Archive for décembre, 2010

Voeux et santons

Posted in Uncategorized on décembre 20th, 2010 by gerard – Be the first to comment

 JOYEUX Noël

bonne annéE 2011

giganoel11

à tous & à toutes

 

LES NEO-SANTONS DE LA CRECHE PROVENCALE

Je vous ai déjà parlé de Médéric Gasquet-Cyrus ici , figurez-vous qu’il a battu le rassemblement il y a quelque temps, pour se faire envoyer des idées de « santons farfelus, en rapport avec l’actualité de l’année ou intemporels ». Il désire en effet faire une petite revue de fin d’année dans sa chronique quotidienne sur France-Bleu Provence « Dites-le en marseillais… » Je lui en ai mitonné dix exactement. Comme sa rubrique ne dure que 2 ou 3 minutes à l’antenne, je ne sais s’il choisira un de mes santons au milieu des envois qu’il aura reçu. Par contre, j’ai pensé que mes lecteurs provençaux _ et peut-être même les autres s’ils comprennent le vocabulaire phocéen _ pourrait y trouver l’occasion de se divertir quelques instants.

La fadada-fadela: Santon qui a vécu un beau conte de fée. Le lendemain du remaniement ministériel où on l’a prié d’aller se faire voir à Endoume, on a pu la voir dans la rame de métro du prolo de base; elle qui, la veille encore, avait carrosse et automédon pour la conduire de crèche en crèche chez ceux qui aiment vivre comme dans une étable, s’est retrouvée presque à fréquenter le pôle-emploi qu’elle a tant préconisé!

Apparence: Petit gabarit, habillement entre les deux: mi pute, mi soumise.

Lou forgé: Santon renégat qui a vécu un temps à la Marsiale et qui, ayant quelque peu réussi dans le maniement de lou raquetto, a préféré vivre et planquer ses picaillons chez un peuple estranger de dehors, peuple d’ailleurs de Valais et de Vaud.

Apparence: Grand stassi, tenue de tennisman, des liasses de billets de 500€ dépassent de ses poches pour ses fameux amortis.

Lou bordillous: Désigne le métier et l’éthique existentielle de l’intéressé. Santon normalement préposé à l’enlèvement des racadures et autres bordilles, en fait un grand nostalgique de la Grande Peste de 1720. Cet encatané de frais fait de son mieux pour être le plus possible en grève et menacer l’état sanitaire de la ville.

Apparence: Jusque vers 10h/10h30, tenue normale d’engorgeur de la circulation; à partir de 10h30, en général, tenue de bistrotier dans l’établissement au nom de son épouse.

Lou grutié: Santon parasite encore pire que le précédent! Pétri de privilèges, il ne sait pas, en fait, ce qu’il veut exactement (…à part emmouscailler les populations)… Ou plutôt si: Que les pétroliers autour de l’étang de Berre s’entendent pour les employer, sachant que si ce n’était pas le cas, ils tomberaient sous la coupe de grands groupes multinationaux, et seraient obligés… (Horreur!) de travailler! Font ce qu’ils veulent du port et, par conséquent, de Marseille, sont totalement indépendants de la CGT (à Paris, même Bernard Thibault craint ces sortes de nantis catalogués franchement à droite), roulent sur le platine iridié et se transmettent leurs charges par cooptations le plus souvent corsico-familiales!

Apparence: Dossard fluo avec CGT visible depuis Pampérigouste. Tient dans une main son drapeau rouge, et dans l’autre les clefs de sa Ferrari testarossa.

Lou Tian: Santon potiche, sorte de sentibelli(1) à l’utilité improbable. En fait, il appartient à une bande de petits conses aux ordres du Grand Conse (celui qui a vue sur le Lacydon), on trouve dans cette coterie lou téssié, l’assanto gravo et lou djilou. Ce porte-coton pour son patron peut être assimilé au récipient bien connu de la cuisine (électorale) marseillaise.

