Archive for octobre, 2014

Des langues romanes à toutes les sauces: Du vrai et du lamentable

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2014 by gerard – 2 Comments

Cette fois, on va se régaler avec du castillan d’époque et des occitans approximatifs. Gens du Sud et d’ailleurs, nous espérons vous divertir soit par le sujet même du poème (le fond), soit par sa syntaxe (la forme) avoisinant très imparfaitement une langue occitane en perdition, j’ai nommé le provençal. Que les Félibres d’hier et d’aujourd’hui nous pardonnent de massacrer cette langue si belle, mais nous connaissons leur sens de l’humour et savons que nous serons absouts.

Chap. 1 : Du vrai, du pur castillan

La parole est à Adhémar qui est l’auteur des deux poèmes qui vont suivre : « Mes couillonnades sur le falot roi Baudouin et sa mocheté Fabiola, c’est du pur Castillan, c’est à dire l’espagnol des années 1500 environ, date à laquelle le « Romancero » des XIIème et XIIIème siècles a commencé à être noté par écrit. J’ai copié le texte (en déformant le sujet, bien sûr, et en « améliorant » les phrases, mais en gardant l’orthographe et le rythme). »

Bien sûr le traitement du sujet date un peu : 1993 ! Et beaucoup de noms seront incompréhensibles pour les jeunes générations (« On peut bien entendu modifier Zitrone, Mitterand, Alain Prost et tous ces noms de has-been » nous a autorisé Adhémar), mais Google n’est pas fait pour les chiens, s’pas !?!? Enfin, comme nous ne sommes pas tous des linguistes de cette période, le Maître nous a mis aussi les traductions.castillan01

 Llora la reina con los ojos

que parecen dos meatos.
le salen lágrimas saladas

Para sazonar la fabada.

 

Detrás viene Leon Zitrone

Más gordo que Sancho Panza,

con una mano enarbola

El dicharachero micrófono,

con otra se limpia la nariz,

con otra acaricia doncellas,

con otra hace pan con tomate,

con otra se rasca las partes.

 

Detrás viene Mitterand

El más extraño esperpento

Ya que consigue el prodigio

de ser dios y de ser rana.

Algunos lo llaman Kermit

otros lo llaman mamarracho.

Y detrás vienen los Belgas,

y vienen los papanatas

de los pueblos circundantes

y los paises lejanos,

con caras de atontados

y las jetas de gabachos.

 

Quieren tocar al largo rey

Pa’ curarse de escrófulas,

Pa’ curarse del sarampión,

Pa’ curarse de la sida.

No quieren tocar a la reina

por flaca y descarnada

por beata y mamacallos

por hija de la Gran Fea !

 

Ay Baldovinos ! Baldovinos !

Quien t’ha visto y quien te ve !

Pareces una longaniza

Pareces un largo cienpiés !

Ya convertido en fiambres

con patatas fritas y sal

Te van a tragar los gusanos

Y tu viuda tan feúcha

Se casará son Alain Prost.castillan02

 La reine pleure avec ses yeux

qui ressemblent à deux méats.
Des larmes salées en sortent

pour assaisonner le cassoulet. 

Derrière vient Léon Zitrone

plus gros que Sancho Panza

Avec une main il brandit

Le bla-blateur microphone,

avec une autre il se cure le nez,

avec une autre il caresse des pucelles,

avec une autre il fait un pan bagnat,

avec une autre il se gratte les parties.

Derrière vient Mitterand

le plus étrange épouvantail,

car il réussit le prodige

d’être dieu et grenouille à la fois.

Certains le nomment Kermit

d’autres l’appellent vieux crétin.

Et derrière viennent les Belges

et viennent tous les jobards

des villages d’alentour

et des pays lointains,

avec leurs gueules d’abrutis

et leurs tronches de goitreux. 

Ils veulent toucher le long roi

Pour guérir leurs écrouelles,

Pour se guérir de la rougeole,

Pour se guérir du sida.

Ils ne veulent pas toucher la reine,

car elle est maigre et décharnée

car elle est béate et imbécile,

car elle est fille de Mochetée !

Hélas, Baudouin ! Baudouin !

Qu’est-ce que tu es devenu ?

Tu ressembles à une saucisse

Tu ressembles à un long mille-pattes !

Maintenant, converti en viande froide,

avec des frites et du sel

Les vers vont te dévorer,

et ta veuve si moche

Se mariera avec Alain Prost.

