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Hors-série: Spécial Culture-Marseille-2013 07

Posted in Actualités & hors-série on janvier 20th, 2013 by gerard – 12 Comments

1/ Mea culpa: Les 12 et 13 Janvier, les cérémonies d’ouverture inaugurant « Marseille Capitale Européenne de la Culture » se sont très bien passées. J’en ai été le premier surpris… et le premier rassuré! Pourvou qué ça douré! Grandiose, original, diversifié, les mots me manquent presque pour dire que ce fut une totale réussite. Tant mieux! J’avais si peur que nous ne passions pour des rigolos devant tous ces regards braqués sur nous.

Evidemment, je me devais de marquer cet évènement en faisant spécialement le présent article. Pardon, Monsieur le Maire, d’avoir tant douté du succès de l’entreprise! Mais la course de 12 mois est encore longue, je souhaite de tout mon coeur le triomphe de ce formidable challenge! Wait and see, ou plutôt « espèro et viso »!

2/ Vous connaissez peut-être le coup de gueule de Philippe Carrese, en Juillet 2006 « J’ai plus envie » : http://www.philippecarrese.com/?p=954 et la suite très récente du 7 Janvier 2013 à http://ndl-marseille.com/la-democratie-et-le-piano/ . Sans avoir le talent de ce phocéen pur jus, je me suis senti obligé, moi itou, de crier mon exaspération. Sans ordre préétabli et en plus court, je vous livre pêle-mêle ces quelques réflexions:

Lui il a plus envie, et moi j’ai honte !

   Au début des années 80, j’ai passé deux années scolaires dans les marches de l’Est : Mon Dieu ! Comme Marseille me manquait, et combien j’étais presque ému aux larmes quand je retournais chez moi ; même l’excrémentielle gare Saint Charles me rendait aussitôt le sourire. C’est quand on est un « émigré de l’intérieur » qu’on s’aperçoit combien on aime sa ville… L’été dernier, j’ai pris la navette RTM « Pointe rouge- Vieux port » (cf http://www.youtube.com/watch?v=M450fVvW-mg&desktop_uri=%2Fwatch%3Fv%3DM450fVvW-mg&app=desktop ) . Mon Dieu ! Comme ma ville est magnifique vue de loin ! C’est quand on prend quelque recul qu’on réalise les belles choses qu’elle renferme !

   Hélas ! C’est en y résidant au quotidien et au plus près de la réalité que ses défauts vous sautent aux yeux. Et là, j’ai honte !

   J’ai honte de l’incivisme de mes concitoyens plus porcasses les uns que les autres : ceux qui font caguer leur clébard au plein mitan du trottoir, ceux qui vident leur cendrier par la portière de leur caisse, ceux qui jettent leurs bordilles au sol alors qu’il y a une corbeille à papiers à moins de trois mètres, ceux qui, dans les transports en commun, ne cèdent pas leur place à la vieille mamet toute cassée par les rhumatismes, ceux qui moulardent par terre, c’est-à-dire sur leur ville …

   J’ai honte pour les chauffeurs de taxis, les cafetiers et les restaurateurs qui « rallongent » la note aux touristes non-francophones (et qui ne reviendront plus)…

   J’ai honte pour le kéké marseillais qui filme le braquage d’un magasin de chaussures dans la rue Saint Ferréol au lieu de se servir de son portable pour prévenir la police.

   J’ai honte de nos politiciens de tous bords qui nous sodomisent dans les grandes largeurs depuis 1933, date où le projet dit « L2 » a été adopté. Plus de 20 ans que les travaux ont commencé, et toujours rien pour les automobilistes marseillais englués, scotchés, paralysés chaque jour ouvrable de 7h à 9h et de 16h30 à 19h n’importe où dans la ville. On trouve de l’argent pour faire une ligne de tramway Réformés-Castellane _ alors que 2 lignes de métro font déjà cette desserte _ mais oualou pour finir cette p… de b… de m… de rocade !!!

   J’ai honte des prix prohibitifs de parking dans le centre-ville. A Barcelone et à Lyon, c’est deux fois moins cher… et c’est propre ! Nos édiles voudraient dévitaliser le centre historique qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Piétonisation moun quieù!

