Archive for juillet, 2012

Raimondorama 05

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Vous voulez toujours des « Artisanes insanes de nos villages »? En voilà!!!

La Baronne 

Nous avons au village un château très ancien

Où vit une Baronne, héritière du bien,

Qui conte avec passion aux touristes curieux

Comment vivaient ici autrefois ses aïeux.

N’hésitez surtout pas, si par-là vous passez

De vous y arrêter afin de rencontrer

Cette femme avenante au sourire enjôleur

Qui fait un bon accueil à tous les visiteurs

Et leur fait admirer les beautés séculaires

Œuvres de la peinture et de la statuaire.

Cette femme aujourd’hui, dont l’âge est avancé

Etait, n’a-t-on pas dit, autrefois effrontée

Et qu’elle n’hésitait pas durant l’adolescence

A courir les couloirs de cette résidence

Avec ses amoureux auxquels elle octroyait

De douces gâteries en des recoins secrets.

Très tôt elle  perdit son précieux pucelage

Dans  un lit suranné datant du Moyen âge

Sur lequel, les savants  s’accordent à le penser,

Le bon roi Henri IV avait déjà baisé.

Ne dit-on pas aussi que dans le vestibule

Elle vint s’empaler sur grand-oncle Jules

Et dans les escaliers menant à l’échauguette

Offrit à son cousin une belle levrette.

Elle adorait aussi,  sans jamais rechigner,

Sucer de ses amis le sexe redressé

Pour apporter alors par sa bouche câline

Un grand soulagement à ces gentilles pines.

Elle essaya un soir, mais rien n’est avéré

De faire les yeux doux à monsieur le curé

Sans souci du péché et de l’ignominie

Que pouvait engendrer semblable vilenie.

Et lorsque par hasard  elle était esseulée

Ses petits doigts dodus savaient la contenter

Apportant à son corps un grand apaisement

Qui se manifestait par de longs feulements.

Aujourd’hui cette femme avec le temps qui passe

Aux doux jeux de l’amour n’est plus aussi pugnace ;

Lorsqu’un petit  bonheur la visite parfois,

Ses folies n’ont jamais la fougue d’autrefois

Et si un pleur alors mouille ses yeux rougis

Il y a dans ces larmes un brin de nostalgie

Raimondo- 2012

                                                                                     La bouchère

Elle est toujours derrière sa caisse

La bouchère de notre quartier

Dès lors on ne voit pas ses fesses

Mais on voit son décolleté.

Il faut dire que ses seins en pomme

Qu’elle laisse toujours deviner

Font la très grande joie des hommes

Qui s’en viennent les admirer.

Quand je passe devant l’étal

De cette très gracieuse fée

Pour mes yeux c’est un vrai régal

De contempler telles beautés

Combien j’aimerais de mes mains

Caresser ces rotondités

Et saisir de ces jolis seins

Les gracieux tétons érigés

Je  lui ai fait sans hésiter

Une cour tout à fait discrète

Et  elle m’a laissé  pénétrer

Dans sa très intime chambrette

J’ai enfin connu le bonheur

De contempler  ses mamelons

Entre lesquels j’eu la faveur

D’éprouver maintes pamoisons 

Mais ce qui m’a surtout ravi

Ce fut de découvrir enfin

Ses deux fesses épanouies

Que jusqu’ici elle cachait bien

J’ai vécu des moments suprêmes

Des instants que l’on n’oublie pas

Que la bouchère en souveraine

Fort royalement  m’accorda.

