Archive for septembre, 2012

Jean-Claude Romera 05

Posted in Livres on septembre 23rd, 2012 by gerard – Be the first to comment

  Une « MILF » avec, au départ, un problème d’enfant autiste, est à la croisée des chemins dans son existence: un divorce en cours et une « libération sexuelle » plus subie que voulue. Bien sûr, elle se fait piéger, et c’est bien triste! Jean-Claude Romera explore ici la psychologie féminine avec une précision chirurgicale.

Les descriptions sont riches et les mots recherchés, l’auteur a un style efficace qui éloigne toute lassitude. Les dernières pages sont « ramassées », donc très denses, et contiennent une enquête policière.

L’ensemble se lit avec plaisir et je vous recommande le troisième roman de mon ami Jean-Claude.

« La cougar chassait le slip léopard » de J-C Romera aux éditions « Les presses du Midi », 18€.

 

Le printemps arabe du cinéma

Posted in Oulibouf, Perlouzes solitaires on septembre 20th, 2012 by gerard – 2 Comments

Le printemps arabe du cinéma

ou

L’irrésistible progression du pouvoir d’Aïcha

« Elle avait des yeux
Tellement merveilleux
D’ailleurs elle en avait deux… »

(Marcel Amont – Y’en avait pas beaucoup 1959)

La rencontre

    Hassan Pabon était producteur de films au Caire. Lui qui avait bâti toute sa carrière sur les circonvolutions de nombrils divers et variés dans des danses du ventre de plus en plus libidineuses, il était, ce jour-là, en train de se désoler dans son bureau donnant sur la rue Bhârb. Voilà déjà deux mois que les « Frères Musulmans » avaient pris le pouvoir en Egypte ! Petit à petit, tous les leviers de commande de l’appareil d’état étaient passés entre leurs mains. Une censure de fer s’était abattue sur tout le pays, c’est à peine si on pouvait péter chez soi, bien claquemuré entre quatre cloisons, sans voir surgir aussitôt les brigades musclées de la « Chariastapo » qui, dans les bons jours, vous auraient introduit de force un bouchon de Champagne dans l’anus ou, dans les mauvais jours, vous auraient expédié dans le désert de Nubie pour un stage de rééducation anale pendant six mois.

    Evidemment, tous les films qu’il avait en projet (« Le Charm’ du Cheikh ne répond plus (de rien) », « Mais qu’est-ce qui soulève ma gandoura ? », « Ma chamelle bienaimée », « Le Pierre de la rosette », etc…) étaient passés à la corbeille. Il ne commanditait plus aucune réalisation et son carnet de commande était désespérément vide. L’affreux spectre de la faillite, donc de la ruine, semblait inévitable. Pour lui, les carottes(1) semblaient cuites définitivement !

    Soudain, le téléphone sonna. C’était un lointain cousin très dévot qu’il n’avait pas revu depuis quarante ans, et qui lui demanda s’il produisait toujours des longs métrages. Hassan soupira en répondant qu’en principe, c’était ce qu’il était censé faire, mais que ses affaires étaient au point mort. « Allah-le-Miséricordieux est grand, répliqua le cousin, figure-toi que j’ai ma fille à te proposer pour des rôles tout ce qu’il y a de convenables ! Elle n’a que 23 ans, mais possède déjà plusieurs hauts degrés d’études coraniques, elle est très religieuse mais a toujours voulu faire du cinéma. J’ai pensé à toi pour lui donner un petit coup de pouce dans le Star-system ! » Très dubitatif, et parce qu’il n’avait rien d’autre à faire, Hassan suggéra une première prise de contact pour le lendemain, après la première prière du matin bien sûr. Après avoir raccroché, il se demanda qu’est-ce qu’il pourrait bien f… d’une grenouille de vasque à ablutions. « Bah ! La nuit porte conseil, se dit-il, on verra bien si on ne pourrait pas faire un petit quelque chose « d’alimentaire » avec cette bigote. Du didactique, du pédagogique… Du genre « Comment se rendre à la mosquée en évitant le regard concupiscent des hommes », ou « Comment déposer prestement sa burka quand on a la courante »… »

    Le jour suivant, il arriva de bonne heure au travail; en traversant le hall qui servait aussi de salle d’attente, il ne put s’empêcher de se faire une réflexion : « Cette satanée femme de ménage a oublié l’énorme sac poubelle noir que je vois là, quelle misère ! C’est vraiment du travail arabe ! » Il s’apprêtait à ouvrir son bureau quand le sac poubelle se redressa, vint vers lui et lui murmura : « Oncle Hassan ? Je suis Aïcha Vamal, nous avions rendez-vous je crois ? » Il contempla les deux orifices du sac et pensa : « J’ignore si elle a un bec de lièvre ou un zona géant, mais je dois avouer que ses yeux sont fort jolis ! » Ils se mirent vite d’accord pour tourner un court métrage sur l’abnégation des infirmières du Croissant Rouge pendant les échauffourées de la place Tahrir, Aïcha n’y apparaissant qu’avec un bandeau d’un blanc immaculé (…de frais) lui enserrant le pourtour du visage et, évidemment, avec un masque chirurgical qu’elle portât pendant tout le film.