   Un jeune héros de 16 ans se noie dans les calanques, on donne son nom au collège Sylvain Menu, un autre jeune de 14 ans se fait poignarder, on donne son nom à la rue Nicolas Bourgat. Soit ! Mais combien de marseillais méritants n’ont pas droit à cette marque de reconnaissance ? Vous voulez un exemple ? Marius Petipa (1818-1910) est né à Marseille, il a fait la chorégraphie d’une soixantaine de ballets (dont Coppélia, Giselle, la Belle au bois dormant, Casse noisette et surtout le célèbre Lac des cygnes), il est universellement connu et reconnu dans le monde de la danse. Ne cherchez pas une voie conséquente à son nom dans sa ville natale, juste un petit bout de rue, comme le précise JPC dans son commentaire (ajout du 13 Août 2013)! Je crois pouvoir affirmer (mais là, étant peu informé, je peux me tromper) qu’il en est de même pour le sculpteur César Baldaccini (1921-1998) natif de la Belle-de-Mai. Quelle honte !

   J’ai honte de nos peigne-culture rappeurs qui te vomissent une bouillie inepte de mots qu’ils croient empreinte de significations existentielles, alors que ce ne sont que les excrétions de cerveaux de counas à UN neurone ! Et dire qu’il se trouve des pseudo-intellos (même parisiens) pour trouver ça bien !

   J’ai honte pour ces roumains qui veulent te nettoyer le pare-brise avec de l’eau sale, et qui te crachent dessus quand tu t’y refuses !

   J’ai le rouge de la honte quand je vois ce qu’est devenue ma Canebière : la faune interlope, ça, ce n’est pas nouveau et ça a toujours existé, mais voir se multiplier les voiles et les djellabas nous interroge au mieux sur le sens du mot « laïcité » (connotation anti-prosélytisme gauchisante), au pire sur nos appartenances provençales (connotation identitaire droitiste), des tramways qui roulent au milieu des passants (aucun garde-fou) et qui s’entrecroisent au centre de l’artère-reine de la ville, la portion congrue faite aux automobilistes, la multiplication des commerces de restauration rapide et de décrochez-moi-ça (ceux qui ont connu les belles enseignes comme « Le Grand Hôtel Noailles », « High life taylor », « Muriel », « Pellegrin », « Tacussel », « Lafitte », les cinémas, etc… n’ont plus que les yeux pour pleurer), les clochards et les mendiants qui attendent dans les encoignures des portes la tombée de la nuit pour se réapproprier entièrement le site… Mais quel urbaniste fou a pu imposer une telle cagade à nos élus ?

   On dirait qu’ils n’ont pas honte : Beaucoup de marseillais dont notamment les jeunes, et même issus de quartiers très populaires, ont de moins en moins l’accent. Parler comme les trous du cul de la ceinture parisienne semble être devenu la règle. Ô combien j’ai honte de cet abandon de ce qui nous fait (…nous faisait?) reconnaître partout en France !

   Imaginez ma gêne lorsque je reçois des amis ou des parents qui ne sont pas marseillais ! Quelle solution nous reste-t-il pour éviter qu’ils ne découvrent l’ampleur du désastre ? Alors oui, on les emmène à la Bonne-Mère. Comme je l’ai dit précédemment, Marseille, vue de loin, cache sa crasse et sa merde. N’est-ce pas malheureux d’en arriver là parce qu’on a honte de sa propre ville ? Et ces braves « estrangers » de me dire: « Mais vous avez tout pour être heureux ici! La mer, le soleil, un humour particulier, une philosophie bon-enfant de l’existence!… » Seulement voilà, on ne l’est pas vraiment! Marseille que j’aimais, que j’aime et que j’aimerai toujours n’arrête pas de me faire déparler pour tenter de justifier ses bonnes facettes ; mais elle, de son côté, n’arrête pas de me faire cocu tous les jours en faisant le contraire de ce que l’on est en droit d’attendre de la deuxième ville de France !

Quelle honte ! Qué vergogne !

 

 

Hors-série: Spécial Culture-Marseille-2013 06

Posted in Actualités & hors-série on décembre 10th, 2012 by gerard – 1 Comment

A part les statues de Marseille en illustration, on fera aujourd’hui un peu l’impasse sur le culturel. Disons en bref que cela suit son cours, c’est à dire que tous les chantiers sont en retard pour une échéance qui est maintenant de quelques jours seulement. Plutôt que de larmoyer sur ces « ratés », je vous propose le pitchoun article suivant :

Dans la perspective des Municipales 2014… supputons, supputons : Ceci n’est que le résultat de cogitations toutes personnelles, en aucun cas il faut les considérer comme crédibles. Elles sont raisonnablement plausibles, mais pas plus (…et même plutôt moins!)…

Et d’abord, le maire actuel Jean-Claude Gaudin. Il souffle comme un bœuf (Oups ! J’ai failli écrire « comme un phoque »!) dès qu’il gravit 5 ou 6 marches d’escalier et s’époumone désormais très vite dans ses discours. Monsieur Bedon-Bedaine (ou Raminagrobis, va-t-en savoir!) croit donner une image rassurante de lui en croisant tout le temps ses mains sur le haut de sa panse. Certes, quand il ne gueule pas, il est d’entretien agréable, et il est encore actif pour faire de la « représentation » mais est de plus en plus déconnecté des vrais problèmes de sa ville. Par exemple, ses rodomontades sonores envers Samia Ghali, lors de l’éviction des roms par les habitants, ont bien montré qu’il ne comprenait plus rien au désespoir des marseillais.

L’âge aidant, il a peu envie de faire une campagne électorale qui sera, à coup sûr, beaucoup plus éprouvante que celle _ déjà duraille _ de 2008. Par contre, il continuera à roupiller au Sénat pour deux raisons : Primo, on ne crache pas sur 13 340 € bruts par mois ; secundo, il gardera ainsi assez de pouvoir pour bâillonner tout média qui se pencherait d’un peu trop près sur les scandales_ certes anciens _ de sa vie privée. A mon avis, c’est un type qui ne s’embarquera dans l’aventure que s’il est sûr de gagner. Comme ce n’est, à l’heure actuelle, point évident, il sera donc présent sur la liste UMP du secteur « facile » des 6éme & 8ème arrondissements _ mais attention à un nouveau redécoupage !_ uniquement pour drainer des voix sur son nom. Ensuite, il fera ses petits calculs : S’il est sûr d’avoir la majorité des conseillers municipaux, alors « faï tira » ; mais si ces mêmes calculs sont trop « justes », voire en sa défaveur, alors il ne briguera pas un nouveau mandat de maire de la cité. Auquel cas, il ne voudra même pas d’une Mairie de secteur, ce serait déchoir, il refilera le bébé à Moraine…

Guy Teissier aurait fait un bon candidat il y a 20 ans, aujourd’hui il est trop vieux et trop marqué à droite avec, notamment, son amour inconsidéré de la chose militaire. Etre Colonel de réserve n’est pas un plus pour l’électorat populaire. Peu de chances donc…

Renaud Muselier a un physique qui fait qu’on le prend peu au sérieux : Un air hilare permanent et autant de charisme qu’une boîte périmée de pieds-paquets. Un tantinet looser depuis pas mal de temps [depuis la présidence de MPM qui lui a échappé à cause de ses copains (Gaudin dans la coulisse…), au récent échec aux législatives, en passant par sa destitution de la présidence de l’Institut du Monde Arabe], il aura du mal à s’affirmer. Actuellement, il est hors circuit et semble « fini »… Lui que Gaudin a longtemps laissé supposer être son « dauphin » (puis qui a repris ses billes) a préféré raccrocher les gants, complètement écoeuré par ses « amis ». Le petitou a déclaré ne plus viser la mairie, mais, en politique, « jamais » n’existe pas. Affaire classée ou à suivre?…

Dominique Tian était le beau gosse qui représentait bien les beaux quartiers. L’envoyer ferrailler contre Menucci est très risqué dans une zone géographique en pleine paupérisation. Peu de chances de s’affirmer comme leader, malgré son envie trop voyante de mettre ses fesses dans le fauteuil de Gaudin…

Bruno Gilles doit tout à Gaudin ! Ses hauteurs de vues sont à l’image de son nanisme. Il est tellement content d’être ce qu’il est (Maire de secteur et sénateur, Président UMP des BduRh) qu’il n’aura jamais su faire qu’une seule chose dans sa vie : Cirer les pompes de celui qui l’a fait roi(…telet). Aucune chance…

Valérie Boyer est intelligente et batailleuse, mais elle est aussi inexpérimentée pour survivre dans ce panier de crabes. Infinitésimale chance pour cette fois, mais plus tard, certainement, elle sera quelqu’un avec qui il faudra compter. Par exemple, si Blum l’emporte dans son ancien secteur en lorgnant vers la « Grande Mairie », il est quasi certain qu’elle sera alors la nouvelle « Mairesse » du 6ème secteur…

Le seul qui soit honnête, serviable, avisé et surtout bosseur, c’est Roland Blum. C’est lui qui se tape tout le boulot à la Mairie. Ce serait le Maire idéal (il ne s’est pas représenté aux législatives 2012 pour mieux accomplir son travail), malheureusement il n’a pas une grande gueule comme les autres (c’est un discret), et à Marseille, c’est un désavantage. Il va se faire probablement phagocyter par ceux de son camp ; c’est dommage, car ce serait le meilleur poulain de la droite !

En face, on est bien servi en grandes gueules, notamment avec Patrick Menucci, député et maire de secteur : Un accent marseillais à couper au couteau, une faconde toute méridionale, le sens du relationnel… mais aussi un QI qui semble rivaliser avec celui d’un fioupélan ! Il a fait de son mieux (et ce n’était pas facile!) comme maire de son secteur. Malgré l’aspect folklorique et son tour de bedaine, il manque donc un peu de stature, mais faut voir…

Jean-Noël Guérini est actuellement trop épinglé par la Justice dans des affaires où il barbote lamentablement. Avec sa diction nasillarde et une culture en-dessous de la moyenne, il ne galvanise pas les foules. Par contre, c’est un redoutable parrain dans son camp, mais quelques-uns commencent à le lâcher… 2014 est encore loin, peut-être aura-t-il l’occasion de remonter la pente, mais je n’y crois guère (tout de même, être mis en accusation pour « association de malfaiteurs », ça marque les esprits)… Toutefois, la réforme des collectivités territoriales risquant de faire disparaître un de ces jours les Conseils Généraux (échéance sans cesse retardée, et qui coûte, en attendant, des millions aux contribuables pour maintenir des élus et des fonctionnaires superfétatoires), il fera des pieds et des mains pour se trouver un point de chute dans l’échiquier politique local.

Eugène Caselli espère tirer les marrons du feu dans la bataille des « primaires » que va se livrer la gauche. A force d’avoir le cul entre deux chaises, il a de fortes probabilités de se ramasser un gadin de première… Peu de chances donc…

Samia Ghali, sénatrice et mairesse de secteur, est en phase avec le désarroi de ses administrés, mais Marseille n’acceptera probablement pas encore une charge aussi importante sur un patronyme qui fleure l’immigration récente.

Marie-Arlette Carlotti, avec sa toute nouvelle étiquette de ministre, a senti ses dents devenir longues et acérées. Pourtant, elle a un sourire nunuche qui empêche de la prendre au sérieux. Son demi-tour à 180° avec Guérini est dans toutes les mémoires : Elle qui ne jurait que par lui il y a encore deux ans, est devenue son ennemie jurée. Elle devra rapidement faire ses preuves de combattivité si elle veut rester crédible dans la course au fauteuil de maire…

En dehors de l’UMP et du PS, il y a dégun ; même pas Robert Assante qui a pourtant fait du bon boulot dans sa mairie de secteur (…et puis, la Boyer est au coin du bois), mais de là à s’installer dans le bureau qui donne sur le Lacydon, il y a des années-lumières à franchir…

En résumé, aucune personnalité ne se détachant nettement du lot, il faudra s’attendre à des affrontements « serrés ». Dernière possibilité : Le jeu reste donc ouvert pour des têtes nouvelles. Par exemple Yves Moraine, le Président du groupe UMP au Conseil Municipal _ mais personne ne le connait ! _ ; Christophe Masse, du PS, courtois, gentil et bosseur lui aussi _ mais ce sera très tangent face à Valérie Boyer _  et même la réapparition récente de Bernard Tapie (le Menucci en est déjà tout estranssiné), etc, etc…

2/ On la raconte sur la Canebière : Jean-Noël Guérini, le seul socialiste qui a réussi à changer le pastis en pots-de-vin.

3/ « Mon vier » est-il un tube? http://www.youtube.com/watch?v=Bk8gdP6B6BE C’est pas téthique, mais presque! Et cet engouement à toujours parler des absents (cf mon vier)… peut-être que la « chose » est blette à la Joliette, racornie au Racati, à ressort à St Victor, patraque à l’Estaque, fait le ouaïe à Noailles, est bizarre à St Lazare, prend son panard à Bompard, fait tarlouze à la Panouse, pue « l’estron’ à St Tronc, fait la tchopiasse à la Barasse, fait le pitre à St Mitre, etc, etc… Pour faire ces naris, ces 2 comiques doivent habiter les Crottes, c’est évident!

Hors-série: Spécial Culture-Marseille-2013 05

Posted in Actualités & hors-série on août 10th, 2012 by gerard – 2 Comments

Pas trop de boniments pour ce hors-série, seulement deux « histoires marseillaises » qui, malheureusement, sont véridiques.

1/ Anecdote ancienne authentique :José D’Arrigo était journaliste au « Méridional », c’est lui qui a fait (et qui fait toujours) de remarquables gloses sur le milieu marseillais. Un jour « Le « Méridional » et « Le Provençal » ont fusionné pour ne plus former que « La Provence »… Bon, jusque là, rien à dire, le talentueux journaliste continuait à bien faire son boulot, toujours spécialisé dans les affaires criminelles. Mais voilà-t-il pas qu’un beau matin, il se permit de commettre un article sur un sujet complètement différent : La rénovation de la Canebière. Comme bon nombre de marseillais, il faisait ce constat évident : l’artère-reine de la ville ne ressemblait plus à rien, c’était un fiasco complet. Ce qui « marchait » à Aix, par exemple, tournait au désastre chez nous. La mayonnaise n’avait pas « pris ». Oh Bonne Mère ! Qu’avait-il fait là ? Quel épouvantable crime de « lèse-maire » avait-il commis ! Monsieur Gaudin, très vexé, se rendit en personne dans le bureau du Directeur de « La Provence ». Là, il mit dans la balance le poids considérable d’une campagne publicitaire fort coûteuse contre l’éjection de D’Arrigo. Le pauvre Directeur, toujours à la recherche de subsides, n’hésita guère et congédia rapidement le journaliste. Pas de vague, tout en douceur, Jean-Claude Gaudin était parvenu à ses fins : Que voilà un bon démocrate défenseur de la liberté de la presse ! Il semble certain qu’il ignore superbement cette chanson d’Aznavour « Délit d’opinion » : http://www.youtube.com/watch?v=PBTVnFXAyt0

2/ Anecdote récente authentique (ou grosse gaffe!) : La semaine du 1er tour des législatives 2012, « Le Nouvel Observateur » avait mis Marie-Arlette Carlotti en couverture. Le Maire de Marseille jugea que c’était un abus médiatique et, de sa propre initiative et sans concertation aucune, fit prendre, par l’intermédiaire de gens obséquieusement dévoués (Bruno Gilles et Martine Vassal _ Quel nom prédestiné ! _) un arrêté municipal pour interdire l’exposition, aux devantures des kiosques et commerces de journaux, dudit hebdomadaire dans la circonscription où elle postulait à la députation contre le « surcouvé » chouchou Renaud Muselier. Il aurait reçu un satisfecit de Kim Jung-Un qui aurait déclaré : « Voilà un démocrate comme nous les aimons ! Ce monsieur sera toujours le bienvenu en Corée du Nord, terre paradisiaque pour une liberté d’expression comme le conçoit Jean-Claude Gaudin ! » La Ministre en charge des personnes handicapées ferait bien de s’occuper d’un certain empêché du bulbe dont le bureau donne sur le Vieux Port…Autre nota bene: A propos de cagoles, de kéké-mias et de parodies « ras-des-pâquerettes », cette daube affligeante, quasi digne d’Oulibouf, devrait vous faire passer un bon moment pour peu que vous preniez une attention particulière aux paroles: http://www.youtube.com/watch?v=H-IU6IYM800 (Attention ! Il y a une suite après le mot « Fin »)

 

Hors-série: Spécial Culture-Marseille-2013 04

Posted in Actualités & hors-série on février 20th, 2012 by gerard – 13 Comments

Aïoli ! Voilà un bon bout de temps (cf 10 Février 2011) qu’on n’avait plus joué les bazarettes sur le destin calamiteux de « Marseille, capitale européenne de la Culture en 2013 ». Bé, faut dire que les nouvelles sont toujours aussi mauvaises : Mme le Maire d’Aix-en-Provence n’a rien à foutre de nous en disant que sa ville est bien assez Culturelle comme ça, sans aller déverser des millions d’euros à ces grosses feignasses marseillaises… Idem pour le Maire _ toujours UMP d’ailleurs _ de Toulon… Alors, le Gaudin (qui, soit dit en passant, n’a jamais considéré que la Culture était une priorité avant la sélection de sa ville) se rabat sur des localités qui veulent bien participer avec leurs prestations, mais surtout pas avec le porte-monnaie (Martigues, Aubagne, etc…).

Quelques infrastructures sortent à peine de terre pour une échéance prévue dans seulement une dizaine de mois. Par exemple, le MUCEM (Musée des Civilisations Europe-Méditerranée ou, plus concrètement, Melting-pot Ubuesque de la Chorba, l’Escabèche et la Merguez), ou la piétonisation agrandie du Vieux-Port sous une sorte de pare-soleil que le premier coup de Mistral expédiera à Planier sans frais de port ! Que des engatses qué ?!?!…

Là-dessus, le Gaudin est obligé de faire de la retape pour tenir les budgets. Mais le grippe-sous régional de Vauzelle, échaudé par la Andrieux qui l’a banané jusqu’à l’os dans les grandes largeurs, retient ses picaillons. Pareil pour le Guérini qui, au Conseil Général, est emmouscaillé par un tas de gamelles aussi nauséabondes que fraternelles ; il se force à jouer une valse-hésitation avec Gaudin pour que ce dernier ne la ramène pas trop. C’est sans importance de toute façon, puisque « la voix de son Maître » _ Renaud Muselier _ s’en donne à coeur-joie pour fustiger le mafieux petit corse. Il a même fait écrire un livre par un « nègre » (« Le système Guérini ») tout en prétendant en être l’auteur. Quand on connaît le niveau intellectuel du gonze, on s’estrasse de rire ! Quant à l’Etat, c’est encore pire : « On est en crise savez-vous ! Alors, vos subventions, vous pourrez toujours aller à dache pour les trouver ! »

On ne devrait pas s’en amuser d’ailleurs, car ça risque de devenir dramatique : 2013 se rapproche tous les jours un peu plus… J’essaierai de vous tenir au courant de temps en temps…

Hors-série: Spécial Culture-Marseille-2013 03

Posted in Actualités & hors-série on février 10th, 2011 by gerard – 2 Comments

Nouvelles du front (par notre correspondant de guerre, Gérard C., qui est au plus près des combats: Même Bruxelles affirme que c’est mal géré et trop « focalisé » sur uniquement la ville intra muros, les instances européennes préconisent un Off1 et même un Off2. Il faut dire cependant, à la décharge (publique?) de not’bon maire qu’il n’est pas aidé par les amis de son bord politique. Exemple flagrant avec la strabique vieille bique Maryse Joissains, maire d’Aix-en-Provence! Alors que ça n’a rien à voir avec la Culture, le siège administratif de la nouvelle Université unique sera implanté à Marseille. Pour montrer qu’elle renaude grave, elle a retiré ses billes du projet culturel initial. Dans la foulée, le maire UMP de Toulon, Hubert Falco, fait de même. Autrement dit, les « bonzamis » de Gaudin emploient de très grosses torpilles pour lui faire caguer son Marseille-Culture-2013 dans un premier temps, mais aussi, et surtout, la construction de Marseille-Métropole-Régionale dans un deuxième temps.