Raimondo- 2012

Noémie l’institutrice

Quand sonna l’heure de la retraite

Pour Noémie l’institutrice

On fit une très  grande fête

En l’honneur de la bienfaitrice

Qui au cours des longues années

Avait au village enseigné

Il y avait monsieur le Maire

Le capitaine des pompiers

Le Médecin et le Notaire

Et même monsieur le Curé

Qui trinquèrent allègrement

Pour fêter cet évènement

Mais à la fin de cette fête

On s’aperçut que Noémie

Etait un tantinet pompette

Et pour regagner son logis

Il fut bon qu’un homme galant

L’accompagne à son logement

Le capitaine des pompiers

Qui de tous était le moins rond

Proposa de la ramener

Jusqu’à sa petite maison

Et offrant galamment son bras

Chez elle il la raccompagna

Et  Noémie pour remercier

Ce charmant capitaine aimable

Lui fit un  merveilleux pompier

Avec ses lèvres admirables

Ce  cadeau convenait au mieux

Pour ce grand combattant du feu

Et après ces préliminaires

La flegmatique  Noémie

Elle, si calme à l’ordinaire  

Devint soudain une furie

Qui s’offrit à son compagnon

En de multiples positions.

Et là, sur un douillet  le sofa

Ils se donnèrent du bon temps

Reprenant du kamasoutra

Figures et divertissements

Qui au cours de la longue nuit

Les laissa tous deux alanguis

Ils s’essayèrent à la levrette

Et à l’étreinte du roi lion

Et bien sûr ils firent minette

Ainsi que le vol du bourdon

Et ce qui combla Noémie,

Quelques instants de sodomie

Lorsque Noémie s’éveilla

Le capitaine était parti

Alors elle se remémora

Les émotions de cette nuit.

Et se trouvant un peu seulette

Se fit une bonne branlette

                                      Raimondo- 2012

Emilienne la pharmacienne

Elle se prénomme Emilienne

Au village elle est pharmacienne

Et dispense à tous les clients

Pommades et médicaments.

Elle est aimable conseillère

Veillant à donner la lumière

Aux questions qui lui sont posées

Par des acheteurs déroutés.

C’est ainsi qu’un soir de printemps

Montra à un débutant

Comment il fallait procéder

Pour  couvrir un sexe excité.

Elle l’emmena dans l’officine

Très fort lui caressa la pine

Et couvrit le membre érigé

D’une matière caoutchoutée.    

Puis cette femme charitable

Alla s’allonger sur la table

Offrant à l’homme émerveillé

La touffeur d’un  sexe enfiévré

Et attira dans l’antre humide

La raideur  du membre turgide

Qui put en quelques va et vient

De l’envie, vider son trop plein.

Dans la minute qui suivit

Elle s’en vint à sucer le vit

Qui perdit  grâce à la caresse

Sa désespérante mollesse

Et l’introduisit nonobstant

Entre ses deux seins opulents.

Puis, comme elle s’était retourné

Elle offrit un joli fessier

Que sans aucune hésitation

Elle accorda à ce  garçon.

                                                     Raimondo- 2012

Perpétue la charcutière

Elle se prénomme Perpétue,

Au village elle est bien connue,

Car cette femme aux yeux bleutés  

Est l’épouse du charcutier.

Les mauvaises langues parfois

Font courir le bruit  qu’autrefois

Perpétue montrait aux garçons

La splendeur de deux beaux nichons

Qu’elle se plaisait à exhiber

Pour qu’on puisse les caresser.

Que ce soit Paul ou Jean-Marie

Adrien ou bien Jérémie

Les adolescents du village

Avaient présenté leurs hommages

A la jeune dévergondée

Qui aimait se faire peloter ;

Elle avait même  un soir d’orage

Avec un amant de passage

Mit fin à sa  virginité

Sous les branches d’un olivier.

Après ce délicieux moment

Elle mit au monde un bel enfant.

Qui ne fut jamais reconnu

Par ce géniteur sans vertu

Cet être sans moralité

Sans vergogne et sans probité.

Le charcutier, heureusement

Fut pour elle un homme galant,

Et il reconnut la fillette

Que l’on prénomma Bernadette

Et qui, quelques quinze ans plus tard,

Comme sa mère, aimait le soir

Proposer aux gars du quartier

De venir la complimenter

Sur  ses beaux seins épanouis

Qu’elle offrait sans faire de chichis.