Les débuts

    Ce fut tout de suite le succès, et les critiques cinématographiques égyptiens, voulant sans doute se dédouaner des éloges qu’ils avaient naguère prodigué au 7ème art occidental, ne tarirent pas de dithyrambes sur cette bluette bien pensante.

    Enhardi par cette réussite, Hassan remit au travail bon nombre de metteurs en scène de ses amis, alors au chômage, pour leur faire réaliser, toujours avec Aïcha en vedette, quelques films plus romanesques. Il y en eut un où elle incarnait une jeune tuberculeuse qui avait, en outre, une pelade sévère. Pendant 75 minutes, elle était toujours coiffée d’un énorme béret rasta et se couvrait en permanence le bas du visage avec un grand mouchoir où elle glaviotait à qui mieux-mieux. Il y en eut un autre qui se passait soit-disant dans le Grand Nord (les extérieurs furent tournés à l’oasis de Jekhrèv Decho en plein mois d’Août), Aïcha était emmitouflée dans un immense anorak et on ne voyait que ses yeux. « La grande bleue », un remake où elle ne quittait jamais sa combinaison de plongée et son masque.Aïcha01

    L’audience montant en flèche, on réalisa alors, comme pour « Sissi » ou « Rambo », la série des « Aïcha » : « Aïcha dans l’espace » où elle était affublée d’une combinaison spatiale au casque anti-reflet du début jusqu’à la fin, « Aïcha dans les tranchées » une rétrospective historique se passant pendant la première guerre mondiale, on pouvait l’admirer avec un casque et un masque à gaz, « Aïcha s’en va » où on ne la voyait que de dos à longueur de pellicule, « Aïcha revient dans la nuit », un polar noir très sombre _ excessivement même ! _ où sa silhouette, pendant une panne générale d’électricité et par des nuits sans lune à travers bien des tunnels, était à la recherche d’un morceau de réglisse, dérobé par des prêtres sénégalais en soutane (maudits chiens de roumis!) ; aidée par des congolais naturistes, elle retrouvait finalement le précieux ingrédient dans un coffret d’ébène au fin fond d’une mine de charbon (on engagea des moyens considérables pour tourner ce film en couleur, en « Tu-niques-color » précisément), « Aïcha contre le Ku-Klux-Klan » où, ayant réussi à infiltrer ce milieu raciste, elle était en permanence revêtue de la robe et de la cagoule de ces suppôts de l’impérialisme, « Les mille et une activités d’Aïcha » où on la voyait tour à tour soudeuse, conductrice de char d’assaut, inspectrice de boîtes à lettres… « Aïcha au carnaval de Venise », « Aïcha sosie du Masque de Fer », etc, etc…

Le film-culte, l’oeuvre maîtresse d’AïchaAïcha02

    Dépassant maintenant en notoriété l’inamovible Oum Kalsoum, Hassan Pabon expédia Aïcha au festival de Cannes où les paparazzis purent mitrailler à loisir sa plastique exceptionnelle. Cependant, le film égyptien en compétition, « Aïcha et la déchetterie », (un drame social, où on la cherche pendant une heure et demie, quasiment en vain, avec d’autres sœurs, dans la plus grande décharge à ciel ouvert d’Alexandrie) reçut un accueil quelque peu mitigé.Aïcha03

    « Bon, les affaires ont repris, se dit Hassan en se frottant les mains, il est plus que temps maintenant de marquer à jamais notre industrie du cinéma par un film-monument qui traversera les âges, et scellera pour toujours notre avance sur les films américains décadents ! »

