Archive for décembre, 2017

Fêtes de fin d’année

Posted in Actualités & hors-série on décembre 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Les deux premières images datent d’une élaboration où notre cher Adhémar était encore parmi nous. Pour les autres, la substantifique moelle est facile à deviner: Raimondo et moi, nous vous souhaitons de mirifiques fêtes avec un Joyeux Noël et un excellent Nouvel An !

 

Raimondorama 28

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Renouons pour trois poèmes avec ceux de la « Haute », grâce à Raimondo !Histoire du Baron frivole
Il y a bien longtemps, se plaignait la Baronne,
Que vous ne m’avez point chatouillé la friponne ;
Vous le savez pourtant j’adore vos façons
De faire trique minette et titiller mon con.
Serait-il cher époux, par trop vous demander
D’user de votre bite avec assiduité,
Combler tous les désirs d’un corps impétueux
Qui manque trop souvent de vos soins amoureux.
Ainsi, cette Baronne, s’adressant à l’époux,
Souhaitait qu’il envahisse enfin son petit trou
Car depuis de longs jours, cet homme indifférant
Ne lui avait montré le moindre empressement.
Lui qui auparavant, de façon incessante
Promenait sur sa peau une main caressante,
Lui, dont les doigts curieux savaient batifoler
Dans les tendres recoins de son intimité,
Il était devenu, hélas bien négligent
Et sa femme en souffrait alors énormément.

Aux récriminations d’épouse délaissée
Le mari se montra plutôt embarrassé :
Il argua les soucis, osa des arguments
Qui n’étaient pas en fait cause de ses tourments.

Il faut le dire ici, ce frivole Baron
Cocufiait sa Baronne avec une Suzon
Une jolie bergère, au beau cul bien râblé,
Aux seins volumineux, qui l’avait subjugué,
Et depuis quelques temps avec cette coquine
Il jouait fréquemment à branle-moi la pine.
Sous un orme feuillu, à l’abri des regards
Le Baron s’y faisait souvent sucer le dard,
Caresser les roustons, balloter la zézette,
Chevaucher au galop au cours d’une levrette.
Et comme la Suzon en réclamait toujours
A faire des folies on passait tout le jour.
C’est pourquoi le Baron étant exténué
Négligeait son épouse à l’heure du coucher.

Alors elle décida en ces temps de disette
De calmer ses chaleurs avec une branlette,
Mais vite rejeta ce moyen trop factice
Lui préférant plutôt la bite bienfaitrice
Dont le lent va et vient dans son petit minou
Savait la contenter et lui faire un bien fou.
Comme son jardinier était joli garçon
Elle se donna à lui sans faire de façon ;
Il n’était certes pas de souche nobiliaire
Mais avait en amour un joli savoir faire
Qu’admira sans détours madame la Baronne
Devenue avec lui une fieffée luronne.
Ils tentèrent tous deux moult jeux enchanteurs
Comme la mise en bouche, le cricri ravageur,
Le doigt impétueux, l’envol de l’étourneau
Et le franchissement du col de Roncevaux.
Par la suite elle trouva auprès du majordome
Avec lequel parfois elle croquait la pomme
De belles nouveautés pratiquées en souplesse
Sur les rondeurs dodues de ses mignonnes fesses.

Les choses allèrent ainsi, chacun mena sa vie,
Chacun put se complaire au gré de ses envies,
Mais lorsque la Suzon disparut un matin,
Que le pauvre Baron se trouva seul soudain,
La Baronne à son tour se détourna de lui,
Se refusant alors à le prendre en son lit.

Aux récriminations d’un époux délaissé
La femme répliqua de façon éhontée,
Elle argua des soucis, osa des arguments
Qui n’étaient pas en fait cause de ses tourments.
Raimondo – 2016

Le cul de la Grande DuchesseLe Comte était ainsi, il raffolait des culs
Et sa douce Comtesse en était bien pourvue
Avec un gros cul rond dont les fesses exquises
Constituaient pour lui objet de convoitise.
Au cours de la journée, il arrivait souvent
Qu’il tapote des mains ce délicieux séant
Et même quelquefois, soulevant les atours
Ses doigts sur sa peau nue faisaient quelques détours.
La Comtesse appréciait ces tendres privautés
Qui déclenchaient parfois un brin de volupté
Lorsqu’un doigt insistant s’immisçait tout à coup
Dans l’intime chaleur de quelque petit trou.
Oui, mais au fil des temps, le Comte s’aperçut
Qu’autour de lui, des femmes avaient aussi un cul
Dont il souhaitait pouvoir éprouver la souplesse
Par des attouchements ainsi que des caresses
Un soir de carnaval il osa affronter
D’une Grande Duchesse le généreux fessier
Mais le geste déplut et dès le lendemain
Le Grand Duc courroucé envoya ses témoins
Les armes s’exprimèrent et au bois de Meudon
On ferrailla alors pour laver cet affront.

Au cours de ce combat, le Grand Duc fut blessé ;
Il s’avoua vaincu, il en fut mortifié,
Et son épouse alors offrit à son vainqueur
De son généreux cul la sublime douceur.
Raimondo – 2016

La chevauchée du ChevalierOn était en été et la jolie Toinon
Dans les prés du château surveillait ses moutons
Cette accorte bergère avait de grands yeux bleus
Et en divers endroits des appâts plantureux
Faisant la grande joie des petits galopins
Qui subrepticement la regardaient de loin.

Vint à passer par là un pimpant Chevalier
Le fils du Comte Hector Adalbert de Villiers.
Le fringant gentilhomme en voyant la Toinon
Sentit monter en lui un étrange frisson
Et sous sa cote en lin son sexe se raidit
Découvrant les trésors qu’alors il entrevit.
Ma douce lui dit-il, je voudrais un instant
Poser ma bouche en feu sur ces beaux agréments
Et laisser divaguer mes fureteuses mains
Sur les belles rondeurs de vos merveilleux seins.
Monsieur dit la bergère je suis honnête fille
Et vous me dites là des paroles gentilles
Qu’il me faut repousser car pucelle très sage
Je tiens à le rester jusqu’à mon mariage.

Déçu, le Chevalier poursuivit son chemin,
Car en homme d’honneur, ne voulait surtout point,
Se montrer un soudard, un rustre malveillant
Violant une donzelle, comme un vil chenapan.

A quelque temps de là, repassant en ces lieux
Il revit de nouveau la bergère aux yeux bleus
Cette jolie Toinon qui avait bien changé
Puisqu’au jour d’aujourd’hui, elle était mariée.
Il n’était plus question d’être fille très sage
D’avoir à préserver un précieux pucelage,
Et se donna alors avec très grande joie
A ce beau Chevalier aperçu autrefois.
Elle offrit son corps nu, son buste plantureux
Son fessier rebondi au charme sulfureux
Ainsi que son minou à la toison velue.
Ils vécurent tous deux à l’ombre des feuillus
Des galops licencieux, des courses endiablées
Qui les menèrent ainsi à la félicité.
Et quand le Chevalier modérait la cadence
D’une bouche goulue, Toinon faisait bombance
Et redonnait au vit la vigueur nécessaire
Pour prolonger encor, une très tendre guerre.

Ces amours défendues ne durèrent qu’un temps,
Toinon se trouva grosse au cours des mois suivants
Et le fier Chevalier s’éloigna pour chercher
D’autres jolies bergères, d’autres sublimes fées
Des Mahaut, Isabelle, Sidonie ou Iseut
Aux appâts opulents et aux jolis yeux bleus.
Raimondo – 2016

 

Actu-m’en diras tant Décembre 2017

Posted in Actualités & hors-série on décembre 10th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

Acacadémie: Le fauteuil 12 de Monsieur D’Ormesson venant de se libérer, il est tout à fait naturel (je dirais même évident) que Raimondo postule à l’immortalité. N’en avait-il d’ailleurs pas affirmé cette légitime intention en Juillet 2010 ! Je vous rafraîchis la mémoire avec ce lien dont vous voudrez bien reprendre connaissance du dernier poème. Ah mais !:

 https://gigaproduction.fr/2010/07/20/trio-de-comiques-oulibouffiens-en-delire/

Jauni: Ceux qui l’aimaient sont inconsolables et auraient souhaité des obsèques nationales avec entrée au Panthéon in petto (J’ai même vu et entendu à la télé un blaireau qui souhaitait que la date de son décès devienne un jour férié dans l’avenir _ Authentique !_). Ceux qui ne l’aimaient pas, ont repris deux fois des moules ce jour-là !

Et puis, il y avait des gens, dont je fais partie, qui reconnaissaient à l’artiste ses talents indéniables de showman qui ne trichait pas dans ses spectacles mais qui, pour l’intellect du bonhomme, lui préféraient le QI d’un pangolin malais…

 

 

 

Viviane 23

Posted in Oulibouf on décembre 10th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Chapitre 3 : Anet

 Charles de Rambures repose, après la délicieuse galanterie que Viviane lui a offerte. Comme tous les amants, il somnole, les sens apaisés. A la porte de la chambre Albin, le majordome,  frappe toujours, discrètement et Viviane se décide  à l’introduire afin de se renseigner sur le mystérieux cavalier qui demande à être reçu par le maitre de séant.  C’est à ce moment qu’elle se rend compte de sa nudité. A peine couvre-t-elle ses seins avec ses bras croisés sur son buste ; il est vrai qu’à l’époque, la pudeur n’avait rien d’aussi rigoureux que dans les siècles suivants. Quand au majordome, en serviteur stylé, il fait celui qui n’a rien remarqué, même s’il a tout vu.

  • Dites-moi, cet inconnu serait-il un militaire chargé d’apporter quelque message du Roi ?
  • Que nenni, Madame Viviane, c’est un manant, un grand homme aux cheveux roux qui monte un gros percheron au pelage clair.

Cette sommaire description alerte aussitôt Viviane. Elle subodore la venue inopinée de son mari et cela ne lui dit rien qui vaille.

  • Laissez attendre ce visiteur et ne faites surtout pas baisser le pont levis avant d’en recevoir l’ordre du Comte.

Viviane s’en revient auprès de Charles et avec douceur, le tire de son sommeil. Il lui sourit, prêt à reprendre le délicieux combat amoureux ; ses mains déjà s’égarent sur les délicieux tétons qu’il titille avec ferveur. Mais Viviane met vite fin à ces caresses pour l’entretenir du visiteur, qu’il avait d’ailleurs complètement banni de son esprit pour ne retenir que les belles images des délicieux moments qu’il vient de vivre.

  • Charles, je t’en prie, sois sérieux ; je crains que le visiteur qui demande à te voir ne soit mon mari.
  • Comment cela se pourrait-il, puisque tu ne l’as pas averti de ta venue ici.
  • Bien sûr, mais Jacquotte était au courant.
  • Donc elle le lui a dit.
  • C’est impossible ; je connais ma Jacquotte, elle sait garder un secret. Je crains cependant qu’il n’ait usé de la force pour la faire parler.
  • Et bien je vais recevoir cet individu et si, comme tu le crains il s’agit de ton mari, je me charge de lui faire dire ce qui s’est réellement passé.

Charles de Rambures donne ordre de relever le pont levis et laisse entrer le visiteur qu’il va recevoir dans la salle des gardes, où se tiennent quelques écuyers  chargés de la sécurité du manoir.  Abel Lerouge, car c’est bien lui, usant d’un ton arrogant, annonce sans ambages l’objet de sa venue.

  • Je suis venu chercher mon épouse qui d’après mes renseignements se trouve ici.
  • Et qui tenez-vous ces renseignements ?
  • D’une folle sorcière qui a cru me berner, mais que j’ai réussi à faire parler, pour tout vous dire.
  • Je vois, répond laconiquement Rambures, je vois…

C’est bien ce que craignait Viviane, Lerouge a fait usage de la force pour faire parler Jacquotte. Dans l’immédiat, en entendant de prendre une décision, Charles de Rambures offre à Lerouge asile dans les oubliettes du sous sol, emmené manu militari par les gardes,  malgré ses hurlements de colère.

  • Tu vois Lerouge, moi aussi je sais user de la force !

Apprenant cette nouvelle et craignant qu’il ne soit arrivé quelque chose de grave à son amie Jacquotte, Viviane décide de partir sur le champ pour Anet, malgré l’heure tardive.  Charles tente de l’en dissuader ; en cette période de guerre, les chemins ne sont pas sûrs et il craint qu’elle ne  fasse en cours de route quelque mauvaise rencontre. Il éprouve pour cette femme, et c’est bien la première fois qu’un tel sentiment s’éveille en lui,  un intérêt certain qui le pousse à veiller à son bien-être. Jusqu’ici les femmes n’ont été pour lui qu’un heureux moyen de libérer ses pulsions, mais il doit reconnaitre qu’avec Viviane, outre le plaisir procuré par une brûlante intimité, s’ajoute quelque chose de plus profond. Finalement, il décide de l’accompagner jusqu’à Anet, avec une escorte de cavaliers, avant que de rejoindre l’armée royale qui doit pour l’heure cantonner autour de  la capitale.

Quelques jours plus tard, la petite troupe se retrouve à Anet. Viviane s’est révélé durant le voyage une excellente cavalière ; très tôt son père l’a initié à l’équitation et la longue chevauchée de Rambures à Anet n’a rien pour la rebuter, d’autant qu’elle a hâte de retrouver son amie pour laquelle elle se fait du souci. Il a cependant fallu faire quelques étapes, au cours desquelles, Charles et Viviane ont vécu quelques intimes moments dans les diverses auberges croisées en chemin.

Ils ne savent pas qu’à l’ avenir, ils n’auront plus jamais l’occasion de se revoir et que leur belle amourette n’était pas destinée à durer.

***

  • Viviane, ma belle, tu es revenue.
  • Tu ne crois tout de même pas que j’allais te laisser seule après avoir appris que Lerouge avait usé de violence envers toi.
  • Surtout envers mon chien, mon fidèle compagnon.

Et devant l’air étonné de Viviane, Jacquotte conte les pénibles évènements qui se sont déroulés.

Dès qu’il s’est aperçu de ta disparition, Lerouge après t’avoir vainement recherché ici, s’est dirigé sur Paris où se trouvaient les troupes du roi Henri. Bien sûr il ne t’y trouva pas. Il pensa alors, connaissant nos liens d’amitié, que je devais en savoir plus sur ton absence soudaine. Durant des jours il me harcela, usa même de violence, pour me faire parler et savoir ce que tu étais devenue. Fort heureusement, mon chien Pataud se trouvait à portée chaque fois que Lerouge devenait trop menaçant.

C’est les yeux en larmes que Jacquotte poursuivit son récit.

Un matin il se présenta. Pataud n’était pas là ; j’ai pensé qu’il était parti faire son petit tour matinal. En fait, Lerouge avait réussi à le capturer à l’aide d’un piège à loup et il me mit le marché  en main : me dire où tu étais ou ne plus revoir mon chien.

J’ai bêtement cédé.

Je dis bien  » bêtement », car ton infâme mari, satisfait de savoir où tu te trouvais, est reparti sans me faire savoir ou se trouvait mon chien, que je n’ai d’ailleurs jamais retrouvé malgré mes longues recherches.

Jacquotte était inconsolable d’avoir, selon elle, trahie son amie, en dévoilant l’endroit où elle se cachait. Viviane, la  serra tendrement dans ses bras afin de la consoler et pour bien lui montrer qu’elle n’avait pour elle aucun ressentiment.

– Tu n’a rien à te reprocher, ma petite Jacquotte. Je connais les façons d’agir de  Lerouge ; il est capable de toutes les ruses, de toutes les vilénies et tous les actes les plus malveillants. Actuellement, dans un cul de basse fosse, il est en train d’expier ses méfaits.

– Ne crains-tu qu’il revienne un jour et qu’il se venge ?

– Son sort m’importe peu et je ne crains ni sa colère ni ses représailles ; je  suis ici  de passage, je voulais avant tout avoir de tes nouvelles, et d’ici quelques jours, je partirai vers d’autres lieux, là où le destin me guidera…

***

Au château d’Anet, la vie a repris. Marie d’Elbeuf, est revenue s’y réfugier. Son époux,  Charles de Lorraine, duc d’Aumale,  héritier  des lieux faisait partie des ligueur ; il a  été fait prisonnier à la bataille d’Ivry et  elle attend son retour, alors qu’il  moisit actuellement dans une forteresse de flandrienne. Marie, est désemparée. Issue d’une branche cadette de la prestigieuse maison de Lorraine, elle n’est guère fortunée et son mari guerroyant depuis des années a dilapidé une grande partie de ses biens. Le château d’Anet est actuellement son refuge, où elle vit chichement, avec quelques serviteurs.

Abel Lerouge, régisseur des lieux qui en  assurait l’intendance ayant disparu, Marie est bien désemparée. Viviane, tenue par Jacquotte au courant de cette situation, prend alors l’initiative de proposer ses services à cette noble dame qui l’accueille avec grand plaisir, assurée de trouver en elle une femme pleine d’initiative qui lui sera d’une aide précieuse, voire indispensable.

  • Il est temps que cessent ces guerres de religion n’apportant que le malheur dans le royaume et que nous reprenions une vie heureuse comme autrefois.
  • Madame, je pense qu’il faut faire confiance à notre Roi Henri pour ramener la paix.
  • Je vous en prie, ne me parlez pas de ce huguenot de malheur. Il est grand temps que nos ligueurs mettent fin à sa chevauchée.

Cette réflexion, bien sûr, n’est pas du goût de Viviane. Le roi Henri reste pour elle un intime souvenir, qu’elle n’est pas prête d’oublier. Il lui importe peu qu’il soit catholique ou protestant, il reste pour elle le merveilleux amant qui lui a fait découvrir les délices de l’amour et les voies du plaisir.  Elle se demande durant quelques instants, si elle a eu raison de proposer ses services à cette femme aux idées différente des siennes ; mais, et c’est là l’un des atouts de son caractère, elle sait, quand il le faut,  prendre le temps de forger la bonne décision. Pour l’heure, oubliant les querelles de religion, elle décide de rester auprès de Marie d’Elbeuf, remettant au moment venu, la poursuite de son destin.

Cette sage décision fut pour tous la meilleure qui soit. La vie au château se fit plus radieuse ; le personnel reconnut en Viviane une maitresse femme et la duchesse d’Aumale, titre conféré par son mariage se fit plus  amicale avec elle, malgré leurs opinions différentes en matière de religion.

La vie coulait allègrement quand un soir, se présenta au domaine, Albin le majordome de Charles de Rambures. Son maitre, avait rejoint les troupes royales et l’avait chargé d’apporter à Viviane quelques nouvelles de son mari. La longue détention dans les oubliettes avait quelque peu troublé l’esprit de Lerouge frappé de folie  douce, la danse de saint Guy comme on disait alors.  On décida de le libérer et le pauvre hère poursuivit sa misérable existence, mendiant sa pitance ça et là, auprès des paysans qui l’avaient pris en pitié.

La nouvelle ne toucha pas spécialement Viviane mais elle  n’eut   pas  le cœur de s’en réjouir. On lui avait imposé cet homme qui n’avait pas sut lui apporter sinon le bonheur, du moins la quiétude ; une page de sa vie était tournée et quant à l’avenir, elle s’en remettait au destin.

La présence d’Albin, lui rappela quelques souvenirs et en particulier, ce jour où il vint annoncer à son maitre, l’arrivée d’un visiteur. Elle revit le moment où, toute nue, elle l’introduisit dans la chambre royale où avec Charles elle venait de vivre quelques savoureux  instants. Des évocations coquines surgirent dans son esprit. Elle remarqua alors que ce majordome, qui pouvait avoir une petite quarantaine d’année, n’était pas vilain garçon et sentit s’éveiller en elle un petit frisson délicieux. Depuis longtemps elle n’avait pas fait l’amour, aucune main d’homme n’avait effleuré son corps, caressé sa peau et cajolé son intimité. Elle se rendit compte soudainement de ce manque.

La nuit suivante Viviane n’hésita pas à gagner la couche d’Albin qui la reçut quelque peu étonné, certes, mais sans rechigner à ce bonheur soudain qu’il apprécia à sa juste valeur, avec un remarquable savoir-faire.

Il faut avouer qu’ils dormirent peu cette nuit là…

Raimondo – 2017 – À suivre

Blagues Décembre 2017

Posted in Actualités & hors-série on décembre 1st, 2017 by gerard – Be the first to comment

titre

Hors-série Belle famille 01

Posted in Actualités & hors-série on décembre 1st, 2017 by gerard – Be the first to comment