                                                        Raimondo 2011

…La suite une prochaine fois…

Emeline et Adalbert 11

Posted in Oulibouf on juillet 10th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Vous qui êtes sous un parasol, les pieds en éventail dans le sable chaud et un daïkiri à la main, voici de la belle littérature estivale.XI

Dans les somptueux  appartements mis à sa disposition au palais du gouverneur, Emeline attend la venue de Grazia, cette jeune femme que la vie n’a pas toujours gâtée et dont elle a pris en main le destin.

 Ce matin elle a reçu, le beau Lorenzo, le neveu du banquier Grizzetti qui a, sans le savoir, conquis le cœur de la délicieuse Grazia ; Emeline lui a fait part de l’émotion très forte qu’il  inspire à cette jeune femme et Lorenzo n’ose croire encore à cette nouvelle inattendue. Bien sûr, il a remarqué cette délicieuse personne aux grands  yeux noirs, au sourire énigmatique, à la blonde chevelure savamment tressée encadrant un fin visage ; bien sûr, son cœur a battu un peu plus fort dès qu’il l’a aperçue, souhaitant nouer avec elle des rapports amicaux, mais jamais il n’avait osé songer que cette femme, pourrait éprouver pour lui une quelconque attirance. Cette révélation  le laisse sans voix et en apprenant que la reine a organisé une entrevue avec cette ravissante personne, il ne se contient plus d’allégresse et prenant la main d’Emeline, il la baise avec respect.

–         Majesté, comment pourrai-je vous remercier pour tant de bonté ?

–         Simplement, en vous montrant le galant homme et l’amoureux prévenant que  Grazia n’a pas connu jusqu’ici.

En elle-même, Emeline songeait que ce  bel homme pourrait la remercier en lui prodiguant quelques cajoleries nouvelles, qu’il aurait pu apprendre auprès des élégantes dames de la haute société vénitienne, bien connue pour leur savoir-faire amoureux. Mais, vis-à-vis de son amie Grazia, elle ne pouvait se permettre une telle félonie.

Le moment venu, lorsque les deux amoureux se rencontrèrent, Emeline fit preuve de discrétion les laissant à leur enchantement dans un exquis petit salon dérobé. Elle se retira, quant à elle dans son boudoir, seule avec ses pensées.

Et soudain, une de ses suivantes vint lui faire part d’une incroyable nouvelle : un trois-mâts,  venait d’entrer dans le port et un noble seigneur venu de France demandait à être reçu par la reine. Emeline n’en crut pas ses yeux : c’était son cousin Florian.

–         Ma cousine que je suis aise de te retrouver !

–         Mon cousin, laisse-moi te serrer dans mes bras, laisse-moi me rendre compte que je ne rêve pas !

–         Tu ne rêves pas, c’est bien moi, et je suis là pour t’annoncer bien des nouvelles. Mais avant tout j’ai grand  hâte de sentir la douceur de ta peau et la chaleur de ton corps.

Très vite, ils furent nus, très vite ils se donnèrent des marques d’une tendre affection. Sevrés d’amour depuis quelques temps, avides de caresses ils retrouvèrent avec ravissement les gestes d’autrefois, et bientôt, la bourrée languedocienne les mena au nirvana. Quelques minutes pour souffler et l’on recommença : Florian exulta sous l’effet d’une bouche ravageuse alors que des doigts fureteurs firent exploser Emeline.

Et pendant ce temps-là, la Méditerranée jouait avec les galets de la côte crétoise alors que Grazia connaissait enfin l’extase avec le beau Lorenzo.

Les sens apaisés, Florian se décida à expliquer les raison de sa présence ici.

–         Chère cousine, je suis chargé de te conduire jusqu’à l’ile de Chypre, où tu y retrouveras ton époux. Nous lèverons l’ancre dans deux jours.

L’air étonné d’Emeline supposait  quelques explications supplémentaires.

