Archive for février, 2014

Le petit trou vert

Posted in Dossiers on février 20th, 2014 by gerard – 3 Comments

Oyez! Oyez! Foules en recherche de vérité! Il n’y a qu’ici qu’on vous expliquera vraiment ce qu’est « le petit trou vert »!

ECHANGES  EPISTOLAIRES  VIA  INTERNETKimberley

1/ 28/12/13 – 10h 06: Tout démarre avec Marie-Jeanne qui expédie un mail-circulaire d’un vieux fichier du web que beaucoup d’entre vous connaissent sans doute: Jean, très amoureux, sortait depuis 3 ans avec une très belle fille, Sylvie, et jusqu’à présent il n’avait pas eu de relation sexuelle avec elle. Un jour, il la caresse passionnément, lui enlève ses vêtements, mais quand il essaye de lui faire l’amour,elle s’excuse en disant qu’elle le ferait seulement après le mariage… Et que, une fois mariés, elle irait même jusqu’à lui faire « Le Petit Trou Vert »… Très confus, Jean appela Josiane (une femme avec qui il avait des aventures sexuelles épisodiques). Il alla chez elle et lui demanda de faire « Le Petit Trou Vert ». Josiane, effrayée, commença à crier en disant qu’elle était une femme  respectable et que jamais il ne lui passerait par la tête de faire une chose pareille et lui ordonna de sortir immédiatement de chez elle, en lui disant de l’oublier pour toujours. Tout penaud, Jean décida d’aller dans un bordel. Il choisit une belle femme, et lui demanda si elle faisait de tout. Elle répondit que pour de l’argent, elle ferait tout ce qu’il lui plaira… Alors Jean lui demanda de faire « Le Petit Trou Vert ». Elle répondit que bien que pute de profession, elle était une femme respectable, qu’il y avait quand même des limites, et elle commença à gueuler et à le frapper. Entendant un tel chahut, le taulier ouvrit la porte d’un coup de pied et demanda : « Que se passe-t-il donc ici ? » Jean, plus confus que jamais, lui dit qu’il avait seulement demandé à la femme de lui faire le « petit Trou Vert ». En entendant cela, le gérant se mit dans une rage pas possible et le flanqua à la porte du bordel à coup de pieds au cul en criant qu’il ne revienne plus jamais. Toujours confus, Jean alla chercher Filip (un gay) pour éclaircir ses doutes. Quand il le rencontra dans son salon de coiffure, ils se saluèrent très chaleureusement, et Filip lui dit qu’il était prêt à passer la nuit avec lui. Jean l’emmena et lui proposa de faire « Le Petit Trou Vert ». Filip ne supporta pas d’entendre cela et lui mit une branlée  à coup de séchoir à cheveux. Il lui dit que c’était un pervers, qu’il ne voulait plus le revoir de son vivant et il le vira. Jean, très déçu, devenait fou… Il retourna chercher Sylvie (sa fiancée) et lui demanda de l’épouser tout de suite et surtout de lui faire « Le Petit Trou Vert ». Sylvie accepta et, très euphorique, lui promit qu’elle le rendrait très heureux et qu’ils feraient « Le Petit Trou Vert » autant de fois qu’il le  souhaiterait. Ils se marièrent et partirent en lune de miel en voiture. Jean, très impatient, voulut  interrompre le voyage pour faire ce fameux « Petit Trou Vert »… Dans son énervement, il eut un moment d’inattention, quitta la route, et prit un arbre de plein fouet. Sylvie décéda dans l’accident !

Jean est encore en ce moment en train d’essayer de savoir ce qu’est « Le Petit Trou Vert »… Et moi aussi !!!!!

J’ai perdu mon temps à lire cette connerie de mail qu’on m’a envoyé. Et au final, on ne dit pas ce qu’est ce sacré nom de dieu de merde de foutu « Petit Trou Vert ». Et je ne le sais toujours pas ! Alors comme je refuse de rester tout seul comme un con avec ce doute, et surtout d’être le seul à m’être fait avoir, je te fais suivre ce mail. C’est normal ça sert à ça les amis… ALORS, A TON TOUR TOI AUSSI, EMMERDE QUELQU’UN D’AUTRE !

2/ Le même jour, à 13h 25, je lui fait une réponse-bateau:  Bon! J’explique pour que vous vous couchiez moins fada(de) ce soir: J’ai beaucoup pratiqué le petit trou vert avec Dominique Voynet (sénatrice à 13 000 €/mois + Mairie de Montreuil) et Cécile Duflot (Ministre à 10 000 €/mois + Avantages liés à la fonction). Ces braves écologistes ont horreur du savon qui pollue les nappes phréatiques, elles ne se lavent donc le sous-bassement qu’avec de l’eau plus ou moins claire. Ce qui a pour conséquence le développement d’une flore chlorophyllienne à base de mousses et de lichens dans leurs parties intimes. CQFD.

(La prochaine fois, je vous parlerai du grand trou vert avec Eva Joly [12 000€ de députée européenne + 4 000€ de conseillère pénale en Islande (?) + 2 300€ de retraite de magistrat, tout ça par mois])

3/ Aussi réactif que moi, Michel-l’aubagnais réplique à 14h 14:  Ah là là ! Quelle époque d’inculture ! Mes recherches m’ont donné facilement la solution à ce mystère, qui ne semble aussi épais qu’en ses origines qu’à cause d’une malheureuse défaillance de graphie. Espilications :

La graphie originale est : ”trouvère”. L’histoire vient de l’amour fou qu’un obscur hobereau, du XIIIe siècle finissant et de la Bourgogne comtale par la même occasion, portait à Aldebert le trouvère. Le nobliau n’a laissé d’autre trace dans l’histoire que cette passion. Passion qui ne pouvait être assouvie que par l’acte de sodomie, on s’en doute. En bref, il trouvait le trou noir du trouvère très troublant , ce qui lui en faisait voir de toutes les couleurs. **

La chose passa à la postérité via la plume d’un scribe quasiment illettré qui rédigea un e-mail fautif et le diffusa tel quel à toute sa liste de diffusion. Et depuis, le mal court, de carte mère en carte mère.

Le trou noir du petit trouvère finit par se réduire à “petit trou vert”, dont le sens caché est cet acte qui fut la cause de la destruction de Sodome et Gomorrhe par Tsahal. De là, on comprend la terreur de tous les personnages de cette triste histoire.

Elementary, my deer Slaughter! 

** Ce qui fait quatre trous, loin des dix-huit du golf marseillais de la Salette.

4/ Je lui réponds à 16h 57:  

Objection votre honneur, je me dois de ré-espliquer et de répliquer !

Le ronron de ma vie de dilettante retraité s’écoulait avec la fluidité d’une courante mal maîtrisée… Là-dessus, une de mes correspondantes, Marie-Jeanne, aussi re-traîtée (au botox maybe) que moi, m’envoie son petit trou vert (Et ta Seurt, elle pisse vert? Message du 28/12 – 10h 06). J’avais déjà vu ça il y a quelques années mais, pour lui montrer que mes neurones étaient encore réactifs, je lui concocte, à la va-vite (Message du 28/12 – 13h 25), une ch’tite explication aussi cartésienne qu’un raisonnement de Dieudonné en plein trip. Bah ! Ca ne prêtait pas à con-séquence et je croyais en être débarrassé à bon compte… Mais va te faire fiche ! Mon pote Michel prend le mors en plein vol et la mouche aux dents et m’étale sa science pour me ravaler au rang de béotien d’outre-Quiévrain en passant par Genève (cf le message précédent).

Oh Bonne Mère ! Mais qu’avait-il fait là ? Il n’en fallait pas plus pour que je me penchasse plus profond («more deeper » pour les pubères acnéeux) sur le sujet. A moi le Larousse en 17 volumes, Wikipédia et consorts, Gougole et les trésors de la BN François Mitterrand ! Et… j’ai trouvé !!! Cette fois, du solide et de l’irréfutable :

En fait, il s’agit d’une allusion à la taille ridicule d’un pénis occitan : « le petitou ver ». Seulement, l’expression a longtemps séjourné dans le Sud-Ouest, pays aussi étrange que leur cassoulet aux myrtilles et où ils ont la fâcheuse habitude d’ajouter des « r » un peu partout. Macarel ! Ce qui fait que l’ensemble est devenu (bien rouler les « r ») « le petitrou verr’ » (Dieu merci, l’expression n’est pas passée par l’Auvergne où nous aurions eu « le petit chou vert », ce qui, vous en conviendrez aisément, ne veut strictement rien dire dans le contexte qui nous préoccupe, à moins de faire allusion à des hémorroïdes de colossales dimensions peintes aux couleurs de l’espérance). De facto, l’histoire rapportée par ma co-pine Marie-Jeanne est complètement dénaturée. Le pitchounet lombric phalloïde du début a débouché sur une histoire abracababrante en le faisant devenir le phantasme de vieilles demoiselles anglaises ou de grenouilles gauloises de bénitier.

Voilà, voilà, voilà ! Il suffit de demander pour s’instruire, ou de me chatouiller les métacarpiens, c’est selon…

5/ A 20h 11, Raimondo entre en lice: A propos de trou vert.

Je suis issu d’une famille d’émigrés, et mes parents suaient sang et eau pour nous élever. Nos  moyens étant limités ; en particulier, on n’achetait pas de journaux, qu’on aurait pourtant pu récupérer après les avoir lus, pour se torcher lors de notre caca journalier. Ma maman, femme de ressources comme il s’en faisait autrefois, avait planté au fond du jardin un pied de rhubarbe. Ah la rhubarbe  quelle plante merveilleuse ! Cachée au fin fond de la terre en hiver, dès le printemps, elle surgit du sol et en quelques semaines, vous procure des feuilles d’un gigantisme délirant. Aussi ma maman, nous conseillait-elle d’utiliser ces feuilles pour le nettoyage anal.

Je jouais à l’époque avec une petite voisine, à ces jeux innocents que tous avons connus,   permettant de nous dévêtir, pour les besoins ludiques. C’est au cours d’une visite médicale à laquelle nous nous adonnions que ma copine, utilisant un bon vieux thermomètre  à mercure d’antan, constata que j’avais le trou vert, dû sans doute au fait que nous nous lavions le cul, une seule fois par semaine…

De nos jours, il faut aller à la campagne pour trouver de la rhubarbe, et les trous verts sont peu répandus, mais fort heureusement,  Lotus nous fait du papier « triple épaisseur », en vente dans tous les hypermarchés, pour éviter ces disgracieuses traces colorées.

Raimondo 

PS 1 : j’ai malheureusement perdu de vue cette voisine, dont je dévoile ici l’existence. Si j’avais le bonheur de la retrouver, je lui montrerais qu’en cet endroit discret, la couleur de l’espérance a aujourd’hui disparu. 

PS 2 : Cher Gérard, si tu as connaissance d’une dame, bien sous tout rapport, qui voudrait vérifier mon affirmation, donne-moi bien vite ses coordonnées. A l’avance merci.

6/ La journée se clôt à 20h 35 par un message de Raphaël:  Pour être bref je dirais que cette histoire de petit trou vert c’est à VOUS TROUER LE CUL,  tout le monde connaît cette expression quelque peu vulgaire aussi je n’en dirai pas plus. Je vais quand même chercher du côté des spéléologues et des proctologues spécialistes du toucher rectal de l’anuscopie et de la rectoscopie.(dixit wikipédia) 

Bonnes fêtes à toute l’équipe !

7/ Le lendemain, 29 Décembre à 13h 10, nous parvient l’explication argumentée d’Adhémar:  Le Très Honorable William Pitt le Jeune (1759-1806) fut premier Ministre de son copain le roi George III de Grande Bretagne, à l’âge de 24 ans, et s’illustra par sa bêtise crasseuse et par son art de pomper le dard royal.

Déjà le roi, pendant que Napoléon caressait Joséphine, verdissait de rage en voyant qu’il avait nommé un pareil imbécile. Il se consolait cependant en pensant que chez les premiers ministres c’était une tradition (qui se perpétue). 

Après 1806, un autre William Pitt succéda à son papa. Puis un autre, puis un autre… Dans cette famille Pitt, ils ne connaissaient qu’un seul prénom.

Le septième William Pitt décida que son illustre famille avait besoin d’un blason, et il en créa donc un : deux poireaux de sable sur champ de laitues, couronné de gueules (de raie). Le champ « de laitues », d’un vert agressif, finit par caractériser cette branche de la famille, qu’on commença donc à appeler les Pitt verts pour les distinguer de leurs cousins les  Pitt Rouges que certains appelaient par dérision les « Bites Rouges ».

Hélas, du fait de l’abominable connerie des membres successifs de la famille Pitt Verts, qui allait s’aggravant à chaque génération, les postes de gouvernement ne leur furent plus confiés, et les malheureux allaient finir dans le besoin lorsque, par miracle, l’un d’eux réagit un tantinet et créa un pub à Londres qu’il nomma « le Pitt vert », comme on pouvait s’y attendre. Bientôt, les gens du quartier l’appelèrent plus simplement « le Pitt ».

Mais les londoniens et les touristes, sans parler des gallois et des écossais en goguette, boudèrent malheureusement cet établissement, si bien que le dernier des Pitt dut fermer boutique, au grand dam de ses neuf enfants qui s’étaient habitués à boire à l’œil et à se la couler douce.

Un conseil de famille eut lieu, à la fin du règne de Victoria, et les neuf héritiers, après avoir réuni un peu d’argent en se prostituant (et en évitant les sévices de Jack l’Eventreur), décidèrent de rouvrir le Pitt Vert et de reprendre la belle vie.

Il va de soi qu’ils appelèrent leur pub, sans grands efforts de recherche, « le Pitt rouvert ».

Mais les touristes français, et même ceux de l’espace Schengen, qui appréciaient bien la bière servie par les neuf associés mais avaient du mal à prononcer et à comprendre le nom du lieu, déformèrent ces mots dans leur jargon de frogs et de wogs, et l’appelèrent le « P’tit trou vert ».

Comme cette couleur correspondait à celle du blason des Pitt, tout fut facile et le nouveau nom fut adopté. Ci-après, ledit blason envoyé dans l’après-midi du 30/12:Blason Zampano00

Voici enfin, récupéré dans de vieux grimoires très poussiéreux, le blason du bistrot londonien des neuf frères Pitt : « Sur champ de sinople, au chef couronné d’or et de gueules, deux poireaux de sable affrontés aux cantons dextre et senestre, avec inscription d’or ‘Dieu et mon gauche’ au bas. » Cette inscription, qui prétend imiter celle de la monarchie britannique, a été rajoutée par un des frères Pitt après avoir gagné par K.O. un match de boxe amateur, du côté de Belper, dans les Midlands.

8/ J’expédie à mes correspondants, le 29/12 à 14h 18, un message qui définit où on en est. Et j’ajoute un com’: Récapitulatif de l’état des lieux prouvant, entre autres, qu’on est les plus meilleurs (Je n’en attendais pas moins des éminents* collaborateurs de la Rédaction de Gigaproduction: Adhémar, Michel et Raimondo)… Mais rien ne vous empêche, chers correspondants, de participer encore et toujours, à l’image de notre ami Raphaël

* = Quoique je me demande parfois si ces délires ne sont pas dus à l’abus d’alcool frelaté, de drogues au rabais ou de stupre « déhesskayen »????????

9/ Mais Michel contre-attaque, toujours le 29/12 à 20h 47:  J’ai lu les arguments de mes honorables contradicteurs avec le plus grand intérêt, au moins égal à celui de mon livret A de chez Spirou (1,25%). On sent bien un désir confus d’accéder à la substantifique moelle, mais leurs éléments linguistiques pèchent par leur légèreté, y compris dans la sémantique la plus ordinaire. Où Adhémar voit-il une branche dans la laitue de la famille ? C’est en tout cas ce que j’ai compris. Dans les épinards, je ne dis pas. Mais la laitue ! Mais, bon, tout cela est malgré tout très intéressant. Il faudrait peut-être se rapprocher de l’Office de Tourisme de Valladolid et voir le prix des hôtels, car il semble que nous nous acheminions vers la controverse du millénaire, auprès de laquelle celle de Coconatto paraîtra dérisoire. 

Ceci dit, un point de détail sérieux: Voila encore une méprise porteuse de drame : DSK et Nafissatou DIALO. Je DOIS à la vérité ce que je vais dire (ça, si ça t’amuse, tu diffuses). Or donc … Lorsque DSK entra dans sa chambre au SOFITEL, il trouva sur la table un “Guest Book”, qu’il ouvrit. A l’intérieur, deux feuillets. Sur le premier, la mention “For man only”. « Qu’est-ce que c’est cette connerie ? Je ne suis pas Milos FORMAN !» se dit-il in petto et in French. Second feuillet, juste une ligne : “ IF YOU WANT TO HAVE BIG FUN, JUST DIAL O”. On devine la suite. Il composa le 0, la jeune dame knocka à la door, comme in, Hi sugar was ur name, I am DIALO, Ouais elle est bonne etcetc. Tout ça parce que ces cons d’étazuniens confondent le o et le 0. C’est triste, non ? 

NB: ou de stupre « déhesskayen »???????                 Cf encart ci-dessus 

… pas au botox, trop cher!…  en plus, il paraît que ça ne tient pas longtemps…       le Viagra est moins cher, mais il tient encore moins longtemps 

    Le champ « de laitues », d’un vert agressif, finit par caractériser cette branche de la famille      Tsst !

Une précision à 20h 23: Tu me pardonneras pour l’affreuse faute de frappe : j’ai écrit cons sorts au lieu de cons saurs, mode Baltique.

10/ Adhémar ne pouvait s’empêcher d’apporter une autre explication argumentée le 30/12 à 1h 42:  

Un nouveau bar à Castagneto 

Connaissez-vous Giancazzo Zampano, le pitre ? Il est le petit-fils du « Grand Zampano » que vous avez pu admirer, très jadis, c’est-à-dire depuis 1954, dans le film de Fellini « La Strada », sous les traits d’Anthony Quinn (celui de Chihuahua).

Ce Giancazzo fait ce que faisaient son père et son grand-père. Il sillonne les villages du Latium et de la Toscane, avec quelques incursions en Emilie et en Campanie, à bord d’une carriole démantelée, en proposant aux autochtones ébahis un spectacle (en 3 parties) de pitre, de lutteur de foire et de cracheur de feu. Les pitreries se limitent à quelques grimaces et quelques pirouettes, assaisonnées de blagues à la mode du moment.

Une petite vie peinarde, quoi ! pas d’ennui avec le personnel, puisqu’il est le seul membre de la « troupe » de baladins (si on ne compte pas l’âne fourbu qui tire la carriole) et que le fisc n’a pas encore découvert son existence.

Mais le spectacle grandiose donné par Luigi a par malheur son talon d’Achille. Les pitreries, il les fait tout seul ; le feu, il le crache tout seul, mais pour justifier son titre de « lutteur de foire », il lui faut un acolyte !

Son cousin germain Giancoglioni Zampano, dit Castapiana, tint longtemps ce rôle. Mais hélas il s’aventura un soir dans une ruelle de Naples où trois ragazzini lui tranchèrent la gorge pour un butin de 2 euros et 54 centimes (plus un préservatif déjà utilisé, mais encore présentable, qu’il gardait dans ses poches pour pouvoir parer à toute éventualité).

Ce cousin se cachait de son vivant dans la foule des badauds, une foule qui fut un soir évaluée à 8 personnes (3 selon la police), et se jetait « sur scène » lorsque Giancazzo demandait un lutteur volontaire. A la fin du spectacle, il se chargeait aussi de faire la quête, empochant sournoisement la moitié de la recette.

Depuis la mort tragique et prématurée du cousin, notre Giancazzo en est réduit à demander un volontaire dans le public, pour pouvoir organiser le match de pancrace. La timide Gelsomina, une gamine de 19 ans déjà édentée et scrofuleuse, qui le suit parfois dans ses pérégrinations artistiques, à des fins mercenaires, ne peut évidemment pas jouer le rôle de sparring-partner ! Et d’ailleurs, elle ne fait pas partie de la « troupe », bien qu’elle apporte quelque aide au niveau des pitreries. Elle est en fait ‘’masseuse’’ itinérante.

Un soir, dans le village de Radiscondoli, non loin de Sienne, la foule des spectateurs s’orna d’un personnage haut en couleurs, gros et fort, borgne de l’œil gauche, vêtu de hardes, rasé de huit jours et puant la grappa à plusieurs mètres, qui empêcha les autres badauds de s’approcher de Giancazzo. Il proclama qu’il était le champion de lutte, de catch et de pancrace de la région ; qu’il s’appelait Testaferro ; qu’il avait même lutté une fois à Florence, dans un match amical au profit de la Mafia, contre le Boia di Volterra ; qu’il désirait affronter Giancazzo et qu’il le réduirait en polenta.

Notre héros termina tranquillement ses pitreries et, en deux manchettes bien placées, quoique peu réglementaires, étendit le « challenger » sur le sol au milieu des détritus ménagers et des seringues usagées, et sous les éclats de rire de la horde de spectateurs, formée ce soir-là, très exceptionnellement de 6 personnes, dont un vieillard somnolent et bavochant amené en chaise roulante par ses descendants exaspérés par l’odeur nauséabonde du vieux débris.Italie Toscane environs de Castagneto

    Volatile pas que le lendemain soir, dans le village de Larderello, à trois kilomètres seulement de Radiscondoli, en allant vers l’ouest, au moment où Giancazzo demanda un « volontaire » pour le pugilat, le colosse de la veille jaillit comme un buffle du bistrot voisin, le « Stronzo Cornuto », et s’offrit comme adversaire.

Notre Giancazzo termina ses pitreries habituelles, s’approcha du monstre Testaferro, et en deux manchettes, comme la veille, lui fit goûter la saveur des bouses de vaches qui illustraient le sol de la place (car le Comice Agricole avait eu lieu le matin même). Giancazzo 2, Testaferro 0.

Entre nous, avouez maintenant que vous ne savez pas où je veux en venir !

Le troisième jour, notre champion amusa la galerie par ses pitreries dans le village de Castagneto Carducci, de l’autre côté des Collines Métallifères, pas très loin de Populonia, en tirant vers la mer. Puis vint la deuxième phase du spectacle, celle de la lutte. Comme d’habitude, Giancazzo demanda au public s’il y avait un amateur pour organiser un combat. Un ou deux doigts allaient se lever, lorsque du troquet voisin, le désormais fameux « Il Pompino Viscido », jaillit derechef la masse de l’horrible Testaferro qui repoussa les candidats et vint se planter en face de Giancazzo, en hurlant ces paroles omineuses : « Cette fois, tu ne m’auras pas ! »

Le monstre se plaça donc devant Giancazzo, tira de ses guenilles une saccagne de respectable dimension et la lui plongea dans les boyaux, ouvrant ainsi une plaie qui allait du sternum à la prostate, en passant par le médiastin, le côlon transverse, la vésicule biliaire et l’appendice. Plus tard, un médecin du lieu déclara que cette ouverture abdominale, si le patient n’avait pas succombé, aurait nécessité 148 points de suture !

Giancazzo eut un air surpris, selon les témoins retrouvés plus tard par les enquêteurs. Il examina un moment avec incrédulité ses organes digestifs, maintenant visibles, puis s’écroula avec grâce dans les excréments de chiens qui défiguraient l’asphalte, tout en poussant un soupir dont on peut penser qu’il fut le dernier.

Lorsque les carabinieri arrivèrent, il n’y avait personne sur la place de Castagneto Carducci (sauf le mort, l’âne fourbu et Gelsomina en pleurs, accourue du salon de massages voisin). Le troquet était fermé pour la durée des vacances. Les patrons étaient partis justement ce jour-là, se reposer chez leur oncle de Chicago, un petit-neveu de Capone, assurant qu’ils n’avaient absolument rien entendu, même pas les cris épouvantables de Gelsomina, ni vu la fuite titubante de l’abominable Testaferro vers des lieux inconnus, d’où il ne revint jamais.

Malgré tout, le temps passa, les patrons revinrent (avec une valise à double fond), et le troquet, désormais célèbre comme lieu du crime, sut s’adapter à sa nouvelle renommée en modifiant adéquatement sa raison sociale, et grâce à de belles subventions, obtenues par l’oncle de Caltanisetta. Aujourd’hui ce n’est plus le minable « Pompino Viscido » qui accueille les hordes de touristes morbides venant visiter les parages du drame, mais un pimpant et coruscant établissement ultramoderne, nommé « le Pitre Ouvert ».

11/ Ce à quoi je m’immisce à 23h 41: L’affaire Dutroux, oups pardon, j’voulais dire « l’affaire du trou vert » est en passe de concurrencer « l’affaire Cocconato ».     « Nous espérons vous revoir bientôt sur nos lignes en espérant que, vous aussi, vous apporterez votre pierre à l’édifice qui, bien que branlant _ car fait par des branleurs _ ébranlera vos sentiments et l’envie d’écrire que vous avez toujours refoulé depuis le CE1 ». Et j’avance une nouvelle explication:  

Quand nos campagnes cherchent à s’embourgeoiser 

A partir de 1875, un couple de culs-terreux normand, Auguste et Léontine Lepetit (1), ouvre une fabrique de camembert à Saint-Maclou (Calvados). Leur production, à base de lait cru entier, va connaître beaucoup de succès à une époque où peu de gens se lavaient les dents après les repas. Cela avait cependant un avantage considérable car, pour peu que vous fêtiez l’anniversaire du papet, la première communion des albinos familiaux (Ach so ! La konzankinité, gross malheur!) ou le retour du Régiment de ceux de la classe au village, il suffisait que chaque convive exhala deux ou trois fois leurs expectorations lourdes d’effluves fromagines pour qu’aussitôt mouches, guêpes, frelons, voire des Potez 25 descendissent en vrille jusqu’au sol, trucidés par ces exhalaisons méphitiques. On pouvait alors, après avoir fait un énième trou normand, continuer ses agapes sans crainte d’être importuné par les insectes. C’était un atout de vente essentiel, le DDT tardant à se mettre en place dans nos campagnes reculées (…de frais!). Cette phénoménale réussite apporta richesse et notoriété aux époux Lepetit. Ils envisagèrent alors de fonder une dynastie camembérine. Mais les caprices de l’ovulation Léontinesque ou l’atonie des spermatozoïdes Augustiniens ne permirent qu’une seule naissance dans cette famille : Une fille que l’on prénomma Pranmoy (en souvenir d’une ancêtre aussi inconnue qu’apocryphe, les Lepetit d’avant 1875 n’ayant jamais eu l’idée de se constituer un arbre généalogique comme la Reine d’Angleterre, les Henry Ford ou Léonarda di Kosovo).

Mademoiselle Pranmoy Lepetit convola avec un batteur (de beurre) originaire d’un medley de villages du Calvados : Mézidon, La Queue et Jouy (1). Il se nommait Jésus Trouveyr. Privé de descendance masculine, Auguste fit des pieds et des mains en subornant des notaires véreux (même parfois dans le frometon itself), des huissiers vénaux, et jusqu’à des Ministres corrompus (Excusez le pléonasme!), pour que ses petits-enfants prissent le patronyme conjoint de sa fille et de son gendre… et surtout dans cet ordre-là ! Il ajouta un gros paquet de biftons au scribe qui en promulgua l’arrêté au Journal Officiel. Et puis, ça vous pose une lignée lorsqu’ils vous allongent (voire rallongent) leurs blases pour en imposer au vulgum pecus. Bon, on est tous au courant de ça, c’est même entré dans les mœurs depuis longtemps : Qui ne connaît pas les Arthus-Bertrand, les Deviers-Joncourt, les Chaban-Delmas, les Chipaoli-Vaopo en Corse, les Yatamoto-Kadérapé au Japon ?…

Le premier bébé qui naquit de cette union fut, hélas, prédisposé à des dysenteries spectaculaires, à telle enseigne que la nourrice en charge spécifique de torcher le fessier du susdit, ne cessait de déclarer, plusieurs fois par jour : « J’essuie Lepetit-Trouveyr ! » Sa notoriété de chieur prodigieux ne fit que s’accentuer en grandissant. Jeune homme, il snoba l’usine familiale pour se produire à Paris dans les meilleurs salons de la Haute Société (NDLR : Rien à voir avec un roquefort d’appellation voisine). Chaque fois, il cassait la baraque en rendant les parquets ou les dallages où il officiait aussi marécageux (et, hélas, nauséabonds!) que la steppe russe au moment du dégel. Mais, en gandin bien élevé, il n’oubliait jamais de se présenter (J’ai pas osé dire « s’introduire ») lui-même à tous les invités, en baissant l’échine, serrant les paluches ou pratiquant le baise-main, en clamant à haute et intelligible voix : « Je suis Lepetit-Trouveyr ! »

Malheureusement, l’Histoire n’a retenu de lui que son inclination à emmerder le monde, et bon nombre de plaisanteries plus ou moins salaces ont commencé à inonder l’Almanach Vermot dans un premier temps, à fleurir dans la presse à ragots par la suite et à exploser sur internet pour finir.

(1) = Authentique, comme le reste d’ailleurs !

12/ Je regroupe tout ça, tard dans dans la nuit du 30/12, en signalant: Voilà que j’ai un petit trouble (…Mais non ! J’ai pas dit « un petit trou bleu ») à gérer les délires de nos sémanticiens et linguistes. Comme dit l’autre « on va finir par saturer », mais c’est si rigolo !

Pour ceussent qui aiment ce genre de couillonnade, je signale qu’Adhémar, Michel et votre serviteur n’avons pas divagué seulement sur l’Affaire Cocconato mais aussi sur des variations infinies de « l’appeau » dans « Exemple d’apologie de Culture Générale ». On en est là !… Oui, je sais, c’est lamentable… Mais qu’est-ce qu’on rigole !!!

13/ Le 31/12 à 5h 52, Adhémar a trouvé une ratiocination encore plus solide:  

Hoover et les boursicoteurs. 

John Edgar Hoover était un comique des années 1925-70, qui avait été nommé en mai 1924 (dans un moment d’égarement) par le président Coolidge à la tête du FBI. C’était pour faire un gag, paraît-il !

Ce Coolidge, bien qu’il fût passablement cool, comme son nom l’indique, avait parfois des absences fort regrettables, qui l’amenaient à manger son potage avec la fourchette, à se curer le nez pendant les offices religieux et à nommer n’importe quel ahuri aux postes les plus délicats de son pays. Et nous ne dirons rien de ses perversions sexuelles.

Notre Hoover, lui,  ne se prenait pas pour une… nullité. Il a cassé les pieds à tout le monde pendant 50 ans, en inventant toutes sortes de couillonnades, politiques ou autres. Il vivait en concubinage avec son copain Clyde Tolson, si bien que l’écrivain Truman Capote les avait surnommés « Johnny & Clyde ». La preuve en image:Hoover & Tolson - Johnny & Clyde

Vers la fin de sa vie, Edgar Hoover commença à perdre la tête, ce qui ne surprit personne puisque son propre père avait été aliéné et enfermé dans un asile psychiatrique pendant huit ans. Tel père, tel fils !

Au plus fort de son délire, Hoover se prenait pour une mangouste, hurlait des insanités dans ses téléphones, montrait ses organes génitaux aux passants, fumait des feuilles de bananier, fabriquait des machines à découper les raviolis en biseau, s’efforçait de remettre le dentifrice dans le tube (sans succès), s’habillait en nonne, donnait des instructions pornographiques à ses agents, voulait faire fermer Wall Street, etc.

Il convoqua un jour le président de la commission de contrôle des opérations de bourse, Jeremias Dough, le contraignit à s’asseoir dans son bureau, vêtu seulement d’une chapska et de porte-jarretelles rose fuchsia, et lui annonça qu’il avait résolu les problèmes financiers des Etats-Unis, pour l’année en cours mais aussi pour plusieurs siècles, voire pour des millénaires.  Pour un président des opérations de bourse, montrer les siennes à Hoover et aux divers huissiers et employés qui circulaient dans le bureau de 2850 mètres carrés***, c’était un peu anxiogène. Sans parler de l’ami Clyde qui s’activait sous le bureau… mais tirons un voile pudique sur la nature exacte de ses activités.

Poliment, tout en essayant de cacher ses pudenda, l’homme de la Bourse esquissa un sourire de hyène et demanda comment un tel résultat pouvait être obtenu, la magie étant exclue. Hoover se gratta alors les hémorroïdes et répondit en s’esclaffant : « C’est fastoche ! nous allons créer des titres de bourse, actions et obligations, avec effet de levérolage bien entendu, comme cela se fait depuis toujours, ou du moins depuis l’arrivée du Mayflower avec à son bord l’escroc  Pick-Soow, devenu plus tard ministre des finances à Washington. Mais la différence est celle-ci : au lieu de « lever » des centaines de millions, nous « lèverons » des milliers de milliards de dollars, et le tour est joué ». En disant ces mots, Hoover se mit à faire des cabrioles sur son bureau, long de 18 mètres, en grimaçant de la plus horrible manière et en esquissant des manœuvres digitales d’un type rappelant les pratiques du patriarche Onan.

Estomaqué, Jérémias Dough tenta de faire observer, en balbutiant, qu’il faudrait demander aux éventuels souscripteurs des sommes tellement énormes qu’ils refuseraient de les abouler, et les titres en question resteraient au rayon des vœux pieux..

Le rire d’Edgar Hoover devint alors hystérique, démoniaque, cacchinatoire. Il esquissa plusieurs figures de french-cancan, se roula par terre, donna quelques coups de pieds dans les fesses de Clyde (un peu tristounettes, je dois le dire), s’assit sur le visage du pauvre bougre,  s‘envoya trois chopes de Bourbon, fouilla dans le slip d’une secrétaire, se gratta furieusement les aisselles, fit le salut militaire aux huissiers, et vociféra finalement : « Pas de risque que les souscripteurs fassent défaut !  Ah ! ah ! ah ! j’ai en tout 64.000 employés au FBI et je peux mobiliser la Garde Nationale, qui compte plus de cinq cent mille hommes ! Tous ces fonctionnaires vont être munis de battes de base-ball, et ils iront eux-mêmes rencontrer les futurs souscripteurs de titres !!! Ne vous en faites pas, mes hommes sont aguerris. Nous avons les moyens de susciter les souscriptions !!! »

Effaré, le président de la commission de contrôle des opérations de bourse Jérémias Dough  n’essaya même pas d’argumenter.  Il mit son attaché-case devant ses génitoires, s’avança vers le forcené et lui demanda d’une voix douce, en se grattant la fesse gauche : « Comment appellerons-nous cette nouvelle émission ? »

Edgar rugit alors : «  Le titre Hoover, bien sûr ! » 

***Je ne sais pas combien ça fait, en terrains de football !

14/ Le 31/12, à 9h 03, Michel renchérit:  Ce n’est plus de l’art qui est au logis, c’est le voyage au centre de la Terre. Vous, quand vous piochez une question, vous la piochez. Chapeau ! Que dis-je, chapeau ? Mitre ! Tiare ! Pschent ! Auréole ! Quelle verve, Seigneur, quelle verve ! Et cette érudition ! Admirable.

Mais inutile. Nous parlons de faits, pas de légendes. Tiens, j’extrais trois définitions de mon dico idiot personnel (NDLR: Ne manquez jamais d’aller faire un tour sur la page http://gigaproduction.fefaine.be/dico-des-mots-valises/) , vous allez comprendre de quoi je parle.

PETITANESQUE : Un peu exagéré, en parlant du discours. Frimeur, hâbleur. “Ce mec, il te pêche une sardine, il  dit que c’est un thon. C’est un vrai petitanesque, pécaïre !”     ( Marcel PAGNOL, in « Œuvres posthumes », 2007, jamais publié).

PIMENTIR : Bavarder en agrémentant son récit de détails croustillants, bien qu’exagérés. “Les hommes pimentent souvent la narration de leurs aventures amoureuses”. Voir “agrémentir”.

AGRÉMENTIR : Parsemer sa conversation de menus mensonges dans le but de la rendre plus attrayante.

Ne vous éloignez pas des trois couleurs : noir, vert, blanc, auxquelles j’ajoute bleu. Le trou noir du trouvère est troublant, il me troubleu.

Mais votre exemple (seau d’eau museau) me fouette l’amour propre, et je vais tréfouiller l’univers, parce que séton jamais comme on dit en chirurgie.

15/ Il avance une argutie de poids ce même jour, à 11h 11:  J’ai peine à l’avouer mais ne puis le celer plus longtemps. Il s’agit vraisemblablement d’une histoire parisienne (Dieu, que ce mot m’écorche les commissures !)

On le sait : l’époque est à l’écologie, ou du moins à la vision que certains en ont (j’allais écrire “ânons”). Or donc, dans une récente séance du Conseil Municipal de Paris, un conseiller écolo, dont je tairai le nom pour ne pas lui faire de publicité imméritée, un écolo, disais-je, présenta une délib originale, dont la teneur suit. 

Considérant que le Bois de Boulogne est un des poumons verts de Paris, il faut en préserver la sylvestritude, la végétale pureté.

Considérant que les végétaux produisent de l’oxygène en l’absence de soleil, la nuit, il faut protéger cette fonction vitale.

Or, que constatons-nous ? La nuit, dans le Bois, circulent en abondance de grosses voitures. Qui plus est, cette circulation se fait au ralenti. D’où une pollution énorme, au plus mauvais moment du cycle chlorophyllien.

Que faire ? Soit nous anéantissons une activité culturelle et économique lucrative en interdisant cette circulation. Idée stupide, au moment où le Brésil est en passe de devenir un partenaire pour l’UE.

Soit nous mettons en place des véhicules de substitution, peu couteux à l’achat et non polluants : des véhicules VERTS. Le véhicule idéal étant la trottinette, avec ses petites roues.

Je vous propose donc d’instituer un système gratuit de PETITES ROUES VERTES. 

NDLA : Car ne l’oublions pas : le petit trou vert est choquant et a un caractère sexuel marqué.

PS. On retrouva le corps du gars flottant dans le port de la Bastille. La délibération fut rejetée, mais l’idée resta. L’accent de nos amis du nord a quelque peu altéré la prononciation de la chose. D’où la polémique (Victor).

16/ On goûte la trêve des fêtes du Nouvel An, mais je reprends l’initiative le 2/1/2014 à 2h 54:  

Un titre comme la une de « Libération » 

Le comédien Jean-Paul Rouve commence à s’affirmer maintenant dans des premiers rôles et son dernier film « Jamais le premier soir » qui vient de sortir en salle cette semaine, prouve bien cette renommée grandissante. Il est maintenant fréquemment invité sur les plateaux de télévision, et ses participations font souvent le buzz : « On n’est pas scotché », chez le Père Ruquier le perruquier ; « Salut les gens de rien ! », chez Ardisson-Lévoile ou « Touche pas à mon rostre », chez Hanouna génèrent (« nonagénaire », get it?) des montées en flèche de l’audimat. C’est lors de sa prestation au « Grand Urinal » d’Antoine Déconne, qu’il s’est laissé aller à raconter quelques souvenirs d’enfance dans son Dunkerque natal et ses environs immédiats. Il n’y avait pas de quoi casser trois pattes à un canard local. Pourtant, les reporters de Gigaproduction ont voulu en savoir davantage et sont allés investiguer dans cette région auprès de ses parents, amis et relations pour voir s’il n’y avait pas quelque anecdote croustillante à se mettre sous la dent (…et Eve). Et, bien sûr, à force de pratiquer la baignoire, la schlague ou la gégène sur les interviewés, ils ont dégoté une ch’tite histoire dont l’acteur n’est pas forcément fier.

Nous sommes pendant l’été 76, le petit Jean-Paul a neuf ans. Après avoir fait un stage de football d’une semaine à Hondschoote (ben tiens, tu m’étonnes!), il prend le car pour se rendre à une trentaine de kilomètres de Dunkerque, à Morbecque , où il a beaucoup de petits amis (surtout dans son slip!) pour y passer le reste de ses vacances. Plus précisément, à l’asile de vieux où son éthylique parrain Joachim Vandeschichoourle est concierge.

Un soir, alors qu’il venait de se descendre deux bouteilles de genièvre, le Joachim, pété comme un coing, voulut pratiquer des attouchements sur son filleul que ce dernier, ainsi que la Morale, réprouvaient.

Le petit Jean-Paul s’enfuit, épouvanté, et gagne la forêt de Nieppe toute proche. Il fait nuit noire, on n’y voit pas plus clair que dans le calbar de Pape Diouf, Omar Sy ou Christiane Taubira. Pourtant, encore sous le coup de l’émotion, le jeune garçon s’enfonce (Daudet) encore plus profond dans l’inextricable formation végétale. Comme il n’y voit queutz, il finit par se cogner very hard à la grosse branche basse d’un chêne. Sonné pour le compte, il s’évanouit et, dans la foulée (et dans la forêt itou) s’endort…

Par chance, nous sommes pendant l’été de la grande sécheresse. De celle qui donne des idées vicelardes aux hommes politiques pour ponctionner davantage le contribuable. Et ce fumelard de Raymond Barre, alors Premier Ministre, ne manquera pas de créer un nouvel impôt dont beaucoup se souviennent encore. Lui qui se fera bâtir une villa dans la presqu’île de Saint-Tropez en multipliant par trois la surface habitable autorisée par le permis de construire, lui qui roupillera au Sénat par la suite, lui donc que la Justice ne poursuivra jamais et qui illustrera parfaitement l’aphorisme « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais »… Mille excuses pour cette digression ! Revenons à cette nuit particulièrement douce en température, et qui permit au petit Jean-Paul de pioncer sans craindre un refroidissement. Il finit par se réveiller alors qu’il faisait jour et, ma foi, en assez bonne forme. 

Le problème est qu’il ne sait pas du tout où se diriger pour sortir de la forêt. Il ignore où sont le Sud, l’Est et l’Ouest, la seule chose qu’il intègre c’est qu’il est dans le département du Nord, mais ça ne l’aide aucunement. Il se met cependant en marche, au hasard, en espérant rencontrer un chemin qui le fera sortir du sous-bois.

Pendant ce temps, tonton Joachim, après avoir gerbé comme c’est pas permis, s’éveille lui aussi en émergeant de son vomi. Il ingurgite un demi-tube d’Alka-Seltzer pour faire passer sa gueule de bois et, ne se souvenant absolument pas des événements de la veille, envisage d’aller réveiller son jeune hôte. Sa surprise est totale : Il n’y a personne dans la chambre. Il s’affole, interroge le personnel et les pensionnaires de la maison de retraite… Aucun n’a vu Jean-Paul.

A bout de ressources, il se résout à prévenir les gendarmes qui débarquent de leur 4L dans le quart d’heure qui suit. Fugue ? Enlèvement ? Néantisation par des extra-terrestres ?… Toutes les hypothèses sont envisagées par l’Adjudant Vandeputin jusqu’à ce qu’un gamin, qui passait par là, ne leur suggère la plus simpliste des suppositions, à savoir que le gus s’est certainement égaré dans la forêt toute proche. « Bon sang mais c’est bien sur ! » finiront par admettre les pandores, fans d’une fameuse émission télévisée de l’époque. Une battue avec la collaboration des morbacques (=habitants de Morbecque _ authentique _) est alors mise sur pied. Mais, soit par un manque d’organisation et de coordination flagrant, soit par un manque d’effectifs, la journée passera sans aucun résultat.

Monsieur Vandépié, instituteur retraité, était le correspondant local de « La voix du Nord » et, dès qu’il apprit la nouvelle, téléphona à la rédaction centrale à Lille. Là, on était en train de se désoler sur le peu de chiens écrasés qu’il y avait à traiter ces derniers jours. Cette disparition était une aubaine journalistique qu’il ne fallait pas rater, et même à monter en épingle pour vendre du papier. Le rédacteur en chef dépêcha sur place une équipe de huit personnes comprenant ses meilleurs reporters et ses meilleurs photographes. Ils firent évidemment chou blanc (de Bruxelles) au niveau des informations mais, en vrais professionnels, accouchèrent d’un article long comme le bras et illustré de photos (bouteilles de genièvre vides, les diverses entrées de la forêt de Nieppe, portrait contrasté de Joachim qui apparaissait comme une sombre brute prostrée, portrait avantageux de la brigade de Gendarmerie en tenue numéro 1, etc…)

Cette journée fut bien longue pour notre ami Rouve qui était complètement paumé dans sa sylve à la con. Le soleil fut ardent mais, Dieu merci, l’ombre et même les sources ne manquaient pas. Au crépuscule, le garçon commença à vraiment baliser car il avait repéré des empreintes de sanglier et il avait finit par conclure qu’il valait mieux être sodomisé par quelqu’un de la famille plutôt que par un suidé que l’on ne lui aurait pas présenté. Toutefois, il était bien fatigué d’avoir crapahuté toute la journée et il avait grand faim. Il connaissait déjà ses classiques en se répétant « Qui dort dîne » et finit par s’assoupir de bonne heure…

C’est seulement en se réveillant aux premières lueurs du jour qu’il s’aperçut qu’il avait dormi à deux mètres d’un layon forestier. Il était sauvé, il n’avait plus qu’à suivre le chemin qui, tôt une tard, finirait à le ramener à la civilisation ch’ti. Effectivement, moins de vingt minutes de marche plus tard, les taillis s’éclaircissaient et l’orée de la forêt se dévoila. Il aperçut sur la Départementale 138 une 4L de la Gendarmerie, deux matuches et son parrain en descendirent aussitôt pour courir vers lui, fous de joie. Joachim brandissait à bout de bras la dernière édition de « La voix du Nord ». Après avoir embrassé _ de façon fort décente _ son filleul, il lui fit lire le gros titre en gras qui barrait la une du quotidien :

Le petit Rouve erre…

17/ Michel en a trouvé une autre bien bonne, toujours le 2 Janvier à 11h 58: Le Landernau est en ébullition, braves gens ! L’affaire susdite prend un caractère planétaire. Je crains le pire. Pourvu que les religieux ne s’en mêlent pas !

Qu’ils s’emmêlent, ça, ils sont habitués. 

Je viens de recevoir un message de Normandie la Verte. Oui, je sais, Landernau est un nom breton. Et alors ? Bref, il est dit dans ce message (après traduction) que le mystère – qui n’en est pas un, pour eux – a pris naissance au sud de la ligne Joret**. Ils ont lu nos échanges et sont étonnés. Ils pensent comme moi qu’il y a un lien direct entre trou noir et trou vert. Le trou noir (et puant, comme on dit dans les bons dictionnaires de scatologie), tout le monde connaît : localisation, forme, texture, et surtout couleur et odeur (le goût est moins connu). Quant au trou vert, ils disent comme moi qu’il y a erreur graphique. Mais ils pensent à autre chose. Avant d’être le produit achevé que nous savons, à Marseille, le célèbre camembert Le Petit avait un défaut : il se corrompait très vite. Un Le Petit devait être consommé en une seule fois. Le lendemain, il était trop fait et sans gloire (dur à caser, celui-là, mais je l’ai fait).  Le goût, passe encore, mais l’odeur ! Ah là là ! Et tout le monde disait : « Un Le Petit rouvert, ça pue comme le petit trou noir du trouvère » (les dictons populaires aiment bien les rimes).

Enfin, je me comprend. Quand je dis que tout le monde disait, certains le disaient, et d’autres pas. Et certains ne le disaient pas, mais d’autres oui. Enfin, peut-être que non, ou que oui. Bôôôf !

Mais depuis, reconnaissant envers les auteurs du message d’une part, et reconnaissant dans la deuxième partie du dicton une formulation qui sert de base à ma thèse d’autre part, j’ai le doute africain (le doute massaï).

Michel 

** J’espère que vous connaissez l’ami Joret. Non, pas la petite cagole de l’immeuble d’à côté. Cherchez donc un peu, sinon. Ca repousse la survenue d’Alkazheimer de plusieurs minutes. Si, si ! Ils l’ont dit à la télé. Je vous aide ? La ligne Joret est le nom donné à un faisceau de trois isoglosses caractéristiques de la zone normano-picarde à laquelle appartient la majeure partie du la suite quelque part sur le web.

18/ Daniel vient alors au renaud à 13h 58: S’il te plaît Gérard arrête avec le petit trou vert. Ça devient trop répétitif.

19/ Mais Marie-Jeanne nous absous à 22h 15: J’adore vos élucubrations. C’est très bien écrit, félicitations. Continuez, j’attends la suite que ce « Petit trou vert » va encore vous inspirer et qui me fait tant rire chaque jour. Le dernier chapitre lorsque vous l’aurez décidé devra « obligatoirement » nous révéler ce qu’est réellement le « petit trou vert » n’est-ce pas?… fin des incertitudes et des interrogations.

Amicalement à tous: Marie-Jeanne

20/ Ce à quoi je réponds le 3/01 à 11h 49: NB à l’attention de Marie-Jeanne : «Le dernier chapitre lorsque vous l’aurez décidé… » Hélas, pauvre innocente ! Avec les calus qui m’entourent _ et dont je fais partie _, ce n’est jamais fini ! L’affaire Cocconato a duré du 27 Novembre 2006 au 8 Septembre 2008, celle de « l’appeau » du 9 Octobre 2009 au 8 Avril 2010, et les deux sujets restent toujours « ouverts » (…ou rouges d’ailleurs!).

NB à l’attention de mon ami Daniel: Mille excuses, mais c’est plus fort que moi. Voilà que je suis devenu accro (Garçon! L’addiction SVP!) au titrouvair… Pardon, pardon, pardon!

Les pistes qu’il reste à explorer

(ne vous gênez pas pour développer l’une _ ou plusieurs _ d’entre elles) 

En tant que père vert, je pense qu’il y a encore une foultitude de trous plus ou moins petits et plus ou moins verts qui attendent une enquête (oserais-je dire un sondage?) approfondie :

1 – Vert-le-Petit est une commune de l’Essonne à 34 kms au sud-est de Paris. Au recensement de 2006, il y avait 2636 vertois ; autrement dit, c’est un trou !

2 – Le petit trou vert ne serait-il pas une allusion aux trous de balle de l’incroyable Hulk, du Géant Vert (Ho ! Ho ! Ho!), de Mister Green et du bonhomme Cetelem lorsqu’ils étaient gamins ? Ou, étant donné qu’il est nain, à celui du leprechaun adulte, ou de Mimie Mathy ayant trop batifolé dans la luzerne sans culotte ? (Non monsieur, pas celui de Sarkozy Car là celui-ci a Bruni !)

3 – Le ticket de métro parisien était de couleur verte dans les années 50/60. Est-ce que le fait de faire « des p’tits trous, encore des p’tits trous, toujours des p’tits trous » n’aurait pas fait devenir vert de rage les poinçonneurs (et surtout celui de la station « Les lilas » tant chanté par l’homme à la tête de chou vert?) Cf PJ TicketMetro

4 – Se faire défoncer par des martiens (les petits hommes verts) n’ amènerait pas que des trous de mémoire… 

5 – Lorsque vous avez fini votre bouteille de Perrier et que vous la contemplez par le haut, que voyez-vous ? Si ça c’est pas un petit trou vert, je veux bien me transformer en nain jaune ! 

6 – Et ce brave Shrek, ne s’est-il pas fait le petit trou vert de la Princesse Fiona lorsqu’il lui a infligé sa première sodomie ? 

7 – Une problématique sérieuse est à fouiller dans « Le dormeur du val » de Rimbaud. Car enfin, voilà un poème qui commence par « C’est un trou de verdure… » et qui finit par « …il a deux trous rouges au côté droit » ? On pourrait vaticiner, par exemple, sur les problèmes du daltonisme…

 Etc, etc, etc..

21/ Ce même 3 Janvier à 15h 18, Michel fait une relance: Daniel a raison de s’insurger. Malheureusement, s’insurger c’est aussi une manière de participer. On ne s’en sort pas. Consolons-le avec un extrait de Will Shakespeare : Life : it is a tale

Told by an idiot, full of sound and fury

Signifying nothing.

Soit : la vie, c’est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur et qui ne signifie rien.

PS: Conseillons lui de lire l’objet des messages et de ne pas ouvrir ceux qui n’ont pas son agrément.

22/ Message de Marie-France du 4/1 à 17h 12: Bravo ! Continuez à nous « trouverder », cela m’amuse beaucoup, mais je ne sais pas ce qui se passe : les messages sont tronqués, ils sautent, je ne peux pas tout lire, je parie que c’est un petit homme vert dont on a évoqué le trou qui s’en mêle !

23/ Message de Raimondo du 5/1 à 8h 03: Quand on tient une belle couillonnade il ne faut pas la laisser dépérir ; aussi je te propose un rebondissement possible à notre TROU VERT, destiné à faire travailler les méninges. Ciao. A plus.

Le TROU VERT et L’ACROSTICHE

Pour varier les plaisirs et prévenir la répétitivité, comme le déplore le respectable correspondant Daniel, je propose un nouveau jeu issu de l’acrostiche.

Pour les plus incultes, je rappelle  la définition de Wikipédia :

Un acrostiche, du grec akrostikhos (akros, haut, élevé et stichos, le vers), est un poème, une strophe ou une série de strophes fondés sur une forme poétique consistant en ce que, lues verticalement de haut en bas, la première lettre ou, parfois, les premiers mots d’une suite de vers composent un mot ou une expression en lien avec le poème.

Les exemples suivants ne sont qu’une pâle mise en route de ce que des esprits éveillés ne manqueront pas de trouver.

Exemple n° 1 :Tante

Roselyne
O
ffre
U
ne
V
ivifiante
E
t
R
éconfortante
T
urlute 

Exemple n°2 : 

Tout me rappelle ici la gracieuse Emeline

Réconfortante amie à la bouche admirable
O
ffrant avec passion pour ranimer les pines
U
n tendre va et vient au plaisir délectable
V
ariant le tempo de sa tendre caresse
E
lle procurait alors une félicité
R
arissime plaisir que cette gentillesse
T
émoigne de l’Amour qu’elle aimait apporter

24/Message d’Adhémar du 9/1 à 2h 52: Ce poème prouve que déjà, au temps de Rimbaud, le mystère du trou vert planait sur le monde littéraire. Ah! si j’avais été Verlaine, j’aurais bien vérifié la couleur, lors de mes visites au petit Arthur !
J’ai essayé de conserver le rythme général, et si possible les mots, ou à peu près (violet – violé) pour que cette œuvre soit digne d’entrer au panthéon d’Oulibouf.
Salamis & loukoums verdâtres d’Adhémar.
 
Voyelles 

A noir, E blanc, I rouge, U trou vert, O bleu : voyelles,
Je vous lis dans les lieux d’aisances de ma tante.
A, noir, bourses velues des foules haletantes
qui marchandent avec de vieilles maquerelles, 

Golfe de St-Trop ; E, candeur des minettes bandantes,
Chaude-lance de DSK fier, mal blanc, frissons de brèles ;
I, poulpes, joint fumé, rire des jouvencelles
Qui tapinent autour de la rue de Lépante. 

U, trou vert, vibrements divins des vits rigides,
Goût des pâtés semés de moisi, goût des bites
Que les dames dégustent d’un bec consciencieux ; 

O, suprême clito, plein de relents étranges,
Fruit de mer chatouillé des langues et phalanges ;
-O le puant, violé par ma pogne et Mon Nœud ! 

Rein beau (alias adhémar – 2014). 

Version rimbaldienne pour mémoire:

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
– O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !
 trouteam01

C’est tout… pour l’instant! Mais la proposition de Raimondo me semble alléchante. Allez zou! Tous à vos claviers!

…Deux mois ont passé, et voilà que l’aventure continue grâce à Michel:

24/ Message de Michel du 20/4/2014 – 21h 24: Au diable les paparazzi obstinés et harceleurs (mittal). Il est encore une fois prouvé que les plus grandes découvertes doivent tout, ou peu s’en faut, au hasard. Ou Allah Main de Dieu ? Si vous voulez. Voyez donc.
     Papoti, papota. Ce midi à peine passé, ayant dans ma main gauche mon Martini, rouge et donc sans glaçon, j’avance machinalement la dextre, prolongée d’un court morceau de bois pointu, vers une coupelle de faïence blanche que le garçon avait déposée deux ou trois instants plus tôt au milieu de la table. Objectif du geste : piquer une olive verte et dénoyautée, aux herbes, parfaitement assortie à mon apéro. D’un œil distrait, je vérifie que je ne manque pas ma cible. Et là, le flash !
     Ça m’a fait grésiller les synapses. J’ai flambé en un micro-instant la moitié de ma dose hebdomadaire de neurotransmetteurs. Téléphone, clic, flash, photo. Constatez : le petit trou vert. LES PETITS TROUS VERTS ! Les olives ! Voila le pourquoi  du déni opposé par tous dans l’histoire. Demandez-vous ce qu’on peut faire d’une olive, dans un échange sexuel, qui puisse heurter la pudeur de tant de gens.  Vous arrivez à la même conclusion que moi, inévitablement. D’ailleurs, l’argot utilise l’expression depuis longtemps : faire une olive, mettre une olive. Un doigt, voire un peu plus, et en hauteur. Tu m’as compris, tu m’as (augmentatif dialectal), comme on dit à Marseille.
Alors, hein ? Elle est pas belle, la vie ?trouOlivesVertes

Actu-m’en diras tant Février 2014

Posted in Actualités & hors-série on février 10th, 2014 by gerard – Be the first to comment

 Ce mois-ci, actualité chaudasse du Gayergate oblige, on dépassera allègrement la dizaine de photos habituelle…actu1402_01

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Tennis - AEGON Classic

 Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/ Hollande, un petit maître de la rhétorique, un grand Maître de la Raie Publique : Chacun se souvient du syntagme répété dans son anaphore du 2 mai 2012 : « Moi Président de la République, je… ». Aujourd’hui, une affirmation bien appuyée prend une saveur toute parti-culière : « Moi Président… je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant EXEMPLAIRE. » Hélas ! Si les français en rigolent, les autres nations aussi, et c’est l’image toute entière d’un pays _ qu’il devait symboliser _ qui en pâtit.

Je pasticherai volontiers Clémenceau et son apophtegme fameux sur Félix Faure béatement défuncté à l’Elysée : « Il voulait vivre César, il est mort Pompée », en déclinant une homéoptote pleine d’antilogie et frôlant l’antonomase: « Il voulait vivre sentimentalement César, il est mort politiquement Pompée ». En effet, à part de disparaître dans un trou de souris, je vois mal ce gugusse courtelinesque se représenter aux présidentielles de 2017.

2/ Mouvements féministes aux ordres ? Il est curieux de constater combien les mouvements féministes, en grande majorité situés à gauche, n’ont absolument pas réagi à l’éjection pure et simple de Madame Valérie pourtant bafouée, cocue et donc…non soutenue.

3/ Y-a-t-il encore des journalistes dignes de ce nom en France ? Cajolés par le pouvoir, quel qu’il soit, qui leur attribue des privilèges fiscaux exorbitants, les journalistes français sont devenus d’une extrême fragilité en même temps qu’ils cultivent la servilité « lèche-bottes » la plus écoeurante.

Je cite « Boulevard Voltaire » : À ce sujet, la dernière conférence de presse du chef de l’État fut éloquente : un parterre de 600 courtisans qu’il n’est même plus besoin de censurer, tant ils craignent d’être marqués au fer rouge par une question dérangeante… Orwell n’aurait pas rêvé mieux ! Seuls deux journalistes ont eu l’audace, l’outrecuidance d’aborder l’affaire Gayet. Et seuls deux, les mêmes, ont regretté cette mauvaise pièce de théâtre. Alain Barluet (Le Figaro), président de l’Association de la presse présidentielle ― stalinienne ? a-t-on envie de demander ―, par un tweet dédié à celui qui n’hésitait pas à porter la plume dans la plaie : « Albert Londres, pardonne-moi ! » Et Nicolas Domenach (Marianne), par ces mots : « En assistant à la conférence de presse, au verrouillage, à la déférence des questions posées, je me suis dit : ce n’est pas possible qu’on se ridiculise à ce point-là devant la presse étrangère. »

On se croirait revenu sous De Gaulle. Finalement, pour se faire une opinion (et à part « Le canard enchaîné » pourtant marqué à gauche), c’est malheureux à dire, mais il n’y a qu’un bon usage d’internet. Oui, oui, votre libre-arbitre, votre sens du discernement vous en apprendra bien plus que le sacro-saint « Le Monde » qui fut un exemple pendant des décennies. Ce qui est encore plus triste pour savoir ce qui se passe chez nous est à chercher désormais dans les médias étrangers. Seulement il y a un hic, il faut comprendre l’anglais (Ex : The Washington post ») et le russe (Ex : La voix de la Russie)…

(NdlA: On pourra consulter utilement http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/honte-a-ces-journalistes-serviles-146468 et http://www.bvoltaire.fr/eliveugnol/journaliste-cette-profession-qui-trahi-la-france,48601 )

4/Pour décompresser un peu:13 Janvier, cérémonie des Gérard de la télé:

Gérard de l’animateur en solde : Mouloud Achour, derniers jours avant liquidation sur Canal !

Gérard de l’émission culinaire où les andouilles, les tartes, les quiches, les jambons et les pintades ne sont pas seulement dans les assiettes : Masterchef (TF1)

Gérard de l’émission qui nous rappelle le bon vieux temps où y avait pas d’iPhone, pas de Facebook, pas de roms, pas d’arabes et pas de gays qui vont manifester dans nos rues pour se marier alors que c’est contre-nature : Le JT de Jean-Pierre Pernaut (TF1)

Gérard de l’émission où les chroniqueurs servent à rien, mais comme l’animateur non plus, ça se voit moins : Le Grand 8, avec Laurence Ferrari, Roselyne Bachelot, Audrey Pulvar (D8)

Gérard du projet d’émission jeté aux chiottes par toutes les chaînes, mais apparemment les canalisations débouchent chez NRJ12 : Allô Nabilla, avec Nabilla

Gérard de l’émission que tu regardes que si t’es seul chez toi en fin de droits, ou en fin de vie : Toute une histoire, avec Sophie Davant (France 2)

Gérard de l’émission dont les producteurs se sont dit « Bon, ça fait vingt ans qu’on se la joue chaîne cool, chic et transgressive, mais on sait bien qu’en vrai on a un public de gros beaufs comme les autres, alors on y va, on invite Nabilla » : Le Grand Journal sur Canal+, le 21 octobre 2013

Gérard de l’accident industriel : #Morandini, avec Jean-Marc Morandini (NRJ 12) (NDLR/ Même pas 8 jours d’existence!)

Gérard de l’animateur : Cyril Hanouna dans Touche pas à mon poste (D8)

Gérard du pléonasme: Les nominés étaient: L’émission d’Arte sur la deuxième guerre mondiale, L’émission de BFMTV avec un chroniqueur de droite, L’émission de France 2 qui ne marche pas, L’émission de France 3 que ton arrière-grand-mère adore, L’émission chiante sur France 5, L’émission de Paris Première que personne ne regarde. Mais le parpaing doré a été attribué à L’émission de NRJ 12 avec des gogols dedans.

 

Spécial Marseille-2014 11

Posted in Actualités & hors-série on février 10th, 2014 by gerard – Be the first to comment

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 Le gros mensonge ou l’art de raconter des tchalefs : Le maire actuel avec un certain aplomb, pour ne pas dire un culot certain, affirme avoir « fait reculer de moitié » depuis 1995 le chômage à Marseille et s’en gargarise comme une grande réussite. En réalité, il s’agit d’une manipulation de chiffres (on leur fait dire ce qu’on veut, mais là c’est trop énorme!) en mélangeant les chiffres de l’INSEE et ceux du Pôle-Emploi. Le fait est que, à population égale, les 60 000 chômeurs de 95 sont, au 23 Novembre 2013, 82 257. Pour Pinocchio, le nez s’allonge à chaque mensonge, pour Bedon-Bedaine c’est son tour de taille qui augmente de plusieurs centimètres. S’il continue dans cette voie-là, il finira comme le bonhomme Michelin !

Or l’emploi est une des clés essentielles d’une meilleure vie à Marseille. Moins de traîne-patins des grands ensembles ne glanderaient pas toute la sainte journée pour finalement se laisser tenter par les facilités de la drogue et de la délinquance. Une seule solution : Attirer toutes les entreprises qu’on pourra pour offrir une activité (oserais-je dire « une dignité »?) aux désœuvrés. Gaudin a eu quelques points positifs, mais nettement insuffisants pour changer l’image d’une ville en voie de paupérisation. Est-ce à dire que Menucci peut faire mieux ? Ce n’est absolument pas sûr, mais on constate ce qu’a donné l’un pendant 19 ans, je ne vois pas pourquoi on ne laisserait pas une chance à l’autre de faire ses preuves…

Les priorités « à la con » de Michel Vauzelle : Cela fait un bon moment que le Président PS de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur n’est pas satisfait de l’abréviation PACA ; et il ironise sur ses pairs qui le croient à la tête d’un pays d’Amérique du Sud comme le Pacacuma ou le Pacacola. Personnellement, ça ne me gêne aucunement, au contraire on sort plutôt de l’ordinaire et je plains les gens de la Région Centre qu’on doit appeler « les centristes-figures ». Mais, pour lui faire plaisir, je veux bien l’aider à trouver un autre nom : S’il est réélu, pourquoi pas PACAtastrophe ? Si c’est Teissier qui prend la Présidence que diriez-vous de PACAlotin ( …ou PACAvantlesrameaux)? Si c’est un musulman, on aura PACArabique, si c’est un juif PACArabbin (si c’est une femme PACArabine).

Le cirque de la rue du Cirque

Posted in BombayTV on février 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment

Faut dire qu’il y a là des clowns impayables: http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-7d60737251ac64951bdb07f482b83b9b.html

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Le ciel peut attendre

Posted in BombayTV on février 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment

Hollande (moustachu), Ayrault et Taubira cousus d’or sont aux commandes: http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-72b42d13327efc536a3127322a99eb02.htmlchurchsign02

Tout part en quenelles…

Posted in BombayTV on février 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Quelle pub pour le non-Jude plus ou moins obscur!
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Une nouvelle au poil!

Posted in acapelatv on février 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment

Je suis viendue, je suis velue, j’ai gros-cul! (Les clips acapela ne durent que 6 semaines environ; ne pas oublier de mettre le son) http://www.acapela.tv/en/talking-card/GoodOldTimes/16b29bf26efcad58c52f0288baa17fce9fcef320/churchsign04

Etre assuré social ne suffit plus

Posted in Bmovie-TV on février 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Certains trous de « ces culs » sont difficiles à combler…
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Bilan de santé

Posted in ClassicTV on février 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Voilà un Docteur qui manie l’humour noir:
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