Archive for mars, 2011

Sainte Philomène 1ère partie

Posted in Oulibouf, Perlouzes solitaires on mars 20th, 2011 by gerard – 12 Comments

Nul ne dira assez haut les louanges d’Adhémar. Voilà qu’il nous offre aujourd’hui les chapîtres I et II de la vie édifiante de Ste Philomène, une belle et sacrée gourgandine à l’en croire. Comme il ne m’a pas spécifié où placer les illustrations _ toutes de son cru _ j’ai fait de mon mieux… Veuillez m’excuser si tout ça est peu en rapport avec les textes avoisinants. En tout cas, comme d’habitude, les cartésiens bigots et pudibonds pourront toujours lire la bouillie habituelle sur les sites spécialisés du web, il n’empêche que notre bonhomme recoupe pile-poil les documents dont la Bibliothèque Vaticane peut disposer: Et vas-y qu’il y a là du Dioclétien, des flèches, une ancre, etc… il ne manque plus qu’un raton-laveur!

Encore un monument de l’Oulibouf, encore un bon moment de rigolade!

Chapitre I  –  La découverte du corps.

Version n°1= Le corps de la malheureuse vierge (de l’oreille gauche) et martyre Philomène fut découvert à Rome par un fox-terrier, le 25 mai 1802, dans les WC des catacombes de Sainte-Priscille, où il reposait ignoré depuis quinze siècles, et il aurait mieux valu que ça dure. On découvrit d’abord la pierre sépulcrale, qui se fit remarquer par sa singularité, car elle comportait un énorme phallus sculpté sur la partie supérieure.

Elle était de terre cuite à petit feu avec des oignons et du cerfeuil, et offrait aux regards plusieurs symboles pornographiques pas trop mystérieux, qui faisaient allusion à la virginité douteuse de la meuf, et au soi-disant martyre qu’elle aurait enduré. N’oublions pas que, selon la légende, elle fut martyrisée à coup de pommes cuites.

Ces symboles étaient coupés par une ligne transversale, formée par une inscription, dont les premières et les dernières lettres paraissent avoir été effacées par les instruments des ouvriers qui cherchaient à la détacher de la tombe. Elle était ainsi conçue :

(FI)LUMENS FUTTUERE TECUM CUP(IO).

« Philomène (1), je veux tirer un coup avec toi ! » 

Devant la tombe se trouvait un petit autel, élevé sans doute par un client satisfait de la gourgandine, sur lequel apparaît une deuxième inscription (voir photo jointe) : 

FILOMENA HIC FUTUI (sic)

« Ici j’ai baisé Philomène »

La pierre de la tombe ayant été enlevée, on vit apparaître les restes ratatinés et rongés aux mites  de la prétendue martyre, et, à côté, un bidet portatif en fer blanc, extrêmement rouillé, moitié entier, moitié brisé, et dont les parois étaient couvertes de sang desséché. Ce sang, indice certain du genre de flux menstruel torrentiel qui termina les jours de la soi-disant sainte Philomène, avait été selon l’usage de la primitive église, recueilli par des chrétiens pieux et affamés, et cuit avec de l’ail et du persil pour de fabuleuses agapes souterraines. D’ailleurs, lorsqu’ils ne pouvaient pas le recueillir  par eux-mêmes, ces crétins de chrétiens s’adressaient parfois aux païens, et même aux bourreaux de leurs frères, pour récupérer, ainsi que leurs épouvantables dépouilles, ce sang délicieux offert avec tant de générosité à leur bestiale  voracité.

Vous comprenez maintenant pourquoi Sainte Philomène a reçu ce surnom (elle s’appelait en réalité Nézokut). Philo signifie ami, en grec, comme dans philosophe, et menia signifie « les règles », comme dans aménorrhée. Soit « l’amie des règles ». D’où l’effusion de sang.

