Archive for mars, 2013

Raimondorama 08

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2013 by gerard – 1 Comment

Je sais que vous êtes friands des célèbres « Artisanes insanes de nos villages » de Raimondo. Alors, let’s go!gifneige

Métella la concierge

Que ce soit le matin ou que ce soit le soir

Ou dans les escaliers ou bien dans les couloirs

Cette accorte concierge aux appâts confirmés

Charmait  tous les garçons de la propriété.

Lorsqu’ils la rencontraient et qu’un œil aguichant

Leur faisait une invite d’un air attendrissant,

Ils ne refusaient pas de lui rendre un hommage

En posant une main ravie sur son corsage,

Et  ne négligeaient pas une opportunité

Pour  faire une tendresse au fastueux fessier

Ondulant de plaisir à cette gâterie

Qu’elle acceptait toujours de son air réjoui.

Il arrivait parfois que dans les escaliers

Si par obligation elle était retournée,

Qu’un  garçon plus coquin et sans trop de pudeur

Simule une levrette avec beaucoup d’ardeur

Et même quelquefois de ses mains empressées

Titille ses tétons avec dextérité.

Alors pour remercier ce garçon intrépide

Elle offrait  une bouche à son membre turgide

Et ne rechignait pas à poursuivre   sans cesse

Jusqu’au ravissement, jusqu’ à la folle ivresse,

Jusqu’au moment bénit qui arrive toujours

Lorsque l’on a franchi le point de non-retour.

Que ce soit le matin ou que ce soit le soir

Ou dans les escaliers ou bien dans les couloirs,

Elle était tous le jour sans jamais rechigner

Au service des gars de la propriété.

Oui, mais il arriva que des esprits grincheux

Soucieux de bienséance se montrèrent fâcheux

Semant le discrédit  sur les agissements

De cette indigne femme aux gestes impudents.

Elle quitta les lieux laissant déconcertés

Tous les adolescents qui savaient l’apprécier.

Nul n’a jamais revu cet ange généreux

Dont la sollicitude avait fait tant d’heureux.

On m’a dit, mais enfin est-ce la vérité ?

Qu’en un bois parisien  on peut la rencontrer,

Prodiguant  avec soin  aux nombreux soupirants

La faveur inouïe de ses doigts caressants

Ou la valse endiablée  d’une langue vorace

Dont le chatouillement se révèle efficace.

Et l’on m’a dit aussi, le ciel m’en est témoin,

Que pour la retrouver en s’en vient de très loin.

 

Braves gens si parfois vos pas  vous  mènent là

Demandez à la voir, son nom est Metella!

En hommage à Meilhac et Halévy les heureux paroliers d’Offenbach.

Raimondo – 2012giffumée

Innocente Ninon 

La petite Ninon étant fille très sage

Garda assez longtemps son précieux pucelage

Mais il vint un moment ou son corps exigeant

S’en vint à quémander les faveurs d’un amant

Elle avait bien parfois de ses mains caressantes

Trouvé quelques bienfaits et quelques complaisances

Mais ce succédané qui calmait ses ardeurs

Se révéla bientôt d’une extrême fadeur

Elle voulait éprouver bien d’autres privautés 

Que procurent les hommes en toute intimité.

Son ami Jérémie à qui elle s’adressa

La laissa sur sa faim car ce grand échalas

Préférait les ébats avec d’autres garçons

Que les joyeusetés que proposait Ninon.

Et quand à son voisin, encor rempli d’acné,

Il ne semblait pas apte à la faire exulter.

Elle n’osait cependant auprès de la famille

Se montrer avenante, aguicheuse et gentille

Mais il  faut avouer que l’oncle Sébastien 

Avait très fière allure et Ninon aurait bien

Succombé aux attraits de ce charmant tonton

Lui offrant la candeur de son très joli con.

Mais la tante veillait, connaissant son époux 

Elle lui mettait très fort la bride sur le cou

Et ne le laissait pas s’approcher de trop près

D’une adorable nièce aux généreux attraits.

Elle pensa un moment au copain de sa sœur,

Un très bel apollon au sourire enjôleur

Dont elle eut volontiers accepté les caresses

Se laissant emporter dans une folle ivresse.

Elle songea aussi, sans trop se l’avouer

A  certains professeurs qui la faisaient rêver

Et même au proviseur frisant la cinquantaine

Qui devait à coup sûr adorer les fredaines.

Mais ces rêves insensés ne virent point le jour

Et Ninon resta vierge, seule et privée d’amour

Jusqu’au moment béni où au bal des pompiers

Elle fut élue leur reine à l’unanimité.

Et c’est de ce jour-là que cette fille sage   

Perdit avec bonheur son précieux pucelage

Et que du Capitaine au plus humble gradé

La caserne apprécia l’honneur de la combler.

Raimondo – 2012gifpluie

Le bazar de Stéphanie

Oui, cette femme-là avait un joli cul

Ses seins également ne m’avaient pas déplu ;

 Comme elle avait aussi un sourire enjôleur,

La belle Stéphanie  faisait battre mon cœur.

Au village elle  tenait un modeste bazar

Où elle vendait de tout, des tissus des foulards,

Mille brimborions et autres affiquets,

Des jouets, des babioles et des colifichets.

J’allais souvent la voir et lui faisais la cour

Débitant des poèmes et quelques beaux discours

 Mais mes propos galants très loin de la ravir

Ne semblaient pas l’atteindre et lui faire plaisir.

Aussi durant des mois j’ai vainement cherché

Pourquoi tous mes propos ne l’avaient pas touchée.

Et un soir j’ai compris, quand je vis arriver

Une élégante dame aux blonds cheveux cendrés

Qui la prit dans ses bras et baisa longuement

Une bouche goulue qui s’offrait galamment.

De loin je les ai vues et leurs doux frôlements

M’ont appris la teneur de leur secret penchant.

Je les imaginais dans leur intimité

Echangeant des caresses et de tendres baisers

Parcourant çà et là de leurs doigts fureteurs

Un corps à la peau douce et  aux tendres rondeurs,

Pour se perdre bientôt en des recoins charmants

Et crier de bonheur en un long feulement.

 

Je maudissais alors le ciel d’être banni

Du désir de ces femmes ayant d’autres envies.

Raimondo – 2012gifbuée

 La boutique de Mode de Rosalie

Ce jour-là Rosalie refaisait sa vitrine

Et sur ses mannequins ajustait les dessous,

Faits de nylon soyeux ou de gaze très fine

De tissu satiné et de coton très doux.

Rosalie en effet vendait des lingeries,

Des nuisettes des bas et des sous-vêtements,

Ces effets de dentelle que par coquetterie

Une femme se pare avec ravissement,

Afin de réveiller des hommes les ardeurs

Et leur donner l’envie lors des doux jeux intimes

D’être les conquérants et farouches jouteurs

Capables en ces moments de se montrer sublime.

Comme elle contemplait le travail accompli

De son regard critique et d’un œil avisé

Un client vint la voir et galamment dit :

 » Oh combien j’aimerais admirer ces parures

Si je pouvais les voir sur votre blanche peau

Et contempler ainsi les gracieuses courbures

Et le galbe troublant de votre corps si beau « .

En entendant ces mots et ces doux compliments

Rosalie fut touchée bien plus que de raison

Elle se dévêtit alors très lentement

Otant son chemiser et son blanc cotillon.

Elle apparut alors tout simplement parée

De ces doux ornements qui masquent la pudeur

S’offrant sans hésiter à cet homme empressé

Afin de quémander un intime bonheur.

Longtemps il effleura les deux  seins opulents

Dont les tétons avides exigeaient des caresses

Mais il se délecta aussi en étreignant

Les contours gracieux de ses très rondes fesses.

Et quand il s’immisça dans son intimité

Avançant au plus loin son membre turgescent

Elle cria son plaisir et sa félicité

Se pressant contre lui alors passionnément.

 

Ils joutèrent ainsi au gré de leurs envies

Variant les figures sans jamais se lasser

Et depuis ce jour-là la belle Rosalie

Ne cherche plus l’amour qu’elle a enfin trouvé.

Raimondo – 2012 giflecture

 Rosette l’épicière

Rosette ce soir-là après longue journée

Dedans son bain moussant venait se délasser.

Elle avait sans compter dans son épicerie

Servi nombreux clients avec sa bonhomie,

Et sur les étagères, aligné les réserves,

Les boites de gâteaux ainsi que les conserves.

Alors pour délasser ses muscles fatigués

Dans son grand jacuzzi elle se laissait masser.

Ayant fermé les yeux, son esprit rêvassant,

Rosette imaginait qu’un beau prince charmant

Etait là auprès d’elle et que ses douces mains

Caressait les rondeurs de ses généreux seins.

Comme le fit Perrette autrefois dans la fable

Elle mima à son tour l’image délectable

Qu’elle  créait en pensée avec ravissement.

Ses longs doigts empressés se mirent en mouvement,

Effleurant des tétons qui aussitôt durcirent

En créant ce frisson prélude à un délire.

Puis, lorsqu’ils s’égarèrent en quelque chaud recoin

Son corps fut submergé par un doux va et vient

Qui provoqua alors ce très bienfaisant spasme

Annonçant pour bientôt l’arrivée d’un orgasme.

 

Ce soir-là, son époux ne sut jamais pourquoi

Rosette  ressentit avec lui tant d’émoi.

Raimondo – 2012

Actu-m’en diras tant Mars 2013

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2013 by gerard – Be the first to comment

Vous êtes gâtés! Grâce à une actualité très chevaline, on dépassera allègrement ce mois-ci l’habituelle dizaine d’images.

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

1/ A Mali, Mali et demi: Le Grand Piège à c…! Les armées africaines des pays de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest  (CEDAO), qui devraient être chargées de la reconquête du Nord-Mali, n’ont aucune valeur militaire. Armées à grand frais par la France, elles ne servent qu’à fomenter des coups d’Etat pour augmenter leur degré de corruption ( qui inclut un important trafic de drogue à destination de l’Europe). Avez-vous vu, à la télé, ces grands c… faire un gaspillage incroyable de munitions en tirant n’importe où, sans viser, au petit bonheur la chance? On vient de se fourrer dans un merdier inimaginable!

2/ Le populaire populiste Jean-Pierre Pernaut, 62 ans, a fêté le 22 Février ses 25 ans de niaiseries au JT de 13h: Un quart de siècle que ça dure : Ouverture sur la météo, une partie actualité expédiée en un temps record et de préférence avec un minimum d’infos internationales, avant un voyage au long cours dans les régions de France. On dit qu’il fut catastrophé le 11 Septembre 2001 de devoir parler de l’effondrement des tours du World Trade Center et non des sujets qu’adorerait la France profonde (la fabrication des passe-lacets en Haute-Corrèze, le dernier pétomane du Finistère, le Printemps à Mons-en-Bareul ou l’inauguration de la statue d’Elzéard Cagobraille, poète du Félibrige, à Cucuron…)

3/ On n’est pas dans la m…: Sa Majesté britannique a la gastro (trop de lasagnes hippophagiques maybe?). A force de faire des bouses sur TF1, Véronique Genest (qui veut se lancer en politique) fait un lapsus révélateur sur ce qu’elle est vraiment:

http://www.voici.fr/news-people/actu-people/video-veronique-genest-je-suis-une-sorte-d-etron-libre-485471/(page)/1

Effectivement, tout ça ne manque pas de selles!

4/ Quelques remarques iconoclastes: * Il est impossible de faire 10 000 pompes par jour, sauf si vous êtes un enfant chinois dans une usine Nike… (ou Rachida Dati maybe?)

* Ta mère, elle est tellement vieille qu’elle a un exemplaire de la Bible dédicacé.

* Jésus-Christ devrait être un exemple pour tous:  Même en mauvaise posture, il n’a jamais baissé les bras.

* Aretha Franklin n’a jamais voulu épouser Sean Connery. Elle ne voulait pas s’appeler Aretha Connery.

Emeline et Adalbert 15

Posted in Oulibouf on mars 10th, 2013 by gerard – Be the first to comment

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XV

     Rien ne va plus dans la caravane royale. Le roi  a dormi seul durant la nuit précédente et ne décolère pas de la disparition d’Emeline. Il affiche sa mauvaise humeur auprès de son Grand veneur qui n’en peut mais, ne sachant pas ce que son épouse est devenue. Florian suggère au souverain de lui trouver une accueillante baronne ou une soubrette délurée, afin de calmer ses ardeurs. Le roi a esquissé une vague moue dans laquelle son entourage a cru déceler un sourire, mais sa mauvaise humeur persiste et il décide finalement de reprendre la route de Paris où l’accouchement de la reine est imminent.

   Et voilà qu’apparait Emeline ; elle est  en pleurs et ses vêtements souillés attestent qu’une mésaventure lui est advenue :

–         Sire mon roi, j’ai été enlevée par l’infâme Birgit et ses sbires Boubrain et Dugour  qui m’ont séquestrée durant la nuit pour se venger de mon époux qui avait organisé  la chasse à courre pour vous divertir.

–         Ma pauvre Emeline, j’en suis tout marri.  Ces malandrins seront châtiés comme il convient. Florian mon ami, occupez-vous en, et corrigez moi ces malotrus sur le champ. 

   Voilà comment Emeline conta l’histoire.

   On l’aura compris, il n’y avait pas une once de vérité dans ce récit. Comme prévu elle avait,  en compagnie d’Aude,  passé de délicieuses heures  durant lesquels les deux amies, heureuses de renouveler les doux instants qu’elles avaient connus autrefois, se donnèrent l’une à l’autre.

   Ah quelle nuit ! Que de folies, que d’extases, que de cris d’amour, que d’orgasmes, que de gémissements témoignant d’une réelle fusion de ces deux femmes. A peine se retrouvèrent-elles nues sur la couche douillette que…

Stop!

 En ma qualité d’éditeur je suis au regret d’arrêter ici le  récit de Raimondo. Lui qui d’ordinaire sait nous émerveiller par sa  prose raffinée et son verbe délicat, s’est soudain lancé dans une description d’un érotisme torride dont la salacité aurait valu au siècle dernier les foudres de la censure et en des temps plus anciens, la relégation dans l’enfer de la bibliothèque vaticane. Il me parait indispensable, de maitriser la verve scripturale de cet auteur dont je veux bien excuser pour cette fois  les égarements, me contentant de   supprimer un scabreux paragraphe.  Certains fâcheux me reprocheront peut-être de jouer les censeurs ; si tel était le cas, je leur conseille de consulter des sites appropriés : sucelamoi.com ou faismoijouir.fr, qu’il m’arrive de parcourir à l’occasion. Cette mise au point faite, je laisse la parole à Raimondo pour la suite de son récit.  (Dixit l’éditeur) Note du vrai éditeur : Non, mais ça va pas la tête ! Voilà-ti pas que l’ami Raimondo se fait les demandes et les réponses. Et qu’il me met en cause. Moi, petit être fragile et dévot, qui ne fréquente que vatican.com, témoignagechrétien.org et lepèlerin.fr )

   Au petit matin les deux amies se quittèrent, souhaitant se revoir dès que possible pour de nouvelles aventures et d’autres délicieuses expériences. On connait la suite : Emeline conta ses balivernes, Florian se mit à la recherche de l’infâme Birgit et ses comparses. Quant au roi, il partit à bride abattue vers la capitale au chevet de sa parturiente épouse. Il arriva à temps pour entendre le premier cri d’un  garçon plein de vie ; cette naissance acheva d’estomper la mauvaise humeur qu’il avait éprouvé toute la journée. Enfin un héritier ! Enfin un prince apte à régner après lui et comme lui, destiné à gouverner le beau royaume de France et mener les troupes au combat.

   Le souverain décida de fêter dignement cet heureux évènement et  il jeta son dévolu sur  une des dames d’honneur de la reine, pour lui tenir compagnie durant la nuit et lui apporter une salutaire  détente.  Il avait volontairement écarté Emeline et tout porte à croire que le règne de notre héroïne  avait pris fin ; aussi ce soir-là  regagna-t-elle la couche conjugale où les deux époux connurent de mémorables retrouvailles. Car au fond, malgré leur vie dissolue, une véritable complicité unissait ces deux êtres, faite comme les mouvements de flux et de reflux d’une mer, qui reste toujours la même, malgré son éloignement de la côte au gré des marées. Ce soir-là, Adalbert et Emeline firent l’amour avec passion : cela ne leur était pas arrivé depuis longtemps, et ils apprécièrent ces retrouvailles à leur juste valeur, n’hésitant pas à mettre toute l’originalité dont ils savaient faire preuve.  Ils s’endormirent dans une béatitude qui laissait apparaitre que tous deux ne faisaient qu’un.

Quant à Florian, selon les ordres de son souverain, il s’en fut à la recherche de Birgit. Il eut tôt fait de l’apercevoir au bord d’une rivière, mollement allongée sur l’herbe de la rive ; nue, elle devait se sécher, sans doute après un bain, sous les chauds rayons d’un soleil parvenu à son zénith. Cette sublime vision ne put laisser Florian indifférent et son cœur battant un peu plus fort il sentit en son corps de patentes  transformations, préludes d’ordinaire, à des jeux coquins. Birgit constatant le phénomène eut un sourire d’envie et une main tendue ;  c’était de toute évidence une invite discrète à faire plus ample connaissance avec ce beau chevalier. Point d’inutiles paroles, on aborda les choses sérieuses et l’on se donna du bon temps.  Birgit promena sur le corps dénudé de Florian ses longs cheveux blonds, faisant naitre de savoureux frissons. Florian révéla à Birgit les secrets de la joute forestière et ceux de la cavalcade bellifontaine. Bientôt les frondaisons environnantes résonnèrent de langoureux « aaaaaaaaaa..!! » de plaisir exhalés par les deux amants, qui n’hésitèrent pas à renouveler à plusieurs reprises leurs prouesses.

   Reprenant leur souffle, ils devisèrent ; Florian se rendit compte alors que sa cousine avait menti effrontément et que ni Birgit, ni ses comparses n’étaient responsables de son absence nocturne. Certes il cacherait à tous cette nouvelle mais se faisait fort de connaitre un jour les raisons profondes qui avaient conduit Emeline à conter pareilles sornettes.  Il caressa une dernière fois la généreuse croupe de sa compagne, s’attarda également sur les rondeurs de son buste, regrettant  de ne pouvoir prolonger plus longtemps ces délicieux instants puis enfourcha son cheval pour rejoindre la caravane royale.

   En cours de route, il rencontra Boubrain et Dugour ; certes ils n’étaient pas coupables, mais finalement, pour obéir aux ordres du roi qui demandait un châtiment, il les bastonna vertement. Ces pauvres bougres, qui ne comprirent pas la cause d’une telle vindicte,  s’en tirèrent avec de multiples contusions, mais Florian, l’esprit soulagé d’avoir fait son devoir, poursuivit sa route vers Paris, l’âme en paix.

   En parvenant aux portes de Paris, il perçut derrière lui, le galop d’un cheval ; il constata alors que ce cavalier était en fait, une cavalière et qui plus est, une religieuse, qui s’arrêta à sa hauteur. D’une voix où perçait un rien de moquerie, elle s’adressa à Florian :

–         Votre belle amie Birgit m’a permis de retrouver votre trace. De vous à moi, j’ai crus comprendre  que vous lui avez fait grand effet.

–         Et, toute plaisanterie mise à part, concernant mes rapports avec cette femme, pour quelles raisons teniez- vous à retrouver ma trace ?

–         Parce que j’ai un message pour vous qui êtes à la recherche de Marco. A l’occasion si vous revenez en Bourgogne, allez présenter vos hommages à la duchesse et demandez-lui de vous faire connaitre sœur Bénédicte.

–         Puis-je savoir au moins…

   Il n’eut pas le temps d’en dire davantage ; la nonne éperonnant sa monture, s’éloigna au galop et disparut laissant derrière elle un effluve que Florian ne reconnut pas sur  l’instant mais qui ne lui était pas inconnu.

 *

*         *

   Le roi de France  a retrouvé son palais parisien. En bon roi, il prend chaque matin connaissance des dépêches venues des divers points du royaume, qu’apportent de  nombreux hérauts affectés à l’administration royale. Comme tous ses prédécesseurs, il veille à la croissance de son  pays et à la renommée de la lignée capétienne, par une attitude responsable face à la gestion des affaires. Tout à l’heure, les hérauts repartiront, afin de faire connaitre dans les fiefs de la couronne les décisions royales.

   Adalbert Flavien Gaétan de Coucy, en sa qualité de Grand Veneur, a décidé de parcourir  les forêts proches de la capitale, de  l’Orléanais à la Picardie et se tiendra prêt à organiser une chasse, au gré des désirs  de son roi.  Emeline ne l’a pas suivi et n’ayant plus de raison de rester auprès du souverain qui a définitivement tourné la page de leur passagère intimité. Elle a décidé de regagner son château qu’elle a quitté depuis de longs mois afin de s’y ressourcer.

   Avant son départ, elle a revu  Florian qui  a bien sûr tenté d’en savoir plus sur son escapade nocturne, mais Emeline n’a pas pipé mot, malgré l’insistance  de son cousin. Elle lui simplement lâché cette phrase sibylline, avec un coquin sourire :

–         A l’occasion, tu le sauras un  de ces jours.

   Ils se sont séparés après quelques légers frôlements. Elle offrit ses lèvres qu’il goûta avec ravissement  mais à son grand regret, ce fut la seule privauté à laquelle  il eut droit ce jour-là.

   Emeline retrouva son château avec un évident bonheur. Aglaé, sa fidèle servante, courut  vers elle pour l’accueillir et  lui  tomba dans les bras contenant difficilement des larmes d’émotion.

–         Ma reine, vous voici enfin de retour.

–      Je t’en prie, il y a belle lurette que je ne suis plus reine, même s’il m’est arrivé de jouer les reines de la nuit, à plusieurs reprises.

–         Entendez-vous par là, comtesse que votre vie intime…

–         Ne sois pas inquiète, tout est redevenu parfait de ce côté-là et depuis longtemps je n’ai plus besoin de potion magique pour atteindre le septième ciel et faire grand bien autour de moi.

   Bientôt Emeline vit venir vers elle Renaud accompagné d’Albine, qui tenait par la main un bébé au pas encore hésitant. On se souvient que l’écuyer d’Adalbert Flavien Gaétan de Coucy avait décidé de ne pas s’en retourner en Terre Sainte pour demeurer auprès de son amie enceinte.

–         Bienvenue chez vous comtesse ; il nous tardait de vous revoir  en ces lieux bien tristes en votre absence. Nous sommes ravis de vous  présenter le plus jeune de vos sujets, le petit Arnoul.

   L’enfançon tendit les bras vers cette belle dame, savamment vêtue d’habits faits étoffes chatoyantes,  le cou paré d’un collier de pierreries. Emeline, émue de cette attention le prit dans ses bras, le serrant très fort contre elle, songeant sans doute aux joies de la maternité qu’elle n’avait pas connues.

   Renaud et Albine avaient maintenu les lieux en parfait état ; que ce soit dans les jardins ou les diverses salles du château, tout avait été entretenu ou rénové avec un goût certain et il va sans dire que la comtesse fut ravie des services de ces dévoués serviteurs qu’elle félicita chaleureusement. Avant de passer à table, elle se donna le temps de se détendre dans les étuves du château regrettant qu’un beau galant ne soit pas près d’elle pour lui laver le dos. Tout naturellement elle se remémora les instants heureux qu’elle partagea autrefois avec Guillaume et décida de l’aller voir au plus tôt.

   Dès le lendemain, elle  lui rendit visite  à l’étude notariale qu’il avait reprise à la suite de son père. Les deux amis fêtèrent avec ivresse leurs retrouvailles ; point ne fut besoin de réfléchir longuement pour retrouver les gestes d’autrefois et mirent un point d’honneur à imaginer diverses fantaisies pour se donner du plaisir. Ils ne prirent pas garde, qu’à tout moment, quelqu’un pouvait, attiré par de bruyants « Aaaaaaaaaaa… » de jouissance, pénétrer en l’étude. C’est d’ailleurs ce qui se produisit, le jeune clerc qui travaillait dans une pièce voisine, craignant que son maitre ne soit pris d’un malaise, entra et  surprit les amants en un moment capital.

–         Tout va bien Maitre ?

–         Fous-moi le camp, je t’ai déjà dit de ne pas me déranger lorsque je suis avec un client.

   Le ton était sans réplique et le pauvre garçon se retira tout penaud, honteux de son intervention inopinée qui lui vaudrait tôt ou tard une bonne  bastonnade patronale, suivant la coutume de la maison.

   Emeline sortit ravie de son entrevue avec Guillaume qui lui avait apporté la détente et la sérénité indispensables à son équilibre. En quittant la riche demeure du notaire, elle croisa Guillemette,  la sœur de  Guillaume. Celle-ci avait perdu le sourire moqueur qu’Emeline lui connaissait autrefois, et c’est au bord des larmes qu’elle sollicita une entrevue avec notre comtesse. Les deux femmes se retrouvèrent donc dans un des petits salons du château et là entre deux sanglots, la jeune fille se confia, expliquant l’angoisse qui l’étreignait à la veille d’un mariage forcé avec un vieil homme, veuf, cacochyme, mais riche comme crésus et acceptant de l’épouser sans dot.

–         Ma pauvre Guillemette, tel est l’injuste sort des filles de bonne famille que l’on marie au gré des intérêts.

–         Mon Dieu comtesse, vous avez l’air de trouver cela normal !

–         Certainement pas ;  je  me borne à constater la méprisable habitude des pères qui préfèrent les considérations  financières au le bonheur de leur enfant.

–         Et que peut-on faire pour éviter l’injuste sort qu’on nous réserve ? Ne serait-il pas préférable de consulter les jeunes filles sur leur désir  au lieu de les livrer comme des génisses au Minotaure.

–         Voudrais-tu dire que ton cœur a fait un autre choix ?

   Effectivement, Guillemette, depuis sa tendre enfance était amoureuse de Roland, le fils cadet du meunier. Ils avaient partagé les jeux innocents de l’enfance, puis au fur et à mesure qu’ils avançaient en âge, d’autres beaucoup moins innocents, mais somme toute fort agréables. Roland constata avec ravissement les transformations de son amie dont les seins s’épanouissaient de jour en jour. On en arriva  à des initiatives plus hardies mais combien exaltantes. Comme on disait à l’époque,  on éprouvait les joies de « la main dans le pipi ou du pipi dans la main », prélude au nirvana généré par le « pipi dans le pipi ». Si nos adolescents n’avaient pas encore abordé cette ultime étape, ils n’en étaient cependant pas éloignés.

   Emeline, prodigua de sages conseils à Guillemette, l’exhortant à la patience et lui conseillant de s’en tenir, sans réserve aucune, à ces jeux agréables  qui ne risquaient pas de provoquer  une maternité, évènement qui  apporterait plus d’inconvénient que de solutions, au problème matrimonial de la fille du notaire. Elle assura Guillemette de réfléchir à son problème et lui promit d’intervenir pour éviter un mariage qu’elle jugeait  contre nature.

   Cette promesse rendit le sourire à la jeune fille qui alla retrouver son Roland afin de lui annoncer la bonne nouvelle. Les deux amoureux fêtèrent l’évènement échangeant de douces caresses.

   Heureuse époque que ce Moyen Age où les dames ne portaient ni culotte, ni slip, ni string ; bienheureuses étaient les mains des amants, capables de parvenaient sans encombre  dans ces recoins secrets auxquels ils rendaient grâce avec ferveur !

Raimondo (à suivre)- 2013

Pêcheur et pécheresse…

Posted in BombayTV on mars 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment

… ou plutôt le contraire:

http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-10abb2d943168b92b027ba71e0181904.html

bellemere01

Il faut appeler un chat un chat…

Posted in BombayTV on mars 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
bellemere02

Mariage pour tous (suite)

Posted in BombayTV on mars 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
Ensemble, unissons nos ravans!
bellemere03

Le grand lâchage de l’industrie

Posted in Bmovie-TV on mars 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
Secteurs primaire et secondaire n’existeront bientôt plus, on va vivoter en services (= tertiaire):
bellemere04

Mâles turgescents de pays émergent

Posted in Bmovie-TV on mars 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
L’Inde, pays de la non-violence, qu’il disait l’autre…
bellemere05

Refus de deal

Posted in BombayTV on mars 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
30 000 morts par an par arme à feu, chaque année, aux USA (reconnaissons cependant que 55% le sont par suicides):
bellemere06