ADEMARDO EL TROBADOR 1215-1298 alias Adhémar – 1993castillan03

 Ya murió el Baldovinos

Ya lo llevan a enterrar

Entre cuatro patatas fritas

Y mejillones pa’guisar.

 

Ya murió el Baldovinos

Aquí yace como un cienpiés,

Ya no se puede estirar

Que si a estirarse más llega

No sé donde iba a parar.

 

Que si se estirase un palmo

Acabaría por doblarse

Y cuando se hubiese doblado

Los morros se iba a pisar.

Y si se pisara los morros

No podría aguantar nadie

La visión de pesadilla

Que su rostro fuere a dar.

 

Con los ojos viene llorando

La gran reina FARIBOLA

Con su cara de cuaresma

Y sus pechos de bacalao

Con su cara de besugo

y su culo de cantimplora.

 

Le echa de menos al rey

Al esposo tan gilipollas

Ya que el larguísimo monarca

Con el cetro de hojalata

Le rascaba la espalda,

le propinaba palmadas

en las nalgas descarnadas,

Y cuando se lo mereciera

le pegaba tremendas sobas !

 

Con ella jugaba el rey

Toda la noche serena,

al tute, al tarot, a la peonza,

Que no a la bestia cachonda.castillan04

 Le voilà mort, le Baudouin,

Voilà qu’on va l’enterrer

Entre quatre patates frites

et des moules à cuisiner. 

Le voilà mort, le Baudouin,

Il gît là comme un mille-pattes,

Il ne peut s’étirer davantage,

Car s’il s’étirait un peu plus

Je ne sais où il s’arrêterait. 

Car s’il s’étirait d’un empan

Il finirait par se plier en deux

Et quand il se serait plié en deux

Il en viendrait à se marcher sur la gueule

Et s’il se marchait sur la gueule

personne ne pourrait supporter

la vision de cauchemar

que son visage donnerait. 

Les yeux en pleurs elle vient

la grande reine FARIBOLE

Avec son visage de carême

et ses seins de morue salée

Avec sa tête de baudroie

et son cul de cruche ou de gourde. 

Le roi lui manque,

l’époux tellement crétin,

car le très long monarque

avec son sceptre de fer blanc

Lui grattait le dos

Lui administrait des fessées

sur ses fesses décharnées,

et lorsqu’elle le méritait

lui foutait de bonnes dégelées ! 

Le roi jouait avec elle

Toute la nuit sereine

au touti, au tarot, à la toupie,

et non à la bête à deux dos.

ADEMARDO EL TROBADOR 1215-1298 alias Adhémar – 1993 

Chap. 2 : De la pastiche en toulousain et en provençal

A/ Adhémar, toujours lui, propose de pasticher les auteurs occitans. Prenons un exemple, en toulousain :

« Uno mirgo a bicicleto

Fazio lé tour d’un caoulet.

Habió menjat de moungettos,

T’y foutec un brabé pet !

Uno mirgo s’espiousabo

A la punto d’un piboul

Uno mousco que pasabo

T’y foutec lé nas al tchoul !

(orthographe a « bisto de nas »). 

Voilà un beau chef d’oeuvre littéraire !!! Mais il suggère de remplacer les animaux par des politiciens, on risquera de se marrer davantage. Il nous laisse choisir les heureux élus.

B/ Puis, il passe à la première strophe de « Mireille » de Mistral. Le vrai texte : 

Canto uno chato de Prouvenço

Dins lous amours de sa jouvenço,

A travès de la Crau, vers la mar, dins li bla.***

Umble escoulan del grand Homero,

ièou la voli cantar. Coumo èro

Rès qu’uno chato de la terro,

en fora de la Crau s’en es gaire parla. 

Essayons  maintenant d’escagasser ces beaux vers : 

Canto uno puto de Marselho

Dins un bourdel de la Canabièro,

En el mieij  dels salops,  putanejan pertout.

Escoulan boij del gran Petronio

ièou me la voli futre ! Coumo ero

Res qu’uno puto per  les piots de Mountastruc,

En fora del bourdel s’en soun toutis foututs. 

*** j’ai toujours admiré ce prodigieux trimètre.

Adhémartres-Tolosane – 2014tambourinaire01

 Chap. 3 : Une pastiche faite par des Maîtres 

En 1913, Reboux et Muller dans un énième « A la manière de… », se sont frotté à Frédéric Mistral avec un tonus inégalable. Lisez ça les poteaux, c’est à mourir de rire : le sujet, le vocabulaire, le rythme… Du grand Art, moi j’vous l’dis ! 

LEGEINDE DE LA BELLE CLEMËNÇO LA FLOUR D’AVIGNOUN

Clemènço, la floùr d’Avignoun,

Avé soun péti corbeilloùn

Remplissou di cocons, tarabin, tarabàn,

Se va, chantàn, à Beaucairo.

Mais, paçàn la paçereilo,

La povrètte, toumbàn dins l’o,

Patafiou ! si treïmpan plù hau qué lou mitàn.

Tutu panpan

Felibri galejade !

E zoù ! zoù ! zoù !

E lagadigadou !

Mouillàdo coume oùn soupado,

Mit sécho soun feing caraco,

Sa joupe et sa camise o-dessu dé bouisson,

Més oun toro di Camargo

Lis emporto su sà corno,

Péindan qué la pitchoùn dormo

Avé countre soun cœur tou ses péti cocons.

Tutu pan pan,

etc.

La voian touto nùdado

La Viergo Mario digo :

« Cette Clemènço, boufre ! a pou di moudesti ! »

Mais lou Sant-Espri qui sèi tou,

Oùn doig su lou frount, repondou :

« Té, c’é pà sa fote, j’ai vou.

C’é le toro, pas moins, qui a pri soun abit. »

Tutu pan pan,

etc.

La Vierg’ al celestou balcoùn

Se peincha su li corbeilloun

Et toca li cocons d’où soùrtire li vers,

Et la charmeïnte Clemènço

Fu emberluquée auçitô

De mille soyeùs àsticô,

E en fu pou-à-pou soun bô cors ricouver.

Tutu pan pan,

etc.

Ont tissé camiso si meïnce

Qué jamais la reine di Freïnce

Su soun lit d’accouchée en porto di plù doùs,

Ont tissé bas por li gàmbo,

Otre joupe, otra caràco,

E su lou veïntre a su lou do,

Li mignoùn travaillours li ont tissé partou.

Tutu panpan,

etc.

Por reïndre atour ancor peu bél,

Coum il y manco la dentêl,

Mario pri dins l’èr dè fils di la Viergo,

En fi oun boùnet arlésieïng

E, avé soun divino maïng,

Tout-d’un-tèmps, mi coquettemeïng

Lou blàn bounet sus lou teste di Clemènço.

Tutu panpan,

etc.

Et la bello si reveillo,

E s’en allo en cantanto,

E il éto d’oune splendoùr si merveillous

Que roussignolets di la Cràu,

Et tou lis otres animo,

Grillon, abeillo, cigàlo,

Sé criei : « Troun dé l’èr », é tombei à geinous !

Tutu panpan,

Felibri galejade !

E zoù ! zoù ! zoù !

E lagadigadou !

Chap.4 : Ceusses qui essaient d’arriver à la cheville des précédentstambourinaire02

 A/ « Faisons un essai de déconnage en provençal » affirme Michel qui se lance dans les langues vernaculaires* et nous produit une petite fable (pas mal du tout, ma foi! Tous mes compliments!) avec traduction et explications SVP :

Li dous ano

L’ANO CARGA DE SAOU

E L’ANO CARGA D’OURO

(Fabla en approxitan)

I avié dins moun pais un oumo, un asinié.

Aquel oumo, au mercat, coumpré dous bourriquets.

E appellava l’un l’ano carga de saou

E l’autre ié disié un ano carga d’ouro.

Aqueu grand coun d’anié le kiffava pas maou,

Mai un cop su lou quièu, un autre su lou mouro.

Lé fasié trabalha coumo des immigrats.

Lis ano sont genti mai soun un pou ingrats.

Un jou, lou pacan vòu ana a Montmajour.

Sis ano ié fasen un mega bra d’onour.

Trabalha per un coun qu’ es nascu a Martigo,

Faire de kiloumètro e traspourta tézigo ?

Nous agrado pas proun, e per aco, moun bèu,

Estournoun a l’oustàu, e estournoun lèu-lèu.

Quouro a l’oustàu fuguen s’en anen marida,

Perque bessai soun ano mai soun pas de fada.

L’ano carga de saou estava uno fumello

E l’ano carga d’ouro estava un jouino malo.

E la souciolougio en moun pais cambia :

Aro, l’oumo au trabalh, e l’ano au pastaga.

Jan De La Fount, post mortem scrivit alias Tchéoù – 29 Mai 2014

Les deux anes

L’ANE CHARGÉ DE SEL

ET L’ANE CHARGÉ DE VENT

Fable traduite en franchiman

Il y avait dans mon pays un homme, un ânier.

Cet homme au marché acheta deux ânons.

Et il appela l’un l’âne chargé de sel

Et de l’autre on disait : un âne chargé de vent.

Et ce grand con d’ânier ne les aimait pas mal,

Mais un coup sur le cul, un autre sur le museau,

Il les faisait travailler comme des immigrés.

Les ânes sont gentils mais sont un peu ingrats.

Un jour le paysan veut aller à Montmajour.

Ses ânes lui ont fait un méga bras d’honneur.

Travailler pour un con qui est né aux Martigues,

Faire des kilomètres et transporter tézigue ?

Ça ne nous plaît pas bien, et pour le coup, mon beau,

Nous rentrons au bercail, et nous y rentrons lèu-lèu .(1)

Quand ils furent rentrés s’ allèrent marier,

Parce qu’ils sont peut-être ânes mais ne sont pas fadas.(2)

L’âne chargé de sel était une femelle

Et l’âne chargé de vent était un jeune mâle.

Et la sociologie en mon pays changea :

Maintenant, l’homme au travail, et l’âne au pastaga (3)

Jean De La Fontaine, écrit posthumément – Michel 2014

(1) Le contraire de plan-plan. Vite, quoi !

(2) Fadas = fadas en français aussi

(3) Mot intraduisible en franchiman.

  • = Pourquoi « culaires » ? C’est encore une vanne des franchimans de Lutèce, bande de cochons !

B/ Bon, alors, il faut que je me lance aussi. Faï tira ! Voici donc quatre lamentables essais en provençal de _ très basse _ cuisine. Mais qu’est-ce qu’on rigole !!!

Antoine, l’estudianto in Farmacia

Dins bouno villo di Marsilho,

Y’avait oun drôle dé kakou.

Noun ! Esta pas oun imbécilo,

Perqué avait soun Brevetou.

Bagasse et planplanet,

Toni lou pistachié,

Planplanet et bagasse,

Toni es oun counas !

La gent lui digo « Cagobraillo »,

Con la dégaino d’oun fada ,

Ma esta anch’estudianto

Qué prépara sa « Farmacia ».

Bagasse et planplanet,

etc…

Oun beù jour, dins la Facoulta,

Oun professor voï l’espincher :

« Où qu’es-ti li pôvre esquiché ? »

On répépiando : « L’es pas là ! »

Bagasse et planplanet,

etc…

« Ôw, devo lui faïre révisa

La lessoun dou maù per li maù

Qu’es essentiell’ in « Farmacia »

Ma où qu’ es-ti quest’ animaù ? »

Bagasse et planplanet,

etc…

« Moussu, ieù sabe où qu’es Toni,

_ Respondit oun’ estudianta _

Es tordito per couranta,

In fatto, l’ ome est au pàti ! »

Bagasse et planplanet,

Toni nous fas caguer.

Planplanet et bagasse,

Toni a la chiasse !

Dgédgé alias Gérard – 2014

–°0O0°–

Esta oun richo moussu vengü dé Paris

Voulan saber la recetto del’ aïoli.

A dépensa moulon d’euros à déi ruffians,

Déi Maufatans*, mentours comm’ arrachours dé dents.

Et qui lui racontar mountagnous dé tchalefs**,

Mas, dé vérita, y’en avait pas bézef**!

Disoun qué paprika, jujubos, oursins, poireaux,

Tapenado, encro dé seicho estaient nécéssairo…

 

A força paga per putana d’aïoli,

Lou bravo parisian a fini à pailloli*** !

Dgédgé alias Gérard – 2014 

* = Malfaisants.

** = Comme vous le savez sans doute, chaque langue est polluée (ou enrichie, selon que vous votez Marine ou Mélanchon) par des idiomes étrangers (ici, de l’arabe d’Afrique du Nord).

*** = Finir à pailloli, c’est finir sur la paille, c’est-à-dire ruiné.

–°0O0°–

L’ « air » de La Mède*  

Ma noun! Il n’y a pas qué Marsilho

Qu’es ben cafie par la bordilho!

Oun jour, fasien méné-méné

Tout aùtour dé l’estang di Berro,

J’ai ma nasole escagassée

Par oun’ odour dé racadùro.

Ô paùra mèra ! Ma qué rasque !

Ça niflait coume oun plin toupin,

Pire qu’ouna morta tarasque !

J’avise alours oun pacoulin,

Per demanda « Où est-ce qu’on est ? »

« _ Es païs dé raffinéries,

Ça sent lou pétrol’ à plin nez.

Se noumé la Mède ce quéli ! »

« _Ô putanasse ! Ô tron de l’air !

Coume la Merde sans avoir l’ « R » ! »

Dgédgé alias Gérard – 2014  

* = http://fr.wikipedia.org/wiki/Raffinerie_de_Provence 

Pour finir, voici de « l’alexandrin marseillais », c’est-à-dire qu’au pays de l’exagération, chaque vers se doit de faire plus de 12 pieds. J’en ai alors rajouté un (13 donc, comme le département des Bouches du Rhône), ce qui n’est pas banal !

Repas de Noël

A la Communalo, j’avais Bertrand coume ami :

On partageait tout, lei rires coume lei narris.

( _ Ieù l’avait consolé, lours d’oun’ excursioun à Fos

Où, en se débannant, il s’était cassé soun os*_ )

Ma, dé l’estordi, ié sourtout la souvenanço

D’oun repas dé cantina oun’ veillo dé vacanço.

Ce calu, au lieu dé gousta aux treizo desserts,

Faï l’impasso sur douzo et di cent pruneaux sé sert.

Coum’ ieù l’ama ben, ma pourtioun lui ai refilée ;

En as mangea à faïre péta soun bédélet…

…A alours passa tout l’après-midi sur lou trouno

Tout en gueulant après mi, à devenir aphono,

Disant qué ses vacanços étaient maintenant foutues,

Et qué lui donner mes pruneaux ieù n’ aurais pas dû.

Moralita :

Faï de ben à Bertrand, ti lou rendra en caguant !

Dgédgé alias Gérard – 2014

* = Il s’agit bien évidemment de « l’os Bertrand » (sacrum, coccyx).tambourinaire03

Actu-m’en diras tant Octobre 2014

Posted in Actualités & hors-série on octobre 10th, 2014 by gerard – Be the first to comment

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/Le Patapouf et l’étêté

Un soir, au fond de son palais,

Le vieux Patapouf s’ennuyait.

Ah ! dit-il, que pourrais-je faire

pour écarter cette misère ?

Un conseiller, vrai dégourdi,

Sorti d’un trou de souris,

Lui répondit du tac-au-tac

« Il faut bombarder l’Irak ! »

Patapouf cria de joie :

« Mais c’est bien sûr, par ma foi ! »

Il appela son chef de guerre

Un vrai dur, un tueur-né,

Et lui dit : « Prépare illico

Quelques petites bombinettes

Pas encore trop rouillées.

Tu en as bien 3 ou 4 en rab’ ?

Va donc les jeter sur les arabes !

Sitôt dit, sitôt fait !

Les bombes pleuvent sur Mossoul,

Tuant les arabes en foule.
 
Les arabes ne sont pas contents !

Et pour montrer leur mécontentement

ils coupent la tête d’un français.

Patapouf se dit dans son palais :

« C’est pas moi qu’on va étêter !

Qu’on étête donc mes sujets ! »

Je vais encor jeter en vrac

D’autres bombes sur l’Irak »

Adhémar – 26 Septembre 2014 

2/Pensée profonde :«Ce qui m’in­té­resse dans le cinéma, c’est la cantine. Et les gens qui y travaillent. » Gérard Depardieu

Spécial Marseille 13

Posted in Actualités & hors-série on octobre 10th, 2014 by gerard – Be the first to comment

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 Je connais, entre autres, un sénateur de la République qui ne respecte pas la loi : Le 15 Septembre 2014, sur la plage de Montredon, au lieudit « bain des dames », les services de l’état ont procédé à la destruction d’UN cabanon. C’est bien, mais c’est une douzaine de cabanons qui empiètent sur le domaine public qu’il faudrait rayer de la carte, car ils ne respectent pas la loi littorale. Ce sont des constructions-pirates pour lesquelles aucun permis de construire n’a été délivré. Ceux qui sont là vous diront qu’il s’agit de hangars à bateaux, mais, comme par hasard, on y trouve très exceptionnellement un bateau mais tout un mobilier (canapé, table, chaises, cuisinière, frigo, etc…) qui permet de déguster l’aïoli ou de prendre l’apéro en terrasse en se foutant de la gueule du vulgum pecus et des autorités.

    Ces aberrations illégales sont légion à Marseille. Par exemple, si l’on considère les calanques de Morgiou ou de Sormiou, c’est tout le bâti qu’il faudrait raser car les 128 cabanons ont été érigés sans permis de construire. Alors, bien sûr, les « propriétaires » vont vous dire que possession trentenaire vaut titre, y compris pour le cabanon (à étage SVP) que le père de J-C Gaudin a construit. Objection ! A l’époque, le terrain n’était absolument pas du domaine public et appartenait bel et bien à une particulière ( la poétesse Marie de Sormiou), et les cabanonniers le savaient parfaitement puisqu’il lui payait une somme correspondant à la location. J’ignore à qui appartient le terrain maintenant, mais il reste que ces constructions sont totalement illégales. Et ces égoïstes hors-la-loi ont tout fait, par la suite, pour empêcher d’autres constructions ! Et Defferre et Gaudin (ben tiens, tu m’étonnes!) ont marché dans la combine visant à protéger ces privilégiés. C’est proprement scandaleux !!!

    Quand il y a un reportage sur eux, ils viennent nous bourrer le mou en disant qu’ils n’ont pas l’électricité (mais les groupes électrogènes vont bien, merci!), pas de tout-à-l’égout (ben voyons, les fosses septiques sont là pour le décorum!), pas d’eau, pas de gaz, etc… Et qu’ils sont les défenseurs écologiques de ce bout de Paradis. Cela me met, avec d’autres concitoyens, hors de moi : Avec les pompiers, ils sont les seuls à avoir l’autorisation d’accéder par la route à leur chère résidence secondaire (et une voiture peut facilement transporter 200 litres d’eau en jerrycans et une bouteille de gaz). Moi, je vous le demande Monsieur le Préfet : Où est la notion d’Egalité inscrite dans la devise de la République ? N’êtes-vous pas l’autorité qui se doit de faire respecter la loi, non seulement à Port-Saint-Louis-du-Rhône*, mais aussi à Marseille ?

    Comme on dit ici : « Les couillons vont à la ville ! »…et les non-couillons se prélassent en dehors de la ville en faisant la nique aux premiers !

*=Les 120 cabanons illicites de cette commune seront détruits dans moins de 2 mois. 

Je connais deux sénateurs de la République qui vont faire parler d’eux prochainement : Jean-Claude Gaudin :

http://www.mediapart.fr/journal/france/150914/detournements-au-senat-la-tirelire-secrete-de-plusieurs-senateurs-ump

Samia Ghali :

http://www.observatoiredessubventions.com/2014/la-declaration-d-interets-de-samia-ghali/

http://www.prechi-precha.fr/mafia-psmarseille-les-curieux-privileges-de-la-famille-de-samia-ghali/

 Je connais un sénateur qui n’aurait jamais dû être réélu: Aux dernières sénatoriales, Jean-Noël Guérini a retrouvé sa place pour roupiller au Sénat. Il doit tenir par les testicules tout un tas d’élus car, avec les gamelles nauséabondes qu’il trimbale, cela paraissait impensable. Admirons toutefois, au passage, les mauvais miracles que peut faire le mot « clientélisme ».

Pauvre Education Nationale!

Posted in BombayTV on octobre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Avoir le BAFA va bientôt supplanter l’Agrégation:
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Pauvre Education Nationale (bis)!

Posted in BombayTV on octobre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Avoir l’Agrégation ne servira bientôt plus à rien (les points de suspension de la fin sont laissés à votre libre imagination):
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« Un pour tous, tous pourris! » (Coluche)

Posted in Remixito on octobre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Les mensonges politiques, ça ne date pas d’aujourd’hui:  
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Thévenoud: Le PS réagit enfin!

Posted in BombayTV on octobre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Un Conseil de Discipline plus ou moins membré:
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Français! Aidez-le!

Posted in BombayTV on octobre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Hollande le nécessiteux:
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Variétés de circonstance

Posted in BombayTV on octobre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Ne dit-on pas qu’en France tout finit par des chansons:
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