Archive for novembre, 2015

Adhémar à travers la presse déchaînée…

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2015 by gerard – 3 Comments

Revue de presse sur Adhémar

        Il y a déjà un bon bout de temps que j’envisageais de mettre l’ami Adhémar en vedette à travers toutes les billevesées imprimées à son propos. C’est chose faite aujourd’hui ! Oh, l’oeuvre est très loin d’être exhaustive, peut-être même faudra-t-il prévoir un deuxième volet dans l’avenir… Attention! Il ne s’agit pas d’Adhémar Dion, feu le père de la petite Céline, mais bien d’un de nos rédacteurs en chef, notre Adhémar!

       Le grand homme est naturellement capable de se servir la soupe tout seul, mais il est bon de préciser qu’il fut aidé quelquefois par un de ses potes, aussi fêlé de la fistule que lui. Un rigolo de la plus belle eau, mais plein d’esprit, d’humanisme et d’autodérision. Pour arranger le tout, le bonhomme savait aussi écrire, et plutôt bien. Il fut pendant bien des années, le Rédacteur en Chef de l’antenne locale de « Le Provençal » pour Draguignan et ses environs. Il s’appelait Jean Devos, il signait ses articles déjantés sous les initiales les plus farfelues, mais très souvent par « Renard » (En flamand « De vos » signifie « le renard »).

       D’ailleurs, si les archives adhémaresques le permettent, il faudra qu’on s’attache un jour à parler davantage de ce monsieur. Ses farces journalistiques, ses informations improbables, mais aussi ses poèmes sybillins à se taper le fondement sur le bitume valent, je pense, la peine de passer à la postérité. Hélas, ce « gentil » nous a quitté en 2007, ça ne serait que justice qu’on ne l’oublie pas…

       Mais revenons à la star du jour : Adhémar. Pas de texte recopié, uniquement des images.

       On va commencer, et ceci est un scoop, avec le vrai prénom _ ici hispanisé _ d’Adhémar sur une plaque d’immatriculation mexicaine en 1973 (Tiens! Ca me fait penser que celui dont on a tous appris au moins un poème à l’école, André Theuriet, s’appelait de son vrai prénom Claude-Adhémar, André n’étant que son troisième prénom!):

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Nous continuerons avec des allusions à une délirante généalogie :

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Après l’arrière-grand-père, il est juste et bon de parler du grand-père :

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       Bien ! Mais revenons maintenant à la presse proprement dite. Fin Juillet 1963, Devos pond un article _ avec photo SVP !_ sur l’Art Poétique de son poteau. Si, après ça, une célébrité pareille n’est pas digne d’entrer dans « Le Journal de Trévoux » ou « La Gazette de Montastruc », je veux bien être pendu ! Lisez ça les amis, c’est hilarant et rafraîchissant :

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       Quelques mois plus tard, voici un bidouillage de qualité : Si les mérites du sculpteur César, et même ceux du poète Adhémar, ne sont pas en cause, l’apparition de la doublure d’Elizabeth Taylor est un « fake » de première catégorie. Odile, dite « Lomez », qui se trouvait là un peu par hasard, se retrouve à faire du cinéma et être la copine intime de Brigitte Bardot. Ce Devos-là avait décidément une imagination hors du commun :

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       Rétablissons un peu de vérité, ci-dessous, vous avez à gauche Jean en 1963, et à droite Odile en 1964 ; Juste après, vous avez les mêmes, 42 ans plus tard toujours en train de rire des frasques de l’époque :

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       Toujours dans la provocation, voici l’article paru dans « Le Provençal » du 3 Janvier 1979, où Adhémar, devenu noble entre-temps, n’en perd pas une miette, avec son comparse Jean, pour nous fournir une interview pas piquée des hannetons :

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       Voilà, c’est tout pour cette fois ! Mais peut-être qu’Adhémar retrouvera, sous son Himalaya d’archives, d’autres bonnes pages pour nous faire rire. Je pense que c’est le vœu que vous partagerez volontiers avec moi. Merci les artistes !

Actu-m’en diras tant Novembre 2015

Posted in Actualités & hors-série on novembre 10th, 2015 by gerard – Be the first to comment

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/ Tout ça n’est pas sain (par Gérard) : Je ne sais pas pour les autres états, mais j’estime que les choses ne vont pas bien chez nous. Notre Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, mène quasiment la même politique que sous le précédent quinquenat. Inconsciemment, on sent bien qu’il ne peut faire autrement.

C’est de leur faute, car ils s’y prennent mal. Salaires et pensions n’ont pas bougés depuis maintenant plus de deux ans, alors que les grands patrons capitalistes et les actionnaires se goinfrent de façon indécente.

Malgré les dénégations de la droite « classique » et de la gauche, le problème posé par l’immigration est brûlant : Le français « moyen » perd ses repères et constate que son pays évolue culturellement, pour ne pas dire religieusement, dans un sens qui le révolte. Tu te pointes en disant que le retour dans ton pays d’origine est impossible pour de multiples raisons, et on t’aligne un tas d’aides diverses et variées ; comment expliquer cette générosité au smicard qui part à l’aube tous les jours pour recevoir juste de quoi vivre ? …Messieurs les patrons, messieurs les dirigeants, redescendez au niveau des aspirations simples de vos salariés, de vos administrés. Consentez à perdre une partie des profits, des privilèges qui nous apparaissent contraires au bon sens.

C’est aussi de notre faute. Nous avons bénéficié d’avantages sociaux pendant les « 30 glorieuses » que nous enviaient bien des nations. La mondialisation a changé la donne, nous ne voulons pas perdre nos acquis et, en même temps, consommer à bon marché. Et après tu t’étonnes qu’il y a délocalisation et émergences du tiers-monde, si tu achetais « français » davantage, nos usines ne fermeraient pas et il y aurait moins de chômage. Je sais, la vision est simpliste ; mais elle empècherait l’image déplorable de syndicats, qui ne représentent qu’eux-mêmes, faisant violence sur des cadres en chemise…

Dans l’ombre, sans faire de battage outre-mesure, les extrêmes attendent que leur heure sonne. L’extrême gauche, « le couteau entre les dents » et aiguillonné par un Mélanchon qui est la caricature d’un socialisme à visage humain, ne sait que parler de grèves ou de Révolution. Oui, le prolétariat est malheureux ! Oui, on a besoin d’une grande Réforme économique et sociale ! Mais p… de b… de m…, asseyez-vous à une table et négociez, négociez, négociez… Plutôt que de faire voir, aux yeux du monde, une France en état permanent de chienlit !

Plus dangereuse est l’extrême droite qui ratisse large en draînant le mal-être des populations. Leur succès annoncé aux prochaines élections régionales pourrait préluder un autre succès aux Présidentielles de 2017. Souvenons-nous qu’un certain Hitler est arrivé au pouvoir légalement ; ne gaspillez pas votre chance d’être dans une Démocratie en bradant votre bulletin de vote, vous le regretteriez amèrement !

Y-a-t-il une solution avant que ça explose plus fort qu’en Mai 68 ? Une Réforme complète peut-être, une remise à plat de chaque problème avec, chaque fois, la mise en exergue de ce que nous (vous comme moi) oublions souvent : La Morale ! Une vertu à redécouvrir…

2/ Tout ça n’est pas sain (par Adhémar) : 

A/ Tour d’horizon rapide : Dans le monde, aujourd’hui, il ne se passe rien. La seule nouvelle, et elle date de plusieurs jours, c’est qu’il y a eu en France un voyou qui voulait aller à l’enterrement de son frère, décédé au volant d’une voiture qu’il venait de voler. Je viens d’en être informé pour la 278ème fois depuis lundi.

Vous ne trouvez pas curieux que depuis le début des frappes russes en Syrie, on entende plus parler de cette guerre ? Les seules nouvelles disponibles sont sur les médias chinois, russes et anglais. Black-out chez les américains et les autres européens. Parce que la vérité est dure à dire mais il semble bien que les russes (aidés au sol par les forces syriennes loyalistes), avec les 800 frappes qu’ils ont réalisé en 3 semaines, ont fait ce que nous ne voulions pas vraiment faire pour des raisons que j’ignore. Il faut donc lire Daily Express pour apprendre que la moitié des djihadistes a été tuée et qu’une bonne partie de l’autre moitié est en fuite car leurs salaires ne sont pas payés et surtout parce qu’ils commencent à douter de leur avenir chez Daech & Co. C’est la débandade totale, ils sont pilonnés 24/24h par les Sukoïs et l’armée syrienne les dégomme au sol. Maintenant il va falloir que la coalition occidentale nous explique… Alors en attendant de trouver une stratégie de com’, je pense qu’on a dû demander aux médias de s’occuper de la grippe hivernale, des luthiers du Périgord et de l’avancement de la campagne huîtrière pour Noël 2015..

A part ça, Poutine fait une grande sieste, les tueurs de Daèche mangent le couscous, Bachar el Assad enjambe sa mousmée, Obama joue au golf, Tsipras compte les sous de la Grèce, la reine d’Angleterre prend un bain de pieds, Angela Merkel fait un footing (elle en a besoin), les Turcs se livrent à leur passe-temps favori***, les Chinois fabriquent des gadgets, à Bobo-Dioulasso rien à signaler, le pape soigne sa tumeur au cerveau, les footballeurs jouent avec les mains pour ménager leurs durillons, en Amérique du sud rien à signaler, et tout à… lavement !!!

***ma mère m’a interdit de nommer ce passe-temps.

B/ Environnement : Un mois avant « l’événement », nous voilà déjà assourdis par l’immense pub faite à ce bidule par les thuriféraires des médias, Contribuables, préparez vos sous, s’il vous en reste ! Vous allez devoir loger (richement), nourrir (fastueusement) et véhiculer (rapidement) les 185 budgétivores et leurs suites (soit des milliers de personnes) qui viendront pérorer et s’empiffrer à la COP 21 en décembre prochain. Je suis partisan de la lutte contre la dégradation du climat, bien sûr. Mais je dis que voir une horde de plusieurs milliers d’incompétents venir se goinfrer à Paris ne servira à rien, comme les autres fois. Trois jours après ce jamboree, on n’en parlera plus, et aucune mesure ne sera prise. Vous vous souvenez de la COP 17 à Durban, du 29 novembre au 11 décembre 2011 ? Vous connaissez la présidente Maïté Nkoana Mashabane (au Canada) ? Bien… alors parlez-moi de leurs décisions et de la suite donnée à ces décisions.,.

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Posted in Oulibouf on novembre 10th, 2015 by gerard – Be the first to comment

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Chapitre 5 : Cumières en Champagne

     Arnoul écouta le récit que lui fit sa sœur.

Elle avait vécu au manoir de Cumières des mois de bonheur avec le baron qui se montra très prévenant avec elle. On sait d’ailleurs qu’il fut plus que prévenant… Jusqu’au jour où elle lui annonça qu’elle attendait un heureux évènement. La nouvelle aurait pu satisfaire Adelmar qui n’avait pas encore d’héritier pour lui succéder dans ses domaines. Mais non ; cette naissance, issue d’une roturière, ne pouvait en aucun cas satisfaire ce noble baron et purement et simplement il chassa comme un malpropre qu’il était.

Arnoul ne chercha pas à faire une quelconque remarque à sa sœur pour une conduite un peu trop légère qui avait provoqué cette maternité non désirée. Après tout  il ne lui appartenait pas de jouer les censeurs et admettait volontiers qu’elle était assez grande pour mener sa vie à sa guise, à cela près que cette maternité pouvait entraîner quelques complications.

On remit à plus tard la recherche de solution aux problèmes actuels ; le frère et la sœur allèrent diner et faire halte pour la nuit à « L’Auberge de la joyeuses cumariote », tenue par une délicieuse aubergiste prénommée Adeline.   On fit bombance avec grand plaisir, la joie de se retrouver aiguisant les appétits et l’agneau cuit à la broche par un cuisinier chevronné, se révélant particulièrement savoureux.  La maitresse de maison  assurait le service, apportant aux convives, dans des pichets d’étain un vin du cru légèrement pétillant, ne manqua d’attirer l’œil d’Arnoul ; cette femme, portait allègrement une petite trentaine et son bliaud de fine cotonnade entourait des formes auxquelles l’homme  n’était pas insensible. De temps à autre, lorsque les regards se croisaient il lui souriait et avec grâce elle répondait à cette délicate attention.

Viviane, exténuée regagna sa chambre aussitôt le repas terminé, mais Arnoul souhaitait s’entretenir avec la belle aubergiste et, par elle, en apprendre un peu plus sur cet Adelmar de Cumières qui avait bassement chassé sa sœur après l’avoir séduite et engrossée. Dans la cour de l’auberge, sous un grand tilleul odorant, il attendit la belle tenancière, qui, ses tâches terminées avait promis de venir le retrouver. La nuit commençait à tomber lorsqu’elle le rejoignit, mais la pleine lune diffusait une lueur suffisante pour qu’il remarque cette femme dont la beauté le subjuguait. Elle avait, Arnoul osa penser que c’était à son intention, revêtu une nouvelle parure colorée dont le décolleté savoureux laissait apparaitre le haut d’une gorge séduisante et attirante. Elle vint s’assoir près de lui, répandant la senteur ambrée d’un parfum délicat  qui acheva de lui tourner l’esprit et surtout les sens. Il eut le courage de résister à l’envie folle qui le poussait à la serrer dans ses bras.

  • Vous connaissez bien le Baron Adelmar de Cumières, je suppose ?
  • J’espère que vous ne m’avez pas fait venir près de vous pour me parler de ce méprisant personnage ?
  • Soyez sans crainte, pas plus que vous, je n’apprécie cet infâme individu ; je suis ici pour venger ma sœur de l’indigne conduite dont il a usé envers elle.

Et Arnoul se fit connaitre,  contant à cette jolie femme d’où il venait, ce que fut son enfance, ce qui l’avait mené en ce village champenois, afin de secourir  sa jeune sœur honteusement subornée par le Baron. Le temps passant, la nuit, malgré la présence de l’astre nocturne, avait envahi la cour.

  • Nous devrions poursuivre cet entretien en un lieu plus hospitalier. Venez, laissez-vous guider, dit-elle en lui prenant la main.

Arnoul, au toucher d’une peau douce, porta à ses lèvres cette main ; il la baisa longuement, avec passion. En retour, Adeline se sera contre lui, offrant une bouche quémandeuse à un baiser profond qui dura longuement, pendant que les mains s’égaraient à la recherche de recoins intimes.

  • Viens !

Ils se retrouvèrent dans une chambre, préparée sans doute pour les recevoir, car une lampe à huile, allumée déjà, dispensait une lueur diffuse. Sans plus attendre, ils se dévêtirent, et nus, ils s’allongèrent sur un couche revêtue de douillettes peaux de loup. Arnoul contemplait avec émerveillement ce corps magnifique offert à ses caresses et à ses baisers, mais qui avait hâte d’être pénétré.

  • Prends-moi vite, j’ai trop besoin de jouir, cela fais des semaines que je languis.

Arnoul, hésita une fraction de seconde, songeant un peu tard peut-être, à son épouse, mais lui aussi souffrait d’une longue continence qui le rendait fou ; il s’introduisit dans la chaude intimité qui le réclamait, et en quelques instants tous deux parvinrent à la félicité.

Si ce court intermède, mit fin à la trop grande tension qui les oppressait, ils en vinrent très vite aux multiples jeux aptes à réveiller à nouveau les ardeurs. Adeline était une femme expérimentée ; elle savait par les intimes caresses de  ses doigts ou de sa bouche  goulue, ranimer un sexe  qui se dressa bientôt fièrement. Arnoul ne resta pas inactif  et montra  tout l’intérêt qu’il portait à des seins opulent mais d’une remarquable fermeté ; il s’attarda sur des tétons qui de toute évidence appréciaient les délicates caresses source de bienfaisantes sensations. A plusieurs reprises ils connurent le frisson de la jouissance avant que de sombrer dans un sommeil réparateur.

Au petit matin, lorsqu’elle s’éveilla, Adeline se remémora les doux instants de la nuit. Arnoul ne serait sans doute qu’un des nombreux amants qui traversaient sa vie, mais à coup sûr l’un de ceux dont elle pourrait garder un souvenir ému. Il était beau ; dès son arrivée à l’auberge elle fut frappée par ses yeux verts et son regard lumineux : elle le désira aussitôt et  put se rendre compte qu’il était un merveilleux amant.

Succédant à son père dans cette auberge, elle ne s’était jamais mariée, mais elle savait apprécier les instants d’intimité avec des galants de passage qui assuraient, comme elle avait coutume de dire, son équilibre. Dès son plus jeune âge, elle avait réalisé que la sexualité tiendrait une grande place dans sa vie ; à condition toutefois de choisir ses partenaires. Elle se remémorait toujours avec horreur le jour où cet abject Baron de  Cumières, alors qu’elle se promenait au bord de la Marne  sur une sente ombragée, avait tenté de la prendre de force, lorsqu’elle était adolescente. Fort heureusement deux jeunes mariniers, dont la barge était amarrée à proximité, vinrent à son secours et le Baron reçut alors une belle volée de bois vert, dont les reins gardèrent longtemps le souvenir. Quant aux vaillants sauveteurs, en remerciement, elle les gratifia d’une bonne branlette. A l’époque elle n’était pas initiée à la sucette…

Adeline se tourna vers son bel amant encore entre deux sommeils et sourit en constatant une magnifique érection matinale ; il était temps de remédier à cette particularité spécifiquement masculine. Elle réfléchit un instant sur la conduite à tenir et finalement opta pour une bonne fellation qui, outre le plaisir, finit de réveiller Arnoul.

Si la nuit avait lui apporté de délicieux émois, elle avait aussi ancré en lui la nécessité  de se rendre au manoir de Cumières pour y rencontrer le Baron et le mettre en face de ses responsabilités. Il s’en ouvrit à sa compagne qui, connaissant le personnage, tempéra son enthousiasme

  • Ne sois pas aussi naïf, ce Baron n’a aucune moralité. Les enfants qu’il a faits dans la région ne se comptent plus et les pauvres filles engrossées ne manquent pas : il s’en moque éperdument.
  • Mais enfin, ma sœur …
  • Ta sœur a beau être d’un bon milieu, ce n’est pas cela qui modifiera l’attitude de ce forban. Ne t’attends surtout pas à une proposition de mariage.
  • Et pourquoi pas ?
  • Cesses de rêver au prince charmant ; d’autres y ont songé avant toi sans parvenir à quoi que ce soit contre cet homme sans conscience.
  • Eh bien moi, je vais aller lui tirer les oreilles à ce malfaisant !

En effet, Arnoul se rendit au manoir. Reçu par le maitre des lieux dans un magnifique salon paré de tapisseries, il se fit connaitre, argua de ses titres, n’oubliant pas de préciser sa qualité de Grand Veneur du Roi qui lui conférait une marque évidente de considération.  Il venait  demander réparation au Baron, pour son attitude vis-à-vis de sa sœur Viviane honteusement chassée, bien qu’elle soit enceinte de ses œuvres.

Adeline avait raison, il ne fallait pas attendre de cet homme sans morale, une quelconque reconnaissance de ses actes.

  • Après tout, qui peut me certifier que l’enfant qu’elle porte est mien ?
  • Mais enfin, ma sœur a bien vécu dans ce manoir durant plusieurs mois !
  • Je l’ai certes hébergée par charité, alors qu’elle était seule et désemparée après le départ de cette troupe de bateleurs qui l’avait abandonnée.
  • Nierez-vous avoir été son amant ?
  • Je veux bien vous l’accorder une petite aventure fugitive ; votre sœur est jolie et la chair a parfois des faiblesses. Mais je ne suis pas le seul homme vivant par ici : il y a les moines qui s’occupent de mes vignes, les journaliers qu’ils emploient, divers domestiques, bref, une source possible de candidats à la paternité.

Arnoul comprit qu’il ne tirerait rien de l’entretien : les arguments avancés par le Baron, révélaient bien la fourberie du personnage. Si la raison ne pouvait en aucun cas changer son attitude, il était temps d’employer la ruse. Et Arnoul allait s’y employer. Cessant de  gloser sur les malheurs de sa sœur, il se fit soudain le chantre du château dont il loua  la beauté architecturale et le soin qui avait présidé à la décoration intérieure.

  • Dites-moi, vous avez là un admirable manoir et je pense que du haut de son donjon on doit avoir une vue magnifique sur les alentours et sur le domaine vinicole, qui je suppose vous appartient.

La conversation avait pris un tout autre cours ; in petto, le Baron s’en étonna  quelque peu, mais les compliments  lui allant droit au cœur et pour être agréable à son hôte, il lui fit visiter son manoir puis le conduisit au sommet du donjon.

En effet, de cette terrasse on pouvait admirer à perte de vue les vignobles champenois et en ce beau jour ensoleillé on apercevait même, à l’horizon, les clochers de la cathédrale de Reims.

Arnoul restait muet, subjugué sans doute par  l’admirable paysage  qu’on pouvait découvrir. Adelmar rompit  le silence :

  • Alors, qu’en dites-vous ?
  • Une seule question me vient à l’idée : reconnaissez-vous la paternité de l’enfant que porte ma sœur ?
  • Mais enfin …

Le Baron n’eut pas le temps d’en dire plus ; animé d’une force décuplée par la rage, Arnoul l’avait saisi à la taille, soulevé et basculé par-dessus bord.

Quatre vingt coudées plus bas, dans les douves, le corps d’Adelmar de Cumières gisait : mort.

Raimondo (à suivre) – 2015

Happy birthday to us!

Posted in BombayTV on novembre 1st, 2015 by gerard – 2 Comments

1er Novembre 2008: Le web compte un nouveau site. Et pas des moindres puisque, toute modestie mise à part, c’est le nôtre!!! 7 ans, c’est l’âge-déraison pour nous :

http://www.grapheine.com/bombaytv/publicite-fr-240abf51a3b1e080fb70002029b8edbd.html

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Méthode Coué gouvernementale

Posted in Remixito on novembre 1st, 2015 by gerard – Be the first to comment

Eux y croient, c’est pour les autres que c’est plus difficile :

http://www.remixito.fr/actu/buzz/fou-rire/methode-coue-gouvernementale.html

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Le problème des migrants

Posted in ClassicTV on novembre 1st, 2015 by gerard – Be the first to comment

Naturellement, je suis de mauvaise foi ; faut bien rigoler de temps en temps :

http://www.grapheine.com/classiktv/index.php?module=see&lang=fr&code=2b9b1f42483c8b787cdb68776a0b07f9

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C’est le jeu de la vie…

Posted in BombayTV on novembre 1st, 2015 by gerard – Be the first to comment

S’il a déjà les Champs-Elysées, il est winner !

http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-464d95357cb8f96be61850ced5bcc954.html

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Cours de Géopolitique par un économiste américain

Posted in acapelatv on novembre 1st, 2015 by gerard – Be the first to comment

C’est un point de vue comme un autre (Rappel: Les clips « acapelatv » ne durent que 6 à 8 semaines):

http://www.acapela.tv/card/SeriousBusiness/0bfd287c008200b7264eb63e536667fe53ce09e5/

(Souvent, il est difficile de bien percevoir le son sur acapela, voici ce que j’avais écrit pour être le plus compréhensible possible, mais ça reste encore médiocre, essayez de réduire les « graves » si vous pouvez: céfacilacomprendre. onva Vvvandre notre pétrole, et notre chiste bitumeux au mondantié. lé cour s’éfondreron. lé russeux, et, lé zarabe Vvvéron, aussi, leur économi s’effondré. et il n’emmerderon plu le monde occidantal)(voix choisie: français belge)

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Ne pas se tromper d’emploi

Posted in BombayTV on novembre 1st, 2015 by gerard – Be the first to comment

Ne pas confondre usage interne et usage externe :

http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-3ac4120ae698046c0e3e12ea83d77a36.html

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