Apparence: On peut reprendre sans choquer le santon-type de Moussu le Conse de la crèche traditionnelle: l’écharpe, le parapluie, le gibus, etc… Touche personnelle: Beau gosse, mais depuis trop longtemps maintenant, donc franchement vilain! Blond aux yeux clairs, l’archétype du kéké marseillais quoi (ironie inside)!

( 1 )= Pour Médéric, un sentibelli avec un « e », c’est un estron indépendant qui fait sa vie en dehors du pàti (à ajouter à ton dico un de ces jours!).

Lou Ménouchi: Santon à l’organe phonatoire puissant; s’il est à la Batarelle et toi aux Goudes, pas besoin de téléphone, tu l’entendras! Autre sorte de conse que celui cité précédemment, à savoir qu’il n’est pas de la majorité du Grand Conse (celui qui s’accroche à sa vue sur le Lacydon). Cette particularité lui a valu d’être poussé par ses petits camarades sur le devant de la scène lors des Conseils Municipaux; il fait en effet efficacement le pendant à la grosse voix bien connue de lou Gaùdin’.

Apparence: Pour le physique: Sorte d’ange Boufareu, mais qui n’aurait pas besoin de trompette. Pour le QI: Sorte de Pistachié, mais sans les banastes.

La lapsuço: Ressortie des placards de l’oubli, il y a cette année une forte inflation sur cette figurine de tradition occitane incontestable: la marchande de pipes. R’accidanti! C’est de la folie! On s’arrache celle qui a une vie d’ange; oui vraiment, ça fera dati dans l’Histoire! Dans la Pastorale Maurel, c’est ce personnage qui s’était spécialisé dans le fameux passage: « …Vuejo à plen bord, vuejo à bord lis estrambord… ».

Apparence: La pipière est très souvent représentée avec une pompe(1) _ bé té, tu m’étonnes! _ à son flanc gauche et une botte de poireaux engorgés à son flanc droit.

( 1 ) = …à l’huile d’arachida bien sûr!

Leis bogues da nouvoù: Deux jumeaux-santons de l’instanton(1) qui ne ressemblent à rien, peut-être un peu à la tarasque, mais en s’esquichant bien l’imagination! Dans la crèche provençale, ce sont eux qui font marrer tous les autres santons, même le Petit Jésus se ferait pipi dessus d’hilarité… Des estrassants sans égal; il était temps-X qu’on rigole un peu!

( 1 ) = http://fr.wikipedia.org/wiki/Igor_et_Grichka_Bogdanoff

Apparence: Chaque maître-santonnier n’aura pas trop à se lever le bédélet pour les confectionner: taillage à la serpe des visages, air con, combinaison argentée et faï tira!!!

Lou fédé mité: Santon cuculturel dans la tradition des pistachiés et des ravis. Dans la crèche provençale, il est toujours représenté au milieu de jeunes bergers ou des fils d’aveugles (on dit même que le Petit Jésus aurait intérêt à fermer les écoutilles quand il est dans les parages). Ego surdimensionné, si vous soulevez sa chemise (adultes seulement, vraiment trop dangereux pour les petits n’enfants) on pourra contempler son embouligue surinfectée par l’idée qu’il se fait de lui-même. Si vous ne pouvez vous le procurer, on peut tout aussi bien le remplacer par une peluche de Pedobear…

Apparence: Veste ultra réversible, langue extra-longue et multi-usages, tient le cirage dans une main et la brosse à reluire dans l’autre.

Leïs paùro couns: Très nombreux santons qui ne sont pas tenus en haute estime par les encroyeurs qui tiennent le haut du pavé ( Gouvernants, patrons, chefs, sous-chefs, sous-sous-chefs, sous-sous-sous chefs, etc…). Eternels entubés sans vaseline quand il s’agit de leur inculquer profond le point de vue gouvernemental sur les retraites, la sécurité de moins en moins sociale, les impôts soit-disant « allégés » mais qui pèsent(=baisent) de plus en plus lourd, etc…

Apparence: Le contraire de SuperDupont pour les pouvoirs, mais tout à fait lui pour le look: béret, baguette, caleçon de flanelle…

