Archive for mai, 2015

Toujours des « à peu près »

Posted in Oulibouf on mai 20th, 2015 by gerard – 1 Comment

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D’abord, il y eut Septembre 2013:

http://gigaproduction.fr/2013/09/20/des-a-peu-pres-triomphants/  puis ce fut Juin 2014:

http://gigaproduction.fr/2014/06/20/encore-des-a-peu-pres/  Il est temps aujourd’hui de vous servir une troisième tournée!

Je rappelle que quand c’est trop « limite-limite », je vous mets la « solution » en gras.

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Oui ! Je vais m’offrir un beau rôti bien tendre :
Gigot qu’a pas d’os!
Puis je m’envolerai vers Ürgüp sans attendre !
J’y go Cappadoce !

« De boue les grands nez de la Terre,
De boue les détroits de Baffin… »
Quand Gros-Pif a un rhume,
Et qu’il s’ huile le blair.
Lors, cette immense enclume
Rayonne de mille éclairs.
« Cellulite rhinale,
Graissons-nous à deux mains ;
Lanterne frontale
Luira de cent lumens ! »

Dans le caldarium, Malocus vaticinait
Sur des combats d’hiver qu’il organiserait :
Aaah ! Des combats de radiateurs ! (connu)

Dans l’antre noire de la Mort,
Ils sont entrés les cinq satyres.
Déjà, on y pressent le sort
De ceux pour qui la vie expire :
Cinq faunes y passent au râle !

Digne maison de Jeux où tout est transparent !
On la trouve à la campagne, à un croisement :
Au carrefour, le clair casino aux champs.
(Ô Carrefour, Leclerc, Casino, Auchan !)

Sur le haut plateau, il débitait des ânons
Qu’il métamorphosait ensuite en saucissons :
Le saigneur des ânes hauts.

Conseiller Général offrant, en fin d’année,
Une roue de secours à ses administrés :
Canton-voeux : Un pneu.
(Quand on veut, on peut!)

Harold parvint au sommet du mont africain.
Que voulez-vous qu’il fît, il avait si grand faim ?
–Qu’il y mange Harold !

Il raconte des vies dans un style précieux,
Et fait de l’art pour l’art dans ses textes pompeux :
L’esthète sur les bios.
(Les têtes sur les billots)

« Goulp ! Goulp ! », dit-il, en entartant
Le visage du surveillant :
Tarte en pion.

Toujours en été _ tu en prendras note _
Remarque combien les cadavres cocottent :
Il n’y a pas de fumet sans feu.

Enfant, j’avais chopé un mal à la quéquette,
Bien que mes parents soient accros à la toilette :
Tout le monde n’a pas eu le chancre d’avoir des parents hygiénistes.

C’est en fin de repas que son œil charbonneux
Me lança une oeillade qui me rendit heureux :
Rimmel, le regard du dessert !
(Rommel, le renard du désert)

Le camion de Rémi, lorsqu’il le débâcha,
Débordant de merdouilles, à la décharge alla :
A bon « débâcha » bon débarras !

N’arrêtant pas de geindre en ce métro bondé,
Un gus le bouscula… et sa place a trouvé :
Plus fait pousseur que doléances !
(Plus fait douceur que violence)

Ah ! Comme il les admirait les gens du voyage !
Toujours bouche bée ! Toujours dans leur sillage !
Un vrai baba aux roms ! (connu)

Le roi d’Ithaque, dans son manteau de martre,
Fit venir son bosco, un certain Jean-Paul Sartre :
«– Qui a tout cassé, s’exclama Ulysse en rage ?
– Oui, c’est nous, rétorqua, du « 8-clo », l’équipage !
– …Et même cette belle amphore qui fut nôtre ?
– Ah non, nièrent-ils, l’amphore, c’est les autres ! »
(NB : Je ne suis pas mécontent de çui-là!)

« Ce qu’écrit Mathias est incompréhensible ! »
S’étonna le clown à la mise risible :
Un drôle de gars lit Mathias.