    Au milieu de dizaines de scénarios, il finit par sélectionner avec soin « A l’oued rien de nouveau », film hautement avant-gardiste et qui dépasserait en longueur « Ivan le Terrible » d’Eisenstein, soit plus de 6 heures (mais tout de même pas les 87 heures de « The Cure for Insomnia », faut pas déc… non plus !). Il choisit minutieusement le meilleur de ses metteurs en scène, Lakham Héra-Hénaz, jeune prodige de cette nouvelle vague culturelle. Le synopsis, tourné en UN UNIQUE plan-séquence braqué en zoomant sur le milieu du visage de la star, était le suivant : Pendant 23 minutes Aïcha avait les yeux fermés. Puis elle les ouvrait délicatement et son regard, partant du bas, venait fixer bien droit la caméra puis, sans bouger la tête, ses pupilles allaient majestueusement de droite à gauche, puis de gauche à droite, et ainsi de suite, c’était là l’essentiel du scénario. Pas de dialogue, pas de musique, seuls parvenaient aux spectateurs les sons produits par le vent du désert et les vents de chameaux aérophagiques qu’on devinait tout proche. Toutefois, à 4 heures et 12 minutes, venait se placer un épisode comique qui fit s’écrouler de rire bien des salles de Marrakech à Islamabad, et de Khartoum à Tbilissi. Aïcha, en effet, louchait pendant quelques secondes. Les médias rendirent compte de la mort par suffocation de Fatima Trouélku, décès causé par une trop forte hilarité dans le cinéma « Bijou » de Djibouti. Enfin, deux minutes avant le mot « moutanahin »(= Fin), elle arrêtait de bouger ses yeux dans le sens horizontal pour les lever, implorants et pleins de mystère, vers le haut. Le suspense était insoutenable et les gens sortaient des salles de spectacle en distillant des points d’interrogation à profusion.

    Pour être tout à fait honnête, il faut dire que le film aurait dû être un chouïa plus long. De facto, vers 3 heures et 3 minutes on fit une coupure de trois secondes. Provocatrice en diable, Aïcha regardait de nouveau la caméra et lui faisait un clin d’oeil (soyons plus précis : c’est l’oeil droit qui se fermait). On jugea ce passage d’un érotisme particulièrement torride. Cette oeillade était une invite à la débauche, c’était patent ! Un Haut Comité de Censeurs Exégètes en sourates y vit l’oeuvre du démon, et donc la porte ouverte à la pornographie la plus dévoyée. Tous ces Ulémas, Muftis, Docteurs de la loi, etc… crièrent au scandale. Voilà pourquoi la version définitive du film fut raccourcie.

    Ce fut un triomphe dans tous les pays islamiques ! Au Festival du cinéma arabe de Dubaï, le film rafla tous les « Minarets d’or », exceptés ceux du meilleur acteur, du meilleur caméraman et du meilleur montage (Par la barbe du Prophète, là encore, faut pas déc…!!!) L’exploitation en salle donna lieu à des émeutes et à des scènes d’hystérie collective. Après quelques jours, il fallut fermer les toilettes Hommes durant les séances car des monceaux de kleenex souillés apportaient la preuve du contentement, voire de l’extase orgasmique, de nombreux spectateurs mâles.Aïcha04

    En Occident, « A l’oued rien de nouveau » n’eut pas le succès espéré. En France, sauf à Marseille, Roubaix et la « ceinture » parisienne, où les populations en djellaba sont majoritaires, le film ne tint pas l’affiche plus de 48 heures. Sauf , également, dans le milieu estudiantin où, prenant la chose au second degré, des milliers de futures élites en venaient à s’uriner dessus à force de rire. A l’Université de Göttingen, les étudiants improvisèrent des « Ola » inversées, à savoir que lorsque le regard d’Aïcha semblait se poser sur eux, ils se cachaient derrière les fauteuils, c’était irrésistible ! Sur le campus de l’Université des Sports de Vancouver, ce fut encore plus drôle : Les étudiants couraient en permanence de gauche à droite, et inversement, dans la salle pour suivre son regard… Sauf enfin dans un secteur bien pointu de la médecine. Subséquemment, l’immense majorité des Docteurs s’occupant des troubles du sommeil recommandèrent ce film à leurs patients insomniaques. Les résultats furent prodigieux, la vente des DVD fit un bond énorme. Tous ceux qui avaient un problème d’endormissement mettaient en route le disque et s’assoupissaient profondément en moins d’un quart d’heure.

Une carrière publique réussie, une vie privée exemplaire

    Actuellement, Aïcha Vamal (…qui pensa un temps changer son nom en Aïssa Vamieux, voire en Aïcha Vabien) poursuit sa vie de star avec bonheur. A noter cependant un film qui n’eut pas un grand succès commercial et que le public bouda : « Un verre ça va, deux verres, bonjour les dégâts ! » C’était pourtant une alerte comédie sur la vie maritale des taupes en milieu urbain. Malheureusement, on crut bon de lui faire porter des lunettes et, cette fois-là, la magie n’opéra pas !Aïcha05

    Mais cet échec fut vite oublié et notre talentueuse actrice enchaîne de nouveau succès sur succès. Cela a même créé un fond de jalousie, de la part d’un collectif d’acteurs, lors d’une manifestation où la répression par des barbus en babouches ne fit que six morts et 37 blessés… Une peccadille quoi !Aïcha06

    Pour ce qui concerne sa vie privée, c’est le black-out absolu. Elle n’a jamais accordé d’interview, elle n’apparaît pratiquement dans aucune réunion, cocktail, couscous-party ou tout autre rassemblement des cairotes people du show-business.Aïcha07

    Tout ce que l’on a réussi à connaître, avec moult difficulté et sans possibilité de recoupement pour vérifier les informations, c’est qu’elle s’achèterait maintenant ses haïks et burkas chez Gucci, qu’elle commanderait directement sa semoule chez Fauchon, que son père l’aurait marié à un cousin germain gardien de chèvres près de Louxor, que ce dernier _ fondamentaliste et intégriste convaincu _ lui aurait déjà fait 5 yaouleds en 4 ans (Héo ! A Aïcha, pas aux chèvres, m…, il faut suivre un peu quoi!). L’ampleur de ses vêtements fit que personne ne s’aperçut jamais qu’elle était enceinte…Aïcha08

Salam alaykum chère petite ! Souhaitons-lui bon Simoun pour l’avenir !

Gérard – 2012

(1) NDLR : Quelle élégance, quelle retenue dans le style où Gérard évite ici de placer le trop fameux « Les cairotes sont cuites ! » tant galvaudé depuis l’invention de la première presse à imprimer !

Actu-m’en diras tant! Septembre 2012

Posted in Actualités & hors-série on septembre 10th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

1/ Nous sortons de l’Etat de Droit : A Marseille, dans la nuit du Mardi 24 au Mercredi 25 Juillet 2012 la Police a tenté de vérifier l’identité d’une jeune femme portant le voile intégral, interdit par la Loi. Suite au refus de celle-ci d’obtempérer, une mini-émeute a été déclenchée par les habitants du quartier. Résultat : 3 policiers blessés et 4 interpellations suivies d’une remise immédiate en liberté. Du côté du parquet, on explique que la décision était avant tout un geste d’apaisement en période de ramadan. La république française n’applique donc plus le sacro-saint principe de la laïcité, puisqu’il y a une justice différente qui prend en compte une spécificité religieuse.

2/ C’est la rentrée !

a)Quelques extraits de bulletins scolaires …

« Des progrès mais toujours nul.  »
« Sèche parfois le café pour venir en cours.  »
« Un vrai touriste aurait au moins pris des photos.  »
« En forme pour les vacances.  »
« Tout comme son acolyte William, plonge inexorablement dans les profondeurs de la nullité.  »
« Fait preuve d’un absentéisme zélé.  »
« Fait des efforts désespérés…pour se rapprocher de la fenêtre.  »
« Hiberne probablement.  »
« Printemps arrivé, toujours pas réveillé.  »
« Elle mâche… Elle parle… Elle mâche… Elle parle…  »
« En nette progression vers le zéro absolu !  »
« A les prétentions d’un cheval de course et les résultats d’un âne.  »
« Participe beaucoup… à la bonne ambiance de la classe.
Se retourne parfois… pour regarder le tableau.  »
« Ensemble bien terne, élève peu lumineux  »
Juste en dessous, par un autre prof :
« Elève brillant… par son absence  »
« Dors en cours, sur le clavier ou le tapis de souris, selon l’urgence. »
Un peu plus loin :
« Ne se réveille que pour boire son café à l’intercours « .
« L’apathie a un visage. « 

b) Quelques perles de l’Education Nationale :

La disparition tragique et soudaine de M. le Proviseur a contraint les responsables de l’établissement à annuler in extremis le pot organisé pour fêter son départ.
En cas de renvoi, l’élève sera renvoyé…
Si votre fils ne vient en classe que pour se fiche de la tête des autres, autant qu’il le fasse chez vous!
Notez bien les nouveaux horaires:
Ouverture des portes: 8h.
Fermeture des portes: 8h.
Aucun animal n’étant toléré dans l’établissement, merci de faire comprendre à Mathieu qu’un lapin n’a pas sa place en cours de français, même s’il est en cage…
Ce n’est pas parce que l’école est publique que votre fille doit l’être aussi!
Personne dans cet établissement n’a jamais levé la main sur votre enfant, le règlement interdisant malheureusement de telles pratiques…
Le bizutage étant interdit par la loi, merci de la pratiquer hors de l’établissement.
M’ayant déjà menti à plusieurs reprises, Pierre a prétendu que vous vous étiez cassé les deux bras et qu’en conséquence il vous était impossible de me rédiger des mots d’excuse.
Les examens se dérouleront comme prévu à une date encore indéterminée.

La politique étant interdite dans l’établissement, les élèves ne sont pas autorisés à y introduire des revues pornographiques.
Le personnel chargé du nettoyage étant en grève, les cours de philosophie sont supprimés.
En cas d’incendie, ne pas paniquer et écrire au proviseur qui prendra les mesures nécessaires.
Les élèves de sexe masculin sont invités à ne pas en changer avant la fin de l’année.

L’élève ayant dérobé la gardienne est prié de la rendre…

Emeline et Adalbert 12

Posted in Oulibouf on septembre 10th, 2012 by gerard – Be the first to comment

XII

 » Chez l’eunuque Tamère « .