Pendant que l’on s’occupait à détacher des différentes pièces du bidet brisé, le sang qui y était collé, et que l’on en réunissait avec le plus grand soin les plus petites parcelles dans une burne de cristal, les personnes qui étaient présentes, et parmi lesquelles se trouvaient pourtant des hommes frustres et d’un esprit pas trop cultivé, s’étonnèrent en voyant tout à coup étinceler à leurs yeux le bidet sur lequel, depuis quelques instants, leurs regards étaient attachés.

Ils s’approchent de plus près ; ils considèrent à loisir ce prodigieux phénomène, et, dans les sentiments de la plus vive admiration, jointe à la plus profonde stupidité, ils bénirent les dieux du moment qui se glorifient eux-mêmes dans des guitares sans manche. Les parcelles sacrées, jointes à quelques pertes blanches, en tombant du bidet dans la burne, se transformaient en divers déchets pourris et malodorants, et c’était une transformation permanente : les uns présentaient l’odeur et la couleur de la rillette avariée ; les autres, du lisier de cochon ; d’autres, des bouses de yak, du crottin d’onagre, des plaies purulentes et d’autres dégueulasseries ; en sorte qu’au lieu de la matière putride, déjà bien horrible, dont la couleur, en se dégageant du bidet, était brune et obscure, on ne voyait dans la burne qu’un atroce magma dont l’aspect faisait gerber les plus endurcis.

C’est en humant ces pestilences que le grand Saint Glinglin, qui n’était alors qu’un simple mécano chez Fiat, fut saisi d’un délire poétique et composa d’un seul jet cette strophe mémorable et même immortelle :

J’aime la sueur des pieds

Le jus des oreilles

J’aime la morve du nez

Le crachat de vieille !

J’aime le jus de macchabée

qui vient de Philomène !

C’était sans doute un phénomène bien dégoûtant. Mais les dieux (ces cons-là) ne sont pas avares de leurs farces envers ceux qu’ils prétendent combler, dans le ciel, dans ma cave ou dans les latrines, de toutes les imbécillités de leur fausse gloire. Ils disent qu’il faut y voir le signe et le gage de la putréfaction des corps, ça on s’en doutait, alors que les couillons qui y croient pensent qu’ils seront transformés en topinambours dans la gloire même du gourou Jésus, un nabi de chez Arafat.

Amen ! (ton fric)

Ce prodige est permanent : aujourd’hui encore, il excite l’envie de vomir et la bouffonne  admiration des nombreux pèlerins assez mous de la coiffe pour visiter les catacombes de Rome et s’intéresser à ces balivernes…

    (1): Nous conservons cette graphie, parce qu’elle est universellement adoptée ; depuis 1830, grand nombre de jeunes filles ont reçu au baptême le nom de Philomène ; il serait difficile de réagir contre cet usage. Régulièrement, disent les imbéciles, on devrait écrire Filomène, ou mieux encore, Filumène. Avant les révélations idiotes de la pseudo-sainte, on avait su (et on était tout à fait dans le vrai) que cette inscription, parfaitement rédigée, venait du grec. Au lieu de Filia luminis, fille de la lumière, interprétation du plus haut ridicule, propagée par la mafia du Vatican, on avait lu parfaitement ?????????, amie des règles ; d’où la traduction de Philomène, avec ph, conservée jusqu’à aujourd’hui, à juste titre. 

Version n°2 = (Un poil plus académique, mais qui contient aussi son pesant de billevesées sacrilèges)

C’était en mai 1802. A Rome, momentanément pacifiée, on venait de reprendre les fouilles commencées autrefois dans l’antique catacombe de sainte Priscille. Les travaux suivaient leur cours, lorsqu’un jour la pioche d’un ouvrier heurte une tombe. Aussitôt averti, Mgr Ludovici, gardien des reliques, fixe au 25 la cérémonie de l’ouverture. Il s’y rend, en effet, et examine. Bien simple, cette tombe. Trois tuiles en ferment l’entrée, sur lesquelles on lit : Pax tecum, Philumena. Paix à toi, Bien-aimée, car Philomène qui vient du grec, veut dire bien-aimée. Mgr Ludovici était sans doute un crack en matière de pédophilie et de petits chanteurs à la gueule de bois, mais pour la traduction du grec, il ne cassait pas quatre pattes à la sainte trinité. Je ne suis pas Démosthène, mais je sais assez de grec pour pouvoir affirmer, sans le moindre doute, que Philo (????) veut dire ami, comme dans Philippe, dans philosophe et dans philodendron, et que ména (????) veut dire mois, c’est-à-dire règles, comme dans ménopause et dans aménorrhée. Voir aussi le grec ???? ???? = mensuel (et cf. l’étymologie du mot français ‘catimini’). 

Autour de l’inscription, des symboles : une palme, trois flèches, une fleur, une ancre et des pommes. Il est évident que la palme indique le triomphe du ciel, les flèches sont sans doute les armes des centurions qui ont arrêté Philomène, la fleur est le signe de l’innocence et de la jeunesse, l’ancre celui de l’espérance éternelle, et les pommes sont les instruments du martyre. 

Effectivement, après quelques instants de recherche, apparaît, noyée dans le ciment, la petite fiole de sang que les chrétiens prenaient dès ce temps l’habitude de joindre aux tombes des martyrs. Alors, d’une main respectueuse, le préfet enlève la cloison légère, et l’on se trouve en présence d’un corps que les hommes de l’art déclarent être celui d’une jeune fille de douze à quinze ans. Les humbles ossements sont immédiatement rassemblés, et transportés pieusement au Trésor des reliques, à côté des 14 saints prépuces. Ni le vénérable prélat, ni les témoins de la scène ne pensaient, en retournant à Rome, leur précieux fardeau dans les bras, qu’ils portaient l’une des plus glorieuses thaumaturges de l’Eglise. L’endroit où l’on venait de la découvrir étant la plus ancienne partie de toute la catacombe de sainte Priscille, sainte Philomène, c’est aujourd’hui démontré, appartient à l’âge voisin du siècle apostolique, c’est-à-dire, au plus tard, à l’an 150 de l’ère chrétienne. Il y avait, par conséquent, dix-sept cents ans que ce frêle corps dormait sous sa couche humide, dix-sept cents ans que Dieu attendait le coup de pioche d’un fossoyeur pour faire jaillir de ce tombeau la grâce et le prodige.

Ma question est : que vient faire Dioclétien (245-313) dans l’enterrement de cette gamine en l’an 150 au plus tard ? Il faut le demander à ce pauvre ignare de Mgr Ludovici.

Chapitre 2: Sainte Philomène martyre du sexe.

COMMENT LA GOURGANDINE PHILOMÈNE NOUS RACONTA ELLE-MÊME

SA VIE ET SON MARTYRE SEXUEL

On savait par les symboles phalliques de la pierre sépulcrale que sainte Philomène devait être honorée à la fois comme prostituée  et comme maquerelle, mais non comme vierge (ce qui serait bouffon) ; l’inscription tombale, en latin de cuisine, avait même révélé son nom grec de Philomène, celle qui aime les règles, ce qui peut étonner les linguistes et les obsédés sexuels. Il s’ensuit que notre prétendue sainte n’était plus confondue avec la foule disparate des saints martyrs dont on honore les restes, foies, oreilles, prépuces, clitoris, hémorroïdes, etc, sans savoir sous quel titre les invoquer. On avait publié plusieurs recueils des prodiges à la con opérés à Mugnano, un patelin où les habitants forcent un peu trop sur la grappa. Le concours des fidèles, la plupart ivres-morts, était grand à cet humble sanctuaire improvisé (en réalité une annexe du lupanar), et cependant on ne connaissait point en sa totalité l’histoire de la pseudo-martyre ; son nom même, comme nous l’avons indiqué dans le premier chapitre, fournissait matière à controverse, et tandis que la plupart, le faisant dériver du grec ????????, l’appelaient Aime-Règles, un connard du nom de Don Aliboronus, sorbonnagre aigri et décati, poussé par le désir de se singulariser, et par son insondable bêtise, traduisait Filomène, comme venant de Filia Luminis, c’est-à-dire, fille de la lumière. Tu parles ! la lumière des catacombes et du boxon !