A son retour en Anjou, sous l’implacable férule du franciscain, Florian fut très mal accueilli par le comte, son père, furieux de l’inconduite de son rejeton, qui avait passé son temps dans des lieux de débauche au lieu de poursuivre des études de médecine. Le père morigéna vertement ce fils indigne qui avait entaché l’honneur de la famille ;  purement et simplement, il le chassa, jetant sur lui et sa descendance une  malédiction éternelle. Il en fallait plus pour démoraliser notre héros, qui prit le chemin de Paris. Précisons ici que les Flamands « descendent » sur la capitale, les Auvergnats y « montent », les Angevins « s’y rendent »

Et pendant que Florian contait ses aventures, la Méditerranée jouait avec les galets de la côte crétoise alors que Grazia connaissait un nouvel orgasme avec le beau Lorenzo.

Florian arriva à Paris dans une ville en liesse pour acclamer le Roi, qui revenait d’une calamiteuse croisade. Il faut dire qu’à l’époque, le Pape, afin de laisser un nom dans l’Histoire, prêchait une Croisade, les souverains de la chrétienté mettaient plusieurs mois à préparer l’équipée, plusieurs mois pour se rendre sur les Lieux Saints et même encore plusieurs mois pour se regrouper face à l’ennemi. Le Roi de France, las d’attendre des alliés qui tardaient à arriver, s’en revint  en ses terres laissant à d’autre le soin de régler les problèmes de Croisade et de conversion des infidèles. Les parisiens lui firent fête, d’autant que ce jour-là, coulait dans les fontaines publiques, non de l’eau minérale, mais un vin un peu aigrelet certes, mais qui se laissait boire, compte tenu de sa gratuité.

Ce retour du Roi, eut entre autre conséquence, celle de laisser sans ressources, Adalbert Flavien Gaétan de Coucy ; sa modeste troupe, découragée, privée de la solde mensuelle, risquait à tout moment d’être submergée par les Turcs et le vice-roi, trouva urgent de prendre la fuite. Il se replia sur l’ile de Chypre, tenue alors par un roi d’origine françaises de la famille des Lusignan.

Avant que de poursuivre sa narration, Florian quémanda une petite gâterie, qu’Emeline, d’une bouche experte lui octroya avec générosité.

Et pendant ce temps-là, la Méditerranée jouait avec les galets de la côte crétoise alors que Grazia connaissait une fois encore une fulgurante extase grâce au savoir-faire du beau Lorenzo.

Le Roi de France, ne regrettait pas de retrouver enfin sa capitale, mais restait cependant désolé, d’avoir abandonné, un peu précipitamment, son féal Adalbert Flavien Gaétan de Coucy. Il s’apprêtait à envoyer un contingent pour assurer son rapatriement et Florian ayant eu vent de la chose, proposa ses services au Souverain. Ce dernier ouvrit un confortable crédit qui permit au jeune aventurier de venir porter assistance à l’époux de sa cousine.

On en était là ; d’ici quelques jours,  en espérant des vents favorables, on rejoindrait  la terre cypriote et Emeline retrouverait enfin son époux.

Comme on grattait à la porte, Florian ayant fait le plein des sens, s’esquiva par une issue dérobée pour regagner sa goélette et préparer l’embarquement. Grazia demandait à voir Emeline qui, après s’être crémé la peau pour effacer quelques stigmates attestant les efforts des heures précédentes, la reçu avec joie.

–         Majesté, je vous dois des sensations  merveilleuses dont je n’aurais jamais imaginé l’existence. J’ai ressenti  avec Lorenzo d’inoubliables frissons, que mon corps n’avait jamais éprouvé jusqu’ici, et je me suis donné sans contrainte et sans que la moindre pudeur ne me retienne.

Que dire après tant d’enthousiasme ? Rien, sinon souhaiter que les moments de bonheur se poursuivent et que Grazia sache choisir dans sa vie les voies de la félicité.

Quelques semaines plus tard Emeline, cheveux au vent sur la proue du navire,  aperçut au loin l’ile de Chypre et dans le port  flottait l’étendard  royal : burelé d’argent et d’azur, au lion de gueule, armé, lampassé et couronné d’or, brochant sur le tout. (*)

(*) Raimondo cherche à nous éblouir par son érudition ; mais ne nous y trompons pas, comme à l’accoutumé il pompe effrontément sur Wikipédia. (Note de l’éditeur)

Emeline retrouva enfin son époux dont elle était séparée depuis de nombreux mois, mais ces retrouvailles ne furent pas aussi éclatantes qu’elle avait pu l’imaginer. Ce soir-là elle ne put s’empêcher de faire montre de son mécontentement : 

–         Adalbert, mon cher époux, je ne voudrais pas me montrer discourtoise avec vous, mais permettez-moi de vous faire remarquer que vous avez la bite molle.

