Archive for juillet, 2015

Raimondorama 16

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2015 by gerard – Be the first to comment

On retrouve ce jour les « Artisanes insanes de nos villages », toujours aussi « chaudes-bouillantes »! Merci Raimondo!raimondorama15_01

La boulangère et son mitron (version 1)

Salaud, disait la boulangère

En s’adressant à son mitron

J’ai appris par la charcutière

Qu’avec cette infâme Toinon

Tu m’as trompée sans hésiter,

Moi qui t’ai appris les façons

Que les amants doivent employer

Pour obtenir de doux frissons.

Je t’ai enseigné la manière

De combler par des doigts savants

Les seins ou le dodu derrière

Qu’une femme offre à un amant.

Nous avons vécu en levrette

Des instants de brûlant plaisir

Et souvent nous fîmes minette

Dont je garde le souvenir.

Ingrat, tu es vraiment ingrat.

Es-tu à ce point oublieux

De ce soir où tu exultas

Entre mes deux seins généreux ?

Et ce joli jour de printemps

Où nous découvrîmes tous deux

Les joies et le ravissement

D’un bien savoureux tête à queue ?

Le mitron se mit en colère

Quand il entendit  ces propos,

Estimant que la boulangère

Avait vraiment très grand culot,

Elle dont la vie dissolue

Avec les commerçants du bourg,

Dans le village était connue

Ainsi que dans les alentours.

Que ce soit  avec  Sébastien

Le facteur ou le teinturier,

Le bottier ou le pharmacien,

Cette femme s’était donnée.

Déjà durant l’adolescence

Au collège puis au lycée,

Avec toutes ses connaissances

Elle avait souvent forniqué.

Aussi le mitron n’admis pas

Qu’on lui fasse une réflexion

Pour avoir commis un faux pas

Avec la mignonne Toinon.

Il décida donc nonobstant

De quitter la boulangerie

Pour aller faire son pain blanc

En d’autres lieux, d’autres pays

Il trouva d’autres boulangères,

D’autres jolies Toinon aussi

Et bien d’autres femmes légères

Qui vinrent embellir sa vie.

Raimondo – 2012raimondorama15_02

Toujours cette sacrée boulangère : La boulangère et son mitron (version 2)

Laisse-moi te sucer, disait la boulangère

A son jeune mitron qui œuvrait au fournil

Laisse-moi lutiner cette bite incendiaire

Qui me ravit les yeux et dont j’ai folle envie.

Laisse-moi caresser ces couilles attirantes

Que  mes curieuses mains ont hâte de tâter

Laisse-moi leur offrir de ma bouche gourmande

Le généreux cadeau de mes plus doux baisers

Laisse-moi  exciter de mes mains fureteuses

Tous les recoins secrets que mes doigts trouveront

Et qui t’apporteront la chaleur délicieuse

Sous l’effet bienfaisant de leur pénétration.

Pendant ces doux instants toi tu pourras palper

De mes seins généreux les contours séduisants

Ou  les douces rondeurs d’un  ravissant fessier

Que tes mains trouveront sous mon tablier blanc.

Nous atteindrons  alors cette félicité

Qu’ensemble nous auront créée par nos ébats

Et toi tu jailliras dans ma bouche affamée

Et moi je frémirai à l’issue du combat.

Raimondo – 2013raimondorama15_03

LA BOULANGERE et LE MITRON (version 3)

Salaud disait la boulangère

Au mitron qui tâtait son cul,

Je pourrais être ta grand-mère

Et ton geste est bien incongru.

Vas donc caresser Marinette

En elle tout est harmonieux

Et sous les plis de sa jupette

Se cache un fessier généreux.

Que nenni ! répondit l’ado

Je suis follement amoureux

De la courbe de votre dos

Et de votre cul gracieux.

