Archive for novembre, 2013

Trois livres…

Posted in Livres on novembre 29th, 2013 by gerard – Be the first to comment

Cela faisait longtemps que je n’avais plus parlé de mes lectures. En voici trois qui valent le coup d’oeil:

LOUIS14 Louis XIV et le Grand Siècle, par Gonzague Saint Bris – Editions Télémaque – 317 pages -entre 20 et 21€.

Ce livre n’est pas un référentiel exhaustif sur la biographie du Roi Soleil. C’est plutôt le recueil de détails très intéressants: Saviez-vous qu’à moins de 5 ans, il faillit bel et bien se noyer? Qu’il était, contrairement à ce qui est communément admis, de grande taille (1,80m), qu’il était quasiment chauve à moins de 30 ans, etc, etc…? Gonzague Saint Bris est un excellent conteur, plein de drôlerie et d’esprit.

C’est une lecture aussi divertissante qu’instructive; je l’ ai lu et je vous le recommande.

fakir01L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, par Romain Puértolas – Editions Le Dilettante – 254 pages – 19€.

Contrairement à certaines critiques que j’ai pu lire, on ne s’esclaffe pas à chaque page, mais l’ensemble reste amusant. C’est loufoque, certains jeux de mots sont dignes d’Oulibouf… Et puis, c’est tonique, même ceux qu’on croyait méchants se révèlent être finalement de bons bougres. Une réflexion, pas si superficielle qu’on le croirait, traîte des problèmes des émigrants, du racisme, des contradictions du monde actuel. Une sorte de road-trip/Conte de fées très sympa.

Je l’ai lu, et je vous le recommande (ne fut-ce que pour rester branché, car ce récit cartonne dans les librairies en ce moment…).

MarseilleSecrets

 Guide secret de Marseille et de ses environs, par Jean-Christophe Barla – Editions Ouest France, 144 pages, autour de 13€.

Outre que j’ai une certaine affection pour l’auteur qui fut un de mes anciens élèves, j’ai découvert dans ce livre des anecdotes plus ou moins historiques (donc plus ou moins légendaires) qui constituent de petits régals. Bien sûr, c’est une compilation mais cela reste très intéressant. Le papier et la couverture sont jolis, les illustrations bienvenues. Bravo!

Je l’ai lu et je vous le recommande (peut constituer un cadeau pour les fêtes).

Raimondorama 10

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2013 by gerard – Be the first to comment

On retrouve avec plaisir quelques « Artisanes insanes de nos villages » avec l’ami Raimondo. 

L’INSTITUTRICE 

Monsieur disait l’institutrice

Votre fils est un effronté

Hier il m’a pincé la cuisse

Et il a tâté mon fessier.

Ce n’était pas désagréable,

Oui, mais cette façon d’agir

Pour un élève est détestable

C’est pourquoi il vous faut sévir,

Et je vous demande instamment

D’infliger une punition

A votre indélicat enfant

Pour ses scandaleuses pulsions.

 

Madame répondit le père

Je souscris à votre tourment

Et je comprends votre colère

Que je partage assurément.

Cependant il faut l’avouer,

Vos charmes sont bien la  raison,

De l’intérêt que vous créez

En suscitant maintes  passions.

Car vos rondeurs n’en doutez pas

Ne passent pas inaperçues.

Ainsi, s’il ne tenait qu’à moi

J’aimerais tâter votre cul,

Tout comme ces charmants tétons

Qu’à travers votre chemisier,

Objet de mon admiration,

 On voit si joliment pointer.

En entendant ces gentillesses

L’institutrice émerveillée

Tourna vers lui ses rondes fesses

Pour qu’il puisse les caresser

 

La suite on peut la deviner

Ils trouvèrent rapidement

Un endroit où pouvoir cacher

Leur folle envie d’accouplement.

Ils tentèrent tous les ébats,

Usant de multiples caresses,

Se livrant un furieux combat

Qui les conduisit à l’ivresse.

Sur le lit ou sur l’ottomane

Dans le fauteuil ou l’escalier

Ou sur un tapis de basane

Ils gouttèrent la volupté. 

 

Ainsi naquit cette bluette

Survenue il y a longtemps.

Je vous livre cette historiette

Dont je rêve encor bien souvent… 

Raimondo – 2012explosion05

 Lily la serveuse et le boucher

Ce matin-là il faisait chaud

Et Lily qui tient la buvette

Se para d’un fin boléro

Et d’une bien  courte jupette.

Lorsqu’il vint prendre son moka,

Comme il le faisait chaque jour,

Le boucher bien sûr remarqua

La joliesse des atours

Lui révélant un aperçu

Par un seyant décolleté,

De deux très jolis seins dodus

Qu’il eut volontiers caressés.

Il osa approcher la main

De ces deux rondeurs fascinantes

Et Lily ne refusa point

Une attention aussi charmante.

Elle apprécia les tendres mains,

Les attouchements savoureux

Qui venaient effleurer ses seins

En un geste voluptueux.

Et lorsque des doigts empressés

S’emparèrent des mamelons      

Lily fut soudain emportée

Par un très puissant tourbillon.

Elle réclama d’autres ivresses

D’autres gestes, d’autres faveurs,

D’autres folies, d’autres caresses

Qui amènent enfin au bonheur.

 

Elle souleva sa jupette

Ota ses dessous veloutés

Et  sous l’effet d’une  levrette

Lily cria sa volupté 

II

Le cochon songea la bouchère

Lorsqu’elle apprit que son mari

Désormais s’envoyait en l’air

Avec l’impudente Lily.

Sur l’instant elle se demanda

Ce qui lui valait cet affront

Elle qui toujours se montra

Généreuse sous l’édredon.

Que ce soit devant ou derrière

Elle était toujours prête à tout

Afin de pouvoir satisfaire

Tous les désirs de son époux. 

Et même sa bouche câline

N’hésitait pas avec ferveur

A réveiller la molle pine

Pour lui redonner  la vigueur.

Aussi le geste abominable

De son affreux coquin d’époux

Lui parut vraiment détestable

Et n’appelait que son courroux.

Alors à dater de ce jour

Elle offrit son corps généreux

A tous les gars des alentours

Ravis de ces jeux merveilleux.

Il faut dire que notre bouchère

Avait un fier tempérament :

En amour elle était guerrière

Et ne manquait jamais de cran ;

Toujours prête à la bagatelle,

Goûtant toutes les positions,

Depuis le vol de l’hirondelle

Jusqu’à l’étreinte du roi lion.

Elle connut la satisfaction

Que ressent la femme trompée

Lorsqu’une brusque réaction 

La pousse alors à se venger.

Et pour faire bonne mesure

Elle osa un soir aborder

Sans y mettre de fioritures

Cette Lily dévergondée.

 

S’élançant sur  cette bougresse   

Usant de ses ongles pointus

Elle agit telle une tigresse  

En lacérant son petit cul. 

Raimondo – 21012expo01

 Mélanie, l’ancienne cousette  

Mélanie ce jour-là dans un grand  lit moelleux

Vibrait sous les assauts d’un amant vigoureux.

Elle avait,  pour séduire son galant cavalier,

Revêtu des bas noir et un tanga léger,

Alors que ses deux seins se tenaient fièrement

Et sans qu’il soit besoin du moindre vêtement.

Mélanie était belle, charmante et désirable,

Aux doux jeux de l’amour savait se rendre aimable

En comblant ses amants de toute son ardeur

Lorsqu’elle offrait son corps gracieux  à leur ferveur. 

 

 L’amoureux endormi, la joute terminée,

Mélanie revêtit un soyeux négligé,

Remit dans sa coiffure un ordre rigoureux

Passa sur ses paupières une touche de bleu,

Puis elle se détendit sur un ample divan

Et se mit à songer à l’époque d’antan,

Quand elle était cousette et que dans la cité

Elle confectionnait pour les dames huppées,

Des robes, des manteaux et bien d’autres habits

      Qu’elle cousait avec art et avec minutie.

 

Oui, mais avec le temps, le métier de cousette

Fut bientôt délaissé ne faisant plus recette.

La vie est ainsi faite, viennent les mutations

Que Mélanie vécut avec consternation.

Mais elle réagit, changeant son atelier

En un home accueillant où l’on pourrait baiser.

Comme elle était jolie, et son corps ravissant

Elle devint pour les hommes un parti séduisant

Pour passer un moment de folle jouissance

En plongeant dans le stupre et dans l’intempérance.

 

Et le bouche à oreille fonctionnant savamment

Mélanie eut bientôt de très  nombreux clients :

Qu’ils soient politiciens ou patron d’industrie

Ils se précipitaient auprès de Mélanie

Venant lui réclamer le soin d’évacuer

Le trop plein d’énergie des leurs couilles enfiévrées.

 

  Et comme Mélanie était fille très bien

Elle jouait de sa langue et de ses doigts câlins

Et le doux frôlement  de ses lèvres vermeilles

Sur les pines dressées faisaient toujours merveille. 

Raimondo – 2012expo05

 Alysson la fripière

Il me tarde de raconter

L’histoire  d’Alysson la fripière

Qui vend aux gens peu fortunés

Quelques désuètes affaires.

 

Femmes ou hommes viennent la voir

Pour y  trouver un vêtement

Un costume, une robe du soir

Et bien d’autres accoutrements.

 

Il se trouva qu’un jouvenceau

Découvrit du fait du hasard

Un pourpoint de couleur ponceau

Fait en un très scintillant brocart.

 

Pour essayer cette toilette

L’éphèbe se mit torse nu

Et la femme resta muette

En voyant ce corps dévêtu.

 

Soudain la fièvre la saisit

Et sans réfléchir longuement

A son tour elle se dévêtit

Pour offrir un corps séduisant.

 

Sans tergiverser davantage

Leurs bouches se sont rencontrées,

Leurs mains partant à l’abordage

De leur secrète intimité.

 

L’homme caressa ardemment

Des seins avides de plaisirs

Qu’Alysson très aimablement

Offrait à son  brûlant désir.

 

A son tour elle cajola

Un sexe prêt à exulter

Qu’avec douceur elle immisça

Dans sa tiède féminité. 

 

Longuement tout deux ils joutèrent

Ainsi que de fiers conquérants

Jusqu’au moment où ils sombrèrent

Dans un orgasme fulgurant.

 

Maintes fois ils recommencèrent

Sans jamais pouvoir se lasser

Car Alysson notre fripière

Avait un tempérament aiguisé ;

 

Et ce délicieux  partenaire

Se révéla si vigoureux

Que durant la journée entière

Elle profita de  son fier nœud.

Raimondo – 2012 

Aux lecteurs curieux je précise que la friperie dont il est question ici est sise en Provence, à Aix, où chacun connait bien et sait s’esbaudir avec Alysson d’Aix…expo91

 Marion la chef de rayon

Dans le supermarché la jolie Marion

Comme tous les matins faisait son inspection

Relevant avec soin les rayons à combler

Par les produits manquants qu’il faudrait commander.

Or, étant parvenu au fond du magasin

En un endroit discret elle sentit soudain

Une main fureteuse plein de délicatesse

Caressant les rondeurs de ses charmantes fesses.

En femme  policée bien sûr elle aurait pu

Repousser cette main s’attaquant à son cul

Et même souffleter l’auteur de ce forfait

Oui, mais elle n’en fit rien, car les cajoleries

Que prodiguait alors le nouvel apprenti,

La ravissait vraiment, et depuis quelques jours

Elle vivait avec lui un beau roman d’amour.

S’ils se croisaient parfois en un coin retiré

Ils échangeaient alors de douces privautés

Quelques tendres baisers ou des attouchements

Sur les recoins secrets de leurs corps exigeants.

Marion était ravie de sentir sur ses seins

Le toucher délicieux de deux curieuses mains

Titillant ardemment des tétons turgescents

Envahis de plaisir sous ce doux frôlement.

Marion n’hésitait pas en maintes occasions

A se mettre à genoux pour faire une succion

Afin de recevoir  en sa bouche gourmande

Le doux jaillissement d’une sève brûlante.

Et c’est précisément dans cette position

Qu’elle fut découverte un jour par le patron.

 

Que pensez-vous qu’il arriva ?

Ce fut l’apprenti qu’on vira… 

Raimondo – 2012expo09

Je ne sais pas où il va chercher tout ça, mais il a du talent et de l’inspiration le bougre!

Actu-m’en diras tant Novembre 2013

Posted in Actualités & hors-série on novembre 10th, 2013 by gerard – Be the first to comment

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 Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003): 

1/ Coup de Gueule : Les enseignes des pharmacies ne seraient pas « politiquement correctes » car la croix pourrait choquer, je cite, « certaines communautés ». Pour cette même raison, les vacances de Toussaint deviennent congé d’Automne, celles de Pâques se transforment en congé de Printemps, mieux encore, les vacances de Noël mutent en congé d’Hiver (alors que je connais bien des communautés qui savent à propos faire fi de leur religion au moment de percevoir leur prime de Noël). Messieurs les gouvernants, au point où vous en êtes de votre incommensurable bêtise, je vous propose de débaptiser la France en Tunalgéroc, ça fera tant plaisir aux enfants des douars, oh pardon, je voulais dire « aux enfant d’Edouard » évidemment ! …Pitoyables clowns !!! 

2/ Chanson de circonstance : Nos amis bretons ressemblent tous maintenant à des têtes de bites au gland rubicond et cela ne serait pas dû _ pas encore_ au climat. Par contre, à Marseille, nous entrons maintenant dans les temps de froidure, pour vous réchauffer les zygomatiques voici la navrante excrétion d’un cerveau phocéen (…et je ne parle pas des fautes d’orthographe dans les sous-titres) digne d’Oulibouf: « Ta mère le froid »  http://www.youtube.com/watch?v=c-Zc0uJO8Xc 

3/ Un zeste de religion, un filet d’anglais et d’italien et une large rasade de gaudriole :  Three Italian nuns die and go to heaven. At the Pearly Gates, they are met by St. Peter. He says « Sisters, you all led such wonderful lives that I’m granting you six months to go back to earth and be anyone you want to be. »
The first nun says, « I want to be Sophia Loren; » and *poof* she’s gone.
The second says, « I want to be Madonna; » and *poof* she’s gone.
The third says, « I want to be Sara Pipalini. »
St. Peter looks perplexed. « Who? » he says.
« Sara Pipalini; » replies the nun.
St. Peter shakes his head and says; « I’m sorry, but that name just doesn’t ring a bell. »
The nun then takes a newspaper out of her habit and hands it to St. Peter. He reads the paper and starts laughing. He hands it back to her and says « No sister, the paper says it was the ‘Sahara Pipeline’ that was laid by 1,400 men in 6 months. »

 

Emeline et Adalbert 19

Posted in Oulibouf on novembre 10th, 2013 by gerard – Be the first to comment

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XIX  

Florian, entendit le hurlement de douleur du roi de Chypre.

   Depuis un moment, derrière la porte du cabinet où le monarque  et Odinette s’étaient retirés, il attendait en compagnie de la reine qu’il avait conviée afin d’être le témoin de prévisibles évènements.

   Le royal cri de douleur confirma qu’un fait nouveau s’était produit ; il était temps d’intervenir.

***

   Et pendant ce temps, la marquise Emeline de Coursy se faisait ramoner son petit nid d’amour par le pimpant chevalier Géraud. En effet, lasse d’une vie un peu monotone, elle avait décidé de voyager et en particulier, aller rendre une petite visite de courtoisie au chevalier Géraud. Elle profita du passage d’Aude et de sa troupe de baladins qui allaient vers le pays d’oc, pour faire route avec eux. Bien sûr, les deux amies se retrouvèrent avec grand plaisir, ne négligeant pas toutes les gentillesses qu’elles pouvaient s’offrir lorsqu’elles avaient l’occasion de se revoir.

   Le chevalier Géraud fut ravi du retour d’Emeline et pour renouveler le moment bienheureux  qu’ils avaient vécu autrefois, nos deux amis se retrouvèrent dans cet étroit escalier en colimaçon témoin d’une mémorable levrette. Géraud fut de nouveau émerveillé par le charmant spectacle de la croupe ravissante qui s’offrait à lui.

–         – Marquise, votre  cul est toujours aussi ensorcelant.

–         – Je vous en prie, chevalier, laissez agir le sortilège…

   Et il laissa agir le sortilège, et Emeline apprécia.

   La nuit fut fertile en évènements, d’autant que la belle Aude vint se mêler à l’intime fête. Géraud, avait déjà connu au cours de  sa vie amoureuse diverses agréables expériences, mais  il découvrit avec satisfaction le plaisir, nouveau pour lui de l’amour à trois. Le castel résonna sous les « aaaaaaaah !!!! » les « ooooooooh !!!! » les « encore !!! », les « que c’est bon !!!! » et autres réflexions tout aussi originales.

   La veille de leur départ, la troupe de baladins offrit en plein air un spectacle de qualité, apprécié par les nombreux nobliaux des alentours conviés par Géraud. On fit bombance ; on usa, et même abusa, de la fameuse boisson anisée du révérend père Not, et la plupart des invités s’endormit  malgré les accents lyriques d’un troubadour, un  certain Gauvin (ou Gaudin, les historiens ne sont pas d’accord à ce sujet)  récitant quelques fabliaux de l’époque. Géraud, que ces récits ne semblaient pas spécialement  passionner outre mesure, en profita pour lutiner une accorte soubrette qui passait par là, et qui ne demandait pas mieux que de s’offrir aux câlineries du fougueux chevalier.

D’aucuns  pensent que ce joyeux interlude a pu produire la descendance bâtarde du chevalier, descendance qui perdure de nos jours, comme il déjà été fait mention. (Note de l’éditeur)

* * *

   Et pendant ce temps-là, en Méditerranée, la reine de ces lieux, soudain s’est écriée :

–         – Que vois-je ? Le roi mon mari, en train de forniquer avec une nonne !

–         – Disons plutôt, intervint Odinette, pour rétablir la vérité, que votre cher époux tentait de me violenter. Il m’a fallu agir avec rudesse pour m’éviter le traitement qu’une religieuse n’est pas en droit d’attendre.

–         – Gédéon mon roi, (le roi de Chypre de l’époque portait en effet ce ridicule prénom), est-ce bien ainsi que les choses se sont passées ?

   Le monarque ne répondit rien, tout occupé à masser ses parties génitales qui le faisaient terriblement souffrir.

   Ce silence permit à Florian d’informer la reine de  tous les évènements qui motivaient sa présence ici.  Ainsi  apprit-elle l’existence de Renata, son enfance dans une famille d’accueil, la décision royale de la faire disparaître en la cloitrant dans un monastère vénitien, ainsi que son actuel devenir. Odinette confirma la version des faits. On laissa en tête à tête les époux royaux pour leur permettre de régler leur problèmes conjugaux.

   Quand ils furent seuls, et contre toute attente, Odinette fondit en larmes. Florian s’empressa, la serrant affectueusement contre lui en attendant qu’elle se calme.

–         – Tu ne peux imaginer, l’horreur qui m’a saisie lorsque cet abject personnage a posé ses mains sur moi ; et lorsqu’il a tenté de fouiller mon intimité cela dépassa tout. Certes, il m’est souvent arrivé dans la vie, d’octroyer mes faveurs  pour obtenir un renseignement ou réussir une mission, mais aujourd’hui cela me fut impossible.

–         – Tu n’avais pourtant pas à priori écarté cette possibilité.

–         – Oui, mais depuis que je te connais, les choses ont bien changé…

   N’était-ce pas là une déclaration d’amour ? Nos deux héros n’étaient-ils pas en train de succomber aux charmes d’une ardente flamme qui allait générer pour eux un nouveau destin ? Le silence qui suivit les laissa chacun à d’intimes réflexions sur un devenir commun.

   Le roi, dont les couilles endolories commençaient à le faire moins souffrir, dut s’expliquer auprès de la reine qui n’avait pas apprécié,  et l’existence de Renata et le petit intermède qui s’était déroulé avec la sœur Sidonie. La souveraine laissant entrevoir une séparation qu’elle comptait demander sans plus tarder auprès du tribunal papal, le piètre Gédéon s’enferra dans de vagues explications et reconnu finalement, pour mettre fin à la fureur de son épouse, que cette Renata n’était peut-être pas  une sienne fille et qu’il valait mieux oublier son existence. Quant à son attitude avec la nonne il admit qu’il avait, par on se sait quelle intervention satanique, perdu l’esprit durant un instant.  Pour se faire pardonner il entreprit de se montrer galant avec son épouse.

   Ce doux rapprochement régla une fois pour toute,  les problèmes du couple. La reine fut trop heureuse de se laisser chahuter le minou par son époux ;  à plusieurs reprises elle succomba  aux frôlements continus de ses rondeurs et aux bienfaits d’un sexe envahissant. Elle n’hésita pas, lorsque la royale quéquette semblait perdre de la vigueur, à user de ses douces mains pour de revitalisants va-et-vient qui firent merveille. Cette heureuse initiative affirma sa volonté de donner désormais à l’intimité de leur couple,  une tournure plus éclatante et   plus variée. 

   On remercia Florian, et par son intermédiaire le roi de France qui l’avait dépêché à Chypre : l’affaire Renata était close. La reine sut gré à sœur Sidonie de ne point  garder rancune à son époux pour son inqualifiable conduite.  En d’autres temps, Odinette aurait regretté de n’avoir pas subi les derniers outrages, mais désormais elle s’était trop attachée à Florian pour succomber aux caresses d’un autre, fut-il roi.

   De nombreux mois plus tard, nos deux compagnons, mission accomplie, arrivèrent à Dijon. Il était temps,  Odinette était sur le point d’accoucher : fruit d’une passion partagée, un enfant allait naitre pour leur plus grande joie. 

   Mais le mauvais sort intervint et après avoir donné le jour à une magnifique fillette, Odinette s’en alla au pays des anges, laissant Florian dans la tristesse et le désespoir. Certes il trouva quelque réconfort auprès de la duchesse de Bourgogne qui l’entoura de sa sollicitude, mais la disparition de la belle au suave parfum le toucha bien plus qu’on aurait pu l’imaginer. Désormais il se devait de songer au devenir de la petite « Ondine » qui se promettait d’être aussi belle que sa maman.

* * *

   Son escapade en Provence terminée, Emeline regagna Coursy. Elle  fit, en cours de route, quelques succulentes rencontres, bien nécessaires pour calmer les ardeurs d’un corps toujours aussi demandeur de ces gentillesses qui sont le sel de la vie.  Elle apprécia la brouette ardéchoise ainsi que le chimpanzé en rut et montra à ces amants de passage les bienfaits d’une langue inquisitrice ou la douceur des caresses de sa blonde chevelure.

   A son  arrivée au  château, elle fit la connaissance de la jolie Viviane, fille de Renaud et Albine qui s’éveillait à la vie. Aglaé, fidèle au poste, se pressa de lui  préparer un bain chaud durant lequel Emeline lui conta toutes les belles aventures qu’elle avait vécues durant son voyage. Les deux femmes gardaient toujours cette complicité qui les unissait de longue date.  Aux cuisines on se hâta  de  confectionner un bon diner pour célébrer le retour de la maitresse de maison.

   Dans les jours qui suivirent, la marquise se rendit à l’étude notariale, où régnait une certaine effervescence. En effet on préparait le mariage de  Guillemette avec son ami Roland, un mariage forcé que le père dut se résoudre à accepter lorsqu’il découvrit, tout à fait incidemment dans un des salons privés de la maison, sa fille, tout vêtement retroussé, manifestant son plaisir sous les coups de boutoir de son amoureux. Cette posture ne laissait aucun doute sur l’état des rapports de sa fille avec son ami, et pour éviter d’avoir à affronter une maternité hors mariage, il s’était résolu à accepter l’union de ces deux jeunes gens. Après tout, le père de Roland, le riche meunier de la région, gratifiant son fils d’une coquette rétribution financière, les choses allaient pour le mieux.  Quoi qu’en dise le proverbe, l’argent participe au bonheur des individus…

   Guillaume s’octroya un moment de répit pour offrir à la marquise son amie, quelques bienfaisantes douceurs qu’elle accepta avec grand plaisir. Après tout n’était-elle pas venue ici pour y chercher ce petit bonheur. Comme à chaque fois qu’ils se retrouvaient, les deux amants retrouvaient la complicité habituelle dont ils étaient friands.

   Dans les jours qui suivirent, et comme l’automne touchait à sa fin, et de ce fait l’arrêt des chasses royales,  Adalbert s’en revint dans ses terres. Bien sûr son épouse lui fit fête et comme à chaque retrouvaille les deux époux, durant plusieurs jours quittèrent très peu le lit conjugal, tout à la joie de se mignoter, de se papouiller, de se suçoter, de se faire toutes les  gâteries habituelles propres à renouer leur chaude intimité.

   Il fallut, malheureusement faire face aux aléas de la vie et le passage de Florian à Coursy apporta les tristes nouvelles. Nul ici n’avait eu l’occasion de connaitre Odinette, mais sa disparition peina tout un chacun. Albine, toujours aussi raisonnable et nantie d’un bon sens  pratique,  s’enquit  du devenir de la  petite Ondine.

–         – Elle est pour l’heure auprès de la Duchesse de Bourgogne, nourrie par les soins d’une nourrice, une plantureuse bourguignonne, ayant du lait à revendre. Lorsqu’elle sera sevrée, peut-être la conduirais-je dans ma famille, en Anjou, où ma vieille marraine pourra  sans doute veiller sur elle.

–         – Mais mon cher Florian, intervint Emeline, ta famille est ici et c’est à Coursy que la petite Ondine grandira.

–         – Avec nos enfants, ajoutèrent presque ensemble, Renaud et Albine.  

   Ce soir-là, face à la cheminée du grand salon, régnait le  souffle d’une profonde amitié ; à la chaleur de l’ âtre, se mêlait celle du tendre attachement qui unissait tous ces héros, heureux d’évoquer les souvenirs communs de leurs équipées d’autrefois.  

   On se quitta pour la nuit. Florian, seul dans son lit, ressentit comme chaque soir le poids de la solitude : il fut long à s’endormir. Et soudain, était-ce un rêve ou la réalité, il discerna  près de lui, la douce présence d’un ange tutélaire : Aglaé avait rejoint sa couche et le tenait serré contre elle avec tendresse d’une mère et la passion d’une amante.  Au matin, Florian s’aperçu que ses draps étaient souillés.

   Dans les jours qui suivirent on mit sur pied quelques projets. Emeline et Adalbert s’étaient  décidés à  voyager un peu afin de rendre visite à Marco et à Renata. Emeline avait émis  cette bonne idée, acceptée aussitôt par son époux alors qu’ils étaient  occupés, sur un confortable fauteuil, au petit jeu du A dada sur mon bidet,  lorsque la marquise se souvint des bons moments passés avec le brave Marco, dépucelé par ses soins délicats.

   Il était temps pour Florian d’aller rendre compte au roi de France, des suites de son ambassade à Chypre. Au palais, le roi fut soulagé d’apprendre le succès de sa mission.

–         – Voilà qui est parfait, car  ce roitelet commençait vraiment à me gâcher la vie avec sa bâtarde.   

–         – Soyez assuré qu’il n’en sera plus question désormais. Vous n’avez plus rien à craindre de ce velléitaire, pas plus que de l’intervention des turcs, empêtrés actuellement dans leurs problèmes de succession.

    C’est le roi lui-même qui  apprit à Florian le trépas, au cours d’une chasse, de son père et de son frère ainé. Ces décès faisaient de lui l’héritier du fief familial, une seigneurie aux confins de l’ Anjou, autour de la ville de Pouancé. 

   Ce domaine situé sur des terres relevant de l’ autorité du roi de France, se trouvait très proche de la Bretagne, indépendante, dont les comtes lorgnaient, depuis longtemps les terres françaises et nourrissaient des rêves d’extension. Derrière ses fortifications et son château,  Pouancé se trouvait à l’abri d’un envahisseur. Le roi décida d’en faire une place forte, dont Florian assurerait la mise en place et le commandement. Habitué à la vie aventureuse qu’il avait menée jusqu’à présent, celui-ci se demandait si cette nouvelle vie lui conviendrait ; mais l’autorité royale ayant dit, il  lui fallait obéir.

   Avant de quitter Paris, il prit le temps de flâner dans les rues de la capitale. Par hasard, dans une étroite venelle, il fut attiré par une lanterne diffusant une lueur rougeâtre. Il sourit, se souvenant que  lors de son séjour à Montpellier, il avait fréquenté ces lieux dits de mauvaise vie. Il songea qu’il était peut-être temps, sans effacer toutefois le souvenir d’Odinette, de reprendre quelque  goût à la vie.

   En compagnie d’une jeune femme au charme ravageur, il passa un long moment, retrouvant les gestes tendres de l’ amant qui s’épanouit sous les caresses expertes de cette magicienne de l’amour. Ce très agréable intermède lui fit oublier un moment,  la peine immense  qui l’étreignait encore.

Raimondo (à suivre) – 2013

Les avis sont partagés

Posted in BombayTV on novembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment

5ans015ans021er Novembre 2008! Gigaproduction apparaît sur la Toile!

Alors que beaucoup de sites n’ont qu’une existence éphémère

nous célébrons aujourd’hui son cinquième anniversaire; ce n’est pas si mal que ça! Qu’Adhémar, Michel, Raimondo et surtout Fefaine soient remerciés d’avoir permis ce petit miracle de longévité. Sans eux, il n’y aurait rien à voir. Mais nos remerciements vont surtout à toi, internaute visiteur, car sans toi… Ben, nous n’existerions pas! Nous ne perdurons que par l’intérêt que tu as l’amitié de nous faire. Merci! Merci! Merci!

Pour cette célébration, voici un clip qui confirmera ce qu’indique le bandeau ci-dessus « On aime… ou pas! » 

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Regrets plus ou moins éternels

Posted in Bmovie-TV on novembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment

 RIP belle-maman!  

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Examen clinique

Posted in BombayTV on novembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment

 Feriez-vous confiance à l’homme de l’art?

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Aaaah la Grande Cuisine!

Posted in Bmovie-TV on novembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment

 La femme moderne reste un cordon bleu: http://www.grapheine.com/bmovie-tv/movie-fr-b65d29c375dee690d8a685def06c9868.html

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Aladin a fait un voeu

Posted in BombayTV on novembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
On perçoit un certain intérêt de la part de la dame:
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Shut up stupid!

Posted in BombayTV on novembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
Faut pas pousser môme, sinon tu risques d’avoir des surprises!
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