Archive for septembre, 2013

Des « à-peu-près » triomphants

Posted in Oulibouf on septembre 20th, 2013 by gerard – 1 Comment

apeuprès01 « Le fameux Damoclès mangeait tant d’haricots

Qu’il faisait constamment retentir les échos :

Les pets de Damoclès! » (E.Rimbault)

Cet été, sur la plage, j’ai encore fait mon miel de « Pour tout l’or des mots » de Claude Gagnière . J’y ai redécouvert un Prince injustement méconnu du calembour et de l’à-peu-près : Eugène Rimbault (1880-1952) ; ses homophonies sont souvent laborieuses mais, bon sang, que c’est drôle ! Je me suis lancé, moi aussi, dans l’affaire au nom de l’Oulibouf et à coup de distiques ou de quatrains. Quand c’est dans le langage commun, j’ai mis « connu », et quand c’est vraiment trop tiré par les cheveux je vous ai signalé l’explication en caractères gras.

« La courbe du chômage _ prédit le Président_

Descendra en Décembre, peut-être même avant ! »

Président astrologue, pour que rien ne se perde,

Ta courbe du chômage plongera dans* la m…

Ce faux-mage de Hollande.(connu)

* : Si vous êtes socialiste, remplacez par « sortira de ». 😀

***

Voir ce Premier Ministre marque les esprits ;

Tous médias confondus, il rafle tous les prix :

Le Ayrault de télé marque !

***

Il jacasse, il jacasse à n’en plus finir

Devant l’océan bleu, en n’ayant rien à dir’

Lang député, Lang de belle mer !

(Langue de p… et langue de belle-mère)

***

Un bocal, puis un autre, remplis d’une onde amère,

N’admettent point que la télé puisse se taire :

Bocaux y nient l’eau rance !

(Laurence Boccolini)

***

Eternel ! Je t’invoque, car peu souventes fois

Tu m’invites à te joindre en Russie ou chez toi :

J’ai rares départs, Dieu !

***

La Nabilla a un swag qu’elle gère,

La bimbo se croit toujours la plus belle.

C’est en marchant au pas des légionnaires

Qu’on note le rouge de ses semelles :

« Tiens ! Voilà Louboutin (bis) ! »

***

Jouant avec le dessus d’un sac en feutrine,

Mon Kamel évolue dans un monde de p…

Entre les nœuds mon beur bat l’anse.

***

Ministre-modèle qui est probe en ménage,

Mais dont le fondement ne fut pas toujours sage :

Ainsi font fion-Fillon les petits maris honnêtes !

***

«_ Comment Guy conduit-il toute l’armée des perses ?

_ Très simplement, Ô Ministre aux lèvres qui gercent,

Ben… Guy guide mèdes ! »

(Benguigui de mes deux…)

***

A la cantine de ce provider français,

On a servi ce jour un repas japonais :

On a du sushi à SFR.

(NB: Je ne suis pas mécontent de çui-là!)

***

Le Ministre de l’Intérieur fut un peu brêl

Car il hésita à virer du personnel :

Valls a mis le temps : « Au suivant ! »

***

Cruel jour de deuil ! Amenez le pavillon !

Et surtout gardez l’oeil sur « Nasole-Avorton » !

Ce Stéphane a vraiment tout du batracien

Qui croasse à l’envi comme un rhétoricien :

Voir le crapaud en Bern.

(Voir le drapeau en berne)

***

Alité trop amène : « Mes fromages Madam’ ! »(connu)

Ou : « Enchanté de faire votre plein d’essence ! »(connu)

Voilà un gars pas fait pour fréquenter les rams

Ou pour tester, d’un ordi, la toute puissance :

Il est trop au lit pour être au Net.

***

Tu seras Garde des « sots » et des prisons,

Mais des geôles n’oublieras d’en clore les gonds.

Sinon, l’ancien Ministre des Sports, en cavale,

S’enfuierait sans payer son beau ballon ovale :

Taubira pas d’affermer Laporte !

***

A la télé Nanard crie pour se justifier,

Il vrille nos tympans !… Mais peut-on s’y fier ?

Le Tapie perçant.

***

Cette année-là, dans le Maghreb, le renouveau

Apporta pluie et soleil à égal niveau.

Les terres en profitèrent avec satisfaction

Et donnèrent une pléthore de productions :

Le Printemps arable.

***

Il avait acheté, pour sa fille et sa femme,

A dix lieues de Nassau, une cabane infâme :

Baraque aux Bahamas.

***

C’est pas vrai, Morales était fort sympathique !

Alors qu’on l’a fait passer pour un éthylique :

Arrête ton charre Benur(eau) !

***

Que dire de ses eaux qui ne sont pas des larmes ?

Au cœur de la Savoie, son harmonie nous charme :

En Evian la musique !(connu)

***

Eh oui, c’est la meilleure ! C’est la bière d’Alsace !

Et qui défile toujours en première place :

En avant la Mutzig !(connu)apeuprès02Pour les deux derniers, la « chute » n’est pas perso :

L’été est fini,

Lors, on a la pluie !

Sur le rivage gris, qui fut un lupanar,

Restent un seau d’enfant… et des bouts de cigar’ : (GC)

Seau d’eau, mégots morts… (Jacques Prévert)

***

« La métamorphose » est l’oeuvre d’un sapajou ! »

Disait-il en enlevant son slip kangourou : (GC)

Il avait fait Kafka dans sa culotte. (Henri Jeanson)apeuprès03Voilà pour cette fois; si ça vous a intéressé, faites-le moi savoir dans vos commentaires, car j’ai encore deux autres fournées prêtes à l’envoi… Comme d’habitude, je vous encourage à m’envoyer vos productions personnelles à gigagc@live.fr en vue d’une publication ultérieure; mais bon… je suppose que je prêche dans le désert une fois de plus…

Actu-m’en diras tant Septembre 2013

Posted in Actualités & hors-série on septembre 10th, 2013 by gerard – Be the first to comment

actu1309_08actu1309_07actu1309_06actu1309_05actu1309_04actu1309_03actu1309_02actu1309_01

actu1309_09Snow Leaves Travelers Stranded In Germany

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003): 

1/ Figophobes?: Dieu et son fils Jésus avaient, de toute évidence, la haine envers ce délicieux fruit. Je n’invente rien, j’ai trouvé ça dans la Bible :

Ancien Testament, livre de Jérémie chap 29 verset 17 : Ainsi parle l’Eternel des armées : Voici, j’enverrai parmi eux la famine et la peste, et je les rendrai semblables à des figues affreuses qui ne peuvent être mangées.

Nouveau Testament, évangile selon St Marc chap 11 versets 12 à 14 : 12 Le lendemain, après qu’ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim. 13 Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose; et, s’en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. 14 Alors Jésus, prenant la parole, dit: « Que jamais personne ne mange de ton fruit ». Et ses disciples l’entendirent. 

2/ Révision de votre anglais, même si vous avez l’accent chinois: This lovely little chinese girl was entering class for the first time. A friendly little boy said his name was « David, what is yours? » »Happy Butt » she says. »Don’t lie to me, that isn’t your name! What is your name? » »Happy Butt » she says again. »I’m going to tell the teacher on you for lying! » he shouts. He gets the teacher and says she is lying to him about her name. »What is your name? » asks the teacher.
« Happy Butt » says the little girl. »No, no, » says the teacher. « What is your real name? » « Happy Butt » replies the little girl. »Shame on you for lying. » says the teacher. « You go straight to the principal’s office right this minute! »
« Why are you here? » asks the principal of the little girl. »They think I’m lying when I tell them my name is Happy Butt. » said the little girl. »Your name can’t be Happy Butt » says the principal. « I’m going to call your mother right this minute and straighten this out. You mustn’t lie to us about your name. » The principal calls the mother and says, « We have your little girl here and she keeps telling us her name is ‘Happy Butt.' » »Oh, that must be Gladys, » says the mother. Well, little girl, your mother says your name is Gladys, » says the principal.

The little girl replies, « Happy Butt, Glad ass, what’s the difference? » 

3/ Révision de votre anglais, même si vous avez l’accent espagnol : The cowboy sat on a stool drinking a beer as the Mexican, also dressed in western garb sat next to him. There was a slight nod as they looked at each other. Soon the cowboy ordered another and bought one for the Mexican also. When their glasses became empty the cowboy bought again. Then a third time the cowboy bought again and the Mexican grinned and spoke something but the bartender never knew what he said… Then the cowboy seemed to be infuriated and stood up suddenly drawing his gun and shot the Mexican dead…

At the cowboys hearing the judge the judge asked the cowboy: « Why did you suddenly become enraged for no apparent reason and shoot this individual dead? » « Well, » the cowboy explained, « I tried to be friendly and he began calling me names and insulting me for no reason and finally I got mad. » « What names did he call you that made you so mad that you wanted to kill him? » asked the Judge.

« Well, » answered the cowboy, « three times I bought him a drink, and each time he grinned in my face and called me Grassy Ass… »

4/ La photo que Hollande aurait bien voulu faire disparaître du Net:C’est celle qu’Adhémar utilise ci-dessus pour le « va-t-en-guerre ». Manque de pot, cette interdiction a fait délirer les internautes: http://www.linternaute.com/homme/loisirs/francois-hollande-les-pires-detournements-de-la-photo-censuree-par-l-afp.shtml?utm_source=benchmail&utm_medium=mail&utm_campaign=ML8_E10251500&f_u=1361709

Emeline et Adalbert 18

Posted in Oulibouf on septembre 10th, 2013 by gerard – Be the first to comment

emelineRXVIII

Florian avait donc pris la route du sud afin de regagner Marseille et pouvoir par la mer se diriger vers Chypre. Il avait revêtu le costume rouge et bleu des messagers royaux, habit qui le distinguait et lui assurait aide en toutes occasions de la part des membres de l’administration royale A plusieurs reprises, il fit étape dans quelques castelets où on lui assurait le gite et le couvert.

Il avait fait halte à Dijon dans l’espoir de passer un agréable moment avec Odinette, dont il appréciait de plus en plus le charme évident ; il fut déçu de ne l’y point trouver, la Duchesse de Bourgogne lui ayant confié quelque tâche à accomplir  sous  d’autres cieux. Cette absence, on s’en doute le contraria fortement, et la pâle compensation que put lui procurer une suivante de la duchesse, ne lui apporta qu’une détente hygiénique, loin de laisser un impérissable souvenir.

Amer et dépité  par sa décevante étape dijonnaise, il reprit bien vite son chemin, songeant qu’Odinette tenait de plus en plus de pace en son esprit. Il est vrai qu’elle ne manquait pas de qualités et dans la vie courante elle savait faire face à la moindre situation si délicate soit-elle ; et au lit… Florian évitait de trop penser à de très intimes souvenirs qui le chaviraient énormément et lui mettait le sexe en ébullition.

Puisqu’il allait devoir informer le roi de Chypre de la vie de sa fille, il songea qu’une halte à Chambéry serait une excellente initiative. On se souvient que Renata, cette fille naturelle du souverain cypriote, avait épousé Humbert, bâtard du comte de Savoie ; Florian se donna donc l’occasion d’avoir de fraîches nouvelles de cette jeune femme  soustraite grâce à lui à l’avenir monacal qu’on lui destinait. Il n’oubliait pas non plus qu’il avait éveillé Renata aux mystères de l’amour et à sa souvenance il gardait le souvenir d’une partenaire d’excellence tenue.

Nos deux amis se retrouvèrent avec plaisir et s’étreignirent tout à la joie d’être à nouveau réunis après de longs mois. Florian profita de cet intime moment pour laisser s’égarer ses mains çà et là sur le corps toujours aussi désirable de la savoureuse Renata. Mais celle-ci eut un geste de recul :

–         Florian, sois raisonnable, je suis une épouse fidèle et loyale envers son époux : restons bon amis désormais.

Ce qui en d’autres termes signifiait : « Nous avons bien baisé ensemble autrefois, ce n’était pas mauvais, mais aujourd’hui, je baise avec un autre et cela suffit à mon bonheur ».

Pauvre Florian, décidément ses étapes ne lui apportaient, en matière d’amour, que de cruelles déceptions ; il écouta d’une oreille distraite le récit de son amie contant sa vie à la cour de Savoie, mais avait grand hâte de reprendre au plus vite son chemin  vers les régions phocéennes.

 Il allait se remettre en route, déclinant l’offre de gite qui lui fut faite, lorsque raisonna dans la cour du château, le pas d’un cheval monté par quelque messager. Par un de ces miracles que réserve la vie, le messager était en fait une messagère : une nonne. On l’aura compris, il s’agissait d’Odinette, partie à la recherche de Florian. Du coup, il fut décidé que nos deux chevaucheurs, passeraient la nuit au château savoyard après avoir profité d’une savoureuse raclette. 

(Note de l’éditeur : d’aucuns pourront se demander si la raclette existait à l’époque médiévale ; question superflue et inutile. Je pense personnellement que l’érudition bien connue de Raimondo, ne peut en aucun cas être mise en doute et le fait culinaire qu’il apporte à son récit doit être considéré comme indubitable. Et qu’on se le dise !) 

Florian et Odinette avaient évité, aux yeux de leurs hôtes, de monter toute connivence : lorsqu’on est messager  du Roi, il faut savoir taire les secrets d’Etat et user de la plus grande discrétion ; mais dès qu’ils furent seuls, vint le moment des explications.

–         Par quel miracle, belle Odinette, es-tu ici ce soir ?

–         Il sera temps de te le faire savoir le moment venu, mais pour l’heure, j’ai grande hâte de goutter comme il se doit nos retrouvailles.  

Et ils gouttèrent et même regouttèrent à plusieurs reprises ces doux moments de passion dont l’éloignement les avaient privés. Florian fit découvrir à son amie les bienfaits de la roulade savoyarde et celle-ci n’hésita pas à imaginer, pour la circonstance,  le grand galop chambérien qui leur tira des « aaaaaaaa!!!! » de satisfaction et des gémissements de jouissance.  Puis, suivant son habitude, Odinette offrit ses délicieuses fesses à la caresse de Florian, pendant qu’elle lui contait les circonstances de sa venue en ces lieux.

  De retour à Dijon, après avoir accompli une fois de plus, quelques tâches confiées par la Duchesse, j’ai appris par celle-ci, ton passage ainsi que les raisons que t’imposait le service royal. L’idée m’est alors venue de me joindre à toi pour t’assister dans cette délicate tâche auprès du souverain cypriote. La Duchesse à qui j’en ai fait part a trouvé l’idée excellente et m’a donné toute latitude pour quitter momentanément son service.

Je suis partie à ta recherche, me suis renseignée dans les relais, et me voici. Si l’idée de me savoir auprès de toi ne te convient pas, dis-le moi franchement et je m’en retourne aussitôt à Dijon »

Pour toute réponse, et pour celer  un accord évident, Florian accentua sa caresse et la prolongea jusqu’à l’explosion de la belle Odinette, qui, en retour, n’hésita pas de sa bouche ravissante à contresigner ce pacte d’alliance. 

*****

Et pendant ce temps-là, à Coursy, la marquise Emeline poursuit une vie heureuse. De temps à autre, Adalbert Flavien Gaétan, son grand veneur d’époux vient lui rendre visite et lui prodiguer quelques gâteries : ce sont alors des jours de liesse et des nuits de folies, tous deux appréciant le plaisir de se retrouver et d’échanger de brûlantes caresses. Adalbert rapporte à Emeline, les potins de la cour de France, évitant par bienséance de faire part de ses  bonnes fortunes auprès de suivantes de la Reine. Emeline détaille par le menu les fêtes qu’elle organise au château, s’abstenant, bien sûr de conter les intimes rencontres avec de jeunes gentilshommes qui  apporte apaisement à ses sens.

Il faut cependant avouer que notre marquise commençait à se lasser de cette vie provinciale ; elle repensait souvent  avec nostalgie à cette longue équipée cypriote qui lui avait ouverts maints horizons. Parfois, et même assez souvent, alors qu’elle se faisait un petit plaisir manuel, elle songeait avec une certaine nostalgie au fringant chevalier Géraud qui lui avait laissé d’inoubliables souvenirs.

L’avenir le dira, elle vivra, à n’en pas douter,  d’autres passionnantes aventures…

*****

Durant les quelques semaines d’une monotone traversée, Florian et Odinette, outre de chauds moments intimes,  s’employèrent à mettre au point  une certaine stratégie capable de calmer la fureur du roi de Chypre, mécontent d’apprendre la disparition de sa fille. En particulier, il avait été convenu qu’Odinette, devenue pour la circonstance Sœur Sidonie,  revêtirait son costume de nonne, pour se présenter au monarque.

Le respectable costume, ne calma pas pour autant la fureur du souverain qui d’emblée se déchaina contre Florian :

–         Chevalier, je vous avais fait crédit en vous confiant ma fille pour la conduire à Venise où des religieuses devaient la recevoir, l’initier au service de Dieu, et j’ai appris  qu’elle n’avait  jamais rejoint le monastère que je lui destinais. Si ce n’est pas trop vous demander, expliquez-moi par quel mystère elle a disparu dans la nature.

–         Sire, il ne s’agit pas d’un mystère mais plutôt d’une de ces péripéties que réservent les voyages en mer. La respectable religieuse qui m’accompagne pourra corroborer mon récit.

Et Florian se lança dans une longue digression, disons plutôt une divagation, ayant pour but d’informer le souverain sur la disparition de sa fille.   

 » Nous naviguions sur le Poséidon en vue de Venise, lorsque nous fûmes accostés par une frêle barquette dans laquelle une dizaine d’individus nous demandèrent secours. A peine furent-ils sur notre voilier, qu’ils nous immobilisèrent tous, sauf votre fille qu’ils enlevèrent, sans que nul ne puisse s’y opposer. A la faveur de la nuit tombante ils disparurent à mon grand désespoir. » 

–         Sire, poursuivit Odinette,  à Venise où j’étais venue prendre en charge votre fille pour  la conduire dans notre monastère, ainsi qu’il avait été prévu, le capitaine du Poséidon et le chevalier Florian, au bord des larmes m’ont narré le pénible drame qu’ils venaient de vivre.

–         N’écoutant que mon courage, je suis aussitôt parti à  la poursuite de ces malfrats  dont on nous avait signalé la présence dans les environs. Des mois durant, chevauchant quinze heures par jours, j’ai parcouru la Vénétie, la Lombardie  et toutes les villes du piémont, sans ménager ma peine, à l’affut du moindre indice recueilli çà et là. Je….

Le roi, écoutait d’une oreille distraite le récit de Florian ; il fixait d’un œil  perçant cette religieuse à la troublante silhouette dont le parfum musqué avait envahi le salon ; des images peu séantes naissaient en son esprit, d’impures envies surgissaient, qu’il avait peine à chasser.

Et Florian contait, narrait, relatait sa chimérique épopée à la recherche  de Renata, jusqu’au moment où il annonça que la belle enfant avait été retrouvée auprès d’un obscur hobereau qui en avait fait son épouse.

–         Ma fille mariée !!!  Et qu’attendiez-vous pour m’en aviser ?

–         Sire mon roi, sur la bible et sur les cendres de mes aïeux je jure que j’étais sur le point de revenir vous en informer, lorsque le roi de France, devançant mes intentions, m’a enjoint de venir  auprès de votre majesté pour la tenir informée des évènements concernant sa fille.

–         On a pensé, poursuivit Odinette d’un ton douceâtre que ma présence pouvait être le gage de la véracité de ces faits.

Une fois encore, la suave voix d’Odinette, réveilla les troublants désirs royaux, mais il poursuivit, tachant de calmer les ardeurs inavouables qui le tenaillaient.

–         Tout ce que je constate,  c’est que ma fille n’a pas rejoint le monastère que je  lui destinais ; et que je lui destine toujours, ajouta-t-il en martelant ses mots.

–         Si je comprends bien, malgré les circonstances nouvelles, et si je traduis votre pensée sans en altérer le teneur,  intervint Odinette, vous souhaitez que l’on rompe l’union maritale de  votre chère enfant et qu’on la  conduise à Venise, pour  prononcer ses vœux de religieuse ?

–         Absolument !

–          Ainsi sera-t-il fait selon le désir de votre majesté.

A cette déclaration, succéda un grand silence : Florian était abasourdi entendant ces propos, qui sortaient du cadre de la stratégie prévue ; quant au roi, il  ne s’attendait pas à telle proposition qui mettait fin à toute négociation.

–         Sire, il nous faudra mettre au point  la conduite à tenir pour accéder à vos désirs, mais pour l’heure, permettez à la servante du Seigneur de se retirer en la chapelle du palais  pour y réciter l’office de sexte, que sa fonction lui impose.

Les visiteurs quittèrent le salon royal accomplissant le rituel  prescris par l’étiquette : révérence, génuflexion etc. etc… Et le roi ne put quitter des yeux l’élégante silhouette de la sœur Sidonie qui s’éloignait.

Bien sûr, dès qu’ils furent seuls, Florian demanda à Odinette ce que signifiait cette proposition, qui n’était pas prévue.

–         Ne t’inquiète pas, j’ai avancé cette proposition lorsque j’ai compris  cet âne bâté de roi, têtu comme une mule  ne reviendrait pas,  sur son idée de faire de sa fille une religieuse. Il va donc falloir se montrer plus malin.

–         Certes, mais comment ?

–         J’ai constaté que ce roi avait fâcheuse tendance à me regarder de façon assez peu respectueuse vis-à-vis de la nonne que je suis sensée être. En d’autre terme, je suis persuadée qu’il aimerait certainement passer quelques bons moments en ma compagnie.

–         Et tu accepterais ces « bons moments » ?

–         S’il le fallait…  Après tout l’essentiel  est de parvenir à nos fins et calmer une fois pour toute, les désirs insensés de ce roitelet au sujet de l’avenir de sa fille.

Florian, connaissait l’imagination débordante de son amie pour trouver des solutions adaptées aux circonstances, mais il répugnait de la voir s’offrir aux caprices royaux. Lui qui n’avait jamais éprouvé, au cours de ses nombreuses expériences amoureuses,  le moindre sentiment de jalousie, en éprouvait tout à coup la morsure cuisante. Et la fine Odinette s’en aperçut ; aussi, pour calmer les contrariétés  de son compagnon, se fit-elle soudain la plus tendre des femmes, la plus experte aux jeux de l’amour, lui prodiguant les plus tendres caresses, les plus folles cajoleries, les plus exceptionnelles éreintes,  les menant tous deux au summum d’un plaisir qui les terrassa.

Ils s’éveillèrent soudain car on frappait rudement à la porte, et de façon insistante.

–         Sœur Sidonie, le roi désire votre présence immédiatement !

I l était temps de se rhabiller…

Odinette, sous la conduite du majordome royal fut introduite dans un coquet cabinet privé, où le roi, légèrement revêtu d’une tunique de soie bleue, attendait en souriant son arrivée.

On parla de chose et d’autre avant que le souverain, qui s’était approché très près de son invitée et lui avait pris la main, interrogea soudainement :

–         Comment une jeune femme aussi ravissante que vous a-t-elle pu prendre la décision d’entrer dans les ordres ?

–         Mais Sire, je n’ai rien décidé ; on a décidé pour moi, tout comme vous êtes en train de le faire pour votre Renata. Vous le savez très bien, les pères décident, les filles obéissent et leur avis est superflu. On n’imagine même pas qu’elles puissent en avoir un.  

–         Mais moi je suis le roi et le Ciel m’a donné tous les droits, tous les pouvoirs.

–         Y compris celui de disposer d’une fille que vous ne connaissez même pas, dont vous ne vous êtes jamais préoccupée et dont le bonheur ne vous intéresse pas.

–         Mais qui êtes-vous pour vous adresser de la sorte à un roi ? 

–         Sire, je suis une femme, qui elle, se préoccupe du bien-être de ses semblables.

–         Eh bien si vous êtes une femme, je tiens à m’en rendre compte dans l’instant.

Le roi, sans aucun respect pour cette nonne pleine d’arrogance, aventura ses mains sur ce corps à la recherche des agréments qui font le bonheur des hommes, les seins, les fesses, qu’il palpa avec insistance à travers la robe de bure, qu’il releva bientôt afin d’atteindre une intime peau douce.

C’en était trop. Odinette ne put accepter la caresse impie de ce monarque sans pudeur. Elle se débattit pour refouler ces mains fouineuses qui tentaient de l’envahir.

–         Sire,  je vous prie de cesser cette conduite indigne d’un roi, sinon….   

–         Sinon ?

Pour toute réponse, Odinette leva très haut son genou et le roi de Chypre se mit à hurler en  tenant ses couilles endolories….

Raimondo (à suivre)- 2013

C’est la Rentrée… marseillaise!

Posted in Bmovie-TV on septembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
 Les nouvelles de la Rentrée

Parce que c’était un peu compliqué et fastidieux, à chaque fois, de retrouver le Dictionnaire des mots-valises de Michel, j’en ai fait une page à part. Sur le bandeau de présentation, vous n’aurez plus qu’à cliquer dessus pour tomber instantanément sur ses spirituelles trouvailles.

« Emeline & Adalbert » vont bientôt finir leur odyssée sentimentale. Mais l’ami Raimondo ne vous laissera pas choir. Il va nous sortir les histoires de quelques grandes amoureuses qui, tel qu’on connaît le bonhomme, devraient titiller nos sens pendant encore un bon bout de temps.

Pendant l’été, notre bonne amie Fefaine a opté pour un nouveau serveur. Que du bonheur ! Voici donc les bonnes nouvelles : Elle a rallongé très sensiblement l’espace dévolu au blog. C’est sympa car j’arrivais en toute limite d’utilisation.

Elle a aussi supprimé le délai de 30 jours pour faire des commentaires, c’est désormais « no limit », je compte donc sur vous pour ne pas vous priver d’en faire. J’ai bien deux petits soucis : Primo, cette permissivité de commentaires amenait chaque jour des centaines de spameurs qu’il fallait bloquer, puis neutraliser. C’était long et fastidieux, ça devenait insupportable, je songeais même à revenir à la situation ante. Mais c’était sans compter avec l’astucieuse et expérimentée Fefaine : Elle a ajouté un petit verrou appelé CAPTCHA. Ne vous affolez pas, c’est enfantin ; on vous pose seulement une question simple, en anglais basique, à laquelle vous devez apporter la donnée manquante (ex : 1+ * = 9, à la place du * vous mettez 8 et le tour est joué, c’est simple, rapide et efficace. Les spameurs ayant des programmes automatiques pour enquiquiner les gens, ce genre de garde-fou en décourage 95%)

Secundo, ce fut un peu plus complexe au début de charger les images, mais, avec de la patience et de la persévérance, j’arrivais à me débrouiller! La fée Fefaine a dû intervenir car, depuis peu, tout est devenu aussi facile qu’avant. Grand merci à cette grande dame de l’informatique!

Les mauvaises nouvelles maintenant : BombayTv a, lui aussi, changé de serveur pendant les vacances. Avec un gros « Hic », pour l’instant tous les clips de BombayTv2, de 007Tv, de FutebolTv et même les anciens clips de BombayTv et de ClassicTv (je veux dire plus visibles sur l’actuel panel offert) ne sont plus lisibles. J’espère que ça va s’arranger dans un proche avenir. Le gros inconvénient, c’est qu’une bonne partie de ma « réserve » se balade dans les limbes à l’heure d’aujourd’hui. J’ai été obligé, en catastrophe, de raccorder ce qui est toujours lisible à des clips que j’envisageais de publier séparément et plus tard. Tout ça pour que vous puissiez avoir votre minimum de 6 clips mensuels.

Allez zou! On se lance pour la nouvelle saison en commençant par des clips « à la marseillaise »:
parfum01

Ripoux? Vous avez dit ripoux?

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
Honnêtement, c’est vrai qu’ils ne sont pas au net ces oiseaux-là (par exemple, ce n’est pas « Chicago radio » qu’il faut lire, mais « Radio Marseille », c’est évident!):
parfum02

Choc intergénérationnel des Cultures

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
Y’en a, ils ne se sentent plus pizzer…
parfum03

Chichois est devenu un estranger

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
Non, il n’est rien que « Norine » n’honore (d’après Voltaire)…
parfum04

De bons citoyens marseillais

Posted in ClassicTV on septembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
Que d’humanisme et de compassion! 
parfum05

2014… c’est pas si loin!

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
Après le bouillon de Culture, on va avoir les brouillons de postures:
parfum06