Un de mes correspondants, qui a voulu rester anonyme pour des raisons sécuritaires, m’a envoyé ces deux-là (Non, monsieur, ça n’est pas moi! Moi, je n’ai pas la « vergogna », et je l’ai maintes fois prouvé, pour stigmatiser les autonomistes): 

SANTONI : n. prop*. Venu de Corsica la Bella. Créé par un santonnier insulaire qui, n’ayant jamais réussi à peindre correctement un visage, l’a remplacé par une cagoule noire, plus facile à exécuter. Toujours masculin, ce personnage discret a un physique indéfini, variable selon l’artiste qui le fabrique ; aucun témoin n’a jusqu’ici pu le décrire clairement.. ATTENTION(s) : 1 – SANTONI étant un nom propre, ne jamais dire « u santoni » ce qui serait ressenti comme une injure venue d’un gaulois. 2 – Ceux qui veulent ce santon dans leur crêche doivent le réaliser eux-mêmes. Aucun d’entre eux n’est, soit disant, à vendre.

RICARGA DIGAZZU : n. prop.* Venu lui aussi de Corse. EDF Bleu Ciel, pour récupérer la clientèle de GDF, a proposé comme sujet d’un concours d’artistes la création d’un santon féminin local et qui porterait ce prénom ostensiblement féminin. Les concurrents ont exigé que les femmes restent aux fourneaux, et le personnage est devenu masculin, malgré le prénom. Ce personnage discret a un physique indéfini, variable selon l’artiste qui le fabrique; aucun témoin n’a jusqu’ici pu le décrire clairement.. ATTENTION(s) : 1 – Ce santon, très technique, émet une lumière bleue, la nuit, ansi que des sons brefs, du genre Vlam ! ou Broum ! . 2 – Ceux qui veulent ce santon dans leur crêche doivent le réaliser eux-mêmes. Aucun d’entre eux n’est à vendre.

Le 30 Novembre, un autre de mes correspondants me fit finement observer que l’invité de France-Bleu Provence ce jour-là était le Quasimodo de la comédie musicale « ND de Paris ». Vous voyez d’ici toutes les astuces que l’on pourrait faire avec « Lou Garou »… Merci J-P!

Ajout du 23 Décembre 2010: Je vous ai mis en vert les allusions et le santon cités par Médéric Gasquet-Cyrus dans ses émissions entre les 13 et 17 Décembre. Ci après l’émission du 13, avec, entre 1:33 et 1:55 mon bordillous en vedette: Santons imaginaires01

Ajout du 30 Décembre 2011: Un an plus tard, ce même Médéric a cité le « Santoni », ici en rouge, de Michel (cf  http://gigaproduction.fefaine.be/2011/12/20/joyeuses-fetes-de-fin-dannee/ ) Va comprendre Charles!…

Etrennes 2010/2011: Les pastiches bien tassés d’Adhémar

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2010 by gerard – Be the first to comment

 Chapeau et respects à l’ami de Nice/Vidauban: Que voilà de l’érudition, que voilà du talent!

 L’original de Guillaume Apollinaire:


À Strasbourg en dix-neuf-cent-quatre
J’arrivai pour le lundi gras
À l’hôtel m’assis devant l’âtre
Près d’un chanteur de l’Opéra
Qui ne parlait que de théâtre

La Kellnerine rousse avait
Mis sur sa tête un chapeau rose
Comme Hébé qui les dieux servait
N’en eut jamais. Ô belles choses
Carnaval chapeau rose Ave!

À Rome à Nice et à Cologne
Dans les fleurs et les confetti
Carnaval j’ai revu ta trogne,
Ô roi plus riche et plus gentil
Que Crésus Rothschild et Torlogne

Je soupai d’un peu de foie gras
De chevreuil tendre à la compôte
De tartes flans et cetera
Un peu de kirsch me ravigote

Que ne t’avais-je entre mes bras.

La mouture adhémaresque:

A St Trop’, en 2004,

J’arrivai pour Saint-Cucufa.

Au bordel m’assis près d’un pâtre,

Un vieux kroumir et sa nana.