Entendant ce beau compliment

La boulangère fut touchée

Et releva en un instant

Les pans de son blanc tablier ;

Elle offrit deux fesses pulpeuses

Au regard de l’adolescent,

Dont les douces mains fureteuses

Se mirent alors en mouvement

Otant le linge vaporeux

Qui couvrait son intimité

Elle offrit un cul plantureux

A des jeux beaucoup plus osés.

Et c’est au cours d’une levrette

Que notre mitron extasié

Dans ces rondeurs bien grassouillettes

Fut en ce jour dépucelé

Raimondo – 2013raimondorama15_04

Toujours cette sacrée charcutière…

Ce jour-là au village le vent s’était levé :

Eole parcourait les rues de la cité ;

Arpentant les chemins, de son humeur  badine

Il venait tourmenter la gente citadine.

Eole, nul ne l’ignore est un petit fripon

Qui aime à se couler parfois  sous les jupons

Dénudant sans arrêt les cuisses fuselées

Ou les belles rondeurs d’un généreux fessier

C’est ainsi que j’ai vu en ce jour très venteux

De notre charcutière le gros cul généreux

Paré d’un mini slip en très fine dentelle,  

Et les cuisses rayées de minces jarretelles.

En homme très galant j’aurai dû faire celui

Qui n’a pas remarqué ce qui s’était produit

Mais cette vision-là me fit un tel effet

Qu’à cette jolie femme alors, je déclarais :

« Madame je l’ai vu, oui j’ai vu votre cul,

Si beau, si généreux, si poupin, si dodu

Et je dois avouer que mes mains ont frémi

Tant de le caresser elles en avaient l’envie

Oui, je dois avouer que cette apparition

A troublé mon esprit tout en ébullition 

Et mon cœur chaviré bat très fort en rêvant.

A toutes ces beautés dénudées par le vent.

Je n’ai plus qu’un désir, c’est de poser mes mains

Sur la très blanche peau de votre popotin  

Et de pousser plus loin mes investigations

Jusqu’à l’intimité de votre précieux con. »

Monsieur, répondit-elle à ces tendres propos,

Je vous trouve impudent, mais ces très jolis mots

Me vont tout droit au cœur et bien qu’honnête femme

J’aimerais, il est vrai, éteindre votre flamme.

Venez donc je vous prie en un coin dérobé

Où nous pourrons jouir dans la tranquillité

De quelques bons moments de douces gâteries

Capables d’apaiser nos plus folles envies.

C’est ainsi que derrière une porte cochère

J’ai pu tâter le cul de notre charcutière.

Raimondo – 2013 raimondorama15_05

Lily la buraliste

Lily vendait des cigarettes

Du tabac et des allumettes.

Les clients qui venaient la voir

Et se pressaient à son comptoir

Venaient certes pour acheter

Mais surtout pour la regarder

Car cette très jolie brunette

Aux grands yeux de couleur noisette

Avait un corps si ravissant

Qu’il faisait rêver le chaland :

Des seins qu’elle aimait exhiber

Dans un gracieux décolleté

Et un cul des plus rebondi

Que l’on contemplait ébahi.

Moi qui ne suis pas un fumeur

J’allais, assez souvent d’ailleurs,

Afin de m’éblouir les yeux

Dans ce magasin merveilleux.

Je me donnais  une raison

Afin de faire diversion

Achetant sans nécessité

Des allumettes en quantité,

Si bien qu’au bout de quelques temps

J’en avais acquis tant et tant

Qu’alors l’idée me vint en tête

De confectionner des maquettes

Usant de ces fétus  légers

Afin de pouvoir ériger

En des modèles assez réduits

Les grands monuments de Paris.

Puis un soir pour les contempler

Lily s’en vint me retrouver

Et en voyant la Tour Eiffel

Une idée s’éveilla en elle :

Elle ôta alors sa culotte,

Me présenta sa jolie motte

Dans laquelle sans hésiter

Ma queue vint se précipiter.

