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Le Maître du Monde

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2017 by gerard – 1 Comment

Je dédie cette bêtise à mon ami
Adhémar
pour que, de là-haut,
il puisse encore rigoler
un bon coup de nos couillonnades !

« Les cons ça ose tout, c’est même à çà qu’on les reconnait »

(Michel Audiard -« Les tontons flingueurs »-1963)

–0O0–

             Fulgence Cudognoli est né en 1990 à Casamaccioli, dans la haute vallée du Golo, en Haute-Corse. Le recensement de cette année-là indiquait une population de seulement 91 habitants sur tout le territoire de la commune. Autrement dit, un quasi-désert ; de plus, sa situation à l’ubac des hauteurs environnantes n’en faisait pas une villégiature recherchée, on se pelait de froid dès Octobre et ça durait jusqu’en Avril. Le faible nombre d’habitants donnait comme résultat qu’ils étaient tous cousins plus ou moins éloignés ; Fulgence n’échappa pas à ces malédictions liées à la consanguinité. Il était… comment dirais-je… très « Forrest Gump » si vous voyez ce que je veux vous faire comprendre, et même avec un cran nettement au-dessous du héros du film. De facto, son quotient intellectuel avoisinait celui des débiles plus que légers. Sa scolarité fit le désespoir de ses parents, d’abord à l ‘école primaire du village, puis au collège Giovanangeli Empapaouta du chef-lieu de canton voisin. Avec ses nombreux redoublements, il se trouvait encore en triplement de 6ème l’année de ses 16 ans. Sa famille n’insista pas, elle le retira alors du milieu scolaire pour l’envoyer garder les moutons. Mais le métier était en train de disparaître et on lui faisait de moins en moins confiance, car on l’avait repéré plusieurs fois en train de se livrer à des actes indélicats sur diverses brebis (pour parler avec euphémisme), sinon franchement zoophiles (pour parler à ceux qui ont la compremette paresseuse).

             Si autrui avait bien conscience que Fulgence était « différent », il n’en était pas de même pour l’intéressé. Il lui arrivait souvent, et notamment au moment du lever, de se dire qu’il avait presque conscience de n’être pas tout à fait « normal », il appréhendait alors la réalité comme vous et moi. Mais cela ne durait que très peu de temps, moins d’une minute en général. Très vite, il repartait alors dans des vaticinations cérébrales où, cette fois, la réalité était totalement absente. C’est ainsi qu’il se mit en tête de pouvoir, de par sa seule volonté, commander à l’humanité tout entière.

             Oh, ce concept n’est pas venu tout seul ! Il mit longtemps à le faire mûrir et à le finaliser. Il faut dire que cela lui demandait une grande concentration et une canalisation d’énergie qui l’épuisaient physiquement, souvent pendant plusieurs jours, voire plusieurs mois… C’est d’ailleurs à cause de ces regrettables conséquences sanitaires qu’il commit en fait peu de démonstrations de son pouvoir.

             La première fois ce fut pour ses treize ans , lorsqu’il avait doublé le CM2 de Mademoiselle Assunta Poilaufrifri, il déclencha le processus de blépharoplégie pour tous les terriens. Quoi, qu’es-aco, allez-vous me dire ? J’explique, braves gens : Il s’agit de l’absence de nictations (= clignements des yeux), une sorte d’apraxie bien spécifique d’une partie de la face. Il réussit ce tour de force pour que, sur toute la surface de notre planète, personne _ je dis bien personne _ ne clignât des yeux pendant 11 secondes et 2 dixièmes. Il s’évanouit derechef après cet exploit et garda le lit une semaine. Bien sûr, il n’eut aucun écho d’une quelconque homologation de son exploit, mais il savait qu’il avait réussi et cette seule certitude le comblait d’aise.

             Parce qu’il avait pu récupérer des forces suffisamment vite, il s’attacha à concrétiser un second challenge à l’été 2007 pendant qu’il gardait les moutons à l’estive. Il avait auprès de lui sa brebis préférée qu’il avait surnommée Shakira (NDLR : On a les fantasmes qu’on peut!) et pendant quasiment un mois il se prépara à donner un ordre démoniaque aux hommes : Celui de ne pas flatuler pendant cinq minutes ! Ce fut prodigieux ! Personne ne péta sur notre bonne vieille Terre pendant 300 secondes, du moins en était-il persuadé ! Il tomba aussitôt dans une léthargie profonde de plusieurs heures et, grâce à sa « chérie » qui lui lâcha un « pétoulié » sérieux sur la tronche, il put enfin émerger de son égarement total. Même au milieu des crottes, il arborait un sourire béat de satisfaction. Il était bien évidemment ravi de sa puissance, mais déplorait que sa santé ait si cher à payer pour ce résultat.

             Shakira avait réussi à le ranimer et il en garda une reconnaissance émue pour elle en particulier, et un amour pour tous les animaux en général. De là, lui vint alors l’idée d’étendre son commandement à toutes les espèces vivantes de nos sols et de nos océans. Mais il fallait se remettre en condition, et pour être au summun de sa libération de chakras, il pensa fort justement qu’il faudrait bien qu’il s’écoulât au moins une année avant de recommencer.

             Ce ne fut finalement qu’à l’automne 2011 qu’il put lancer sa grande imprécation. Il avait rechargé ses « batteries » au top-niveau et se sentait de nouveau d’attaque pour intimer l’ordre à toute la diversité biologique d’ici-bas de ne pas lâcher le moindre vent pendant un temps qu’il avait raccourci volontairement, étant donné les ennuis physiques qu’il contractait post-ordem, à trois minutes. Et ça fonctionna du feu de Dieu ! Selon lui, aucun organisme vivant ne relâcha dans l’atmosphère la pestilence d’une caisse de bon aloi. Mais, rendez-vous compte, mettre en place un tel vœu fut éreintant au dernier degré et, littéralement vidé de toute énergie, il dut s’aliter pour une durée de six semaines. Son pronostic vital était d’ailleurs engagé avait assuré le docteur de famille, le brave Toussaint Tuttufancciulo, un vieil original qui ne se déplaçait que dans une Méhari hors d’âge vers tous les trous du cul du monde (…et il n’en manquait pas!) de ces contreforts du Monte Cinto. Comme l’alerte avait été chaude, Fulgence se promit de ne plus rien tenter pour régenter le monde avant quelques années.

             A la fin de sa convalescence, son père s’enquit de lui trouver un métier pour que, ainsi rémunéré, il puisse voler de ses propres ailes et ne plus emmerder le monde de l’humble logis familial. Grâce à « l’appui » (là encore, euphémisme de bon ton pour qualifier un piston phénoménal) du suppléant d’un ex-député qui était cousin au troisième degré du parrain de la plus jeune sœur de la mère de Fulgence, qui se prénommait Marinachetti, on tenta de lui dégoter une occupation. N’ayant rien à espérer comme emploi dans ces trous perdus, c’est finalement à Corte qu’on le bombarda du titre ronflant de Sous-archiviste Auxiliaire de Troisième Classe. En fait, il s’occupait, au sous-sol des locaux universitaires, de la photocopieuse. Attention ! Ne vous extasiez pas sur cette activité ! Trop peu « armé » intellectuellement pour en assurer la maintenance ou un entretien basique, il lui était seulement demandé de faire des tirages pour les étudiants et les professeurs.

             Son salaire était bien modeste, mais il avait su s’en accommoder et vivait petitement. Il avait réussi à dénicher une location, pas très loin de la faculté, une ancienne remise que l’avide propriétaire avait aménagé avec l’électricité, un point d’eau et un poêle à bois. En hiver, la « chambre », trop haute de plafond, rendait le plancher quasiment inchauffable, et le pauvre Fulgence n’avait pas moins de trois couvertures sur son lit pour bénéficier d’un sommeil tout juste douillet. Qu’importe ! Il avait été élevé à la dure et cela ne l’affectait guère…

             Par contre, ce qui le tourmentait davantage, c’était le regard porté sur lui par les étudiants. Il sentait bien que toutes ces têtes bien pleines le méprisaient au plus haut degré, et il en eut un extrême ressentiment qui ne fit que grandir au fil des mois. Ces mêmes étudiants, sans penser vraiment à mal, lui faisaient de petites niches en trafiquant sa photocopieuse : ils lui bloquaient son compteur, ils mettaient du toner rouge là où il aurait fallu du noir, ils se torchaient avec une feuille A4 qu’ils repositionnaient ensuite avec précaution dans les ramettes, etc… Surtout, ils n’oubliaient jamais de l’apostropher avec un vocabulaire qui meurtrissait Fulgence : « Alienatu, scemu, lombatu, tontu, mattu, etc… »… Et même, une fois sur deux, en français avec des périphrases comportant souvent des noms de volatiles colorés. Il se dit un soir que ça ne pouvait plus durer, et qu’il allait mettre en branle son Grand Oeuvre pour mettre fin à ces vexations, et commença à réfléchir pour y parvenir…

             Et d’abord, il fallait cibler ceux qui allaient encourir sa vindicte. C’était facile, et il n’eut pas à cogiter longtemps : Tous ces malfaisants qui lui pourrissaient la vie et des millions d’autres de par le monde qui faisaient pareil pour empoisonner l’existence des citoyens gentils, à savoir les cons ! Haro sur tous ces stupides crétins dont on croise les spécimens les plus variés plusieurs fois par jour ! « Les cons, les cons, les cons ! » répétait-il en se martelant cet objectif dans sa tête. Oui, mais qu’en faire ?

             Les rayer du monde des vivants aurait sans doute demandé une poigne dynamique qu’il était incapable de fournir, il y aurait laissé sa santé définitivement, voire même sa vie. Peu à peu lui vint l’idée de rendre les cons différents des autres humains, pas dans l’intellect bien sûr, ils étaient cons et c’était déjà bien suffisant, il était donc inutile de les rendre plus cons qu’ils ne l’étaient déjà. Non, non, c’est dans l’apparence qu’il fallait agir. Il pensa un moment leur donner une pigmentation de peau bleue, ou verte, ou caca d’oie… Mais il abandonna bien vite cette option, les cons auraient su sans difficulté se maquiller l’épiderme pour abuser leur entourage. Lui vint alors l’idée de les rendre petits, tout petits, plus nains que les nains les plus rase-bitume. On aurait pu presque les écraser comme des crottes de chien sans y prendre garde. Et c’est là que le bât blessait : Fulgence voulait, bien au contraire, que les cons signalent leur présence de façon tellement évidente qu’on ne pourrait que se dire, lorsqu’on en croiserait un : « Tiens, voilà un grand con ! »

             Donc, par déduction, il fallait les rendre géants, énormes, cyclopéens… Bref, qu’on ne puisse surtout pas les rater dans tous les lieux publics. Il arrêta alors sa décision dans la soirée du 20 Octobre 2017 et, gonflant les veines de ses tempes à les faire quasiment éclater, il lança son terrible anathème : « Que tous les cons de ce monde prennent désormais des mensurations gigantesques ! » Il eut à peine terminé sa phrase qu’il s’écroula sur son lit, sur le dos, les bras en croix et vidé de toute vigueur. C’est une véritable chiffe qui plongea alors dans un très mauvais sommeil, une sorte de narcose sans nerf, sans ressort… Il était comme un pantin privé de substance qui frôlait le coma à chaque seconde… Et cela perdura toute une longue nuit…

             …Avant même de rouvrir les yeux, Fulgence pressentit qu’on devait être au petit matin car une fraîcheur toute caractéristique semblait le lui indiquer sur ses membres refroidis. Il eut alors sa petite minute quotidienne de lucidité et pensa : « Là, j’ai voulu faire trop fort ! Il est impossible que ma mission soit accomplie, malgré que je sois fourbu comme je ne l’avais jamais été auparavant. Allons, mon vieux, lève-toi et poursuis ton chemin de croix auprès de ces maudits étudiants. »

              Il souleva la tête de son oreiller, et blam !… son front heurta le plafond.

Gérard – 2017

 

Fainéant un jour, fainéant toujours!

Posted in BombayTV on octobre 1st, 2010 by gerard – Be the first to comment

Que voulez-vous, c’est sans doute dans leurs gènes?

http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-4ce3fa55ff72265d5f84560970e0dffd.html

Pantalonnade du procès « Pascal Paoli »: Epilogue

Posted in Perlouzes solitaires on décembre 2nd, 2009 by gerard – Be the first to comment

Attention! Ce fichier n’a rien de drôle, vous êtes instamment prié(e) de le zapper si vous voulez rester dans le droit-fil de ce blog dédié à la rigolade.

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Un corse a dit un jour qu’ «Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours »(Napoléon Bonaparte), dont acte, mais avec des photos:

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Le Procureur-Adjoint n’a évoqué qu’un

« dérapage »,et n’a donc réclamé que

des peines de principe: 2 ans avec sursis

pour Alain Mosconi et Dagrégorio, 18

mois avec sursis pour les 2 autres frères

Mosconi.

Mon commentaire ci-contre.

 

cul01

 

Jugement du 2 Décembre 2009

par la 6ème chambre du tribunal:

Alain Mosconi: 12 mois avec sursis

(« Je suis soulagé, nous revenons

de loin… »)

Félix Dagrégorio: 6 mois avec sursis

Patrick & Jean-Marc Mosconi: Relaxés

Mon commentaire ci-contre.

 

Présence d’Olivier Besancenot au procès:

« Cette lutte contre la privatisation de la SNCM est celle de la dignité… »

Mon commentaire: Désolé! Je n’ai pas trouvé sur Google Images quelque chose qui tienne à la fois de la mouche du coche et de la mouche à merde!

Plaidoiries des avocats avec mes commentaires accolés (pleins d’euphémismes et fortement édulcorés):

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Me Rosa Prosperi:  « Lorsque la politique entre dans le prétoire, la justice en sort.»

(Mais peut-être s’adressait-elle à Talamoni?)

 

 

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Me Aimée Mamberti dénonce « une arnaque d’état » et une « volonté d’élimination politique » d’Alain Mosconi.

 

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Me Alain Molla « Vous jugez des hommes d’honneur, pas des voyous! »

 

 

 

 

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Me J-G Talamoni « …on a voulu faire un exemple… »

Quand la pourriture fait bon ménage avec les péteux, et vice-versa!

Posted in Perlouzes solitaires on novembre 19th, 2009 by gerard – 3 Comments

Attention! Ce fichier n’a rien de drôle, vous êtes instamment prié(e) de le zapper si vous voulez rester dans le droit-fil de ce blog dédié à la rigolade.

Ce qui suit n’est que l’émanation de mon écoeurement et de mon ras-le-bol face à des gens qui n’ont été, ne sont et ne seront jamais que des menteurs et des lâches! J’accuse les uns de se cacher derrière de fausses allégations de revendications syndicalistes, j’accuse les autres d’avoir peur d’eux au point que, de renoncement en renoncement, ils vont finalement les juger sur des peccadilles. C’est proprement honteux! Comme tout le monde semble complice dans ce scandale, je m’octroie le droit de faire entendre ma voix pour dire à quel point je les conchie et les méprise!

A Marseille vient de s’ouvrir le procès des mutins du « Pascal Paoli ». Ils étaient une soixantaine dans la presse de 2005, puis, d’année en année, on a parlé d’une quarantaine, aujourd’hui, il n’y a plus que quatre paumés qui comparaissent en hommes libres devant la Justice. Ce qui est au départ un crime (piraterie) a été ramené a un délit de « séquestrations de personnes suivies d’une libération volontaire avant le septième jour et usurpation de commandement », la SNCM a même retiré sa constitution de partie civile (sous quelle pression?). Autrement dit, ça sent la relaxe télécommandée à plein nez. J’ai bondi quand j’ai lu dans le journal, le 3 Octobre dernier, le nouveau chef d’inculpation. Dès le lendemain, j »ai commis une lettre à « La Provence » qui, à son habitude, s’est bien gardée de la publier, et dont je vous donne la teneur:

« Monsieur le Rédacteur en Chef,
 
Dans un article du 3 Octobre, Denis Trossero recueille les propos d’Alain Mosconi dans une interview exclusive à « La Provence ». Excusez du peu, voilà un criminel (les délits de piraterie étant considérés comme des crimes) qui a le droit d’étaler « 
en exclusivité » sa jactance et « sa fierté » avec photo souriante en couleur et tout et tout… On croit être tombé sur la tête quand on lit le tissu de contre-vérités qu’il tente de nous servir.
Avant d’en venir à ce pseudo-syndicaliste, permettez que je dise un mot sur l’action judiciaire qui fut en charge de l’affaire: Les faits se sont déroulés fin Septembre 2005, l’intervention du GIGN a pris tous les mutins en flagrant délit. Alors pourquoi sont-ils rentrés libres chez eux au lieu d’aller directement en prison sans passer par la case de Départ (Ajaccio ou Bastia, je ne me souviens plus très bien); ici, sur le continent, ça s’appelle « la comparution immédiate », mais sur l’île de beauté, la Justice doit être différente? Pourquoi avoir attendu plus de quatre longues années pour un dossier soit-disant « 
vide et mal ficelé« ? Quelle influence a reçu le juge qui a pris la décision de ne plus poursuivre ces angelots uniquement que pour séquestration de personnes (J’avoue avoir appris cette requalification du délit par la lecture de votre article; on _ »La Provence » comprise*_ s’est bien gardé de faire la publicité d’une telle aberration.)? Qui minimise l’affaire au maximum pour « ne pas faire de vagues » et tenir les petons de ces braves petits matelots bien au chaud? …A force de trop les cajoler, les politiques ne s’aperçoivent toujours pas que ces personnes crachent de plus en plus dans la soupe, et que c’est leur faiblesse qui les rend comme ils sont: arrogants, menteurs, sournois, etc…
Revenons donc à l’angélisme de ce philanthrope de Mosconi! Je vous prie de m’excuser si mon laïus est un peu décousu, je me suis contenté de suivre le fil directeur de l’article de Denis Trossero:
Ce gentil Alain était donc sur le « Pascal-Paoli » avec 60 autres membres décidés du STC (Pfft! Excusez-moi, c’est nerveux, cette appellation m’a toujours fait rire!) et… tadâââm! SES FRERES!!!… Mais bon sang de bois, si la revendication était toute syndicale, que viennent faire les frangins dans cette galère(…ou plutôt dans ce ferry!)? Non, mon cher, ils ne sont pas dans la mouvance autonomiste, ils accompagnaient Alain par pure compassion familiale et pour ne pas qu’il prenne froid.
Il est qualifié d’ex-patron du STC-marins, ben tiens, tu m’étonnes! Les RG, ou tout autre service de Police, ont dû le prendre entre quatre yeux et lui mettre le marché en main: « Tu t’écrases, tu fais plus parler de toi, en échange on te promet d’édulcorer au maximum les charges qui pèsent contre toi! »(cf le dossier « vide »…)
Envers et contre tout, le délit de piraterie reste, répétons-le, un crime: « Meuh non, c’était juste pour qu’on parle de nous et de nos beaux bateaux que de gros « meuchants » allaient privatiser, le contribuable français s’était habitué à combler notre déficit chronique chaque année. On est le Service Public, pas comme « Corsica Ferries » qui, avec moitié moins de personnel, fait des bénéfices; d’ailleurs, on a toujours réussi à les empêcher d’accoster à Marseille, nananananère! On est les gentils, nous, on n’a pas de sang sur les mains! » Peut-être, mon beau, mais si le mensonge faisait tâche, tu te noierais dedans…
Le pauvre chéri n’admet pas qu’on ait fait de lui « 
une courroie de transmission politico-mafieuse« . Non mais, qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre! Qui c’est qui est arrivé à l’aéroport d’Ajaccio, arborant un grand sourire et le poing levé, et qui est tombé dans les bras de Talamoni et de Siméoni? Ces derniers sont connus pour l’amour infini qu’ils portent à la souveraineté française! (Et le sang que Siméoni a sur les mains depuis l’affaire d’Aleria est oublié, c’est si loin tout ça!)
Il « 
revendique la lutte des classes » et sa préférence pour « aller devant la justice populaire » (ça, c’est sûr qu’on n’entendra que ça au procès!) et « la lutte d’émancipation de mon peuple« (sic), comme si le fait d’être érigé en Région(ça fait des fonctionnaires à payer en plus..), de payer moins cher le tabac, les autos, souvent de ne payer aucun frais de notaire, j’en passe et des meilleures, ne faisait pas de la Corse une zone de capricieux privilégiés dont souvent le non-Droit est la règle. Là, je rejoins à 100% Alain Mosconi, et souhaite ardemment leur indépendance; nous aurions plus à y gagner qu’à y perdre. Bien évidemment, cet avis, trop entier, est très discutable, j’en suis conscient.   
Monsieur Mosconi critique la Justice qui ne serait pas indépendante et « 
Louis XIV qui annonce la culpabilité des gens avant qu’ils ne soient jugés« . C’est de bonne guerre lorsqu’on a voulu se faire justice soi-même en détournant un navire. Et puis, se mettre au même niveau que De Villepin, ça vous grandit le bonhomme!
« 
Si les juges fixent l’amende en fonction de ce que ça a coûté, il me faut dix vies pour payer!« : Ca ne vous coûtera pas grand-chose, je puis vous l’assurer, mon cher. Vous l’avez dit vous-même, la Justice est dépendante, elle va vous arranger ça aux petits oignons. Et puis, dix vies d’Alain Mosconi, non merci, sans façon…
Il craint qu’on ne le prive de son emploi (Eh l’artiste, reconnais que tu auras tout fait pour!) ou de son mandat (C’est vrai que le STC est un super-syndicat de stature _ Pfft! Excusez moi encore j’allais dire, comme notre ami, « de poids » _ internationale, absolument indépendant de menées autonomistes. Perdre une telle figure emblématique allongerait celle de l’excité Talamoni!).
Ne nous faisons pas d’illusion: séquestration de personnes pour des faits datant de 4 ans, un procès qui va se passer à Marseille (Pensez donc, mon bon monsieur, en Corse nous aurions des manifestations dans les rues, alors qu’à Marseille, le lobby corse sait tenir ses troupes!), le brave Mosconi qui va plaider sur la base unique du militantisme syndical (« Mais je n’ai pas de sang sur les mains, Monsieur le Président, je n’ai pensé qu’aux intérêts de mes camarades travailleurs! »), sans doute des directives très confidentielles du Ministère de la Justice (mais on ne pourra pas le prouver) pour prôner l’indulgence et l’oubli… Tout cela va nous donner un verdict des plus cléments, peut-être même la relaxe sans amende à payer. Pauvre France! Heureuse Corse!
Vous n’avez là que les réflexions d’un citoyen, lui aussi sans casier judiciaire, elles sont sujettes à controverse, je n’en disconviens pas; mais il m’a semblé qu’elles avaient autant de valeur que celle d’un prévenu qui ne veut présenter à la société que la facette qu’il veut bien, dans sa grande bonté, nous exposer.
Veuillez agréer, monsieur le Rédacteur en Chef, l’expression de mes meilleurs sentiments cordiaux,
 
Gérard C.
 
PS: Je suppose que vous réserverez à cet envoi le même traitement que mon courrier du 6 Novembre 2005(1), à savoir une non publication et, vraisemblablement, un classement vertical vers la corbeille à papiers, mais je vous comprends. On publie ce qui fait vendre du papier, pas le contraire, c’est humain!
*= Mais cela a pu m’échapper, si tel est le cas, je vous prie de m’excuser.
NB: Les expressions soulignées reprennent celles parues dans l’article.

  1. : cf http://gigaproduction.fefaine.be/2005/11/06/coup-de-gueule/

Presque deux mois ont passés depuis, et je peux dire que, pour l’instant, je ne me suis pas trompé. Voici en effet ce que Mosconi a déclaré hier au cours d’une conférence de presse (mazette!):

« Nous n’allons pas nous priver de faire de ce procès un procès politique dans la mesure où l’Etat a posé les jalons« , « Comme nous ne sommes pas des délinquants et encore moins des criminels, nous le ferons avec notre dialectique de syndicalistes.« 

Par contre, en réfléchissant un peu, j’en suis arrivé à la conclusion qu’un tel abruti ne pouvait pas pondre ça tout seul. Il a donc bien appris sa leçon! Il ne faut pas être grand clerc pour deviner que, parmi ceux qui tirent les ficelles de cette pitoyable marionnette, il y a, je vous le donne en mille, Monsieur Talamoni, avocat des marins. En argot, un avocat se dit « bavard », pour Jean-Guy, c’est plutôt « l’art de la bave ». Comment qu’il va se régaler pour délivrer son message à cette tribune inespérée que constitue le prétoire! Il va se faire le défenseur de ces gros bras à petite cervelle, lui qui sait si bien les manipuler! Vous trouvez que j’exagère? Ben, j’en parle d’autant plus à l’aise que je suis à 100% pour une indépendance totale de la Corse.

Pensez donc! C’est un pays plein de ressources, les mines de connerie de leurs meneurs indépendantistes sont si riches. Malheureusement, ils ne pourront pas en exporter vers le continent, les mines de connerie de nos politiques étant, elles, inépuisables! Bah! Ils leur restera le tourisme qui reclassera la pléthore de fonctionnaires dont l’île abonde actuellement…

Je leur souhaite toutes les satisfactions possibles, et les remercie de m’avoir fait réellement appréhender la représentation de la Bêtise: une tête de maure sur un fond pâle, très pâle, comme le tréponème du même nom.

Corsitudes 01

Posted in BigSpaceShip on août 1st, 2009 by gerard – Be the first to comment

Septembre 2007:

Pour vous rappeler les vacances, voici un « Spécial Corse »:
Commençons par du culturel avec « Devinettes »:
La paresse? Connais pas!(refonte de Juillet 2009):
Une colle: Qui fait « Hou! Hou! » le Dimanche à midi?
_Benoît XVI au balcon de Saint Pierre de Rome?
_Perdu! C’est Pascal Sevran!*
_Qu’est-ce qui est grand et habite l’Elysée?
_De Gaulle?… Chirac?…
_Non, Sarko chez Lilliput!
_Qui fait dans son froc mais emmerde tout le monde?
_Whââ c’est facile: George W.Bush!
_Faux! C’est un indépendantiste corse!
3 erreurs mon cher! Le gage sera de vous faire picorer le zob par Jacquot!
*= A l’époque, il animait encore cette émission.

Corsitudes 02

Posted in BigSpaceShip on août 1st, 2009 by gerard – Be the first to comment
Dans notre série « La Corse pittoresque », des tranches de vie, des scènes du quotidien sur l’île de beauté:
Et qui c’est qui trime par ce bel été 2009?
1 Oh Toussaint! Mais tu vis à l’horizontale ma parole!
Mais Doumé, c’est juste ma petite sieste!
Bouge ton cul, y’a des bombes à poser!
Encore!!!
2 Il faudrait que vous arrêtiez sérieusement vos conneries.
Sinon, j’irais vous dénoncer à la Police!
Okaaaay!!!
3 Bon Tutuccelli, on suspend tout 24 heures, le temps de percevoir notre RMI !
4 Les gendarmes= Cette fois, c’est terrible! Ils vont mettre de la poudre à éternuer dans le courrier du percepteur!
5 Nos indics sont formels, le QI des nationalistes corses est en-dessous de zéro! Du jamais vu!
6 Qui est volontaire pour faire les 3,50 mètres qui nous séparent de l’ombre?
QU’ILS SONT CONS!
yeye03

Corsitudes 03

Posted in BigSpaceShip on août 1st, 2009 by gerard – Be the first to comment
Version Septembre 2007:
Celui-là, il fallait absolument le refaire, car il manquait vraiment trop de mots, mais c’est ch..nt, moi j’vous l’dis!:
Oui, je roule en BMW! J’ai l’alloc’ de parent isolé, le Bureau d’Aide Sociale, les allocations familiales et, bien sûr, le RMI…
…et la pension de blessée de Furiani!
_Mais tu étais à 20 kms du stade ce jour-là?!?!
_Ben, comme beaucoup d’autres bien sûr!
_Mais vous êtes pires que des sangsues, vous n’avez pas honte?
_Toi le pinzutti, ta gueule! Notre plastic n’est pas fait pour les chiens!
_Marre de payer pour des ingrats!!!

La DDE de Corse

Posted in Perlouzes solitaires on mars 15th, 2009 by gerard – 2 Comments


Rappel: Je crois bon de préciser à nouveau, pour ceux qui n’auraient pas le sens de l’humour, que cet article est un tissu d’élucubrations farfelues où tout est faux. Toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure coïncidence.
 

La Direction Départementale de l’Equipement de Corse 

Avant les créations de ces Directions Départementales de l’Equipement, les braves cantonniers corses abattaient un boulot considérable qui faisait l’admiration de tous…ddecorse01

…à partir de 1963, ils furent « assimilés-fonctionnaires » et là… tout changea! ddecorse02

En termes de productivité, ils devinrent progressivement les champions du « Niente », du « nada », du « rien », du « wallou », du « nothing »… Ci-dessus, un exemple de ce que génère, en abondance, ces vaillants travailleurs. La qualité du produit étant d’une pureté inégalée, des centaines de milliers de flacons sont expédiés à l’étranger chaque année(on remarquera ici l’étiquette spéciale, en anglais, pour l’exportation, de même que sur le couvercle: « Made in Corsica »!). Le plus gros acheteur, la Compagnie des faiseurs de sieste 24 heures sur 24, est au Mexique. Cela rapporte quelques devises, mais la somme est loin de compenser ce qu’elle coûte à la France.

Devenue Région en 1970, puis divisée en 2 départements en 1975, l’astucieuse DDE de Corse a évidemment été scindée en deux mais avec le même personnel. Ce qui a pour résultat de payer chaque personne en double salaire. A Paris, comme on ne veut pas de vague avec le lobby corse, on ferme les yeux sur cette aberration.

Historiquement parlant, il y eut des confrontations terribles avec la nature qui sont encore dans toutes les mémoires: Les hivers 63, 81, 87 furent d’une extrême rigueur; certains étés virent fondre l’asphalte des routes à cause de monstrueux incendies, mais la date noire la plus calamiteuse pour la DDE fut le 1er Novembre 2006, ce jour-là le philanthrope « Jean-Jé » Colonna* eut un accident de voiture dans lequel il perdit la vie…ddecorse03

… le jour de ses obsèques, ses sympathiques amis firent un serment qui allait quelque peu perturber la routine ronronnante de l’institution:ddecorse04

 * http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-J%C3%A9r%C3%B4me_Colonna

http://www.20minutes.fr/article/118140/France-Jean-Jerome-Colonna-le-parrain-de-la-Corse-est-mort.php

Ainsi fut fait! Le réseau routier insulaire subit des dévastations très importantes, rares furent ceux qui y trouvèrent un avantage:ddecorse05

Pour remédier à cet état de chose, la DDE dut retrousser ses manches et se mettre en besogne. La première chose qui fut élaborée en urgence(cela ne prit que 11 mois!) fut un organigramme plus opérationnel:ddecorse06

Vous n’y voyez rien? C’est normal! Examinons de plus près ce summum de logistique:

Haut et bas du tableau:ddecorse07

 Quelques éclaircissements:

(1): Nommé par Paris, M. le Directeur n’a jamais rejoint son poste. A sa décharge, je suis chargé de vous dire que le logement de fonction afférent à sa charge n’est guère habitable en l’état actuel(celui-ci ayant reçu d’autres « charges » plus… percutantes), malgré déjà 4 reconstructions(à la charge, cette fois, du contribuable continental bien évidemment):ddecorse08

 Mais il a déclaré: «Je pense être plus utile dans la capitale pour hanter les couloirs des ministères et faire avancer les dossiers; je suis en relation étroite par courriers, mails, fax et pigeons voyageurs avec mes Directeurs Délégués en qui j’ai toute confiance. »

(2): Ce Directeur-là n’a pas usurpé son rang, pensez qu’il sait lire, écrire et compter, et qu’il est titulaire…(Sonnerie de trompettes!) du Certificat d’Etudes Primaires!!! Il était normal que le plus diplômé de l’équipe soit à un poste de haute responsabilité!

(3): Son Adjoint n’a certes pas ces qualités, mais il est l’ami d’enfance du neveu du beau-frère de l’épicier du député-suppléant de la circonscription de Petretto-Bicchisano. On ne saurait ici parler de passe-droit tant cette position de cadre supérieur nous paraît légitime.

Spécificité de cette DDE: Nulle part en métropole on ne trouve de « Section Spéciale », mais sur l’île de beauté les pressions de racketteurs patentés, donc de professionnels ayant pignon sur rue, sont fortes; et puis, il est de bon ton d’ajouter matériellement un petit « plus » à de pauvres chômeurs qui ne cumulent que 5 ou 6 RMI, ou 2 ou 3 SMIC ( pour les chanceux qui ont un emploi) pour subsister. Ce service, devant s’occuper d’une foultitude de bras-cassés, justifie qu’il soit le plus con(séquent) en personnel. De plus, comme les autres bureaux, il a la malchance d’avoir régulièrement 90 à 95% de ses agents en congé pour des raisons fort diverses. En général et prioritairement, ce sont les maladies qui génèrent ces absences(Hirsutisme des paumes des mains, décrochement de mâchoire pour cause de bâillements répétés…) mais il y a aussi, hélas, les accidents de travail(piton de hamac qui lâche, induration cutanée après une trop longue pratique du rond-de-cuir…), enfin bref, le climat même de l’île semble aussi être propice à cet absentéisme chronique:ddecorse09

…mais ce que l’on perd en efficacité est largement compensé par une sublimation du folklore insulaire:ddecorse10

 C’est également la Section Spéciale qui s’occupe d’indemniser les quelques dommages inévitables dans ces départements où on a le sang chaud. Mais les choses se font sérieusement, car le Service Comptable exige toujours la production d’une facture pro-format en bonne et due forme. Un exemple ci-après:ddecorse11

Organigramme, partie gauche, le Secrétariat Général:ddecorse12

Juste un petit mot à propos du Service Social. Il travaille(ou un verbe équivalent, car, tel quel, ce terme constitue une grave offense depuis le Cap Corse jusqu’à Bonifacio!) en symbiose avec le Comité d’Entreprise de la DDE, l’un des plus fortunés du pays. C’est ce C.E. qui rend la vie plus facile à tous les insulaires en émaillant, çà et là, les localités d’infrastructures dont l’utilité est évidente:ddecorse13

 Pour les vacances de ses membres, il a même fait l’acquisition sur le continent, en Isère pour être précis, d’une Résidence-Club de repos au bon air des Alpes. Voici l’entrée du village:ddecorse14

 Sur l’île même, il existe des Foyers où peuvent se retrouver, entre joyeux camarades, les salariés de l’entreprise. Ci-après, un clin d’oeil fin et spirituel placardé au mur du Foyer de Corte:ddecorse15

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Ce Comité d’Entreprise a souvent été à l’origine de bien des avancées sociales. Dans sa séance historique du 30 Février 2004, sur le coup de 28 heures 70, ses membres ont adopté à une majorité digne des républiques bananières la motion prônant la semaine de 6 heures.

Nul doute que notre Gouvernement se déculottera une nouvelle fois pour leur donner satisfaction.

Le Président de séance, Toussaint TUTTI-BASTARDI, a déclaré: « Nous étions dans un environnement de cadences folles avec 12 heures hebdomadaires de dur labeur; bref, nous étions au bord de l’abîme! De ce jour, un grand pas en avant a été fait! Vive nos camarades et leur attitude hautement responsable! »

Organigramme, partie centrale: (NB: Le SERT est un dépliant touristique à lui tout seul!)ddecorse17

Organigramme, partie droite:
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Il est évidemment hors de question que cette bureaucratie pléthorique envisage, ne fut-ce qu’une seconde, de mettre la main à la pâte dans un quelconque chantier. Nous avons là des concepteurs et des administrateurs, cher Monsieur; pour les agents d’exécution voyez « Equipe opérationnelle », point barre! Faut pas mélanger les torchés avec les mauviettes! Ah mais!… Soit! Jetons-y un coup d’oeil:
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 « Well, well, well dites-vous en votre for intérieur, on ne peut donc compter que sur 3 personnes; ça fait pas bézef! » Assurément, mais ces trois-là abattent une besogne de premier ordre!…

Les conditions de travail: La planification des travaux est exemplaire en Corse. Bien sûr, on a beaucoup de mal à se faire au timing de l’île étant donné qu’ils utilisent des horaires un peu … comment dirais-je?… surréalistes (Oui, c’est le mot!):ddecorse20

(Pour l’anecdote: J’avais un jour donné rendez-vous à une jeune biquette insulaire sous la statue de Sauveur BONREPO _ Poète local _ à 37 heures 65;  hé bêêê… Elle est jamais venue!)

Ce qui donne quelquefois de légers dysfonctionnements dans la coordination:ddecorse21

 En tout cas, l’outil de travail est toujours préservé quelles que soient les circonstances: ddecorse22

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 Evidemment, les 3 arpètes basiques qui triment comme des forçats n’ont pas fait de longues études:ddecorse25

 Leurs salaires de misère sont toutefois améliorés par quelques avantages en nature (ne consommant pas de suidés, ils revendent tout ça sous le manteau):ddecorse26

 MISSIONS PERMANENTES:

A. La signalétique horizontale: Comme dit précédemment, nos 3 amis ont quelque difficulté avec le français.ddecorse27

Mais c’est toujours avec impatience que les populations autochtones attendent le passage de la DDE:ddecorse28

 Mais il faut franchement avouer qu’on ne regrette jamais d’avoir espéré, les résultats comblant nos attentes pour le ravissement de nos yeux éblouis:ddecorse29

 Notez avec quelle application cette respectable institution accomplit sa tâche:ddecorse30

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Un tel amour de la belle ouvrage ne peut être que récompensé, ce n’est que justice:ddecorse32

 B. La signalétique verticale: Toujours selon la Théorie des Climats, on ne peut que constater une usure très précoce de certains panneaux de signalisation, pourquoi ceux-ci plutôt que ceux-là? Il n’y a pas d’explication rationnelle, tout au plus l’énorme satisfaction de se dire: « Aio! J’l’ai pas raté çui-là, et pourtant j’étais presque à soixante centimètres de la cible! »:ddecorse33

 Mais, au moment des remplacements, on ne peut que s’incliner sur la fonctionnalité(photo 1), le sens esthétique (photo 2) et le souci informatif (photo 3) de ces amoureux du travail bien fait:ddecorse34

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Il existe même une signalisation très spécifique à la Corse et à ses célèbres bergers pyromanes et préfecticides, tant et si bien qu’il n’y a que là-bas que vous pourrez voir le panneau suivant, et qui vous indiquera qu’un berger est dans les parages, occupé à autre chose qu’à nous les gonfler avec leurs chants aussi polyphoniques que multimerdiques(1):ddecorse36

« Oh Corse, île d’amour! Mêêê! Pays où j’ai vu le jour! Mêêê… »

(1): Holà! Je vois d’ici la levée de boucliers! « Ah mais non, c’est joli! C’est d’une beauté, euh! …patoisante! La ligne mélodique vous remue les entrailles!
vomi.gif » Sales petits hypocrites, je défie quiconque de ne pas se faire ch… après (Allons, ne soyons pas rat!) 10 minutes d’écoute de ces borborygmes à infra-sons d’une folle gaîté mortuaire. Même Maddy Genets (revoir éventuellement : http://gigaproduction.fefaine.be/2008/10/30/maddy-genets/ 
)paraît primesautière en comparaison.

MISSIONS PONCTUELLES :

Autant que faire se peut, la Direction Nationale évite de charger la DDE de Corse de travaux importants, La dernière fois, c’était en 1976, pour le tracé d’une voie Erbalunga-Nonza; mais le chantier fut interrompu et remis sine die…ddecorse37

On pourrait penser que nos 3 valeureux vacataires étaient partis fêter le Ramadan, mais que nenni… Figurez-vous que la route devait passer par une parcelle de 3 ares et 6 centiares appartenant à Jacob STRUKXIONGARANTI. Ce dernier se vit offrir une coquette somme qui plaçait le mètre-carré au même niveau que le XVIème arrondissement à Paris, mais il déclara que ses aïeux avaient planté là une castagniccia qui donnait la meilleure crème de marrons du canton, et que ce serait pécher envers leur mémoire d’y déroger. Restée en stand by, l’affaire est renégociée périodiquement, actuellement l’indemnisation proposée placerait le sieur STRUKXIONGARANTI tout de suite après le Sultan de Bruneï et Bill Gates dans le palmarès des fortunes personnelles. On n’avance qu’avec une extrême prudence sur ce terrain-là, car Jacob serait aussi_mais que ne dit-on pas_ 3ème Vice-Trésorier-Adjoint du collectif « Ribombu-Roi de coeur + Armata Corsa-Arabica + Con-cul-t’as_branche dissidente de Cuncolta_ + FLNC re-re-re-re-reconstitué_branche hystérico-historique_ + …mais chut! »

Les missions exceptionnelles se réduisent alors à des interventions classiques: salages pour la neige au mois d’Août, assistance pour dégager les arbres calcinés pendant les incendies de Novembre, etc

N’oublions pas également leur remarquable et remarquée intervention lors des inondations dans la plaine de Solenzara en 2005, où il fut prouvé que l’à-propos et la technicité d’un Chef d’Equipe est absolument nécessaire lorsqu’il y a des problèmes ardus à résoudre sur-le-champ:ddecorse38

 Les perspectives d’avenir: Elles sont prometteuses! Ces braves gens ne désespèrent pas d’obtenir un nouveau saucissonnage de l’île en 4 départements pour quadrupler leurs salaires. Nous aurions ainsi: la Haute-Corse boréale, la Haute-Corse du Sud, la Corse du Sud septentrionale et la Corse plein Sud. Autre initiative, l’embauche massive de personnel autochtone, et non pas aborigène mais abhorre-travail, pour arriver à caser tous ces jeunes sans-emploi officiel… et souvent cousins au 7ème ou au 8ème degré. Ce serait une action charitable qu’ils soient « couverts », socialement parlant, en cas d’accident sur leurs multiples chantiers « au noir », mais là, il faut reconnaître que ce système n’est pas particulier à la Corse. Ce qui est par contre très spécifique là-bas c’est la « contagion accidentelle », rappelez-vous le terrible drame du stade de Furiani le 5 Mai 1992: A minuit, il y avait 8 morts et une centaine de blessés; 2 jours après, c’était 11 morts et un millier de blessés; le bilan définitif sera de 18 morts (terrible catastrophe!) et DEUX MILLE TROIS CENT CINQUANTE SEPT BLESSES !!! En quelques jours, le nombre de blessés a exponentiellement enflé, étrange, très étrange… Et le Gouvernement en place à l’époque, toujours « pour ne pas faire de vague », n’a pas demandé à sa Commission d’Enquête de fouiner un peu de ce côté-là! Attention! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais il doit y avoir dans l’île quelques pensionnés qui n’ont jamais mis les pieds dans cette funeste Tribune Nord… Bien sûr, nul ne peut dire combien, et nous ne le saurons sans doute jamais. Bon, ce blog étant essentiellement réservé à la rigolade, nous arrêterons là de dégoiser des choses qui ne sont assurément pas drôles…

Longue et paisible vie à la DDE de Corse! Pace e salute a tutti!

A la demande quasi-unanime des lecteurs, il faudrait que je vous bisse l’accès-toilettes d’Ajaccio. Je réponds « Non, désolé! », les bonnes choses de la vie doivent rester uniques pour en apprécier pleinement la saveur. A l’extrême limite, je veux bien vous dévoiler ce que, dans son infini bon-sens, la DDE a apposé à Bastia, boulevard Paoli-Mépresk:ddecorse39

Les frustrés

Posted in Livres on juillet 27th, 2008 by gerard – Be the first to comment

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Je les ai pas lus, ça m’étonnerait que je les lise un jour, mais je vous recommande de vous torcher avec.

« La génèse du STC »

Posted in ClassicTV on septembre 1st, 2007 by gerard – Be the first to comment

 

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Dans notre série « La Corse pittoresque » (des tranches de vie, des scènes de la vie quotidienne sur l’île de beauté…), aujourd’hui, un peu d’Histoire insulaire :