Archive for mars, 2014

Raimondorama 11

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2014 by gerard – 1 Comment

Et une nouvelle tournée d’artisanes insanes de nos villages! Boum, m’sieur Raimondo, servez very hot!army01

Lettre à ma crémière/1

Je vous le dis jolie crémière

Vos seins pulpeux me font bander

Et votre très charnu derrière

Ne cesse de me fasciner.

 

O combien j’aimerais ma mie

Fiévreusement  les dénuder

Et les caresser à  l’envi

Sans jamais pouvoir me lasser.

 

J’aimerais de mes mains avides

Palper ces troublantes rondeurs

Pendant que mon sexe turgide

Se montrerait l’adorateur.

 

Je souhaiterais poser mes lèvres

Sur vos bruns tétons érigés

Et leur communiquer la fièvre

De tous mes sens  exacerbés.

 

Je voudrais que mes doigts agiles

S’aillent perdre dans des recoins

Et d’une façon fort habile

Vous apportent le plus grand bien.

 

Mais vous vous montrez bien cruelle

Refusant mes empressements

 Et vous n’êtes qu’une  rebelle

A l’égard de mes sentiments.

 

Vous désirez rester fidèle

A cet amoureux d’autrefois,

Etre la compagne modèle

De l’époux guidant vos émois.

 

Mais je vous le prédis très chère

Cet homme un jour vous trompera

Avec l’accorte boulangère

Ou quelque gracieux tanagra

 

Il vous laissera dans la peine

L’affliction et l’abattement

Et vous n’aurez que votre haine

A opposer à ce manant

 

Et moi devant votre tristesse

Je rirai en me rappelant

Le temps où votre sècheresse

Me laissait dans l’accablement

 

Mais je garderai en pensée

Les rondeurs de vos jolis seins

Et celles de votre fessier

Que n’auront pas connues mes mains.

Raimondo – 2013army02

 Hortense la crémière/2 

Elle avait de beaux seins, nul n’en pouvait douter :

Elle les avait montrés à toute la cité.

Que ce soit le boucher,  le maire ou le facteur  

Tout le monde avait vu ces attraits enchanteurs,

Ces très jolis obus aux tétons érigés

Qu’elle offrait aux regards des hommes enthousiasmés.

Dans le village entier la chose était connue,

Qu’Hortense la crémière avait le feu au cul,

Qu’elle avait dans son lit attiré des amants

De par le charme exquis de ses seins ravissants.

Les bigotes s’en vinrent auprès de leur curé

Se plaindre des façons de cette délurée

Dont l’attitude indigne créait dans le village

Et de la zizanie et bien des commérages.

Il se fit deux factions : l’une louant Hortense

Pour son aménité et pour sa complaisance,

L’autre pour condamner sa honteuse attitude,

Pour ses agissements et pour ses turpitudes.

Quant à moi, le poète, je suis le laudateur

De ces seins généreux, magnifiques rondeurs

Que j’ai eu le bonheur de pouvoir cajoler,

Titillant des tétons qu’elle m’a laissé sucer.

Qu’ils furent accueillant ces seins voluptueux

Entre lesquels  glissa mon doux sexe amoureux !

Et combien j’ai aimé leur chaleur bienfaisante

Qui libéra alors une sève brulante !

 

Ô censeur malveillants, pisse-froid pudibonds

Soyez maudits ce jour pour toutes vos actions

Qui nous laissent esseulés et décontenancés 

Car Hortense aujourd’hui a fuit notre  cité

Raimondo – 2014army03

 Sidonie, l’épouse du bottier 

L’aimable Sidonie était dans ce village

La seule qui avait une conduite sage

Jamais le moindre écart ne lui fut reproché,

C’était femme fidèle à son mari bottier.

 

Celui-ci très souvent courait dans la cité

La plupart des jupons qu’on y pouvait trouver

Et même bien souvent dans ses déplacements

Il ne négligeait pas un petit supplément,

Une Ninon dodue aux beaux seins de déesse

Ou une callipyge ayant superbes fesses,

Une accorte suceuse, dont le minois charmeur

Lui laissait espérer de sublimes douceurs.

Bref, ce beau séducteur courait le guilledou

Négligeant la vertu qu’on attend d’un époux,

Et Sidonie fidèle aux vœux du mariage,

Pardonnait au fugueur tous ses batifolages.

 

Mais il advint qu’un jour, au marché de la place,

Elle croisa les pas d’un charmant lovelace

Et son cœur aussitôt vint à battre soudain

A cent dix pulsations et peut-être à cent vingt.

  Eros avait touché la blonde Sidonie

D’une flèche acérée bouleversant ses  esprits.

Elle sourit à l’homme et l’homme galamment

Répondit à son tour par un geste troublant :

Il  prit sa blanche main et comme les marquis

Le faisait autrefois au temps du roi Louis,

Déposa un baiser avec grande tendresse

Qu’il provoqua en elle un frisson d’allégresse.

La suite fut divine et en un coin perdu

Sidonie mit le point final à sa vertu,

En offrant de son corps toute l’intimité

Que cet heureux amant  goûta à satiété.

Ils se firent alors durant de longs moments

Mille gracieusetés et mille attouchements

De leurs bouches avides ou de leurs mains fouineuses

Recherchant les replis des grottes savoureuses

 

Afin d’y provoquer  par d’intimes frictions

Les doux frémissements qui mènent à l’explosion.

A partir de ce jour, l’épouse vertueuse

Aux doux jeux de l’amour se montra curieuse

Et dans tout le village on colporta partout

Qu’au pageot Sidonie était un très bon coup.

 

Et le pauvre bottier eut bien moins de faveur

Car les femmes apprécient les galants séducteurs

Mais il faut avouer qu’il ne s’est  jamais vu

Que l’on prête attention à un pauvre cocu 

Raimondo – 2012army04

 Emilie l’esthéticienne  

 Emilie au village vendait crèmes et parfums

Et tous autres produits dont les femmes ont besoins

Pour être plus jolies, être à leur avantage,

Réparer au besoin  tous les vilains outrages

Qui marquent les visages agressés par le temps

Et qu’il leur faut combattre avec des soins constants.

Les femmes d’alentours  étaient sa clientèle,

Mais les hommes souvent s’en venaient auprès d’elle

Pour lui conter fleurette ou pour lui proposer

Quelques heureux moments en toute intimité.

Emilie  vivait seule et ne rechignait pas

A trouver du bonheur dans les bras d’un beau gars.

C’est pourquoi ce soir-là devant une psyché

Elle se contemplait  de son œil avisé

Pourchassant avec soin les traits inharmonieux

Qu’elle pourrait déceler sur son corps gracieux.

Elle se voulait parfaite afin de recevoir

Cet éphèbe racé aux séduisants yeux noirs

Qui l’avait abordée tout en lui débitant

De beaux vers savoureux et des propos galants.

Elle avait revêtu une robe moulante

Qui laissait entrevoir de façon arrogante

Les  tétons érigés de ses seins plantureux

Cachés sous les replis d’un tissu vaporeux.

 

Découvrant Emilie si joliment parée

Le galant fut saisi devant tant de beauté,

Et il laissa ses mains aller à l’aventure

Soucieuses d’approcher de  gracieuses courbures.

Avec ravissement il constata, ému,

Que sous sa fine robe Emilie était nue.

Alors il retroussa cette étoffe gênante

Pour frôler une peau à la douceur troublante

Et permette à sa  bouche avide de désir

D’atteindre  le bouton où jaillit  le plaisir,

 Qu’il titilla longtemps,  jusqu’au moment divin

Ou l’orage d’amour se déchaîna  soudain.

 

En se retrouvant nus sur un ample sofa

Longuement ils reprirent leurs jeux et leurs ébats

En usant de leurs lèvres et de leurs doigts agiles

Pour exciter du corps les parties érectiles

Et pour faire éclater cette sublime ivresse 

Provoquée par le flux des ardentes caresses

Qu’à nombreuses reprises ensemble ils échangèrent

Goûtant tous les plaisirs que vous donne la chair.

Ils s’aimèrent longtemps sans jamais se lasser

Somnolant quelquefois pour mieux recommencer

Et pour que de nouveau se produise un miracle

Qui les amènerait tous les deux au pinacle. 

 

Et l’on se demanda pourquoi des jours durant

Emilie n’avait pas ouvert ses contrevents. 

Raimondo – 2012army05

Actu-m’en diras tant Mars 2014

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2014 by gerard – Be the first to comment

Depuis le mois dernier, l’actualité a été si fournie que nous dépasserons, encore une fois, l’habituelle dizaine de vues.(NB: Emporté par mon élan, j’ai commis une faute d’accord dans la 1ère image « Il semble qu’il y ait … » Mille excuses, mais j’ai la flemme de recommencer.)actu1403_01

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003): 

1/ Visitez la Russie avant qu’elle ne vous visite: Poutine joue sur du velours: Qu’est-ce qu’il en a à cirer de l’Europe occidentale, il peut lui couper le gaz à tout moment (La France sera moyennement incommodée grâce au gaz algérien, mais d’autres pays verraient leurs industries péricliter quasi instantanément  _ Allemagne, Pays-Bas, etc… _). Quant aux américains, ce sont des gens simples, ils détestent les situations compliquées; 9 sur 10 sont incapables de situer l’Ukraine ou la Crimée sur une carte, qu’iraient-ils faire dans une galère remplie de pro-russes, de nationalistes ukrainiens, d’habitants cosmopolites de la Crimée qui ne savent pas vraiment où pondre leur oeuf et de grandes gueules de tous bords (les plus dangereux d’ailleurs, car les plus irréfléchis, et donc capables d’actes qui rendraient le conflit très très chaud!)? On trouvera un arrangement politique _ du moins je le suppose _ en baissant le pantalon devant les russes (l’esprit de Munich quoi!)…

2/ Remaniement ministériel probable : Les services de l’Elysée vont être déplacés dans les locaux des Folies Bergères.

DSK va entrer au gouvernement, comme Ministre des Loisirs et des Redressements d’alcôves.

Dédé la Sardine est nommé au Ministère du Recrutement Productif.

La Goulue va prendre le Ministère des Gueuletons.

Matignon va être transformé en salon de « massages ».

Madame Claude est nommée au Ministère de la Reconstruction et des Réouvertures.

Enfin, Mistinguett sera porte-parole du Gouvernement.

Ah! mes frères, ça c’est du changement !!!!! Du vrai ! 

3/ For adults only :          Applause for the Stripper

The soldiers are tired and lonely after spending weeks in enemy territory. To entertain them, the Major called for this sexy dancer from the nearby town. She came, danced and when the first dance was done, the soldiers went mad. They clapped for 5 minutes.

For her second number, she stripped and danced in sheer bra and G string. This time the applause went for 10 minutes.

The next number she danced topless, and this time the applause went on and on. The Major had to come on stage and ask them to quiet down for the grand finale.

For her last number, she was to strip completely and dance naked. The Major expected the soldiers to make enough noise to bring the roof down. But ten minutes later, there is no clapping and the dancer comes backstage. The Major asks her, « What happened? How come there was no clapping this time? »

She replied with a wicked smile, « Major, how do you expect those poor boys to clap with one hand? »

Viviane 01

Posted in Oulibouf on mars 10th, 2014 by gerard – Be the first to comment

La parole est à Raimondo, Maître d’oeuvre : Ainsi, Emeline et Adalbert, héros de Gigaproduction, ont vécu ; il faut savoir mettre fin aux choses, même les meilleures, pour ne point lasser le lecteur.

Je propose donc une nouvelle histoire qui se déroulera sur plusieurs siècles, avec donc un environnement changeant et des héros variés suivant les époques, le fil conducteur étant la présence d’héroïnes prénommées « VIVIANE », descendante de cette Viviane que l’on a rencontrée dans Emeline et Adalbert, et qui d’ailleurs clôt le roman, laissant supposer une suite possible.

Pour varier les plaisirs et ne pas s’obliger à suivre un déroulement chronologique, nous débuterons au 20e siècle.

Voici donc le premier épisode de cette nouvelle couillonnade de Raimondo, qui  porte le titre original de VIVIANE. Admirez mes efforts de recherche pour trouver un titre original !viviane01

PREMIERE PARTIE

Il était une fois.

Toutes les belles histoires commencent ainsi. Les moins belles également ; de même que les passionnantes, les nostalgiques, les bienséantes, les grivoises ou les scabreuses.

Il était donc une fois…

Chapitre 1 : Le hasard 

Ils faisaient l’amour lorsque retentit la sonnerie de la porte d’entrée. 

C’était, on en conviendra, un bien mauvais moment. C’est toujours un mauvais moment quand un importun vient troubler l’intimité de deux amants occupés à se donner du bon temps. Ignorant cet appel inopiné, ils poursuivirent leurs ébats. Paul titillait avec délicatesse des tétons tout heureux  de cette aimable attention, pendant que son amie, par les lents va et vient d’une douce main, donnait fière allure à un sexe qui s’enflait au fur et à mesure.

Cependant on insistait ; à plusieurs reprises la sonnerie retentit, stridente, agaçante.

         Quel est le con qui vient nous empêcher de baiser en paix, s’exclama la jeune femme en interrompant sa noble besogne. 

Elle se dirigea vers l’interphone  et sur l’écran de contrôle constata que l’intrus était un bel homme frisant la trentaine auquel elle s’adressa de façon peu courtoise :

         C’est à quel sujet ?

         Je suis Jean Coureau, huissier  chargé de vous remettre un pli émanant d’une étude notariale.

         Et vous ne pouvez pas le mettre dans ma boîte à lettre au lieu de … (elle se retint à temps de dire « venir me faire chier pendant que je baise »)

         Je suis désolé mais la loi me fait obligation de vous le remettre en mains propres avec accusé de réception.

Après quelques secondes de réflexion, elle se décida enfin à répondre au visiteur, d’une voix toujours aussi peu aimable.

         Sixième étage,  porte 64.

Et dans l’attente de l’arrivée de l’intrus, elle enfila une légère et courte robe de chambre afin de couvrir, en partie, sa nudité. 

  C’est ainsi que Viviane apprit le décès d’une sienne vieille tante,  dont elle ignorait totalement l’existence, faisant d’elle la seule héritière légitime de ses biens. Elle aurait aimé en savoir plus sur cette lointaine parente tombée du ciel, mais dans l’immédiat  elle avait surtout hâte de voir s’éloigner le gêneur et pouvoir se consacrer à son Paul dont elle avait folle envie : ils ne s’étaient pas vu depuis une semaine et ce manque commençait à lui agir sur le tempérament. Elle se précipita donc dans la chambre, et vint se lover contre lui. Evidemment, la venue du visiteur avait changé bien des choses et Viviane constata que le sexe de son ami était désormais d’une désolante flaccidité : il était temps de réagir. Une bouche savante se chargea de remettre de l’ordre et Paul à son tour usa du même subterfuge ; durant de longs instants, un bon tête-à-queue apporta aux amants toute l’énergie souhaitable à la joute amoureuse. Puis Viviane vint chevaucher son compagnon offrant à ses envies, des seins de belle facture qu’il adorait caressé, dans cette position qu’appréciait en son temps un célèbre duc de la famille d’Orléans.  On lutta jusqu’au point de non retour, jusqu’à l’explosion des corps ponctuée par les cris  d’amour des amants comblés.

Ils s’assoupirent dans l’attente d’un second round que la sonnerie du téléphone  vint perturber.

C’était la secrétaire de Paul qui avait un message à lui transmettre de toute urgence.

         Tu as eu le culot, de donner mon numéro à ton bureau ?

         Excuse-moi, je poursuis une affaire délicate et je me suis permis…

Viviane n’écouta pas la suite et s’adressa à la correspondante d’une voix courroucée :

         Actuellement ton patron a le cul à l’air, mais il va vite quitter mon pieu et si tu en as l’occasion, fais-lui couler un bain car il est hors de question qu’il s’attarde plus longtemps chez moi.

Et avec colère elle raccrocha l’engin perturbateur.

         Voyons ma douce, ne sois pas aussi intransigeante…

         Il ne s’agit pas d’intransigeance, mais saches que j’ai horreur qu’on confonde le boulot et la bagatelle. Alors adieu, tu connais la sortie. 

C’était sans appel. Paul savait par expérience qu’il était difficile voire impossible d’endiguer  les colères de son amie. Il se rhabilla en silence et se dirigea vers la sortie. Tentant une fin honorable il demanda cependant, d’une voix  doucereuse :

         On se revoit Jeudi ?

         Non ! J’ai rendez-vous avec mon notaire. Point final.

Elle ouvrit la porte et n’accorda même pas le baiser d’au revoir quelle offrait d’ordinaire lors de leurs rencontres, au moment pénible de la séparation. Elle remâcha sa colère, frustrée d’avoir dû cesser un jeu qu’elle aurait poursuivi avec grand plaisir,  mais après tout, considéra que son attitude était tout à fait justifiée. Comme elle avait coutume de le dire : un amant n’amène ni sa secrétaire ni sa femme chez sa maitresse ; et qu’on se le dise ! 

Demeurée seule, Viviane relut à plusieurs reprises la convocation du  notaire toulousain, pour un règlement de succession. Rien d’autre n’était précisé, sinon la présence d’un chèque substantiel, destiné à subvenir à ses frais de déplacement et dans l’immédiat, elle décida de fêter la bonne nouvelle en se payant un petit dîner, « Aux saveurs d’Asie », dont elle appréciait la cuisine orientale raffinée. 

Hasard ou non, elle y retrouva l’huissier qui se tenait seul à une table voisine. Ils décidèrent de rapprocher leurs solitudes et pour commencer, échangèrent de réciproques excuses.

         Je reconnais que tout à l’heure je n’ai guère été aimable avec vous.

         Je me suis rendu compte, un peu tard,  que ma venue arrivait au plus mauvais moment : lorsqu’une femme, un fin de journée, s’est revêtue d’un  très léger vêtement sous lequel elle est nue, il n’est pas difficile d’en tirer des conclusions.

Et après quelques secondes de silence :

         J’espère que tout s’est bien passé.

Viviane se contenta de sourire à l’énoncé de la question, qui resta sans réponse. 

Au cours de la soirée elle évoqua son enfance. Elle était venue  au monde dans une petite bourgade rurale d’Auvergne où sa mère, sur le point d’accoucher s’était arrêtée pour se reposer sur la place du village. Une bonne âme s’aperçut qu’il était temps d’appeler le médecin : une jolie brunette pleine de vigueur s’ouvrit à la vie, mais la jeune maman, à peine sortie de l’adolescence ne survécu pas. Qui était-elle ? D’où venait-elle ? On ne sut même pas son nom, faute de trouver dans ses effets la moindre trace de son identité. Elle avait simplement murmuré durant son agonie le prénom de Viviane, qui fut dès lors donné au bébé.

         Par décision de justice, on m’a attribué le patronyme de Jacquet  faute de connaitre celui de ma mère, tout simplement parce que je suis née un 25 juillet, le jour de la saint Jacques.

         Heureusement que vous n’avez  pas vu le jour un 1er mai…

 Entre le filet mignon à la sichuanaise  et les litchis en gelée à la pékinoise, Viviane raconta son enfance douloureuse, de famille d’accueil en famille d’accueil où elle fut placée comme fille de ferme, menant la dure existence des femmes de la terre. Soumise à la rigueur des patronnes qui la surchargeaient de labeur, tourmentée par les réflexions graveleuses des hommes et leurs gestes déplacés, elle était en perpétuelle révolte contre cette société qui sous prétexte de solidarité faisait de ces enfants trouvés une main d’œuvre à bon compte. Bien sûr, comme toujours en pareil cas, l’instruction fut réduite au minimum ; l’école élémentaire était leur seul domaine, le collège et le lycée étant réservés à une élite dont ils étaient exclus. 

Viviane cependant, avide de savoir, fréquentait les bibliothèques circulantes, dévorant avidement des romans  ou divers livres culturels qui lui ouvraient un monde nouveau, un ailleurs qu’elle avait hâte de connaitre. A sa majorité, à 21 ans, elle quitta définitivement la vie rurale qu’on lui avait imposée pour s’installer en ville, à Clermont-Ferrand. Elle fit de nombreux petits boulots, avant de se trouver un poste de gérante  dans un prospère magasin de lingerie, qu’elle comptait un jour acquérir. 

         Au fait, comment se fait-il que nous nous soyons retrouvés au même restaurant ?

         Le hasard ma chère, exclusivement le hasard, mais il fait parfois fort bien les choses, car j’ai passé grâce à vous un délicieux moment que ma solitude ne m’aurais pas permis d’espérer.

         Il n’y a donc personne pour vous accompagner dans la vie.

         Parfois surgit, pour quelques temps, un petit rayon  de soleil… Mais je reste dans le fond un solitaire car la vie à deux a des contraintes que je supporte difficilement.

Par un sourire complice, Viviane montra qu’elle souscrivait volontiers à cette façon de concevoir la vie, la sienne finalement. Comme la soirée touchait à sa fin,  chacun redoutait peut-être le moment de la séparation ; ce fut Viviane qui apporta un autre tempo.

         Je vous invite à prendre un pot chez moi ?…

         Si c’est une question, c’est un oui, avec plaisir

In petto, il songea :

         Et plus si affinité…

Ce fut dans l’ascenseur que se produisit le plus  en question ; ils se retrouvèrent serrés l’un contre l’autre, leurs bouches se cherchant, leurs mains explorant tous ces  recoins intimes qui font la félicité des amants. Dans l’appartement, les habits furent délaissés tout au long du couloir qui menait à la chambre où un lit douillet accueillit leurs désirs. Il n’y eut entre eux nulle retenue, chacun jouant de son imagination, tant dans la recherche de son propre plaisir que l’envie profonde de satisfaire son partenaire. Ils ne parlèrent pas, seul leur souffle exprimait la montée du plaisir, seuls leur cri d’amour attesta la venue de la jouissance, accompagnée des soubresauts du corps envahis par l’orgasme. 

De nombreux amants avaient jalonné la vie de Viviane, car on atteint rarement la trentaine en se contentant de l’austère existence  d’une nonne. Des hommes de toute sorte lui apportèrent l’apaisement  des sens : des jeunes ardents et vigoureux, des vieux à l’expérience certaine, des raffinés, des délicats,  mais également  des invalides du sexe, maladroits et inefficaces, dont elle se débarrassait  sur-le-champ. Elle se laissa même tenter par une expérience homosexuelle, qui ne lui apporta peut-être pas grande satisfaction, mais lui permit de se familiariser, au cours d’une soirée entre copines, avec ces modernes objets, ersatz en matière synthétique, reflet bien imparfait d’une réalité préférable. 

Serrés l’un contre l’autre, les amants reprenaient leur souffle, chacun parcourant le corps de l’autre d’un doigté propre à faire naitre de nouveaux frissons et renouveler l’ivresse amoureuse. Au seuil d’une nouvelle jouissance, Viviane se demandait si cette aventure durerait, si elle quitterait Paul après avoir connu d’autres extases, si… Elle cria son plaisir pour éviter d’avoir à penser ; elle avait en général l’orgasme discret, mais cette fois-ci, elle se laissa aller à une plus bruyante démonstration. Elle ne cria pas « C’est bon, c’est bon », cette désolante banalité des films érotiques, mais le feulement de jouissance fut cette fois plus aigu, comme si quelque chose de nouveau s’était produit au cours de cette nuit.

 Au petit matin lorsqu’ils se quittèrent, durant le baiser d’au revoir, chacun eut à cœur d’offrir une très intime caresse en remerciement des  bonheurs qu’ils avaient connus.

Il était temps pour Viviane de préparer son voyage à Toulouse.

(à suivre) – Raimondo – 2014

Jeux interdits

Posted in ClassicTV on mars 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment

Une vocation est née:

http://www.grapheine.com/classiktv/index.php?module=see&lang=fr&code=f73c6c672fbbdab4fcea6428983acf4a

con01 En haut: Con haut-perché; en bas: Con ferroviaire.con02

TRES IMPORTANT : 

Plutôt que de recommencer d’autres clips sur les élections municipales à Marseille, je vous renvoie aux 17 clips de Février 2008: http://gigaproduction.fr/2008/02/01/bollywood-de-fevrier-2008-special-elections-municipales-2008et-notamment-a-marseille/  A part quelques noms devenus obsolètes (Sanmarco, Gamerre et bien sûr Guérini) tout le reste perdure dans l’actualité. Amusez-vous bien !

Métempsycose conjugale

Posted in BombayTV on mars 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Je suppose que ce devait être, au départ, une brune plutôt hirsute:
con03

Vapotez! Vapotez!

Posted in BombayTV on mars 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment

Marché de dupe ou marché de stup’?http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-0828556e2547dbc64049429fd8ff3897.htmlcon04

Hé bé, c’est du propre!

Posted in BombayTV on mars 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Chacun son tour… 
con05

Une France « exemplaire »…

Posted in acapelatv on mars 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment

…en la personne de son Président (Les clips Acapela ne dépassent jamais 2 mois, qu’on se le dise!)http://www.acapela.tv/en/talking-card/UncleSam/fbc97f2cd4a25249403f422dcc863aea81c1e307/ con06

Le banni du bain

Posted in ClassicTV on mars 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
La blague est connue, mais bof!