Archive for janvier, 2012

Lucky Hémogloblak

Posted in Oulibouf on janvier 20th, 2012 by gerard – 7 Comments

       Salut ! Je m’appelle Hémogloblak, je suis un des quatre Golgothax dans le jeu vidéo « Carnagium, version 3.02 », et, plus précisément, dans le DVD référencé 451HK86°MM2378_Z12P. J’ai eu une chance extraordinaire, car j’ai été offert par la tante Zénobie au petit Kévin Poireau, jeune idiot de sept ans, con comme un balai et déjà dyspraxique sévère, dyslexique confirmé depuis tout bébé et atteint d’un fort strabisme, son œil droit jouant au flipper pendant que le gauche totalise les points de « Counter Strike ». Je n’interviens dans le jeu qu’au niveau 5 (qui en compte 10) et mon jeune « maître » (Tu parles ! Un résidu bien représentatif de la jeunesse actuelle plutôt!), bien qu’accro à ce trip débile plusieurs fois par jour, n’a dépassé qu’une unique fois le niveau 1. J’ai donc une paix royale, et cela tombe d’autant mieux que je suis d’un naturel éminemment paresseux. Plus fainéant que moi, c’est difficile à trouver… Peut-être en Corse, peut-être dans le gouvernement Fillon, peut-être à la SNCF… ? Et encore, rien n’est moins sûr !

     Quand je ne dors pas, ce qui est très rare, il m’arrive de faire un tour dans le support numérique qu’est le DVD. Souvent, c’est pour aller taper le carton avec les Golgothax, on se fait une petite belote et on va se recoucher. Il m’arrive de croiser des personnages du jeu, certains ne cessent de s’entraîner à donner la mort dans les conditions les plus abominables, d’autres fourbissent leurs armes, d’autres encore essaient de maîtriser au mieux les sorts, pouvoirs, talents qu’ils détiennent. Belle bande de rigolos qui ignore tout des vertus de la sieste prolongée. Une seule fois, je suis tombé sur la route de la Reine Nymphomnia, celle à qui appartient le château de Dévastopol, et qui n’apparait qu’à la fin du niveau 10, c’est-à-dire dans la salle du Trésor, but ultime du jeu. Par Touze ! Quelle belle femme ! Bien sûr, j’ai évité son regard qui, pour peu qu’elle ne m’ait pas à la bonne, m’aurait instantanément changé en garniture pour  œufs mimosa, mais c’est égal, une nuit avec une créature si « hot » doit valoir son pesant de maravédis d’or pur ! Elle était accompagnée par ses chiens de guerre, une bande de molosses assoiffés de sang capables de te dépecer un David Douillet en fines lamelles en moins de vingt secondes. Par contre, c’est souvent que l’on rencontre Sarkikouille, le héros, celui qui doit se farcir toutes les étapes du jeu. Il est plutôt sympa, il bouge tout le temps, brassant beaucoup d’air, il n’a pas une intelligence transcendantale, loin de là, mais il est malin comme un gibbon du jeu « Simieskos fatality ». Plusieurs fois, j’ai essayé de lui glisser dans la conversation d’éviter de me choisir comme allié si, par malchance, ce demeuré de Kévin arrivait un jour au niveau 5…

      J’ai donc une veine inouïe, il ne m’est absolument pas interdit de penser que le Kévin en question finira par se lasser et que, grandissant en schizophrénie et en couillonnades en tout genre, achètera, ou se verra offrir, un autre jeu qui le passionnera. Je resterai donc bien tranquille, à jamais, entre deux pixels, mégabit au repos pour l’éternité.

     J’ai pourtant eu une chaude alerte une nuit. Les parents de Kévin se sont, un week-end, disputé à propos de la tapisserie à changer dans les chiottes. Le papa, pour bien montrer qu’il était mécontent, est venu alors dormir sur le canapé du salon. Comme il s’enquiquinait ferme, voilà-t-il pas qu’il se met à brancher la Wii, et qu’au milieu des divertissements mis à sa disposition, il nous choisit… Ouffa, ce n’est pas un virtuose de la manette, mais c’est un foutu entêté ! Au bout de deux heures, il avait franchi les quatre premiers niveaux. J’étais dans mes petits souliers, et j’étais un peu ému : C’était la première fois que j’avais la possibilité d’entrer en scène. Et ça n’a pas raté ! Il m’a sélectionné pour seconder Sarkikouille. Le niveau 5 a pour scénario le franchissement du bras de la mer des Engatses entre Cuculand, le continent, et l’île de Lamor-en-Viteyss où le lugubre château de Dévastopol étend son ombre maléfique. Pour y aller, on doit s’emparer d’un pédalo que commande Hollandox, personnage falot mais très peu coopératif. C’est moi que Sarkikouille choisit pour cette mission. Bon, ça, je savais faire ! Je m’approche du teinturé de frais et je lui souffle doucement : « Gaffe mec ! Tes lacets sont défaits ! » Il baisse la tête pour vérifier, et c’est le moment que je choisis pour lui filer un cataclysmique coup de pied dans la tronche, l’envoyant valdinguer à plus de 50 mètres dans la flotte. Là, des murènes géantes le bouffent tout cru. Avec Sarkikouille, on s’installe sur le pédalo et… Ô bonheur ! Le père à Kevin appuie sur « Pause » car son épouse venait le rejoindre au salon, en petite nuisette coquine. Devant nous, ils se réconcilièrent, et plutôt deux fois qu’une ! Comme il n’avait pas éteint l’écran, j’ai bien profité du spectacle ! Une partie de jambes en l’air de grande qualité, je n’en perdais pas une miette ! Ils finirent, après l’effort, par s’endormir, complètement épuisés. Le papa n’avait même pas fait une sauvegarde ; au petit matin il finit par éteindre la Wii et la télé, il rangea le jeu qu’il ne retoucha jamais plus, c’était inespéré ! Je pouvais derechef reprendre mon activité préférée : le farniente intégral.

     Et puis… Et puis… Et puis il y eut ce jour maudit où la famille reçut à déjeuner l’oncle, la tante et le cousin de Kévin. Par Kinson ! Cet enviandé de cousin au prénom de tapette (Lilian, je vous demande un peu…) est un grand échalas de 15 ans, le teint blafard, les yeux cernés comme les replis du bide à la Boccolini, maigrichon, avant-dernier de la classe de 6ème qu’il redouble pour la troisième fois (peut-être devrais-je dire « retriple »?) mais, hélas, un maniaque du jeu vidéo. Nous l’avons entendu dire qu’il en possédait _ et maîtrisait _ plus de trente dans le clapier qui lui sert de chambre. On s’est tous regardé, on n’était pas fiers, oh que non !

     Et notre martyre a commencé ! Ce gars-là était un magicien de la manette, il fallait voir ses longs doigts de pubère décharné s’activer sur tous les boutons. Il en connaissait les fonctionnalités par cœur. En moins d’un quart d’heure, il en était déjà au niveau 5 et n’avait perdu aucune vie. Là encore, il m’a choisi pour affronter le Capitaine du pédalo ! Evidemment, Hollandox a un intellect plus que limité, mais pas au point d’oublier mon astuce de la fois précédente. Je me pointe donc vers lui et lui hurle un nouveau charre: « Regarde ! Derrière toi ! Voilà Papa Noël qui s’amène !» Toujours aussi concon, il tourne la tête et je te lui balance un coup de latte dans les joyeuses que, depuis, on l’appelle Françoise. Il vomit tout son petit déj’ et reste étendu sur le sol, appelant à l’aide le SAMU de la rue de Solférino avec une toute nouvelle voix de soprano. Avec Sarkikouille, on bondit sur le pédalo et on met le grand braquet. Traversée sans histoire, on arrive sur l’île, nuit noire, hurlements lugubres, remugles pestilentiels de cuisine lithuanienne… la totale quoi ! Et tout à coup, un cri : « Les enfants ! A table ! » Oh fatche ! Sauvés par le gong ! Mais voilà-t-il pas que ce grand merdeux fait une sauvegarde en déclarant à son petit cousin : « On va aller manger, et on reprendra la partie après ! » Miséricorde ! Je jette un coup d’oeil au héros. Bah ! Il était comme moi, dans le 36ème dessous ! Pourvu que le Lilian s’étouffe avec une arête de congre, qu’il s’empoisonne avec les champignons, qu’il crève quoi !…

     Hélas, notre répit fut de courte durée ! Heureusement qu’on profita de ce temps mort pour repérer où il y avait des points de survie et surtout un charaban. Je vous explique, en gros, le niveau 6 : Il faut franchir la lande qui sépare le rivage des murailles du château. Mais l’endroit est truffé de Bayroustons, sortes de mines, en fait de grosses poches pleines de modéma qui est une substance glaireuse orangée qui peut t’engluer et te laisser à la merci des Meurtrassous, des elfes cruels qui ont la faculté de surgir à tout moment des anfractuosités du paysage. Dès que cet enfoiré de Lilian ressaisit les manettes, on se précipita pour rafler les points de ravitaillement, et hop !… Directo à l’intérieur du charaban ; Sarkikouille se mit au volant et je m’installais dans la tourelle, armais le canon à laser Oméga 3 domestique sous neutrogéna et commençais à arroser copieusement des vagues de Meurtrassous qui accouraient vers nous. Par Mesan ! Ce fut un beau carnage ! Qu’est-ce qu’on a accumulé comme points ! Le Kévin admirait tellement son cousin qu’il en bavait grave, comme un trisomique sévèrement atteint. Les petits salopiots n’en finissaient pas de se démultiplier, tout comme les mines à modéma de plus en plus nombreuses. A une vingtaine de mètres du no man’s land entre la lande et les remparts, un énorme Bayronston éclata et scotcha littéralement le charaban. Vite ! On s’extirpa de la carlingue et nous courûmes comme des dératés vers cette zone neutre pour nous mettre à l’abri ! Ce fut tangent, un Meurtrassou eut le temps de me mordre le bras gauche jusqu’au sang…

     Pendant que je pansais ma plaie, Sarkikouille examina le bonus dont on pouvait bénéficier à ce stade du jeu : Cela consistait à choisir un nouvel équipier, en aveugle, dans une des cinq cabines qui se trouvaient là. Il opta pour la seconde : Pas mal ! Une Démonana ! Peu douée pour le combat corps à corps, mais pleine de superpouvoirs.

     Le niveau 7 consiste à franchir l’enceinte du château. En faisant minutieusement le tour, le Lilian remarqua que la muraille Nord était moins haute. Il me fit projeter Sarkikouille et la Démonana sur le chemin de ronde. Pendant qu’elle tenait en respect des tas de fantassins qui leur donnaient l’assaut, Sarkikouille dépensa 10 000 points pour l’acquisition d’une corde qu’il me lança. Ah ! Par Thénon ! Le spectacle valait le coup d’oeil quand je franchis les créneaux : La Démonana délivrait ses sortilèges en veux-tu-en-voilà aux soldats en leur infligeant des coliques carabinées. Il fallait voir tous ces gugusses faire demi-tour, chausses baissées ou déjà pleines. Par Abellum !  Ils étaient dans la m… ! Ce fut bientôt le grand désert, par contre, ça schlinguait un max ! Il fallut ensuite slalomer entre les étrons pour atteindre le niveau 8, à savoir gravir l’accès aux quatre étages du donjon.

     Pas de chance, la Démonana se fit éclater la dzouka* dès la poterne d’entrée ! Une compagnie d’Uhèmeupets la néantisa avec leurs flashballs à la nitroglycérine. Des petits déchets carnés sanguinolents volèrent dans tous les azimuts et s’aplatirent sur les murs. De notre côté, heureusement que nous avions des boucliers en cagagne trempée, ce qui nous permis de passer au travers du pack et d’en pourfendre à volonté. Hélas ! Juste avant d’atteindre l’escalier menant au premier étage, un lourd filet aux mailles de bronze me tomba dessus. Une nuée de petits trolls gauchistes, me trimballa, ainsi empaqueté, jusqu’au sous-sol, ils m’introduisirent de force un entonnoir dans la bouche. Ils me déversèrent une bonbonne de mauvais picrate, et puis, curieusement, me relâchèrent. Je tenais une biture phénoménale ! Ils me poussèrent vers une poutre qui franchissait une fosse remplie de mambas noirs, il était évident que j’allais servir de spectacle à tous ces refoulés car, étant ivre-mort, je n’avais plus aucun contrôle de mes mouvements. Pour mézigue, le « Game over » était inévitable… Par Amaribo ! Tadâââm ! Voilà que surgit l’agité du bocal : Sarkikouille ! Il avait dégoté, je ne sais où, un trubidium effaceur à collagène sacerdotal, une arme terrible qui te permet de « gommer » instantanément tous ceux qui t’em… Il fit rapidement le vide dans la sombre cave où nous étions, me tendit une main charitable pour me ramener de la poutre au bord de la fosse. Mon petit couillon de sauveur se permit même un jeu de mots hâtivement bricolé : « Hé bé ! Voilà-ti-pas que mon Hémogloblak est d’équerre ! » En titubant, je m’engageais à sa suite. Grâce à son redoutable outil, le sous-sol, le rez-de-chaussée, et même le premier étage furent nettoyés pire qu’au Karcher cyberspatial.

      Le deuxième étage était une zone neutre où je pus récupérer mes esprits. Le trubidium effaceur n’avait plus de cartouche, mais on pouvait, avant d’aborder les deux derniers niveaux, choisir un nouveau partenaire. Ce petit futé de héros se décida pour un Skeletor Géant. J’étais dubitatif, les skeletors sont excellents en terrain découvert, d’une très grande force, mais aussi nunuches que la Cécile Duflot (celle qui, malgré de soit-disant études supérieures en Géographie, te situe le Japon dans l’hémisphère Sud). Il m’expliqua son plan : On ferait le sacrifice de notre nouveau compagnon en offrant ses os, et Dieu sait si un Skeletor en possède des centaines de belles dimensions, aux dogues géants de Nymphomnia. Avec un peu de chance, les bestiaux se jetteraient là-dessus, nous permettant de poursuivre l’aventure. C’était hasardeux, mais on n’avait guère d’autre choix. Même cet enfoiré de Lilian, qui avait laissé Sarkikouille choisir à sa guise, semblait d’accord.

     Niveau 9 : Se fader le labyrinthe du troisième étage pour trouver l’escalier menant au niveau supérieur. Sarkikouille était obligé de donner la main à notre fada de Skeletor qui se serait irrémédiablement perdu si on l’avait laissé libre, ne fut-ce qu’une seconde. C’est donc moi qui ouvrais la marche : Bon, j’avais quand même un petit programme dans ma cervelle d’une force « CM2 amélioré » : Un labyrinthe, tu prends toujours à gauche ou toujours à droite. Ouais, je sais, c’est long et fastidieux, mais c’est sûr ! On avait, en outre, suffisamment de points d’énergie pour tenir un bon bout de temps. Et la galère commença ! Heureusement que le Lilian nous boosta en nous équipant de rollers à réaction transfusionnelle par amibiase sub-cutanée (Cela lui coûta tout de même trois fois 100 000 points!). A moment donné, on tombe dans une longue galerie pleine de larges fenêtres à main gauche. Stupeur ! Voilà que surgit un gus que je n’avais jamais vu dans le DVD. Un enviandé qui prétendait s’appeler Côme Hanssava De Coussy-Coussat, muni d’une épée aussi énorme qu’une connitude de Ségolène. Mais le sang-bleu avait la jactance facile, il commença à nous raconter sa vie en nous disant, notamment, qu’il descendait des croisés. Je l’ai donc fait passer par une fenêtre, pensant que ce serait lui rendre service d’honorer ainsi ses morts. On s’est payé une bonne pinte de rigolade ! On était d’autant plus contents qu’on avait enfin atteint l’escalier menant au degré suprême. Par Acétamol, le moral était revenu !

     Ultime étape : On avait le cœur qui cognait en poussant la lourde porte de la salle du trésor. C’était magnifique, l’or ruisselait partout sous les formes les plus diverses : pièces, médailles, bijoux, vaisselle, tickets restaurant et de l’Euromillion, bons de la Semeuse, T-shirts Guess, etc… Le jackpot les amis ! On avait gagné ! Nous eûmes vingt secondes de bonheur absolu avant de voir débouler les chiens de guerre de la maîtresse des lieux. Et là, ça n’a pas traîné, on a poussé en avant ce pauvre fondu de Skeletor. Quel massacre ! La dizaine de cerbères te l’a entrepris de la belle façon ! Mais la ruse de Sarkikouille avait fonctionné, les redoutables canidés s’en donnaient à cœur joie avec les abattis de notre éphémère compagnon. Ils étaient bien trop occupés à rogner les os pour faire attention à nous. On en profita pour les occire par derrière, en traître, un à un. Un grand silence se fit alors, on écarta la lourde tenture damassée au fond de la pièce. Oh putentraille ! Par Simonie et par Angon ! La reine Nymphomnia était là, somptueuse, elle balança une oeillade à Sarkikouille, le transformant aussitôt en tract écologiste… Bon, il n’y avait plus grand-chose à faire, j’allais certainement suivre dans la foulée…

     …« Lilian ! C’est l’heure ! On doit rentrer à la maison pour te faire réviser ta table de 1 ! » Le déchet cousinesque soupira, mais fit une sauvegarde avec mot de passe perso très tarabiscoté. Comme il oublia de le confier à Kévin, je me retrouvais dans une situation plus qu’embarrassante et un tantinet désespérée. Je ne le sus que bien plus tard, mais le papa de Lilian, qui était représentant en bandages herniaires, fut muté dans la semaine qui suivit en Mongolie Extérieure, il s’expatria donc avec sa petite famille vers cette riante contrée. Pour ce qui me concerne, Nymphomnia s’approcha de moi avec un regard normal. Par Oxisme ! Voilà qu’elle me caresse gentiment l’occiput, en me murmurant : « Hé bien, mon gros, tu vas donc remplacer mes chienchiens ! »…

     Nous sommes donc coincés pour l’éternité tous les deux au niveau 10, mais je suis décidément né avec la baraka. Bien sûr, je fais beaucoup moins la sieste qu’avant, mais je ne m’en plains pas car il y a des compensations. Ah oui, j’ai oublié de vous dire, ma Nymphomnia est zoophile !

Gérard- 2012

Note de l’auteur : Tous les Dieux invoqués dans le présent texte appartiennent à une mythologie bien particulière ; en gros, ce serait l’univers d’Alfred Jarry revisité par Madame la rousse et Monsieur Robert, le petit.

* = La dzouka, euh… c’est ce que je préfère chez Nymphomnia…

Actu-m’en diras tant! Janvier 2012

Posted in Actualités & hors-série on janvier 10th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Adhémar, à l’heure des bilans, dresse un palmarès des gugusses qui nous ont tant amusé en 2011:De mon côté, j’essaie de suivre _ toujours, hélas, avec un peu de décalage _ les faits marquants de ces dernières semaines.

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

1/ Habitants « spéciaux » : Si on part du principe que les habitants de Tyr sont les thyroïdes, rien ne vous empêche de qualifier ceux de Pologne de polaroïds et ceux d’Astrakhan d’astéroïdes. Quant aux culs terreux qui peuplent le petit village d’Hémonville (Oise) ils sont logiquement des hémorroïdes.

2/ Bonnes adresses : Un de nos lecteurs fidèles, Doumé Stronzo-Cane, signale à votre attention quelques hôtels particulièrement accueillants de par le vaste monde : Le « Sofitel » de New-York, le « Carlton » à Lille, le « Murano » à Paris. Il a promis, pour la prochaine fois, de nous refiler d’autres bonnes adresses à Prague, mais surtout à Marrakech. Pour cette dernière ville, Jacques Langue aurait déclaré : « Ah ouais, excellents souvenirs de là-bas ! Mais je jure ne jamais y être allé !»

3/ L’Hôpital qui se fout de la Charité (L’affaire « sale mec ! », suite. Connaissance du parler marseillais recommandé) : Renaud Muselier, entre autres Porte-coton de J-C Gaudin et Délégué spécial pour la préparation de l’année 2013 pour Marseille Capitale Européenne de la Culture, est venu épauler Nadine Morano complètement néguée dans ses bomis envers F. Hollande. Il s’attaque à « Little François », d’abord moderato cantabile : « …Hollande… grand lâche ne condamnant jamais le système Guérini dans les Bouches-du-Rhône, ni celui de M.Kucheida dans le Pas de Calais ou en abandonnant en rase campagne Tristane Banon. » Bof ! C’est de bonne guerre, et il est libre de disserter là-dessus, avec son éternel sourire de ravi hilare. Mais il fait mieux le petitou, il traite ce même candidat de « Flamby »… « qui tombe dans l’injure ». Alors là, aqueù Lauzun ! Quand on sait que le Renaud a autant de charisme que les rataillons d’un vieux cornet de jujubes, on en reste sur le quieù ! Avant de vouloir prétendre à la place de Grand Conse de Marsilho, il faudrait voir à voir, et éviter de telles couffes, monsieur le député à la manque !

4/ MDR : Petite blagounette à situer dans les années 50/60 (Merci à R.B.) : « L’Humanité » avait organisé un Grand Concours, la liste des prix était la suivante : 1er Prix= Une semaine en URSS.
2ème Prix= Deux semaines en URSS.
3ème Prix= Trois semaines en URSS…
Etc, etc… »
Nota bene: Michel a publié des nouveautés dans ses fameux mots-tiroirs: apeuprécision, catastrologue, catastronef, horlogement, khanife, profeffeur, poftillon. Ca vaut le coup d’oeil!

Emeline et Adalbert 08

Posted in Oulibouf on janvier 10th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Voilà que Raimondo nous offre de débuter l’année sans Viagra, ni amidon, ni baleine! Merci l’ami!

VIII

Adalbert Flavien Gaétan de Coucy se mit dans une folle colère quand il apprit le refus d’Albine de passer la nuit avec lui. Il ne pouvait admettre qu’une fille d’aussi basse extraction, puisse décliner un tel honneur. Son écuyer Renaud cacha les raisons profondes de cette attitude ; il se proposa de trouver parmi les femmes vivant au palais, une candidates jeune et jolie qui puisse transformer sa nuit en un moment de délice. Mais le Grand Vizir Conium s’approcha de son nouveau maître, l’assurant de toute sa sollicitude, de son entier dévouement ;  dans l’immédiat, il lui garantissait la venue d’une perle rare dont il n’aurait qu’à se louer.

–         Voilà qui est parfait. Quand à toi, mon fidèle écuyer, je te charge d’aller quérir mon épouse bien aimée, restée dans le royaume de France, afin qu’elle puisse bénéficier ici de son titre de vice reine.

Renaud savait déjà qu’il profiterait de cette occasion pour rejoindre son Albine.

De son côté, Aïcha semblait vouloir choisir une vie de luxe auprès d’Ali qui lui avait montré les trésors amassés dans ses cavernes : perles et pierres fines, tissus chamarrés, vaisselles en métaux précieux, meubles en bois précieux, important magot soigneusement à l’abri en des lieux, accessibles à lui seul à l’aide d’une clé pendant au bout d’un collier en métal précieux.  Il y avait là de quoi s’assurer une vie exempte de soucis durant de longues années.

Et un soir, tout bascula ; ce jour là,  Aïcha n’était pas en mesure de répondre aux sollicitations érotiques d’Ali, la nature lui ayant apporté ces ennuis passagers que toutes les femmes connaissent. Elle s’en ouvrit à son amant qui ne tenait pas à se voir privé de son petit bienfait quotidien. Dès lors, il se conduisit d’immonde façon la bousculant sur le lit et découvrant ces rondeurs fessières qui le fascinaient. Jamais Aïcha n’avait osé cette caresse particulière ; l’idée ne la répugnait pas à priori, mais elle attendait la venue d’un soupirant délicat plein de prévenance et de tendresse pour tenter l’expérience. Ce ne fut pas le cas ce soir là : Ali se conduisit comme un soudard, comme un être dénué de délicatesse, sans aucun égard dans sa façon d’agir. Aïcha serra les dents, essuya une furtive larme, mais décida que sa vengeance serait à la hauteur du forfait.

Dès le lendemain, elle  entreprit  de poursuivre son voyage, laissant espérer à Ali qu’elle lui préparerait, au palais du Sultan Bourrin, toutes les conditions pour   réaliser le larcin le plus phénoménal qui soit, le pillage du siècle, en quelque sorte. Une fois de plus, cette nouvelle laissa Ali, baba.

Donc, Aïcha préparait sa vengeance.

*

*       *

De son côté Emeline réfléchissait à la façon de tirer Florian, de l’impasse dans laquelle il s’était fourvoyé. De toute évidence les études de médecine ne lui apportaient aucun attrait, mais que pouvait-elle lui conseiller pour orienter sa vie, et surtout dans l’immédiat, pour le libérer de ses dettes ?

C’est alors que le destin vint jouer les redresseurs de torts. Un soir, la maison en bordure de la ville, eut la visite d’un moine, un homme de haute taille à la longue barbe fleurie, revêtu de la sombre robe de bure des franciscains. La tenancière s’étonna de la présence en ce lieu de cet homme d’Eglise. Elle comprit qu’il n’était pas un client ordinaire lorsqu’il demanda sur un ton ne supportant  aucune réplique à s’entretenir avec Florian ; ce dernier était pour l’heure en compagnie d’Emeline et certainement dans une tenue peu respectueuse pour les yeux du  saint homme ; la femme hésita à l’y conduire et même s’interposa en tentant de lui barrer le passage.

–         Arrière pècheresse ! ôte-toi de mon chemin, pourvoyeuse de l’Enfer, je n’ai nul besoin de toi pour trouver ce suppôt de Satan.

Et de fait après avoir inspecté quelques chambres, et troublé la quiétude de couples en galante action, il trouva les deux cousins  dans l’acrobatique position de la rose feuillue. Son sang ne fit qu’un seul tour, mais son ire décupla:  à l’aide du cordon lui servant de ceinture qu’il replia plusieurs fois, il se mit à fouetter ces corps nus avec une vigueur peu commune, sans se soucier de leurs cris de douleur, cris qui alertèrent maints curieux, arrivés de toute part dans des tenues plus ou moins présentables. Négligeant ces curieux,  sur lesquels il aurait volontiers assouvi sa fureur vengeresse, il laissa tomber à l’égard de Florian son verdict, d’une voie caverneuse :

–         Rhabillez-vous Monsieur et suivez-moi. Le Comte  votre honorable père, informé de la vie dissolue que vous menez ici, m’a chargé de vous ramener dans votre Anjou natal pour y recevoir ses ordres.

Florian allait répliquer ; un magistral soufflet l’en empêcha.

–         Fermam gueulum,

cria-t-il, reprenant la célèbre apostrophe de Jules César aux gaulois, à la célèbre bataille d’Alésia.

Puis se tournant vers Emeline, qui contemplait avec horreur, les traces rouges laissées par cette fustigation :

–         Quant à vous Madame,  que les flammes de l’Enfer brûlent éternellement ces chairs impures que vous octroyez à tout venant.

Avant de partir, Florian voulut donner à sa cousine un ultime baiser d’amour, mais la poigne du franciscain l’en empêcha et Emeline songea avec nostalgie qu’elle n’aurait certainement plus jamais l’occasion de le revoir ; avec lui, elle avait passé d’inoubliables moments, dont le souvenir lui faisait chaud au cœur (et non seulement au cœur), mémorables instants qu’elle ne regrettait pas, malgré les dernières imprécations du moine.

Dès le lendemain, elle prit le chemin du retour. Quelques mois plus tard elle retrouva son castel, mais, on le verra, les choses avaient bien changé.

*

*      *

Au palais du sultan Bourrin, Aïcha et ses musiciennes avaient été fort bien reçues. Cette troupe de baladins allait renouveler les spectacles qui s’y déroulaient d’ordinaire et le sultan applaudit à cette heureuse nouveauté. Outre l’aspect festif, but de son voyage, Aïcha n’avait pas oublié, son désir de vengeance ; elle élabora  un projet destiné à châtier l’odieux et Tamère fut chargé de l’exécuter. Or, parmi les musiciennes du groupe, il y avait là une jeune femme,  Shéhérazade, une joueuse de luth très réservée,  mais dont les avis étaient toujours appréciés et les jugements emprunts de sagesse. Informée des projets d’Aïcha, elle se proposa d’accompagner Tamère, laissant entendre à demi mot, qu’elle pouvait lui apporter une aide efficace. Aïcha ne négligea pas cette offre, bien au contraire, persuadée qu’elle avait trouvé en Shéhérazade, dont elle avait par ailleurs remarqué le bon sens, une alliée de poids. Elle  leur souhaita bon voyage,  permettant à Tamère, une tendre incursion sur ses seins, sous le regard complice de Shéhérazade.

Ces envoyés de la vengeance accomplirent leur tâche avec le zèle qui convient et toute la réussite voulue. Quelques semaines plus tard,  le devoir accompli, ils s’en revinrent auprès d’Aïcha et  lui remirent un coffret en bois de santal paré de ciselures d’or…

Raimondo (à suivre)

Faut être sérieux quelquefois!…

Posted in Remixito on janvier 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
… Non mais, sans déc’…

Je profite de la date pour vous renouveler mes bons voeux pour 2012… D’ailleurs, pour plus d’optimisme, pourquoi ne pas vous inscrire, sur facebook, à « Les amis de Montastruc-la-Virtuelle »? Ce serait sympa d’aller, au moins, jusqu’à la trentaine de membres. Cliquez ici:  http://www.facebook.com/group.php?gid=113129821067

Adhémar, de son côté, vous a fait un récapitulatif de ses images de 2011 ici: https://picasaweb.google.com/103049758112423513804/BALIVERNESTRUCAGES2011?authkey=Gv1sRgCM_1nea0p92Rdg&feat=email# ça vous remettra quelques évènements en mémoire…

Camilla, c’est la plus belle!

Posted in Bmovie-TV on janvier 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
Pas facile, la vie de Princesse chez les Windsor!

La grande misère linguistique d’Anelka

Posted in Remixito on janvier 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
…et ça ne sera pas de trop (rappelez-vous son vocabulaire vis-à-vis de l’entraîneur au moment du Mondial- cf http://gigaproduction.fefaine.be/2010/06/24/privateu-joqueu/ )!

En avoir ou pas?

Posted in BombayTV on janvier 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
N’ayez pas l’esprit tordu, on parle ici de baffies, de bacchantes… de moustaches quoi!

La technologie de la SNCF s’exporte bien!

Posted in Bmovie-TV on janvier 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
Gare aux nouveaux horaires cependant, Tom Mix pourrait rater la correspondance avec Lily-Rose une prochaine fois!

La contestation des pedzouilles

Posted in BombayTV on janvier 1st, 2012 by gerard – 2 Comments
Allez, les Chefs d’Etablissements ont bien du mérite savez-vous?