Archive for mars, 2016

Vracadhémar 01

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2016 by gerard – 1 Comment

Dans mes réserves, j’ai moult petites choses de notre cher Adhémar qui s’accumulent au fil des ans. Quand j’arrive à regrouper ses oeuvres sous un thème fédérateur, je le fais bien volontiers. Cependant, j’ai toujours des « restes » très éclectiques qui sont difficiles à placer. Par esprit pratique (mais aussi par fainéantise), j’ai décidé de regrouper un certain nombre de ces élucubrations sous une rubrique que j’ai intitulé « Vracadhémar ». Vous en avez ce jour le premier volet. On y trouvera de tout: de la prose bien sûr (petits articles, aphorismes, jeux de mots, etc…), mais aussi des vers qui embrasseront des sujets divers (de l’inédit, des parodies, etc…). Tout ça cadre parfaitement avec le courant Oulibouffien que le Maître, Raimondo et moi ne cessons de promouvoir. Bon divertissement!

jambenlair

Compteurs d’air

      C’est vrai, on paie des taxes sur l’eau, des taxes sur les bains de soleil, des taxes sur l’électricité, des taxes sur le gaz, etc.
Je me demande encore pourquoi on ne nous fait pas payer l’air qu’on respire, pourquoi ne paie-t-on pas de taxes sur l’air ??? On nous fait bien payer l’eau…. et le rosé. Outre qu’il s’agit d’un manque à gagner monstrueux pour nos élus budgétivores, cela frise le déni de recettes, la gabégie et pour tout dire, le je-m’en-foutisme de la part de Bercy ! Il est grand temps que ce scandale cesse, et que l’air soit enfin taxé comme tout le reste !
D’ailleurs, c’est très facile : on paie un forfait et on respire tout l’air qu’on veut.
Ou bien, on préfère être taxé à la consommation réelle, et le fisc vous équipe d’un compteur très seyant, placé entre vos narines et votre bouche, qui enregistre l’air inhalé. Un second compteur mesure l’air exhalé, pour qu’il n’y ait pas de tricherie. Car des petits malins avaient déjà pensé à détourner de l’air et à le stocker dans leurs poumons !
L’impôt sur l’air pourra être perçu selon les catégories de contribuables. On mesurera pour cela la capacité pulmonaire de chaque assujetti. Les emphysémateux et les asthmatiques bénéficieront d’un abattement de 31,76% (en plus de celui qu’ils éprouvent du fait de leur maladie).
Les personnes utilisant un poumon d’acier seront dispensées d’impôt, mais devront se présenter chaque jour au bureau des contributions avec leur machine.
Il sera interdit de « souffler dans les bronches », sous peine de privation d’air pendant trois mois, avec une amende de 75.000 euros. Les récidivistes seront enfermés dans une pièce sous vide pour une durée d’un an, renouvelable, et leur amende sera doublée.
Les coussins d’air et les matelas pneumatiques seront interdits. Les chambres à air pourront être utilisées, moyennant le paiement d’une taxe spéciale.
Les manches à air des aéroports seront supprimées, pour éviter le gaspillage.
L’air des cimes sera distribué aux citoyens méritants par des pipe-lines ad-hoc, sous la supervision des préfets. L’air marin sera interdit sur la mer et les lacs. L’air comprimé sera supprimé.
Toute pollution de l’air sera sévèrement réprimée. Des brigades « aériennes » sillonneront le pays pour traquer les contrevenants. Tout pet clandestin, même ceux des vaches, sera passible du Tribunal Correctionnel.
Les contribuables seront équipés (à leurs frais) d’un appareil qui ressemble aux anciens masques-à-gaz en trompe d’éléphant, qu’ils devront garder en permanence sur leur bouche et leur nez, pour mesurer la quantité d’air utilisée.
Cet appareil ne pourra être retiré que pour rouler une pelle à sa copine, pendant une durée maximum de 1 minute. Tout dépassement de ce temps entraînera la perte d’un point, et au bout de 12 points retirés, les contrevenants seront privés de leur masque et n’auront plus le droit de respirer. Ils encourront en outre une amende de 850 euros à chaque infraction.
L’air d’un couillon sera toléré, s’il n’y a pas d’abus.
Toutes les villes et tous les villages devront posséder un compteur « totalisant » qui indiquera la consommation de l’ensemble de leur population. Les chiffres indiqués par ces appareils devront correspondre à la somme de ceux indiqués par les compteurs individuels.
Une différence de 5% sera tolérée pour tenir compte de la consommation des animaux. Les amibes anaérobies ne seront pas prises en compte.
Bien entendu, ces compteurs sont à la charge des contribuables.
En cas de non paiement du forfait ou du réel, on vous coupe l’air ! et vous vous débrouillez pour respirer ce que vous voulez : les pets des vaches, les fumées des centrales nucléaire, les bombes de déodorant, les gaz des volcans, les effluves des chaussettes, l’ensilage, les gaz de schiste, etc.
En cas de litige d’ordre fiscal, les compteurs seront scellés pendant la durée de l’instruction, la bouche et les narines du contrevenant seront obturées jusqu’au règlement de l’affaire.
Le tarif du mètre-cube d’air sera fixé par Bercy, en fonction de la conjecture internationale, de l’épaisseur de la couche d’ozone  et des besoins de gaspillage des Ministères (gueuletons, réceptions, salaires outrageants, retraites faramineuses, voyages, primes de Noël, escortes privées, parcs de voitures, indemnités de curage de nez, primes de sommeil, vacances sur le Nil, doubles-ménages, commissions Théodule, etc).
Bien entendu, les asthmatiques bénéficieront d’une détaxe de 10%, qui s’appliquera aussi aux occupants des poumons d’acier.
Les cosmonautes, qui consomment leur air personnel dans les vaisseaux spatiaux, seront dispensés de taxes pendant la durée de leurs vols en orbite.
Bercy étudie l’application de cette taxe aux animaux, en particulier aux chiens, chats, perroquets et  poissons rouges.