Toutes les incertitudes disparurent quand la pseudo-sainte daigna nous raconter elle-même sa vie de turpitudes et les circonstances imaginaires de son martyre, sous les assauts de Rocco Siffredi, déguisé pour la circonstance en Dioclétien. On verra que les révélations de la sainte-nitouche s’accordent parfaitement avec les différents symboles gravés sur la pierre de son tombeau : phallus, testicules, fellation, soixante-neuf, trou-de-balle, etc.

Ces révélations ont été faites à trois individus différents, à un jeune homosexuel d’une conscience aussi pure que le jus de boudin et d’une piété solide comme les corps caverneux ; à un prêtre pédophile zélé, honoré plus tard des dignités de l’église et devenu pape à force de sucer ; enfin à une religieuse de cent trente-cinq ans, nommée Mâche-Bite, consacrée à la camorra dans une maison de passe de Naples.

Ces personnes, toutes trois irréprochables (j’allais le dire !) et dignes de foi, tu parles ! ne se connaissaient pas : jamais elles n’avaient eu entre elles aucune sorte de relation, sauf au cours d’un voyage du curé pédophile à Naples ; elles habitaient même des pays fort éloignés les uns des autres, en tous cas à plus de dix minutes en taxi. Tout concourt donc à établir l’autorité de leur témoignage ! Ah oui alors !!!

Pour ne pas outrepasser les bornes de la crédulité de nos lecteurs, et ne point nous répéter, nous laissons de côté les deux premières révélations, celle du pédé et celle du curé pédophile. Elles ne font d’ailleurs que raconter l’occasion du pseudo-martyre de sainte Philomène à l’aide de pommes cuites. Toutes deux nous apprennent qu’elle fut persécutée par les gladiateurs les plus putassiers, et même par quelques membres de l’ordre équestre désireux de la chevaucher (pas étonnant !) et qu’elle jouit comme une folle sous leurs assauts. Le magazine Gala raconte même que, pour avoir dédaigné la main de Dioclétien,  qui voulait la prendre pour épouse, elle fut livrée nue à une centurie de légionnaires, qui la laissèrent estropiée du fondement. En réalité, Philomène refusa Dioclétien, parce qu’il sentait le faguenas et l’escoufignon, avec une touche d’aisselle de docker,  et qu’il avait refusé de lui faire minette plus de douze fois dans l’après-midi.

Il ne sert de rien de disputer aux ennemis de l’église crétine leurs stupéfiantes qualités naturelles d’investigateurs. Nous voulons bien que Dioclétien ait été l’un des empereurs les plus sexy ; que le monde n’ait jamais connu d’administrateur plus fourbe et retors ; qu’il ait eu un tempérament porté à la putasserie, et que ce minus de Maximien et le sauvage Galerius, deux autres tapettes, aient dû se faire violence pour lui arracher une couille et un édit fameux ! Mais ces horribles dispositions ne prouvent que mieux les déplorables effets d’une passion qui joue avec le sang cuit avec de l’ail et du persil, et cet exemple est bien fait pour nous inspirer la résolution de veiller sur nos fesses et sur les mouvements de nos organes génitaux. Amen.

Heureusement, la troisième révélation est la plus complète et la plus circonstanciée. Elle présente pour tout incrédule, quelque prudent soit-il, les meilleures garanties : elle n’a été publiée qu’après un rigoureux examen fait par ma concierge, mon dealer  et la petite sœur du docteur Petiot, celle qui est cousine avec mon vélo, et quand on se fut assuré qu’elle avait tous les caractères qui distinguent les vraies révélations d’avec les fausses. Tiens donc !

