quéquettes
Mais ces joyeusetés, toutes ces galipettes
Leur apportaient toujours des instants de délice
Qui ravissaient alors ces gentilles complices.
Elles avaient inventé pour ces moments choisis
Quelques jeux ravissants, de tendes griseries,
Apportant à leurs corps et la relaxation
Et le soulagement d’un sexe en éruption.
Elles aimaient les transports de la suce minette,
Le charme distrayant du téton en goguette,
Le plaisir savoureux d’un joli tête-à-queue
Accompagné alors du doigt aventureux,
Allant de ci de là dans les moindres recoins,
Se comportant toujours comme un joyeux lutin.
Et quand soudainement arrivait le plaisir
Lorsque s’accomplissaient enfin tous leurs désirs,
Très amoureusement serrées avec tendresse
Elles feulaient, emportées dans une folle ivresse.
Comblées, elles reposaient attendant la venue
Du feu envahissant leur intime vertu
Pour reprendre leurs jeux et ces joutes entre femmes
Capables d’allumer de délicieuses flammes.
Or, il advint qu’un jour, durant ces apartés,
Leurs cris un peu bruyants vinrent à alerter
Le petit Siméon traînant dans les parages
Qui s’étonna alors de ces clameurs sauvages ;
Il était innocent ce petit chérubin
Et ne connaissait pas tous ces bonheurs coquins,
Ne sachant même pas que pouvaient exister
De telles fantaisies et semblables équipées.

Il faut, même en amour, laisser le temps au temps,
Attendre que surviennent un savoureux moment
Ou Siméon, sans doute avec sa Tante Emma,
Connaîtra à son tour ces succulents ébats.
Raimondo – 2016

Comic-strips (Blagues en « bandes ») Juillet 2017

Posted in Actualités & hors-série on juillet 10th, 2017 by gerard – 1 Comment

Rappelez-vous qu’on commence toujours par une copie du web, quasiment à 100%. Ici, trois exemples…

20170710stripweb

…puis on poursuit avec deux moitié-moitié (web + perso)…

20170710panache

…enfin ce que vous attendez tous: De l’inédit jamais vu sur le web, car tout droit sorti de mon imagination:

20170710perso

Hors-série Ciné & TV 01

Posted in Actualités & hors-série on juillet 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

Il y a eu, par le passé, des détournements d’images de cinéma ou de télévision mais c’était pour agrémenter des clips BombayTv. Aujourd’hui, vous avez droit à une série bien spécifique.

2017juillet10cine

Concours permanent Apport personnel 15

Posted in Actualités & hors-série on juillet 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

Avec les vacances estivales, on renoue avec nos traditionnelles rubriques de Juillet & Août. Nous commencerons avec cette chère Dora:20170701concours

 

Blagues Juillet 2017

Posted in Actualités & hors-série on juillet 1st, 2017 by gerard – 1 Comment

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