Adhémariscos – 2013

NDLR: Vous croyez à un délire? Que nenni, regardez à quoi pourrait ressembler notre futur:

http://www.youtube.com/watch?v=mn_-bLCkEys

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Et maintenant, une petite parodie de « La conscience » de Victor Hugo (cf http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/la_conscience.html )

Sans conscience

Lorsque avec son clébard, coiffé de sa casquette,
Emoustillé, turgide, exhibant sa quéquette,
Tintin se fut enfui des tours de Moulinsart,
Comme le soir tombait, il voulut du homard.
Ses enfants épuisés, galopant sur ses basques,
Trouvèrent ses désirs un tantinet fantasques.
Sa copine, écœurée, ses marmots rachitiques,
Lui dirent : « On a faim, mais le homard baltique
Fait défaut à Kaboul. Allons à Pégomas,
Nous y pourrons trouver le homard, le tétras ».*
Il dit : « Je comprends bien que le homard nous manque,
Pourquoi ne pas partir dîner à Salamanque ? »
Ils allaient, affamés, suant comme des bœufs,
A cause de Tintin, cette tête de nœud.

Tintin marcha huit jours, il marcha douze nuits,**
Sa faim devint terrible. Un beau matin il dit :
« Bouffons Milou ! » Il vit alors dans le ciel morne
Un œil de bœuf grillé, posé sur une corne.
« Cachez-moi ! » j’ai commis un affreux sacrifice ! »
Hurla-t-il. Et la SPA pourrait bien me traîner en justice ! »
« Cachez-moi », cria-t-il, mais les doigts dans le nez,
Ses fils s’étaient enfuis jusqu’à Douarnenez.
Seule resta Tsilla,  reprochant à son père
D’avoir mangé Milou, sans couteau ni cuillère.
Pis encore, il mangea tout le pauvre clébard
Sans donner une part à sa meuf, à ses gnards »,.
« L’œil a-t-il disparu ? »  demanda l’assassin.
« Pas du tout », répondit la fille de Tintin.
« Creuse un trou ! » s’écria le mec de Moulinsart,
Car moi je ne peux pas, je suis bien trop cossard »
Elle creusa, faisant un gros tas de décombres.
Et lorsqu’il fût assis sur son fauteuil dans l’ombre
et qu’on eût sur son front fermé le souterrain,
L’œil  était dans la tombe et regardait Tintin ».

Adhémar – Date inconnue

*à l’époque, on mangeait le tétras, et sinon, vous me trouvez une autre rime.

**personne n‘a jamais pu expliquer pourquoi le nombre des nuits était supérieur à celui des jours.

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A quoi sert la merditation profonde?

La pratique de la Merditation Profonde est recommandée pour de nombreuses situations :
·         Aide à l’apprentissage et à la préparation d’examens du nombril
·         Arts Divinatoires et autres balivernes
·         Arts Martiaux au plumard
·         Arts Médiumniques un œil.
·         Changements de Vit
·         Chakras (Ouverture, Développement et préparation en salade niçoise)
·         Concentration de connerie
·         Confiance en Soie et en Nylon
·         Connexion Universelle pour aller à la selle
·         Créativité qui n’a rien d’Artistique
·         Développement du Personnel de service
·         Développement Spiritueux
·         Diminution de l’Anxiétude et des popoyes associées
·         Diminution du cor au pied et des troubles associés
·         Expériences ridicules/Pas très Spirituelles
·         Hypnose, Auto-Hypnose, Big-Nose et Métempsychose toujours
·         Loi d’Attraction des furoncles (et techniques type le Secret de Polichinelle)
·         Lutte contre la Grande Dépression de 1873-1896
·         Lutte contre la Fatigue causée par ces couillonnades
·         Massage des testicules et Dégats Corporels
·         Pleine Conscience et pleine Panse
·         Prière (de ne pas faire suivre)
·         Pratique du Mantra et de la Raie Manta
·         Prises de Décisions Inutiles
·         Qi Gong à la Tching Pin-Pon
·         Recherche de Solutions oiseuses à des problèmes trop faciles
·         Recherche du Sens de son Vit
·         Recherche passionnelle/spiritueuse (Jésus-la-Caille, Bordel de dieu, Univers, et tutti-quanti …)
·         Reconnexion de Google
·         Reikiri vendredi, dimanche pleurera
·         Relaxation impossible à cause de ces conneries
·         Rêves Glucides et translucides
·         Sommeil bienvenu, pour oublier ce fatras d’idioties
·         Sortie Hors du Corps à bicyclette
·         Tai-Chi dans la colle
·         Vantra
·         Vie dans le Moment Présent (ça, tout le monde le fait)
·         Vies Antérieures de ces couillons quand ils étaient pharaons, jamais esclaves !
·         Yogaga
·         Et toutes les disciplines qui libèrent et développent la meilleure partie de vous-même… Après avoir lu cette liste, on en a bien besoin.

Adhémar – Date inconnue

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BALLADE DES OCCUPATIONS DE CE TEMPS
(DITE BALLADE DU GROUMIJE*)

Madonna beugle ses chansons,
Ferrari conte des prodiges.
Annie Cordy remue ses fanons,
Tina reste encor callipyge.
Marceau nous montre ses tétons.
Johnny braille et nous désoblige.
Belmondo crache sur Delon
Et Rocco Siffredi s’érige.
LePers questionne des couillons
Boccolini lui fait la pige.
Sur son rocher, un riche con,
Un crétin, prétend qu’il dirige
Ses sujets et leurs picaillons.
(De çuilà, je dis pas le nom
Car je crains bien trop les litiges !)
Il court bien après les garçons,
Ses soeurs…leur air nous afflige !
Au lieu d’admirer ces dondons,
Moi, je déguste le groumije.

Fillon nous donne des leçons,
Hollande brait, Marine exige.
Ballamou secoue ses mentons,
Martine couine et nous fustige.
Merkel entube ses teutons.
et Valls nous donne le vertige.
Woerth met son blair dans mon croupion.
Poutine gonfle ses rémiges.
Obama rit avec ses trouffions
Tandis que le monde se fige.
Sarkozy  nous prend pour des cons.
Guaino ne voit que son prestige .
Kadhafi gratte ses morpions.
Moi, je déguste le groumije.

Pernaud endort de son ronron.
La 3 retourne au félibrige.
Ruquier vomit sur Ardisson
Et le pitre Bigard  voltige.
Bravo rit comme un canasson.
Arthur réprimande et corrige.
A « Qui veut gagner des millions »
On a peur, notre sang se fige.
Tapie radote à l’unisson.
Alonso conduit ses quadriges.
Serena sue comme un cochon.
Kersauzon rame sur l’Adige**.
Hulot vagit chez les Dogons.
A la 5 personne ne pige.
Ils courent tous vers le pognon.
Moi, je déguste le groumije.

Prince, ces gens sont des bouffons.
Et voilà pourquoi je rédige
Cette ballade à la Villon.
Ils sont mous du bulbe, vous dis-je !
Que l’on balaie ces histrions,
Ou tout au moins qu’on les corrige,
Car, après le fisc qui me tond,
Dois-je encor souffrir qu’on m’oblige
A les admirer ?  Eh bien non !
Moi, je déguste le groumije.

Adhémar de Thunder-ten-Tronkh – 1ère version le 25 Mars 2000, mais avec plusieurs mises à jour: 7 Juillet 2003, 2014, etc…
 

* Si vous voulez plus de précision sur ce terme, tapez-le dans les tags, ou dans « search »; ** ou ailleurs, car un trimaran sur l’Adige, ce serait surprenant.

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Lettre de la Marquise de Sévigné

C’est Adhémar qui parle: Ah oui ! ça c’est un scoop !!!! J’ai retrouvé dans ma cave une lettre de la Marquise de Sévigné, qu’elle avait oubliée là en 1673, lors de son passage à Vidauban, au cours d’un voyage de Grignan à Pégomas. Dans cette lettre, la Marquise parle d’un roi Le Flou et d’un Grand Chambellan Groin, qui ne me semblent pas correspondre ni à Louis XIV ni à Colbert. Après tout, la Marquise avait peut-être fumé l’herbe des Aztèques…
Sur le plan de la linguistique, on note la première apparition de l’anglicisme « burn-out ».

Ce félon de grand chambellan Groin de Valls aurait-il perfidement fait inoculer à notre roi cette étrange maladie dont le nom nous vient des Anglois, ses sujets?
– Comte Artois, n’auriez-vous point succombé à votre tour à cette autre maladie qui vous fait débusquer le mal comme renard au terrier?
– Avouez, chère amie, que la conduite du roi nous plonge dans des abîmes de perplexité. Au point de nous incliner à croire qu’il est présentement gagné par ce haut mal, ce mal comitial qui nous viendrait d’Outre-Manche.
– Par tous les diables, quel est-il, ce haut mal au nom si étrange, qui semble enfiévrer les esprits?
– Aux dires des médecins des âmes, il s’agirait d’une sorte d’encombrement du moi, accompagné de grande fatigue, qui égarerait la raison de ceux qui en sont victimes…
– Le roi ne nous semble pourtant guère épuisé. Voyez sa mine réjouie, sa bedaine rebondie de charcutier tulliste, tout à péter le feu.
– Mes sources sont formelles, marquise. De première bourre!
– Vous sachant toujours à repriser les fagots les plus mités, laissez-nous, comte, nous complaire dans le doute.
– Fadaises, carabistouilles… Le roi souffre de burn-out depuis que la duchesse Martine de l’île des Gôchaux a jeté une machine infernale en ses appartements. Le voici comme perdu, égaré, abasourdi par le fracas de l’explosion.
– Perdu, abasourdi?
– Sonné, K.O. debout.
– Aurait-il sombré dans la démence?
– Morbleu, marquise, vous n’y allez point avec le dos de la cuillère! Convenons, sans maltraiter les diptères, que ses faits et gestes nous semblent marqués du sceau de l’incohérence.
– Et quels sont-ils?
– Dieu me tripote! Cela crève les yeux! Voyez le marquise, à livrer quelques doucereux propos à une célèbre gazette pour courtisanes in ze mood, propos dans lesquels, tout à se faire pardonner ses célèbres mufleries, il se déclare « féministe »: toute honte bue, cet incurable goujat vient à résipiscence à des fins de solliciter les voix des femmes qui lui seront grandement nécessaires dans le vain espoir de conserver son trône. Ce n’est point la vergogne qui l’étouffe!
– Baste, comte, il fait flèche de tout bois… S’il avait écouté les préceptes de ce Monsieur Gantzer la Gaffe, n’aurait-il point postulé pour le casting de « Questions pour un champion »?
– Ha! Marquise! N’avez-vous point noté que, sitôt séchée l’encre de cette fameuse gazette, le roi se prenait derechef de décorer le prince hériter d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, récompensé pour ses « mérites éminents » sans doute rendus dans la lapidation des femmes en son royaume du désert et de la charia réunis. L’affaire, qui se devait de rester sous le boisseau de la raison d’Etat et du commerce, fait à présent grand bruit. Au point qu’il a fallu dépêcher en toute hâte cet empoté de Z’Ayrault de Nantes à des fins de justifier aussi cynique bouffonnerie. Notre infortuné ministre des Affaires du dehors s’est d’ailleurs embrouillé dans sa sémantique, s’en allant jusques à confondre démocratie et diplomatie. La Cour s’est bien marrée, elle qui ne fait que traquer le moindre prétexte pour le moquer à l’envi ! L’archiduchesse Marie-Ségolène, toujours aussi « vénère » d’avoir été écartée de la Rue du Quai, n’a pas dissimulé sa joie…
En ces temps de crise, marquise, où l’on voit le Flou, tout ainsi que le Grand chambellan à faire le gros dos devant l’imminence d’une méga monstrance abondée par les jurandes de manœuvriers et d’étudiants prêts à défiler pour défier le pouvoir, il nous sied de sourire des incohérences de ce roi de comédie bouffe.
– N’a-t-il point déclaré, pour renfort de potage, que son modèle féminin était la reine de Prusse?
– Marquise, preuve est administrée que ça bouillonne sous la Couronne, un signe prédictif du burn-out. Nous lui connûmes meilleur goût et plus amère rancune… Mais il nous faut sans tarder vous livrer un scoop! Une exclu! En béton!
– Lâchez vous, comte! Nous nous consumons d’impatience!
– Sur le conseil de ce Monsieur de Gantzer, son Mephisto du dimanche, le roi serait invité du célèbre salon de Madame de Barma et de Monsieur de perRuquier, « On n’est pas couché »!
– Comte, seriez-vous, également, victime de ce burn-out?
– Jaloux du succès remporté par le comte Groin de Valls et par la baronne de la Taubirasserie de Kourou qui s’y produisirent et firent un carton, le Flou songe le plus sérieusement du monde à y paraître, seul, face à Madame de Salamèche et Monsieur de Surmoix. Il est même prévu que la causerie s’achève par un petit souper…
– Et que servira-t-on après que Flou aura bu le bouillon?
– Le même mets qu’au souper du roi en compagnie du comte Groin de Valls: une poularde demi deuil.

pcc Adhémar de Gridauban du Vignan – 2016

Actu-m’en diras tant Mars 2016

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2016 by gerard – Be the first to comment

Bien que l’événement ne date que de deux jours, on ne peut passer sous silence « La journée de la Femme » du 8 Mars:

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On revient à l’Actualités des semaines écoulées:

actu1603

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

1/ LA PERLIERE DE PIERRE :

1/ Débauche chez les boches : J’étais attablé devant une assiette de fritzes, quand entrèrent trois walkyries très moche outre reins. Les clients, voyant leurs gros teutons, nlevèrent leurs vasques à pinte, et entonnèrent : « Tiens, voilà des boudins, voilà des boudins pour les cousins germains… »

2/ Un mec un peu nunuche, obligé de déflorer une pucelle fort mature, se trouva bloqué au moment de l’intrusion pénienne par une muraille de chair. La vieille lui chanta alors : « C’est, c’est, c’est l’hymen… »

3/ Un gueux à la comprenette duraille vola un jour une vache et son veau. Les  pauvres bovins se serrèrent l’un contre l’autre. On en déduisit donc que ce fut la vache de serre-veau.

4/ Le jour des noix de petoncles, je traduis aussitôt par le jour des testicules de gaz-tonton.

5/ Le virus Zizikaka : J’ai bien connu ce virus en Afrique où les moustiques et moi étions les seuls blancs. J’avais ouvert alors une section d’enseignement spécialisée (SES) pour des microcéphales aux têtes ni bien faites, ni bien pleines. Puis ce fut une sections d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) et aussi une unité pédagogique d’intégration (UPI) pour quelques céphalopodes rampant dans la brousse. J’en vins à former une 6ème d’Ecueil pour les échoués… Rentré en France, j’ai retrouvé bon nombre de ces spécimens dans les établissements publics locaux d’enseignement  (EPLE).

6/ Un ancien de la SES d’un collège agricole fit un emprunt bancaire pour s’acheter du krack, il en mourut, car la mort est dans le prêt.

7/ Christiane lagarde des seaux a été vue par un hydrocéphale de SEGPA. Elle pédalait sur son vieux vélo, mais en avait enlevé la selle. Et, à chaque tour de pédale, disait : « Rhâââ, la jouissance du Pouvoir !… » Puis l’amère toubiroute sur la sellette, entre deux selles (celle du matin et celle du soir), descendit de sa selle et contempla amoureusement sa petite reine vélocipédique (en fait, un vieux clou aussi moche que sa coiffure), et voilà notre ex_garde des sots qui se mit en tête de vouloir marier les pédales. Et ça roule, ça, madame !

8/ Divers : Lémir Abel – Jean Bon supérieur (et d’Aoste) – Le mufti Tille – Le curé Tréci – Le prêtre Ounepaprêtre – Le diacre Ylique – Le rabbin Merdalor – Le pasteur Nagauche – Lévêque Cétera…

2/ Blague vieille comme le monde, mais qui fait toujours rire :
Comment appelle-t-on un Portugais qui se masturbe ?
– Manuel
Comment appelle-t-on un Portugais qui se masturbe debout ?
– Manuel SANCHEZ
Comment appelle-t-on un Portugais qui se masturbe debout au bord de la plage ?
– Manuel SANCHEZ DA COSTA
Comment appelle-t-on un Portugais qui se masturbe debout au bord de la plage en exhibant ses coucougnettes ?
– MANUEL SANCHEZ DA COSTA DOS OLIVEIRAS
Comment appelle-t-on un Portugais qui se masturbe debout au bord de la plage en exhibant ses coucougnettes devant 200 autres portugais ?
– MANUEL SANCHEZ DA COSTA DOS OLIVEIRAS DOS SANTOS

Viviane 13

Posted in Oulibouf on mars 10th, 2016 by gerard – 1 Comment

viviane13

Chapitre 7 : Tout finit par des chansons

      En ce jour, trois cohortes se dirigent vers le manoir de Cumières.

La plus importante, celle du Comte Thibaut de Champagne vient de quitter Provins ; elle est composée de nombreux chevaliers ainsi que des écuyers portant leurs oriflammes colorées ; le Comte aime ainsi montrer  son luxe  et sa puissance par l’apparat des convois qui l’accompagnent dans ses déplacements. Des chariots suivent, emplis de provisions destinés aux hommes et aux chevaux.

Le Comte est accompagné de Foulques, son bâtard, à qui il destine le domaine de Cumières. Ce damoiseau d’une vingtaine d’année  est le fruit des amours du Comte et d’une servante qui officiait au château de la famille à l’époque de sa jeunesse. Il avait remarqué ce beau brin de fille, de quelques années son aînée, dont le sourire coquin semblait une invite à quelques jeux intimes. Elle le dépucela, lui fit découvrir les joies de l’amour, lui révéla quelques jolis secrets, sauf peut-être  celui de ne point procréer. En effet, quelques mois plus tard le petit Foulques naissait. Il perdit sa mère à sa naissance, une nourrice s’en occupa dans les premières années de sa vie, jusqu’au moment où des moines furent désignés pour accomplir son éducation,  charge à eux d’en faire un homme d’Eglise.

Foulques semblait se résigner à ce sort qu’on lui imposait ; cela  ne l’empêchait de batifoler après des nonettes d’un couvent voisin, au grand désespoir du  Père Abbé qui s’en plaignait sans cesse auprès du Comte de  Champagne. Celui-ci, lassé des incartades de son bâtard,  profita des circonstances pour envisager de lui confier le domaine de Cumières et le laisser vivre sa vie à sa guise.

Parti de Paris en direction de Reims, le Roi entouré d’une petite troupe de mercenaires, chevauche en toute hâte dans l’espoir de gagner Cumières rapidement et si possible avant le Comte champenois. Bien sûr Arnoul l’accompagne.

La Reine souhaitait être du voyage, heureuse de retrouver Viviane avec laquelle elle avait en son temps passé de bons moments, mais son époux s’y opposa arguant de mille bonnes raisons aussi saugrenues les unes que les autres ; les rois ont parfois des idées incompréhensibles pour ceux qui ne sont pas roi.  Donc, avec des dames de sa suite, quelques heures plus tard, elle affréta  une litière et entourée de gardes en épée partit elle aussi en direction de Reims.

Pour passer le temps, dans la litière royale, la Reine et ses suivantes devisent ; on se conte mille petits  secrets de femmes dont la souveraine est friande. L’une d’elles décrit  avec force détails ses exploits au lit avec un bel amant fougueux qui, dit-elle, promène son  joujou d’amour  dans tous ses petits trous. Le pluriel donne à réfléchir à quelques ignorantes n’ayant pas encore en amour une grande expérience. Une autre, d’origine ibérique, qui peut  s’enorgueillir de ses seins opulents, comble le sexe pourtant énorme de son époux, en lui réservant une chaude place entre ses globes accueillants.  Cela fait bien rire, donne des idées aux unes et sans doute des regrets à d’autres, moins favorisées par la nature. La souveraine écoute en souriant, sans toutefois faire la moindre confidence, que ses suivantes ont d’ailleurs le bon ton de ne point solliciter. In petto, elle se dit que son buste est assez généreux pour pouvoir, à l’occasion, tenter cette ravissante caresse, que le couple royal n’a pas encore eut l’occasion de pratiquer.

Il arrive aussi que l’on chante les vieilles comptines d’autrefois :

J’ai descendu dans mon jardin (bis)

Pour me faire tripoter les seins

Et mon abricot madame

Et mon abricot

Ou encore :

Au clair de la lune

A mon p’tit cousin

J’ai offert ma prune

Et mes deux tétins.

Et sous les ombrages

 Des grands marronniers

Avec plein de rage

Nous avons baisé 

      Bref, on peut le constater, ces amusettes restaient à un niveau très localisé.

Dans la cohorte royale les hommes n’ont guère le temps de bavarder ; le Roi  file à bride abattue et contraint ses hommes à ne point trainer en chemin. On s’arrête aux relais, pour changer les montures qu’il faut ménager, faire au besoin un petit pipi,  mais on ne s’attarde pas. Aussi le Roi et ses hommes arrivent-ils les premiers à Cumières, et prennent aussitôt leurs quartiers dans le castel. Le personnel resté en place s’affaire en préparant un festin royal et la chambre qui accueillera leur souverain. Quand à Arnoul, il a hâte de retrouver sa sœur Viviane restée à l’auberge de Cumières, mais surtout il désire revoir la belle Adeline afin de calmer les ardeurs qui au fil des jours n’ont fait que croître. Pour ce soir, le Roi lui a laissé quartier libre.

Lorsque sa troupe arriva à Cumières, grand fut l’étonnement du Comte de Champagne constatant qu’au sommet du donjon flottait la bannière royale d’azur aux fleurs de lys d’or. Certes, il n’avait pas prévu cela et se doutait bien que la présence royale n’augurait rien de bon et allait poser pour lui quelques problèmes. Déjà,  il dut attendre un bon moment avant que le capitaine de la garde donne l’ordre de baisser le pont levis et de lever la herse pour permettre l’entrée dans la cour du château ; de plus, on lui précisa, qu’il serait le seul à pénétrer en ce lieu.

L’entrevue entre le Roi et son vassal fut orageuse. Le monarque rappela au Comte les us et coutumes de la féodalité, ainsi que les obligations du féal vis-à-vis de son suzerain. Le champenois, ne l’entendant pas de cette oreille, argua de coutumes régionales qui lui permettaient de disposer du bien d’un individu de son comté, disparu sans postérité. L’argument déplut au Roi et l’énerva suffisamment pour que la colère le prenne.

  • — Je me moque bien de vos coutumes régionales ; pour moi, seules comptent les décisions royales que mes prédécesseurs et moi-même avons édictées.
  • — Mais enfin, sire mon roi, je vous trouve bien péremptoire…
  • — Et moi, bien impudent et même imprudent. Ne m’obligez pas à vous faire comprendre par la force mes royales décisions.

On en était là, quand le majordome du Roi, vint annoncer l’arrivée inopinée de la Reine. C’était certes inattendu, mais cette venue, permit au souverain de prendre une décision qui allait changer le cours des évènements. S’adressant au majordome :

  • — Dites au capitaine des gardes de mettre le sieur Champagne en un lieu sûr, une oubliette par exemple, pour qu’il puisse réfléchir en toute quiétude à l’attitude qu’il doit tenir envers son roi.

Et le monarque s’en fut accueillir son épouse.

  • — Que me vaut cette visite que je n’attendais pas et surtout que je n’avais pas souhaitée, pour de royales raisons ?
  • — Mon cher époux, vous savez bien que Viviane fut en son temps à mon service et j’avais grand hâte de la revoir.  Ajoutez à cela le plaisir de vous retrouver et de vous faire part de nouvelles dont j’aimerais vous entretenir en particulier.

Dès qu’ils furent seuls, la Reine évoqua les confidences de sa suivante ibérique en matière d’amour ; elle se dévêtit bien vite et l’on procéda aux premiers essais de cette position. Plusieurs expériences furent nécessaires afin de trouver la posture idéale pour bénéficier d’un maximum d’efficience. On la trouva et le Roi explosa. Fort heureusement la Reine avait toujours près d’elle, des petits mouchoirs de soie, qui furent les bienvenus pour essuyer les débordements.

Et, profitant du calme, après la tempête, elle susurra à son royal époux une idée qui lui était venue en découvrant le magnifique castel de Cumières. Il sourit à ce dessein et remercia cette épouse pleine de bon sens, en suçotant son petit minou, initiative qui fut la bienvenue.

Lorsque les souverains eurent repris une tenue plus décente le Roi s’enquit du Comte de Champagne. Il lui fut répondu, que faute d’oubliette, on avait trouvé un cul de basse fosse pour l’accueillir.

  • — Laissez-le moisir une petite heure encore et amenez le moi.

Après son séjour souterrain, durant lequel il avait craint de ne jamais revoir le jour, le Comte de Champagne eu vis-à-vis de son roi une attitude beaucoup plus réservée. Celui-ci dicta ses décisions :

  • — Mon cher Champagne, je reconnais que le domaine de Cumières, en vertu des us et coutumes régionales reste à votre disposition.

Le Comte n’en croyait pas ses oreilles. Et le monarque poursuivit :

  • — Mais il serait judicieux, si vous ne voulez pas terminer vos jour dans ce cul de basse fosse que vous connaissez bien désormais, de l’offrir en compensation à votre souveraine qui trouve ce manoir fort à son goût, et souhaiterait y venir de temps à autre pour respirer le bon air de la campagne.
  • — Sire mon Roi, l’idée est géniale et royale à la fois.
  • — Quand à moi, ajouta la Reine, je fais don de tous les revenus du domaine à ma chère Viviane dont la prochaine maternité lui octroie quelques droits de succession.

Le Comte s’en tirait à bon compte… Pourtant, le sort de son bâtard le préoccupait beaucoup  car ce trublion devenait pour lui trop encombrant. Il s’en ouvrit au Roi qui accepta de l’engager dans sa garde.

  • — Sire, sans vouloir vous offenser, la proposition pourtant fort tentante, ne me parait pas convenir à Foulque, un pantouflard incapable de se tenir à cheval.

Heureusement, la Reine trouva une solution :

  • — Qu’à cela ne tienne, aux cuisines du Palais, on recherche actuellement un apprenti mitron et cela devrait lui convenir.

Et c’est ainsi que le bâtard de Champagne devint boulanger…

On décida pour fêter ces heureux évènements d’organiser un grand festin. Les seigneurs qui avaient accompagné le Comte y furent conviés, ainsi que quelques bourgeois de la région et en particulier la jolie Adeline. Parmi les autres personnalités invitées, la présence d’un notaire  permit de graver noir sur blanc les décisions royales ; de tout temps, cela est bien connu, la France reste le pays du droit écrit.

A la table royale, la Reine et Viviane entouraient le souverain, alors que près du Comte paradait la jolie Adeline. Cette proximité contraria Arnoul, mais il savait que sa romance  avec la belle aubergiste allait bientôt prendre fin, et il fit contre mauvaise fortune bon cœur.

De leur côté, dans la cour du château, les hommes de garde faisaient bombance autour d’un agneau grillé, arrosé au vin du pays. On avait invité pour l’occasion les filles du village. Et de temps à autre fusait ce refrain :

Et trou et trou et trou

Et trou et trou et trou

Il est des nô- ô- tres  

Il a eu son trou comme les au- au- tres

      Refrain bien français qui au cours des siècles prendra certes d’autres formes,  mais qui reste la marque d’un pays fidèle au bon vivre, à la bonne chair, à la joie de faire bombance et comme le coq, de chanter alors qu’il a les pieds dans la merde.

Quelques mois plus tard, naissait une jolie fillette qu’on prénomma comme sa mère : VIVIANE.

Fin de la 2ème partie

Raimondo – 2016

Nouveau Gouvernement

Posted in ClassicTV on mars 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

On fait plaisir aux petits copains et à ceux qui pourraient apporter quelques voix :

http://www.grapheine.com/classiktv/index.php?module=see&lang=fr&code=2f5e86f9653732297807dd1d94aa746e

printemps2016_01

Flatulence fatale

Posted in Bmovie-TV on mars 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

Un petit vieux en plein effort :

http://www.grapheine.com/bmovie-tv/graphic-fr-0b012a3f54f144ac55b0d44d08a8c8d4.html

printemps2016_02

Prévention Routière trop tatillonnne

Posted in BombayTV on mars 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

De quoi dégoûter le conducteur moyen :

http://www.grapheine.com/bombaytv/pub-fr-a98eff10bf21fdef5f0ac0d0e6705628.html

printemps2016_03

La dure vie des agents secrets

Posted in BombayTV on mars 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

Elle a intérêt à se magner le fion !

http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-ccf6b91abad959f4e6e768bfff9d658f.html

printemps2016_04

Une maman sévère

Posted in BombayTV on mars 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

C’est pas gentil de faire pleurer son fiston :

http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-c798b9d34c5683e64fddf34cefa1de01.html

printemps2016_05

Gaz à tous les étages

Posted in BombayTV on mars 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

Toujours bien suivre les consignes de sécurité :

http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-37aa2560f1e29977a86844f6528d5298.html

printemps2016_06