La religieuse napolitaine dont il s’agit, nommée Mâche-Bite, sous l’autorité de la Camorra,  avait reçu dans son enfance putassière, de la maquerelle Philomène, des marques sensibles de protection ; elle avait été délivrée par son intercession de pénibles relations avec un vieux dégoûtant, un certain Chie-Racus, chancreux et lépreux de surcroît, parkinsonien et  alzheimérien avant la lettre, qui insistait pour la sodomiser avec un rouleau à pâtisserie hérissé de clous de girofle, faute d’organe personnel approprié, et en l’appelant Bernadetta…

Notre Philomène s’était plu ensuite à favoriser Mâche-Bite, lui permettant de conserver un dixième de ses gains. Dans d’intimes communications, elle lui parlait du prix de la virginité, réelle ou supposée, des moyens de la rénover, des fruits délicieux de la fellation, et lui donnait des avis sur l’utilisation des godemichés dans sa communauté.

La bonne religieuse, pénétrée jusqu’aux oreilles par ses amants d’un jour, avait trop d’humilité pour se croire digne de ces grâces extraordinaires ; elle craignit même d’être le jouet d’une plaisanterie de notre Philomène qui finirait par lui envoyer une bande de centurions pour un gang-bang, et se hâta de recourir à des prières à Priape et à la prudence des gardiens du lupanar, une bande d’eunuques.

De son côté, Philomène lui fit des révélations nouvelles sur le sexe, qui, cette fois, tendaient toutes à rendre son nom plus célèbre auprès de la clientèle du boxon.

Un jour que la bonne religieuse faisait sa petite branlette du matin, selon son habitude, devant une statue callipyge de sa patronne Philomène, il se forma en son vagin un vif désir de connaître l’époque précise du soi-disant martyre.

Tout à coup, ses yeux se fermèrent malgré elle, elle jouit comme une folle, et une voix, qui lui paraissait venir de la statue, lui adressa ces mots : « Ma chère sœur en putasserie, c’est le 10 du mois d’août que je mourus pour vivre, ça te la coupe, non ? et que j’entrai triomphante dans le Lupanar de Dioclétien, où mon divin empereur me mit un engin gigantesque entre les fesses. Comme je poussais des cris inhumains, voyant mon périnée déchiré par-devant jusqu’au nombril et par derrière jusqu’aux omoplates, il appela pour me faire taire une douzaine de ses copains, des sénateurs à sa dévotion qui, au lieu de me défendre, organisèrent une monstrueuse tournante. Mais je continuais à hurler, et ils se mirent à me jeter des pommes cuites, par milliers, jusqu’à ce que je périsse étouffée sous les trognons.

Dès mon décès, et après avoir violé trois fois mon cadavre, Dioclétien disposa les circonstances de ma translation au lupanar de Mugnano, et malgré les plans des autorités locales, j’arrivai dans cette ville, non le 5 du mois d’août, comme certains l’ont écrit, mais le 10 ; et non pour être placée à petit bruit dans un recoin de ce boxon, comme Dioclétien le voulait aussi, mais sur le comptoir du bar où l’on me vénère au milieu des coupes de malvoisie et de falerne ».

Comme on peut le penser, cette déclaration de Philomène en personne provoqua des cris de joie universels, accompagnés de circonstances merveilleuses,  telles qu’une pluie de billets de trois euros, qui firent du jour de son « martyre » un jour de véritable triomphe, célébré depuis à Mugnano, avec…. pompe.

Telle est la véridique histoire des derniers instants de Philomène, pute et « martyre », racontée par elle-même.