    Telle est la nouvelle enseigne qui vient de s’ouvrir dans le souk qui jouxte le palais du Sultan Bourrin. En effet, Tamère et Morgiane ont quitté leur cité troglodyte pour venir s’installer en ville, et ils ont ouvert  un négoce qui attire les chalands de tout sexe. Les femmes y trouvent des produits de beauté et des onguents destinés à leur assurer une éternelle jeunesse et les hommes, grâce aux bienfaits d’un  philtre de couleur bleuté, ils peuvent espérer  une vigueur érotique remarquable. Même si les promesses sont exagérées, cela attire le chaland.

    Tamère, on s’en souvient, grâce aux soins efficients de Morgiane avait enfin retrouvé une vie sexuelle normale ; s’en était suivie pour tous deux, une délicieuse lune de miel, durant  les semaines qui suivirent. Mais chacun  savait bien que le bonheur est parfois passager et que le quotidien risque de devenir source d’ennui. Tamère se languissait de ses amies Aïcha et Shéhérazade ; Morgiane rêvait de lieux plus enchanteurs que ces grottes troglodytes au confort rudimentaire. Bref, chacun  souhaitait une autre vie, mais  redoutait, à n’en pas douter, la perspective d’une possible  séparation.

   De temps à autre passaient en ces lieux des caravanes  qui faisaient halte pour abreuver les dromadaires et prendre quelque repos ; la vue de ces marchands leur donna peu à peu des idées, et c’est ainsi qu’ils en vinrent à s’installer dans ce souk où leur négoce devenait de jour en jour florissant, Tamère négociant avec la clientèle les produits que Morgiane élaborait. 

   Aïcha et Shéhérazade ont retrouvé leur ami avec plaisir et se sont réjouies des gestes familiers  dont il est redevenu coutumier. Elles aimeraient s’assurer que Tamère est désormais un homme comme les autres, mais la présence de Morgiane les oblige à quelque retenue et  il faudra un certain temps pour que les rapports entre tous ces personnages s’équilibrent.   

*        *

   Adalbert Flavien Gaétan de Coucy et Emeline, sur le  » Poséidon « , approchent de Venise, terme de la partie maritime de leur voyage de retour.  Il est temps d’ailleurs que la traversée prenne fin ; Adalbert supporte de plus en plus mal la fureur des flots et, nauséeux, répond de moins en moins aux sollicitations de son épouse, ce qui n’améliore pas, que l’on pardonne l’expression, les  rapports entre les deux conjoints… Et souventes fois, Emeline fait remarquer à son mari que sa bite souffre vraiment de mollesse, ce qui, pour  Adalbert n’est guère agréable à entendre. 

   Heureusement, elle se réserve des moments de détente avec un jeune mousse, objet des sollicitations éhontées de l’équipage et qu’elle a pris sous sa tutelle. L’adolescent n’apprécie pas les incitations des matelots et se réjouit de cette protection inespérée car sa bienfaitrice lui apporte, en outre, les bienfaits d’une vie sexuelle que d’ordinaire les marins ne connaissent pas en mer. Emeline reste l’idéale  initiatrice qu’elle a toujours été et le moussaillon connait avec elle les jouissances qu’apportent, le marin à la barre, le nœud cabestan ou la descente à la soute sans oublier le sampan oriental. Certes, il leur a fallu trouver des recoins tranquilles, pour pouvoir exulter en toute tranquillité, mais un trois-mâts recèle toujours dans ses coursives d’innombrables sites accueillants pour les amoureux.

   Florian est de moins en moins visible ; sujet au mal de mer, il se terre dans sa cabine et n’apparait que rarement, lors des repas. Ces nausées continuelles, lui qui n’était pas coutumier du fait, paraissent suspectes à Emeline qui subodore quelque mystère que tôt ou tard elle tentera d’éclaircir.

   Venise apparait enfin ; on mouille l’ancre et sous les ordres des gabiers, on affale les voiles.  Adalbert Flavien Gaétan de Coucy n’est pas mécontent de retrouver la terre ferme. Il s’en vient avec Emeline saluer le capitaine, et le remercier pour la qualité de son accueil. On n’attend plus que la présence de Florian, chargé d’organiser le voyage vers Paris auprès du roi de France. Mais de Florian, point : il reste introuvable.

   A ce mystère, vient s’ajouter un fait nouveau. Une religieuse s’annonce, demandant si parmi les passagers ne se trouve pas une jeune fille dont elle doit prendre charge. Evidemment, nul, pas même le capitaine n’est informé de la présence de cette personne 

  Avant qu’elle ne quitte le bateau, le jeune mousse attire Emeline loin des regards, lui confiant, sous le sceau du secret, de ne pas s’inquiéter de Florian, qui réapparaitra le moment venu sur la route de Milan ; et pour une ultime fois, il glisse une main caressante entre les cuisses duveteuses de sa bienfaitrice, qui apprécie cette courtoise attention.

*        *

   Adalbert Flavien Gaétan de Coucy, sans doute pour se faire pardonner  d’une attitude trop passive durant leur traversée, a décidé de faire étape dans un des plus beaux palaces  de la ville, et loger dans un établissement à  » 5 gondoles « . Après un succulent diner, qui les change des maigres brouets  qui leur étaient servis sur le trois-mâts, ils se retrouvent dans un lit douillet sous les riches tentures colorées d’un somptueux baldaquin.

   Sans perdre une minute, Adalbert Flavien Gaétan de Coucy s’empresse auprès de son épouse, veillant  à se montrer l’amant conquérant, ce qui lui éviterait d’acerbes remarques. Certes, suivant ses habitudes, il agit un peu en soudard, mais les « aaaaaaaaaaaaaaaa… » de satisfaction, prouvent qu’Emeline ne déteste pas un brin de vigueur. Et comme elle ne tient pas à ce que son guerrier s’endorme trop rapidement, elle prend les devants.

–    _   Mon bien aimé, vous m’avez comblée,  laissez-moi prendre en ma bouche, et pour le remercier, ce sexe qui m’a donné tant de plaisir.

–   _    Mais enfin Emeline ! Quelles façons sont-ce là ? Qui donc vous a mis en tête de telles pratiques?

–  _     Savez-vous mon cher que vous ne manquez pas d’outrecuidance ?

–         ……

–   Sachez que durant les longs mois d’abstinence que vous m’avez imposés, mon petit cœur de femme a souffert de solitude et mon esprit a imaginé mille choses qu’il me serait agréable de vous prodiguer pour fêter votre retour. Me reprocheriez-vous donc d’avoir pensé à vous ?

   Il faut bien avouer qu’Emeline, avait l’art de présenter les choses… Et devant le mutisme de son époux, n’attendant  pas son aval, elle n’hésita pas à s’adonner à la petite gâterie dont elle était devenue, avec l’habitude, une éminente dispensatrice. L’hommage dut combler Adalbert ; entre deux grognements de satisfaction, on l’entendit murmurer: 

–  _    Emeline ma mie, vous êtes une fée !

   Elle aurait aimé répondre à ce compliment inattendu, mais l’excellente éducation dispensée par les Ursulines lui avait appris qu’on ne parle pas la bouche pleine. Elle alla jusqu’au bout des choses à la grande satisfaction de son époux. Certes elle souhaitait une réciprocité qui à son grand regret ne vint pas ; Adalbert, comblé et vidé, ce qui, dans l’expression peut relever du paradoxe, s’était endormi. Elle s’enferma alors dans une rêverie et revit avec ravissement les gestes qui avaient été les siens durant cette croisade. Si l’expédition n’avait pas  apporté au roi de France les retombées qu’il pouvait en espérer, au moins avait-elle permis à Emeline de vivre d’inoubliables moments d’enchantement.

   Et pendant ce temps-là, à des milliers de lieux, par-delà les mers,   le Sultan Bourrin fut pris d’un malaise qui le laissa un long moment sans connaissance. Aïcha et Shéhérazade eurent le réflexe d’aller quérir Morgiane qui accouru très rapidement. 

*       * 

   On se souvient de ce roi de Chypre qui nuitamment avait apporté un grand contentement à Emeline. Il convient de nous arrêter un moment sur ce monarque.

   En attendant de ceindre la couronne royale, au décès de son père, il menait joyeuse vie et on lui connaissait diverses bonnes fortunes. L’épouse insignifiante qui lui avait été imposée, n’était guère alerte au  lit, et beau garçon il n’avait aucun mal à se trouver d’agréables compensations. L’une d’elle, une fort jolie marquise, lui donna une petite Renata. On maria la jeune mère à un prince étranger et l’on confia l’enfançon,  dans le plus grand secret,  à une famille de substitution, charge à elle d’en faire  une adolescente d’excellente éducation.

   Malheureusement, même bien éduquée, une bâtarde, fut-elle d’origine royale, n’est pas facile à établir, et depuis toujours il était prévu qu’elle deviendrait, comme bien d’autres à cette époque, une  nonne. Le couvent des cisterciennes de Venise, réputé pour sa bonne tenue avait été choisi dès sa naissance, pour l’accueillir à sa dix-huitième année. 

   Lorsque le « Poséidon » fit étape en terre chypriote, la jeune fille venait d’atteindre cet âge  et le roi profita de l’occasion pour envisager son exil vers Venise. Il chargea donc Florian d’assurer le voyage de Renata, en y mettant  la condition que cela se passe dans le plus grand secret. Toujours aussi habile, Florian par une nuit sans lune installa la passagère clandestine dans sa cabine. Le capitaine lui-même n’avait pas été informé, les choses s’étant faites à l’insu de son plein gré…

   Florian s’attacha à entourer la pauvre Renata de toute sa sollicitude. On lui avait dit fort peu de chose au sujet de cette expédition dont elle ne comprenait pas l’utilité. Ce fut à lui finalement qu’incomba la charge de lui dévoiler son passé, et de l’informer de son avenir. Devenir religieuse n’était pas spécialement son désir, d’autant qu’elle s’éloignait d’une famille aimante et surtout d’un jeune voisin dont la simple vue provoquait en elle diverses sensations loin d’être désagréables. Perpétuellement confinée dans sa cabine,  elle se languissait  et craignant pour sa santé, Florian usa de toute sa tendresse pour lui redonner la joie.

   Après tout, elle était d’âge à découvrir les mystères de la vie et il s’y employa. A quelques encablures de Rhodes, elle perdit ses habits et sa virginité ; alors qu’on doublait la Crète, elle connut un premier orgasme, et tout au long des iles grecques le phénomène se renouvela. Les flots calmes de la mer Adriatique propices aux rêveries, n’empêchèrent pas  diverses galipettes acrobatiques à couper le souffle. En vue de Venise, Renata avait acquis un excellent savoir érotique et il lui semblait impensable désormais de songer à prononcer des vœux de chasteté dans une enceinte conventuelle.

   Il fallait trouver un moyen d’éviter le couvent.

*        *

   Les découvertes de Renata ne doivent pas pour autant nous faire oublier le Sultan Bourrin qui a fait un malaise avec perte de connaissance.

   Arrivée à son chevet, Morgiane, qui ne possédait pas tous ces appareils fréquents de nos jours, exerça quelques palpations puis quelques touchers intimes ;  elle constata bien vite que ces pratiques ne donnaient pas les réactions qu’on en peut attendre d’ordinaire. Un léger remontant à base de ginseng  n’apporta pas non plus l’effet délirant escompté. Morgiane poursuivi ses massages et osa même entrouvrir son corsage pour offrir ses seins à la vue de son patient, sans constater d’amélioration sensible.

   Or, on ne l’avait pas dit jusqu’ici, le sultan Bourrin était non seulement célibataire mais, sur le point d’arriver à la trentaine, il était toujours puceau. En apprenant cette nouvelle, Morgiane décida que cette situation ne pouvait pas perdurer et illico, elle se résolut à  frapper un grand coup ; en un tournemain elle se trouva nue  et s’élança à l’assaut. Elle tenta tout, osa tout depuis la posture du  joyeux caravansérail jusqu’à celle du dromadaire au galop : point n’y fit, le sultan demeurait de marbre. Elle appela Tamère pour lui demander d’aller quérir à leur officine les petites pilules de « gravia » de couleur verte, dernier recours en la circonstance. Et le miracle se produisit : la vue de Tamère provoqua  une magnifique érection chez le Sultan. Morgiane comprit alors que son malade avait besoin d’un homme pour calmer ses angoisses : Bourrin était gay. 

   Désormais, au vu de ce nouvel élément, on s’organisa en conséquence et au cours d’une soirée de gala on entoura le souverain de jeunes éphèbes qui ne demandaient qu’à satisfaire leur maître.

   Pendant ce temps, pour fêter cette miraculeuse guérison, Morgiane, Aïcha et Shéhérazade, en compagnie de Tamère se réunirent pour une mémorable partie, au cours de laquelle on s’amusa beaucoup, on s’essaya à mille facéties, on imagina diverses combinaisons jubilatoires : les 4 amis avaient enfin trouvé leur équilibre.

   Il est possible que cette stabilité nous prive désormais de leurs aventures ; on sait que les gens heureux n’ont pas d’histoire.

*       *

   Par contre, Renata n’a pas encore  trouvé le bonheur ; en compagnie de Florian elle poursuit cependant sa quête, en évitant dans l’immédiat de se présenter auprès des religieuses chargées d’en faire une nonne accomplie.

   Grâce à l’aide du mousse, que Florian a grassement rémunéré, la passagère clandestine a pu quitter le  » Poséidon  » sans que nul ne s’en aperçoive. Tous deux ne s’attardent pas à Venise, mais ils ont pris rapidement la route de Milan avec une première étape à Padoue où se sentant en sécurité loin de la Sérénissime,  ils décident de s’y reposer quelques jours.

   A l’époque, la ville n’avait pas encore la célébrité  que le moine Antonio lui apportera un jour, mais de même que le Saint est renommé pour permettre de retrouver les objets perdus, il semble qu’à l’époque où se déroule cette histoire la cité semblait déjà vouée aux retrouvailles. Quelques jours plus tard, Adalbert et Emeline arrivèrent et retrouvèrent avec grand plaisir Florian. Il leur présenta Renata qui avait décidé  de s’attacher à ses pas, dans l’attente d’autres lendemains et comme un bonheur n’arrive jamais seul, on vit surgir le jeune moussaillon ; celui-ci, n’étant pas spécialement attiré par la vie en mer et ses vicissitudes, privé désormais de la présence de sa bienfaitrice, avait décidé de tenter plutôt des aventures terrestres. Ce soir-là, on fit bombance et le délicieux Bardolino embruma quelque peu le cerveau  d’Adalbert. Emeline profita de la circonstance pour passer un moment agréable avec son petit moussaillon.   

   Ce regroupement, on peut le penser, ne risque-t-il pas de poser quelques problèmes de coexistence ? Qu’on réfléchisse un peu. Il y a là: un couple légitime, un autre illégitime, mais aussi une Emeline heureuse de retrouver un Florian, heureuse également de retrouver son petit moussaillon aux mains si douces ; il y a une Renata, attachée certes à son Florian, mais qui ne dédaignerait pas  tenter quelques petites expériences avec le bel Adalbert, ou pourquoi pas avec ce jeune moussaillon imberbe qui lui inspire déjà des idées folichonnes ; il y a un Adalbert, qui n’ayant pas trompé son épouse depuis un moment, rêve de changements. Bref, la situation parait explosive et l’on se demande ce que réserve la suite de ce voyage.

Raimondo (à suivre)

NDLR : Il faudra bien deux mois à Raimondo, pour qu’il trouve une suite convenable aux aventures de nos héros médiévaux.

Normal? Vous avez dit « normal »?

Posted in Remixito on septembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment

Il y a des errements qu’il faut parfois corriger avec les grands moyens:

http://www.remixito.fr/tv-cinema/scene-culte/taxi-driver/normal-vous-avez-dit-normal.html

Notes importantes:

1/ Une bien mauvaise nouvelle pour commencer: Tous les clips du site « BigSpaceShip » sont perdus dans la nature. Cela est déjà arrivé par le passé, espérons une réapparition prochaine…

2/ Pour cette nouvelle saison, on va essayer de « meubler » davantage le site. Le 1er du mois, vous aurez les habituels clips sous-titrés et le 20, comme d’habitude,  le (ou les) article(s) un peu plus étoffé(s). La nouveauté sera pour le 10 du mois: Vous aurez toujours vos 10 photos d’actualité, mais qui seront suivies un mois par un épisode de « Emeline & Adalbert », et le mois suivant par un Hors série de 10 photos sur des thèmes divers. Si on n’arrive pas à tenir le rythme, on reviendra à la situation antérieure. C’est aussi pour cela que nous vous lançons, une fois de plus, un nouvel appel pour vos participations. Elles seront toujours les bienvenues ( à gigagc@live.fr ) pour autant qu’elles respecteront l’état d’esprit du blog.

Les illustrations de cette série de clips de Rentrée sont consacrées à nos amis africains. Chaque étudiant en Sciences Humaines devait avoir lu, dans les années 60, le livre-Bible de René Dumont « L’Afrique noire est mal partie » (1962). Un exemple significatif ici:…Un demi-siècle plus tard, les choses ont bien changé! C’est ce que vous allez découvrir après chaque clip. C’est parti!!!

Marseille championne de France!

Posted in Sites de sous-titrages et de personnalisations on septembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment

On a les records qu’on peut! C’est encore bien parti pour la future capitale européenne de la Culture en 2013. (Attention! Vous le savez désormais, les clips « Acapela.tv » ne durent que 3 ou 4 semaines, c’est pourquoi vous trouverez ici l’enregistrement _ uniquement Son, hélas! _ de la séquence: Acapela.tv Embouteillage ):

http://www.acapela.tv/card/theFlow/98f187280a386e40ba0109b555b29893b4788c84

http://www.acapela.tv/en/talking-card/theFlow/98f187280a386e40ba0109b555b29893b4788c84/


La Prétention Routière

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment

« L’automobiliste-vache-à-lait », c’est bien connu!

http://www.grapheine.com/bombaytv/v2/play.php?id=155993

Mieux vaut faire envie que pitié

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment

Faut reconnaître que c’est souvent vrai:

http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-7345edff9ad9614b7381b56cfe1a9057.html

Les nouvelles règles

Posted in Futeboltv on septembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment

Le foot, c’est plus ce que c’était…

http://www.grapheine.com/futeboltv/play.php?id=15704

L’Oréality-show

Posted in Bmovie-TV on septembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment

Héo les frangines! J’suis pas macho, c’est juste pour rigoler, vu?

http://www.grapheine.com/bmovie-tv/movie-fr-59b526d21392c5fe69079070659ef343.htmlNB: Pardon! Il ne faut pas de « s » à moche! Désolé!