La maquerelle noire avait

Mis sur ses seins deux pâquerettes,

Comme Héra qui les dieux suçait

N’en eut jamais ! ô belles choses :

Beau boxon, belles putes, ave !

J’honorai la grosse Aziza,

La belle Armande et la Charlotte,

Paquita, Berthe et cetera…

Un peu de scotch me ravigote.

Que n’en ai-je honoré vingt-trois !

Zobollinaire alias Adhémar

L’original de Verlaine: A poor young shepherd

J’ai peur d’un baiser
Comme d’une abeille.
Je souffre et je veille
Sans me reposer :
J’ai peur d’un baiser !

Pourtant j’aime Kate
Et ses yeux jolis.
Elle est délicate,
Aux longs traits pâlis.
Oh ! que j’aime Kate !

C’est Saint-Valentin !
Je dois et je n’ose
Lui dire au matin…
La terrible chose
Que Saint-Valentin !

Elle m’est promise,
Fort heureusement !
Mais quelle entreprise
Que d’être un amant
Près d’une promise !

J’ai peur d’un baiser
Comme d’une abeille.
Je souffre et je veille
Sans me reposer :
J’ai peur d’un baiser !

La parodie: A young poor fucker

J’ai peur de baiser

Même dans l’oreille,

Ma bite est trop vieille

Je peux plus bander.

Je souffre et je veille

J’ai peur de baiser !

Pourtant j’aime Moune

Et son… nez joli.

Elle a des doudounes

Pas trop ramollies.

Malgré la schkoumoune,

Oh que j’aime Moune !

Elle a le corps beau !

Je veux mais je n’ose

Lui palper le prose,

Cette belle chose

Joufflue et bien rose

Au bas de son dos.

Dans son entrecuisse

Et son fondement

Faudrait que je puisse

Forniquer longtemps,

car elle veut que je bisse

Comme un jeune amant.

Mais quelle merveille !

J’ai plus peur de baiser

Même dans l’oreille !

Et ce soir, ma vieille

Tu vas y passer !

J’ai plus peur de baiser !

Adhémar Vers-l’aine

Stéphane Mallarmé, l’original: Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui …

 Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n’ont pas fui !

Un cygne d’autrefois se souvient que c’est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n’avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l’ennui.

Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l’espace infligée à l’oiseau qui le nie,
Mais non l’horreur du sol où le plumage est pris.

Fantôme qu’à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s’immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l’exil inutile le Cygne.

La parodie: Le triste, le coriace et le vain aujourd’hui 

Le triste, le coriace et le vain aujourd’hui

Va-t-il nous précéder ou bien va-t-il nous suivre

Sous un porche oublié que coincent dans le givre

Les troupeaux de bimbos victorieusement fuis

Un sagouin d’autrefois ne sait plus que c’est lui

Ridicule mais qui des houris se délivre

Pour avoir trop aimé car aimer c’est survivre

Quand le sinistre hiver apporte son ennui

Tout son corps secouera cette rose agonie

Par les sens infligée au pointeur qui la nie,

Non le goût de l’aven où son organe est pris.

Chandelle qu’à ce lieu son pur désir assigne

Il s’anime soudain croyant s’être mépris

Et retarde l’éjac’ proche qui lui fait signe. 

Stéphane Bienarmé alias Steve Désarmé alias Adhémardus Stephanibus.

Etrennes 2010/2011: Raimondo triple la mise

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2010 by gerard – 1 Comment

Cadeaux magnifiques de fin d’année, cadeaux pleins d’Histoire, de Mythologie et de galanterie coquine: Voilà ce que vous offre finement Raimondo! Alleluïa mes frères, une fois de plus il nous a gâtés!

J’ai lu en son temps et avec un immense plaisir le livre de Jean Teulé sur « Le MONTESPAN ». Ce génial conteur vient de faire paraitre une BD sur le même sujet. Actuellement, je me replonge dans ces œuvres : il en est ressorti cette élégie que je vous transmets. 

LES PLEURS DE MONTESPAN

(Dédié à Jean Teulé)

 Ô mon prince, ô mon  roi, ô mon divin amant

Laisse-moi te crier mon grand contentement

Quand tu joues avec moi ce tendre duetto 

Qui de l’allégretto passe au fortissimo,

Et  provoque chez moi le très délicieux spasme

Que procure en mon corps la venue de l’orgasme.

Ainsi donc s’exprimait, auprès du roi Soleil

Françoise Athénaïs maitresse sans pareil,

Qui depuis quelques mois auprès du souverain

Mettait son énergie à lui faire grand bien ;

Et le roi, adorait ces tendres apartés

Qui faisait le bonheur de son corps exalté.

Mais pendant  ce temps-là remâchant son dépit

Monsieur de Montespan songeait à cette vie

Qui  avait fait de lui un époux bafoué

Un pauvre délaissé, un mari cocufié,

Qui vivait désormais loin de la cour royale

Exilé par le roi, de façon déloyale,

Dans un hameau lointain dans un vrai trou perdu,

Refuge des bannis, des proscrits, des cocus.

Hélas ! se disait-il, mon épouse adorée,

A rompu en ce jour la parole donnée

D’être femme fidèle ; et voilà qu’aujourd’hui

Du grand roi de la France elle a gagné le lit,

Me laissant esseulé et rempli de rancœur

Contre  cet homme-là, contre ce suborneur

Qui, parce qu’il est roi, au pouvoir absolu

S’est arrogé le droit de me faire cocu.

De lui, je ne veux rien, pas même la faveur,

De devenir marquis, grand-duc ou gouverneur,

D’être riche à millions, tout couvert de diamants,

Pour faire connaitre à tous ce mari complaisant,

Qui a offert au roi pour varier ses plaisirs

Le corps de son épouse aux fulgurants  désirs.

Mais je le crie bien fort, je n’ai jamais permis

Qu’on s’arroge mes droits par le mariage acquis :

Cette peau, ces doux seins, ce ventre gracieux,

Cette chute de reins aux contours  harmonieux,

Et ce petit bouton quémandant les caresses

Que je lui prodiguais avec délicatesse,

Toutes ces joliesses et ces gracieusetés,

Elles étaient à moi, elles m’étaient destinées ;

Et voilà qu’un tyran,  un infâme butor

M’a ravi ces beautés qui transportaient mon corps.

Oui, mais un jour viendra, ou lassé de la belle,

Le roi délaissera cette femme cruelle,

Jetant son dévolu sur un autre jupon,

La très jolie Fontange ou la veuve Scarron,

Qui lui apporteront d’autres cajoleries

D’autres façons d’aimer, d’autres minauderies.

Et Louis, je le sais, j’en suis même certain,

Regrettera un jour la femme au corps divin

Qui fut mienne autrefois, qui me manque aujourd’hui,

Avec qui  je voudrais refaire des folies. 

JUPITER et JUNON

Jupiter, on le sait, prisait fort le jupon ;

Dès qu’il apercevait le moindre cotillon

Son œil étincelait, et son sang enflammé

Le poussait vers la belle, afin de lui montrer

La force de l’envie qui l’attirait vers elle.

C’est ainsi qu’il devint, de nombreuse beautés,

Le maitre de l’amour, l’amant incontesté,

Le roi de la quéquette, l’empereur de la pine,

Qu’il montrait constamment aux princesses divines.

Déméter ou Léto, déesses au grand cœur

Et bien d’autres encor, connurent ses faveurs.

Il est même avéré qu’outre les immortelles

Il alla sur la Terre chercher des demoiselles

Des reines, des princesses ou quelque Madelon

Capables d’inspirer son imagination.

Ainsi donc Jupiter occupait ses journées.

Mais ce grand conquérant avait une ennemie:

Junon, sa tendre épouse crevant de jalousie.

Cette femme modèle était bien convaincue

Que Jupin la trompait et qu’elle était cocue.

Elle décida donc un jour de se venger

Et punir l’impudent pour ses déloyautés.

Ce jour là, Jupiter errait en Corinthie

Il allait et venait, pour tromper son ennui,

Dans ces lieux magnifiques ou croissent les raisins,

Qui donneraient bientôt un très généreux vin.

Il aperçut soudain un aimable tendron

Qui éveilla en lui un immense frisson ;

Durant un long moment, il resta sidéré

Au spectacle excitant d’une telle beauté,

Et il songea alors aux moments merveilleux

Qu’imaginait déjà son esprit ingénieux.

Jupiter approcha à pas très mesurés,

Cherchant évidemment à ne pas l’effrayer.

Il la complimenta sur l’éclat de sa peau,

Sur ses seins généreux, la courbe de son dos,

Son sourire enjôleur montrant de blanches dents,

Qui donnait au visage un air éblouissant.

Bref, il devint alors vraiment dithyrambique

En faisant de la belle un long panégyrique.

Celle-ci, entendant ce discours élogieux

Ne chercha pas à fuir, et à quitter ce lieu,

Mais commença bientôt un très lent effeuillage

Pour donner de son corps une admirable image ;

Puis en tournant le dos, se penchant quelque peu,

Elle laissa admirer un fessier généreux.

Il faut bien l’avouer, ce spectacle de rêve

Déclencha chez Jupin une montée de sève,

Et pour calmer l’ardeur d’un sexe turgescent,

Fonça sans hésiter sur ce cul attirant.

Mais à ce moment là une chose inouïe

Et incompréhensible alors se produisit :

La femme disparut ; elle était remplacée

Par un bel oiseau d’or, un faisan vénéré,

Qui s’adressa à lui sur un ton cauteleux,

Se moquant sans vergogne du grand maître des Cieux.

Mon pauvre Jupiter, incontestablement

Tu as plus l’air d’un con que d’un moulin à vent,

Avec ta bite à l’air, que tu ne sais où mettre,

Qui commence déjà bien vite à se démettre.

C’était Junon, sa femme, reine au pouvoir magique.

Qui avait fomenté cet intermède unique

Pour ridiculiser le grand roi de l’Olympe,

Qu’elle avait poursuivi jusqu’ici en Corinthe.

Dans un criaillement le bel oiseau s’en fut,

En laissant Jupiter complètement confus,

Remâchant sa colère, hurlant comme un damné,

Contre cette femelle à l’esprit dépravé,

Ayant imaginé telle situation,

En laissant son époux au bord de la fluxion,

Dépité, contrarié, et fortement déçu. 

Et l’oiseau, direz-vous, qu’est-il donc devenu ?

Junon ayant repris sa forme originelle,

Se conduisit alors comme une pastourelle,

Recherchant ardemment un vaillant vigneron

Qui pourrait aisément enflammer son beau con,

Lui donner le plaisir, le bonheur éperdu,

En goûtant aux attraits de ce fruit défendu.

Elle, qui de l’hymen se portait le garant,

Elle succomba un soir dans les bras d’un amant.

RÊVERIE 

Ce soir si tu voulais nous pourrions tous les deux

Nous donner du plaisir dans des jeux amoureux ;

Ma mie, je te ferai de nombreuses caresses

Usant de frôlements et de mille tendresses

Afin que tu exultes et feules de bonheur

Sous l’effet bienfaisant de mes doigts fureteurs.

Hélas, répondit-elle, tu me vois désolée,

Mais mon corps en ce jour souffre de céphalées.

En lisant dans mes yeux, l’immense déception

Elle tenta bien sûr d’obtenir un pardon

Par un baiser coquin, un sourire charmeur,

Mais qui ne purent pas effacer ma rancœur.

Je restai confondu et décontenancé

Songeant amèrement  à la longue soirée

Où les profonds regrets et la monotonie

Sèmeraient la tristesse et la mélancolie.

J’avais bien en l’esprit des gestes qui pourraient

Remplacer le grand vide qui ce soir m’étreignait.

Mais rejetais  bientôt ces plaisirs trop factices

Ne pouvant opposer que de pâles délices

A ceux qui sont crées par les joutes enfiévrées

Qui opposent au lit  deux êtres énamourés.

Ô maudites douleurs, ô horribles migraines

Pourquoi vous montrez-vous  parfois si inhumaines

Et pourquoi faut-il donc que les analgésiques

Ne  montrent-ils jamais les effets bénéfiques

Capables d’apporter calme et sérénité.

Ainsi, j’en étais là de mes sombres pensées,

Jetant un œil distrait sur la télévision,

Lorsque je m’endormis, brisé par l’émotion.

Et un rêve soudain embrasa mon esprit,

Un rêve où jaillissaient mille femmes jolies,

Dans le simple appareil révélant à mes yeux,

Les nombreuses rondeurs de leur corps délicieux.

L’une d’elle soudain, s’inclinant devant moi

Fit à mon sexe en rut la caresse de choix,

Avec le va et vient  des lèvres purpurines

Et le tendre labeur d’une langue mutine.

Tout cela fit merveille et mon sexe excité

Eclata vivement sous ces tendres baisers.  

Je m’éveillai alors retrouvant près de moi,

Ma femme qui tenait mon sexe entre ses doigts.

Actu-m’en diras tant (Déc 2010)

Posted in Actualités & hors-série on décembre 10th, 2010 by gerard – Be the first to comment

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé:

1/ Bientôt Noël, voici venu le temps des cadeaux: Trop meugnon! A Marseille, dans les cités de Frais-Vallon, de la Cayolle, d’Air Bel, de la Sauvagère, mais aussi dans toutes les banlieues Nord, qu’apporte le Père Noël aux chères têtes brunes à partir de 5 ans? …Mais oui, une Kalashnikov!!!

2/ Tiens, voilà des boudins! Khadafi amène-t-il ses saucisses lorsqu’il va à Francfort? Il semble que oui!

http://laughterizer.weebly.com/1/post/2010/11/gaddafis-amazonian-guard.html

3/ « Ne vous y  trompez pas : manger de l’éléphant renforce vos défenses !!! » (Dr Adhémar de Nairobi)

Hors-série Histoire 01

Posted in Actualités & hors-série on décembre 10th, 2010 by gerard – Be the first to comment

Phénomène typiquement marseillais…

Posted in BombayTV on décembre 1st, 2010 by gerard – Be the first to comment

VS …et qui fait rire toute la France: 

  http://www.grapheine.com/bombaytv/logo-fr-402a7bb488d1ee9bcb403e9fc5cfb8b1.htmlNota bene: Le 18 Novembre dernier, après une éclipse de quelques jours, le BombayTv nouveau est arrivé mais à ce jour, il se limite à 9 séquences dont 5 totalement nouvelles. Bon, on est loin de la trentaine de clips auparavant, mais comme je les avais bien exploités (certains jusqu’à la corde), j’aurais mauvaise grâce à me plaindre. D’autant plus qu’est apparue une nouvelle rubrique Bmovie-tv ( http://www.grapheine.com/bmovie-tv/index.php?lang=fr&typ=bmovie ), en quelques jours, on est passé de 2 clips à 8 également inédits, c’est de bon augure pour l’avenir! Surtout moi qui me plaignais que le renouvellement des clips était beaucoup trop lent. Pourvou qué ça douré!!!

Le boueux phocéen

Posted in BombayTV on décembre 1st, 2010 by gerard – Be the first to comment
L’exemple radieux du bipède « pas fini-toujours parti » qui a le même QI que ses poubelles:

Le grutier marseillais

Posted in BombayTV on décembre 1st, 2010 by gerard – Be the first to comment

Vraiment à plaindre, n’est-ce-pas?

Pénurie d’essence

Posted in BombayTV on décembre 1st, 2010 by gerard – Be the first to comment

Le chantage no pasaran!… Bien sûr, je pourrais clamer que ce genre de chose n’arrive jamais autour de l’étang de Berre… Eh bien, je le dis quand même, ça permettra de conclure une ch’tite série bien révélatrice de ce qui se passe chez moi!

 

Manif et contre-manif

Posted in BombayTV on décembre 1st, 2010 by gerard – Be the first to comment
Les rupinos contre les prolos: