Archive for juillet, 2010

Un comique cultivé

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2010 by gerard – Be the first to comment

A propos de culture

par l’éminent linguiste Raimondo 

Le Rédacteur en chef de Gigaproduction m’a fait quelques remarques, très acerbes d’ailleurs, au sujet des articles que je lui proposais, les trouvant trop osés et même trop orientés.

  • Vous êtes un obsédé, me fit-il remarquer. Vos histoires graveleuses vont finir par lasser nos lecteurs et surtout nos lectrices. Mon cher Raimondo, je vous aime bien, mais sachez que dans la vie, il n’y a pas que la quéquette… Et la culture ? ajouta-t-il sur un ton qui ne souffrait aucune remarque.

Penaud et confus de cette réflexion acide, j’ai donc tenté de rédiger un article qui, j’en suis certain apportera à nos lecteur la culture qu’ils recherchent.

1/ Culture antique: Sachez donc que le grand général Jules César, fut incinéré alors qu’il désirait, de toute éternité, reposer dans la terre. Il l’avait mainte fois précisé. La veille d’une bataille, réunissant ses centurions, et après avoir évoqué avec eux la stratégie à mettre en œuvre, il terminait son propos par cette consigne :

  • Si je meurs au combat, je veux que l’on m’enterre.

Il précisait cela, car à l’époque, on ne s’encombrait pas de vaine cérémonie ; les morts au champ d’Honneur restaient sur le terrain, servant de manne aux carnassiers, les aigles, les gypaètes barbus, les vautours et autres mangeurs de chair.

Or, d’aucuns moins incultes le savent peut-être, ce glorieux général, à qui nous devons la conquête de la Gaule, ne mourut pas à la guerre mais il fut assassiné, durant les ides de mars (période de l’année durant laquelle on se nourrissait à Rome de poissons rouges). Quelques malandrins, auxquels s’était joint son fils Brutus, le transpercèrent de part en part de leurs épées vengeresses. On a écrit (un Plutarque ou un Suétone quelconque) qu’en remarquant la présence de son fils, Jules aurait prononcé cette immortelle phrase latine : « Tu quoque mi filii », qui peut se traduire par « Toi aussi mon fils » et non comme certains l’ont écrit « T’es cocu mon fils ».

Ce Brutus parricide poussa l’ignominie jusqu’à contrevenir aux désirs de son père : il brûla son corps, au lieu de l’enterrer. Comme la nature est ingrate !

Fort heureusement, un écrivain soucieux de réhabiliter la mémoire de César, et pour rappeler l’obsession qu’il montrait à la veille de ses combats, fit paraitre un opuscule connu de tous les lettrés : « Les qu’l’on m’enterre de Jules César », que toutes les bibliothèques municipales se doivent de posséder.

Raimondo 2010

P.S. J’espère que mon Rédacteur en Chef, en lisant cette anecdote historique, remarquera l’étendue de ma culture et que désormais, il s’adressera à moi sur un tout autre ton.

2/ Culture classique: Un soir, le grand roi Louis XIV ayant du vague à l’âme, éprouva soudain l’envie, faute de mieux, de rendre hommage à son illustre épouse, la reine Marie-Thérèse, fille du roi d’Espagne Philippe IV. L’aventure amoureuse du souverain avec la jolie Angélique de Lavallière était terminée, celle avec La Montespan n’avait pas débuté, bien qu’ayant déjà entraperçu la belle, il avait a son sujet, quelques idées derrière la tête. Le roi se trouvait donc esseulé, et malgré le peu d’envie qu’il montrait d’ordinaire à lutiner une épouse dont les canons de la beauté n’avaient rien à voir avec ceux des femmes de sa suite, il décida ce soir là de la rejoindre en ses appartements. Il avait demandé à son valet de nuit, d’aller prévenir la reine de son imminente visite.

  • Picard, allez dire à la reine qu’elle se tienne prête à recevoir les hommages de son royal époux : il est des moments où la nature réclame ses droits et ou il faut penser à la succession au trône de France.

Le serviteur obéit à cet ordre mais il revint la mine contrite ayant constaté le peu d’enthousiasme qu’avait montré la reine en apprenant cette nouvelle. Il n’osa cependant pas s’en ouvrir à son royal Seigneur, pour ne pas l’importuner et lui gâcher par avance son plaisir.

Par un escalier dérobé, destiné exclusivement à cet usage, le roi regagna la chambre de la reine qui l’accueilli avec le sourire, un sourire forcé certes, mais, comme son confesseur le lui avait souvent signifié, elle se devait de répondre aux désirs de son époux sans rechigner. La reine cependant avisa aussitôt le roi d’un petit contretemps : elle était indisposée.

  • Qu’à cela ne tienne, lui dit-il, une petite branlette de vos doigts câlins fera l’affaire.

Et la reine s’exécuta. Le roi eut préféré une bonne sucette, mais à l’époque, cette façon de procéder n’était pas encore répandue, ni dans la noblesse, ni dans la bourgeoisie, étant encore l’apanage des professionnelles de l’amour tarifé.

Quelques jours plus tard, le roi n’ayant pas encore conclu avec Madame de Montespan, se tourna à nouveau vers la reine, toujours indisposée, pour calmer ses ardeurs. Cette fois, le souverain usant de son imagination débordante, donna à la branlette qu’il était venu recueillir, une allure différente. Comme la reine, femme assez replète, possédait deux seins particulièrement généreux, il eut la géniale idée, d’utiliser ces glandes et leur souple maintien pour parvenir à un salutaire soulagement de son sexe.

Dès le lendemain, au cours du conseil royal, il donna ordre à Colbert, son ministre, le Fillon de cette époque, de vouloir bien rédiger un édit dans lequel serait fait mention d’une méthode dite « La Branlette espagnole » eut égard à cette reine ibère qui l’inspira.

L’expression est parvenue jusqu’ à nous, elle s’est même enrichie quelque peu, certains la remplaçant par la locution : « Cravate de notaire » terme dont votre serviteur, n’a pu jusqu’ici déterminer l’étymologie. En tout cas elle parait préférable au terme scientifique de Mazophallation trop pompeux et loin de l’idéale image que suggère le mot branlette.

Raimondo 2010

3/ Souvenirs: Il m’arrive, étant donné mon grand âge, d’égrainer quelques  souvenirs des temps anciens, du bon vieux  temps  comme on dit ; si la mémoire oublie parfois ce que l’on a fait la veille, elle n’oublie pas certaines images lointaines.

Cette année là j’avais 16 ans, j’étais lycéens et en moi bouillonnait une grande curiosité. Finies les amourettes de collégien, les serrements de mains, les petits bisous dans le cou, il me fallait songer à d’autres jeux, plus complexes et certainement plus agréables que je rêvais de découvrir.

Cette année là, Suzette croisa mon chemin. Elle était splendide ! A 16 ans, on est très manichéen et l’on fait le distinguo entre les filles splendides et les autres,  celles qui ne vous attirent pas et qu’on ignore dédaigneusement. Suzette était splendide : sourire ravageur, buste appétissant ; de dos, elle n’était pas mal du tout, avec ses longs cheveux et le reste… Cette Suzette là, il me la fallait !

Durant de longs mois je l’entourais de mes attentions les plus pressantes, mais sans résultat tangible : pas de rencard en vue. Et puis un soir, le hasard, ce dieu des amoureux, se manifesta : après une journée particulièrement chaude, à l’approche de l’été, nous nous rencontrâmes au jardin public. La nuit tombait apportant une fraicheur bienfaisante et même parfois un léger zéphyr plus frisquet. En héros galant,  don Quichotte des parcs paysagers, je me précipitai vers ma Dulcinée, pour lui offrir la protection d’un lainage. Suzette en fut émerveillée. Son sourire me laissa entendre que mon geste l’avait ravie. Soudain, en guise de remerciement, elle se jeta dans mes bras, chercha ma bouche, pour m’offrir un fougueux baiser qui dura longuement, nos langues ne se lassant pas de leur  délicieuse rencontre. Comme on le dit parfois, nous nous roulâmes une pelle.

Cette aventure est ancrée  dans ma mémoire ; on était en juin, et très exactement le 18. Depuis lors je n’ai jamais oublié la pelle du 18 juin.

Raimondo 2010

Deux comiques rageurs et désespérés

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2010 by gerard – Be the first to comment

Deux corneilles vous distillent rages et désespoirs

Et d’abord la tirade de Raimondo, toujours dans le domaine de la galipette:

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô femme sans vertu !

Pourquoi m’avoir trompé et m’avoir fait cocu ?

Pourquoi avoir rompu le pacte d’hyménée

Que tu fis autrefois devant notre curé,

Et pourquoi avoir pris pour t’envoyer en l’air

Mon plus fidèle ami que je croyais sincère ?

Il était autrefois un fervent compagnon

Aujourd’hui c’est un traitre aussi que Ganelon ;

Il ne mérite guère, que mon profond dédain

Et le regard altier qu’on réserve aux coquins.

Ainsi, tu as donné ce jour dans le contrat

Un grand coup de canif, un geste indigne en soi,

Geste inconsidéré que tu as osé faire

Sans penser un instant qu’il eût pu me déplaire.

Ce geste, sache le bien, je ne l’ai quant à moi

Jamais fait car mon cœur ne battait que pour toi

Ingrate, souviens-toi de ces tendres moments

Que tu me réclamais autrefois si souvent :

Ils nous laissaient fourbus, haletants, harassés,

Mais nous étions toujours prêts à recommencer.

Puisque tu as voulu oublier ces émois,

Je vais donc m’en aller et m’éloigner de toi,

Pour trouver le repos d’une âme torturée

Qui attend le moment de pouvoir se venger.

Oui, je me vengerai ; parmi toutes les femmes

Je chercherai l’élue qui éteindra ma flamme,

Celle qui tirera de mes sens embrasés

Par sa douce caresse, toute la volupté.

Cocu peut-être bien, oui, mais jamais soumis ;

Je veux dorénavant changer toute ma vie,

Me jeter dans le stupre et le libertinage

Prodiguant mes folies dans tout le voisinage

Qu’elles soient pudibondes ou bien dévergondés

Moi je veux désormais toutes les essayer.

Et je vais commencer par ma jolie voisine,

Au corps voluptueux, à l’œillade assassine,

Qui depuis de longs mois attire mon regard

A qui je n’ai jamais proposé mes égards.

Après elle viendront toutes mes relations,

Qu’elles soient de la famille ou d’autres horizons,

Celles que je côtoie parfois dans le métier,

Sans oublier Ninon, femme du boulanger,

La crémière, la bouchère et toute autre gérante

Qui peuple les comptoirs de la rue commerçante.

Et peut-être oserai-je comble d’ignominie

Avoir un jour, enfin, une démarche impie

En allant lutiner la bonne du curé

Une pulpeuse veuve aux reliefs avérés,

Ayant depuis longtemps franchi la soixantaine

Et aimerait je pense faire quelques fredaines.

Et lorsque je serai un jour au cimetière

On écrira en gros sur mon tombeau de pierre

En grandes lettres d’or : ci git un inconnu

Qui était vertueux avant d’être cocu

                                                              Corneillo-Raimondo 2010

Même canevas, mais inspiration d’actualité (l’équipe des zéros bleus): 

MON MEA CULPA

(Poème dédié à Corneille et à Madame Bachelot) 

Ô rage ! Ô désespoir ! Bande de bon à rien

Qu’êtes-vous venu faire en pays africain ?

Et que pensiez vous donc en jouant au ballon ?

Que  ces fiers mexicains étaient des mecs si cons ?

Ou  que les Bafanas ces petits rigolos

Trembleraient devant vous et courberaient le dos

Pensiez-vous un instant que les Uruguayens

Ne pouvaient selon vous qu’inspirer le dédain ?

Moi qui croyais en vous, moi qui vous adulais

Moi qui disais à tous, nos chers petits français

Vont encor rapporter ce glorieux trophée

Qu’autrefois ils montraient sur les Champs Elysées.

Moi qui avais enfin banni de mes pensées,

Cette traitresse main qui nous fît qualifier,

Me disant qu’après tout le ciel avait permis,

Que les arbitres aussi souffrent  de myopie.

Moi qui ai applaudi très fort, lorsque j’ai su

Que nos fiers conquérants allaient être reçus

Dans un palace immense aux frais très élevés

Afin de reposer leurs corps trop fatigués

Par toutes les prouesses qu’il leur  faut accomplir

Pour contenter les fans et leurs pressants désirs.

Moi qui voyais en eux des êtres raffinés,

Aux phrases élégantes, au  langage châtié

Qui ne feraient jamais, cela est un principe,

La Une des hebdos ou celle l’Equipe.

Moi qui étais trop con pour croire à tout cela,

Il est temps que je fasse enfin Mea culpa,

Que je cesse à mon tour d’admirer ces pantins

Qui n’ont rien dans la tête, et si je comprends bien

Dont les pieds indigents ne sont pas fantastiques

Et relèvent plutôt d’une amère critique.

Braves gens arrêtez de vous émerveiller

De croire que ces Bleus pouvaient nous  faire rêver

Le crû de cette année est vraiment affligeant

Et il ne convient pas qu’on s’y arrête autant.

Ces bouffons n’ont jamais suscité l’enthousiasme  

Mais ils ont généré la honte et nos sarcasmes.

Arrêtons de trouver ces gens hors du commun

Ils ne sont après tout que de petits flandrins

Pervertis par l’argent et la notoriété

Qui ne méritent pas notre fidélité. 

            **************** 

Trouvera-t-on bientôt  un homme d’exception

Qui nous puisse apporter enfin de l’émotion ?

Homme providentiel, tel Rodrigue autrefois,

Qui mènerait les Bleus vers de nouveaux exploits.

Alors cet homme là serait notre héros

Que nous applaudirions de nos plus chers bravos,

Vers qui s’élèveraient nos ferventes louanges :

 Lorsque  nous lui dirions: « Va, cours, vole et nous venge ».

Raimondo 2010 puis à Adhémar qui colle à l’actualité de sa région varoise dévastée par des pluies torrentielles du 14 Juin:

Déluge sur Vidauban

Eau rage ! Eau désespoir ! Eau déluge ennemi !

N’ai-je donc tant vécu que pour ce tsunami ?

Et serais-je vraiment un piteux naufragé

Pour perdre en un seul jour mon bras tant célébré ?

Mon bras qui a tant fait le salut militaire,

Mon bras qui a porté tant de sacs de pommes de terre,

Mon bras qui tant de fois s’est posé sur Olga,

Mon bras qui m’a fourré dans cent mille tracas,

Mon bras, qui sut trouver autant de clitoris,

Mon bras qui prépara des tas de raviolis,

Mon bras qui a vidé tant de seaux hygiéniques,

Mon bras qui m’a permis de lutiner Monique,

Et Solange, et Mado, et Martine et Renée,

Voilà que par les flots je le vois emporté !

Mon bras qui tant de fois a secoué Popaul,

Disparaît dans les eaux jusqu’à Sébastopol !!!

O cruel souvenir de mes frasques passées,

Vous flottez maintenant dans la boue déchaînée !

Vous surfez, vous coulez, en de gros tourbillons,

Effaçant mon bonheur, me laissant tout couillon !

Nouvelles giboulées, fatales à mon logis !

Précipice profond où baigne mon zizi,

Faut-il vous supporter, faut-il courber l’échine ?

Faut-il voir dans vos flots partir aussi ma p….. (un mot illisible***)

Tsunami, halte-là ! C’en est trop, je me meurs,

Je ne pourrais souffrir cet horrible malheur !

Et toi, de mes exploits glorieux instrument,

Zob jadis si fringant et qui, en ce moment,

N’a même pas servi à stopper l’onde amère,

Disparais de ma vue, retourne à la poussière !

Va, quitte désormais le dernier des humains ;

Je ne veux même plus te finir à la main !

Cornelius Adhémardus 2010

***Malgré les travaux érudits d’une foule de rats de bibliothèque, malgré la comparaison d’un grand nombre de manuscrits, il a été impossible de rétablir le texte initial.

Je remercie les auteurs du ‘’Cid en pataouette’’, pour m’avoir fourni le salut militaire et les sacs de pommes de terre.

Trio de comiques oulibouffiens en délire

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2010 by gerard – Be the first to comment

Au départ, Raimondo nous narre une tranche de vie:

HISTOIRE DE BIGNOLE

L’autre  jour, allant voir mon ami Raimondo

J’ai trouvé à la loge un petit écriteau

Qui, pour que nul n’ignore,  se devait d’informer :

Madame la concierge, est dans les escaliers.

Afin de la trouver je montai les étages

Où très certainement elle faisait le ménage.

Je découvris enfin  au détour d’un  palier

La concierge à genoux montrant  un beau fessier

Moulé dans un Blue Jeans laissant bien ressortir

Deux rondeurs callipyges qui fouettaient mon désir.

J’aurais dû éviter ce que je fis alors

Et ne pas me conduire tel un affreux butor,

Caressant  de mes mains  ce divin postérieur

Dont j’étais devenu soudain l’admirateur.

La femme s’écria : « Quel est ce malotru

Qui subrepticement me pelote le cul ? »

Ce n’est que moi Madame, Adhémar est mon nom

Je suis venu ici voir mon ami Raimond

Qui se fait quelquefois appeler Raimondo

Lorsqu’il fait des poèmes comme les damoiseaux,

 Qui dans le Moyen âge élégamment troussaient

Les lais les fabliaux  et autres  ysopets.

Mais alors Adhémar, si vous êtes un ami

De cet homme génial  qui vit dans ce logis,

Je pardonne aisément ce beau  geste amical

Qui ne m’étonne pas du tout d’un provençal ;

Et si vous le voulez, nous pourrions maintenant

Continuer ailleurs de délicieux instants.

Venez donc en ma loge où nous allons sceller

Les débuts prometteurs  d’une belle amitié.

J’imaginais déjà les instants à venir

Qui seraient merveilleux et nous feraient frémir.

Ma libido bien sûr marchait à cent à l’heure,

Je songeais au moment où j’aurais le bonheur

De la déshabiller, et d’effleurer sa peau,

Et jouer avec elle un tendre boléro,

Qui du pianissimo irait jusqu’au forte

Nous amenant enfin à la félicité.

J’avais très grande hâte enfin de parvenir

En la loge ou pourrait s’exprimer mon désir.

Lorsque nous arrivâmes, la concierge appela,

Eugène son mari qui lors se trouvait là,

« Eugène lui dit-elle, je t’amène Adhémar

Qui va boire avec nous, un grand verre de Ricard. »

Raimondo 2010

Et Adhémar de compléter:

Adhémar s’indigna de cette manigance

Qui le laissait penaud et plein de méfiance,

Dépité, ahuri, malheureux, mal à l’aise

Et pour dire le mot : le cul entre deux chaises.

Mais ayant mieux maté le citoyen Eugène

Il ressentit soudain la fureur de ses gènes.

Ce garçon n’est pas mal, tudieu ! s’écria-t-il

Tout en lui empoignant brusquement le pistil.

Puis, l’ayant retourné, il lui mit sans manières

Un pan de soubressade au milieu du derrière.

La concierge, voyant la taille du mandrin

Cria qu’elle en voulait, et le prit à deux mains

Pour l’enfouir sans façon aux tréfonds de sa glotte

Et recueillir le suc de l’énorme carotte.

Adhémar repartit après quelques Ricards.

On l’appelle depuis « Monsieur Braque(adhé)mar » !

Adhémar 2010

Puis Gérard intervint pour tenter de synthétiser:

Je m’absente un moment pour une promenade,

Et les voilà partis pour plein de couillonnades.

Il suffit qu’un instant je porte ailleurs les yeux,

Que rigolent ensemble les deux petits vieux.

Oui, je le dis tout cru, ces presque cacochymes

Commencent à me tanner dur le parenchyme.

Car enfin, parlons net, recentrons le débat,

C’est de Bignole ici dont il est fait état.

De ce cuistre rougeaud, tout imbibé de gnole*,

Et ses cheveux carotte (car il est roux Bignole !),

Ce mari de concierge qui croit veiller au grain,

Alors que dans son dos… ou son arrière-train,

Adhémar et bibi dansons la sarabande.

Raimondo a fait pis, ne croyez pas qu’il glande,

Il se fait l’étudiante de l’entresol,

La veuve du premier, qui semble Dona Sol,

La mature dodue qui loge au deuxième,

La nymphomane maso qui est au troisième…

Et pas du bas-étage, de l’article de choix !

Car, à lui, la fortune toujours lui échoit.

Suis-je donc condamné à présenter mon cierge

Qu’à la gent pipelet, autrement dit « concierge » ?

Mes amis ! Je plaisante, c’est sûr ! Allons donc

Tremper nos céleris dans un peu d’amidon ;

Si ça ne suffit pas, ne perdons pas haleine,

A nos tétières molles, nous mettrons des baleines.

Et faisons fi d’ailleurs de tous ces avatars,

Car il est dit que demain il sera trop tard,

Dépéchons-nous les gars, profitons de la baise :

Ils déménagent bientôt pour Bignol-sur-Cèze !

Gérard 2010

    * = Comme on dit à Marseille: « M’en bati (gnole)! »

Aussitôt Raimondo rebondit pour un mot de trop: 

COUILLONNADES 

Cher Gérard, je t’en prie, veille à faire attention

Aux mots que tu emploies lors de tes digressions,

Et surveiller ainsi ta façon de parler,

Surtout quand il s’agit de tes deux grands ainés.

Couillonnades dis-tu ! Mon Dieu ai-je bien ouï? ?

Sont-ce  là des propos qualifiants nos écrits ?

O Gérard je t’en prie cesse donc d’insulter

Ces deux êtres promis à l’Immortalité.

Car moi je te le dis, et cela tôt ou tard,

Nos écrits rejoindront le Lagarde et Michard,

Oui, un jour sûrement tous les deux nous irons

Avec Alain Decaux et avec d’Ormesson ;

Là, je pourrais enfin  de mes yeux admirer

De la grande Simone, le fastueux fessier

Moulé dans l’habit vert, qui, moi j’en suis certain

Attirera mes yeux et peut-être mes mains.

Couillonnades ! Est-ce  là l’expression qui convient

Pour ces écrits pompeux dignes des parnassiens ?

Malgré tout, saches-le, nous sommes magnanimes

Et nous te pardonnons pour tes phrases assassines

Sachant bien qu’en ces jours tu dois te consacrer

A ces petits enfants que la vie t’a donnés,

Cela  explique donc un mot bien malheureux

Ecrit comme on le voit,  en des jours laborieux.

Il te faudra pourtant te faire pardonner

En mettant quelques sous pour payer nos épées…

Raimondo 2010

Actu-m’en diras tant (Juillet 2010)

Posted in Actualités & hors-série on juillet 10th, 2010 by gerard – Be the first to comment

CARLA ET NICOLAS EN VACANCES

Oui, je sais, le thème est plutôt récurrent, lassant et il ne vole pas bien haut en s’attaquant au physique de la personne! Vous avez raison, mais je ne m’en lasse pas; et puis, je profite un peu des grandes vacances pour me lâcher… Vous allez également rouscailler en disant que ça n’a rien à voir avec l’Actualité. OK, OK, OK, mes plus humbles excuses!

C’est l’été! On se lâche un peu!

1/ Bébé tchatcheur: Magnifique lien, je ne m’en lasse pas (Je regrette de ne pas être l’auteur des sous-titres):

http://www.youtube.com/watch?v=U4AsAKYEihc&feature=player_embedded 

2/ Tintin bientôt sur le grand écran… ou pas:

http://www.youtube.com/watch?v=qVfEydmbxSI 

3/ Un jour DIEU m’a dit: « Mets cette robe, elle va t’aller! » et… « Oh my GAD, ELMALEH! »

12 Comic strips 01

Posted in Uncategorized on juillet 1st, 2010 by gerard – Be the first to comment

Mais oui, vous retrouverez bientôt les clips BombayTv! Ici, le principe est aussi simple que dans « Concours permanent »: On détourne une suite d’images pour dégager un petit scenario, amusant si possible.

1ère catégorie:  5 bandes qui sont, entre 90 et 100%, les traductions des originaux (A ce propos, si vous comprenez l’anglais, je vous recommande le site http://comixed.com/ mais il y en a d’autres!).

2ème catégorie: L’inspiration vient en partie de l’original, mais l’adaptation est beaucoup plus personnelle. Disons, en gros, que c’est du « fifty-fifty ».

3ème catégorie: Les 5 bandes introuvables ailleurs qu’ici sur le web, parce que 100% personnelles.

Voilà! Vous en aurez 12 autres le mois prochain dans les mêmes proportions. Evidemment, comme d’habitude, je souhaiterais vivement publier vos propres productions.

Concours permanent: Apport personnel 1

Posted in Uncategorized on juillet 1st, 2010 by gerard – Be the first to comment

J’espère que les comics strips vous aurons stimulés et motivés! Il est plus que temps, pour vous, de participer à ce Concours (tous les matériaux sont disponibles en cliquant ci dessus dans le 3ème onglet). Quelle joie ce serait de présenter, dans un futur proche, vos créations!  Allons, courage, ce n’est pas bien difficile, la preuve…

Enjoy my friends! On peut faire beaucoup mieux!