Il est suffisant et plein d’arrogance,
Tel est mon buraliste en permanence :
Fier comme un bar-tabacs ! (connu)

Ce génial inventeur, artilleur dans l’armée,
Avait créé le canon lançant des pavés.
Et mon cube, c’est du boulet ?

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Traditionnellement, pour finir, vous avez droit à deux strophes dont la « chute » n’est pas de votre serviteur:

Le Livre des livres contient un tas de choses,
Traitant bien du sacré sur qui y’a tant de gloses.
L’ermite-lambda ne saurait se prévaloir
D’en être une synthèse au religieux savoir : (GC)
La Bible ne fait pas le moine. (Alexandre Breffort)

Cocteau, sans Radiguet, pleurait comme un sauvage,
Suicidaire, il monta, chez lui, jusqu’au faîtage :(GC)
Le veuf sur le toit.(Willy)

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 Et voilà! J’en ai encore neuf autres en attente, il me faudra un peu de temps pour atteindre la vingtaine, sauf si tu apportes ta contribution ami lecteur!

Actu-m’en diras tant Mai 2015

Posted in Actualités & hors-série on mai 10th, 2015 by gerard – Be the first to comment

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/ Aveyron : Arrestation d’’un dangereux terroriste présumé· (Vu sur le web)

C’’est le jeudi 14 Janvier dernier que la DGSI se met en rapport avec la brigade de gendarmerie de Réquista dans l’’Aveyron: Un terroriste présumé se préparerait à partir pour la Syrie faire le Djihad.

Il n’’en faut pas plus au brigadier-chef Jean-Loup Sanaïre pour mettre en place un plan Epervier sur le Réquistanais.

Une opération d’’envergure qui a porté ses fruits puisque quelques heures plus tard, sur la D 902 qui relie la commune de Réquista à Cassagnes-Begonhès, le suspect barbu est intercepté au lieu dit « Le moulin de Clary ».

A bord de son véhicule, une Citroën C15, c’est un vrai arsenal que découvrent les gendarmes: arme blanche de type couteau Laguiole en corne de vache d’Aubrac véritable, une hachette à manche fibré bi-matière de marque MacTruchon de chez Brico-Pipo, un fusil de chasse a priori bien entretenu, une cartouchière richement fournie de plombs Tunet n°6 ainsi qu’’un sac complet d’’engrais Monsatanas qui entre, notamment, dans la composition de certaines bombes artisanales.

Le suspect, Raymond Cubombet, un Réquistanais de 57 ans jusqu’’alors inconnu des services de la gendarmerie, est immédiatement placé en garde à vue pour y être interrogé.

Ce n’’est que 7 heures plus tard qu’’il en ressortira libre mais choqué par cette expérience.

Il témoigne:« Bon, c’est vrai que cet été, entre le fauchage, l’’agnelage tardif et les moissons, raconte-t-il, j’’ai pas trop eu le temps de faire du bois. On s’’est vite retrouvé à court à la maison avec les températures de ces jours-ci! Du coup, j’’ai appelé mon épouse sur mon Nokia pour lui dire que je partais pour la scierie acheter des chutes de bois. Ben quoi, c’’est moins cher!… Je pensais pas me retrouver au trou! »

Une bavure qu’’ont bien du mal à dissimuler les gendarmes de la petite bourgade. Le brigadier-chef Sanaïre s’’explique: « Dès le début de l’’interpellation on a eu des doutes. Alors qu’’on s’’attendait à entendre « ‘Allahou Akbar »’ comme il est de coutume avec les terroristes, le suspect n’’arrêtait pas de répéter « ‘Diou mé damné ! Diou mé damné ! »’ à tout bout de champ. »

Il a donc fallu que Raymond Cubombet apporte la preuve de ses bonnes intentions pour finalement être mis hors de cause. « Bon, c’’est vrai que je porte la barbe, reconnaît-il. Mais ça fait 40 ans que je la cultive! Vous savez, il fait pas chaud l’’hiver ici, et la seule fois où je l’’ai rasée, ma femme ne m’’a plus parlé jusqu’à ce qu’’elle repousse! Après, ils m’’ont reproché d’être basané. Moi je veux bien, mais quand on a passé presque 60 ans de sa vie le cul sur un Massey ( NDLR: Diminutif pour la marque Massey-Ferguson qui est au tracteur ce que Harley-Davidson est à la moto) à bronzer derrière un pare-brise, ça tanne la peau vous savez.»

