Oulibouf

Raimondorama 30

Posted in Oulibouf on février 20th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Un léger voile de nostalgie pour ce volet très éclectique des oeuvres du poète de Vincennes. Voici donc quatre petites pièces, deux en prose où notre ami fait sa propre introspection (toujours dans l’humour bien évidemment) et deux en vers. Comme dans l’une cette chère tante Emma n’est pas nommément désignée, je me suis permis de l’inclure ici. Par contre, je parlais de « nostalgie » car vous trouverez en premier le dernier des poèmes de Raimondo concernant « ceux de la Haute ». Ce fut une belle épopée, merci l’ami ! Place à partir du prochain mois à toutes les fredaines de tante Emma !

Les belles aventures du Baron
C’était un petit noble, il n’était que Baron
Mais il était connu dans toute la région
Pour sa belle prestance et son regard charmeur
Qui subjuguait les femmes et retournait leur cœur.
Elles appréciaient en lui son imagination
Son esprit d’entreprise et ses belles façons.

Il avait à quinze ans perdu son pucelage
Avec sa tante Olga, peut-être d’un autre âge,
Mais qui lui inculqua les premiers rudiments
De l’art du bien baiser avec tempérament
En usant de finesse ainsi que de doigté,
Un art qu’il assura avec dextérité.
Après la tante Olga, il connu la Comtesse
Une femme dodue aux opulentes fesses
Entre lesquelles, bien sûr, au cours d’une levrette
Il connu les plaisirs charmants de l’enculette ;
Il vécu des moments de folle exaltation
Caressant tendrement son tout petit bouton
Glissant un doigt curieux dans une intimité
Chaude, toujours avide et prête à s’enflammer.
Avec une Marquise, il tenta divers jeux
L’envol du balbuzard, celui du macareux,
L’intrépide parcours du hussard triomphant
Et la biche aux abois sous le chêne bruissant
Parfois, pour se changer, avec une soubrette,
Il mimait le cricri de la bergeronnette
Et il n’hésitait pas avec la chambrière
A tapoter son cul de façon familière
Ou bien à lutiner avec un tendre soin
Les contours généreux de ses opulents seins.
Mais le plus beau fleuron de toutes ses conquêtes
Celle qui le combla d’une façon parfaite
Ce fut une Duchesse, une veuve enfiévrée
Qui depuis fort longtemps se trouvait esseulée
Manquant de réconfort, dont le gentil minou
Attendait vainement qu’on titille son trou.
Son corps manquait d’amour et le Baron combla
L’absence de plaisir qui la minait parfois.
Ce fut une envolée, une joute guerrière
Que l’on renouvela en diverses manières
La duchesse cria si fort sa volupté
Qu’elle réveilla de nuit la domesticité
Et au petit matin, après quelques repos
Il se renouvela d’autres plaisirs nouveaux.

Et c’est de ce temps là que la belle Duchesse
Vint offrir au Baron son titre de noblesse.
Raimondo – 2016

La peste 

Mes recherches sur le Moyen Age, dont je suis fervent adepte m’ont permis de  retrouver cette anecdote d’antan.
En ce village la peste sévissait et chaque matin un tombereau passait de maison en maison pour emporter les corps des défunts de la nuit.
Ce matin-là, une pauvre veuve  héla l’employé pour qu’il prenne son époux qui venait de rendre l’âme. Mais cette femme habitait au bout du village et en arrivant à sa hauteur la carriole funèbre était déjà pleine à ras bord.
–         Je vous le prendrais demain, assura l’employé, aujourd’hui, la place me manque.
Malheureusement, le lendemain le nombre de morts était tel qu’il ne fut pas possible d’emporter le pauvre homme. Et cela dura plusieurs jours.
Alors, la veuve se fit pressante :
–         Il faut emmener ce corps qui commence à sentir, déclara-t-elle entre deux sanglots.
Le croque-mort manquant toujours de place, se montra accommodant.
–         C’est entendu, je prends le corps de votre mari, et à la place, je vous en laisse un, plus frais…

Sébastien
Mais enfin, Sébastien, qu’avez-vous aujourd’hui ?
Votre vit est bien mou et assez riquiqui ;
Vous, qui à l’ordinaire êtes si chaleureux
Vous êtes en ce jour d’hui pour le moins paresseux ;
Je vous fais cependant de tendres gâteries,
Mes mains ne chôment pas et ma bouche en folie
S’anime éperdument avec grande passion
Afin de provoquer une belle érection ;
Et malgré tout cela votre bite amollie
Ne prédispose pas à d’ardentes folies.
Vous recevant ce jour, j’imaginais déjà
Nos étreintes à venir, nos délirants ébats ;
Je nous voyais alors, suivant nos habitudes,
Atteignant les sommets de la béatitude,
Nous montrant belliqueux, osant d’ardents tournois,
Comme ceux des uhlans ou des bretteurs chinois.
J’imaginais bien sûr, nos trêves passagères
Afin de préparer d’autres joutes guerrières,
Et reprendre un combat toujours aussi vaillant,
Tel les preux chevaliers Olivier et Roland.
Croyez-le Sébastien, j’avais cela en tête
Et je me préparais pour une belle fête ;
Mais je ne trouve ici qu’un sexe bien flaccide
Laissant mon corps sans joie, et mon minou languide.

Sébastien ce jour là n’était guère dispos,
Il venait de quitter la coquine Margot
Une fieffée luronne, une dévergondée
Qui, durant un moment l’avait bien épuisé.
Raimondo – 2017

 

Voici les réflexions d’un psychologue au sujet de Raimondo.
Je ne sais quelle idée m’a traversé l’esprit en me substituant à un praticien et en rédigeant à sa place un rapport médical circonstancié.
En ce moment, le région subit un maussade climat qui limite mes sorties. Confiné dans mon 6e étage et comme il n’y a plus de Tour de France à la Télé, alors j’écris, des conneries certes, mais cela passe le temps.
Ciao. A plus. Raimondo _ 2017

Lettre du Dr X, psychiatre, envoyé à la rédaction de Giga Production.
Je reçois, à la demande de sa famille, un octogénaire assez fantasque qui se fait appeler RAIMONDO dans les colonnes de votre magnifique site.
Ce client que je reçois très régulièrement me parait être un cas très intéressant pour le praticien que je suis. J’ai pris connaissance de ses écrits : les aventures d’Emeline et Adalbert, celles de diverses héroïnes prénommées Viviane qui nous ont transportés dans les temps anciens avec un certain brio, faute d’un brio certain. On y conte les pittoresques aventures d’imaginaires personnages à la vie sexuelle débridée. Hommes ou femmes, rois ou reines, soubrettes, bourgeoises ou nobles dames, toutes et tous semblent destinés à se donner du bon temps, en d’autre termes à copuler allègrement. Outre ces aventures picaresques, Raimondo s’est lancé dans la poésie érotique : des vers de mirliton déroulent en alexandrins les chauds moments de la vie sexuelle des uns et des autres.
Le cas de ce client, ne me laisse aucun espoir, vu son grand âge, d’envisager une quelconque guérison, j’entends par là, le souci de faire de lui un écrivain policé, capable de narrer de belles histoires qui feraient rêver l’adolescente boutonneuse, la ménagère de cinquante ans voire la femme du troisième âge nostalgique de ses aventures passées. Impossible de lui voir rédiger en alexandrins ou en octosyllabes des poésies d’une autre envolée lyrique, rappelant les fiers poètes de notre belle littérature.
Toutefois, je ne peux m’empêcher de le faire remarquer, je dois avouer qu’il m’est souvent arrivé de sourire en prenant connaissance des folles aventures de nos lubriques comtesses ou des baronnes voluptueuses. Je ne veux pas non plus oublier la très coquine Tante Emma, dépuceleuse de neveux, consolatrice des affligés du sexe, rénovatrice du kamasoutra, qui devrait faire date dans l’évolution de la sexologie. Cela me permet de reconnaitre que ce Raimondo, apporte, et à la science et à la littérature, le souffle nouveau qui leur faisait encore défaut dans ce 21e siècle dont la rénovation ne semble pas inutile.
Monsieur le rédacteur en chef de Gigaproduction, je soumets à votre diligente attention l’avis que je porte sur cet écrivain. Raimondo nous abreuve de quelques drôleries qui ne sont pas inutiles en cette morose période que traverse notre pays ; aussi, vous conseillé-je de ne point vous départir de ce fantasque mais génial écrivaillon. Je pense même qu’il ne faut pas hésiter à divulguer intensément ses écrits afin, comme on le dit parfois, que nul n’ignore.
Docteur X
Psychiatre.

Je suis absolument d’accord ! Et je conclurais finement (Gérard):

Viviane 24

Posted in Oulibouf on février 10th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Chapitre 4 : Paris 

Quelques années ont passé.

Viviane a atteint  la trentaine. La maturité a effacé ses traits juvéniles pour faire place à une  jolie femme que le temps a façonnée et embellie. Semblable à ces femmes de la Bible, la Salomé d’autrefois, s’est transformée en une Judith remplie   d’expérience et ce qui ne gâte rien, pleine d’attraits. Elle ne manque  pas de courtisans et répond très volontiers aux avances que sa beauté suscite.

Précisément, ce soir, dans les bras de Mattéo, son actuel amant, elle vit une passion  délicieuse  au cours de laquelle elle n’hésite pas à user d’une nouvelle caresse qui s’est répandue depuis la venue  en France de mercenaires espagnols. Viviane offre sa splendide poitrine et accueille en son sillon mammaire un sexe qui sollicite sa dose de caresse. Mattéo est jeune, plein de vie, plein d’envies. Faire l’amour avec lui, apporte à Viviane le savoureux frisson que son corps réclame sans cesse. C’est un artiste peintre en devenir ; ce florentin est  de passage à Paris avant  de rejoindre, pour parfaire son apprentissage, les ateliers flamands, dont la renommée est parvenue jusqu’en Toscane où il est né.

Viviane l’a  rencontré à Paris au cours des fêtes somptueuses données lors de la naissance du dauphin Louis, en ce mois de septembre 1601. Après l’époque troublée des luttes religieuses, Henri IV à ramené la paix et la concorde dans le royaume. Il s’est converti au catholicisme, il a octroyé l’Edit de Nantes aux protestants, on peut donc désormais songer en toute quiétude à « la poule au pot », excellente gâterie dominicale instituée par le Roi.

Marie d’Elbeuf ayant quitté son château d’Anet, Viviane ne se trouvant  plus utile en ces lieux,  décida de poursuivre sa vie dans la capitale. Après des débuts difficiles, au cours desquels elle vécut de petits métiers tout justes suffisants pour lui permettre de vivre chichement, le destin l’a conduite vers le quartier de l’Arsenal où réside le grand argentier du royaume, Sully, croisé a Anet après la bataille d’Ivry. Elle songe donc à solliciter son aide pour obtenir une audience auprès du roi. Sully l’a reconnue ; par principe, il se méfie toujours des anciennes maitresses de son maitre qui sollicitent quelques faveurs, en souvenir, voire en paiement des moments intimes qu’elles ont offerts à leur souverain. Mais aujourd’hui il  se laisse toucher par Viviane, encore plus belle qu’autrefois, du temps où elle  soigna  avec succès le brave Rambures, sauveur du roi à la bataille d’Ivry.

Sully a fait part au souverain de cette visite. Henri, se souvenant de cette gentille femme, docile, à laquelle il avait appris quelques jolies figures de l’Arétin et qui, se souvenait-il savait utiliser sa bouche avec maestria, demanda à son ami Sully de bien vouloir octroyer à Viviane une petit pension, en récompense de services rendus au royaume. L’expression fit rire le roi, mais Sully soucieux des deniers dont il avait la garde, ne partagea pas cette hilarité. Il s’exécuta néanmoins rendant la vie de Viviane plus sereine.

Ce soir, avec Mattéo, après de nombreux intermèdes amoureux, dans un moment de quiétude, elle réfléchit à la proposition que ce dernier lui a faite : l’accompagner dans son périple auprès des peintres flamands. Elle est assez favorable à ce genre de suggestion, encore que… La nuit portant conseil, et suivant son habitude elle se retourne pour dormir sur le ventre ; cette position laissant apercevoir la troublante courbure de ses reins et deux voluptueuses fesses rondes qui donnent  à Mattéo quelques libidineuses pensées.

  • — Cara mia, ton joli pétit cul, il est magnifico !… Jé peux ?
  • — Non
  • — Uné fois, jé t’en prie.
  • — Non et non, profère Viviane d’une voix ferme.

En amour, aucune caresse ne lui déplait, aucun geste  ne la rebute, sauf, celle que Mattéo désire en cet instant et qui reste l’apanage des professionnelles ou des bourgeoises qui veulent éviter une maternité lorsqu’elles s’offrent à un amant.

  • — Tou sais, cara mia, à Firenze, la signora Rénata….
  • — Tu me l’a déjà, mais ici, on est à Paris et je ne suis pas  » la signora Rénata ». Je suis ravie que mes fesses te plaisent ; j’aime quand tu les caresses, lorsque tu les couvres de tes baisers empressés, mais ne m’en demande pas plus et ne t’avise surtout pas à laisser trainer, ne serait-ce qu’un doigt, vers cet antre que « la signora Rénata » offre à tout venant.

Devant cette fin de non recevoir, Mattéo devra se contenter de lover contre ces douces et attirantes rondeurs, un sexe quémandeur. Par de doux mouvements de son corps, Viviane l’aidera à faire naitre l’exaltation qu’il recherche avant de sombrer dans un sommeil réparateur, après ces longues heures de jeux amoureux.

Quelques jours plus tard, alors que nos deux tourtereaux se préparaient à gagner la  Flandre, Viviane se rendit compte qu’elle était enceinte. Lorsqu’elle vivait auprès de Jacquotte, celle-ci lui fournissait des plantes pouvant mettre fin à une grossesse non désirée ; mais aujourd’hui elle est seule, son amie ayant quitté depuis quelques années déjà le monde des vivants.

A n’en pas douter, Mattéo est le père de cet enfant.

Tous deux s’étaient rencontrés, par hasard, sur le chantier qui faisait alors la curiosité des parisiens : l’édification d’un pont de pierre, qu’on appelait déjà le Pont Neuf, à l’extrémité de l’ile de la cité. Mis en œuvre à l’initiative du roi Henri III, les travaux avaient cessés durant la période des guerres de religion mais dès son entrée dans la capitale, Henri IV avait remis ce projet à l’ordre du jour.

Viviane avait remarqué ce beau garçon, venu se rendre compte de l’avancée des travaux et qui lui avait fait compliments sur sa beauté, sur l’éclat de son sourire, sur la blondeur de ses cheveux, sur son élégance ;  bref, il la dragua avec le savoir faire de ces éternels conquérants d’au-delà les Alpes. Les jours suivants, ils se retrouvèrent à plusieurs reprises, Mattéo se faisant de plus en plus empressé ; comme tous ces florentins il parlait avec ses mains qui, de policées devinrent entreprenantes, et une nuit ils firent plus ample connaissance sur un lit douillet. Ils échangèrent les caresses les plus tendres, les plus folles ; ils ne se quittèrent plus, évoquant même un avenir commun.

L’honnêteté de Viviane, lui faisait obligation d’annoncer à Mattéo, sa paternité, ne serait-ce que pour l’en informer. Il ne chercha à se disculper, comme auraient tendance  à le faire certains jolis-cœur, mais quelques jours plus tard, il disparut. Un gamin apporta à Viviane une missive succincte :

 » Tu aurais dû faire comme la Signora Renata… »

Cette boutade provoqua chez Viviane, un léger sourire, tout aussitôt suivi d’un rictus de tristesse. Elle avait perdu un compagnon avec lequel elle aurait aimé parcourir un bout de chemin. Sa maternité devait la rendre plus sage : elle s’abstint désormais  de tout contact avec les hommes  et lorsque ses sens la tracassaient par trop, elle s’en arrangeait comme savent si bien le faire en pareille situation tous les êtres humains quel que soit leur sexe.

Mattéo resta quelques années à Anvers dans l’atelier florissant de Brueghel le Jeune, dont les thèmes picturaux étaient à l’époque très demandés par une riche bourgeoisie commerçante. Il batifola quelque peu avec Maria, la sœur du peintre, une grassouillette flamande ayant sans doute des idées plus larges que Viviane en matière de caresses amoureuses. Cependant, Florence venant à lui manquer il déserta après quelques années les brumes du nord pour retrouver la douceur du climat toscan. L’Histoire n’a point retenu s’il y retrouva la Signora Renata…

***

Au printemps de l’année 1602, devant la porte du couvent de l’abbaye St Pierre de Montmartre, on  découvrit un couffin d’osier dans lequel sommeillait un joli poupon de quelques semaines, sous les langes duquel on trouva une lettre, qui devait sans doute donner quelques explications sur la provenance de cet enfançon. La sœur tourière prévint l’abbesse Marie-Catherine de Beauvilliers qui, dans l’immédiat mit à l’abri cet enfançon, le confiant au soin des religieuses du couvent.

L’Abbesse prit connaissance de la lettre, et dès les première lignes fut frappée par la teneur du message qu’elle contenait :

« Madame, tout comme vous, j’ai été la maitresse de notre Roi Henri, du temps où il guerroyait pour conquérir Paris… »

Ce début évoqua chez la nonne, quelques souvenirs intimes, que son esprit ne parvenait pas à oublier. A l’époque, elle n’avait pas 20 ans, et assurait son noviciat, ayant dû suivre l’injonction familiale qui la destinait à l’état monacal, alors que son jeune corps réclamait assurément d’autres conditions de vie. Le fringant Henri, qui avait établi son quartier général en l’abbaye de Montmartre, n’eut aucune difficulté à prendre dans ses filets cette jolie religieuse, qui découvrait soudain, d’autres joies de l’existence.

Malheureusement pour elle, le volage amant pris par d’autres projets s’éloigna. En remerciement cependant,  c’est là une des ses remarquables façon de se comporter avec une certaine élégance, il souhaita et obtint que cette religieuse, née de noble famille prenne, malgré son jeune âge, la direction de ce couvent et en devint donc l’Abbesse.

 » Je confie à vos soins cet enfant de l’amour, qui n’est pas l’œuvre de notre Roi, mais celui d’un peintre qui a fait vibrer mon cœur et mes sens, durant de merveilleuses semaines. Je vais me fondre désormais dans quelque couvent hospitalier de ma province natale, où je veux me rendre utile aux malades, afin d’expier mes fautes.

Madame, nous avons vécu des circonstances semblables auprès d’un grand monarque, perpétuel amoureux des femmes, de toutes les femmes. Ces imprévus de la vie ne peuvent que nous rapprocher et je reste persuadée  que cela vous incitera à prendre soin de celle qui porte mon prénom : VIVIANE ».

Marie-Catherine de Beauvilliers fut touchée par le contenu de cette lettre et durant de longues minutes resta immobile, l’esprit embrumé de souvenirs. Elle songeait à l’avenir de cet enfant que le destin lui avait confié, sans trop savoir quelle initiative prendre. Dans l’immédiat cependant, elle désira voir ce bébé tombé du ciel, en un lieu où d’ordinaire la présence des enfants n’est pas envisagée.

Sœur Marie-Christine, qui avait autrefois été maman avant de d’endosser la bure monacale  s’était occupée de la petite Viviane.  L’Abbesse découvrit une gracieuse fillette repue par le  biberon qui lui avait été donné, entourée de langes propres, souriant aux anges.

  • — Elle est belle, n’est-ce pas ma Mère, constatèrent quelques nonnes que la curiosité appelait pour découvrir cette nouvelle pensionnaire.

L’Abbesse se contenta de sourire, sans laisser paraitre sur son visage le moindre objet de ses intimes pensées. Peut-être regrettait-elle à cet instant  de n’avoir jamais à connaitre les joies de la maternité. Sœur Marie-Christine profita de sa présence, pour lui  remettre un petit cadre en bois de conception très rudimentaire qu’on avait trouvé dans le fond du berceau.

L’Abbesse, put lire, gravé dans le bois :

« VIVIANE 1602 »

Et en dessous :

« Mattéo ROSSELLI ».

Raimondo – 2018 (à suivre)

 

Raimondorama 29

Posted in Oulibouf on janvier 20th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Retrouvez une fois de plus, pour votre plus grand plaisir, les frasques de notre vaillante Tante Emma. Merci Raimondo !

Anniversaire

Tante Emma ce jour-là était toute pimpante,
Elle avait revêtu une robe amarante
Dont le décolleté laissait apercevoir
Les rondeurs potelées de ses deux seins en poire.
Comme elle était jolie, malgré ses cinquante ans
Qu’on fêtait ce jour d’hui, en buvant et chantant ;
Elle ne vieillissait pas, malgré le temps qui passe,
Les années sur sa peau n’avaient pas laissé trace,
Son beau corps ravissant, qui restait élancé
Et ne se fanait point en dépit des années,
Excitait les envies de toutes les femelles
Crevant de jalousie tant elle restait belle.
Mais les mâles présents ouvraient très grands les yeux
Constant la beauté qu’ils avaient devant eux.
D’aucuns se souvenaient de ces heureux moments
Où dans l’intimité, elle offrait galamment
Les splendides appâts de son corps délectable
Aux baisers passionnés des bouches insatiables,
Des cousins, des neveux des amis chavirés
A la vue des rondeurs d’un séduisant fessier.
Elle aussi, Tante Emma revit en souvenir
Les gestes délicieux qui l’avaient fait frémir :
Le vol du cormoran de l’obligent Léon
Titillant à loisir son intime bouton
Et le turlututu du tendre Saturnin
Qui parcourait son corps des ses très douces mains.
Elle se remémora ce soir de frénésie
Où l’on imagina d’autres douces folies :
On était à plusieurs et chacun s’efforça
D’apporter de l’allure à ce troublant sabbat,
Sans plus de retenue, sans y mettre de frein,
Et cela perdura jusqu’au petit matin.

Pendant qu’Emma pensait au glorieux passé
Elle aperçut alors parmi les invités
Un vieil oncle impotent avec qui autrefois
Elle avait copulé de très nombreuses fois ;
Assis dans un recoin, il était solitaire,
Il rêvait lui aussi aux ébats de naguère
Avec la belle Emma, jeune fille empressée
Qui lui avait offert sa chaude intimité.
Et c’est en se penchant vers cet octogénaire
Qu’elle laissa entrevoir ses deux globes mammaires ;
L’homme les regarda, un instant fasciné,
Et de sa main tremblante, il put les caresser,
Car Emma en ce jour, permit à ce vieillard,
Une dernière fois, de se montrer paillard.
Raimondo – 2016

Triplette

Ils étaient tous les trois ; il y avait Léon
Que Tante Emma suçait avec application,
Et pour finir Gertrude, cette nièce aux yeux bleus
Qui donc avait pris place en ce jeu délicieux.
Cela s’était produit, de façon spontanée,
Sans trop y réfléchir, sans y avoir pensé,
Tout naturellement, sans chercher de raison.
Réunis ce jour là dans le petit salon
Tous les trois devisaient, de la pluie, du beau temps,
Sirotant calmement des rafraichissements.
Tante Emma tout à coup, allez savoir pourquoi,
Dégrafa le bustier de sa robe de soie
Qui la serrait sans doute un peu trop fortement,
Et laissa entrevoir assez discrètement
Les très belles rondeurs de ses seins généreux.
Léon, il faut le dire, n’en croyait pas ses yeux
Jamais il n’avait vu ces splendides beautés
Dont on apercevait ici les contours peu cachés.
Il ne put résister à déposer sa main
Sur cette blanche chair qu’il entrevit soudain ;
Longuement il palpa l’agréable prestance
De ces rondeurs offertes à sa concupiscence
Et lorsqu’il rencontra un téton érigé
De ses doigts chaleureux il vint le titiller.
Lors, ce fut le début d’un sensuel assaut
Ou chacun à l’amour apporta son écot,
Et c’est ainsi qu’Emma avait de son neveu
Engloutit en sa bouche son sexe impétueux ;
Gertrude en profita, et de sa main replète
Caressa galamment les pendantes roupettes,
Et quant au beau Léon, ses doigts aventureux
Glissaient dans la moiteur de très intimes creux.

Bien sûr on rechercha d’autres jolies façons
D’apporter à autrui de belles sensations,
Et chacun à ces jeux découvrit le bonheur
De donner du plaisir en étant à plusieurs.
On profita bien sûr de l’opportunité
Pour s’adonner au jeu de la flûte enchanté
Ainsi qu’aux facéties du triangle magique,
Position que l’on sait assez acrobatique.
Cela était nouveau pour le jeune Léon,
Mais il en retira maintes satisfactions.
Et sut se comporter en pugnace héros
En tenant bien sa place au sein de ce trio.
Gertrude la première cria sa volupté
Suivie de Tante Emma toute tourneboulée
Quand elle sentit jaillir en sa bouche accueillante
Les jets voluptueux d’une sève brûlante.
Ce fut beau, ce fut bon, cela fut merveilleux
Et l’on recommença par la suite ce jeu
Que Tante Emma apprit à toute la lignée
De ses gentils neveux heureux et enchantés
De découvrir alors un divertissement
Qu’ils léguèrent, bien sûr, à tous leurs descendants.
Raimondo – 2016

Armand

Elle avait pris en bouche le sexe turgescent,
Fièrement redressé de son neveu Armand.
Les effets d’une main au branle savoureux
Avait fait des merveilles sur une bite en feu,
Que Tante Emma ravie suçait avec ardeur
Attendant la venue d’une exquise liqueur.
Alors que Tante Emma suçait le jeune Armand
Celui-ci de ses doigts caressait tendrement
Des seins majestueux aux tétons érigés
Frémissant sous l’effet d’une main passionnée.
Tante Emma appréciait ces doux effleurements
Qui généraient chez elle un frisson bienfaisant,
Et Armand passionné flattait avec chaleur
Ces joyaux de l’amour objets de sa ferveur.
Il arriva enfin ce moment merveilleux
Ou la bouche reçut un philtre liquoreux,
Prélude à des ébats et bien d’autres folies
Que l’on multiplia longuement à l’envi.
On se fit les plaisirs de la bouche en fureur
Le magique galop du petit ramoneur
Et les doigts baladeurs s’en allant rechercher
Un intime recoin qu’on puisse bichonner.
Tante Emma murmura les mots que toute femme
Exprime quand son corps soudainement s’enflamme,
Quand l’amant lui apporte et la sérénité
Et le calme qui nait après la volupté.

Tante Emma reposait tous ses sens assouvis
Mais elle songeait déjà à d’autres griseries
Que l’un de ses neveux lui offrirait demain
Et qu’elle accueillerait avec beaucoup d’entrain.
Raimondo – 2016

La fellation

Elle suçait. Elle avait en bouche une quéquette
Et ses doigts tripotaient de splendides roupettes.
Heureux jour ! Tante Emma se donnait du bon temps
Avec un sien neveu encor adolescent.
Elle suçait. Elle faisait aussi virevolter
Une langue gourmande autour du gland dressé ;
Elle voulait apporter au sexe jeune encor
Un plaisir tout nouveau pour éveiller son corps
Et lui faire découvrir un spasme méconnu.
Elle suçait. Et sa langue autour du vit en rut
Produisait chez l’amant d’étranges sensations
Qui faisaient naitre en lui comme une convulsion.
Alors ses douces mains se mirent à caresser
Les voluptueux seins qui étaient à portée
Afin de les combler par des attouchements,
Source de jouissance et de ravissement.
Elle suçait. Elle suçait toujours. Et tout à coup
Se produisit alors un effet des plus fous :
Le pénis enflammé éjecta une offrande
Que Tante Emma reçut dans sa bouche gourmande
Ravie de recevoir le cadeau merveilleux
Offert par les transports de son jeune neveu.
Et quant à celui-ci, il avait découvert
Le charme inattendu d’un geste similaire.

Un jour il apprendra, qu’à son tour il pourrait
Sur un petit bouton plein de charme et d’attrait
Agir pareillement pour donner du bonheur
En s’aidant au besoin d’un petit doigt frondeur.
Et comme le poète alors on écrira :
Il suçait. Sa langue folâtrait sur Emma…
Raimondo – 2016
P.S. A tout lecteur qui trouverait dans cet écrit une quelconque ressemblance avec« l’Expiation » de Victor Hugo, Raimondo admet qu’on peut faire certains rapprochements dans la métrique, mais on n’égale pas, et de loin, le talent hugolien.

Nicolas

Tante Emma adorait souvent varier les jeux
Et faisait aujourd’hui un joyeux tête-à-queue.
Nicolas ne rechignait pas à la pratique
Offrant avec plaisir une splendide trique
Qu’une bouche suçait avec avidité.
Le neveu détendu se laissait caresser
Tout en faisant aller une langue mutine
Sur le bel abricot de sa jolie tantine.
Les choses allaient ainsi depuis de longs moments
Et chacun appréciait ces délicieux instants,
Que l’on faisait durer afin de mieux goûter
Les effets bienheureux d’une pose appréciée.
On variait le tempo, et du modérato on passait au largo,
Puis du rinforzando au legatissimo.
Et soudain Nicolas, allez savoir pourquoi,
Mordit avec vigueur le cul de Tante Emma ;
Il faut bien l’avouer cette façon de faire
N’était à ce moment pas du tout exemplaire.
Tante Emma étonnée par cette impertinence
Qui n’avait pas lieu d’être en pareille occurrence,
Cessa ses gâteries, tança le délinquant,
Pour l’incongruité du geste malséant :
Nicolas, mon neveu, dit-elle courroucée
On ne mord pas un cul lorsqu’on se fait sucer
Il vous faut en amour respecter les usages,
Et non vous comporter d’une façon sauvage
Ainsi que vous le fîtes en mordant un fessier
Qu’il conviendrait plutôt de devoir caresser.
Cher neveu, vous avez par ce comportement
Rompu le charme exquis de notre jeu galant
Qui devait nous mener à la béatitude
D’une belle façon, variant nos habitudes.
Nicolas tout penaud ne sut que répliquer

Pour calmer la fureur d’une amante offusquée.
Alors, sans hésiter il se montra câlin
Caressant le minou d’une lascive main ;
Puis sa bouche trouva le bouton du plaisir
Qu’elle suça longuement pour le faire frémir
Et Tante Emma bientôt cria sa volupté
Tressaillant de délice et de félicité.
Raimondo – 2016

Olivier

Très chère Tante Emma, s’exclama Olivier
Votre cul généreux très fort me fait bander ;
S’il ne tenait qu’à moi, levant votre jupon,
J’aimerais caresser ce merveilleux fleuron,
Poser sur ces rondeurs une bouche brûlante
Et même le flatter de gâteries ardentes.
*
Voyons mon cher neveu vous avez des propos
Qui ne sont pas de mise, vous êtes encor jeunot
Pour pouvoir accéder à ces jeux libertins,
Attendez quelque peu, vous êtes trop gamin.
*
Je suis jeune, il est vrai mais plein de hardiesse
Et je suis prêt à tout pour montrer mes prouesses ;
J’ai déjà quelquefois laissé trainer mes mains
Sur la belle Sophie au gracieux popotin
Et mes doigts très souvent se sont aventurés
Vers les sombres recoins de la grosse Daphné.
*
Alors mon cher neveu, allez vers ces drôlesses
Dont le cul en son temps attira vos caresses
Mais attendez un peu pour cajoler le mien
Que passent les années, et les choses iront bien.
*
Mais enfin Tante Emma pourquoi agir ainsi,
Me reprocher d’avoir lutiné la Sophie,
Cela est bien patent, votre cul et le sien
N’ont rien de comparables, et vous le savez bien :
Le vôtre est magnifique, aux gracieuses rondeurs,
Il attire les yeux, il fait battre les cœurs,
Il est beau, généreux, il a tout pour séduire,

Il fait parti des culs qui vous puissent éblouir ;
Aucun autre il est vrai ne lui est ressemblant
Et il reste pour moi le seul enthousiasmant.
Permettez, je vous prie, à votre adorateur
De vivre auprès de vous un instant de bonheur
Et soyez favorable aux sollicitations
D’un amoureux transi quêtant votre caution.
*
Vous me voyez flattée, votre fougue me plait
Vous avez et le mot et le verbe parfait
Qui plaisent à toute femme lorsque l’on s’ébaubit
Sur les charmes secrets de son anatomie ;
J’ai, mon très cher neveu, rarement entendu
D’aussi jolies paroles au sujet de mon cul.
*
Et c’est ainsi qu’Emma, tantine au cœur troublé,
Par son jeune neveu se fit sodomiser.
Raimondo – 2016

*

Raimondorama 28

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Renouons pour trois poèmes avec ceux de la « Haute », grâce à Raimondo !Histoire du Baron frivole
Il y a bien longtemps, se plaignait la Baronne,
Que vous ne m’avez point chatouillé la friponne ;
Vous le savez pourtant j’adore vos façons
De faire trique minette et titiller mon con.
Serait-il cher époux, par trop vous demander
D’user de votre bite avec assiduité,
Combler tous les désirs d’un corps impétueux
Qui manque trop souvent de vos soins amoureux.
Ainsi, cette Baronne, s’adressant à l’époux,
Souhaitait qu’il envahisse enfin son petit trou
Car depuis de longs jours, cet homme indifférant
Ne lui avait montré le moindre empressement.
Lui qui auparavant, de façon incessante
Promenait sur sa peau une main caressante,
Lui, dont les doigts curieux savaient batifoler
Dans les tendres recoins de son intimité,
Il était devenu, hélas bien négligent
Et sa femme en souffrait alors énormément.

Aux récriminations d’épouse délaissée
Le mari se montra plutôt embarrassé :
Il argua les soucis, osa des arguments
Qui n’étaient pas en fait cause de ses tourments.

Il faut le dire ici, ce frivole Baron
Cocufiait sa Baronne avec une Suzon
Une jolie bergère, au beau cul bien râblé,
Aux seins volumineux, qui l’avait subjugué,
Et depuis quelques temps avec cette coquine
Il jouait fréquemment à branle-moi la pine.
Sous un orme feuillu, à l’abri des regards
Le Baron s’y faisait souvent sucer le dard,
Caresser les roustons, balloter la zézette,
Chevaucher au galop au cours d’une levrette.
Et comme la Suzon en réclamait toujours
A faire des folies on passait tout le jour.
C’est pourquoi le Baron étant exténué
Négligeait son épouse à l’heure du coucher.

Alors elle décida en ces temps de disette
De calmer ses chaleurs avec une branlette,
Mais vite rejeta ce moyen trop factice
Lui préférant plutôt la bite bienfaitrice
Dont le lent va et vient dans son petit minou
Savait la contenter et lui faire un bien fou.
Comme son jardinier était joli garçon
Elle se donna à lui sans faire de façon ;
Il n’était certes pas de souche nobiliaire
Mais avait en amour un joli savoir faire
Qu’admira sans détours madame la Baronne
Devenue avec lui une fieffée luronne.
Ils tentèrent tous deux moult jeux enchanteurs
Comme la mise en bouche, le cricri ravageur,
Le doigt impétueux, l’envol de l’étourneau
Et le franchissement du col de Roncevaux.
Par la suite elle trouva auprès du majordome
Avec lequel parfois elle croquait la pomme
De belles nouveautés pratiquées en souplesse
Sur les rondeurs dodues de ses mignonnes fesses.

Les choses allèrent ainsi, chacun mena sa vie,
Chacun put se complaire au gré de ses envies,
Mais lorsque la Suzon disparut un matin,
Que le pauvre Baron se trouva seul soudain,
La Baronne à son tour se détourna de lui,
Se refusant alors à le prendre en son lit.

Aux récriminations d’un époux délaissé
La femme répliqua de façon éhontée,
Elle argua des soucis, osa des arguments
Qui n’étaient pas en fait cause de ses tourments.
Raimondo – 2016

Le cul de la Grande DuchesseLe Comte était ainsi, il raffolait des culs
Et sa douce Comtesse en était bien pourvue
Avec un gros cul rond dont les fesses exquises
Constituaient pour lui objet de convoitise.
Au cours de la journée, il arrivait souvent
Qu’il tapote des mains ce délicieux séant
Et même quelquefois, soulevant les atours
Ses doigts sur sa peau nue faisaient quelques détours.
La Comtesse appréciait ces tendres privautés
Qui déclenchaient parfois un brin de volupté
Lorsqu’un doigt insistant s’immisçait tout à coup
Dans l’intime chaleur de quelque petit trou.
Oui, mais au fil des temps, le Comte s’aperçut
Qu’autour de lui, des femmes avaient aussi un cul
Dont il souhaitait pouvoir éprouver la souplesse
Par des attouchements ainsi que des caresses
Un soir de carnaval il osa affronter
D’une Grande Duchesse le généreux fessier
Mais le geste déplut et dès le lendemain
Le Grand Duc courroucé envoya ses témoins
Les armes s’exprimèrent et au bois de Meudon
On ferrailla alors pour laver cet affront.

Au cours de ce combat, le Grand Duc fut blessé ;
Il s’avoua vaincu, il en fut mortifié,
Et son épouse alors offrit à son vainqueur
De son généreux cul la sublime douceur.
Raimondo – 2016

La chevauchée du ChevalierOn était en été et la jolie Toinon
Dans les prés du château surveillait ses moutons
Cette accorte bergère avait de grands yeux bleus
Et en divers endroits des appâts plantureux
Faisant la grande joie des petits galopins
Qui subrepticement la regardaient de loin.

Vint à passer par là un pimpant Chevalier
Le fils du Comte Hector Adalbert de Villiers.
Le fringant gentilhomme en voyant la Toinon
Sentit monter en lui un étrange frisson
Et sous sa cote en lin son sexe se raidit
Découvrant les trésors qu’alors il entrevit.
Ma douce lui dit-il, je voudrais un instant
Poser ma bouche en feu sur ces beaux agréments
Et laisser divaguer mes fureteuses mains
Sur les belles rondeurs de vos merveilleux seins.
Monsieur dit la bergère je suis honnête fille
Et vous me dites là des paroles gentilles
Qu’il me faut repousser car pucelle très sage
Je tiens à le rester jusqu’à mon mariage.

Déçu, le Chevalier poursuivit son chemin,
Car en homme d’honneur, ne voulait surtout point,
Se montrer un soudard, un rustre malveillant
Violant une donzelle, comme un vil chenapan.

A quelque temps de là, repassant en ces lieux
Il revit de nouveau la bergère aux yeux bleus
Cette jolie Toinon qui avait bien changé
Puisqu’au jour d’aujourd’hui, elle était mariée.
Il n’était plus question d’être fille très sage
D’avoir à préserver un précieux pucelage,
Et se donna alors avec très grande joie
A ce beau Chevalier aperçu autrefois.
Elle offrit son corps nu, son buste plantureux
Son fessier rebondi au charme sulfureux
Ainsi que son minou à la toison velue.
Ils vécurent tous deux à l’ombre des feuillus
Des galops licencieux, des courses endiablées
Qui les menèrent ainsi à la félicité.
Et quand le Chevalier modérait la cadence
D’une bouche goulue, Toinon faisait bombance
Et redonnait au vit la vigueur nécessaire
Pour prolonger encor, une très tendre guerre.

Ces amours défendues ne durèrent qu’un temps,
Toinon se trouva grosse au cours des mois suivants
Et le fier Chevalier s’éloigna pour chercher
D’autres jolies bergères, d’autres sublimes fées
Des Mahaut, Isabelle, Sidonie ou Iseut
Aux appâts opulents et aux jolis yeux bleus.
Raimondo – 2016

 

Viviane 23

Posted in Oulibouf on décembre 10th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Chapitre 3 : Anet

 Charles de Rambures repose, après la délicieuse galanterie que Viviane lui a offerte. Comme tous les amants, il somnole, les sens apaisés. A la porte de la chambre Albin, le majordome,  frappe toujours, discrètement et Viviane se décide  à l’introduire afin de se renseigner sur le mystérieux cavalier qui demande à être reçu par le maitre de séant.  C’est à ce moment qu’elle se rend compte de sa nudité. A peine couvre-t-elle ses seins avec ses bras croisés sur son buste ; il est vrai qu’à l’époque, la pudeur n’avait rien d’aussi rigoureux que dans les siècles suivants. Quand au majordome, en serviteur stylé, il fait celui qui n’a rien remarqué, même s’il a tout vu.

  • Dites-moi, cet inconnu serait-il un militaire chargé d’apporter quelque message du Roi ?
  • Que nenni, Madame Viviane, c’est un manant, un grand homme aux cheveux roux qui monte un gros percheron au pelage clair.

Cette sommaire description alerte aussitôt Viviane. Elle subodore la venue inopinée de son mari et cela ne lui dit rien qui vaille.

  • Laissez attendre ce visiteur et ne faites surtout pas baisser le pont levis avant d’en recevoir l’ordre du Comte.

Viviane s’en revient auprès de Charles et avec douceur, le tire de son sommeil. Il lui sourit, prêt à reprendre le délicieux combat amoureux ; ses mains déjà s’égarent sur les délicieux tétons qu’il titille avec ferveur. Mais Viviane met vite fin à ces caresses pour l’entretenir du visiteur, qu’il avait d’ailleurs complètement banni de son esprit pour ne retenir que les belles images des délicieux moments qu’il vient de vivre.

  • Charles, je t’en prie, sois sérieux ; je crains que le visiteur qui demande à te voir ne soit mon mari.
  • Comment cela se pourrait-il, puisque tu ne l’as pas averti de ta venue ici.
  • Bien sûr, mais Jacquotte était au courant.
  • Donc elle le lui a dit.
  • C’est impossible ; je connais ma Jacquotte, elle sait garder un secret. Je crains cependant qu’il n’ait usé de la force pour la faire parler.
  • Et bien je vais recevoir cet individu et si, comme tu le crains il s’agit de ton mari, je me charge de lui faire dire ce qui s’est réellement passé.

Charles de Rambures donne ordre de relever le pont levis et laisse entrer le visiteur qu’il va recevoir dans la salle des gardes, où se tiennent quelques écuyers  chargés de la sécurité du manoir.  Abel Lerouge, car c’est bien lui, usant d’un ton arrogant, annonce sans ambages l’objet de sa venue.

  • Je suis venu chercher mon épouse qui d’après mes renseignements se trouve ici.
  • Et qui tenez-vous ces renseignements ?
  • D’une folle sorcière qui a cru me berner, mais que j’ai réussi à faire parler, pour tout vous dire.
  • Je vois, répond laconiquement Rambures, je vois…

C’est bien ce que craignait Viviane, Lerouge a fait usage de la force pour faire parler Jacquotte. Dans l’immédiat, en entendant de prendre une décision, Charles de Rambures offre à Lerouge asile dans les oubliettes du sous sol, emmené manu militari par les gardes,  malgré ses hurlements de colère.

  • Tu vois Lerouge, moi aussi je sais user de la force !

Apprenant cette nouvelle et craignant qu’il ne soit arrivé quelque chose de grave à son amie Jacquotte, Viviane décide de partir sur le champ pour Anet, malgré l’heure tardive.  Charles tente de l’en dissuader ; en cette période de guerre, les chemins ne sont pas sûrs et il craint qu’elle ne  fasse en cours de route quelque mauvaise rencontre. Il éprouve pour cette femme, et c’est bien la première fois qu’un tel sentiment s’éveille en lui,  un intérêt certain qui le pousse à veiller à son bien-être. Jusqu’ici les femmes n’ont été pour lui qu’un heureux moyen de libérer ses pulsions, mais il doit reconnaitre qu’avec Viviane, outre le plaisir procuré par une brûlante intimité, s’ajoute quelque chose de plus profond. Finalement, il décide de l’accompagner jusqu’à Anet, avec une escorte de cavaliers, avant que de rejoindre l’armée royale qui doit pour l’heure cantonner autour de  la capitale.

Quelques jours plus tard, la petite troupe se retrouve à Anet. Viviane s’est révélé durant le voyage une excellente cavalière ; très tôt son père l’a initié à l’équitation et la longue chevauchée de Rambures à Anet n’a rien pour la rebuter, d’autant qu’elle a hâte de retrouver son amie pour laquelle elle se fait du souci. Il a cependant fallu faire quelques étapes, au cours desquelles, Charles et Viviane ont vécu quelques intimes moments dans les diverses auberges croisées en chemin.

Ils ne savent pas qu’à l’ avenir, ils n’auront plus jamais l’occasion de se revoir et que leur belle amourette n’était pas destinée à durer.

***

  • Viviane, ma belle, tu es revenue.
  • Tu ne crois tout de même pas que j’allais te laisser seule après avoir appris que Lerouge avait usé de violence envers toi.
  • Surtout envers mon chien, mon fidèle compagnon.

Et devant l’air étonné de Viviane, Jacquotte conte les pénibles évènements qui se sont déroulés.

Dès qu’il s’est aperçu de ta disparition, Lerouge après t’avoir vainement recherché ici, s’est dirigé sur Paris où se trouvaient les troupes du roi Henri. Bien sûr il ne t’y trouva pas. Il pensa alors, connaissant nos liens d’amitié, que je devais en savoir plus sur ton absence soudaine. Durant des jours il me harcela, usa même de violence, pour me faire parler et savoir ce que tu étais devenue. Fort heureusement, mon chien Pataud se trouvait à portée chaque fois que Lerouge devenait trop menaçant.

C’est les yeux en larmes que Jacquotte poursuivit son récit.

Un matin il se présenta. Pataud n’était pas là ; j’ai pensé qu’il était parti faire son petit tour matinal. En fait, Lerouge avait réussi à le capturer à l’aide d’un piège à loup et il me mit le marché  en main : me dire où tu étais ou ne plus revoir mon chien.

J’ai bêtement cédé.

Je dis bien  » bêtement », car ton infâme mari, satisfait de savoir où tu te trouvais, est reparti sans me faire savoir ou se trouvait mon chien, que je n’ai d’ailleurs jamais retrouvé malgré mes longues recherches.

Jacquotte était inconsolable d’avoir, selon elle, trahie son amie, en dévoilant l’endroit où elle se cachait. Viviane, la  serra tendrement dans ses bras afin de la consoler et pour bien lui montrer qu’elle n’avait pour elle aucun ressentiment.

– Tu n’a rien à te reprocher, ma petite Jacquotte. Je connais les façons d’agir de  Lerouge ; il est capable de toutes les ruses, de toutes les vilénies et tous les actes les plus malveillants. Actuellement, dans un cul de basse fosse, il est en train d’expier ses méfaits.

– Ne crains-tu qu’il revienne un jour et qu’il se venge ?

– Son sort m’importe peu et je ne crains ni sa colère ni ses représailles ; je  suis ici  de passage, je voulais avant tout avoir de tes nouvelles, et d’ici quelques jours, je partirai vers d’autres lieux, là où le destin me guidera…

***

Au château d’Anet, la vie a repris. Marie d’Elbeuf, est revenue s’y réfugier. Son époux,  Charles de Lorraine, duc d’Aumale,  héritier  des lieux faisait partie des ligueur ; il a  été fait prisonnier à la bataille d’Ivry et  elle attend son retour, alors qu’il  moisit actuellement dans une forteresse de flandrienne. Marie, est désemparée. Issue d’une branche cadette de la prestigieuse maison de Lorraine, elle n’est guère fortunée et son mari guerroyant depuis des années a dilapidé une grande partie de ses biens. Le château d’Anet est actuellement son refuge, où elle vit chichement, avec quelques serviteurs.

Abel Lerouge, régisseur des lieux qui en  assurait l’intendance ayant disparu, Marie est bien désemparée. Viviane, tenue par Jacquotte au courant de cette situation, prend alors l’initiative de proposer ses services à cette noble dame qui l’accueille avec grand plaisir, assurée de trouver en elle une femme pleine d’initiative qui lui sera d’une aide précieuse, voire indispensable.

  • Il est temps que cessent ces guerres de religion n’apportant que le malheur dans le royaume et que nous reprenions une vie heureuse comme autrefois.
  • Madame, je pense qu’il faut faire confiance à notre Roi Henri pour ramener la paix.
  • Je vous en prie, ne me parlez pas de ce huguenot de malheur. Il est grand temps que nos ligueurs mettent fin à sa chevauchée.

Cette réflexion, bien sûr, n’est pas du goût de Viviane. Le roi Henri reste pour elle un intime souvenir, qu’elle n’est pas prête d’oublier. Il lui importe peu qu’il soit catholique ou protestant, il reste pour elle le merveilleux amant qui lui a fait découvrir les délices de l’amour et les voies du plaisir.  Elle se demande durant quelques instants, si elle a eu raison de proposer ses services à cette femme aux idées différente des siennes ; mais, et c’est là l’un des atouts de son caractère, elle sait, quand il le faut,  prendre le temps de forger la bonne décision. Pour l’heure, oubliant les querelles de religion, elle décide de rester auprès de Marie d’Elbeuf, remettant au moment venu, la poursuite de son destin.

Cette sage décision fut pour tous la meilleure qui soit. La vie au château se fit plus radieuse ; le personnel reconnut en Viviane une maitresse femme et la duchesse d’Aumale, titre conféré par son mariage se fit plus  amicale avec elle, malgré leurs opinions différentes en matière de religion.

La vie coulait allègrement quand un soir, se présenta au domaine, Albin le majordome de Charles de Rambures. Son maitre, avait rejoint les troupes royales et l’avait chargé d’apporter à Viviane quelques nouvelles de son mari. La longue détention dans les oubliettes avait quelque peu troublé l’esprit de Lerouge frappé de folie  douce, la danse de saint Guy comme on disait alors.  On décida de le libérer et le pauvre hère poursuivit sa misérable existence, mendiant sa pitance ça et là, auprès des paysans qui l’avaient pris en pitié.

La nouvelle ne toucha pas spécialement Viviane mais elle  n’eut   pas  le cœur de s’en réjouir. On lui avait imposé cet homme qui n’avait pas sut lui apporter sinon le bonheur, du moins la quiétude ; une page de sa vie était tournée et quant à l’avenir, elle s’en remettait au destin.

La présence d’Albin, lui rappela quelques souvenirs et en particulier, ce jour où il vint annoncer à son maitre, l’arrivée d’un visiteur. Elle revit le moment où, toute nue, elle l’introduisit dans la chambre royale où avec Charles elle venait de vivre quelques savoureux  instants. Des évocations coquines surgirent dans son esprit. Elle remarqua alors que ce majordome, qui pouvait avoir une petite quarantaine d’année, n’était pas vilain garçon et sentit s’éveiller en elle un petit frisson délicieux. Depuis longtemps elle n’avait pas fait l’amour, aucune main d’homme n’avait effleuré son corps, caressé sa peau et cajolé son intimité. Elle se rendit compte soudainement de ce manque.

La nuit suivante Viviane n’hésita pas à gagner la couche d’Albin qui la reçut quelque peu étonné, certes, mais sans rechigner à ce bonheur soudain qu’il apprécia à sa juste valeur, avec un remarquable savoir-faire.

Il faut avouer qu’ils dormirent peu cette nuit là…

Raimondo – 2017 – À suivre

Raimondorama 27

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Iseut et le Marquis

Le Marquis ce soir là, d’un doigt aventureux
Trouva le trou du cul de la très belle Iseut
La petite lingère qui œuvrait au manoir,
Magnifique  brunette aux très jolis yeux noirs.
Depuis longtemps déjà il se disait qu’un jour
Il lui ferait, c’est sûr, un petit brin de cour,
Quelques câlineries et de tendres caresses,
Un toucher généreux sur ses pulpeuses fesses,
Bref, monsieur le Marquis, d’un œil concupiscent
Avait les yeux rivés sur cette belle enfant.
Tout le monde au château connaissait ses manières
Qui ne déplaisaient pas toujours aux ouvrières.
En d’autres temps déjà, l’adorable Aglaé
Reçu l’insigne l’honneur de le dépuceler
Sidonie le branla et la jolie Suzon
Lui fit connaitre enfin l’art de la fellation.
Et depuis ce jour-là sur la gent féminine
Il avait promenée sa fureteuse pine.
Madame la Marquise connaissait ses  travers
Et surveillait alors cet époux trop pervers ;
Mais ce soir, quelque mal la retenant au lit
Fut la bonne occasion pour le coquin mari.
Au détour d’un couloir menant à la chapelle
Le Marquis se trouva face à Iseut la belle,
Et là, en soulevant sa  robe de pilou
Il promena ses mains sur son petit minou
Caressant longuement la chaude intimité
Qui lui était enfin parvenue à portée.
Poursuivant ses envies l’aventureuse main
S’en alla divaguer vers de nouveaux chemins

Et c’est ainsi qu’un soir la belle Iseut reçu
Du Marquis extasié, le doigt au trou du cul.
Raimondo – 2016

Conte de fée
Comme il se promenait au bord de la rivière
Le Baron aperçut parmi les lavandières
Une fille jolie, superbe jouvencelle
Dont la vue provoqua chez lui des étincelles.
On était en été et son bliaud léger
Laissait apercevoir un beau décolleté
Et des seins généreux à la rondeur sublime
Qui créèrent chez lui une chaleur intime.
Le Baron décida qu’une telle splendeur,
Il devrait tôt ou tard s’en rendre possesseur.
Et dès le lendemain convoqua la jeunette
Dont il souhaitait vraiment chatouiller la minette.
La fille en fut flattée mais son éducation
Ne lui permettait pas telle abomination.
Elle avait autrefois au couvent des oiseaux
Appris à se méfier des péchés capitaux
Et parmi ces travers celui de la luxure
Etait pour la morale la pire des injures ;
Si l’on devait un jour devoir y succomber
C’était en revêtant la robe de mariée…

Les contes quelquefois sont vraiment merveilleux :
Le Baron était veuf et formulait des vœux,
Pour que finisse enfin son morne isolement
Et que son avenir soit enfin souriant.
C’est ainsi que Ninon, modeste lavandière
Epousa le Baron, sans faire de manière.
La Baronne se fit chatouiller la minette,
Et s’ouvrit au plaisir de la douce branlette
Sans oublier, bien sûr, par les soirs de grand vent
L’ardente chevauchée du paladin errant
Ou le râle extasié de la biche aux abois
Accueillant les assauts du pèlerin grivois.
Il arriva qu’un soir, se trompant de chemin,
Le Baron s’égara vers un autre destin
Et que notre Ninon à ce nouveau transport
Connut l’effet puissant de la petite mort.
Pour ces jeux délicieux, lui vinrent des envies
L’index ravageur ou la bouche en folie
Et suprême attention de son buste opulent
Le va et vient heureux de l’hidalgo brulant.

L’histoire ne dit pas si d’autres griseries,
D’autres amusements surgirent en son esprit.
A-t-elle imaginé ? Le saura-t-on jamais ?
Le délicieux plaisir du tisserand lyonnais
Ou celui savoureux et plein de réconfort :
Le merveilleux galop de la femme d’Hector.
Raimondo – 2016

La Grammaire amoureuse
Elles s’étaient mises à deux pour sucer le Baron :
Il y avait Iseut, Comtesse aux cheveux blonds,
Veuve d’un chevalier disparu à la guerre
Et la brune Elodie, la Marquise aux yeux pers,
Aux seins volumineux, au cul épanoui
Qui subjuguait les hommes et leur faisait envie.
Ces femmes étaient amies et durant leur enfance
Elles avaient échangé nombreuses confidences
Partagé des moments de très tendre amitié
Avec des damoiseaux, de jeunes écuyers,
Apprenant de l’amour les jeux de la licence
Qui conduisent à l’ivresse et à la jouissance.
En ce jour, toutes deux, d’une bouche gloutonne,
Dorlotaient le gros vit d’une manière friponne
Caressant doucement de leurs mains indiscrètes,
Avec application, les belles coucougnettes.
Le Baron appréciait ces tendres gâteries
Prélude à d’autres jeux, d’autres câlineries
Qu’il aimait partager, avec ces deux coquines
Capables de combler son exigeante pine.
Ensemble ils conjuguèrent du joli verbe aimer
Tous les modes et les temps, simples ou composés ;
On écrivit l’amour en lettres majuscules
Sans oublier jamais le moindre point-virgule,
Soucieux de rédiger avec un savoir faire
Une œuvre prodigieuse et extraordinaire ;
On varia quelques mots usant de rhétorique
Dont les fleurs jaillissaient de façon frénétique
On peaufina bien sûr la grammaire d’amour
Ajoutant ça et là, quelques beaux calambours,
Un peu de turlutaine, des contrepèteries,
Apportant au plaisir, quelques finasseries ;
Et l’on n’hésita pas parfois à préférer
Le choix très succulent des onomatopées,
Délaissant les pronoms et les prépositions
Et celui trop commun des ternes conjonctions.

Tous les trois paraphèrent le précieux parchemin
A l’encre préférée de tous les libertins.
Raimondo – 2016

Au temps des troubadours
Au château quelquefois passaient des troubadours
Qui venaient réciter poèmes et chants d’amour.
Et ce soir la Baronne fut toute chavirée
Par tant de jolis vers qui l’avait remuée.
Elle invita alors l’auteur des chansonnettes
A venir auprès d’elle en sa chambre discrète.
Longtemps il déclama de langoureux refrains
Qui contaient les amours des joyeux paladins
Des gentils écuyers, des tendres damoiselles,
Ainsi que les ébats des jolies pastourelles.
La Baronne attendrie, oyant ces mélopées
Il lui vint à l’esprit de coquines idées
Elle releva sa robe et son blanc cotillon
Afin d’offrir ses seins et son séduisant con,
A ce barde courtois qui tant l’avait touchée,
Et qu’avec obligeance elle souhaitait remercier.
S’ensuivirent alors des moments merveilleux
Où il se déclina tous les jeux amoureux,
En commençant, bien sûr, avec le trou madame
Suivi du doigt vengeur, pour ranimer les flammes
Et le lent va et vient entre des seins dodus
Avant que d’aborder le gros pétard joufflu.
On y mit de l’ardeur, à défaut de doigté,
Avec la folle envie de bien se tripoter,
De mener au plus haut le plaisir amoureux
Par toutes les actions des gestes sulfureux.
Et si l’on s’octroya quelques menus repos
C’était pour mieux reprendre avec plus d’à-propos.
Durant toute la nuit on fit maintes folies
Se laissant emporter par tant de griserie.

Quand au petit matin il fallu se quitter
Ils prirent encor le temps d’un très tendre aparté :
La Baronne aboucha le membre turgescent
Pendant qu’il suçotait un minou ravissant ;
Et dans la position ainsi entrecroisée
Ils connurent à nouveau l’exquise volupté.
Raimondo – 2016

La fin des croisades
Au temps du Roi Louis le Comte avait lutté
Contre les infidèles avec tous les croisés.
Mais au cours des combats de nombreuses blessures
Avaient marqués son corps de maintes meurtrissures,
Et quand il s’en revint enfin dans son foyer
Le Comte n’était plus le fringant chevalier
Que l’on avait connu et que l’on admirait
Pour sa belle prestance et ses nombreux attraits ;
Sa femme, la Comtesse fut donc fort dépitée
De revoir un époux aussi diminué.
Ayant été blessé au niveau des roupettes
Sa bite n’avait plus l’allure guillerette
Qu’autrefois elle prenait à la moindre occasion
A la vue d’une fesse ou d’un joli téton.
La Comtesse excédée par des mois de disette
Retrouvait un époux en défaut de quéquette,
Alors elle décida qu’il fallait sans tarder
Se trouver un amant qui puisse la combler.
Aussi elle se donna sans faire de manière
A tous ses grands amis de la gent nobiliaire.
Ce fut le Duc Albert, Marquis de Saint Simon,
Qui sut en un instant faire exulter son con,
De ses doigts empressés caressant son minou
Et les abords velus de son tout petit trou.
Puis le Comte Girard à la langue suceuse
Caressa son bouton de façon chaleureuse
Afin de lui donner, par sa douce caresse
Le bonheur d’exulter et de trouver l’ivresse.
Elle s’aperçut trop tard que le fier Enguerrand
Avait avec brio investi son séant ;
Si en un premier temps elle en fut très choquée
En quelques va-et-vient elle put apprécier
Ce geste peu courant qu’elle ne connaissait pas
Mais, il faut l’avouer, très fort la contenta.
Un Baron hidalgo lui suggéra un soir
Qu’avec ses seins pulpeux elle pouvait entrevoir
Cette façon d’aimer qu’on use en sa contrée
Pour réchauffer les bites et les faire exploser.
Et en remercîment pour ces moments exquis
La Comtesse accorda les folles gâteries
D’une bouche goulue dont les pouvoirs magiques
Savait de ses amants mettre fin à leur trique ;
Que ce soit Philémon, Évrard ou Timothée
Par la jolie Comtesse ils se sont fait sucer.

Quand au Comte éclopé, pauvre mari cocu
Aux branches d’un grand chêne un soir il s’est pendu
Et c’est de ce temps-là que les Rois ont cessé
D’aller en Palestine afin de s’y croiser
Raimondo – 2016

 

 

Le Maître du Monde

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2017 by gerard – 1 Comment

Je dédie cette bêtise à mon ami
Adhémar
pour que, de là-haut,
il puisse encore rigoler
un bon coup de nos couillonnades !

« Les cons ça ose tout, c’est même à çà qu’on les reconnait »

(Michel Audiard -« Les tontons flingueurs »-1963)

–0O0–

             Fulgence Cudognoli est né en 1990 à Casamaccioli, dans la haute vallée du Golo, en Haute-Corse. Le recensement de cette année-là indiquait une population de seulement 91 habitants sur tout le territoire de la commune. Autrement dit, un quasi-désert ; de plus, sa situation à l’ubac des hauteurs environnantes n’en faisait pas une villégiature recherchée, on se pelait de froid dès Octobre et ça durait jusqu’en Avril. Le faible nombre d’habitants donnait comme résultat qu’ils étaient tous cousins plus ou moins éloignés ; Fulgence n’échappa pas à ces malédictions liées à la consanguinité. Il était… comment dirais-je… très « Forrest Gump » si vous voyez ce que je veux vous faire comprendre, et même avec un cran nettement au-dessous du héros du film. De facto, son quotient intellectuel avoisinait celui des débiles plus que légers. Sa scolarité fit le désespoir de ses parents, d’abord à l ‘école primaire du village, puis au collège Giovanangeli Empapaouta du chef-lieu de canton voisin. Avec ses nombreux redoublements, il se trouvait encore en triplement de 6ème l’année de ses 16 ans. Sa famille n’insista pas, elle le retira alors du milieu scolaire pour l’envoyer garder les moutons. Mais le métier était en train de disparaître et on lui faisait de moins en moins confiance, car on l’avait repéré plusieurs fois en train de se livrer à des actes indélicats sur diverses brebis (pour parler avec euphémisme), sinon franchement zoophiles (pour parler à ceux qui ont la compremette paresseuse).

             Si autrui avait bien conscience que Fulgence était « différent », il n’en était pas de même pour l’intéressé. Il lui arrivait souvent, et notamment au moment du lever, de se dire qu’il avait presque conscience de n’être pas tout à fait « normal », il appréhendait alors la réalité comme vous et moi. Mais cela ne durait que très peu de temps, moins d’une minute en général. Très vite, il repartait alors dans des vaticinations cérébrales où, cette fois, la réalité était totalement absente. C’est ainsi qu’il se mit en tête de pouvoir, de par sa seule volonté, commander à l’humanité tout entière.

             Oh, ce concept n’est pas venu tout seul ! Il mit longtemps à le faire mûrir et à le finaliser. Il faut dire que cela lui demandait une grande concentration et une canalisation d’énergie qui l’épuisaient physiquement, souvent pendant plusieurs jours, voire plusieurs mois… C’est d’ailleurs à cause de ces regrettables conséquences sanitaires qu’il commit en fait peu de démonstrations de son pouvoir.

             La première fois ce fut pour ses treize ans , lorsqu’il avait doublé le CM2 de Mademoiselle Assunta Poilaufrifri, il déclencha le processus de blépharoplégie pour tous les terriens. Quoi, qu’es-aco, allez-vous me dire ? J’explique, braves gens : Il s’agit de l’absence de nictations (= clignements des yeux), une sorte d’apraxie bien spécifique d’une partie de la face. Il réussit ce tour de force pour que, sur toute la surface de notre planète, personne _ je dis bien personne _ ne clignât des yeux pendant 11 secondes et 2 dixièmes. Il s’évanouit derechef après cet exploit et garda le lit une semaine. Bien sûr, il n’eut aucun écho d’une quelconque homologation de son exploit, mais il savait qu’il avait réussi et cette seule certitude le comblait d’aise.

             Parce qu’il avait pu récupérer des forces suffisamment vite, il s’attacha à concrétiser un second challenge à l’été 2007 pendant qu’il gardait les moutons à l’estive. Il avait auprès de lui sa brebis préférée qu’il avait surnommée Shakira (NDLR : On a les fantasmes qu’on peut!) et pendant quasiment un mois il se prépara à donner un ordre démoniaque aux hommes : Celui de ne pas flatuler pendant cinq minutes ! Ce fut prodigieux ! Personne ne péta sur notre bonne vieille Terre pendant 300 secondes, du moins en était-il persuadé ! Il tomba aussitôt dans une léthargie profonde de plusieurs heures et, grâce à sa « chérie » qui lui lâcha un « pétoulié » sérieux sur la tronche, il put enfin émerger de son égarement total. Même au milieu des crottes, il arborait un sourire béat de satisfaction. Il était bien évidemment ravi de sa puissance, mais déplorait que sa santé ait si cher à payer pour ce résultat.

             Shakira avait réussi à le ranimer et il en garda une reconnaissance émue pour elle en particulier, et un amour pour tous les animaux en général. De là, lui vint alors l’idée d’étendre son commandement à toutes les espèces vivantes de nos sols et de nos océans. Mais il fallait se remettre en condition, et pour être au summun de sa libération de chakras, il pensa fort justement qu’il faudrait bien qu’il s’écoulât au moins une année avant de recommencer.

             Ce ne fut finalement qu’à l’automne 2011 qu’il put lancer sa grande imprécation. Il avait rechargé ses « batteries » au top-niveau et se sentait de nouveau d’attaque pour intimer l’ordre à toute la diversité biologique d’ici-bas de ne pas lâcher le moindre vent pendant un temps qu’il avait raccourci volontairement, étant donné les ennuis physiques qu’il contractait post-ordem, à trois minutes. Et ça fonctionna du feu de Dieu ! Selon lui, aucun organisme vivant ne relâcha dans l’atmosphère la pestilence d’une caisse de bon aloi. Mais, rendez-vous compte, mettre en place un tel vœu fut éreintant au dernier degré et, littéralement vidé de toute énergie, il dut s’aliter pour une durée de six semaines. Son pronostic vital était d’ailleurs engagé avait assuré le docteur de famille, le brave Toussaint Tuttufancciulo, un vieil original qui ne se déplaçait que dans une Méhari hors d’âge vers tous les trous du cul du monde (…et il n’en manquait pas!) de ces contreforts du Monte Cinto. Comme l’alerte avait été chaude, Fulgence se promit de ne plus rien tenter pour régenter le monde avant quelques années.

             A la fin de sa convalescence, son père s’enquit de lui trouver un métier pour que, ainsi rémunéré, il puisse voler de ses propres ailes et ne plus emmerder le monde de l’humble logis familial. Grâce à « l’appui » (là encore, euphémisme de bon ton pour qualifier un piston phénoménal) du suppléant d’un ex-député qui était cousin au troisième degré du parrain de la plus jeune sœur de la mère de Fulgence, qui se prénommait Marinachetti, on tenta de lui dégoter une occupation. N’ayant rien à espérer comme emploi dans ces trous perdus, c’est finalement à Corte qu’on le bombarda du titre ronflant de Sous-archiviste Auxiliaire de Troisième Classe. En fait, il s’occupait, au sous-sol des locaux universitaires, de la photocopieuse. Attention ! Ne vous extasiez pas sur cette activité ! Trop peu « armé » intellectuellement pour en assurer la maintenance ou un entretien basique, il lui était seulement demandé de faire des tirages pour les étudiants et les professeurs.

             Son salaire était bien modeste, mais il avait su s’en accommoder et vivait petitement. Il avait réussi à dénicher une location, pas très loin de la faculté, une ancienne remise que l’avide propriétaire avait aménagé avec l’électricité, un point d’eau et un poêle à bois. En hiver, la « chambre », trop haute de plafond, rendait le plancher quasiment inchauffable, et le pauvre Fulgence n’avait pas moins de trois couvertures sur son lit pour bénéficier d’un sommeil tout juste douillet. Qu’importe ! Il avait été élevé à la dure et cela ne l’affectait guère…

             Par contre, ce qui le tourmentait davantage, c’était le regard porté sur lui par les étudiants. Il sentait bien que toutes ces têtes bien pleines le méprisaient au plus haut degré, et il en eut un extrême ressentiment qui ne fit que grandir au fil des mois. Ces mêmes étudiants, sans penser vraiment à mal, lui faisaient de petites niches en trafiquant sa photocopieuse : ils lui bloquaient son compteur, ils mettaient du toner rouge là où il aurait fallu du noir, ils se torchaient avec une feuille A4 qu’ils repositionnaient ensuite avec précaution dans les ramettes, etc… Surtout, ils n’oubliaient jamais de l’apostropher avec un vocabulaire qui meurtrissait Fulgence : « Alienatu, scemu, lombatu, tontu, mattu, etc… »… Et même, une fois sur deux, en français avec des périphrases comportant souvent des noms de volatiles colorés. Il se dit un soir que ça ne pouvait plus durer, et qu’il allait mettre en branle son Grand Oeuvre pour mettre fin à ces vexations, et commença à réfléchir pour y parvenir…

             Et d’abord, il fallait cibler ceux qui allaient encourir sa vindicte. C’était facile, et il n’eut pas à cogiter longtemps : Tous ces malfaisants qui lui pourrissaient la vie et des millions d’autres de par le monde qui faisaient pareil pour empoisonner l’existence des citoyens gentils, à savoir les cons ! Haro sur tous ces stupides crétins dont on croise les spécimens les plus variés plusieurs fois par jour ! « Les cons, les cons, les cons ! » répétait-il en se martelant cet objectif dans sa tête. Oui, mais qu’en faire ?

             Les rayer du monde des vivants aurait sans doute demandé une poigne dynamique qu’il était incapable de fournir, il y aurait laissé sa santé définitivement, voire même sa vie. Peu à peu lui vint l’idée de rendre les cons différents des autres humains, pas dans l’intellect bien sûr, ils étaient cons et c’était déjà bien suffisant, il était donc inutile de les rendre plus cons qu’ils ne l’étaient déjà. Non, non, c’est dans l’apparence qu’il fallait agir. Il pensa un moment leur donner une pigmentation de peau bleue, ou verte, ou caca d’oie… Mais il abandonna bien vite cette option, les cons auraient su sans difficulté se maquiller l’épiderme pour abuser leur entourage. Lui vint alors l’idée de les rendre petits, tout petits, plus nains que les nains les plus rase-bitume. On aurait pu presque les écraser comme des crottes de chien sans y prendre garde. Et c’est là que le bât blessait : Fulgence voulait, bien au contraire, que les cons signalent leur présence de façon tellement évidente qu’on ne pourrait que se dire, lorsqu’on en croiserait un : « Tiens, voilà un grand con ! »

             Donc, par déduction, il fallait les rendre géants, énormes, cyclopéens… Bref, qu’on ne puisse surtout pas les rater dans tous les lieux publics. Il arrêta alors sa décision dans la soirée du 20 Octobre 2017 et, gonflant les veines de ses tempes à les faire quasiment éclater, il lança son terrible anathème : « Que tous les cons de ce monde prennent désormais des mensurations gigantesques ! » Il eut à peine terminé sa phrase qu’il s’écroula sur son lit, sur le dos, les bras en croix et vidé de toute vigueur. C’est une véritable chiffe qui plongea alors dans un très mauvais sommeil, une sorte de narcose sans nerf, sans ressort… Il était comme un pantin privé de substance qui frôlait le coma à chaque seconde… Et cela perdura toute une longue nuit…

             …Avant même de rouvrir les yeux, Fulgence pressentit qu’on devait être au petit matin car une fraîcheur toute caractéristique semblait le lui indiquer sur ses membres refroidis. Il eut alors sa petite minute quotidienne de lucidité et pensa : « Là, j’ai voulu faire trop fort ! Il est impossible que ma mission soit accomplie, malgré que je sois fourbu comme je ne l’avais jamais été auparavant. Allons, mon vieux, lève-toi et poursuis ton chemin de croix auprès de ces maudits étudiants. »

              Il souleva la tête de son oreiller, et blam !… son front heurta le plafond.

Gérard – 2017

 

Viviane 22

Posted in Oulibouf on octobre 10th, 2017 by gerard – Be the first to comment

22e épisode

Chapitre 2 : Rambures

             Après quelques jours passés  à Anet, Henri IV se dirigea vers Paris.

S’il voulait être reconnu comme Roi de France, il lui fallait au minimum investir sa capitale ; mais les parisiens, tout comme les Ligueurs, ne voulaient  toujours pas admettre  à la tête du royaume un souverain  protestant. A la suite de sa victoire à Ivry, il se dirigea donc sur Paris. Mais la ville, confortablement protégée par ses fortifications demeura imprenable. Le Roi organisa un siège autour de la cité  afin d’empêcher les vivres de parvenir et de réduire  les habitants  à la famine. Autrefois, c’était une façon d’agir très courante : les sièges constituaient une tactique guerrière dont on ne se privait pas.

Au bout de six mois, les parisiens qui  possédait suffisamment de réserves vivrières ne cédant pas,  le Roi, jugea préférable de se retirer, d’autant qu’on annonçait l’arrivée de troupes espagnole venant au secours des Ligueurs.

Le Brave Rambures, le sauveur d’Henri IV, ne participa point à l’équipée, sa blessure au bras, qui avait du mal à se cicatriser, le faisait terriblement souffrir.  Le Roi lui-même ordonna qu’il puisse se reposer dans la demeure  familiale, un magnifique château d’architecture médiévale situé aux sud d’Abbeville.

A cours de son voyage, Charles de Rambures, qu’on avait confortablement installé dans un coche, eut le plaisir de voyager avec celle qui, à Anet lui avait prodigué des soins : Viviane. La jeune femme qui souhaitait se consacrer à son blessé quitta Anet, sans hésiter après avoir seulement prévenu Jacquotte. Elle s’était nantie  de toute une panoplie d’herbes et de juleps afin de poursuivre les soins indispensables.  Viviane avait trouvé ce moyen commode pour s’éloigner d’un mari qui ne lui apportait guère de satisfaction dans la vie courante, et qui au lit n’avait ni l’imagination ni les  audaces qu’elle avait découvertes auprès du Roi Henri.

Le voyage permit à Charles et Viviane de mieux se connaitre. Le Brave Rambures était un jeune militaire, d’à peine 20 ans, initié depuis son plus  jeune âge à l’art du combat, dans lequel il se montra vite courageux et même téméraire ;  n’avait-il pas, au risque de sa vie, porté secours au roi Henri à Ivry ? Viviane, à quelques mois près, était sa cadette. Elle le trouvait bel homme, admirant son corps musclé par les combats, sensible au charme de son sourire ; bref, il ne lui était pas indifférent

Le voyage pouvant se révéler un peu long et éprouvant pour le blessé, on décida de faire halte à proximité de Rouen dans une auberge au bord de la Seine. Après un bon souper et avant le repos nocturne, Viviane voulu vérifier l’état de la blessure et s’employa à renouveler les soins journaliers. Penchée sur la plaie, elle offrait à Charles la  jolie vue d’un charmant  buste que le décolleté de sa robe cachait mal. Charles s’en délecta, bien sûr :

_ Vous êtes très jolie.

Depuis longtemps Viviane connaissait  par expérience tous les sous entendus   qu’une telle phrase recelait et si autrefois elle avait coutume de répondre par un sourire railleur aux avances de quelque galant, ce soir, la remarque  de Charles de Rambures la toucha profondément. Elle décida de se montrer généreuse envers ce soldat blessé souhaitant lui apporter un peu de réconfort. Une menotte s’insinua à la recherche d’un sexe qui s’éveilla aussitôt sous l’effet d’un heureux va et vient. Charles aurait aimé prendre sa place dans ce concert amoureux, mais handicapé par sa blessure il fut contraint de s’abandonner à la délicieuse caresse prodiguée par cette femme, gardant seulement en l’esprit l’image  de ses magnifiques seins qu’il avait furtivement entrevus. Viviane n’attendait rien ; elle souhaitait simplement apporter par sa tendresse, la détente et « le repos du guerrier ».

Apaisé, Charles de Rambures s’est endormi ; Viviane a regagné sa chambre. Elle a du mal à trouver le sommeil ; trop d’images encombrent son esprit. Elle aurait tant aimé que Charles puisse la prendre dans ses bras, lui témoigner, sinon de l’amour au moins de la tendresse, en exprimant  l’envie qu’il ressentait pour elle, par des baisers d’affectueux et quelques troublantes privautés capable de l’enflammer. Morphée lui apporta quelques merveilleuses images qui  hélas, n’étaient qu’irréelles rêveries.

Le lendemain, le voyage se poursuivit, d’abord dans le silence. Après quelques lieues, Charles se décida à parler :

_Pourquoi avez-vous agi comme cela hier soir ?

_Vous n’avez pas aimé ?_Ne soyez pas sotte, vous avez bien senti que j’étais ravi de cette caresse !

_Donc, soyez satisfait, et ne vous posez pas de question.

_Mais…

Et de nouveau le silence s’installa, toujours pesant, silence qui n’empêchait pas Charles et Viviane de revivre en pensée tous les évènements qui s’étaient déroulés depuis ce 14 mars,  jour de la bataille d’Ivry. Charles rompit le silence, alors qu’au loin se profilait les tours d’un magnifique manoir.

_Voici Rambures, le château de famille transmis aux ainés depuis un demi-millénaire ; je vous y souhaite la bienvenue et espère me montrer, en reprenant un peu de santé, un hôte que vous trouverez agréable.

Le manoir de Rambures, en ce 16e siècle finissant gardait toujours son aspect médiéval : un bâtiment central flanqué de quatre tours, protégé par des douves encore remplies d’eau pour l’isoler d’une attaque possible. Il était entouré d’un parc à la verdure luxuriante qui ajoutait à son charme. Certes, il datait un peu ;  on avait oublié que le Moyen Age était loin et que désormais le style  Renaissance prévalait. Viviane fut cependant  agréablement surprise par  cette bâtisse d’une toute autre facture que celle d’Anet.

Charles de Rambures, retrouva son vieux père, Jean, devenu grabataire,  qui n’avait plus que quelques mois à vivre avant  de léguer le patrimoine au glorieux combattant d’Ivry. Pour l’heure, la domesticité se mit à l’ouvrage afin de préparer un festin pour fêter dignement le  retour du héros.

***

Et pendant ce temps là, à Anet, Abel Lerouge recherche vainement son épouse, mystérieusement disparue depuis le départ du Roi Henri et de ses lieutenants. Il se doutait  que Jacquotte devait certainement en savoir plus à ce sujet et il s’en vint la trouver. Il ne tira à priori aucun renseignement de cette femme qui, en bonne rusée, jura ses grands dieux  ne rien savoir à propos de Viviane. Mais Lebel qui ne l’entendait pas de cette oreille, haussa le ton, pour effrayer la vieille femme qu’il croyait apeurer par une attitude mâle et déterminée.

–Allons Lerouge, ne crois surtout pas me faire peur avec tes airs de matamore. Si ta femme a disparu, c’est que tu n’as pas été assez intelligent pour la retenir auprès de toi ; et c’est dommage car Viviane est une fille bien, mais il est un peu tard pour t’en apercevoir.

–Vous savez donc ce qu’elle est devenue ?
–Bien sûr ! Mais ne compte pas sur moi pour te dire quoi que ce soit.

Entendant ces propos, Lerouge fou de rage se précipita vers Jacquotte, dans l’intention de la frapper. Il n’avait pas compté sur la présence d’un chien d’apparence débonnaire, qui pour défendre sa maitresse avait pris dans sa gueule le bras de l’agresseur.

–Calme-toi Lerouge ; je n’ai qu’un mot à dire pour que ton bras devienne inutilisable.

Sur un signe de sa maîtresse, le chien se calma et Lerouge, comme un péteux quitta les lieux, remâchant sa colère ; satisfait tout de même de s’en tirer à bon compte.

***

A Rambures, les soins assidus de Viviane ont apporté un mieux qui, de jour en jour, active la cicatrisation des blessures de Charles. Il souffre moins et réussi à mouvoir son bras avec une certaine aisance. Aujourd’hui, il à montré à Viviane le magnifique parc ou croissent, en cette période printanière, des plantes à fleurs soigneusement entretenues par de nombreux jardiniers. Viviane fait l’admiration de son hôte pour les connaissances qui sont les siennes en matière de botanique. Décidément cette jeune femme n’a pas fini de l’étonner.

Un soir après un succulent souper, il l’entraine dans une aile du manoir qu’elle ne connaissait pas.

–Voici, lui dit-il, la chambre du Roi.

On le sait surement, mais tout châtelain se devait autrefois  de réserver une pièce somptueusement décorée, afin de donner asile au Roi, s’il venait à faire halte au château. A Rambures la chambre royale est parée de tapisseries, un peu vieillottes certes, mais encore soigneusement entretenues, qui illustrent les exploits guerriers d’un lointain aïeul durant les croisades.

Ce soir, on n’attend pas le Roi et pourtant dans la cheminée quelques bûches se consument apportant une douce tiédeur à cette pièce. Viviane imagine ce qui va survenir ; ce n’est pas pour lui déplaire : on ne dédaigne pas les attentions d’un bel homme, surtout lorsqu’on a été privé d’amour depuis quelques semaines.

Lentement elle s’est parée d’une nudité que Charles admire. Elle s’offre sans retenue au Brave Rambures qui se révèle un amant attentionné ; peut être manque-t-il encore d’une certaine expérience que le temps lui apportera, mais Viviane n’en fait pas cas. Elle se laisse dorloter, s’abandonne aux désirs de cet homme qui la caresse avec douceur et laisse errer ces lèvres sur les rondeurs d’un buste qui l’émerveille. Viviane prendra l’initiative de guider dans sa chaude intimité le sexe érigé ; elle apportera par les frémissements de son corps en liesse la conclusion de cet intermède amoureux qui les comblera de plaisir.

Dans les bras l’un de l’autre, muets, ils goûtent la quiétude des amants apaisés par la jouissance : ils sont heureux. Charles n’a jamais vécu d’aussi intenses moments. Comme tous les hommes de guerre il n’a connu que de sordides aventures avec ces femmes qui suivent les troupes, leur apportant la fausse sérénité des amours vénales. Il découvre un bonheur tout nouveau pour lui ; son esprit, un peu fruste n’imagine pas qu’il est en train de vivre les premiers frémissements de l’amour.  Mais est-il fait pour l’amour lui qui ne connait que la guerre ?

Près de lui Viviane est songeuse. Son corps a éprouvé la détente qu’elle désirait ardemment mais  son esprit ne cherche pas à enjoliver la réalité : Charles est noble et dans son avenir une modeste roturière n’a pas sa place. Après tout, seul compte le plaisir qu’ils prennent ensemble, et Viviane ne résiste pas à entreprendre une nouvelle cavalcade qui va les mener une fois encore au pinacle.

Alors qu’ils se font mille caresses et gentillesses de toute sorte, le majordome du manoir frappe discrètement à la porte :

–Monsieur le Comte, un cavalier demande à vous voir !
–Et qui est-il ce cavalier ?
–Il ne veut dire son nom qu’à vous-même. Dois- je faire baisser le pont-levis ?

Charles de Rambures n’aura pas, pour l’heure, l’occasion de répondre. Un violent mais délicieux orgasme le secoue vivement, plaisir provoqué par la bouche accueillante de la gentille Viviane.

Raimondo – 2017 – à suivre

Raimondorama 26

Posted in Oulibouf on septembre 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Retrouvons avec plaisir cette coquine de Tante Emma, fruit de l’imagination de l’excellent Raimondo. Je rappelle que les illustrations n’ont rien à voir avec les poèmes, il s’agit seulement d’écouler le stock « Autopromotion » qui est bien plein.

Philémon
Tante Emma reposait par ce beau jour d’été
Dans un coin du jardin à l’ombre des mûriers.
Tranquille, elle lisait ce roman de naguère
Qui contait les amours d’une jolie bergère
Avec un damoiseau, un fort joli garçon,
Un éphèbe charmant prénommé Céladon.
Cette très belle histoire qu’elle relisait souvent
Lui apportait toujours un grand contentement.
Son esprit divaguait tout en imaginant
Les instants délicieux que vivaient ces amants.
Et ainsi emportée par de folles images
Elle arriva bientôt vers de nouveaux rivages
Et ses doigts empressés se glissèrent soudain
Vers son intimité et ses secrets recoins
Créant de la chaleur et de la volupté,
Eveillant un frisson qui la fit haleter.
Le jeune Philémon qui lors passait par là
En voyant cette scène, très fort il s’écria :
Ma chère Tante Emma pourquoi vous masturber
Alors que vos neveux sont prêts à vous aider.
Cessez donc je vous prie cette indigne caresse
Et me laissez créer une belle allégresse.
Permettez à mes mains de venir parcourir
Votre corps délicieux pour le faire frémir,
M’arrêter un instant sur vos seins opulents
Et les faire exhulter par de doux frôlements,
Sucer avec ferveur d’une bouche gourmande
Votre bouton d’amour à la saveur d’amande ;
Et après ces préludes une bonne levrette
Accueillera en vous cette belle quéquette
Qui fièrement se dresse, afin de vous donner
Tous les bonheurs du monde et la félicité.
Tante Emma ne répondit rien mais elle s’offrit
A tous ces beaux projets qu’on lui avait promis.
Ils vécurent ainsi quelques belles ivresses
Tel le guili-guili de la blonde négresse,
Le quadrille effréné du joueur de pipeau
Ou la tendre enjambée du danseur de tango.

On mit tant de passion à ces jeux crapuleux
Comblant tout à la foi la Tante et le Neveu,
Qu’on se promit alors de venir très souvent
Sous ces muriers feuillus pour y jouir follement.
Raimondo – 2016

Jacquou
Cet après midi là, par son neveu Jacquou,
Tante Emma s’était fait lutiner le minou.
Les choses étaient venues tout naturellement :
Dehors il faisait froid et ce trop vilain temps
N’incitait surtout point à aller musarder
Dans les bois ou les champs afin de s’aérer.
Tante Emma, au salon, faisait de la dentelle
Et son jeune neveu, lisait tout auprès d’elle,
Chacun faisant silence, face à la cheminée
Où brûlaient quelques braises à demi calcinées.
Soudain, Jacquou lassé d’une terne lecture
S’en vint vers Tante Emma pour tenter l’aventure,
Posant discrètement sur son joli fessier
Une main caressante afin de le choyer.
Tante Emma étonnée du geste de tendresse
Plein de galanterie et de délicatesse,
Et que jusqu’à ce jour ce bel adolescent
N’avait osé lui faire aussi courtoisement,
Se redressa d’un coup et cessant son ouvrage
Elle préféra opter pour le libertinage
Que ce jeune coquin soudain lui proposait
En ayant mis ses mains sur son beau cul replet.
Cher neveu, fit Emma, vos avez, je dois dire,
Des gestes savoureux qui me font bien plaisir ;
Peut-être aurais-je dû me montrer plus sévère
Plutôt que d’accepter cette façon de faire,
Mais je dois avouer que cette gâterie
A sur moi un effet dont je me réjouis.
Vos mains sont délicieuses et je ressens en moi
Une fièvre insolite et un profond émoi.
Il me tarde d’offrir à vos tendres caresses
L’entière nudité de mes ardentes fesses ;
Et, retroussant sa robe, Emma offrit à nu
Les splendides rondeurs de son opulent cul,
Que Jacquou bichonna d’une main chaleureuse
Afin d’en faire vibrer leur chaleur amoureuse.
Il y mit tout son cœur, toute sa passion,
Et ses doigts curieux entrèrent en action
En allant s’égarer dans les recoins cachés
Offerts à ses caresses et sa lascivité.
On s’aima longuement, avec grande ferveur,
Chacun y apporta une part de bonheur
On ne lésina point sur les moyens choisis
Pour donner de la joie et de la fantaisie,
Et même, en essaya pour la première fois,
D’entonner le grand air de la polka du roi,
Qui lors se termina en quelques va et vient
A l’orgasme attendu faisant le plus grand bien.

Et l’on ferma les yeux, on prit quelques repos,
Pour reprendre plus tard quelques joyeux propos.
Raimondo – 2016

Aurélien
Tante Emma possédait un buste ravissant :
Ses seins, sans être énormes, étaient très florissants
Et comme on dit parfois, ces deux fleurons en pomme
Avaient de quoi remplir les mains d’un honnête homme,
D’un malhonnête aussi, comme ceux qui près d’elle
Rêvaient de caresser ces splendides mamelles.
Elle avait autrefois avec un bel ibère
Apprit qu’on peut jouer de toute autre manière,
Glissant entre les seins un vit en liberté
Et que l’on puisse ainsi très fort le caresser.
Par la suite elle reprit durant son existence
De très souventes fois cette belle expérience,
Qui avait tant ravit tous ses amants d’un jour
Heureux de découvrir ce doux geste glamour.
C’ainsi qu’Aurélien, avec sa Tante Emma,
Découvrit un plaisir qu’il ne connaissait pas
Et qu’il fut par l’effet de ce chaud va et vient
Amené à jaillir entre de jolis seins.
C’était assez nouveau, pour le moins agréable,
Et cette bonne idée s’avérait délectable.
Bien sûr, il en fit part aussitôt à Léon
Qui répéta la chose au cousin Philémon
Et dans les jours suivants, tous ces petits coquins
Vinrent auprès d’Emma pour jouir entre ses seins.
La chose fit grand bruit, toute la maisonnée
Fut bientôt au courant de cette nouveauté
Et même en les communs, quelques jolies servantes
S’essayèrent bientôt à cette sarabande,
Et l’aimable Jeannette aux gros seins ballonnés
Fut à cette occasion très souvent courtisée.
Cette façon d’aimer ou branlette espagnole,
Naquit dans la pensée d’une femme frivole
Dont l’esprit inventif et l’humeur charitable
Avait unit enfin, l’utile à l’agréable ;
Et qu’importe après tout qu’elle fut espagnole
Italienne, allemande, russe ou bien cévenole,
C’est toujours un bonheur et un plaisir certain
De se faire masturber entre deux jolis seins.
Tante Emma poursuivit ces divertissements
Qu’elle ne refusa pas à ses nombreux amants ;
Et l’on a même dit qu’à toutes ses cousines
Elle enseigna les arts de caresser les pines,
De dresser, enflammer et soulager les nœuds
Avec les agréments d’un buste généreux.
Raimondo – 2016

René
En passant derrière elle, ce coquin de René
Avait de Tante Emma tapoté le fessier.
Ce geste gentillet et plein de bienveillance
Fut le point de départ d’autres réjouissances,
Et l’on se retrouva allongé tendrement
Sur un grand lit moelleux fleurant bon l’origan.
Tous les deux étaient nus et René contemplait
Les charmantes rondeurs que sa tante exhibait :
Des seins bien hauts dressés et offrant des tétons
Que le neveu suça avec délectation.
Cette tendre caresse eut sur la Tante Emma
Un fulgurant effet qui très fort l’ébranla :
Elle sentit tout à coup un immense frisson
Précédant la venue d’un plaisir polisson ;
Ses mains se firent tendres et sur son sexe envieux
Elle laissa s’égarer des doigts aventureux
Afin de décupler l’orgasme foudroyant
Qui allait la saisir alors soudainement.
Elle cria son plaisir, feula de jouissance
Montra tout les effets de cette vague intenses
Et se serra très fort contre le fier jouteur
Qui avait initié ces ondes de bonheur.
Et pour le remercier elle happa goulument
Son sexe plein de vie redressé fièrement,
Lui fit maintes tendresses, maintes civilités
Avec toute l’ardeur d’une bouche empressée.
Emma n’hésita pas, de sa main guillerette,
A palper tendrement les gentilles roupettes
Elle eut même en l’idée, pour changer quelque peu,
D’aller se promener vers des coins ténébreux.
Enfin, se retournant, et sans tergiverser,
Elle offrit les rondeurs d’un généreux fessier.

René, il faut le dire, novice en la levrette
Hésita un moment, mais Emma la coquette
Rompue à tous ces jeux, prit les choses en mains
Et dirigea le vit entre divers chemins
Jusqu’au moment heureux ou l’orgasme surgit
Et combla les amants d’un plaisir inouï.
Raimondo – 2016

Timothée
On aimait Tante Emma pour son aménité
Mais aussi et surtout pour son art de baiser.
Elle avait, au déduit, des dons incomparables
Un talent que chacun trouvait inimitable ;
Ses amis, ses parents et surtout ses neveux
Trouvaient auprès d’Emma un accueil chaleureux.
Elle aimait apporter le bonheur autour d’elle
Savait se dépenser, se montrer sensuelle
Et ses nombreux amants trouvèrent dans ses bras
Tous les enchantements menant au nirvana.
Seul son petit neveu, le jeune Timothée
Ne s’était point permis le moindre geste osé
Sur les seins opulents et de belle prestance
Qu’il lorgnait cependant avec concupiscence.
Il était trop timide et sans doute angoissé
A l’idée de poser sa main sur ces beautés.
Tante Emma décida alors d’intervenir
Afin de provoquer en lui quelque désir
Elle se fit plus coquette encor que d’ordinaire
Ouvrit plus largement ses décolletés mammaires
Laissant même entrevoir parfois un fier téton
Exposé aux regards de ce jeune garçon.
Et l’effet escompté fut visible bientôt
Car Timothée alors bandait comme un taureau.
Il semble mon neveu que dans votre culotte
On peut apercevoir comme une grosse motte
Qu’il vous faut éviter, au monde d’arborer,
Car cela ne sied guère en notre société ;
Mais je sais, pour palier ce vice inconvenant
Agir en aparté sur cet inconvénient.
Et Tante Emma alors se mit vite à l’ouvrage
En lui branlant le vit qui banda davantage
Et lorsqu’elle sentit arriver le courroux
Lui offrit un asile en son petit minou.

Par la suite elle montra d’autres façons de faire,
Des styles recherchés, d’autres itinéraires,
Toute la panoplie des gestes amoureux
Que l’on peut accomplir lorsque l’on est à deux.
Timothée apprécia la sublime levrette
Et le turlututu de la bergeronnette
Il exulta bien sûr au galop d’Andromaque
Ainsi qu’au trot monté qu’on faisait à Ithaque ;
Il apprit à sucer d’une langue gloutonne
Tous les moindres recoins de cette polissonne
Offrant obligeamment sans jamais rechigner
Tous les charmes secrets de son intimité.

Et Tante Emma ravie de ces moments heureux
Qui avaient éveillé ce très jeune neveu
Poursuivit très souvent les jeux et les caresses
Capables d’apporter le bonheur et l’ivresse.
Raimondo – 2016

Lettre de Timothée
Avec le temps qui passe, Emma vit s’éloigner
Tous ses petits neveux qui avaient convolé ;
Ils menaient désormais leur vie en divers lieux
Très loin de Tante Emma et de ses jolis yeux.
Mais un jour elle reçut et en resta troublée
Le placet délicieux qu’envoya Timothée.
Tante Emma, disait-il, je suis très loin de vous
En des contrées lointaines ou poussent des bambous,
Mais chaque jour je pense aux moments chaleureux
Qu’avec grande passion nous vécûmes tous deux.
Je n’ai pas oublié qu’un beau soir de printemps
Je suis avec bonheur devenu votre amant
Et que de ce jour là tous deux avons écrit
D’une amoureuse vie quelques pages jolies.
Souvenez-vous Emma de nos tendres ivresses :
Je caressais vos seins avec délicatesse,
Titillant doucement les sublimes tétons
Qui vibraient de plaisir à l’aimable succion.
Je garde en mon esprit vos cris de jouissance
Que raisonnaient alors et me mettaient en transe
Réveillant mes assauts, attisant mon combat
Afin de prolonger nos torrides ébats.
J’ai joui avec vous de fort belle manière,
Mon esprit est empli des façons singulières
Que vous aviez alors pour varier nos orgasmes,
Enjoliver nos jeux et générer les spasmes
Chargés de satisfaire nos profondes envies,
Combler tous nos désirs et toutes nos folies.
Je n’ai pas oublié, mais il m’est arrivé
De croiser d’autres corps pour pouvoir exulter,
Quelque joli tendron ou des cœurs solitaires,
Recherchant comme moi une onde salutaire,
Pour apaiser les flots de la concupiscence
Et calmer de nos corps toutes les exigences.

Ces femmes n’avait pas, je vous le dis Emma,
Ni vos seins généreux, ni vos troublants appâts
Qu’il me tarde en ce jour de pouvoir retrouver
Pour que je puisse enfin à nouveau exister.
Raimondo – 2016

Raimondorama 25

Posted in Oulibouf on août 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

La Comtesse et le Marquishaute56

La Comtesse suçait le vit de son amant,
Un Marquis rencontré au cours d’une soirée
Qui lui avait produit un effet si troublant
Qu’elle se donna à lui de façon passionnée.

Le jeudi tous les deux dans un salon privé
Ils venaient épuiser un trop plein d’énergie
Se faisant maintes grâces et maintes privautés,
Offrant leurs corps brûlants aux plus folles envies.

Ainsi donc la Comtesse, avec application,
Suçait ce vit dressé, et d’une tendre main
Palpait avec ferveur les deux gentils roustons
Séduits par la douceur de ces diligents soins.

Bientôt elle glissa un doigt inquisiteur
Dans le sillon fessu qui était à portée,
Et qu’elle dirigea avec grande ferveur
Vers l’antre sulfureux qu’elle souhaitait visiter.

Et le doigt insistant poursuivit son ouvrage
Pour le plus grand plaisir de l’homme émerveillé
Par ce cadeau royal, affectueux message
D’une main généreuse et toute énamourée

Soudain se produisit l’effet tant attendu
Libérant à longs jets une sève onctueuse
Que la bouche avala en laissant confondu
L’amant qui exultait sous la caresse heureuse.

A son tour il rendit tendresse pour tendresse
Et ne négligea point de longs attouchements
Afin de réveiller chez sa belle maîtresse
Par mille roueries un plaisir délirant.

La femme hurla sa joie, le sublime bonheur
Créé par les effets des douces prévenances
Que l’amant prodiguait avec tant de ferveurs
A la Comtesse émue par tant de complaisance.

Apaisés, les amants rejoignirent Morphée,
Attendant l’éclosion de nouvelles envies
Qu’ils souhaitaient ardemment afin de retrouver
Des ébats enflammés et d’autres griseries.

Raimondo – 2015
Us et coutumeshaute57

Il existe parfois des gestes insensés
Que la gent nobiliaire se doit de refuser :
Au Bal de Bienfaisance il ne faut surtout pas
De votre cavalière lutiner les  appâts,
Même si ses rondeurs, assurément gracieuses
Attisent les envies de vos mains fureteuses,
Si ses lèvres pulpeuses aux contours enjôleurs
Appellent les  baisers de ses adorateurs,
Et si par sa finesse, une peau satinée
Vous incite au désir de venir l’effleurer.
Ces actes sont bannis, il est hors de question
Pour ces honnêtes gens d’avoir telles façons :
Il faut en compagnie, se montrer convenable
Et à  jamais n’oser, un geste détestable,
Qui pourrait offusquer certaine gent bien née
Pétrie de convenance et de moralité.
J’ai connu cependant, une jolie Marquise
Qui ne refusait pas quelques manières exquises.
Elle acceptait toujours une main indiscrète
Qui venait tapoter une fesse replète
Et même elle acceptait sans jamais rechigner
Un petit doigt jouant dans son décolleté.
Elle était ainsi faite, et sans désagrément
Acceptait les hommages de très nombreux galants.
Et pour suite logique à ces préliminaires
Il s’engageait souvent des joutes singulières
Où l’on s’offrait alors en toute intimité
Du beau jeu de l’amour toutes les privautés.
On critiquait, bien sûr, cette femme volage
Bafouant la vertu, faisant fi des usages
Mais on enviait parfois cette dévergondée
Qui savait de la vie prendre les bons côtés.

Et lorsqu’on la porta un jour au cimetière
Une foule nombreuse accompagna sa bière :
Nombreux vinrent alors tous les amants comblés
Et tout aussi nombreux les envieux dépités.
Raimondo – 2015

Ode à mon aïeulhaute58
Comme on le dit parfois, Madame la Baronne
Etait de celles-là  que l’on nomme cochonnes.
Dès qu’elle croisait un homme au visage avenant
Elle éprouvait alors tant de frémissements
Que son œil s’éclairait et que dans sa culotte
Une mouille aussitôt envahissait sa motte.
Il lui fallait alors pour calmer ses émois
Que l’homme remarqué sitôt s’exécutât.
Comme elle était jolie et plutôt attirante
On  ne refusait pas une offre aussi charmante
Et c’est dans un recoin, en toute discrétion
Qu’on éteignait le feu de ce sexe en fusion.
La Baronne éprouva lors de maintes soirées
Des moments enivrants qui la firent exulter.
C’est ainsi qu’elle connut de folles positions
Comme le lion en rut, l’étreinte du griffon,
Le vol du cormoran, le jeu du chat qui pète
Que lui fit découvrir un lombard en goguette,
Sans oublier bien sûr la grande farandole
Et le charivari du rollier qui cajole.
Que ce soit des Marquis, des Comtes ou des Barons
Des Grands Ducs de Styrie, des Princes Bourguignons,
Elle trouva le plaisir que tous ces gens bien nés
Avec quelque talent pouvaient lui apporter.
Mais le plus beau fleuron de toutes ses conquêtes
Ce fut un vil manant, un très humble poète,
Qui n’était pas comme eux un homme de haut rang,
Mais savait en amour se montrer conquérant.
Il tournait galamment les vers et les quatrains
Les isopets les odes et les alexandrins
Et sut par son  propos se montrer si galant
Que la baronne alors s’offrit incontinent.
Et là, elle découvrit que ce chantre du verbe
Aux doux jeux de l’amour savait être superbe

Et si sa plume d’oie, aux vers était douée,
Son vit assurément n’était pas emprunté.
La Baronne éprouva avec ce doux rimeur
Toutes les fantaisies, tous les plus grands bonheurs.
Et durant de longs mois ces deux petits fripons
Vécurent les bienfaits d’une folle passion.
***
Cette histoire est réelle et ce barde d’antan
Possède désormais de nombreux descendants
Et parmi tous ceux-ci, il est un bel esprit
Qui, comme son aïeul à son tour versifie :
Il conte les amours de la gent nobiliaire,
Les divertissements dont on usait naguère,
Les petites manies des Ducs ou des Comtesses
Qui savaient s’amuser, se tripoter les fesses,
Jouer du petit doigt, caresser les rondeurs,
Toutes ces fantaisies et ces jeux enchanteurs.
Ce poète, inconnu de l’Université,
Réserve à ses amis de façon éhontée
Ses fables, ses histoires et mille autres sornettes
Où l’on fait allusion aux cons et aux quéquettes,
Ces récits sulfureux au lyrisme incertain
Mais qu’avec intérêt lisent les libertins.

C’est pourquoi Raimondo, l’illustre descendant
Du poète gracieux qui rimait en son temps,
Poursuit avec ferveur l’œuvre impie et friponne
De celui qui jadis culbuta la Baronne.
Raimondo – 2016

Le chant du coqhaute59

Depuis longtemps déjà le Comte et la Comtesse
N’étaient plus dans l’excès de leur folle jeunesse,
Et s’ils avaient parfois une petite envie
Ce n’était certes pas un grand charivari.
Le Comte, trop souvent donnait dans la mollesse,
L’épouse n’avait plus cette belle souplesse
Cette imagination et cette agilité
Dont en ces temps anciens elle savait profiter.
Finis les doux instants de la joute lyonnaise,
Les joyeux tête-à-queue qu’on goûtait très à l’aise
Et tous ces va-et-vient, toutes ces pirouettes
Ainsi que les bienfaits d’une bonne levrette.
Il fallait désormais se rendre à l’évidence,
Les beaux jeux de l’amour n’avaient plus d’importance,
Les mains avaient perdu l’habitude d’antan
De venir caresser un sexe turgescent,
Une rondeur pulpeuse, une peau satinée,
Tous ces endroits chéris autrefois tant prisés.

Le Comte, ce soir-là, dans sa morne couchette,
Vécu en souvenir ses belles galipettes
Et puis il s’endormit, mais ne s’éveilla point
Lorsque le chant du coq résonna au matin.
Raimondo – 2016

Le Marquis défaillanthaute60
Tout cela est bien bon susurrait la Baronne
Alors que le Marquis câlinait son barbu
Et qu’avec minutie sa tendre main friponne
Caressait les rondeurs de ses fesses dodues.

Tout cela est bien bon, mais très insuffisant ;
Il vous faut, croyez-moi mettre un peu plus d’ardeur,
User de votre vit avec tempérament
Afin de me donner les frissons du bonheur.

Je ne rechigne point à ces préliminaires,
Ces petits à-côtés qui mettent en appétit,
Mais il faut un moment et de façon guerrière
Investir un bastion qui attend l’ennemi.

Je vous en prie Marquis montrez-vous combatif
N’hésitez surtout pas à être conquérant
J’ai besoin de sentir en moi un membre actif
Qui éveille mes sens et calme mes tourments

Car vous le savez-bien j’ai toujours grande désir
De recevoir en moi un gros sexe audacieux
Dont le doux va et vient, prélude à mon plaisir
Viendra de mes envies en éteindre le feu.

Ainsi murmurait-elle cette jolie Baronne
A l’amant qui montrait trop de médiocrité
Ainsi attendait-elle cette belle friponne
Qu’on la traite avec force et avec fermeté.

Oui, mais l’homme en ce jour accusait des faiblesses,
N’ayant rien du héros souhaité par cette femme
Sa bite assurément exhibait la mollesse
Et n’avait rien en soi d’un brandon qui enflamme.

Alors pour mettre fin au galant rendez-vous
Qui avait apporté trop de contrariété,
La Baronne cria, simulant tout à coup,
L’orgasme fulgurant qu’elle n’avait point goûté.

Ainsi se termina de piteuse façon
Cet intime moment qu’on souhaitait enivrant.
Ce soir là, la Baronne, aguicha son Baron :
Sa bite fit merveille et ce fut délirant.
Raimondo – 2016