–         Qu’entendez-vous par là, très chère ?

–         Je n’entends rien mais après plus d’une année de séparation, j’attendais de vous d’autres prestations que celle de ce soir.

Adalbert Flavien Gaétan de Coucy, tout penaud, allégua les tracas, les soucis, la guerre, bref une foultitude de fausses raisons qu’Emeline feignit de croire sur parole. La conversation s’arrêta: des ronflements sonores attestèrent  que son époux, après sa petite éjaculation de retrouvailles, s’était enfuit aux pays des rêves. Emeline ne trouvant pas le sommeil, décida de quitter la couche conjugale   pour prendre l’air. Elle revêtit une longue cape de soie bleue, sous laquelle elle était nue,  pour aller se détendre  et  faire quelques pas dans les jardins du palais royal où le couple logeait.

On était en été ; un doux zéphyr transportait les suaves effluves des parterres fleuris et Emeline s’enivrait de ces délicieuses fragrances, en parcourant à la lueur de la pleine lune  les allées d’un magnifique parc. Elle se croyait seule, mais en fait, depuis un moment, curieux de cette présence nocturne, un homme la suivait, le maitre de céans, le roi de Chypre. Malgré l’heure tardive et suivant l’usage, Emeline fit la révérence devant le souverain, geste qui eut pour effet d’entrouvrir sa cape et laisser entrapercevoir sa nudité. Un galant homme aurait fait mine de n’avoir rien remarqué : ce ne fut pas le cas ; ce roi, qui ne devait pas être un homme galant, lança ses mains à la découverte d’une tiède et douce peau qu’il caressa avec raffinement. Emeline aurait pu faire l’offusquée, prendre l’attitude d’une vierge effarouchée, mais les attouchements royaux étaient trop prodigieux pour les repousser. Bientôt, sous l’effet  d’une bouche passionnée qui s’était aventurée sur son ventre, elle connut le frisson d’un fulgurent  orgasme qu’elle manifesta avec des « aaaaaaaaaaaaa….. » de satisfaction.

L’instant d’après, Emeline s’ouvrit pour accueillir son généreux bienfaiteur et jusqu’au petit jour, les deux amants se donnèrent de mutuelles marques d’affection.

Quelques jours plus tard, Adalbert Flavien Gaétan de Coucy, sur le trois-mâts « Poséidon », mettait le cap sur la France, oubliant son éphémère royauté, souhaitant que les vents lui soient favorables pour regagner au plus vite sa terre natale. Emeline son épouse gardait le souvenir ému d’une nuit merveilleuse, dont elle regrettait qu’elle fût la seule. Florian, en garçon bien élevé, s’obligeait à une certaine retenue et rares étaient les moments où  sur une coursive déserte, il pouvait gratifier sa cousine d’une trop rapide incursion de ses doigts inquisiteurs.

*        *

Au palais du sultan Bourrin, Aïcha poursuit l’organisation de spectacles pour la  grande satisfaction du maitre des lieux. Bien sûr, Shéhérazade la seconde ; les deux amies s’entendent parfaitement et, de temps à autre, ne se refusent pas un moment d’affection. Certes, les hommes ne manquent pas dans le palais et les deux femmes trouvent avec eux de quoi satisfaire leurs petits besoins intimes, mais elles n’excluent pas, à l’occasion, quelques plaisirs lesbiens. Au cours de cette intimité, elles évoquent leur ami Tamère, se demandant toujours, ce qu’il est devenu.

Il est venu le temps de nous en préoccuper.

On se souvient que le pauvre eunuque, miné par la déprime avait disparu. Il était las d’une vie sexuelle déséquilibrée, faite de pulsions qui le poussait à laisser trainer ses mains sur les rondeurs féminines, mais aussi son incapacité à être l’amant triomphant prêt à partir en guerre. Il se souvint qu’en son temps, il avait connu un marabout et l’idée lui vint de consulter cet homme de l’art ; il se rendit donc vers la cité troglodyte  où il demeurait.

Malheureusement, le vieil homme n’y était plus. Seule une femme hantait les lieux ; elle se présenta: 

–         Je suis Morgiane. Mon grand-père, après son long passage sur cette terre a regagné le paradis d’Allah. Mais il m’a initié à sa science, et si tu as besoin de mes services, je me tiens prête à te venir en aide.

C’était une femme qui malgré la maturité gardait les traits de la jeunesse et le sourire de l’adolescence ; en d’autres circonstances Tamère aurait certainement laissé courir ses mains sur les remarquables rondeurs de son corps comme il avait coutume de le faire avec Aïcha ou Shéhérazade mais, on le sait, ces façons lui étaient passées.

Tamère expliqua longuement ses tracas. Morgiane l’écouta avec attention et après un long moment de réflexion, demanda à son patient de lui montrer ce sexe récalcitrant ; le prenant en main, elle le tâta longuement, le soupesa, commença quelques subtils va et vient et pour finir le prit en sa bouche. Cette  pratique qui d’ordinaire fait merveille, n’apporta pas les effets habituels, mais la langue experte de Morgiane décela une infime réaction qui pouvait laisser quelque espérance. Elle prononça son verdict :

–         Sais-tu faire la cuisine ?

Etonné par la question, il répondit cependant par l’affirmative.

–         Voilà qui est parfait. Désormais je te charge de cette tâche, et quant à moi je vais me mettre à la recherche d’herbes et d’onguents afin d’appliquer le long traitement que j’entrevois, pour te soigner.

C’est ainsi que Tamère, durant des semaines, s’occupa d’assurer le couvert, pendant que Morgiane lui préparait des potions dont il s’abreuvait plusieurs fois par jour ; chaque soir, une langue fureteuse venait s’enquérir de l’évolution et des progrès du traitement ; à priori,  Morgiane semblait satisfaite, d’autant que son patient retrouvait peu à peu  son goût  pour les effleurements, ce  qu’elle acceptait très volontiers, comme un élément important de sa médication.  Bref, les choses allaient pour le mieux.

Les jours passèrent dans l’attente et un soir, le miracle se produisit : pour la première fois de sa vie, alors que Morgiane faisait avec sa bouche son habituel examen vespéral, Tamère parvint enfin à exhiber une sublime raideur. La femme s’arrêta pour contempler la superbe érection qu’elle s’empressa de faire disparaitre par les soins diligents d’une langue coquine : Tamère connut enfin les bienfaits de la jouissance.

A son tour, Morgiane réclama sa part de bonheur ; il est vrai qu’avec Tamère, elle n’avait pas eu jusqu’ici l’occasion de gagner les rivages de la félicité et elle décida de mettre fin à un  manque qui commençait à la tenailler. Elle se débarrassa de ses vêtements devenus superflus, se frotta lascivement contre son compagnon, lui prodigua mille fantaisies auxquelles il réagit de fort belle façon ; alors, telle Andromaque la Troyenne, elle entama  une cavalcade, caracolant sur un membre  dévoué à ses désirs et bientôt son rubis con monta au  Capitole.

Dans les jours qui suivirent, ils eurent de très fructueux échanges qui permirent à Tamère de découvrir la panoplie des caresses que femme aime à recevoir, et en particulier le rallye troglodytique et ses variantes dont ils usèrent à plusieurs reprises.

Raimondo (à suivre)

Actu-m’en diras tant! Juillet 2012

Posted in Actualités & hors-série on juillet 10th, 2012 by gerard – 2 Comments

Les évènements sont parfois un peu dépassés… Que voulez-vous, c’est la loi du genre!  Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

1/ A Taubira t’obéiras ! (ou le néo-esclavagisme) : Dans le dernier remaniement ministériel, on a dit officiellement que Delphine Batho, Ministre alors déléguée à la Justice, supportait mal la tutelle de la Garde des Sceaux, on l’a donc mutée à l’Ecologie. Ce n’est qu’une infime partie de l’iceberg. En fait, c’est une histoire de gros sous. Batho, pour des raisons d’environnement, s’opposait farouchement aux concessions de recherches pétrolières (notamment du groupe « Total ») au large des côtes guyanaises. La mégère Taubira était d’un tout autre avis, voyant là une manne supplémentaire pour son cher département (taxe professionnelle _ qui s’appelle maintenant Contribution Economique Territoriale _, retombées économiques locales, etc…). Quand on sait ce que la Guyane perçoit comme subsides grâce, entre autres, à la base de Kourou, quand on sait le nombre considérable de guyanais qui, grâce à leur chère élue, perçoivent de RSA. On ne peut que rester abasourdi devant tant de népotisme et de clientélisme.

    Une anecdote sur ces pauvres indigents réduits à toucher le RSA : Ils ont presque tous des 4X4 haut de gamme que des métropolitains auraient peine à acquérir (Range Rover, Dodge, Jeep, etc…) et qu’ils achètent tout naturellement à crédit. Ils paient les 3 ou 4 premières mensualités puis, encouragés par la Christiane, cessent tout paiement. Mises en demeure, procès de la part des concessionnaires et des organismes de crédit… Peu importe, au pire ils restituent le véhicule mais auront roulé pendant des mois pour que dalle ; au mieux, les prêteurs sont dégoûtés et préfèrent abandonner les poursuites. Voilà pourquoi on voit tant de puissantes voitures neuves à Cayenne…

    Quand à Madame Taubira, elle fait tellement peur à l’Elysée et à Matignon qu’on préfère s’écraser devant elle et lui donner satisfaction. D’où l’éjection sacrificielle de Batho…

2/ Blagounettes nécessitant une connaissance de l’anglais et de l’accent chinois :

A/ Su Wong marries Lee Wong. The next year, the Wongs have a new baby. The nurse brings over a lovely, healthy, bouncy, but definitely a Caucasian, WHITE baby boy. « Congratulations, says the nurse to the new parents, well Mr. Wong, what will you and Mrs. Wong name the baby? »

The puzzled father looks at his new baby boy and says, « Well, two Wong’s don’t make a white, so I think we will name him….. Sum Ting Wong » 😀

B/ Sid and Al were sitting in a Chinese restaurant. Sid,” asked Al, “are there any Jews in China?”_“I don’t know,” Sid replied, “Why don’t we ask the waiter?” When the waiter came by, Al asked him, “Are there any Chinese Jews?”“I don?t know sir, let me ask,” the waiter replied, and he went into the kitchen. He returned in a few minutes and said, “No, sir. No Chinese Jews.”

“Are you sure?” Al asked. “I will check again, sir.” the waiter replied and went back to the kitchen. While he was still gone, Sid said, “I cannot believe there are no Jews in China. Our people are scattered everywhere.” When the waiter returned he said, “Sir, no Chinese Jews.”

“Are you really sure?” Al asked again, “I cannot believe there are no Chinese Jews.” “Sir,” the waiter replied exasperated, “we have orange Jews, prune Jews, tomato Jews and grape Jews, but no Chinese Jews!”

12 comics strips 05

Posted in Actualités & hors-série on juillet 1st, 2012 by gerard – 1 Comment

Aaaah! Les vacances! Renouons avec les traditions! Et voici d’abord 4 bandes inspirées du web quasiment à 100%:…puis deux autres « fifty-fifty » perso/web:Et enfin, de l’inédit! Introuvables ailleurs que sur ce site, voici 6 strips de mon inspiration personnelle:

Concours permanent: Apport personnel 5

Posted in Actualités & hors-série on juillet 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment

Toujours bien seul pour animer la rubrique, c’est un peu démoralisant. Pourtant, ce n’est pas bien difficile, il suffit d’avoir une ch’tite idée et de la développer.