Et quand on demande à Raymond de s’’expliquer sur les armes retrouvées à l’’intérieur de son véhicule, il n’’est pas avare d’’arguments.

« Ben, la hachette c’était pour faire du petit bois, c’est plus pratique pour allumer le feu. L’’engrais, c’est pour les champs. Je venais juste d’’aller le chercher à la coopé’. Et le fusil c’’était pour tuer un ou deux lièvres cet après-midi, mais c’’est foutu maintenant.… Ils m’’ont coupé la chique avec leur histoire de terroriste.… Quant au couteau, c’est traditionnel. Vous connaissez beaucoup d’’Aveyronnais qui portent pas de Laguiole sur lui, vous ? En plus ça permet de me couper un bout de saucisse sèche en cas de fringale. »

Un bout de saucisse sèche pur porc qui a changé le destin de Raymond Cubombet puisque, en menant leurs investigations, les gendarmes ont retrouvé un bout de ladite charcuterie estampillée « Serres d’’Alban » dans un coin de la boîte à gant, le mettant définitivement hors de cause.

La DGSI s’’est longuement excusée pour le désagrément occasionné expliquant : « On est un peu tendus en ce moment! »

2/ Calembours:
Portail : Cochon Thaïlandais
Gabon : Mec vraiment trop sympa
Liban : Canapé clic-clac
Perroquet : Accord du paternel
Yes, week-end : Phrase prononcée par Obama le vendredi soir
Pompier : Personne qui brûle tous les feux pour aller éteindre un incendie
La maîtresse d’école : L’institutrice prend l’avion
Les ciseaux à bois : Les chiens aussi
Les tôles ondulées : Les vaches aussi
La camisole : La drogue rend solitaire
Péniche : Zizi portugaiche
Aventurier : Maintenant tu ne ris plus
Un enfoiré : Une année de perdue
Le Massif Central : Le gros au milieu
La Bosnie : C’est quand ta patronne ne veut pas avouer ses torts
Le mascara : Déguisement pour rongeurs
Chauffeur de corbillard : Pilote décès
Il faut s’y faire : Expression utilisée pour les chevaux à six pattes
Entrer dans l’arène : Action permettant d’assurer la descendance du royaume
Tequila : Interpellation d’un inconnu chez soi
Salsa : Chose pas très propre
Cramponner : Douleurs nasales
James Dean : Le soir, comme tout le monde
Ingrid Betancourt : Femme qui ne comprenait rien à l’école

Viviane 08

Posted in Oulibouf on mai 10th, 2015 by gerard – Be the first to comment

viviane08

Chapitre 2 : la Capitale

       Face au palais royal de la Cité, Viviane n’en croit pas ses oreilles, ni ses yeux d’ailleurs : l’homme qui vient de l’interpeller n’est autre que son frère Arnoul. Elle se précipite dans ses bras et se serre contre lui. Ils ne se sont pas vus, depuis des mois, depuis qu’elle a quitté le manoir de Courcy pour suivre ses amis romanichels. Arnoul, avait été touché par la disparition de sa sœur et la retrouver enfin, bien vivante, toujours aussi souriante, semblant à priori heureuse, ne peut que le ravir et c’est avec délectation qu’il savoure ce moment de bonheur. Le frère et la sœur ont hâte de savoir par quel hasard ils se sont retrouvés dans la capitale du royaume, aussi Arnoul prend-il les devants pour engager toutes les explications qu’ils attendent.

        Viens dans mon logis, où nous pourrons converser à loisir.

     Ils se retrouvèrent, Viviane s’en émerveilla, dans une annexe du palais, un coquet logis jouxtant les écuries royales. A l’époque les nombreux déplacements du roi se faisaient à cheval et Arnoul, par décision royale, était chargé de s’occuper du cheptel indispensable aux voyages, qui réclamait des soins attentifs.  Il vivait dans ce gite confortable lorsque le roi logeait à Paris et il  l’accompagnait dans  les autres lieux de résidence autour de Paris. Ondine son épouse, était demeurée  au manoir de Courcy dans l’attente d’un heureux évènement.

    Viviane s’expliqua sur sa fuite, sur cette conduite, qui l’avait poussée à prendre le large, pour parcourir les routes, sans même prévenir les siens. Aujourd’hui, face à son frère,  entendant ses légitimes reproches,   elle ne savait plus trop quelle conduite tenir : poursuivre son idée première, se créer un destin ou s’en retourner auprès de sa famille. Finalement ce fut Arnoul qui lui évita d’avoir  à faire un choix.

        La Reine cherche une dame de compagnie. Si tu le désire, j’ai mes petites entrées au palais, je peux t’introduire auprès d’elle ;  cela te permettra de satisfaire avec elle ton penchant pour la vie itinérante, car  notre souveraine, avec ou sans son royal époux, adore aller et venir dans les diverses résidences royales entourant la capitale.

    L’idée ne sembla pas inintéressante et Viviane songea soudain que rester à Paris dans l’immédiat, lui permettrait certainement de retrouver ce gracieux étudiant qu’elle avait connu lors de la foire du Lendit.

    Elle le retrouva en effet et là, on ne s’en tint pas à un petit flirt anodin : les choses allèrent bon train et très loin. Diégo désirait acquérir enfin son billet pour le septième ciel. Depuis longtemps il aspirait à glisser ses mains sous le bliaud afin d’y effleurer une chaude peau satinée dont il imaginait la douceur. Il rêvait de découvrir ces seins qu’il avait frôlés  à travers un mince tissu mais qu’il voulait désormais palper  et goûter avec ses lèvres la teneur des tétons.

    Ils sont nus sur une douillette couche échangeant caresses et baisers ; Diégo a hâte de se fondre en elle mais Viviane modère l’impatience de son jeune amant : elle lui fait sentir que la précipitation n’est pas, en l’occurrence, une bonne conseillère ; elle  tempère ses ardeurs, lui suggère d’autres élans, d’autres postures, d’autres comportements. Finalement, après avoir longuement joué, usé des plus folles caresses,   alors qu’elle  sent monter une fièvre envahissante, elle introduit dans son intime grotte d’amour, un sexe turgide qui ne demande qu’à s’exprimer.

    Ils ont joui. Diégo a perdu son innocence, Viviane à retrouvé le chemin de l’orgasme qu’elle avait depuis trop longtemps délaissé, les amants peuvent savourer en paix le bienfaisant alanguissement qui succède aux ébats.

***

    Désormais Viviane fait partie de ces nombreuses personnes attachées au service du couple royal. Elle a sa place auprès de la reine, dont elle est devenue la dame d’atour ; le matin elle procède à l’habillage de la souveraine, choisissant dans une somptueuse garde robe la tenue qui convient aux activités prévues pour la journée. Le soir elle l’aide à endosser sa tenue pour la nuit et surtout elle enduit son corps d’un onguent censé faire disparaitre les vilaines vergetures occasionnées par les maternités successives. Elle a déjà mis au monde plusieurs garçons, la succession royale est donc assurée et si elle ne refuse pas les hommages de son royal époux, elle aimerait bien que cessent les grossesses quasi annuelles ; à ce sujet, Viviane lui a fait connaitre ces breuvages, dont  la vieille Marie usait pour éviter aux femmes tels inconvénients. Cette complicité a d’ailleurs rapproché les deux femmes et en matière d’amour, elles n’ont plus aucun secret.

    Le roi ayant décidé  de rappeler  à l’obéissance l’un de ses vassaux récalcitrants, va quitter  la capitale avec son ost pour se rendre en une lointaine province du royaume. Comme il a toujours pris soin de le faire avant chacune de ses expéditions, il est venu ce soir rendre hommage à son épouse et lui laisser, par cette délicate attention, une réserve de bons souvenirs, qui  meubleront l’esprit de la reine durant  son absence.  Viviane quant à elle,  se faisait une grande joie d’aller retrouver Diégo, mais malheureusement, la nature vint perturber ses projets : il n’était pas question ce soir de se laisser aller aux délices de l’amour ; depuis des temps immémoriaux, il y a ainsi des jours de disette et à l’époque, les amants  respectaient rigoureusement cette trêve.

    Cependant l’imagination vient toujours au secours des déshérités et ce soir là  Viviane eut à cœur d’apporter à son Diégo une panoplie de petits bonheurs capable de palier les inconvénients. Ce fut d’abord, après un massage général une bonne branlette prodiguée  avec une sublime délicatesse  puis, après un raisonnable moment, une magistrale fellation, toutes ces amabilités qui apportent au receveur une détente certaine.

      Tout allait pour le mieux mais une fois encore le destin allait se manifester.

  Accompagnée par un porteur de torche assurant sa sécurité, Viviane regagne dans la nuit parisienne la chambrette  mise à sa disposition sous les combles du  palais royal. Mais elle ne parviendra pas jusqu’à cet humble logis ; des individus masqués la ceinturent, la bâillonnent et l’emportent après avoir assommé le valet qui l’accompagnait. Dès qu’il a pu, celui-ci a alerté les hommes du guet et le prévôt a mis tout en œuvre pour traquer les malandrins, malheureusement, sans succès. 

   A cette époque médiévale, les grandes villes, et c’était le cas de Paris, étaient entourées  de fortifications. Durant le jour, des accès permettaient les allées et venues des habitants hors de la cité, mais à la nuit tombée, les quarteniers fermaient à clé des immenses et solides portes, interdisant tout mouvement d’entrée ou sortie de la ville et  assurant ainsi la sécurité des parisiens.

    On pouvait être certains que les ravisseurs de Viviane étaient encore en la place,  mais où ? Peut-être dans la cour des miracles, refuge  des chenapans de tout bord ? Si tel était le cas, les hommes du guet n’oseraient, de nuit, s’aventurer dans ce lieu malfamé où ils risqueraient leur vie. On s’en tint donc à la judicieuse prudence consistant à remettre à plus tard ce qu’on n’était pas capable de régler plus tôt ; les temps anciens savaient déjà,  en toute circonstance, user d’une grande sagesse.  

    Au matin en s’éveillant, la reine constata l’absence de sa suivante, qui n’était pas venue accomplir sa tâche d’habilleuse. Connaissant la ponctualité de Viviane elle ne fut pas longue à imaginer qu’un fait anormal s’était produit.  Apprenant la disparition de sa suivante, grande fut son ire, une de ces colères réservée aux seuls  grands de ce monde ; elle mit toute la maisonnée sur le pied de guerre, convoqua d’urgence les services de sécurité, et dans l’immédiat décida de faire la grasse matinée.

    Le Prévôt fit diligence et bientôt retrouva la trace de Diégo. C’était à coup sûr un suspect convenable qu’on soumit tout de suite à la question ordinaire. Heureux temps où, par tout un éventail de tortures, on savait faire parler les récalcitrants ! Mais malgré l’usage des brodequins écrasant les pieds, l’absorption d’une incroyable quantité d’eau, et autres joyeusetés du même acabit, on n’en sut pas plus.

    Le soleil était au plus haut dans le ciel quand la reine en fut informée. Toujours en chemise de nuit, elle « coléra » de plus belle contre ces enquêteurs incompétents et ces bourreau de bas étage. Elle demanda alors à interroger elle-même le suspect. Une suivante qui eut le mauvais goût de lui faire  remarquer sa légère tenue incompatible pour recevoir un visiteur fut morigénée comme il se doit  et vertement remise à sa place. Paradoxe, en cette médiévale époque, on peut dire que dans la chambre royale, il y avait de l’électricité dans l’air.