Lily gouta avec passion

Cette belle récréation

Même elle entrouvrit son bustier

Pour que je puisse caresser

Des tétons  qui s’étaient dressés

Et elle n’hésita pas non plus

A m’offrir son merveilleux cul

Afin que je puisse au besoin

Y apporter un très grand soin.

Et c’est ainsi qu’avec Lily

Par la magie  des allumettes

J’ai passé une folle nuit

Qui a bouleversé  ma quéquette. 

Raimondo – 2013

NB de l’auteur: En hommage à Jacques Villeret pour son rôle dans le Diner de Cons, qui a inspiré ce récit.raimondorama15_06

Stéphanie l’épicière
Pendant que son époux était au réassort
Elle prenait du bon temps avec  le beau Victor
Elle, c’était l’épicière, la jolie  Stéphanie
Et lui un beau garçon, un tout jeune apprenti.
Qui depuis de longs jours, soupirait en voyant
Les formes rebondies d’un beau buste charmant
Et celles bien charnues de fesses harmonieuses
Attirant les regards et les mains curieuses.
Cachés dans un recoin, étroitement serrés,
La ronde du plaisir ils avaient commencée,
Stéphanie ayant pris dans sa bouche vorace
Un sexe énamouré qui prenait de l’audace
Avant de s’immiscer dans cet antre secret
Et d’y pouvoir goûter un savoureux bienfait.
Ainsi, ils étaient là, l’un dans l’autre soudés
Attendant la venue de l’orgasme souhaité,
Se caressant la peau se faisant des douceurs
Excitant les envies de leurs corps en chaleur,
Par tous ces petits riens, par ces attouchements
Qu’avec avidité on échange entre amant.
Soudain se produisit un fait inattendu,
L’arrivée de celui que l’on n’attendait plus :
Le mari, obligé alors de constater
Que son épouse était en train de le tromper.
Il avait aperçu les deux globes charnus,
Et joliment replets d’un magnifique cul
Qu’il allait nonobstant se mettre à flageller
Pour châtier  durement la conduite insensée.
Mais il lui vint alors une pensée soudaine
Qui le poussa plutôt à trouver d’autre peine,
En pénétrant d’un coup sans autre précaution
Cette partie du corps soumise à sa vision.
Comme il s’introduisait sans grand  discernement
Stéphanie fit entendre un très long feulement
Car prise entre deux feux elle avait éprouvé
Un orgasme si fort qui l’avait bouleversée.

Cette histoire est réelle, je le puis garantir
Et chacun y trouva un immense plaisir,
Si bien que quelquefois la belle Stéphanie
Aime à renouveler cette belle harmonie.
Raimondo – 2014

Actu-m’en diras tant Juillet 2015

Posted in Actualités & hors-série on juillet 10th, 2015 by gerard – Be the first to comment

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

Etant très cossard en ces temps de canicule, je vous prie de m’excuser de ne pas avoir pris la peine d’écrire des réflexions personnelles. Je me suis contenté de publier deux commentaires trouvés sur le web.

1/ Comment les athéniens atteignirent quasiment le degré zéro: Les experts mandatés par l’Union Européenne pour étudier les causes qui ont conduit la Grèce à la situation économique actuelle rapportent les faits suivants:
– La Grèce a falsifié ses comptes pour entrer dans l’euro, puis a déformé la réalité, jusqu’à ce que celle-ci explose (NDLR: La France de Chirac aussi).
– Il y a eu des départs massifs en retraite à 50 ans.
– Il y avait jusqu’à 50 chauffeurs par voiture officielle, en moyenne.
– Il y avait 45 jardiniers pour une petite pelouse avec 4 buissons à l’hôpital Evangelismos. (NDLR: En France, on paye depuis 12 ans une palanquée de gardiens de musée à Paris qui n’ont rien à garder puisque le musée est fermé. Ils n’ont même pas assuré un entretien basique.)
– La Grèce a la plus forte population fictive au monde, de personnes déclarant un âge de 110 ans.
– Les décès ne sont souvent pas enregistrés et les pensions continuent à être perçues. (NDLR: cf les pensions que l’on continue à verser à d’anciens travailleurs résidant au Maghreb, tous largement centenaires).
– L’Union Européenne a détecté qu’il y a des familles qui perçoivent 4 à 5 pensions, qui ne leur sont pas destinées. (NDLR: Tiens! Je croyais que c’était une spécialité gitane!)
– Il y a encore des pensions payées à des personnes mortes en 1953, il ya 50 ans.
– 40 000 jeunes filles reçoivent mensuellement une rente viagère de 1000 euros pour le simple fait qu’elles sont filles célibataires de fonctionnaires décédés et il en coûte aux caisses de l’Etat € 550 millions d’euros par année. Maintenant elles la percevront seulement jusqu’à 18 ans.
– Des stimulateurs cardiaques dans les hôpitaux grecs ont été acquis à un prix 400 fois supérieur à celui des hôpitaux britanniques.
– En Grèce, de nombreux travailleurs ont bénéficié de la retraite anticipée, fixée à 50 ans pour les femmes et 55 ans pour les hommes qui appartiennent à l’une des 600 catégories d’emploi reconnus comme particulièrement pénibles, et parmi lesquelles sont inclus les coiffeurs (à cause des colorants pouvant être considérés comme nocifs), les musiciens d’instruments à vent (souffler dans une flûte est épuisant) ou les présentateurs de télévision (les microphones étant censés causer des dommages à la santé). (Cette loi a été adoptée par le gouvernement socialiste de 1978)Il ya des milliers de bonnes « combines », de ministères et instituts inutiles, desquels vivent beaucoup de Grecs. A titre d’exemple l’Institut pour la protection du Kopais Lake, un lac asséché depuis 1930. (1763 Grecs sont employés pour sa protection) NDLR: En France, il y a des systèmes particulièrement généreux avec les intermittents du spectacle, des conducteurs de trains (le temps où l’on enfournait le charbon dans la chaudière ne serait-il point révolu?…et bien d’autres professions chouchoutées par les élus (ex: les journalistes)
– Dans la dernière décennie, il s’est créé plus de 300 nouvelles entreprises publiques.
– La fraude fiscale est massive, plus de 25% des Grecs ne paient pas un sou sur le revenu des particuliers.
– En outre, le poids du secteur public dans l’économie est écrasant. Il y a environ un million de fonctionnaires pour 4.000.000 de personnes actives.
– Le salaire moyen des employés des chemins de fer publics grecs dépasse € 66.000.- par an Et cela inclut les nettoyeurs ainsi que les travailleurs peu qualifiés. Le (presque gratuit) métro d’Athènes délivre pour environ 90 millions d’euros de billets par année, alors que le coût total de cette société publique dépasse 500 millions (NDLR: Le déficit chronique de la RATP est aussi payé par les contribuables provinciaux, quant au scandale de la SNCM, n’en parlons pas!!!)
– Les Français reçoivent en moyenne à titre de retraite 51% du dernier salaire, les allemands 40%, les Nord-Américains 41% et les japonais 34%. Pendant ce temps, les retraités grecs reçoivent 96% de leur salaire antérieur.
– La Grèce a quatre fois plus d’enseignants que la Finlande, le pays le mieux situé dans le dernier rapport PISA, alors que cette surpopulation d’enseignants n’a servi qu’à être parmi les pays européens disposant du plus bas niveau dans presque tous les tests éducatifs alors que leurs enseignants ainsi que ceux de l’Espagne et du Portugal (dont les résultats obtenus sont aussi mauvais, même après le Luxembourg) sont les mieux payés au monde, ont le plus d’abstention et le moins d’élèves.
– Joli l’ancien berceau de notre civilisation ! On ne peut pas être et avoir été ! On ne peut pas avoir été et être !
– Quelques confirmations en lisant ceci : http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-124498-grece-quatre-pistes-de-reformes-qualexis-tsipras-pourrait-proposer-1096223.php#

2/ Tourner autour du pot en français, d’après FIGAROVOX/TRIBUNE: – François Hollande a déclaré que l’attentat en Isère était «de nature terroriste». Pour Marc Crapez à vouloir trop exonérer l’islam modéré de toute proximité avec l’islamisme, on conforte le «fatalisme musulman».
Marc Crapez est chercheur en science politique associé à Sophiapol (Paris-X). Son dernier ouvrage, Un besoin de certitude a été publié chez Michalon. Vous pouvez également retrouver ses chroniques sur son site.
«L’attaque est de nature terroriste», déclare François Hollande au sujet de l’attentat en Isère. Pourquoi cette périphrase pédante? Pour rappeler que la liberté de parole est surveillée. N’appelez pas un chat un chat. Attention au simplisme! Halte aux amalgames!
Seuls des esprits mesquins parleraient d’attentat. Déjà, on entend dire que les terroristes sont de mauvais musulmans, vu qu’on est en période de ramadan. Ce discours précautionneux s’inscrit dans un contexte obnubilé par l’impératif de ménager la susceptibilité de l’islam.
Le pauvre bougre qui s’est fait couper la tête, dommage qu’on ne puisse pas lui demander son opinion. Ça le réconforterait bien, de ne pas avoir été victime d’un attentat de la part d’un certain Yassine Salhi, mais d’une attaque de nature terroriste !!!

3/ Moment de détente: Je déteste qu’on essaie de me faire passer pour un con, j’y arrive très bien tout seul.
L’enfant des voisins veut faire une bataille d’eau. J’attends que l’eau finisse de bouillir et j’y vais.
Les seins des femmes sont la preuve qu’un homme peut se concentrer sur 2 choses à la fois.
Ma femme me dit que côté sexe je suis un athlète olympique, je suis bon une fois tous les 4 ans.
Vous rouliez a combien ? Bah… tout seul.
Two beer or not two beer, that is the pression!
Jésus-Christ devrait être un exemple pour tous. Même en mauvaise posture, il n’a jamais baissé les bras.
Ta mère elle est tellement vieille qu’elle a un exemplaire de la Bible dédicacé.
Le problème au moyen orient, c’est qu’ils ont mis la charia avant l’hébreu.
Chuck Norris voit tout, le passé, le présent, le futur et même l’imparfait du subjonctif.
Comme dirait Dracula, j’irais bien boire un cou.
Que celui qui n’a jamais bu me jette la première bière.

Viviane 09

Posted in Oulibouf on juillet 10th, 2015 by gerard – Be the first to comment

viviane09

Chapitre 3 : Autres horizons

Le poète l’a dit, il y a des coups d’essai qui se révèlent des coups de maitre. Au palais de la Cité ce fut le cas. La reine apprécia la caresse orale qu’elle venait de pratiquer pour la première fois, et avec quel brio ! Elle se demanda pourquoi jusqu’ici elle n’avait pas songé à ce succulent passe-temps. Diégo, de son côté apprécia cette gentillesse qui avait irradié son corps d’ondes bienfaisantes ; il trouva d’ailleurs que les chatouillis de la langue royale, ajoutés au palmarès, constituaient un plus manifeste.

Bref, chacun apprécia cet intermède et l’on put répondre à l’importun qui frappait à la porte de la chambre.

– Majesté, le prévôt tient à vous faire savoir que depuis quelques jours, on a constaté dans la capitale des mouvements inhabituels de roulottes des gens du voyage et que c’est peut-être une des pistes possibles pour retrouver votre dame d’atours.

– Eh bien qu’on les interroge, qu’on enquête, qu’on prospecte, qu’on perquisitionne !

– Mais, Majesté, ces voyageurs ont quitté la cité depuis ce matin

– Alors qu’on les poursuive, qu’on les traque et surtout, surtout, qu’on me laisse en paix.

Et sur ces bonnes paroles la souveraine, ayant retirée sa cape, se retrouvant donc nue, gratifia Diégo d’une branlette, prélude à une série de folies. Pour la première fois, la reine de France avait trompé son royal époux, ne faisant que lui rendre la monnaie de son écu, car des on-dit lui avaient souventes fois rapporté quelques frasques de la part de celui-ci.

***

Comme l’avait découvert le prévôt, de suspectes allées et venues de roulottes furent constatées dans les jours précédents. Les romanichels n’étaient pas toujours admis dans la capitale et certains soldats du guet leur faisaient quelques misères, leur interdisant l’accès à la ville. D’autres, charmés sans doute par les balivernes des jeunes femmes de la tribu, les laissaient aller vers la cour des miracles où ils trouvaient refuge.

Arthur et les siens était du nombre. Arthur n’avait pas admis que Viviane puisse le quitter et il avait décidé d’en tirer vengeance. Il décida de l’enlever, assisté par quelques garnements du groupe. Ils attendirent une opportunité et une certaine nuit, celle-ci se produisit. On connait la suite.

Ce que l’on ignore encore, c’est que la vieille Marie, suspectant la possible réaction d’Arthur, avait prit les devants. Depuis longtemps elle faisait surveiller les faits et gestes du lascar par quelques dévoués affidés. Aussi, à peine Viviane avait-elle été enlevée qu’elle fut délivrée par Marie et ses amis. Quant aux ravisseurs, une bonne volée de bois vert fut le prix de leur méfait. On les laissa, très mal en point, après la sévère correction qu’ils avaient reçue, dans la cour des miracles des Tournelles.

Viviane convint que rester à Paris ne la mettait point à l’abri d’une nouvelle agression d’Arthur. Certes elle aurait pu trouver refuge au Louvre auprès de la reine, mais cela signifiait qu’elle devrait rester cloitrée au palais tant qu’un danger subsisterait. Elle suivit donc les sages conseils de Marie et s’éloigna avec elle de la capitale, dans l’attente d’une situation plus favorable. Bien sûr l’absence de Diego, finirait à la longue par se faire sentir, mais elle trouverait à n’en pas douter une âme généreuse qui ne la laisserait pas dans le besoin.

La reine se trouva une nouvelle dame d’atour ; elle gratifia Diégo du pompeux titre de moine catéchiste, chargé de parfaire son éducation en matière religieuse. On lui confectionna une monacale robe de bure qui lui donnait accès aux appartements de la reine à tout moment. On peut supposer qu’entre deux conférences catéchistiques, il y a eu des moments d’intimité, si l’on en croit quelques gémissements que d’aucuns avaient pu remarquer.

Le roi est revenu de son expédition en province : le vassal indocile a été ramené à la raison : le souverain a purement et simplement confisqué son fief et a envoyé l’indiscipliné en Terre Sainte où il trouvera certainement une fin, glorieuse, mais tout de même une fin.

Le Roi a honoré son épouse après sa longue absence. Certes il n’était resté trop esseulé et quelques jouvencelles soigneusement choisies, avaient meublé ses nuits, mais retrouver sa Reine lui fut on ne peu plus agréable. Cette dernière aurait aimé lui faire partager les nouveautés qu’elle avait apprises en compagnie de Diégo, mais une certaine prudence la retint, remettant cependant à plus tard la possibilité de lui faire découvrir les joies du sexe oral.

Après cette nuit de retrouvailles, le Roi décida de se reposer en son château de Melun.

***

La tribu de romanichels qui avait autrefois accueilli Viviane, s’est dispersée à la suite des évènements qui se sont déroulés à Paris. Arthur et ses amis, effroyablement blessés, infirmes à vie certainement, vont devoir vivre désormais de la charité publique ; le jour, ils tendront la main aux portes des églises et la nuit ils regagneront les compagnons d’infortune qui peuplent la cour des miracles, subissant les rigueurs du climat. Leur calvaire terrestre s’achèvera, comme assez souvent, lors d’une rixe survenue pour une raison futile ou une soulerie, une de plus, une de trop.

Viviane commence à regretter d’avoir quitté sa famille. Certes à Courcy la vie devenait monotone, mais au moins elle menait une existence sans problèmes. Ce soir, alors qu’on a fait halte sur le foirail d’un petit village, elle s’en ouvre à la vieille Marie, sage conseillère. Cette dernière a depuis longtemps saisi les préoccupations de sa jeune amie ; elle a besoin de voir du pays, de mener une vie itinérante, de découvrir des horizons sans cesse nouveaux, mais il lui faut aussi une occupation gratifiante que les romanichels ne peuvent lui fournir.

Soudain, là-bas, à l’autre bout de la place, des baladins viennent d’arriver, ces dispensateurs de distractions qui apportent dans les villages un peu de joie. Ces saltimbanques ne sont pas des inconnus pour Viviane ; toute son enfance, elle a vu cette troupe qui de temps à autre faisait étape au château de Courcy. Elle se souvient de la belle Aude, une chanteuse à l’harmonieuse voix de soprane, de ses jongleurs, de ses conteurs, de ses acrobates, de tous ces artistes qui autrefois éblouissaient ses yeux d’enfants. En grandissant l’émerveillement était demeuré mais de plus en plus l’envie de devenir comme eux la tenaillait.

Viviane s’approcha de ces amuseurs dont certains restaient dans son souvenir ; elle se fit connaitre et leur rappela qu’elle était la fille du majordome de Courcy.

– Bien sûr que je me souviens de cette petite aux yeux pétillants de malice, qui venait nous voir lors de nos arrêts dans ce château. Tu as bien changé, tu as grandi mais tu es toujours aussi belle.

– Je n’ai pas eu l’occasion de la connaitre à l’époque, mais aujourd’hui, elle est plus que belle, elle est magnifique !

Ainsi s’exprima un jeune homme, bien fait de sa personne, au charmant sourire enjôleur, que Viviane remarqua aussitôt.

– Ce garçon est notre poète. Il est depuis peu avec nous, et déclame les jolis rondeaux qu’il compose avec talent.

Viviane demanda des nouvelles de cette chanteuse qui autrefois interprétait de sa voix si pure, ballades et mélodies.

– Aude, depuis quelques temps était malade, un mal affreux qui affectait sa jolie voix. Nous avons dû la confier aux bons soins des religieuses de l’Hôtel-Dieu à Paris, où nous espérons, sans trop y croire, qu’on pourra la soigner, afin qu’elle revienne parmi nous.

– Elle nous manque bien, d’autant qu’elle devait tenir un rôle dans l’historiette que je viens d’écrire.

– De quoi s’agit-il ? questionna Viviane soudain intéressée.

– C’est un récit évoquant l’idylle de deux adolescents, Aucassette et Nicolin, qui s’aiment tendrement mais dont les amours sont contrariées par les parents. Aimeriez-vous que je vous narre leur touchante aventure ?

Et, sous le grand tilleuls de la place, Viviane émerveillée, écouta religieusement l’histoire de ces deux amoureux confrontés à moult difficultés et affrontant maintes épreuves avant que de pouvoir convoler. Ancelin, ainsi se nommait cet auteur, contait avec maestria, et même avec passion, mimant les faits et gestes de ses héros, prenant au besoin la main de Viviane qu’il baisait tendrement, après l’avoir serrée sur son cœur. Le geste troubla la jeune fille, mais elle ne le repoussa pas ; sans doute aurait-elle souhaité, inconsciemment, qu’il se fasse plus tendre encore, et comme Nicolin avec Aucassette, qu’il la prenne dans ses bras, la serre contre lui, ose peut-être des caresses plus intimes.

Prise par le sortilège de l’instant, la jeune fille laissa échapper une larme, se demandant quelle en était la cause : l’histoire émouvante de deux héros en quête du bonheur ou le charme d’un conteur à la voix onctueuse ?

Le soir commençait à tomber lorsqu’ils se séparèrent, mais les yeux de Viviane étaient remplis de lumière et son cœur battait un peu plus fort que d’ordinaire. La vieille Marie constata le changement d’attitude de la jeune fille ; elle ne se permit aucune remarque mais elle comprit que sa protégée regardait la vie d’autre façon, qu’elle était en train de se construire un avenir ; et au fond, elle en était ravie.

Au cours de la nuit, des songes heureux vinrent visiter Viviane : Ancelin l’enlevait, l’emportait en un lieu de délices. Dans son rêve, elle sentit qu’il la dévêtait et parcourait son corps nu de ses lèvres avides, s’arrêtant longuement sur ses seins dont il mordillait des tétons qui s’étaient soudain érigés pour mieux s’offrir à la caresse. Elle sentit des doigts curieux fouiller son intimité avec ferveur jusqu’à ce qu’elle ressente une onde fulgurante qui l’éveilla.

Furieuse d’avoir quitté trop tôt le pays des hallucinations qui la privait d’un amant, auquel elle souhaitait rendre la pareille, elle tenta vainement de trouver le sommeil pour que renaissent de nouvelles fééries et versa des larmes de rage dans l’impossibilité de repartir au pays des songes.

Quelques jours plus tard, Viviane quitta définitivement Marie et ses amis. Elle allait désormais suivre les destinées des baladins, satisfaits de trouver celle qui allait remplacer Aude et interpréter à sa place la belle histoire d’Aucassette et Nicolin.

Alors qu’ils travaillaient à la mise en scène de ce spectacle, et se trouvant à l’écart des autres artistes du groupe, Viviane se fit tendre avec Ancelin, laissant errer une main caressante en de secrets recoins. Elle fut un peu déçue en constatant le manque d’enthousiasme de son ami, aussi insista-t-elle en mettant plus de cœur à l’ouvrage. Mais malgré ses efforts, rien n’y fit ; Ancelin restait passif, on peut même dire de marbre ; en d’autres termes, il ne bandait pas. Elle savait pourtant par expérience que ces incursions dans l’entrejambe des mâles provoquent d’ordinaire une saine réaction, un garde à vous propice à d’autres ébats, d’autres jeux que les dames attendent fiévreusement. Viviane ne comprenait pas. Elle n’était pourtant pas repoussante ; d’autres avant Ancelin avaient apprécié son joli visage, son buste désirable attirant la caresse. Elle commença à retrousser son bliaud pour mettre à nu ses cuisses graciles, pour se montrer plus désirable, mais Ancelin arrêta son geste.

  • Ne va pas plus loin, cela ne servirait à rien, je suis impuissant.

Raimondo (à suivre)

Concours permanent Apport personnel 11

Posted in Actualités & hors-série on juillet 1st, 2015 by gerard – 1 Comment

Comme chaque été, je me retrouve seul, il est bon de le rappeler, pour animer le Concours Permanent.

CONCOURS11

Comic strips Juillet 2015

Posted in Actualités & hors-série on juillet 1st, 2015 by gerard – 1 Comment

On renoue avec les traditions estivales, voici, pour débuter, quatre strips trouvés ou traduits directement du web:

juillet2015_01juillet2015_02juillet2015_03juillet2015_04Et un unique strip, inspiré du web mais « arrangé » par mézigue:

juillet2015_05 Enfin de l’inédit, impossible à trouver ailleurs qu’ici! Et pour faire bonne mesure, je vous joins sept de mes productions personnelles:

juillet2015_12juillet2015_06juillet2015_06bis juillet2015_07juillet2015_08juillet2015_09juillet2015_10juillet2015_11