…La 2ème partie bientôt…

ICONOGRAPHIE ADDITIONNELLE n°1

Actu-m’en diras tant! Mars 2011

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2011 by gerard – Be the first to comment

Ce mois-ci, Adhémar vous reparle de la garde-robe époustouflante de Khadafi (Je vous en avais déjà donné un aperçu en Avril 2010, cf http://gigaproduction.fefaine.be/2010/04/10/actu-men-diras-tant-avril-2010/ ), disons qu’il focalise sur les avatars des pays arabes, et moi sur les spécificités du microcosme marseillais. C’est tout bénéfice pour vous, car ça dépasse largement l’habituelle dizaine de photos.

 

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/ ”Se souvenir de quelque chose, c’est le meilleur moyen de ne pas l’oublier” (Attribué à Aloïs Alzheimer)

2/ 3 Millions d’égyptiens chantent : « al kods rayheen shohada’ belmalayee » , ce qu’on peut traduire approximativement par « On meurt par millions, mais on marche sur Jérusalem! » (cf http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=dldwZONgFp4 ) On est tout content, les braves petits occidentaux démocrates, que les pays arabes fassent gicler en série les dictateurs qui les opprimaient! Ouais, c’est une bonne chose pour eux, mais pas forcément pour nous: Il est absolument certain que nous ne sortirons pas indemnes de cette tourmente! Je ne parle pas du prix du pétrole, je ne parle pas de l’immigration extraordinairement massive qui s’ensuivra sur les rivages de la Méditerranée du Nord, je ne parle pas des pertes d’identités européennes (pour les nationales, c’est déjà foutu à 50%) lorsque nos écoles auront une moyenne de plus de 90% d’élèves issus de l’émigration, etc… Non, je fais allusion à la déstabilisation géopolitique complète du Moyen-Orient. Les USA voudront à toute force protéger Israël, les nations islamistes voudront à toute force le détruire (n’oublions pas que le Pakistan, et très certainement l’Iran, possèdent le feu nucléaire). Toutes les options, y compris un embrasement généralisé, seront alors possibles. Les petits obèses yankees et nos enfants, abrutis par la mollasserie technologique qui les entoure, n’ont pas fini d’en baver… Le réveil sera très, très, très brutal!

3/ ”Ce qu’on ne peut pas dire, il faut le taire” (Wittgenstein – Tractatus logico-philosophicus)

Emeline et Adalbert 03

Posted in Oulibouf on mars 10th, 2011 by gerard – Be the first to comment

 Et voilà que l’ami Raimondo nous apporte la 3ème pierre de son momumental roman médiéval. Au passage, son érudition nous fait redécouvrir un vieux mot « olisbos », le genre de terme difficile à placer dans une conversation de bobos contemporains.

 A Coucy, une troupe de baladins avait fait halte au manoir et moyennant le gite et le couvert ils donnèrent durant la soirée un spectacle de chants, danses et acrobaties qui ravirent les résidents du château. Il y avait  là, un jongleur qui jonglait, un poète qui poètait, un acrobate qui acrobatait ainsi qu’une jeune fille à la voix particulièrement harmonieuse, Aude, qui charma Emeline par la pureté de ses arpèges. Les deux femmes se lièrent d’amitié et, alors que les hommes trouvèrent pour la nuit  un abri dans les combles, Emeline proposa de partager son lit avec Aude. Toutes deux conversèrent longuement de tout, de rien, de leur vie, et bientôt leurs peaux se frôlant, une onde particulière les parcourut ; Aude se fit tendre et Emeline apprécia cette tendresse, certes nouvelle pour elle, sans s’y soustraire. De baisers en attouchements éclata un feu d’artifice qu’Emeline découvrit avec ravissement. Elle se souvint alors  qu’au couvent des Oiseaux, où elle avait été éduquée par les Ursulines, elle avait souventes fois perçu,  dans le dortoir des grandes, des bruits divers qui se terminaient par des vagissements de satisfaction. Quelques années plus tard, elle avait enfin l’explication de ces bruissements furtifs qu’elle percevait autrefois.  

