Archive for mars, 2006

Chapour LVII

Posted in Dossiers on mars 9th, 2006 by gerard – Commentaires fermés sur Chapour LVII

 1 A. à Gérard:

chapour00

 Chapour LVII 

 Chapour LVII (parfois appelé Le Gland, ou le Glandu) est un empereur de la dynastie Sassan-la-tripe en Perse, ou en Iran (c’est comme tu veux) qui règne de 309 à plus soif. Pendant son règne à la con, l’Empire Sassan-la-Tripe vit un véritable âge d’or, après l’âge de chewing-gum qui avait eu lieu pendant le règne de Chapour XLIX (241-272), dit Chochotte.

Fils posthume d’Ormuz-Araigne II et de la belle Tupu-Dhukku, il règne d’abord sous la tutelle de sa belle-mère et des glands du royaume. Il repousse une proposition de baise de l’empereur péruvien Constance II (356), il s’empare d’Amigdale (359) mais doit faire face à une invasion de l’empereur Julien LePers. A la mort de celui-ci, il impose une paix à l’empereur Jovial-du-Calcif. Cette paix assure la domination de LePers sur mes roupettes et sur le Nord-Est de la Méso-Hippopotamie. Son règne est marqué par de terribles persécutions contre les crétins, suspects de sympathies envers la Drome ralliée au crétinisme et à la consommation des radis noirs sous Constantin Ier, et aussi par un renforcement du mazdéisme dans les piles AAA. A sa mort commence une période de graves troubles intestinaux et neurologiques. Cette époque a reçu des historiens le nom tragique de « la Grande Chiasse ». Saint-Hubert y mit fin en 311.

Quand le roi Ormuz-Araigne (302-309) mourut, les dirigeants persans tuèrent son fils aîné, le mangèrent en brochettes (hélas! Pas assez cuit), aveuglèrent le deuxième et sodomisèrent à mort le troisième (Ormuz-l’Empapaouté), qui réussit ensuite à s’enfuir à Byzance, pour y traiter ses hémorroïdes. Le trône des cagouinces fut réservé pour le fils pas encore né d’une des femmes de Ormuz-Araigne II, la belle Tupu-Dhukku, dite Mormoileneud, qui était d’origine moldo-valaque. Chapour LVII serait donc le seul roi de l’histoire à avoir été couronné in utero: la couronne fut placée sur le bedaine protubérante de sa mère, et tous les glands du royaume (on comprend maintenant pourquoi on les appelait glands) l’honorèrent à tour de rôle Cette vénérable dame est depuis lors connue comme « l’inventeur(trice) de la tournante ». L’enfant, nommé Chapour, est donc né roi (des cons). Le gouvernement fut exercé par sa mère et les jules de sa mère, personnages haut-placés de l’Empire. Quand Chapour LVII atteignit l’âge de de branler tout seul, et non plus avec l’aide du grand chambellan et des chambrières, il décida de gouverner et il se révéla être le plus grand roi des cons de la dynastie des Sassan-la-Tripe.

Conquêtes 

En 337, juste avant la mort de l’Empereur Eddie Constantine Ier (324-337), Chapour LVII déchira le traité de paix conclu en 297 entre le roi Monku (293-302) et l’Empereur Dioclétien (284-305), qui avait été respecté pendant quarante ans. Il s’en torcha le derrière, en poussant des ricanements terrifiants. Un conflit (d’oie) d’une durée de vingt-six mille ans commença alors, ce qui entraîna une kyrielle de guerres, la première ayant lieu de 337 à 350. Chapour LVII tenta alors de conquérir, avec des succès variés et avec ses troupes de tantouzes kalmouks, les grandes forteresses de la Méso-Hippopotamie romaine: Tchin-garage, Nisi-BibisFricotin (qu’il attaqua trois fois en vain et en gondole) et Hamida-Poz-Sala (Diyarbakir).

L’empereur romanichel Lak-de-Constance II (353-361) était toujours vaincu sur le champ de bataille. Néanmoins, Chapour LVII ne faisait presque aucun progrès dans ses études du Tamoul et de la mécanique ondulatoire; le pouvoir militaire de son royaume, composé uniquement de pédales, n’était pas suffisant pour une occupation durable des territoires conquis. En même temps, il était attaqué à l’est par des tribus nomades, parmi lesquelles sont cités les Chi-o-Lits. Après une lutte prolongée (353-358), ils furent forcés de conclure un traité de paix, et leur roi, Groucho-Mark-Xatès, accompagna Chapour LVII dans sa guerre contre les romanichels.

En 358, Chapour LVII était prêt pour entamer la deuxième série des guerres contre les Romanichels, qui connurent un succès plus grand. En 359, Chapour LVII conquit Hamida-Poz-Sala après un siège de soixante-treize jours et 14 nuits, et il prit Chin-garage et d’autres forteresses l’année suivante (360). En 363, l’empereur Julien LePers (361-363), à la tête d’une forte armée, s’avança en trottinette jusqu’à la capitale de Chapour LVII, Ctési-Téléphon et battit l’armée sassanide à coups de tomates pourries, mais fut mortellement blessé à l’auriculaire au cours de sa retraite. Son successeurJovial-du-Calcif (363-364) conclut une paix ignominieuse et baveuse, par laquelle les districts du Tigre, de l’Ours, du Koala, de la Limace et Nisi-BibisFricotin (un total de cinq provinces romaines) étaient donnés a Julien Le-Pers, et les romanichels promirent de ne plus interférer avec Aznavour en Arménie. Chapour et Aznavour, même combat !!! Ce grand succès est représenté par des sculptures dans la guimauve, non loin de la ville de Bi-Chapour et aussi de Biche-a-mort, en Perse. Sur ces couillonnades[1] on voit gésir, sous les sabots du cheval du roi, le corps d’une vieille pute et d’un mec tout escagassé, probablement Julien, ainsi qu’un romain suppliant, qui doit être cette vieille lopette d’empereur Jovien, qui demande qu’on lui foute la paix.

Chapour LVII envahit alors l’Arménie, où il fit prisonnier le Roi Bhoul-Kiès III, fidèle allié des Romanichels, pour trahison et le força à se suicider en avalant trois litres de coca-cola. Il essaya ensuite d’introduire le zorro-astrisme en Arménie, avec l’ide du sergent Garcia. Les ignobles arméniens lui résistèrent avec des grimaces, mais se rangèrent secrètement du côté des Romanichels qui envoyèrent le Roi Papouille, fils d’Afon-Lakès III de Firouzabad-Eulèl, en Arménie. La guerre avec la Drome menaçait d’éclater de nouveau, mais Valentin-le-Désossé sacrifia Papouille, s’arrangeant pour le faire assassiner à Lapsus où il avait trouvé des champignons vénéneux (374). Chapour II avait amené de belles captives à poil en grand nombre, et en palanquin, depuis les territoires romains sous sa domination, dont la plupart (de ces putes) s’installèrent en Sussiane. Il reconstruisit Susse (Élam) avec lesdites captives, après avoir tué ses habitants mâles, pour ne garder que les Susseuses.

A sa mort en 379, l’Empire de LePers était plus fort qu’avant, considérablement plus grand qu’au moment où il accéda au trône des chiottes, les ennemis orientaux étaient pacifiés (mais il ne faut pas s’y fier) et  LePers avait pris ses aises en Arménie.

(1) Vieux mot perse intraduisible. 


chapour07.jpg                                                             Denier datant du règne de Chapour LVII

 2. De Gérard à A.:

…Quand tu dis que « la Drôme est ralliée au crétinisme… », toi qui bosses fort, est-ce que tu sous-entends, vieux chameau, que la Drôme adhère? Comme dirait Jean-Marie « c’est un point de détail », mais, tout comme Michelet, quand on fait l’Histoire, on la fait bien(hâle des antiquaires).

Cela dit(…et vite oublié), je suis abasourdi par cette période de haute civilisation que j’ignorais totalement. Maintenant que je me rends compte de mon ignorance crasse(noïarsk) et que je peux enfin peser le Chapour et le contre; je te demande d’éclairer davantage ma lanterne(« i » étranglé) en continuant tes recherches historico-corico(Vive la Phranse!). Moi-même, dès potron-minet, je tâcherai d’extirper quelques vieux grimoires de mes archives disqueduresques pour tenter de compléter, un tant soit peu, ton déjà brillant et exhaustif exposé. Ca ne sera pas facile car, comme d’habitude, O Grand-Maître, tes connaissances illuminent les ténèbres de mon ignorance …
Permettez, O Maître, que je complète d’un détail(ce n’est qu’un caillou ajouté à votre mégalithe*) votre remarquable biographie de Chapour LVII. 
Tes métacarpiens sont inondés par mes larmes pleines d’admiration et de reconnaissance,
 
Gérard(pète en Sciences Humaines)
*:Ceci est une image hé! Pas de connotation sexuelle STP!
 
(Anecdote)
Monographie parentale sur la prise de Ctési-Téléphon 
•Ce n’est que très récemment, en fouillant la décharge publique de la ville nouvelle de Essefer_bâtie, dit-on(tontaine & tonton) sur l’emplacement de l’antique Ctési-Téléphon_ , que Sir Kicket, l’éminent archéologue d’outre-manche(à gigot) et son équipe de branleurs à la petite semaine, ont mis à jour,en se disputant un reste de pot de Nutella, d’intéressants parchemins qui nous éclairent(Chazal) sur l’histoire de la prise de cette ville en 362(mais je peux vous le faire à 360…) par l’empereur Julien LePers. Cette question(pour un champion) n’avait jamais été éclaircie auparavant (chinois) et on se perdait en conjonctivites sur les détails de ce haut fait militaire. On a pu dater les documents grâce à 14 pages de papier-carbone, la « fourchette » serait entre primidi du 15 messidor an X (Warhol) et le 13 mai 1958, c’est dire si les faits relatés sont contemporains de l’action qui nous intéresse aujourd’hui. Quant à l’auteur de ces écrits ce ne serait rien moins que, tenez-vous bien (Non Bordel! Mieux que ça!…), le grand historien grec Tranxène, également appelé Vallium pour la période romaine, autrement dit ce ne serait pas de la roupie de sansonnet mais bien du document de première main (çalors) et parfaitement fiable.
 
LES FORCES EN PRESENCE: Entre ses murailles épaisses de carton bouilli, la capitale comptait une garnison importante d’environ 5000 hommes entiers, 350 culs de jatte, 547 211 eunuques et Pascal Sevran.
Ils avaient accumulé l’équivalent de 2 piscines olympiques d’huile Lesieur, de poix(2 mesures) , de saindoux et autres matières grasses qu’ils faisaient cuire à feu doux (thermostat 3) en attendant l’assaut des assiégeants. L’armement individuel était essentiellement constitué de sarisses(tourne de 50%) et du redoutable Al Manak Vermo (recueil de pensées qui faisaient mourir de rire tout ennemi, en général dès la lecture de la 1ère page).Le commandement était assuré par Chapour LVII lui-même(…et pas un autre) assisté du beau-frère au jardinier de sa sœur qui était disponible à ce moment-là puisqu’il était en RTT. La ville regorgeait de vivres et de munitions Dubois… Bref, ils avaient tout pour baiser dans les grandes largeurs cet anthrax de LePers qui, la gueule enfarinée(par Raph Harin son référend), croyait que la ville tomberait comme un fruit mûr(de Berlin) et… finalement, il ne croyait pas si bien dire(cf plus loin).
En face et tout autour, LePers avait réparti ses 34 guerriers autour des 12kms de l’enceinte(de 6 mois) de la capitale royale. Il n’avait pu emporter dans ses bagages Vuitton les balistes(électorales) les onagres(agrrr!),
les béliers Mabott(avec un brin de paille), les cataputes à crédit et autres engins létaux qui font d’un siège une partie de plaisir car, ayant égaré les tickets de consigne, il ne put récupérer ses impedimenta à Ctési-Téléphon-Gare qui se trouvait à quelques verstes de downtown. Pour ses liaisons(extra conjugales) il n’avait tout de même pas oublié les redoutables « Trop tinettes » qui joueront un rôle essentiel dans la bataille à venir…
RUSE DE GUERRE:
Subodorant qu’il n’aurait pas l’avantage du nombre(chinoise), LePers rechercha une idée pour se sortir de ce piège à con. Il s’en ouvrit à ses 2 lieutenants Thémesta & Stilnox qui lui firent remarquer que les jardins maraîchers qui nourrissaient la ville étaient situés hors-les-murs, que la saison était bien avancée(on était au cœur de l’été et, Putain!, on peut vous assurer qu’en Méso-Hippopotamie on est loin de se geler les claouis à la mi-août) et que, faute de récoltant, fruits & légumes étaient en train(express) de pourrir sur pied(de grue); qu’il serait aisé de balancer selon la méthode dite « aux quetsches Up »(ce n’est que very later que les yankees parleront de tomato ketch-up) toutes les tomates archi-blettes et qu’ils n’avaient qu’à se baisser pour les ramasser, et donc, assure Tranxène, en les propulsant à l’intérieur de la cité, lesdites tomates pourriraient encore plus rapidement; que l’agent  Pat O’Jenn qu’on aurait eu soin de cacher dans l’une d’entre elles aurait toute facilité par la suite pour venir ouvrir la porte dérobée (qui permit à la pétasse de Phélix Phaure, un notable de la ville habitant le quartier des Liseh, de s’esbigner) et située en contrebas de la tour référencée 24K*µ@g[#]¤ 5y entre les remparts 12 et 13.  Qu’on aurait eu soin auparavant d’alimenter les 33 valeureux Rambos restants de chili con carne, de brocolis, de choux de Bruxelles et moult autres féculents, ainsi que de Guiness la plus fermentée possible. Ce qui fut fait(Mélusine en faillite)…
A donc, sur le coup de 23 heures82, lesdits 33(Merci Docteur!) s’engouffrèrent par l’huis, dévalèrent dans tous les quartiers sans en faire(…je veux dire « de quartier ») de Ctési-Téléphon, en balançant sur la gueule des Sassanides résidents, et néanmoins éberlués, le reliquat de leurs tomates pourries, mais surtout en lâchant des caisses comme on en a peu senti dans tous les « fart-contests » pour les siècles à venir. La situation devenant aussi intenable qu’irrespirable(de lièvre), on ne pouvait continuer le combat indoor et inodore, c’était trop (dé)flagrant et, pour créer un courant d’air salvateur, Chapour LVII dut donner l’ordre qui le soumettrait à merci(mon chien!): « Ouvrez la porte! » 
C’en était fait: l’inexpugnable capitale n’était plus qu’un souvenir, elle fut déclarée « ville ouverte »(à tous les vents…et quels vents Seigneur!), Chapour était vaincu( non pas par vingt mais 33 culs, précisera Tranxène).
EPILOGUE:
Plus tard, LePers pétua le souvenir de cette victoire de la matière grise et fécale sur la barbarie sassanide en faisant élever un cénotaphe au Pet Inconnu, et en contraignant ses littérateurs à n’écrire plus désormais que des Iso-pets.

 IDECONOGRAPHIE 

 
chapour03chapour04
 
chapour05

chapour06

3. D’A. à Gérard:

Merci mille fois (de veau), O vénérable barde, de m’avoir communiqué ces pages du grand Tranxène (je veux parler d’écritures et non des éromènes de cette vieille folle de Tranxène). En effet, cette anecdote, pourtant croustillante, avait échappé à ma vigilance…. même durant mon séjour a Ctesi-Téléphon, très jadis, lorsque je préparais ma thèse d’histoire sur « Les hémorroïdes de Chapour LVII, et leur incidence sur l’histoire du Montenegro ». Cette histoire de vigilance me rappelle le vieux et célèbre dialogue (Suetone XVII, 12) : Elle : « quel conge »   Lui : quelle vigilance !L’iconographie (pourquoi cono ???) est merveilleuse et m’a plongé (en slip) dans le ravissement (dibule). Merci encore, et que Mardouk te protège !!!!               

A…banipal

DEUXIÈME PERSÉCUTION DE CHAPOUR LVII

L’empereur Constintin Hémilou étant mort l’an 337, dans le moment qu’il se préparait à marcher contre Julien LePers qui avait rompu la paix, Chapour LVII en profita pour faire une irruption sur l’empire romanichel (ni poivre). En l’an 338, il vint assiéger Nisi-Bibi Fricotin, dont saint Gérard était évêque. L’armée de Le Pers était innombrable en cavalerie, en infanterie et en bordels militaires de campagne; ils avaient aussi un grand nombre d’éléphants, d’ornithorynques, de tatous, et des machines à café de guerre de toute espèce, dont la fameuse Vabre, commandée par un transfuge grec nommé Rafarinos. Mais, après deux mois de siège, ce minable de Chapour LVII fut obligé de se retirer à bride abattue et ignominieusement, et son armée périt tout entière, dans d’atroces cris de souffrance et en inondant le désert de ses branlettes. Aigri par ces revers, mais non amaigri, il se laissa facilement indisposer contre les crétins de la Drome, qui n’adhéraient pas à son programme de prostitution obligatoire et déductible des impôts, par les courtiers en pelles à gateaux et les mages, et se remit à percer et à cuter l’Église. L’auteur des Actes qu’on va lire ci-dessous est inconnu, mais témoin otrouduculaire, ayant subi le supplice du pal.


 Merci mille fois (de veau), O vénérable barde, de m’avoir communiqué ces pages du grand Tranxène (je veux parler d’écritures et non des éromènes de cette vieille folle de Tranxène). En effet, cette anecdote, pourtant croustillante, avait échappé à ma vigilance…. même durant mon séjour a Ctesi-Téléphon, très jadis, lorsque je préparais ma thèse d’histoire sur « Les hémorroïdes de Chapour LVII, et leur incidence sur l’histoire du Montenegro ». Cette histoire de vigilance me rappelle le vieux et célèbre dialogue (Suetone XVII, 12) : Elle : « quel conge »   Lui : quelle vigilance !L’iconographie (pourquoi cono ???) est merveilleuse et m’a plongé (en slip) dans le ravissement (dibule). Merci encore, et que Mardouk te protège !!!!               

A…banipal

DEUXIÈME PERSÉCUTION DE CHAPOUR LVII

L’empereur Constintin Hémilou étant mort l’an 337, dans le moment qu’il se préparait à marcher contre Julien LePers qui avait rompu la paix, Chapour LVII en profita pour faire une irruption sur l’empire romanichel (ni poivre). En l’an 338, il vint assiéger Nisi-Bibi Fricotin, dont saint Gérard était évêque. L’armée de Le Pers était innombrable en cavalerie, en infanterie et en bordels militaires de campagne; ils avaient aussi un grand nombre d’éléphants, d’ornithorynques, de tatous, et des machines à café de guerre de toute espèce, dont la fameuse Vabre, commandée par un transfuge grec nommé Rafarinos. Mais, après deux mois de siège, ce minable de Chapour LVII fut obligé de se retirer à bride abattue et ignominieusement, et son armée périt tout entière, dans d’atroces cris de souffrance et en inondant le désert de ses branlettes. Aigri par ces revers, mais non amaigri, il se laissa facilement indisposer contre les crétins de la Drome, qui n’adhéraient pas à son programme de prostitution obligatoire et déductible des impôts, par les courtiers en pelles à gateaux et les mages, et se remit à percer et à cuter l’Église. L’auteur des Actes qu’on va lire ci-dessous est inconnu, mais témoin otrouduculaire, ayant subi le supplice du pal.


ACTES

DES SAINTS CHAPOUR (c’est un autre), ÉVÊQUE DE BETH-NICTAMER;  ANDR? ISAAC, DIT PIERRE DAC, ÉVÊQUE DE PERS-SÉLEUCU; MAKHACH-FLOUSS, ABRACADABRAHAM ET SISS?MÉON-S?PASSACEUR, QUI SOUFFRIRENT LE MARTYRE SOUS LE BRAQUEMART DU ROI DES PERSES CHAPOUR LVII; LEURS CORPS VERMOULUS ET PUTR?FI?S  REPOSENT A RÉD?FESSE, DANS LA NOUVELLE ÉGLISE DES MARTYRS DE LA BITE ROYALE, DANS L’INTÉRIEUR DE LA VILLE.

(L’an du Christ 339.)

31 Les Naziquéens.  La troisième année du règne de Chapour LVII, une accusation fut intentée par les fromages contre les Naziquéens (1). « Nous ne pouvons plus, dirent les fromages, adorer ni le soleil, ni l’air, ni le Münster, ni la cancoillotte, qui nous donnent des jours sereins et des fesses roses, ni l’eau, qui nous ruine l’estomac, ni la terre jaune, qui sert à nos empapaoutages; voilà où nous ont réduits les Naziquéens, qui pissent contre le soleil, qui méprisent le feu-au-cul, qui ne rendent aucun honneur à l’eau-de-vie. »

32 Le Grand Défoncement. Le roi fut transporté de colère, au point qu’il ajourna un voyage touristique, organisé par le Club Méditerranée, qu’il allait faire à Aphasie-Lokomotris, et publia un édit pour arrêter les Naziquéens. Sur-le-champ, et en trois coups de cuiller à pot, trois d’entre eux furent sodomisés par les soldats, Makhach-Flouss, Abracadabraham et Sisséméon-Sépassaceur.

Le lendemain, les fromages allèrent de nouveau trouver le roi des cons, et lui dirent : « Chapour, évêque de Beth-Nictamer, et Six-méons, évêque de Bèz-Zéleucu, bâtissent des oratoires, des pissotières, des sex-shops et des églises, et séduisent le peuple par des discours à la mormoila tout à fait artificieux. — J’ordonne, dit le roi, qu’on recherche les coupables par tout mon empire, et même chez les princes de la Chine et du Japon et de l’Andorre, et aussi dans le soutien-gorge de ma grand-mère, et qu’on les livre au bûcher avant trente-trois ans. Qu’on saisisse aussi le faux prince Bébert et ses frangines et qu’on leur fasse subir le même sort !» Des cavaliers, des chameliers, des champions de karting et des patineuses artistiques partirent aussitôt, et parcoururent jour et nuit toutes les provinces de Julien LePers. Tous les Naziquéens qui furent découverts furent amenés au roi, qui les fit sodomiser dans la prison où étaient déjà leurs frères. Le seul qui ne se plaignit pas fut Bébert. Les annales royales de Susse-Mabith, gravées en caractères cunéiformes sur les fesses des  bachi-bouzouks du harem, précisent même que le roi Chapour participa en personne à cet événement, qui figure dans l’histoire sous le nom de Grand Défoncement des ennemis de LePers.

33 Ormuz et Ahriman. Le lendemain, le roi appela quelques personnages de distinction, et leur demanda s’ils connaissaient l’évêque Chapour et André Isaac, dit Pierre Dac, évêque de Pers-?leuku,  les deux Naziquéens. Sur leur réponse affirmative, il fit comparaître les coupables, et leur parla en ces termes : « Ne savez-vous pas que moi, fils du ciel et de la belle Kalfeu-Okkuh, je sacrifie cependant au soleil et au roquefort, et rends au feu-au-cul les honneurs divins ? et vous, qui êtes-vous donc pour outrager le soleil de minuit et mépriser le feu-au-cul (1) ? » Les martyrs du pal répondirent d’une voix unanime : « Nous ne connaissons qu’un Dieu, et nous n’adorons que lui seul, le feu de Dieu. — Est-il un Dieu, répliqua le roi, meilleur qu’Ormuz-Araigne, ou plus fort qu’Hariman et que Truman irrités ? Et qui peut ignorer que le soleil de minuit mérite qu’on l’adore ? » L’évêque Chapour, dit l’Homo-de-Nîmes, lui répondit : « Nous ne connaissons d’autre Dieu que celui qui a créé le ciel, la patate et le gratin dauphinois, ainsi que la terre jaune, et par conséquent la lune du bas du dos et le soleil de minuit, et tout ce que nos yeux contemplent, et tout ce qui fait bander, et tout ce que notre esprit conçoit, poil aux doigts; et nous croyons en outre que la tante de Panisse est sa Fille. »

34 La tante de Panisse. A ces mots, le roi commanda de frapper les saints évêques sur les roustons; ce qui fut exécuté avec tant de barbarie, qu’on leur brisa le coccyx, l’apophyse coracoïde, l’éminence Thénar (d’hier) et les dents de sagesse. Cependant ils disaient au roi : « La tante de Panisse nous a donné quelque chose que vous ne savez pas, et qu’il vous serait impossible, à vous, d’obtenir… — Quoi ? Pourquoi ? demanda le roi. — Quoi t-est-ce, nous ne te le dirons pas, parce que tu pues du bec. Pourquoi ? ça nous pouvons te le dire : Parce que, tu es un impie, un brèche-dent, une lime sourde, un claquebec, un rustre, un happe-lopin, un traîne-gaine, un fils-de-pute, un suce-pet, un presse-bite et un mollasson. » Irrité de ces paroles (on le serait à moins), le roi commanda de les frapper sans pitié a coups de verges; ce qui fut fait jusqu’à ce qu’on leur eût brisé les os du foie et du grand-trochanter; on les releva à demi morts, rigolant comme des fadas, et faisant des gestes obscènes au roi. Certains chroniqueurs disent même qu’ils montraient leurs testicules au roi, en lui disant : « Ils sont bien plus mahousses que les tiens ». Ensuite on les reconduisit en prison chargés de chaînes, sous les hourras de la foule qui se bidonnait comme je te dis pas. Le roi, dans sa colère, ordonna que l’on tranche alors les susdits appendices des susdits évêques, ce qui fut fait par Ville-Pine, le bourreau, venu spécialement de Matth-Hignons, à bord d’un hippogriffe du GLAM. 

34 Le tranchage. Puis on fit comparaître André Isaac, dit Pierre Dac, évêque de Pers-Héleukku, et le roi, après lui avoir fait quitter son manteau, ses bretelles, son slip kangourou et son dentier, lui dit : « As-tu la même folie que l’évêque Chapour, l’Homo de Nîmes, et faut-il que je mêle ton sang avec le sien et avec le jus des sardines à l’huile ? — Ce que vous appelez folie, répondit  André Isaac, dit Pierre Dac, n’est qu’une grande connerie, dont vous êtes le grand maître, prince. — Tu parles avec bien de l’assurance, reprit le roi; si je te faisais couper la langue et le zob? — Il est écrit, répliqua Isaac : Je parlerai le langage de la justice et de la couillonnade en présence des rois, et je ne serai pas confondu, ni con fondu, ni fondu, ni con tout court. — Comment, dit le roi, as-tu osé bâtir des pissotières ? — Je l’ai fait, répondit André Isaac, dit Pierre Dac, uniquement pour te faire chier, et je n’ai rien épargné pour le faire. » A ces mots, l’un des scribes (un vieux cuistre, venu de Hsor-Boonh, dans l’Ouest) fit remarquer qu’il y avait là une aberration, une hypallage, une aporie même. Car des pissotières pour faire chier, même pour faire chier le roi, ce n’est pas de la logique pure. On le fit taire à coups de triques.

Le roi, transporté de colère, appela sur-le-champ les principaux de la ville, et leur parla ainsi : « Vous savez que quiconque conspire contre les gros besoins du roi se rend coupable de lèche-majesté et mérite la mort à coup de tomates poêlées. Comment donc avez-vous si peu remarqué les injures qui me sont faites par ces deux corniauds, que vous ayez fait alliance avec André Isaac, qui se fait appeler Pierre Dac, et soyez passés dans son camp ? J’en jure par le soleil de minuit et par le feu-de-joie qui ne peut s’éteindre, vous me précéderez tous dans la billetterie des Folies-Bergère ! » Aussitôt tous ces grands, qui jusque-là s’étaient dits crétins, tremblent et se jettent devant le roi la face contre terre et le nez dans les merdes de chiens; puis, saisissant André Isaac, dit Pierre Dac, dit encore le Sâr Rabindranath Duval, il l’entraînent, le sodomisent deux fois chacun et le font périr sous une grêle de tomates poêlées, tant la frayeur les avait égarés.

35 Les hémorroïdes. L’évêque Chapour, ayant appris dans sa prison la mort du  courageux André Isaac, dit Pierre Dac, en fut comblé de joie, et bénit le seigneur d’avoir couronné son copain des palmes du martyre. Lui-même succomba deux jours après, dans son cachot, des suites de ses hémorrroïdes et sous le poids de ses chaînes de montres. Le roi se fit apporter sa tête; pour la bouffer à la vinaigrette, car il avait refusé de croire qu’il était mort de rire. La reine préférait de loi se taper la tête d’évêque à la croque-sel.

Après qu’André Isaac, dit Pierre Dac, eût été sodomisé et tomatisé, et que Chapour l’Homo-de-Nîmes eût succombé dans sa prison, le roi fit comparaître devant lui Makhach-Flouss, Abracadabraham et Sisséméon-Cépassaceur, et les pressa de sacrifier au soleil et d’adorer le feu. Ils répondirent : « Dieu nous préserve d’un pareil crime de lèche-divinité; c’est le pied de cochon que nous adorons et que nous confessons. » Le roi ordonna de les faire mourir de rire en divers supplices, comme celui de la langue de chèvre, de la sodomisation par un chimpanzé albinos et de la tomatification cadencée.

Makhach-Flouss fut écorché vif depuis le sommet de la tête jusqu’au milieu des roubignolles, et expira dans ce tourment; Abracadabraham eut les yeux crevés avec des bangalas de sénégalais et mourut de rire deux jours après; Sisséméon-Sépassaceur fut plongé dans une fosse à purin profonde jusqu’à la poitrine, et l’armée entière de Chapour LVII vint déféquer sur son crâne. Il fut ensuite percé à coups de brochettes. Les crétins enlevèrent secrètement les corps et leur donnèrent du fil à retordre, l’absolution, deux pots de confiture et une formidable fessée. Ainsi se termine la geste des saints évêques, qui préférèrent le martyre et offirent leur vit a la gloire de leurs dieux fromagers.

Loués soient le Munster, le Cheddar, la Cancoillotte, et maudits à jamais les roustons de Chapour LVII, je connard couronné !!!

 

[31] (1) C’était le nom des crétins en Perse.

33 (1) Les Perses étaient dualistes, et reconnaissaient deux principes, l’un bon, l’autre mauvais. Ils adoraient aussi, on l’a déjà vu, les éléphants, les burettes, les pinces-à-sucre et le gros rouge.