Raimondorama 28

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Renouons pour trois poèmes avec ceux de la « Haute », grâce à Raimondo !Histoire du Baron frivole
Il y a bien longtemps, se plaignait la Baronne,
Que vous ne m’avez point chatouillé la friponne ;
Vous le savez pourtant j’adore vos façons
De faire trique minette et titiller mon con.
Serait-il cher époux, par trop vous demander
D’user de votre bite avec assiduité,
Combler tous les désirs d’un corps impétueux
Qui manque trop souvent de vos soins amoureux.
Ainsi, cette Baronne, s’adressant à l’époux,
Souhaitait qu’il envahisse enfin son petit trou
Car depuis de longs jours, cet homme indifférant
Ne lui avait montré le moindre empressement.
Lui qui auparavant, de façon incessante
Promenait sur sa peau une main caressante,
Lui, dont les doigts curieux savaient batifoler
Dans les tendres recoins de son intimité,
Il était devenu, hélas bien négligent
Et sa femme en souffrait alors énormément.

Aux récriminations d’épouse délaissée
Le mari se montra plutôt embarrassé :
Il argua les soucis, osa des arguments
Qui n’étaient pas en fait cause de ses tourments.

Il faut le dire ici, ce frivole Baron
Cocufiait sa Baronne avec une Suzon
Une jolie bergère, au beau cul bien râblé,
Aux seins volumineux, qui l’avait subjugué,
Et depuis quelques temps avec cette coquine
Il jouait fréquemment à branle-moi la pine.
Sous un orme feuillu, à l’abri des regards
Le Baron s’y faisait souvent sucer le dard,
Caresser les roustons, balloter la zézette,
Chevaucher au galop au cours d’une levrette.
Et comme la Suzon en réclamait toujours
A faire des folies on passait tout le jour.
C’est pourquoi le Baron étant exténué
Négligeait son épouse à l’heure du coucher.

Alors elle décida en ces temps de disette
De calmer ses chaleurs avec une branlette,
Mais vite rejeta ce moyen trop factice
Lui préférant plutôt la bite bienfaitrice
Dont le lent va et vient dans son petit minou
Savait la contenter et lui faire un bien fou.
Comme son jardinier était joli garçon
Elle se donna à lui sans faire de façon ;
Il n’était certes pas de souche nobiliaire
Mais avait en amour un joli savoir faire
Qu’admira sans détours madame la Baronne
Devenue avec lui une fieffée luronne.
Ils tentèrent tous deux moult jeux enchanteurs
Comme la mise en bouche, le cricri ravageur,
Le doigt impétueux, l’envol de l’étourneau
Et le franchissement du col de Roncevaux.
Par la suite elle trouva auprès du majordome
Avec lequel parfois elle croquait la pomme
De belles nouveautés pratiquées en souplesse
Sur les rondeurs dodues de ses mignonnes fesses.

Les choses allèrent ainsi, chacun mena sa vie,
Chacun put se complaire au gré de ses envies,
Mais lorsque la Suzon disparut un matin,
Que le pauvre Baron se trouva seul soudain,
La Baronne à son tour se détourna de lui,
Se refusant alors à le prendre en son lit.

Aux récriminations d’un époux délaissé
La femme répliqua de façon éhontée,
Elle argua des soucis, osa des arguments
Qui n’étaient pas en fait cause de ses tourments.
Raimondo – 2016

Le cul de la Grande DuchesseLe Comte était ainsi, il raffolait des culs
Et sa douce Comtesse en était bien pourvue
Avec un gros cul rond dont les fesses exquises
Constituaient pour lui objet de convoitise.
Au cours de la journée, il arrivait souvent
Qu’il tapote des mains ce délicieux séant
Et même quelquefois, soulevant les atours
Ses doigts sur sa peau nue faisaient quelques détours.
La Comtesse appréciait ces tendres privautés
Qui déclenchaient parfois un brin de volupté
Lorsqu’un doigt insistant s’immisçait tout à coup
Dans l’intime chaleur de quelque petit trou.
Oui, mais au fil des temps, le Comte s’aperçut
Qu’autour de lui, des femmes avaient aussi un cul
Dont il souhaitait pouvoir éprouver la souplesse
Par des attouchements ainsi que des caresses
Un soir de carnaval il osa affronter
D’une Grande Duchesse le généreux fessier
Mais le geste déplut et dès le lendemain
Le Grand Duc courroucé envoya ses témoins
Les armes s’exprimèrent et au bois de Meudon
On ferrailla alors pour laver cet affront.

Au cours de ce combat, le Grand Duc fut blessé ;
Il s’avoua vaincu, il en fut mortifié,
Et son épouse alors offrit à son vainqueur
De son généreux cul la sublime douceur.
Raimondo – 2016

La chevauchée du ChevalierOn était en été et la jolie Toinon
Dans les prés du château surveillait ses moutons
Cette accorte bergère avait de grands yeux bleus
Et en divers endroits des appâts plantureux
Faisant la grande joie des petits galopins
Qui subrepticement la regardaient de loin.

Vint à passer par là un pimpant Chevalier
Le fils du Comte Hector Adalbert de Villiers.
Le fringant gentilhomme en voyant la Toinon
Sentit monter en lui un étrange frisson
Et sous sa cote en lin son sexe se raidit
Découvrant les trésors qu’alors il entrevit.
Ma douce lui dit-il, je voudrais un instant
Poser ma bouche en feu sur ces beaux agréments
Et laisser divaguer mes fureteuses mains
Sur les belles rondeurs de vos merveilleux seins.
Monsieur dit la bergère je suis honnête fille
Et vous me dites là des paroles gentilles
Qu’il me faut repousser car pucelle très sage
Je tiens à le rester jusqu’à mon mariage.

Déçu, le Chevalier poursuivit son chemin,
Car en homme d’honneur, ne voulait surtout point,
Se montrer un soudard, un rustre malveillant
Violant une donzelle, comme un vil chenapan.

A quelque temps de là, repassant en ces lieux
Il revit de nouveau la bergère aux yeux bleus
Cette jolie Toinon qui avait bien changé
Puisqu’au jour d’aujourd’hui, elle était mariée.
Il n’était plus question d’être fille très sage
D’avoir à préserver un précieux pucelage,
Et se donna alors avec très grande joie
A ce beau Chevalier aperçu autrefois.
Elle offrit son corps nu, son buste plantureux
Son fessier rebondi au charme sulfureux
Ainsi que son minou à la toison velue.
Ils vécurent tous deux à l’ombre des feuillus
Des galops licencieux, des courses endiablées
Qui les menèrent ainsi à la félicité.
Et quand le Chevalier modérait la cadence
D’une bouche goulue, Toinon faisait bombance
Et redonnait au vit la vigueur nécessaire
Pour prolonger encor, une très tendre guerre.

Ces amours défendues ne durèrent qu’un temps,
Toinon se trouva grosse au cours des mois suivants
Et le fier Chevalier s’éloigna pour chercher
D’autres jolies bergères, d’autres sublimes fées
Des Mahaut, Isabelle, Sidonie ou Iseut
Aux appâts opulents et aux jolis yeux bleus.
Raimondo – 2016

 

Actu-m’en diras tant Décembre 2017

Posted in Actualités & hors-série on décembre 10th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

Acacadémie: Le fauteuil 12 de Monsieur D’Ormesson venant de se libérer, il est tout à fait naturel (je dirais même évident) que Raimondo postule à l’immortalité. N’en avait-il d’ailleurs pas affirmé cette légitime intention en Juillet 2010 ! Je vous rafraîchis la mémoire avec ce lien dont vous voudrez bien reprendre connaissance du dernier poème. Ah mais !:

 https://gigaproduction.fr/2010/07/20/trio-de-comiques-oulibouffiens-en-delire/

Jauni: Ceux qui l’aimaient sont inconsolables et auraient souhaité des obsèques nationales avec entrée au Panthéon in petto (J’ai même vu et entendu à la télé un blaireau qui souhaitait que la date de son décès devienne un jour férié dans l’avenir _ Authentique !_). Ceux qui ne l’aimaient pas, ont repris deux fois des moules ce jour-là !

Et puis, il y avait des gens, dont je fais partie, qui reconnaissaient à l’artiste ses talents indéniables de showman qui ne trichait pas dans ses spectacles mais qui, pour l’intellect du bonhomme, lui préféraient le QI d’un pangolin malais…

 

 

 

Viviane 23

Posted in Oulibouf on décembre 10th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Chapitre 3 : Anet

 Charles de Rambures repose, après la délicieuse galanterie que Viviane lui a offerte. Comme tous les amants, il somnole, les sens apaisés. A la porte de la chambre Albin, le majordome,  frappe toujours, discrètement et Viviane se décide  à l’introduire afin de se renseigner sur le mystérieux cavalier qui demande à être reçu par le maitre de séant.  C’est à ce moment qu’elle se rend compte de sa nudité. A peine couvre-t-elle ses seins avec ses bras croisés sur son buste ; il est vrai qu’à l’époque, la pudeur n’avait rien d’aussi rigoureux que dans les siècles suivants. Quand au majordome, en serviteur stylé, il fait celui qui n’a rien remarqué, même s’il a tout vu.

  • Dites-moi, cet inconnu serait-il un militaire chargé d’apporter quelque message du Roi ?
  • Que nenni, Madame Viviane, c’est un manant, un grand homme aux cheveux roux qui monte un gros percheron au pelage clair.

Cette sommaire description alerte aussitôt Viviane. Elle subodore la venue inopinée de son mari et cela ne lui dit rien qui vaille.

  • Laissez attendre ce visiteur et ne faites surtout pas baisser le pont levis avant d’en recevoir l’ordre du Comte.

Viviane s’en revient auprès de Charles et avec douceur, le tire de son sommeil. Il lui sourit, prêt à reprendre le délicieux combat amoureux ; ses mains déjà s’égarent sur les délicieux tétons qu’il titille avec ferveur. Mais Viviane met vite fin à ces caresses pour l’entretenir du visiteur, qu’il avait d’ailleurs complètement banni de son esprit pour ne retenir que les belles images des délicieux moments qu’il vient de vivre.

  • Charles, je t’en prie, sois sérieux ; je crains que le visiteur qui demande à te voir ne soit mon mari.
  • Comment cela se pourrait-il, puisque tu ne l’as pas averti de ta venue ici.
  • Bien sûr, mais Jacquotte était au courant.
  • Donc elle le lui a dit.
  • C’est impossible ; je connais ma Jacquotte, elle sait garder un secret. Je crains cependant qu’il n’ait usé de la force pour la faire parler.
  • Et bien je vais recevoir cet individu et si, comme tu le crains il s’agit de ton mari, je me charge de lui faire dire ce qui s’est réellement passé.

Charles de Rambures donne ordre de relever le pont levis et laisse entrer le visiteur qu’il va recevoir dans la salle des gardes, où se tiennent quelques écuyers  chargés de la sécurité du manoir.  Abel Lerouge, car c’est bien lui, usant d’un ton arrogant, annonce sans ambages l’objet de sa venue.

  • Je suis venu chercher mon épouse qui d’après mes renseignements se trouve ici.
  • Et qui tenez-vous ces renseignements ?
  • D’une folle sorcière qui a cru me berner, mais que j’ai réussi à faire parler, pour tout vous dire.
  • Je vois, répond laconiquement Rambures, je vois…

C’est bien ce que craignait Viviane, Lerouge a fait usage de la force pour faire parler Jacquotte. Dans l’immédiat, en entendant de prendre une décision, Charles de Rambures offre à Lerouge asile dans les oubliettes du sous sol, emmené manu militari par les gardes,  malgré ses hurlements de colère.

  • Tu vois Lerouge, moi aussi je sais user de la force !

Apprenant cette nouvelle et craignant qu’il ne soit arrivé quelque chose de grave à son amie Jacquotte, Viviane décide de partir sur le champ pour Anet, malgré l’heure tardive.  Charles tente de l’en dissuader ; en cette période de guerre, les chemins ne sont pas sûrs et il craint qu’elle ne  fasse en cours de route quelque mauvaise rencontre. Il éprouve pour cette femme, et c’est bien la première fois qu’un tel sentiment s’éveille en lui,  un intérêt certain qui le pousse à veiller à son bien-être. Jusqu’ici les femmes n’ont été pour lui qu’un heureux moyen de libérer ses pulsions, mais il doit reconnaitre qu’avec Viviane, outre le plaisir procuré par une brûlante intimité, s’ajoute quelque chose de plus profond. Finalement, il décide de l’accompagner jusqu’à Anet, avec une escorte de cavaliers, avant que de rejoindre l’armée royale qui doit pour l’heure cantonner autour de  la capitale.

Quelques jours plus tard, la petite troupe se retrouve à Anet. Viviane s’est révélé durant le voyage une excellente cavalière ; très tôt son père l’a initié à l’équitation et la longue chevauchée de Rambures à Anet n’a rien pour la rebuter, d’autant qu’elle a hâte de retrouver son amie pour laquelle elle se fait du souci. Il a cependant fallu faire quelques étapes, au cours desquelles, Charles et Viviane ont vécu quelques intimes moments dans les diverses auberges croisées en chemin.

Ils ne savent pas qu’à l’ avenir, ils n’auront plus jamais l’occasion de se revoir et que leur belle amourette n’était pas destinée à durer.

***

  • Viviane, ma belle, tu es revenue.
  • Tu ne crois tout de même pas que j’allais te laisser seule après avoir appris que Lerouge avait usé de violence envers toi.
  • Surtout envers mon chien, mon fidèle compagnon.

Et devant l’air étonné de Viviane, Jacquotte conte les pénibles évènements qui se sont déroulés.

Dès qu’il s’est aperçu de ta disparition, Lerouge après t’avoir vainement recherché ici, s’est dirigé sur Paris où se trouvaient les troupes du roi Henri. Bien sûr il ne t’y trouva pas. Il pensa alors, connaissant nos liens d’amitié, que je devais en savoir plus sur ton absence soudaine. Durant des jours il me harcela, usa même de violence, pour me faire parler et savoir ce que tu étais devenue. Fort heureusement, mon chien Pataud se trouvait à portée chaque fois que Lerouge devenait trop menaçant.

C’est les yeux en larmes que Jacquotte poursuivit son récit.

Un matin il se présenta. Pataud n’était pas là ; j’ai pensé qu’il était parti faire son petit tour matinal. En fait, Lerouge avait réussi à le capturer à l’aide d’un piège à loup et il me mit le marché  en main : me dire où tu étais ou ne plus revoir mon chien.

J’ai bêtement cédé.

Je dis bien  » bêtement », car ton infâme mari, satisfait de savoir où tu te trouvais, est reparti sans me faire savoir ou se trouvait mon chien, que je n’ai d’ailleurs jamais retrouvé malgré mes longues recherches.

Jacquotte était inconsolable d’avoir, selon elle, trahie son amie, en dévoilant l’endroit où elle se cachait. Viviane, la  serra tendrement dans ses bras afin de la consoler et pour bien lui montrer qu’elle n’avait pour elle aucun ressentiment.

– Tu n’a rien à te reprocher, ma petite Jacquotte. Je connais les façons d’agir de  Lerouge ; il est capable de toutes les ruses, de toutes les vilénies et tous les actes les plus malveillants. Actuellement, dans un cul de basse fosse, il est en train d’expier ses méfaits.

– Ne crains-tu qu’il revienne un jour et qu’il se venge ?

– Son sort m’importe peu et je ne crains ni sa colère ni ses représailles ; je  suis ici  de passage, je voulais avant tout avoir de tes nouvelles, et d’ici quelques jours, je partirai vers d’autres lieux, là où le destin me guidera…

***

Au château d’Anet, la vie a repris. Marie d’Elbeuf, est revenue s’y réfugier. Son époux,  Charles de Lorraine, duc d’Aumale,  héritier  des lieux faisait partie des ligueur ; il a  été fait prisonnier à la bataille d’Ivry et  elle attend son retour, alors qu’il  moisit actuellement dans une forteresse de flandrienne. Marie, est désemparée. Issue d’une branche cadette de la prestigieuse maison de Lorraine, elle n’est guère fortunée et son mari guerroyant depuis des années a dilapidé une grande partie de ses biens. Le château d’Anet est actuellement son refuge, où elle vit chichement, avec quelques serviteurs.

Abel Lerouge, régisseur des lieux qui en  assurait l’intendance ayant disparu, Marie est bien désemparée. Viviane, tenue par Jacquotte au courant de cette situation, prend alors l’initiative de proposer ses services à cette noble dame qui l’accueille avec grand plaisir, assurée de trouver en elle une femme pleine d’initiative qui lui sera d’une aide précieuse, voire indispensable.

  • Il est temps que cessent ces guerres de religion n’apportant que le malheur dans le royaume et que nous reprenions une vie heureuse comme autrefois.
  • Madame, je pense qu’il faut faire confiance à notre Roi Henri pour ramener la paix.
  • Je vous en prie, ne me parlez pas de ce huguenot de malheur. Il est grand temps que nos ligueurs mettent fin à sa chevauchée.

Cette réflexion, bien sûr, n’est pas du goût de Viviane. Le roi Henri reste pour elle un intime souvenir, qu’elle n’est pas prête d’oublier. Il lui importe peu qu’il soit catholique ou protestant, il reste pour elle le merveilleux amant qui lui a fait découvrir les délices de l’amour et les voies du plaisir.  Elle se demande durant quelques instants, si elle a eu raison de proposer ses services à cette femme aux idées différente des siennes ; mais, et c’est là l’un des atouts de son caractère, elle sait, quand il le faut,  prendre le temps de forger la bonne décision. Pour l’heure, oubliant les querelles de religion, elle décide de rester auprès de Marie d’Elbeuf, remettant au moment venu, la poursuite de son destin.

Cette sage décision fut pour tous la meilleure qui soit. La vie au château se fit plus radieuse ; le personnel reconnut en Viviane une maitresse femme et la duchesse d’Aumale, titre conféré par son mariage se fit plus  amicale avec elle, malgré leurs opinions différentes en matière de religion.

La vie coulait allègrement quand un soir, se présenta au domaine, Albin le majordome de Charles de Rambures. Son maitre, avait rejoint les troupes royales et l’avait chargé d’apporter à Viviane quelques nouvelles de son mari. La longue détention dans les oubliettes avait quelque peu troublé l’esprit de Lerouge frappé de folie  douce, la danse de saint Guy comme on disait alors.  On décida de le libérer et le pauvre hère poursuivit sa misérable existence, mendiant sa pitance ça et là, auprès des paysans qui l’avaient pris en pitié.

La nouvelle ne toucha pas spécialement Viviane mais elle  n’eut   pas  le cœur de s’en réjouir. On lui avait imposé cet homme qui n’avait pas sut lui apporter sinon le bonheur, du moins la quiétude ; une page de sa vie était tournée et quant à l’avenir, elle s’en remettait au destin.

La présence d’Albin, lui rappela quelques souvenirs et en particulier, ce jour où il vint annoncer à son maitre, l’arrivée d’un visiteur. Elle revit le moment où, toute nue, elle l’introduisit dans la chambre royale où avec Charles elle venait de vivre quelques savoureux  instants. Des évocations coquines surgirent dans son esprit. Elle remarqua alors que ce majordome, qui pouvait avoir une petite quarantaine d’année, n’était pas vilain garçon et sentit s’éveiller en elle un petit frisson délicieux. Depuis longtemps elle n’avait pas fait l’amour, aucune main d’homme n’avait effleuré son corps, caressé sa peau et cajolé son intimité. Elle se rendit compte soudainement de ce manque.

La nuit suivante Viviane n’hésita pas à gagner la couche d’Albin qui la reçut quelque peu étonné, certes, mais sans rechigner à ce bonheur soudain qu’il apprécia à sa juste valeur, avec un remarquable savoir-faire.

Il faut avouer qu’ils dormirent peu cette nuit là…

Raimondo – 2017 – À suivre

Blagues Décembre 2017

Posted in Actualités & hors-série on décembre 1st, 2017 by gerard – Be the first to comment

titre

Hors-série Belle famille 01

Posted in Actualités & hors-série on décembre 1st, 2017 by gerard – Be the first to comment

Raimondorama 27

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Iseut et le Marquis

Le Marquis ce soir là, d’un doigt aventureux
Trouva le trou du cul de la très belle Iseut
La petite lingère qui œuvrait au manoir,
Magnifique  brunette aux très jolis yeux noirs.
Depuis longtemps déjà il se disait qu’un jour
Il lui ferait, c’est sûr, un petit brin de cour,
Quelques câlineries et de tendres caresses,
Un toucher généreux sur ses pulpeuses fesses,
Bref, monsieur le Marquis, d’un œil concupiscent
Avait les yeux rivés sur cette belle enfant.
Tout le monde au château connaissait ses manières
Qui ne déplaisaient pas toujours aux ouvrières.
En d’autres temps déjà, l’adorable Aglaé
Reçu l’insigne l’honneur de le dépuceler
Sidonie le branla et la jolie Suzon
Lui fit connaitre enfin l’art de la fellation.
Et depuis ce jour-là sur la gent féminine
Il avait promenée sa fureteuse pine.
Madame la Marquise connaissait ses  travers
Et surveillait alors cet époux trop pervers ;
Mais ce soir, quelque mal la retenant au lit
Fut la bonne occasion pour le coquin mari.
Au détour d’un couloir menant à la chapelle
Le Marquis se trouva face à Iseut la belle,
Et là, en soulevant sa  robe de pilou
Il promena ses mains sur son petit minou
Caressant longuement la chaude intimité
Qui lui était enfin parvenue à portée.
Poursuivant ses envies l’aventureuse main
S’en alla divaguer vers de nouveaux chemins

Et c’est ainsi qu’un soir la belle Iseut reçu
Du Marquis extasié, le doigt au trou du cul.
Raimondo – 2016

Conte de fée
Comme il se promenait au bord de la rivière
Le Baron aperçut parmi les lavandières
Une fille jolie, superbe jouvencelle
Dont la vue provoqua chez lui des étincelles.
On était en été et son bliaud léger
Laissait apercevoir un beau décolleté
Et des seins généreux à la rondeur sublime
Qui créèrent chez lui une chaleur intime.
Le Baron décida qu’une telle splendeur,
Il devrait tôt ou tard s’en rendre possesseur.
Et dès le lendemain convoqua la jeunette
Dont il souhaitait vraiment chatouiller la minette.
La fille en fut flattée mais son éducation
Ne lui permettait pas telle abomination.
Elle avait autrefois au couvent des oiseaux
Appris à se méfier des péchés capitaux
Et parmi ces travers celui de la luxure
Etait pour la morale la pire des injures ;
Si l’on devait un jour devoir y succomber
C’était en revêtant la robe de mariée…

Les contes quelquefois sont vraiment merveilleux :
Le Baron était veuf et formulait des vœux,
Pour que finisse enfin son morne isolement
Et que son avenir soit enfin souriant.
C’est ainsi que Ninon, modeste lavandière
Epousa le Baron, sans faire de manière.
La Baronne se fit chatouiller la minette,
Et s’ouvrit au plaisir de la douce branlette
Sans oublier, bien sûr, par les soirs de grand vent
L’ardente chevauchée du paladin errant
Ou le râle extasié de la biche aux abois
Accueillant les assauts du pèlerin grivois.
Il arriva qu’un soir, se trompant de chemin,
Le Baron s’égara vers un autre destin
Et que notre Ninon à ce nouveau transport
Connut l’effet puissant de la petite mort.
Pour ces jeux délicieux, lui vinrent des envies
L’index ravageur ou la bouche en folie
Et suprême attention de son buste opulent
Le va et vient heureux de l’hidalgo brulant.

L’histoire ne dit pas si d’autres griseries,
D’autres amusements surgirent en son esprit.
A-t-elle imaginé ? Le saura-t-on jamais ?
Le délicieux plaisir du tisserand lyonnais
Ou celui savoureux et plein de réconfort :
Le merveilleux galop de la femme d’Hector.
Raimondo – 2016

La Grammaire amoureuse
Elles s’étaient mises à deux pour sucer le Baron :
Il y avait Iseut, Comtesse aux cheveux blonds,
Veuve d’un chevalier disparu à la guerre
Et la brune Elodie, la Marquise aux yeux pers,
Aux seins volumineux, au cul épanoui
Qui subjuguait les hommes et leur faisait envie.
Ces femmes étaient amies et durant leur enfance
Elles avaient échangé nombreuses confidences
Partagé des moments de très tendre amitié
Avec des damoiseaux, de jeunes écuyers,
Apprenant de l’amour les jeux de la licence
Qui conduisent à l’ivresse et à la jouissance.
En ce jour, toutes deux, d’une bouche gloutonne,
Dorlotaient le gros vit d’une manière friponne
Caressant doucement de leurs mains indiscrètes,
Avec application, les belles coucougnettes.
Le Baron appréciait ces tendres gâteries
Prélude à d’autres jeux, d’autres câlineries
Qu’il aimait partager, avec ces deux coquines
Capables de combler son exigeante pine.
Ensemble ils conjuguèrent du joli verbe aimer
Tous les modes et les temps, simples ou composés ;
On écrivit l’amour en lettres majuscules
Sans oublier jamais le moindre point-virgule,
Soucieux de rédiger avec un savoir faire
Une œuvre prodigieuse et extraordinaire ;
On varia quelques mots usant de rhétorique
Dont les fleurs jaillissaient de façon frénétique
On peaufina bien sûr la grammaire d’amour
Ajoutant ça et là, quelques beaux calambours,
Un peu de turlutaine, des contrepèteries,
Apportant au plaisir, quelques finasseries ;
Et l’on n’hésita pas parfois à préférer
Le choix très succulent des onomatopées,
Délaissant les pronoms et les prépositions
Et celui trop commun des ternes conjonctions.

Tous les trois paraphèrent le précieux parchemin
A l’encre préférée de tous les libertins.
Raimondo – 2016

Au temps des troubadours
Au château quelquefois passaient des troubadours
Qui venaient réciter poèmes et chants d’amour.
Et ce soir la Baronne fut toute chavirée
Par tant de jolis vers qui l’avait remuée.
Elle invita alors l’auteur des chansonnettes
A venir auprès d’elle en sa chambre discrète.
Longtemps il déclama de langoureux refrains
Qui contaient les amours des joyeux paladins
Des gentils écuyers, des tendres damoiselles,
Ainsi que les ébats des jolies pastourelles.
La Baronne attendrie, oyant ces mélopées
Il lui vint à l’esprit de coquines idées
Elle releva sa robe et son blanc cotillon
Afin d’offrir ses seins et son séduisant con,
A ce barde courtois qui tant l’avait touchée,
Et qu’avec obligeance elle souhaitait remercier.
S’ensuivirent alors des moments merveilleux
Où il se déclina tous les jeux amoureux,
En commençant, bien sûr, avec le trou madame
Suivi du doigt vengeur, pour ranimer les flammes
Et le lent va et vient entre des seins dodus
Avant que d’aborder le gros pétard joufflu.
On y mit de l’ardeur, à défaut de doigté,
Avec la folle envie de bien se tripoter,
De mener au plus haut le plaisir amoureux
Par toutes les actions des gestes sulfureux.
Et si l’on s’octroya quelques menus repos
C’était pour mieux reprendre avec plus d’à-propos.
Durant toute la nuit on fit maintes folies
Se laissant emporter par tant de griserie.

Quand au petit matin il fallu se quitter
Ils prirent encor le temps d’un très tendre aparté :
La Baronne aboucha le membre turgescent
Pendant qu’il suçotait un minou ravissant ;
Et dans la position ainsi entrecroisée
Ils connurent à nouveau l’exquise volupté.
Raimondo – 2016

La fin des croisades
Au temps du Roi Louis le Comte avait lutté
Contre les infidèles avec tous les croisés.
Mais au cours des combats de nombreuses blessures
Avaient marqués son corps de maintes meurtrissures,
Et quand il s’en revint enfin dans son foyer
Le Comte n’était plus le fringant chevalier
Que l’on avait connu et que l’on admirait
Pour sa belle prestance et ses nombreux attraits ;
Sa femme, la Comtesse fut donc fort dépitée
De revoir un époux aussi diminué.
Ayant été blessé au niveau des roupettes
Sa bite n’avait plus l’allure guillerette
Qu’autrefois elle prenait à la moindre occasion
A la vue d’une fesse ou d’un joli téton.
La Comtesse excédée par des mois de disette
Retrouvait un époux en défaut de quéquette,
Alors elle décida qu’il fallait sans tarder
Se trouver un amant qui puisse la combler.
Aussi elle se donna sans faire de manière
A tous ses grands amis de la gent nobiliaire.
Ce fut le Duc Albert, Marquis de Saint Simon,
Qui sut en un instant faire exulter son con,
De ses doigts empressés caressant son minou
Et les abords velus de son tout petit trou.
Puis le Comte Girard à la langue suceuse
Caressa son bouton de façon chaleureuse
Afin de lui donner, par sa douce caresse
Le bonheur d’exulter et de trouver l’ivresse.
Elle s’aperçut trop tard que le fier Enguerrand
Avait avec brio investi son séant ;
Si en un premier temps elle en fut très choquée
En quelques va-et-vient elle put apprécier
Ce geste peu courant qu’elle ne connaissait pas
Mais, il faut l’avouer, très fort la contenta.
Un Baron hidalgo lui suggéra un soir
Qu’avec ses seins pulpeux elle pouvait entrevoir
Cette façon d’aimer qu’on use en sa contrée
Pour réchauffer les bites et les faire exploser.
Et en remercîment pour ces moments exquis
La Comtesse accorda les folles gâteries
D’une bouche goulue dont les pouvoirs magiques
Savait de ses amants mettre fin à leur trique ;
Que ce soit Philémon, Évrard ou Timothée
Par la jolie Comtesse ils se sont fait sucer.

Quand au Comte éclopé, pauvre mari cocu
Aux branches d’un grand chêne un soir il s’est pendu
Et c’est de ce temps-là que les Rois ont cessé
D’aller en Palestine afin de s’y croiser
Raimondo – 2016

 

 

Actu-m’en diras tant Novembre 2017

Posted in Actualités & hors-série on novembre 10th, 2017 by gerard – Be the first to comment

J’ai retrouvé dans mes archives une image mise en scène par Adhémar. Je pense qu’il est convenable que je vous la fasse partager:

Européens, serions-nous tombé sur la tête ?

On a mis des siècles à se taper allégrement sur la gueule. Les victimes de ces hécatombes se comptent par dizaines de millions, et le plus souvent dans les conditions d’une horrible barbarie. La seconde guerre mondiale a vu le summum de l’horreur. Après 1945, il s’est alors trouvé quelques diagnostiqueurs éclairés pour dire : Stop ! Arrêtons le massacre et unissons nos efforts plutôt que de nous entredéchirer à chaque génération. Ils firent alors part de leur grand projet : Faire une Europe confédérée et puissante face aux grands états impérialistes.

A pas de fourmi, cette Union Européenne s’est alors mise en place, cela fait maintenant soixante ans depuis le Traîté de Rome. On s’est donné des institutions, un parlement, une monnaie, etc… Tout n’est pas satisfaisant (loin de là!) et il reste encore beaucoup à faire avant que l’on se sente d’abord européen avant d’être un national de son pays.

Et voilà qu’on se retrouve trop prospère, trop comblé, bref « trop gras » et que beaucoup n’aspirent qu’à une chose : cracher dans la soupe !

Nos égoïsmes prennent le pas sur le bien commun. Cela a commencé avec ces fourbes de grecs qui ont tiré le maximum de la vache à lait Europe, sans jamais rien donner en échange. Récemment, il y a eut le Brexit des britanniques sensiblement pour les mêmes raisons : On veut recevoir davantage que ce que l’on cotise.

Mais le pire est à venir dans chacune des nations européennes : Parce que, pour l’instant, elle a la manne du pétrole, l’Ecosse n’aspire qu’à se séparer de la couronne. Parce que cette partie est plus dynamique et plus riche, la Ligue de l’Italie du Nord rêve de l’indépendance de la Padanie, face à ceux qui habitent la « basse » (sous-entendu péjoratif pour désigner l’Italie du Sud toujours à la traîne). Pour les mêmes raisons les catalans ne veulent plus transpirer pour les plus miséreux espagnols du Sud et souhaite la scission la plus rapide d’avec Madrid. Très récemment, leur déclaration d’indépendance unilatérale m’a particulièrement glacé le sang. Quand on connait les caractères ardents des uns et des autres, on craint que cela puisse se terminer dans un affreux affrontement. D’autres exemples m’échappent sans doute…

Je vous le dis tout net, on fait fausse route ! Je me sens devenir jacobin jusqu’au bout des ongles. Car, dans cet état d’esprit absolument contraire à mes principes (qui incluent celui d’une République Une & Indivisible), pourquoi n’envisagerions-nous pas de nous démunir de la Corse et de la Guyane avec leurs drapeaux nationalistes qui sont une insulte à la République qui les a nourri et les a éduqué. Ils vivent sous perfusion pécuniaire d’un état qui entretient les FAINEANTS et les ingrats ! De la même façon, attendons-nous à nous séparer de la Bretagne, de l’Alsace, du Pays Basque, de l’Occitanie, etc, etc…C’est pure folie ! Au lieu de s’unir, nous nous émiettons à l’extrême. Pour rien ! Tel qui se dit aujourd’hui capable de voler de ses propres ailes, en déféquant sur le voisin d’à-côté momentanément plus pauvre, risque de le regretter amèrement plus tard.

Rappelez-vous l’exemple belge : Depuis sa création et jusqu’à l’effondrement de son empire colonial et la fermeture de ses houillères, c’était la Wallonie qui tenait le haut du pavé et qui demandait presque de se séparer de ces ploucs de flamands. Le vent de l’Histoire tourna alors : C’est maintenant la Flandre qui est la locomotive économique, commerciale et industrielle de la Belgique, et cette désormais prospère région verrait d’un bon œil de se séparer des éclopés wallons…

Allons, allons, tout ça n’est pas sérieux ! Pensez un seul instant combien tout cela ferait plaisir aux superpuissances comme les USA, la Russie ou la Chine qui verraient avec délectation l’Europe s’atomiser comme l’ex-Yougoslavie : « Quels cons ces européens ! Ce n’est pas demain qu’ils représenteront une menace économique ou militaire pour nous. Ils dispersent leurs potentialités et on serait bien bête de ne pas en profiter ! »

Réveillons-nous et regardons la réalité en face. Chaque état européen est petit, tout petit, infiniment petit si on le compare avec les géants économiques de 2017, et je ne parle pas de certains pays émergents qui sont en embuscade pour nous faire un mauvais parti dès qu’ils le pourront.

L’exemple que nous avons chez nous est flagrant : La France se croit encore une grande puissance alors que, comme beaucoup d’autres, c’est un pays qui vit à crédit. Oui, nous avons une Armée conséquente, oui nous sommes une puissance nucléaire, oui nous avons un système de protection sociale efficace, oui nous faisons encore illusion dans les sommets internationaux. Mais nous avons une dette colossale qui grandit tous les jours ! Nous bénéficions, comme d’autres, des accords de Bretton Woods (pas autant que les américains qui, eux, n’ont qu’à faire fonctionner la planche à billets), mais imaginez le scénario d’une superpuissance qui refuserait, sur un claquement de doigt, de ne plus honorer le dollar qu’à sa valeur de papier. Et qui remplacerait cette référence (qui, pour l’instant, arrange tout le monde) par une denrée quelconque (sans doute plus l’or, mais l’uranium ou autre artefact de valeur), cela n’a rien d’impossible puisque le billet vert reste une monnaie fiduciaire (du latin fides = confiance) qui ne « marchera » que tant que la confiance durera. Ce jour-là, c’est toute l’économie mondiale qui s’écroulera et on aura tout intérêt à être une entité conséquente pour tenter de se tirer de ce mauvais pas. Les petits états, eux, seront inexorablement broyés et récupérés, presque sans effort, par des « grands frères » qui les régenteront à loisir. Je vous laisse imaginer l’air con de la Catalogne et/ou de l’Ecosse indépendante(s) dans ce cas de figure…

Hors-série Marseille 18

Posted in Actualités & hors-série on novembre 10th, 2017 by gerard – Be the first to comment

« Marseille est dévorée par une corruption vorace

et un clientélisme protéiforme. »

(French Deconnexion par Philippe Pujol

Edition Robert Laffont-2016)

L’immobilier à Marseille ou comment râtisser large

Marseille est une ville qui s’appauvrit. Certaines communes limitrophes sont devenues le refuge de gens aisés qui sont gagnants sur plusieurs tableaux : la proximité de services importants en matière sociale et/ou de santé (laboratoires, cabinets médicaux hautement spécialisés, hôpitaux à la technologie la plus pointue, etc…), la facilité relative des communications grâce à un réseau dense, bien que souvent surchargé, et qui devrait s’améliorer sensiblement avec l’ouverture de la L2 dans sa totalité, le calme de ces lotissements résidentiels avec des facilités de parking face au noyau urbain phocéen axphyxié et vieillot, etc… Tous ces nantis ont les avantages de la métropole sans en avoir les inconvénients, surtout financiers. Finies les taxes d’habitation élevées et les taxes foncières superchères, c’est nettement meilleur marché aux alentours de la commune.

Tout cela pose un problème pécuniaire à la municipalité, qui « tire de plus en plus la langue » pour boucler son budget. Une grande partie de la solution pour collecter de l’argent frais passe par les spéculations immobilières.

Et, en premier lieu, on sacrifie le culturel en vendant « les bijoux de famille » : Quid de cet immeuble à bâtir au boulevard de la Corderie ? (cf http://www.tourisme-marseille.com/fiche/carriere-antique-grecque-de-la-corderie-marseille-provence/ On y a trouvé des vestiges antiques, qu’à cela ne tienne, on fait une petite part (une toute petite de moins de 600m2) réservataire pour faire écran de fumée aux yeux des amoureux du vieux Marseille, et on obtient, par jugement, le permis de construire pour environ 4000 mètres carrés.

Autre exemple, l’industriel-mécène marseillais Jules Cantini (1826-1916), outre les monuments et autres bienfaits prodigués généreusement à la commune, a légué tout son bien à la ville. Eh bien, monsieur le Maire n’a rien trouvé de mieux que de vendre son domicile-atelier au promoteur Eiffage. Il est vrai qu’une telle surface en plein Prado est une aubaine. Vendu 14,5 millions d’euros, Eiffage va raser l’existant (pourtant d’un certain intérêt historique) et élever trois immeubles de grand standing de R+7 à R+10. Fais-toi gras gari ! (source : « La Marseillaise » du 26/09/17)

A Marseille, on construit à tout va, la moindre parcelle est exploitée au plus près du P.L.U.I. (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) en vigueur. Jamais on n’avait vu autant de grues sur de si nombreux chantiers. Les consignes de Monsieur Gaudin sont claires :

1/ Faire le plus de pognon possible pour alimenter une trésorerie que les subventions de l’Etat n’alimentent plus beaucoup depuis les applications progressives des lois de décentralisation.

2/ Fixer le maximum de population dans Marseille intra-muros (Rappelons que si notre agglomération est toujours la 2ème de France, elle est passée derrière Lyon en ce qui concerne les strictes limites communales).

Mais on n’est pas pour autant tous logés à la même enseigne ! La Grande Prêtresse de l’immobilier marseillais s’appelle Laure-Agnès Caradec, je vous donne ci-après tous ses titres pour que vous vous fassiez une idée du personnage :

Adjointe au Maire de la Ville de Marseille
Déléguée à : Urbanisme / Projet métropolitain /
Patrimoine municipal et foncier / Droit des Sols
Conseillère départementale des BdR [Bouches-du-Rhône]
Présidente de l’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée
Vice-Présidente et membre du bureau de la FNAU [Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme]
Présidente de l’agAM [Agence d’urbanisme de l’Agglomération Marseillaise]
Présidente du CAUE [Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement]

Cette personnalité toute-puissante fait la pluie et le beau temps, avec la bénédiction gaudinesque, sur le foncier marseillais. Je ne vous donnerai qu’un exemple et son contre-exemple bien significatifs, et qui pourront vous donner une idée de ce que R.Pujol a voulu signifier:

1/ TOUT… : 12ème arrdt, quartier de Montolivet, 53 Bd Marius Richard, un promoteur a acquis un havre de paix dans un espace bien reculé et qui ne correspond avec le boulevard que par une route d’une centaine de mètres, enclavée entre deux propriétés privées, à une voie. On envisage de construire là deux immeubles un R+3 et un R+4, soit 43 logements. Je vous laisse imaginer le pastis qu’il va y avoir sur cette unique voie d’accès lorsque deux véhicules arriveront en sens inverse (et je ne parle pas de la partie sécurité _ accès pompiers, ou gaz, ou tout-à-l’égout… _)… Trois fois, je dis bien trois, la Mairie du 6ème secteur (11ème & 12ème arrdts), pourtant de même sensibilité que la majorité municipale, a donné un avis défavorable pour ce bâti (Les riverains y auraient vu deux ou trois villas à R+1, ils n’auraient sans doute rien dit et tout le monde, y compris le promoteur devenu moins avide, y aurait souscrit). Eh bien non ! Les services de la Mairie centrale de madame Caradec ont réaffirmé trois fois que le permis de construire accordé restait valable, avec des aménagements minimes mais qui n’impactent pas les gros inconvénients déjà cités. Je n’affirme rien, mais pour être aussi entêté dans ces genres de décisions, il doit y avoir de sacrés dessous de table qui doivent circuler, monsieur Pujol vous en dirait bien davantage…

2/ …ET SON CONTRAIRE: D’abord, lisez ça SVP: https://marsactu.fr/ladjointe-a-lurbanisme-laure-agnes-caradec-vite-epinglee-canard-enchaine/ …Voilà, vous avez tout compris. Je simplifie : « Moi, j’obéis aux consignes du Patron pour déliver des permis de construire à tour de bras TANT QUE CE N’EST PAS PRES DE CHEZ MOI !!! Si c’est le cas, je refuse tout simplement le projet. Non mais des fois, vous ne voudriez pas que ma tranquille petite villa soit emmouscaillée par des immeubles ! Je laisse ça aux autres marseillais, nananananère ! »

Moralité : « Selon que vous serez puissant ou misérable, etc, etc… »

-oO0Oo-

Allez, puisqu’on y est, encore une image de l’actualité marseillaise mettant en scène le mauvais contribuable franco-helvétique qui fait son beurre sur le dos des spectateurs français (mais vous remarquerez sur la photo qu’il porte la rosette d’Officier de la Légion d’Honneur), et l’ex-sénateur épinglé, à tort jusqu’à plus ample informé, dans une affaire de fonds détournés « dotations des attachés parlementaires / poche des sénateurs » (cf http://www.20minutes.fr/politique/2150463-20171013-envoye-special-quand-jean-claude-gaudin-perd-nerfs-face-accusations-journaliste ) :NB: Oui, il y a une faute à « parie », mes excuses!

Bon, c’est pas tout çà, il est temps de revenir à un Hors-série plus drôle ! Et qu’est-ce qu’il y aurait de plus drôle que des exemples d’Humour Marseillais ?

Spécial: Gigaproduction a 9 ans !

Posted in Actualités & hors-série, Remixito on novembre 1st, 2017 by gerard – Be the first to comment

Bon, ben… On est content d’être arrivé jusque là, même si l’absence d’Adhémar se fait cruellement sentir. Foin de pleurnicheries, il faut se dire que le 1er Novembre 2008, je ne me serais jamais douté de faire perdurer ce site jusqu’à ce soir ! Il faut se méfier aussi de nos détracteurs tapis dans l’ombre pour nous faire un mauvais parti (NB: Faire Grand écran):

http://www.remixito.fr/actu/politique/ben-laden/les-9-ans-de-gigaproduction.html

(Erratum: Il faut, bien évidemment, lire « auX chacals ». Mille excuses pour la faute, mais j’ai la flemme de recommencer…)

Blagues Novembre 2017

Posted in Actualités & hors-série on novembre 1st, 2017 by gerard – Be the first to comment