    Alors que le soleil, poursuivant son trajet journalier,  initiait sa courbe descendante, le suspect fut introduit auprès de la souveraine. Celle-ci s’était enfin décidée à quitter la nocturne chemise par trop diaphane pour endosser une longue cape de soie sous laquelle elle était nue.  Pour la première fois de sa vie Diégo  se trouvait face à cette belle dame dont tous parlaient avec que peu, y compris lui, avait eu l’honneur de côtoyer. L’âge mûr seyait à cette femme et  pour lui rendre un respectueux hommage, il posa un genou à terre, tel qu’on pratique à l’autel, geste qui séduisit la souveraine, d’autant qu’il émanait d’un homme jeune bien fait de sa personne et d’après ce qu’elle savait d’une certaine culture.

    A la demande de la reine, il parla de sa vie, de ses origines. Né par delà les Alpes, sur les terres des Comtes de Savoie, les prêtres avaient remarqué chez lui une ouverture d’esprit dont ils souhaitaient tirer profit ; on l’envoya à Paris afin d’y poursuivre des études universitaires dans le but de faire de lui un moine prêcheur. Si ce projet ne lui était pas désagréable à priori,  les moments d’intimité avec Viviane lui avaient donné à réfléchir et la continence que lui imposerait la vie monacale lui parut alors bien difficile à assumer.

    Cette confidence fit bien rire la reine qui apprécia chez son interlocuteur le goût des bonnes choses et l’idée d’éprouver quelques difficultés à devoir s’en abstenir dans l’avenir.

        Mon petit Diégo, je vois que vous avez passé une soirée mémorable ;  contez-moi donc par le menu ces jeux qui vous ont fait si forte impression : votre  curieuse reine brûle d’en savoir plus.

        Majesté…

        Au diable le protocole et vos réserves de jeune fille, votre reine a besoin de se divertir : je vous écoute.

     Et Diégo avec des trémolos dans la voix, conta sa délicieuse soirée avec Viviane, sans rien omettre. Il évoqua la bienfaisante branlette et relata avec force détails, la succulente fellation. La reine fut impressionnée par cette dernière gâterie dont elle ignorait l’existence. Longuement, elle resta songeuse, imaginant certainement d’agréables projets.

        Oui… oui… répéta-t-elle à maintes reprises. Bien sûr…    

Peu après, on frappa discrètement à la porte  puis, en l’absence de réponse, un peu plus fort. Une voix féminine se fit entendre.

        Majesté, le prévôt tient à vous fait savoir qu’il a quelques renseignements susceptibles de vous intéresser.

    Il n’y eu aucune réponse, car, le fait est avéré, l’éducation d’une reine de France lui fait interdiction de parler la bouche pleine…

Raimondo (à suivre)

Privilégiés?

Posted in BombayTV on mai 1st, 2015 by gerard – Be the first to comment
Retraités, l’état vous a dans son collimateur:
kiapété08 

L’appel de fonds

Posted in Remixito on mai 1st, 2015 by gerard – Be the first to comment

Mise en coupe réglée des contribuables:
http://www.remixito.fr/tv-cinema/scene-culte/shining/l-appel-de-fonds.htmlkiapété09

 

Où aller?

Posted in BombayTV on mai 1st, 2015 by gerard – Be the first to comment
On n’est plus chez nous ma p’tite dame; et aller ailleurs est aussi risqué mon bon monsieur!
kiapété10

La fée des prisonniers

Posted in Remixito on mai 1st, 2015 by gerard – Be the first to comment

Christiane, la bonne dame de tous les détenus:
http://www.remixito.fr/tv-cinema/scene-culte/bon-brute-truand/la-fee-des-prisonniers.htmlkiapété11

L’officier frais émoulu

Posted in ClassicTV on mai 1st, 2015 by gerard – Be the first to comment
Aaaah les traditions séculaires dans les écoles militaires, c’est quelque chose!
kiapété12

Monsieur et Madame sont désorientés…

Posted in Bmovie-TV on mai 1st, 2015 by gerard – Be the first to comment

…et chacun rejette la faute sur l’autre:
http://www.grapheine.com/bmovie-tv/pub-fr-3e834289321b3dc636cd44cbe9314e50.htmlkiapété13