Au réveil, elle se retrouva seule dans le lit, Aude étant repartie avec la troupe d’artistes qui devaient donner spectacle à la foire annuelle de Trifouilli les Olivettes. Elle repensa aux péripéties de la nuit ; ne regrettant pas cette expérience, elle songea qu’à l’occasion elle pourrait la renouveler, mais continua de penser que rien ne vaut une bonne bite qui bande, et celle de son cousin Florian lui revenait souvent à l’esprit. Pour l’heure elle songeait qu’il serait peut-être bon de se rendre à confesse. Depuis bien longtemps, elle n’avait pas avoué tous ses péchés, surtout ceux de la chair, et il lui paraissait utile de réparer cet oubli.

On se doute bien que la vie dissolue qu’elle décrivit, engendra de la part du confesseur une extrême colère.

_ Ma fille, vous n’êtes qu’une dévoyée, une pécheresse lubrique semblable aux femmes de Sodome et Gomorrhe, une âme promise au feu éternel. Vous ne méritez que mon profond dédain et n’êtes pas digne de mon absolution.

Ainsi donc, Emeline repartit sans le pardon qu’elle venait chercher. Heureusement, le sacristain qui avait entendu les imprécations de son curé, vint au secours de la pauvre femme éplorée. Il lui prodigua de douces paroles et de ses mains la combla  de caresses de plus en plus intimes, dont Emeline s’effaroucha quelque peu; mais le brave consolateur la rassura :

_ Ne craignez rien, ces effleurements ont pour but de faire passer vers moi toutes vos fautes afin que vous en soyez libérée.

Emeline fut assez naïve pour le croire.

Les caresses se firent plus pressantes, plus intimes, se transformèrent en privautés, firent naître de nombreux picotements, puis des embrasements, surtout lorsque les doigts du dévoué sacristain s’immiscèrent dans l’antre humide et produisirent un effet fulgurant.

_ Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa…!!!

_Parfait, vous venez de vous libérer de toutes vos fautes, que je prends désormais à mon compte.

_C’est merveilleux ! Vous êtes mon bienfaiteur ! Que puis-je faire, pour vous remercier de votre générosité ?

Une solution fut trouvée : une petite branlette des douces mains d’Emilie,  fit s’éjaculer toutes les fautes que ce brave sacristain portait en lui ; la boucle était bouclée, tout était pour le mieux et pour l’avenir, Emeline décida d’utiliser ce mode de confession pratique et loin d’être désagréable.

Elle put donc à loisir poursuivre une vie quelque peu dissolue, au gré des occasions qui ne manquèrent  pas de se présenter, et lorsque le besoin d’expier ses fautes se faisait par trop sentir, elle avait recours à son généreux ami le sacristain.

De son coté, Adalbert Flavien Gaétan de Coucy, sans se soucier d’une conduite qui pouvaient lui valoir une damnation éternelle, menait joyeuse vie, ainsi d’ailleurs que bien des croisés de son entourage, vivant comme lui  le repos du guerrier. Il poursuivait avec Aïcha (il avait appris son nom depuis peu) les très tendres instants d’une fort agréable liaison. Il regrettait cependant de n’avoir pas revu la servante avec laquelle il aurait volontiers passé quelques bons moments, tant il avait apprécié en son temps, la douceur de ses mains ; somme toute, il n’aurait pas refusé un petit encas avec elle. 

Et un jour, par un bel après midi ensoleillé, où il prévoyait de faire une sieste coquine, le miracle se produisit : elle se présenta dans le salon et d’une voix ensorcelante expliqua en un français le plus pur, les raisons de sa venue.

_ Noble guerrier, la princesse Aïcha ma maitresse a disparu et malgré toutes mes recherches, je ne sais ce qu’elle est devenue.

_ Mais tu parles à merveille ma langue, ce qui n’est pas le cas de ta maitresse, comment cela se fait-il ?

Et la servante conta les péripéties de sa vie mouvementée.

Albine, c’était son nom, née dans une famille de gens du voyage,  parcourait les routes de France avec les siens au gré des foires ou des fêtes patronales, sans oublier le pèlerinage aux Saintes Maries de la Mer.  Elle apprit  très tôt  l’art de la mendicité et celui de la rapine, sans oublier la pratique de la chiromancie, qu’elle maitrisait parfaitement grâce à son imagination débordante. Avec le temps, elle devint une magnifique adolescente dont la peau halée par la vie au grand air, la chair ferme, les formes remarquables faisaient l’objet  de la  convoitise des hommes de son entourage. On commença à lui tourner autour et finalement un oncle l’initia aux doux jeux de l’amour. Ce fut pour elle une très agréable expérience qu’elle apprécia à sa juste valeur, tant elle apportait à son corps  une bienfaisante relaxation.

Lors d’un pèlerinage aux Saintes Maries, elle rencontra quelques beaux  gardians, avec lesquels, il va sans dire, elle voulu tenter  de nouvelles et fructueuses  expériences. Elle devint ainsi, au jeu de la bête à deux dos, une très experte partenaire et cette année là, le pèlerinage fut pour elle un émerveillement.

Mais le destin, farouche détracteur de la vie, vint contrarier le bonheur de la belle. Alors que les gens du voyage s’apprêtaient à quitter Les Saintes Maries, des pirates arrivés par la mer attaquèrent leur campement, tuèrent les hommes et s’emparèrent des jeunes femmes, qu’ils vendirent au Sultan Tacule. Et c’est ainsi qu’Albine remarquée par sa beauté, se retrouva au harem, affectée au service d’Aïcha.

Elle y apporta sa gaîté, son savoir, son esprit d’initiative,  y apprit beaucoup de choses sur la vie de ces femmes recluses, soucieuses de leur apparence, adeptes, dans l’attente du bon vouloir de leur maître, de ces olisbos, ces pâles copies de sexe,  destinés à calmer leurs humeurs. En cette occurrence, Albine sut se rendre indispensable,  apportant à Aïcha l’aide voulue dans le maniement de  ces objets intimes nécessaire à son équilibre.

Ce récit toucha Adalbert Flavien Gaétan de Coucy ; il convint que cette malheureuse Albine n’avait pas toujours eu une vie facile et peut-être n’était-il pas séant d’agir avec elle comme un soudard. Et pourtant…

Raimondo (à suivre)

Un people qu’on avait oublié…

Posted in BombayTV on mars 1st, 2011 by gerard – Be the first to comment
…contrairement à d’autres qui ne se privent pas de monopoliser les médias:
…voici donc un (ou une) pipole qui a bien changé: 
Encore eux!!! …Mais ras-le-bol, à la fin, de ces m’as-tu-vu!!!

Foin de toutes ces sottises, mes amis, il ne faut penser qu’au Printemps qui sera là dans quelques semaines!

Le savoir-faire de Madame…

Posted in BombayTV on mars 1st, 2011 by gerard – Be the first to comment
…et le faire savoir! 

Elle le fait marcher…

Posted in BombayTV on mars 1st, 2011 by gerard – Be the first to comment
… ou pas!

Game IRL (Supermario se fait éliminer à Counter Strike)

Posted in ClassicTV on mars 1st, 2011 by gerard – Be the first to comment
Ne pas confondre le virtuel et la vraie vie, il y va de la vôtre!

Indispensable PQ

Posted in BombayTV on mars 1st, 2011 by gerard – 2 Comments
Les petites choses de la vie… :

Oh noms des Dieux!!!

Posted in BombayTV on mars 1st, 2011 by gerard – Be the first to comment
Un accueil divin!

Superman vs Violatorman

Posted in Bmovie-TV on mars 1st, 2011 by gerard – Be the first to comment
Mais, en attendant, Loïs Lane a l’air très intéressée par l’anatomie d’un visiteur: