Archive for novembre, 2012

Quelques précisions historiques

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Il n’est jamais trop tard pour parfaire vos connaissances. Heureusement qu’Adhémar et Raimondo, nos b(r)ouillons de Culture, sont là pour combler vos lacunes. Le bon roi Dagobert

  Une comptine bien connue, écrite au 18e  siècle, brocarde quelque peu le bon roi Dagobert. Je me suis souvent demandé quels faits avaient pu donner naissance à cette chansonnette ;  de longues recherches m’ont  enfin donné une explication que je  livre ici.

Dagobert, ce soir-là donnait une fête en son palais royal ; il avait réduit à l’obéissance les bouillonnants bretons et tenait à  célébrer l’évènement par un grand bal auquel les féodaux et leurs épouses étaient conviés. La réception battait son plein lorsque Dagobert remarqua dans l’assistance une délicieuse jeune femme dont la beauté enflamma, non seulement son cœur mais également ses sens. Dagobert, on ne le sait peut-être pas, était un petit coquin qui ne rechignait pas, lorsque l’occasion se présentait, à lutiner les jolies femmes de son entourage. Et ce soir-là, comme il se sentait en forme, il ne dérogea pas à ses habitudes. Il invita cette beauté à visiter son palais : entendez par-là qu’il l’amena dans un petit coin tranquille afin de lui rendre hommage. A peine eut-il ôté son pantalon, on disait à l’époque ses braies, que la dame souleva sa robe  pour accueillir le royal sexe en pleine effervescence. L’histoire ne révèle pas quelle position ils adoptèrent. Je suppose, cela ne regarde que moi, qu’ils optèrent pour la roulade mérovingienne ou la galipette de Neustrie ; qu’importe la façon pourvu qu’on ait l’ivresse…

Pendant que nos deux coquins se donnaient du bon temps, la reine Nantilde, constatant l’absence de son époux, en avisa le sage et pieux Eloi,  grand argentier du royaume qui se trouvait là. Celui-ci, connaissant les penchants de son roi et subodorant une possible scène de ménage, qui n’allait pas manquer de se produire, se mit à la recherche de son maître pour le prier  de revenir rapidement auprès de ses invités. Le roi, aurait volontiers apprécié  un petit « revenez-y », mais  la sagesse le lui interdisait et hâtivement, il  se reculotta. C’est dans la précipitation, qu’il  remit sa culotte à l’envers, situation qui aurait pu le mettre dans l’embarras  et que le fidèle Eloi réussit à rétablir,   évitant ainsi tout incident conjugal.

Tels sont les faits ; nul ne saurait dire si le compositeur du XVIIIème  avait eu connaissance de cette anecdote, lui permettant de mettre l’histoire en musique.  D’aucuns pensent que la comptine doit son origine au fait que le roi Dagobert était perpétuellement distrait. La raison que j’apporte me parait plus conforme à la réalité historique.

 Raimondo – 2011 

L’ASSASSINAT D’HENRI IV

Le 14 mai 1610, c’était me semble-t-il un vendredi, le bon roi Henri IV mourut, assassiné par  le couteau de l’infâme François Ravaillac. On connait les faits, maintes fois contés : le roi se rendait dans le quartier de l’Arsenal à Paris, pour rendre visite à Sully (le Fillon de l’époque), malade et tenu de garder la chambre.  Un encombrement stoppa la marche du carrosse royal et le régicide profita de cette opportunité  pour frapper à plusieurs reprises le souverain  qui très vite rendit l’âme.

Depuis lors, on a beaucoup glosé sur ce forfait, cherchant des raisons susceptibles, sinon de le justifier, du moins de l’expliquer. D’aucuns y ont vu la marque d’un personnage à l’esprit embrumé ; d’autres ont pensé que l’homme, fervent catholique pratiquant, voulait s’attaquer à ce roi fondamentalement huguenot, converti au catholicisme par pur calcul, pour s’emparer du trône de France. On a pensé qu’il pouvait s’agir d’un « contrat » lancé par quelque mari trompé ; l’idée n’est pas stupide, car le bon roi Henri avait  honoré maintes femmes de toutes origines, nobles ou roturières, faisant beau nombre de cocus vindicatifs.  Bref, on a beaucoup dit, on beaucoup écrit, on a brandi la bannière de la vérité historique ; hélas, il s’est dit  beaucoup d’âneries…

On se souvient qu’Henri IV, soucieux du bonheur de son peuple, voulait que dans chaque foyer on déguste tous les dimanches, la poule au pot. Après les longues années de disette générée par les guerres de religions, cette initiative culinaire plut à tous. Chaque dimanche, François Ravaillac demandait :

         Femme, que mange-t-on aujourd’hui ?  

Et l’interpelée répondait avec des trémolos dans la voix :

         Comme le veut notre bon roi, la poule au pot, mon ami.

Et François se réjouissait de cette bonne nouvelle.

Il arriva cependant, les jours, les mois, les années passant, que la lassitude vienne s’emparer des papilles gustatives de François et en ce début mai 1610, il n’y tint plus ; saisissant un couteau dans sa cuisine, il prit la route de Paris. Le 14, il se trouvait dans la  rue de la Ferronnerie, témoin d’un embouteillage des rues parisiennes.

On connait la suite. François enfin était vengé des préceptes de ce royal gastronome qui, à la longue,  depuis des années gâchait ses dimanches.

Telles est la raison fondamentale du geste insensé de Ravaillac. Insensée fut la réponse à cette action ; on lui fit subir mille gentillesses parmi lesquelles les brodequins serrant ses pied, le pal dans le fondement, le versement d’huile bouillante sur des muscles tenaillés et pour finir, l’écartèlement, toutes ces gracieusetés que l’imagination humaine était capable d’inventer.

Il est vrai qu’autrefois, on se donnait les moyens de châtier les délinquants !!!

Raimondo – 2011Sainte Jeanne de Médeux (Tarn-&-Meuse)

Adhémar vous produit ce document historique, récupéré au péril de sa vie, au couvent de Sainte-Tartiflette, près de Saint-Tropez, dissimulé dans une collection complète de Playboy.
Illustration: Sainte Jeanne-Françoise de Chantal de Frémyot de la Motte-Velue, véritable portrait dont l’original, peint en 1936, se trouve à la Visitation de Turin, en rentrant aux WC à  gauche. (source: la Visitation à Moulins)
Il est admirable et, j’ose le dire, parfaitement miraculeux, que le peintre de 1936 se soit souvenu des traits de la dame, morte trois cents ans auparavant,
pour réaliser ce merveilleux portrait, moche mais tellement ressemblant.

Jeanne Françoise Frémyot de la Motte-Velue était la fille d’un vieux schnock qui avait été élu président du Parlement de Bourgogne, parce que les autres candidats étaient plus saouls que lui le jour de l’élection. C’était un catholique intransigeant et un connard démesuré, en cette époque des Guerres de Religion, ou les prélats se brûlaient les uns les autres, en de joyeux autodafés.
A 20 ans, elle épousa le baron de Chantal-Goyave, un pauvre hobereau qui avait joué et perdu son château de Mas-Couyounath, et sa première femme, dans de mémorables parties de tric-trac. Elle aima pourtant d’un grand amour ce bon à rien, qui préférait les petits garçons. Épouse accomplie, mais cuisse légère, pieuse à ses heures (après ses branlettes), elle était une mère parfaite, qui ne bastonnait ses enfants que deux fois par semaine, avec double bastonnade le jour de Noël et pour la fête de l’Immaculé Cornichon. Elle eut la douleur de perdre en bas âge cinq de ses six enfants, à la suite de bastonnades un peu trop appuyées. Le sixième enfant, après une trépanation, réussit à survivre jusqu’à l’âge  très canonique de 35 ans, grabataire, scrofuleux, gaga et énurétique(1).
A 28 ans, quand le baron de mes burnes, l’ex-châtelain de Mas-Couyounath,  est tué dans un accident de chasse, elle se déchaîne, s’envoie le malheureux meurtrier malgré lui et, au bord de la frénésie sexuelle, elle s’en remet à un confesseur rigoureux, ou plutôt vigoureux, surtout dans le maniement du goupillon à poils durs. Ce saint homme l’initie pendant des années à la science vénérienne, dans l’espoir de la revendre au Cardinal Bezzi-Monculi, grand moutardier du pape et tenancier de bordels évangéliques au Vatican. Quatre ans plus tard, elle entend saint François de Sales-Kohn prêcher un carême, ou un café-crème (je ne me souviens plus très bien)  et reconnaît en lui le maître spirituel dont son avide entrecuisse a le plus urgent besoin.
L’évêque de Genève, Monseigneur Kouymoll, un prélat assez libidineux,   la libère de ses scrupules en lui exhibant ses tristes roustons en forme de pendeloques. De leur confiance réciproque va naître une grande aventure putassière, religieuse et spirituelle. Jeanne-Françoise prend le temps d’établir ses quatre neveux dans la vie de dealers et fonde l’Ordre Vénérien de la Visitation-aux-Bordels-Sainte-Marie, congrégation destinée aux femmes qui ont exercé la prostitution pendant plus de cinquante ans et qui, lors de leur retraite, sont devenues de santé fragile. Après la mort de saint François de Sales-Kohn, elle maintiendra intacte cette spiritualité vénérienne, surtout la vie vaginale et pubienne, abandonnée à Satan. Pendant 40 ans, elle souffrira de tentations honteuses contre la foi et le foie de veau, mais l’amour des andouillettes et du pied-de-cochon en gelée lui suffisait, écrivit-elle.

« Ah! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d’aimer le Vit, il mourrait d’amour et du Sida, mais il connaîtrait enfin la véritable extase ! ».
Voyageuse infatigable, elle parcourut tous les chemins du Bouthan et du Malawi, avec (en suce) quelques incursions chez Dodo-la-Saumure pour veiller à l’édification des nombreux monastères de la Visitation des Pines, et pour recruter les gourgandines qui les peuplaient. Elle participa activement à la diffusion des ouvrages pornos de saint François de Sales-Kohn et, par ses propres écrits, ou plutôt ses gribouillages, apporta sa contribution à la pensée salace et morbide des titis salésiens. (saints du diocèse d’Annecy)
Durant sa vie de moniale, elle eut pour amies intimes sœur Charlotte qui avait la particularité d’être responsable de la culture des carottes au couvent, et sœur Luce qui s’occupait (fort mal d’ailleurs) de la chasse aux insectes parasites dans la literie du même couvent. Au martyrologe romain, le 12 août, mémoire de sainte Jeanne-Françoise de Chantal de Frémyot de la Motte-Velue, religieuse et ribaude.
Elle mourut à Moulins, d’un chancre mal soigné, le 16 décembre 1641.
Sa devise était noble et philosophique :
« Ne vous retournez jamais sur vous-même. Regardez seulement le Vit et le laissez faire, vous contentant d’être toute sienne en toutes vos actions. »
Bossuet, d’Arras alias Adhémar – 2012(1) = NDLR : Aucun rapport avec hérétique, quoique…

Adhémar – 2012

Commentaire éminemment juridiques sur l’ordre de la succession des présidents des USA

Abordons, une fois n’est pas coutume, cette merveilleuse matière qu’est le droit constitutionnel.

Bon, en fait,  j’y connais rien là-dedans, mais je vais vous parler d’un détail très marrant de la constitution des Etats-Unis d’Amérique. Il s’agit de l’ordre de succession présidentielle.

En gros, aux Etats-Unis, quand le président meurt, tombe dans le coma ou dans la fosse du Pacifique, démissionne, disparaît avec sa maîtresse, ou se fait virer à coups de tatanes par la Chambre des Représentants, le vice-président prend sa place temporairement.

Oui, mais si le vice-président lui-même faillit (sic), qui bosse à sa place ?

Et qui peut remplacer le remplaçant ?

Une liste de 18 remplaçants potentiels constitue l’Ordre de succession présidentielle, avec après le vice-président le président de la chambre des représentants, puis celui du Sénat, puis le secrétaire d’Etat, le Secrétaire du Trésor, ma concierge, la Cicciolina, Ponson du Terrail, la bicyclette à Jules, le pétomane, etc…

Ce petit truc pose en pratique plein de problèmes hyper-marrants, dont le plus important : comment faire pour éviter que les seize ne meurent tous en même temps (de rire) ? Parce que rien, absolument rien dans la Constitution américaine ne permet de parer à l’épuisement de la liste.

La survie des Etats-Unis dépend de la vie des 17 personnes actuellement éligibles au poste de Président (y’a deux postes pas assurés). C’est pour ça qu’il leur est constitutionnellement interdit de se trouver les 17 dans la même pièce, pour une immense partouze, sous la houlette de DSK.  Pour les cérémonies officielles, l’un d’entre eux est tiré au sort (le « survivant désigné ») pour aller se placer en lieu sûr et bouder dans son coin, pendant que les autres risquent la mort tous ensemble…

Je trouve ça super-débile…

Tu l’as dit, bouffi ! (On ne saurait mieux dire !!!)

Adhémar – 2011

Actu-m’en diras tant! Novembre 2012

Posted in Actualités & hors-série on novembre 10th, 2012 by gerard – Be the first to comment

1/ Blagues : A/ En fer et damnation : Monsieur Mittal D’Arcelor vient de décéder et arrive au Paradis. Dieu lui dit : « Avec tout ce que tu as fait en France et surtout en Lorraine, il n’est pas question que je t’accueille au Paradis, va directement en Enfer ».
Trois jours après Satan frappe à la porte du Paradis et se plaint à Dieu:
« Reprends- le, il m’a déjà éteint 3 fours ».

B/ « Moral d’acier et c… d’airain » (expression bien connue) : Le docteur à un patient:
– C’est étrange, vos testicules semblent anormaux, on dirait que le droit est en bois et le gauche en métal! Avez-vous des enfants?
– Oui, deux.
– Vous me rassurez, comment s’appellent-ils?
– Robocop et Pinocchio!

C/ Pape-otage : C’est le pape qui revient d’une visite en Afrique. Il descend de l’avion avec une splendide noire à chaque bras. Seulement, si vous voyez ce que je veux dire, les femmes n’ont pas l’air d’être de très grande vertu…

Le cardinal camerlingue qui le reçoit à l’arrivée ouvre des yeux ronds : – Mais Votre Sainteté, ce sont des putes !!

– Des putes ! des putes ! Oui… Mais de Tanzanie !

2/ Jokes : A/ A nymphomaniac woman goes to a mall to do her shopping and first of all she has to go to the supermarket. Soon enough she gets very nervous because of the turnips, carrots and cucumbers, so she rushes out of the vegetables department, but then she is confronted with big sausages, salamis, etc… She starts sweating and she realizes that she has to leave the premises with just a couple of things, not being able to buy all she needs.

She rushes to the till and pays for the merchandise which is put in two brown paper bags by the 16 year old boy who also carries them for her to the parking lot (as its customary in the US).
Once outside the supermarket the woman tells the boy: « Listen, I’ve got an itchy pussy! »
The boy responds: « Sorry ma’am, but all Japanese cars look the same to me… »

B/ A cruise ship sank and all the passengers made it safely into a tiny sted water. The Captain said, “The only way to survive is by elimination of some of you, so the decision fair is to select passengers in alphabetical order… beginning with the letter A”.

He then announced, “All African Americans must get out of the boat and into the water”. No passengers moved. Next he ordered, “All black people must get into the water”, and again nobody moved. For the letter C he said, “All colored people must leave the boat and get into the water”, and for a third time nobody got out of the boat.

At this time a little black boy looked at his mother and asked, “Mammy, ain’t we African American”? She replied, “No son, today we be niggers… right behind the Mexicans and Muslims”.

Emeline et Adalbert 13

Posted in Oulibouf on novembre 10th, 2012 by gerard – Be the first to comment

XIII

–         Dis-moi, Marco, sais-tu ou se trouve la comtesse Emeline ?

–         Je crois avoir compris qu’elle projetait d’aller en ville et profiter de la foire de Milan pour faire quelques achats.

    Marco est désormais le nom de notre jeune mousse. Il faut préciser que ce brave garçon est né de parents inconnus. Il a été trouvé dans un couffin d’osier sur les marches d’une église et le brave curé souhaitait lui donner pour prénom, celui du saint que l’Eglise célébrait le jour de sa découverte. Malheureusement, on était le dimanche de la « Septuagésime » et il faut avouer que ce patronyme était difficile à porter, mais le prêtre ne s’arrêta pas à de telles contingences, et  la coutume étant, on prénomma ainsi l’enfant inconnu, qui fut dès lors l’objet de moqueries et de quolibets. Hébergé dans divers couvents de Vénétie, il se fit remarquer par une inconduite notoire et une attitude  irréligieuse. Dès ses 12 ans, on lui trouva un emploi de mousse, ce qui débarrassa les religieux d’un  insupportable client.

   C’est Emeline qui proposa  de nommer son protégé :  » Marco », en l’honneur du Saint patron de Venise, et chacun, y compris l’intéressé, trouva ce choix judicieux. Au moins ce prénom faisait de lui, un personnage respectable.

   Après avoir quitté Adalbert, Marco trouva Renata en pleurs sous une tonnelle de l’auberge-relai où nos voyageurs avaient fait halte pour quelques jours.

–         Florian est parti avec la Comtesse Emeline. Je suis sûre qu’il me trompe avec elle.

   Marco tenta de minimiser le fait:

–         Que vas-tu imaginer là ? Ils sont cousins, ils se connaissent depuis longtemps et il est normal qu’ils se retrouvent pour évoquer des souvenirs de famille.

   Marco avait d’ordinaire une imagination plus fertile et les raison avancées pour calmer la jeune fille furent incapables de la consoler. Aussi s’employa-t-il à user de gentillesse pour adoucir son chagrin. Il devint tendre avec elle, caressa délicatement sa main, puis son bras, bientôt son épaule. Il parvint tout naturellement à ses seins dont il ressentait la fermeté à travers le léger  tissu de son bliaud. Renata sembla s’apaiser ; elle appréciait les attentions de ce fidèle ami, et ne trouva pas à redire lorsque ses mains partirent à la recherche de sa peau nue, faisant naître en elle de merveilleux frissons. Ne voulant pas se montrer ingrate, elle s’offrit à lui : il apprécia, elle apprécia, ils apprécièrent. Après un très court interlude, il recommença, elle recommença, ils recommencèrent, ne s’apercevant même pas que durant ces heureux divertissements, le temps avait passé et la nuit commençait à tomber.

   Et pendant que nos jeunes gens se donnaient du bon temps, esseulé, Adalbert Flavien Gaétan de Coucy, décida pour tromper son ennui, de lutiner la femme de l’aubergiste, une accorte mature ayant allumé en son ventre une flammèche qui ne demandait qu’à   s’embraser. Adalbert  ne dédaignait pas les amours ancillaires ; il avait d’ailleurs constaté avec un évident plaisir, que les femmes d’aubergiste possédaient des attraits assez exceptionnels qu’il savait  apprécier : elles avaient pour elles l’expérience qu’apporte la maturité, se montraient souriantes, soucieuses de satisfaire la clientèle ne rechignant pas à laisser apparaitre une gorge pigeonnante pour le plaisir de leurs yeux. Habituées à une cuisine de qualité, elles devenaient avec l’âge un tantinet replètes, ce qui n’est pas somme toute désagréable et les mets épicés leurs conféraient une ardeur qu’un galant apprécie.

    Malheureusement pour lui,  la belle hôtesse à laquelle Adalbert désirait rendre hommage durant la sieste de son époux, était pour l’heure agenouillée, les seins à l’air, prodiguant une buccale caresse  à son marmiton. Il dut, pour calmer sa fièvre,  se contenter d’une insignifiante cuisinière, qu’au passage, il troussa comme le soudard qui sommeillait en lui.

   Dans les jours qui suivirent, Adalbert Flavien Gaétan de Coucy fut d’une humeur massacrante et le voyage se poursuivit dans un calme pesant, chacun ressassant   ses pensées. Florian subodorait une possible liaison entre Renata et Marco ; Renata éprouvait de plus en plus d’attirance pour Marco, qui  de son côté n’osait trop affirmer à ses compagnon de voyage les sentiments profonds qu’il éprouvait pour elle. Florian marquait une certaine retenue vis à vis sa cousine, craignant d’attiser la mauvaise humeur du Comte ; bref il y avait dans l’air de la tension. Seule Emeline montrait de la sérénité et face à la réserve de son époux et de ses amants, elle songeait avec délices au beau chevalier Géraud, aux moments hélas trop brefs qu’ils avaient vécus, se demandant si elle aurait le  bonheur de le revoir un jour ; et de temps à autre pour calmer ses émois, elle n’hésitait pas à s’octroyer un petit plaisir manuel avant de s’endormir.

   Il était temps que l’on parvienne à Turin où une halte de quelques jours avait été prévue, non seulement pour le repos des corps, mais aussi pour organiser le passage des Alpes, chemin obligé pour rejoindre Chambéry puis Lyon. Florian en compagnie de Marco s’employa à la recherche d’une   carriole couverte qui assurerait un voyage dans de bonnes conditions, à l’abri de la froidure  montagnarde. Adalbert profita de son passage dans la cité piémontaise pour rendre visite à quelques amis de longue date, côtoyés sur divers champs de bataille. Quand à Emeline,  soucieuse de sa beauté, elle décida de se rendre aux étuves de la ville pour des soins corporels poussés. 

   A cette époque  médiévale, sans égaler la splendeur des thermes romains d’autrefois,  il existait dans les villes de quelque importance, des lieux d’hygiène où l’on pouvait prendre des bains et se détendre dans des eaux tièdes additionnées de saponaire au pouvoir moussant. Les dames pouvaient se faire pommader le corps avec des onguents et Emeline se sentant le besoin de se refaire une beauté, convia Renata à se joindre à elle.

   Les deux femmes détendirent leurs muscles noués par les longues chevauchées à cheval tout en devisant, Renata s’ouvrant  à la comtesse sur ses interrogations concernant son avenir.

–         Ne te soucies pas de cela. Avec le temps, les choses prendront forme, et pour l’heure, nous sommes ici pour nous faire belles.

   Elles quittèrent le bain et vinrent s’allonger sur un moelleux tapis, situé dans un chaud recoin où un air tiède assécha leurs peaux. Emeline déclina les services d’une soubrette qui venait pour les enduire d’un baume, désirant  se  charger elle-même d’accomplir le massage. Elle répandit donc le liniment sur le corps de son amie et ses mains parcoururent sa douce peau blanche, s’attardant peut-être un peu plus longtemps sur ses seins dont elle constata au passage  la fermeté. Elle titilla avec délicatesse les mamelons,  repensa aux émois qu’elle avait autrefois connus avec Aude, mais n’osa pas, entrainer Renata, jeune encore, dans une relation particulière, qui pourrait la choquer. La seule privauté qu’elle se permit fut une légère claque puis un petit bisou sur ses fesses.

   A son tour, Renata entreprit de masser Emeline. Elle y mit toute  sa ferveur : cette femme à la peau douce, aux formes magnifiques la ravissait et elle prit un véritable plaisir en promenant ses mains sur ce corps admirable, s’attardant longuement sur le triangle velu dont la blondeur s’accordait avec celle de sa chevelure. Il lui vint alors cette question coquine, qu’elle posa en rougissant un peu :

–         Dites-moi Comtesse Emeline, un homme vous a-t-il déjà embrassé… en cet endroit ?

–         Des hommes, certes…

   Et après un moment :

–         Et des femmes également.

–         Des femmes ?

   Pour toute réponse, la Comtesse fit découvrir à Renata un aspect du plaisir qu’elle ignorait encore.

   Et pendant ce temps-là, Adalbert Flavien Gaétan de Coucy visitait, avec son ami Angelo Tari, les lieux interlopes de la cité turinoise.

***

–         Caro mio, signore Adalberto,  che piacere di sentirlo tra i miei seni !

   Ainsi s’adressait à Adalbert Flavien Gaétan de Coucy une jeune femme, pensionnaire d’une maison de bienfaisance pour hommes esseulés, dans laquelle son ami Angelo Tari l’avait introduit. Nantie d’une opulente poitrine, elle avait pris l’habitude d’accueillir entre ses volumineux seins, les sexes masculins qu’elle entourait et  caressait par des mouvements de va et vient fort plaisants : en d’autres termes, elle gratifiait ses clients d’une bonne branlette avec ses opulents nichons.

  Cette professionnelle de l’Amour, mettait son art au service des hommes de bonne famille et lorsqu’ Adalbert évoqua son éphémère royauté, elle n’hésita pas à peaufiner sa technique afin de lui laisser un inoubliable souvenir. Et de fait, le souvenir fut si réel qu’il n’hésita pas, par la suite à reproduire cette aimable fantaisie avec son Emeline. Celle-ci apprécia la nouveauté se réservant de la renouveler à l’occasion de diverses rencontres.

   On quitta Turin, et les femmes profitèrent du passage à la Sacra di San Michele, célèbre abbaye piémontaise, pour trouver un confesseur bienveillant à qui avouer quelques peccadilles. Le bon moine morigéna les pécheresses avec cependant beaucoup de retenue, car il connaissait lui-même la rudesse des tourments de la chair, et se montra conciliant quant à la pénitence qu’il infligea : quelques dizaines de patenôtres firent l’affaire.

   Les cols alpins traversés, on se dirigea vers Chambéry, capitale de la Savoie où le comte accueilli nos voyageurs avec de grandes marques de sympathie et dans l’allégresse, car on allait fêter l’adoubement de son fils Humbert. Ce fils était en fait un enfant adultérin né à l’époque de sa folle jeunesse, et, comme cela était souvent le cas à cette médiévale époque, on était attentif à ces enfants naturels en  les établissant.  C’est ainsi que le jeune Humbert, dès l’âge de 10 ans avait été confié au comte de Genève, pour suivre un entrainement ayant pour but d’en faire un chevalier. En ce jour, dernière phase de l’initiation, on allait lui remettre ses armes après qu’il eut prêté serment de se conduire en brave petit guerrier chargé d’occire les vilains méchants auxquels il s’affronterait.

   Emeline constata que cet Humbert était fort  joli garçon, comme peuvent l’être les enfants de l’Amour, et elle ressentit au tréfonds d’elle comme un chatouillis révélateur d’une grande envie  de jouer les initiatrices avec ce damoiseau.  Elle s’en ouvrit à Renata qui fit grise mine en en apprenant cette envie et réagit aussitôt de façon énergique : 

–         Je vous en prie Comtesse Emeline,  n’allez pas me ravir mon  amoureux !

–         Ton amoureux ? Ai-je bien entendu ?

–         Vous avez très bien compris. A peine l’ai-je aperçu que mes sens en ont été bouleversés et j’ai ressenti des sensations jusqu’alors inconnues. J’ai vite compris à ses regards insistants que je ne lui étais pas indifférente.

–         Et alors ?

   Renata resta muette, mais un sourire coquin fut une réponse sans équivoque quant aux rapports qui s’étaient établis entre les deux jeunes gens.

   Il y eut quelques secondes de silence, avant qu’Emeline ne pose la question qui  lui taraudait l’esprit :

–         Vous avez …

–         Oui… nous avons…. Et je dois dire qu’Humbert, chez le Comte de Genève, n’a pas seulement appris l’art de la guerre ; en amour c’est un véritable héros apte à toutes les fantaisies depuis la montée à l’alpage jusqu’à  la galipette savoyarde ; rien que d’y penser, j’en suis toute remuée.

   Emeline comprit qu’elle avait raté une magnifique occasion. Le soir, lovée contre son époux, elle quémanda quelques éclaircissements sur la montée à l’alpage et la galipette savoyarde. Malheureusement, Adalbert fut incapable de lui fournir la moindre lumière sur ces positions amoureuses ; par contre, il s’inquiéta de ces demandes  hors de propos pour une honnête femme, aussi lui fournit-elle toutes les explications qu’il  était en droit d’attendre à ce sujet. Et les choses allant ils devisèrent longuement sur l’aventure de ces deux tourtereaux, y voyant peut-être un mariage possible  qui pourrait satisfaire les deux partis.

   Tout en parlant, Emeline avait pris entre ses douces mains, le sexe de son époux, qu’elle flattait par de subtils mouvements de va et vient. Et avant que l’irrémédiable ne se produise, Adalbert la mit en garde :

–          Ma douce, vos doigts câlins font de telles merveilles, que sous peu, notre couche en sera toute maculée.

–         Qu’à cela ne tienne, très cher époux, je connais un moyen d’éviter de tels inconvénients.

   Et une fois de plus la bouche d’Emeline  fit merveille. Malheureusement, pour elle,  Adalbert comblé fut submergé par le sommeil, la laissant  sur sa faim. Elle aurait pu, par une petite séance d’auto satisfaction combler  ce manque, mais préféra quitter sa chambre à la recherche d’une bonne âme capable  d’apaiser ses désirs. Alors qu’elle parcourait les couloirs à la lueur d’un chandelier, elle croisa son cousin Florian qui s’en revenait, à n’en pas douter, d’une petite partie fine en compagnie de joyeuse luronnes.

–         Ma cousine, que fais-tu donc en cette heure tardive dans cette coursive ?

–         Et toi, cher cousin, il  me semble que tu regagnes bien tardivement tes appartements.

–         Effectivement… J’ai rencontré une très aimable dame d’atours de la comtesse de Savoie et  nous avons échangé quelques propos.

–         Uniquement des propos ?

–         Cousine, serais-tu devenue jalouse ?

–         Non point, cher cousin, mais je constate, depuis quelques temps, une certaine indifférence de ta part  à mon sujet, et je dois dire  que cela me navre.

–          Allons ma belle, tu sais pertinemment que des liens très forts se sont tissés entre nous et si les circonstances ne nous permettent pas toujours les rapprochements que nous souhaiterions, il n’en reste pas moins….. Mais ne restons pas dans ce lugubre couloirs, allons dans ma chambre poursuivre cette conversation.

   Emeline et Florian se retrouvèrent dans une pièce, exiguë peut-être, mais joliment parée de tentures écarlates, et  derrière un lit couvert de fourrures, une tapisserie donnait une note claire à ce lieu charmant. Une cheminée dans laquelle se consumaient quelques bûches de sapin, apportait la tiédeur  indispensable en cette période automnale.

   Les deux cousins, qui n’avaient pas eu l’occasion de ce moment d’intimité, depuis quelques temps, furent heureux de se retrouver, de pouvoir converser de tout et de rien, de se donner des marques de sympathie, faites de serrement de mains, de furtives caresses, de baisers légers, qui au fils des minutes devinrent plus prononcés, plus intimes, plus savoureux, produisant bientôt  un fulgurant effet et la folle envie de se donner l’un à l’autre. Ils se retrouvèrent nus sous les douillettes fourrures du lit échangeant frôlements et caresses, prélude à des ébats passionnés durant lesquels ils s’adonnèrent aux plus folles fantaisies et aux plus extravagantes positions. Cette nuit-là, Florian se montra particulièrement entreprenant  et fit montre d’une grande originalité, n’hésitant pas  à user de toutes ses nouvelles connaissances en la matière.

   Et Emeline connut enfin le délirant orgasme que lu procura la galipette savoyarde.

Raimondo (à suivre) – 2012

(*)  Nos lecteurs constateront que Raimondo fait preuve, une fois de plus,  de  sa grande culture. On pense d’ordinaire que telle gâterie a une origine ibérique ; que nenni : l’idée de cette savoureuse cajolerie naquit par-delà les Alpes dans la botte italienne. Qu’on se le dise. (Note de l’éditeur)

Nous sommes tous divins…

Posted in BombayTV on novembre 1st, 2012 by gerard – 3 Comments

C’est d’une logique implacable:

http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-f6fdd7c76fba6cea9e785cc4fbf64487.html

Bon, le clip, c’est fait!
Parlons maintenant de notre anniversaire: Eh oui braves gens, ce soir cela fait quatre ans que vous devez subir les « méga-connitudes » (dirait Ségolène!) d’un quatuor de déjantés plus que matures.
Avant 2008, Adhémar et moi échangions par mails un tas de bêtises peut-être pas d’un niveau élevé, mais en tous cas la qualité première de cette correspondance était que c’était 100% de notre cru.
J’avais bien en tête de faire partager, un jour ou l’autre, ces sottises mais l’écueil de la faisabilité disons « technique » de la chose me paraissait insurmontable. Et c’est alors que le soleil se leva sur les ténèbres de mes capacités « webistiques »!  La providentielle Fefaine m’ouvrit largement les portes de son blog pour que je puisse m’épanouir. Elle fit bien mieux que ça en me conseillant, en répétant cent fois des consignes que mon intellect de littéraire ne pouvait absolument pas intégrer, en corrigeant mes nombreuses erreurs, en faisant même le boulot là où je calais lamentablement… et j’oublie sans doute bon nombre de bonnes choses que cette gentille amie belge accomplit encore pour moi, c’est à dire pour vous. Sans elle, Gigaproduction n’aurait jamais vu le jour, merci encore à cette informaticienne hors-pair.
Avec Adhémar, on s’est donc mis au travail (je rappelle que c’est son nom « de plume », mais son prénom est quasiment tombé en désuétude puisque je l’ai toujours appelé ainsi). Au début, il n’y avait que les clips en début de mois et un unique article vers le 15.
Puis il y a eu l’intervention de mon pote d’il y a longtemps: Michel. Il m’a permis d’étoffer un peu le blog avec son drôle de Néodico rempli de spirituels mots-tiroirs.
Tout ça ronronnait gentiment, mais il y avait peu de grain à moudre malgré une nouvelle insertion, le 10 du mois, des photos d’actualité détournées par Adhémar et moi.
La venue dans l’équipe de Raimondo nous a bien soulagé. Grâce à lui, on pouvait désormais envisager une programmation à deux mois, voire davantage. Ne fut-ce qu’avec  son roman-feuilleton « Emeline et Adalbert », on peut voir s’éloigner le spectre de rester « sec » un jour prochain.
Merci donc à ces fidèles compagnons qui assurent, avec tant d’amitié, la pérennité du site!
Merci surtout à toi, lecteur assidu ou occasionnel, qui nous fais le grand plaisir de venir visiter Gigaproduction!

Evasion fiscale

Posted in BombayTV on novembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
Elle n’a certainement pas « free », mais elle a tout compris:

La police est compréhensive

Posted in ClassicTV on novembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
Allez, mon bon monsieur, les flics sont de braves gens!

Une belle belle-maman

Posted in BombayTV on novembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
C’est sûr qu’une perle comme celle-là, il ne faudrait pas la rater:

Demain j’arrête…

Posted in ClassicTV on novembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
Boire, c’est mal!

Connaître ses limites

Posted in BombayTV on novembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
Un tantinet macho, mais c’est pour la bonne cause: