Archive for juin, 2012

Littérature de chiottes 02

Posted in Oulibouf on juin 20th, 2012 by gerard – 1 Comment

Notre Pic de la Mirandole de la région parisienne, Raimondo, a voulu jouer les prolongations sur l’article du mois passé. Ses réflexions sont tout autant éclectiques que réjouissantes, alors… laissons parler le Maître…

1/ Une glose sur le PQ:

Chers lecteurs,

Vous avez apprécié, comme moi, l’ensemble des aphorismes que Gigaproduction nous a permis de découvrir ou de redécouvrir, au sujet de ces moments intimes, que nous vivons en ces lieux d’aisance qui font  partie de notre quotidien.

Tout à ma joie, après cette passionnante lecture, il me plait de rapporter ici les progrès qui ont été réalisés en cette occurrence.

Autrefois, nos ancêtres le Gaulois se soulageait dans la nature, en un coin isolé certes, mais dans un accroupissement des plus malcommodes, qui devait certainement causer bien du tracas aux malheureux souffrant d’arthrose. Et l’essuyage direz-vous ? Encore fallait-il trouver dans la nature la plante adéquate fournissant une feuille convenable, pas trop grande, mais pas trop petite non plus. Ainsi, les feuilles de rhubarbe étaient exclues, trop importantes, trop lisses, manquant du fait de leurs épaisses nervures de la souplesse nécessaire. Ne parlons pas de l’ortie, trop urticante,  aux fâcheuses conséquences qui obligeaient à se gratter les fesses dans les quarts d’heure suivants. Heureusement que les feuilles de houx sont exiguës, donc rejetées à priori, car leur texture épineuse aurait pu causer des blessures difficiles à soigner. 

Le papier arriva plus tard ; s’il ne fait pas défaut de nos jours, pensez-vous qu’au Moyen Age on en  trouvait ?  Inutile de songer au parchemin utilisé par les copistes ; eux-mêmes, n’en faisait pas usage, compte tenu de sa rigidité.

Le papier justement, revenons-y ; bien qu’hygiéniquement le procédé reste contestable, les journaux étaient  utilisés par  nos grands-pères qui savaient  joindre l’utile (la lecture) à l’agréable (le nettoyage en souplesse). Certes la peau des fesses pouvaient être maculées d’encre d’imprimerie, mais qu’importe après tout, l’endroit n’est pas constamment exposé au vu des uns et des autres, et la propreté n’était pas le souci premiers de nos aïeux. J’ai cependant ouï-dire que certains journaux pouvaient  générer des frayeurs irraisonnées ; c’est le cas du quotidien « L’HUMANITE » (L’HUMA pour les adeptes du parti) que certains rejetaient, par crainte que la « faucille » ne vienne à produire d’irrémédiables ravages. Quel manque de jugement !

J’ignore le nom du génial inventeur qui eut l’idée de nous fournir un fin papier dont le conditionnement par pliage permettait après avoir tiré un feuillet d’en mettre illico un autre à notre disposition. Ingrats sommes-nous, qui avons relégué dans un scandaleux oubli le nom de ce bienfaiteur : il  n’a même pas l’honneur d’un plaque de rue, tels Pasteur ou Jules Ferry !

Il est vrai, ainsi va le progrès, que son astucieux procédé est désormais passé de mode,  remplacé par des rouleaux. La fertile imagination des hommes en a varié la présentation, offrant à l’utilisateur une palette de couleurs, une décoration faite d’arabesques originales, une épaisseur double ou triple, bref, toute une diversité propre  à satisfaire les plus exigeants.  J’émettrais, en ce qui me concerne, une anodine remarque au sujet de certains papiers prédécoupés aux dimensions un peu exiguës, 12cm sur 10 me paraissant un tantinet trop restreint…

Mais  le summum du summum, l’invention qui fera date, celle que le 21e siècle nous a réservée : le tube qui se désagrège dans l’eau, une découverte méritant au moins une plaque de boulevard, et pourquoi pas, une thèse en Sorbonne.

Je ne sais quelle sera l’évolution de l’industrie défécatoire, tant en matière de commodité des lieux d’aisance que du nettoyage des parties corporelles  concernées, mais je ne doute pas que le concours Lépine nous réserve dans un proche avenir, quelques nouveautés qui feront l’émerveillement de nos petits-enfants. Et si Dieu me prête vie, je ne manquerai pas d’en faire l’apologie, dans un prochain courrier.

Raimondo- 2012

On constatera qu’en cet article, les mots merde ou cul n’ont jamais été prononcés, comme l’eut fait sans vergogne un certain Raimondo dont je reste cependant un fervent admirateur.(NDLR: Ben voyons! A noter cependant que ledit bougre m’a fait parvenir, pour compléter notre propos,  un quatrain dont il a une fort bonne souvenance :

Vous qui venez en ce lieu respectable

Tenez-vous y comme à table

Et faites en sorte que la lunette

Soit aussi propre que votre assiette.)2/ Une ode qui ne manque pas de « selle »:

ODE aux SELLES

Grand père autrefois, cela est banal,

Se torchait le cul au papier journal.

Aujourd’hui, bien sûr, on va chez Auchan

Se fournir avec un doux papier blanc.

Et l’on ne  va pas  pour faire ses besoins

Dans une cabane au fond du jardin

Mais sur un beau trône avec des tuyaux

Pour tout nettoyer en amenant l’eau.

Et pour effacer toutes les odeurs,

On a une bombe aux suaves senteurs

Faites de lavande ou bien de muguet

Qui supprimera les relents de pets.

Oh combien la vie s’est améliorée !

Combien aujourd’hui lorsque l’on va chier

C’est dans le grand luxe et l’ostentation

Et dans le bonheur et l’exaltation.  

Si mon grand Papy revenait sur terre

Il s’étonnerait des façons de faire

Qu’on a aujourd’hui en ces temps nouveaux

Quand on doit aller dans les goguenots.

Mes amis, mes frères, remercions les cieux

De faciliter nos cacas merdeux

Pour que ces moments  pleins d’intimité

Soient toujours emplis de félicité.

                                               Raimondo- 2011

NDLR: Pour cette oeuvre sublime, nous avons droit, pour le même prix, à une appréciation dithyrambique de l’autre Pic de la Carambole, celui qui sévit dans le Var et les Alpes-Maritimes: Le docte Adhémar:

Victor Hugo, dans son « Art d’être Grand-Père » avait stupidement omis cette phase essentielle (mais non sans selles) de la vie quotidienne.

Voilà qui est réparé par l’auteur magnifique et même coprologique, qui fait la gloire du Cercle Littéraire d’Oulibouf ! Ce groupe de poètes qui éclipsent chaque jour la Pléiade et le Parnasse.

Merci, ô merci , suprême barde ! vates supercoquentieux ! Polymnie te salue et te baise le calcaneum ! Elle présente même sa croupe, en t’adjurant de lui faire subir des outrages strauss-kahniens ! Ovide s’engage dans l’armée des Scythes comme cantinier, Horace ne veut plus cueillir le jour, Virgile brûle son Enéide, Dante a laissé toute espérance et veut quitter les lettres pour la charcuterie ! Tous ont honte de leurs écrits, en lisant tes vers sublimes et tes admirables pensées.
Vive le papier-cul ! Vive le cidre breton ! Vive les Belles-Lettres !!!

Adhémar3/ Que voili, que voilà de l’érudition!

Anecdote historique

Louis, le roi soleil avait ce matin là

Pris place sur sa chaise pour faire son caca,

Une chaise percée munie d’un vase blanc

Chargé de recueillir ses royaux excréments.

Cette cérémonie soumise à l’étiquette

Attirait chaque jour une foule indiscrète

Soucieuse de savoir si l’intestin du roi

Fonctionnait aisément, et ainsi qu’il se doit ;

Ces nobles courtisans venaient pour constater

Que leur roi jouissait d’une bonne santé.

Oui, mais ce matin-là, il en fut autrement

Et l’on put remarquer que le grand vase blanc

Malgré quelques gros pets à l’odeur délétère,

Attendit vainement l’arrivée des matières.

Et le Docteur Purgon fit à tous remarquer

Que le roi ce jour là était bien constipé,

Car il avait la veille, c’est ce qu’on supposa,

Absorbé trop de riz et trop de chocolat.

Il est vrai qu’à l’époque on ne se souciait point

Des préceptes donnés par les diététiciens.

Donc, notre roi Louis, ne put ce matin-là

Se vider l’intestin et faire son caca.

Mais Purgon intervint et fort résolument

Décida qu’on allait lui faire un lavement.

La chose était courante et dans ces temps anciens

On avait bien souvent recours à ces moyens.

Le roi fut donc soumis à la thérapeutique

Conseillée par Purgon, ce médicastre unique

Qui veillait avec soin sur la santé du roi,

Qui donnait ses avis et qui dictait ses lois.

Après ce lavement, les choses allèrent bien

Et l’on complimenta très fort le médecin.

Mais alors dans la chambre une odeur méphitique

Se répandit bientôt sous les voûtes antiques

Et il fallut ouvrir pour chasser ces relents

Toutes les baies vitrées et tous les contrevents.

On était en hiver et la bise glaciale

S’immisça aussitôt dans la chambre royale ;

Le roi éternua et puis il frissonna

Et très fort par la suite, maintes fois il toussa

Car si le roi Louis n’était plus constipé

En ce jour hivernal il s’était enrhumé.

                                                 Raimondo- 20124/ Passons à autre chose: Raimondo délaisse maintenant les « matières » pour s’intéresser à la sémantique d’antan. Tous les fesse-mathieu furonculosés de 2012 feront (ou referont) ici la découverte (ou la redécouverte) de mots, expressions et autres brimborions qui sont tombés malheureusement en désuétude:

M. Le Pen a traité le président Hollande de « Jean-foutre ». L’expression est peu commune et si l’on peut  la trouver outrageuse ; elle a cependant le mérite de remettre au goût du jour ces vieux mots dont l’emploi est si rare  qu’on les oublie et qu’ils vont disparaitre à jamais de notre belle langue française. Aussi me suis-je exercé à composer cet insolite récit dans lequel de nombreux termes  sont sortis de l’oubli, le temps d’une éphémère galéjade.

Népomucène  œuvrait  chez le tabellion du village. C’était un grand flandrin  au visage chafouin et cauteleux que Maitre Paul Honaise traitait de bélitre et de faquin  à la moindre occasion. Il l’avait accepté en son étude pour rendre service à un de ses amis, afin de lui inculquer quelques rudiments du droit. En fait il faisait office de saute ruisseau  sans jamais pouvoir prétendre à mieux, tant son esprit pouvait être récalcitrant à la jurisprudence.

 Maitre Honaise  n’appréciait pas que Népomucène  fasse les yeux doux à sa fille, Perpétue, dont il appréciait le charme. Et pourtant c’était un repoussoir de concupiscence, haquenée à la coiffure hurlupée, au  teint rubicond laissant apparaitre de désagréables pustules, sorte d’acné juvénile à retardement qui perdurait bien qu’ayant depuis longtemps fêté Sainte Catherine ; de plus, elle souffrait d’une halitose tenace qui tenait éloigné d’elle ses amies et connaissances.   Malgré cela il composait pour elle ysopets, oaristys et autres iambes, qu’elle recevait avec exultation car au village, les prétendants ne se pressaient pas auprès  de cette créature peu ragoûtante.

Maitre Honaise  avait pourtant tout tenté  pour lui trouver un époux. Il avait fait appel à ses collègues, avait passé des annonces dans « Le Chasseur français », avançant chaque fois le montant de la confortable dot qu’il s’engageait à verser, mais nul, au vu de la peu sémillante demoiselle, n’accepta le conjungo.

A ce sujet, Perpétue avait avec son père de fréquentes riottes, qui se terminaient par des jérémiades et des lamentations interminables. Chaque fois, elle mettait en avant les prévenances de Népomucène, mais chaque fois, l’intraitable géniteur se refusait à donner suite aux assiduités du mâche-laurier qui n’était selon lui qu’un mirliflore.

Jusqu’au jour où un médicastre, appelé pour une bénigne épistaxie, fit constater au tabellion qu’il souffrait en fait d’une affection irrémédiable, qui allait bientôt le transformer en vieillard cacochyme et valétudinaire. Maitre Honaise prit peur et fit tout pour assurer rapidement le devenir de sa fille. Il ne tenait pas à mourir intestat et fit aussitôt un testament olographe, qu’il remit à son premier clerc et accepta que le père de Népomucène vienne demander la main de sa fille ; gentillâtre quasi ruiné, celui-ci mit ses gants beurre-frais pour venir faire sa demande, qui fut aussitôt suivie d’accordailles. Une vieille tante de Népomucène  offrit à son neveu un reste des temps  fastes que la famille avait connus, un anneau paré d’une happelourde, qu’il offrit à Perpétue le jour des fiançailles. Dans l’intimité, on fit un raout au cours duquel le desservant du lieu, invité pour la circonstance, crut bon de faire une parénèse, afin d’exhorter les futurs mariés à suivre les préceptes du 9e commandement en agitant les foudres de la damnation éternelle.

Quelques mois plus tard on procéda à la cérémonie du mariage au cours de laquelle les invités se déplaçaient dans des cabriolets conduits par des automédons en grandes livrée. Durant la cérémonie nuptiale, un prélat à la pourpre cardinalice, grand oncle de la mariée, fit une homélie d’une  haute envolée lyrique où les figures de rhétorique firent florès, depuis l’anacoluthe jusqu’ à la synecdoque, en passant par l’oxymore et l’antonomase.

L’allocution fut si touchante, que la mariée pleura à chaudes larmes et qu’elle s’évanouit avant même d’avoir pu prononcer le  » oui  » sacramentel.

Raimondo- 2012Grand merci, ami Raimondo, nous te retrouverons bientôt pour d’autres portraits des « artisanes insanes de nos villages »!

Ajout du 21 Mai 2014: Mes amis Danielle et Aimé M. m’ont fait parvenir ce poème qui complète le présent article. Merci à eux!

A U X C A B I N E T S (auteur inconnu)

Malgré l’humour et la vertu
Il faut ici montrer son cul
Malgré la haine et la fierté
Il faut ici se défroquer
Malgré l’amour et la tendresse
Il faut ici montrer ses fesses.

Poussez ! poussez ! les constipés
Le temps ici n’est pas compté
Venez ! venez ! foules empressées
Soulager là votre diarrhée
Car en ces lieux souvent chéris
Même le papier y est fourni.

Soit qu’on y pète, soit qu’on y rote
Tout est permis au sein des chiottes
Mais ? graine de vérole ou de morpion
N’oubliez pas d’vous laver l’fion
De ces WC tant usités
Préservez donc l’intégrité.

Rendons gloire à nos vespasiennes
De faïence ou de porcelaine !
Que l’on soit riche ou bien fauché
Jamais de classe dans les WC
Pines de smicards ou de richards
Venez tous voir mon urinoir !

Qu’ils s’appellent chiottes, goguenots, waters
Tout l’monde y pose son derrière
On les dit turcs ou bien tinettes
Tout est une question de cuvette
Quand celles-ci se trouvent bouchées
Nous voilà tous bien emmerdés.

Entrez, entrez aux cabinets
Nous raconter vos p’tits secrets
Savoir péter c’est tout un art
Pour ne pas chier dans son falzar.

Si cet écrit vous semble idiot
Torchez-vous-en vite au plus tôt
Si au contraire il peut vous plaire
Affichez-le dans vos waters !!!

Actu-m’en diras tant! Juin 2012

Posted in Actualités & hors-série on juin 10th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Un rappel maintenant rituel: Il n’y aura pas de clips sous-titrés en Juillet et en Août. Ils seront remplacés, comme les deux années précédentes, par des comics strips. Rendez-vous à la rentrée de Septembre pour retrouver Bombaytv et ses satellites!Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

Attention danger ! Le nouveau Gouvernement a, bien évidemment, son lot de figures plus ou moins qualifiées. Nous n’évoquerons que pour mémoire Fabius au sang contaminé, Moscovici le mal rasé-raseur, Benguigui la botoxée, Peillon-Couillon qui se gargarise de mots, Duflot-Bécassine, Filipetti qui écorche si fort le français (notamment les liaisons), Valaud-Belkacem qui a la double nationalité franco-marocaine, Hamon l’arriviste à tout prix, Carlotti la potiche marseillaise copine intime de Guérini dans un premier temps puis son ennemie jurée actuellement, etc, etc… Mais ceci n’est rien en comparaison de la Ministre de la Justice (Rachida Dati, l’inexpérimentée capricieuse, est largement surclassée). En effet, Christiane Taubira est indépendantiste guyanaise, elle absout ceux qui brûlent le drapeau tricolore, elle a tellement l’anti-esclavagisme chevillé au corps que tous les communautarismes vont pouvoir s’en donner à cœur joie… Cependant, il y a encore pire, c’est une grande gueule et, en plus, elle est bête ! Mais bête à un point qu’il ne faudra guère de temps pour s’en apercevoir ; à mon humble avis elle sera la première à être éjectée de l’équipe à Ayrault.

Hors série: Jubilé de diamant

Posted in Actualités & hors-série on juin 10th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Je ne pouvais laisser passer les 60 ans de règne d’Elizabeth II sans mettre de nouveau la famille royale britannique sous le feu de l’actualité. Je sais que cela fait beaucoup avec les dix vues du mois dernier, mais qui s’en plaindrait?

Vive nos futurs députassiers!

Posted in Bmovie-TV on juin 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
Le fromage est si bon, pourquoi ne pas tenter sa chance?

Vive nos futures députassières! (suite)

Posted in Bmovie-TV on juin 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
La France est une République bananière en devenir…

Vive nos futurs députassiers! (fin)

Posted in Bmovie-TV on juin 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
Hélas! Plus près de la réalité que vous ne pourriez le penser:

La fuite des capitaux

Posted in BombayTV on juin 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
Y’a déjà du beau monde là-bas…

« Egalité » mon cul!

Posted in BombayTV on juin 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
Constat navrant (pas d’autre commentaire!):

On ne dit pas… Mais on dit…

Posted in BombayTV on juin 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
Attention, soyez attentifs aux jeux de mots: