Archive for septembre, 2014

Raimondorama 12

Posted in Oulibouf on septembre 20th, 2014 by gerard – 1 Comment

Raimondo tente une incursion sociologique dans une nouvelle série que nous intitulerons « Very hot ceux de la Haute ». Est-ce à dire que c’est fini pour « Les artisanes insanes de nos villages »? Bien sur que non, cette série a encore de belles réserves que nous découvrirons ultérieurement. 

Historiette d’amour de la Baronne

(du temps où l’on savait utiliser le beau phrasé) haute01

Mon ami, disait la baronne

En s’adressant à son mari,

Votre verge, hier si friponne

Est bien défaillante aujourd’hui.

Il m’est pénible, assurément,

De tenir semblables propos

Mais je dois dire très nettement

Que pour moi cela fait défaut :

J’ai grand besoin, pour satisfaire

L’équilibre de ma santé,

D’un pénis à la mine altière

Qui puisse me faire exulter ;          

Et ce soir, mon très cher époux,

Je vous sens plutôt déprimé

De sorte que mon petit trou

Aura du mal à jubiler.

M’amie rétorqua le baron,

Il ne tiendrait qu’à vous très chère

D’accroitre cette bandaison

Par une sucette légère

Ou par la caresse d’un sein,

Alors qu’une dextre fouineuse

Initierait un va et vient

De belle façon chaleureuse.

Fi des propos et des parlotes

On se mit alors en action,

On prépara la gibelotte

En prélude aux opérations.

Ils se trouvèrent tête à queue

Sans savoir pourquoi ni comment

Mais ce passe temps délicieux

Apporta bien des agréments.

Les deux époux se pourléchèrent

Avec une incroyable ardeur

Et bientôt ils en arrivèrent

A l’orée d’un très grand bonheur.

Lorsque le baron pénétra

Dans une chaude intimité

La baronne aussitôt hurla

Les bienfaits de la volupté

 

Très cher époux, merci cent fois

Pour ce bonheur inusité

Car c’est bien la première fois

Que je me fais sodomiser.

Raimondo – 2014 

Les amours de la Comtessehaute02

 La comtesse, c’est bien connu

A une vie très dissolue.

Il est vrai que depuis longtemps

Son vieux mari ventripotent

A cessé  de la lutiner

Et encor moins de la baiser.

La comtesse durant un temps

A utilisé fréquemment

Ses gentils petits doigts mignons

Pour caresser son joli con.

Mais à la longue assurément

Elle souhaita d’autres arguments

Qui soient aptes enfin à calmer

Les ardeurs d’un corps enflammé.

Il y eut bien le majordome

Avec qui elle croqua la pomme

Mais son maintien respectueux

Fut rapidement ennuyeux.

Le chauffeur, dans sa limousine,

Aimait se faire sucer la pine

Et la comtesse à l’évidence

S’en acquittait avec aisance

Regrettant, que l’homme, à son tour,

Ne  suce son bouton d’amour.

Un jour avec sa chambrière

Elle essaya d’autres manières

Et trouvant le jeu fort plaisant

On recommença très souvent

Si bien que la comtesse crut

Que son corps était devenu

Adepte des plaisirs lesbiens

Ce qui la chagrina un brin.

Puis un soir au cours d’un dîner

Avec la bonne société

Elle rencontra Timoléon

Qui lui fit grande sensation

Ils se retrouvèrent à la nuit

Dans un hôtel près de Neuilly

Et ils purent avec passion

Montrer toute leur affection.

Il lui prodigua sans compter

Les caresses les plus osées

Et visita tous les recoins

Avec sa bouche avec ses mains

Ne négligeant pas les rondeurs

Qu’il câlina avec ferveur.

La comtesse en remerciement

Lui offrit tous les rudiments

D’une expérience confirmée

Acquise au cours des temps passés.

 

Elle était tout juste en cinquième

Dans un lycée de Louveciennes

Quand elle perdit son pucelage   

Avec un cousin de son âge

Depuis lors elle collectionna

Tous les hommes qu’elle rencontra

Découvrant dans ces conditions

Toutes sortes de positions

Qui lui apportèrent toujours

La variété dans les amours

Afin que jamais dans la vie

S’installe la monotonie.

 

Ce soir avec Timoléon

Elle découvrit avec passion

Quelques petites nouveautés

Qu’elle ne pouvait pas refuser,

Telle la danse des kangourous

Ou le saut du grand sapajou ;

Il y eut aussi la brouette

Et le cricri de l’alouette

Sans oublier le tigre en rut

Ou le petit doigt dans le fut.

Bref, ce fut un feu d’artifice

Dont chacun tira bénéfice.

 

Et de ce fait trois jours durant

La Comtesse resta au lit

Et se reposa longuement

Après avoir fait ces folies. 

Raimondo – 2014 

La fille du Marquishaute03

La fille du marquis, pour son éducation

Fut placée au couvent de la Visitation.

Elle y apprit, entre autre, à faire la révérence,

A jouer du piano, à pousser la romance,

Parler correctement et avec distinction,

Tenir avec aisance une conversation.

C’est là qu’elle rencontra la gentille Aglaé

Avec laquelle alors elle se lia d’amitié.

 

Par une nuit d’orage, pour calmer leur souci

Toutes deux se trouvèrent ensemble dans un lit.

Et comme il faisait chaud,  elles n’hésitèrent pas

A se débarrasser d’un fâcheux pyjama

Si bien que leur tenue permettait de frôler

Les  très douces rondeurs de leurs corps potelés ;

Alors les mains curieuses s’animèrent soudain

Pour aller titiller des intimes recoins,

Et  Aglaé montra en cette circonstance

Un petit aperçu de quelques connaissances

Que l’on n’enseigne pas certes dans les couvents

Mais que l’on se transmet  toujours discrètement.

 Ainsi elle avait pu déjà avec Ginette

Se faire assez souvent picorer la minette

Ou, ce qu’on dit parfois à en de telle occasion,

Se faire taquiner ou sucer le bonbon.

La fille du marquis trouva ces jeux charmants

Elle les renouvela alors très fréquemment

Et s’ingénia aussi à confier sa science

A de jeunes amies encor dans l’ignorance.

Jusqu’au soir malheureux où la Sœur Scolastique

Fut témoin d’une joute aux allures sataniques

Et prévint le marquis que sa très chère enfant

Ne pouvait de ce fait demeurer au couvent.

  

Lors, papa lui trouva, un époux bien titré

Charge à lui désormais de s’en accommoder.

C’était un hobereau près de la cinquantaine

Qui fut assez heureux de cette bonne aubaine

Avoir auprès de lui une jeune nymphette

Pour s’envoyer en l’air et jouer de la craquette.

Pour elle, il était vieux, mais il était titré

Ses aïeux s’étaient distingués par le passé,

Cet homme était donc né sous des heureux auspices

Et cela méritait qu’on fasse  un sacrifice.

 

Elle fit volontiers ce sacrifice là

Et découvrit alors la joie d’autres ébats

Qui, à la vérité, n’étaient pas  déplaisants,

Lui montant de l’amour des aspects séduisants.

Elle réclamait souvent au Comte son époux,

D’investir la chaleur de son petit minou

Pour calmer ses désirs qui allaient grandissant

Et qu’il fallait alors combler incontinent.

A ces jeux débridés le mari ne tint pas :

Il fit un infarctus au bout de quelques mois.

 

La fille du marquis assuma son veuvage

Mais elle ne voulut  point  penser au remariage

Et calma ses ardeurs avec des jeunes gens

Capables de tenir la route longuement.

Raimondo – 2014 

Les jolis seins de la Comtessehaute04

 Madame la Comtesse avait de jolis seins

Plantureux à loisir, avec de gros tétins,

Et tous les grands titrés de la gent nobiliaire

Portait sur ces attraits des regards incendiaires.

Tous avaient en l’esprit l’envie de les tâter

D’aucuns même auraient bien aimé les suçoter.

Le Comte son époux devant un tel cadeau

Remerciait le ciel pour ce pareil joyau

Dont il bénéficiait dans leur intimité

Sans qu’à aucun moment il n’ait pu se lasser.

 

Or, il advint qu’un soir, lors d’une réception,

Un raout où venait des gens de condition,

La Comtesse entrevit un bel ambassadeur

Un ibère aux yeux noirs au regard séducteur

Qui ayant aperçu l’exquis décolleté,

S’empressa aussitôt de la complimenter.

Madame lui dit-il, vous avez pour séduire

Ce dont fort peu de femmes peuvent s’enorgueillir :

Des attraits biens pourvus qui laissent augurer

Le plaisir évident que femme peut donner ;

Sachez qu’en mon pays après la farandole

On apprécie toujours cette « chose » espagnole

Dont je ne peux ici, vous préciser le nom,

Mais que je vous dirai  si nous nous revoyons. 

 

La Comtesse revit le bel ambassadeur,

Et dans l’intimité ils eurent grand bonheur ;

C’est ainsi qu’elle apprit après la farandole

Ce que l’on appelait la branlette espagnole. 

Raimondo – 2014

Actu-m’en diras tant Septembre 2014

Posted in Actualités & hors-série on septembre 10th, 2014 by gerard – Be the first to comment

Il est plus que temps de faire paraître des images de l’actualité, si riche ces derniers temps: actu1409_01

actu1409_02

 actu1409_03

Le titre de l’Actualité auquel vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003): 

CdG de nouveau sur les nouvelles Régions : Là encore, on va assister à deux poids, deux mesures pour favoriser la minorité corse.

La réunion de l’Alsace et de la Lorraine va faire grincer des dents en Alsace-Moselle. Pour des raisons historiques les 3 départements en question ont des privilèges que nous n’avons pas. Je vous cite en vrac : Les représentants des cultes sont salariés de l’Etat, un code du travail avantageux (maintien des rémunérations en cas d’absence), un régime de Sécurité Sociale aux cotisations très allégées, 2 jours fériés supplémentaires (26 Décembre et Vendredi Saint), corporations d’artisans sensiblement différentes du reste du pays, indemnité _ certes maintenant symbolique* _ aux instituteurs liée aux difficultés pour enseigner le français, droits locaux pour les associations et les communes différents (notamment au niveau du foncier), etc… Certaines particularités tiennent même du folklore, comme par exemple la circulation des trains sur le côté droit. Bref, ce n’est pas l’Eldorado, mais ce sont des avantages certains pour une meilleure qualité de vie. La réunion à la Lorraine mettra tout le monde sous la loi commune. Nul doute qu’il y aura des pétitions, des récriminations, voire même des manifestations dans la rue. Pour des gens disciplinés comme le sont traditionnellement les alsaciens, ce sera une première. Mais ce sont aussi des PATRIOTES viscéralement légalistes et, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, je reste persuadé qu’ils finiront par s’accommoder de cette transformation. Respect et salut !

Un tout autre son de cloche se fera entendre dans l’île de beauté. Pour ne pas froisser les braves petits corses, les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, se sont toujours bien gardés de faire respecter, sur ce bout de terre, les lois de la République. Subséquemment, la Corse (8680 km2 seulement) reste une Région à part entière. Laissez-moi un instant me souvenir, jusqu’ aux années 60, de la composition de l’Académie d’Aix. Il y avait les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Basses Alpes (Alpes de Haute-Provence de nos jours), les Hautes-Alpes, le Var, les Alpes Maritimes, la Réunion et _ mais oui ! _ la Corse … (Aujourd’hui, ils ont une Université à part entière de branquignols autant professeurs qu’étudiants qui ne reconnaissent que le drapeau à tête de maure!)

Pas avant 2017 (et rien n’est moins sur!), les droits de succession s’aligneront sur le reste du pays. Nombreuses dérogations fiscales : TVA réduites dans beaucoup de secteurs (les cigarettes sont 25% moins chères, les autos aussi, etc…) voire des exonérations totales de taxe (billets d’avion ou de ferry), aides de l’Etat plus importantes que partout ailleurs, obligation de 5 ans de résidence pour pouvoir acquérir un bien foncier… et même le corse qui doit devenir prochainement une _ vous allez rire ! _ colangue (on croit rêver !). Malgré tous ces privilèges, l’île ne « décolle » pas, une économie d’assistanat et de clientélisme a tout perverti. Et le lobby politico-indépendantiste à tout fait pour faire perdurer dans l’arriération mentale le vulgum pecus (En Sicile, on appelle ça la Mafia). On a voulu « acheter la paix » plutôt que de mettre les corses au travail (Rappel : A populations égales, même dans les DOM-TOM, c’est en Corse qu’il y a le plus de fonctionnaires de toutes sortes (nationaux et territoriaux). Pour satisfaire 322 000 insulaires, on leur conservera donc le statut de Région et le contribuable continental continuera de traîner ce boulet en crachant davantage au bassinet pour des gens qui, souvent, nous vomissent. La solution serait de leur donner leur indépendance en leur faisant cadeau de toutes les infrastructures. Une condition unique et non négociable cependant : Pas de double nationalité, sinon la même chienlit continuera.

Vous le voyez, que vous soyez corse ou alsacien, la loi républicaine favorise les uns et nivelle les autres par le bas.

* = C’était valable, il y a encore une douzaine d’années, pour le corps des Instituteurs ; peut-être cela a-t-il changé avec l’apparition des Professeurs des Ecoles (?)…

Viviane 04

Posted in Oulibouf on septembre 10th, 2014 by gerard – Be the first to comment

 Chapitre 4 : Albi sur Tarnviviane04

     Au cours de son enquête pour retrouver la sœur de Thérèse Rigaud, Dorothée avait rejoint Albi  à la recherche de Jeanne, une native de la ville ayant autrefois effectué un stage de pharmacie  à Buzet où elle avait, dit-on,  bien connu Joël.  Elle n’était pas certaine, à priori, que ce déplacement  puisse lui apporter d’utiles renseignements capables de  faire progresser ses recherches, mais décida de se rendre en cette cité, ne serait-ce que pour y admirer les beautés artistiques qu’elle recèle.

     En fait, elle y trouva  réponse à toutes ses interrogations. La petite stagiaire de Buzet,  était devenue une personnalité de la ville,  l’une des pharmaciennes Albigeoises et elle détenait de multiples secrets dont Dorothée fit son profit. 

*** 

     Jeanne  avait eu, en son temps, une liaison avec Joël, brève aventure de quelques semaines, au cours desquelles les amants apportèrent principalement  leurs désirs et leurs envies, les  sentiments étant superflus en l’occurrence. Ce minimum d’apport les satisfaisant amplement. A la fin de son stage  Jeanne s’aperçut qu’elle était enceinte.  Jeune, poursuivant des études qui risquaient d’être longues elle ne se sentait ni la force ni le courage de faire face aux obligations d’une mère de famille. L’époque n’était pas aux IVG, mais par contre rien n’empêchait une femme de laisser à la société le soin de prendre en charge les enfants nés hors mariage, ces enfants qu’on dit, paradoxalement, des enfants de l’amour.

     Son diplôme en poche, elle travailla dans une officine de la ville, tenue par un veuf, un certain Adhémar  Alban, qui bientôt lui proposa le mariage assorti d’un droit de propriété sur  la pharmacie ; il y a des offres qui ne se refusent pas. Le mari n’était pas en amour un foudre de guerre, mais Jeanne s’en contenta au regard de la jolie situation qu’il apportait. Avec le temps elle était devenue très pragmatique et au besoin, pour calmer des ardeurs tyranniques,   ne négligeait pas quelques petits bonheurs glanés ça et là, pour combler ses sens très demandeurs.

     Quelques années  plus tard, le vieil époux succomba à la suite d’un infarctus  et c’est ainsi que Jeanne se trouva seule à la tête d’un commerce fructueux. La trentaine avait fait d’elle une magnifique  femme et nombreux furent alors les soupirants qui désiraient lui passer la bague au doigt.  Et si elle accepta les hommages et les bienfaits de tous ces coureurs de dot, elle refusa toute nouvelle parure à son annulaire.

     A l’époque, elle eut l’occasion de revoir Joël resté dans la région.  Il menait alors une vie errante, vivant  d’expédients, s’embarquant dans des affaires plus ou moins louches. Bien sûr il proposa à Jeanne de poursuivre la romance d’autrefois, offre qu’elle repoussa aussitôt,  se doutant pertinemment que cette demande n’avait rien de sentimental. Elle l’éconduisit purement et simplement,  sans même lui révéler qu’il était le père d’un garçon que les services sociaux avaient pris en charge et dont elle-même ne s’était jamais préoccupé. Par contre,  lui, avoua sans aucune vergogne, qu’il avait abandonné Anne, dans un petit bourg auvergnat, à Ladinhac, où elle avait mis au monde avant de mourir, une petite Viviane.

     Forte de ces précieux renseignements, Dorothée posa à Jeanne une dernière question :

         Vous savez sans doute ce qu’est devenu ce bourreau des cœurs de Joël ?

         Je ne l’ai jamais revu. Seuls  les fais divers des journaux m’ont appris qu’à la suite d’un cambriolage au cours duquel il y avait eu mort d’homme, il purgeait une longue peine  à la  prison centrale  de Muret. Quant à la petite Viviane j’ignore ce qu’elle est devenue. 

***

     Dorothée s’apprêtait à quitter Albi, nantie de ces  révélations aptes à poursuivre plus efficacement la trace  de Viviane.  Elle voulait auparavant  tenir son père au courant des nouveaux éléments qu’elle avait découverts et demanda à Jeanne de lui permettre d’utiliser son téléphone afin de le contacter. Dans l’arrière boutique où de tenait l’appareil, des employés allaient et venaient et en particulier un jeune homme qui lui souriait de façon insistante chaque fois qu’il passait par là. Avant qu’elle ne quitte la pharmacie, il lui remit subrepticement  un billet sur lequel elle lut : « Je termine à 19 h et j’ai besoin de  vous voir. Didier ».

     Ne sachant pas ce que cachait cette invite, Dorothée hésita sur la conduite à tenir : quitter la ville aussitôt ou patienter ? Si le message cachait une arrière-pensée coquine, elle se refusait à rater une bonne occasion : donc, elle attendit.

     Grand bien lui en prit ; ce pourvoyeur d’ ellébore se révéla un fort galant compagnon, entreprenant à souhait, qui connaissait tous les recoins sensibles des dames afin d’y éveiller de  fulgurantes explosions. Dorothée éprouva les bienfaits procurés par ces intimes gentillesses qu’elle n’hésita pas à quémander à de nombreuses reprises et se montra des plus câlines pour remercier ce merveilleux amant que le hasard avait mis sur son chemin.

     Peut-être n’était-ce pas tout à fait le hasard qui avait mis Didier sur sa route. Celui-ci, entre deux joutes, lui remis un carnet :

         Voici le journal que ma mère, assistant sociale, a tenu durant sa vie professionnelles et que j’ai retrouvé bien caché au fond d’une armoire. Après sa disparition, je suis le seul à l’avoir vaguement  parcouru ; je m’apprêtais à les brûler, afin de faire disparaitre à jamais des renseignements trop confidentiels, mais je l’ai gardé, attendant peut-être que le destin ne vienne révéler son utilité.

         Et je serais donc le destin ?

         Peut-être… Sans le vouloir, ni le rechercher spécialement, quelques bribes de ta conversation avec ma patronne sont parvenues à mes oreilles et ce carnet pourrait sans doute répondre aux questions pour lesquelles tu cherches réponses.

     Un grand silence si fit. Dorothée se pelotonna contre Didier, pour le remercier, sans doute, du précieux document qu’il lui confiait, à moins que ce ne soit dans l’attente de jeux plus triomphants. Et de fait, elle se pencha bientôt pour prendre en sa bouche, un sexe ravi de cette délicate attention et avec l’art consommé d’une amante experte qui savait varier les rythmes avec subtilité, elle poursuivit son œuvre régénératrice jusqu’à ce qu’elle sente une sève chaude gicler en elle. Sous les dehors d’une jeune fille  ingénue, voire innocente, Dorothée était en fait une sacrée bonne baiseuse, qui savait apprécier les bonnes choses et n’hésitait pas à se mettre à l’ouvrage avec maestria. Didier apprécia à sa juste valeur cette belle sucette qu’elle lui octroya sans rechigner à la mener à son terme.

     Maitre Montillac sut faire profit des éléments rapportés par sa fille ; soit auprès de services sociaux, ou  par contact avec   l’avocat de Joël, on retrouva la trace de la petite Viviane qui avait désormais la trentaine et devait vivre dans la région clermontoise.  Il chargea un cabinet d’huissier de la situer avec exactitude  afin de  lui faire parvenir une convocation. Jean Coureau fut chargé de la lui remettre. 

*** 

     Dorothée avait donc conté à Viviane  les méandres de l’enquête particulière, ayant permis de  retrouver sa trace. Elle omit toutefois de conter quelques détails scabreux, dont la teneur n’ajoutait rien à l’histoire.  Comme convenu, il restait à lui faire visiter divers appartements dont elle avait acquis la propriété, une source de profits, qui allaient changer radicalement sa vie.

     On était au seuil de l’été et Viviane avait revêtu une robe  légère dont le haut échancré laissait percevoir les rondeurs de sa jolie poitrine. Dorothée lui fit compliment pour son élégance qui dégageait un charme remarquable. Elle regrettait de n’avoir pas comme elle, la chance de savoir se mettre en valeur par un goût très sûr pour se vêtir

         Il faudra me donner quelques conseils pour m’habiller, car je suis d’une indigence remarquable.

         Ce sera avec plaisir ; et dans l’immédiat ôtez-moi ces socquettes blanches qui vous donnent l’allure d’une pensionnaire de couvent. Je vais vous prêter une paire de bas à jarretières, d’une tout autre élégance.

         C’est ce que vous portez ?

         Non, moi, je ne porte que des bas-couture tenus par des jarretelles.

     Et soulevant sa robe elle montra des cuisses zébrées par de fin rubans de dentelle mauve, sous le regard ébahie de Dorothée.

     Les deux femmes visitèrent, dans les quartiers huppés,  quelques appartements où le loyer n’était pas à la portée du premier venu. Parmi ces biens, il y avait un pas de porte, un magasin de chaussures dont le gérant arrivait en fin de bail. Viviane inspecta  les lieux avec minutie, prit quelques notes et demanda à visiter les réserves : de toute évidence,  elle avait une idée sans toutefois l’exprimer.

     Pour terminer la journée, elles se rendirent auprès de l’agent immobilier qui assurait la gestion de ces biens. Viviane lui donna quelques consignes et en particulier le pria de ne point renouveler le bail du magasin à la date d’échéance.

     Elles passèrent ensuite un long moment dans un salon de thé où elles échangèrent des propos amicaux. Dorothée voyait en Viviane la grande sœur qu’elle n’avait pas et qui lui manquait. Sa mère, bourgeoise préoccupée avant tout de sa  personne, ne lui avait jamais apporté d’attention soutenue. Comme dans tous les foyers bourgeois et aisé elle n’avais connu que les attentions tarifées  d’une  servante. Quant à son frère, de quelques année son cadet, il n’y avait eut avec lui la moindre connivence. Devant l’indifférence de ses parents, pris par leurs taches et leurs activités, il sut construire sa vie sans éprouver le besoin d’une aide quelconque.

     Rentrée chez elle, Viviane se mit à parcourir, ainsi que prévu, le Journal intime de sa grand-mère qu’elle avait retrouvé dans le tiroir aux souvenirs. 

     Soudain le téléphone retentit ; c’était Marc. Sans préambule il déclara avec un petit brin d’impertinence :

         Allo ma belle, j’ai envie de te voir.

         Tu a envie de me voir  ou de me baiser ?

         Quel manque de romantisme ; je ne te croyais pas capable de t’exprimer ainsi crûment.

         Ne t’inquiète pas, je sais aussi employer un langage fleuri à l’occasion, mais en l’occurrence, appelons un chat, un chat, tu me téléphones pour savoir si tu peux venir afin que nous mettions en route une petite partie de jambe en l’air.

        

         Ton silence est éloquent et je ne me suis pas trompée sur la teneur de cet appel.

         Mais enfin, j’ai cru comprendre après ce qui s’était passé entre nous, que tu aimerais me revoir pour…

         Que nous recommencions. Oui j’ai bien saisis, je ne suis pas débile. Mais saches pour ta gouverne, que l’on peut s’y prendre d’autrement pour relancer une femme avec laquelle on a passé un bon moment. Je ne vais pas te faire un cours sur le romantisme amoureux, mais tu trouveras dans la littérature française des exemples  qui pourront t’éclairer. Une femme aime être baisée, c’est certain,  mais elle a besoin aussi d’être courtisée : elle aime succomber au charme.

         Je pensais….

         Je t’en prie, ne pense pas,  et dans l’immédiat si ta zigounette te tourmente par trop, n’hésite pas à te faire une petite branlette en te remémorant nos ébats d’hier, qui furent remarquables, avouons-le ; moi je m’en retourne avec ma grand-mère.

     Elle raccrocha ; Marc se retrouva seul avec le lancinant « Bip, bip » d’un téléphone coupé. 

     Et Viviane repris la lecture du journal de son aïeule.

Raimondo – 2014 – à suivre

Très importantes nouvelles du blog : L’incertitude des lendemains

Posted in Uncategorized on septembre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment

     Cette Rentrée 2014 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Le 17 Juin dernier, notre amie Fefaine m’informait qu’elle clôturait son site http://fefaine.be/ , que je devais donc changer d’URL, mais qu’elle m’avait trouvé un hébergement provisoirement (encore gratuit) de dépannage chez un certain Michaël de http://www.alethes.be/ . J’ai envoyé un message le 5 Août à ce gentil monsieur pour faire perdurer le site, savoir combien ça me coûterait, s’il y avait une assistance technique, etc… A ce jour, je n’ai reçu aucune réponse. Je suis un peu décontenancé devant la situation : Jusqu’au 17 Juin, dans le Dashboard du site m’apparaissaient des données auxquelles je n’ai plus accès depuis cette date. Et notamment, le pourcentage d’utilisation de l’espace mis à ma disposition (il était de 63% au 17 Juin). Depuis, je publie donc « dans le brouillard » les articles, et surtout les images qui sont dévoreuses de beaucoup d’espace en ne sachant absolument pas combien de place il me reste.

    Dans l’attente de nouvelles informations, Adhémar, Michel , Raimondo et moi allons continuer notre rythme habituel*. La seule chose que je ferai sera de limiter la taille des illustrations pour « manger » le moins d’espace possible. Mais il se peut qu’un funeste matin, je ne puisse plus rien publier. Affaire à suivre de très près…

    Si l’un d’entre vous a une solution à laquelle je n’aurais pas pensé, qu’il la propose en commentaire. Je remercie d’avance cette personne.

    Que cela ne m’empêche pas de souhaiter une bonne Rentrée aux actifs et une bonne continuation aux retraités !

Gérard – 1er Septembre 2014

  • Rappel : Le 1er du mois, au moins 6 clips de sous-titrages du type BombayTv.
  • Le 10 du mois, au moins 10 images de l’actualité. Un mois sur deux, un chapitre du roman de Raimondo, l’autre étant consacré à un Hors-Série.
  • le 20 du mois, l’Article ! Soit de l’un d’entre nous, soit en collégialité.plage01

 « …et la mer efface sur le sable la trace de Giga qui s’enfuit… »

Monsieur Poildanslamain

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
L’assistanat social français est l’un des meilleurs du monde:
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Un médicament de confort…

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
…dont le nom générique pourrait bien être « 22 long rifle »:
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Mariage pour tous

Posted in ClassicTV on septembre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
L’Occident vit une époque formidable! Et les frères musulmans doivent bien rigoler en coulisse, en attendant d’occuper le devant de la scène? Car, en effet, ces derniers se reproduisent; et pas les gugusses que bous avons là:
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La nouvelle cible de Michel Sapin…

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
…ne se laissera pas tondre facilement. Oh que non!!!
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Un cadeau désintégrateur

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Une Compagnie en plein boum:
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Halte aux casse-pieds!

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
J’sais pas pour vous, mais perso, je suis harcelé par ces nuisibles:
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