Sur place, c’est du n’importe quoi, la plus petite association veut s’empiffrer à l’assiette au beurre. Pour cela, les projets les plus cucul-la-praline voient le jour. Pas de grand souffle épique là-dedans mes amis, une multitude de petites cagagnes ultra glaireuses qui vont nous rendre ridicules au yeux de toute l’Europe. Quant aux infrastructure nouvelles, elles sortent à peine de terre pour les plus avancées. « M’en fouti! _ pensent-ils tous_ du moment que mes grasses indemnités tombent comme prévu! » Qu’est-ce qu’ils en ont à battre?… Alors qu’il y aurait des trésors de Culture Populaire Régionale à exploiter…

Hors-série: Spécial Culture-Marseille-2013 02

Posted in Actualités & hors-série on octobre 10th, 2010 by gerard – Be the first to comment

Tiens! Encore un petit hors-série local pour la rigolade:

NB: L’article de « La Provence » du 17/07/10 relatant l’interview de M.Gaudin est authentique.

NDLR: Non, m’sieur le Maire, dans ce cas prècis, il faudrait dire « cul-tuel »!

Houlà, ça, ça sent déjà les Municipales de 2014!

Un comique cultivé

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2010 by gerard – Be the first to comment

A propos de culture

par l’éminent linguiste Raimondo 

Le Rédacteur en chef de Gigaproduction m’a fait quelques remarques, très acerbes d’ailleurs, au sujet des articles que je lui proposais, les trouvant trop osés et même trop orientés.

  • Vous êtes un obsédé, me fit-il remarquer. Vos histoires graveleuses vont finir par lasser nos lecteurs et surtout nos lectrices. Mon cher Raimondo, je vous aime bien, mais sachez que dans la vie, il n’y a pas que la quéquette… Et la culture ? ajouta-t-il sur un ton qui ne souffrait aucune remarque.

Penaud et confus de cette réflexion acide, j’ai donc tenté de rédiger un article qui, j’en suis certain apportera à nos lecteur la culture qu’ils recherchent.

1/ Culture antique: Sachez donc que le grand général Jules César, fut incinéré alors qu’il désirait, de toute éternité, reposer dans la terre. Il l’avait mainte fois précisé. La veille d’une bataille, réunissant ses centurions, et après avoir évoqué avec eux la stratégie à mettre en œuvre, il terminait son propos par cette consigne :

  • Si je meurs au combat, je veux que l’on m’enterre.

Il précisait cela, car à l’époque, on ne s’encombrait pas de vaine cérémonie ; les morts au champ d’Honneur restaient sur le terrain, servant de manne aux carnassiers, les aigles, les gypaètes barbus, les vautours et autres mangeurs de chair.

Or, d’aucuns moins incultes le savent peut-être, ce glorieux général, à qui nous devons la conquête de la Gaule, ne mourut pas à la guerre mais il fut assassiné, durant les ides de mars (période de l’année durant laquelle on se nourrissait à Rome de poissons rouges). Quelques malandrins, auxquels s’était joint son fils Brutus, le transpercèrent de part en part de leurs épées vengeresses. On a écrit (un Plutarque ou un Suétone quelconque) qu’en remarquant la présence de son fils, Jules aurait prononcé cette immortelle phrase latine : « Tu quoque mi filii », qui peut se traduire par « Toi aussi mon fils » et non comme certains l’ont écrit « T’es cocu mon fils ».

Ce Brutus parricide poussa l’ignominie jusqu’à contrevenir aux désirs de son père : il brûla son corps, au lieu de l’enterrer. Comme la nature est ingrate !

Fort heureusement, un écrivain soucieux de réhabiliter la mémoire de César, et pour rappeler l’obsession qu’il montrait à la veille de ses combats, fit paraitre un opuscule connu de tous les lettrés : « Les qu’l’on m’enterre de Jules César », que toutes les bibliothèques municipales se doivent de posséder.

Raimondo 2010

P.S. J’espère que mon Rédacteur en Chef, en lisant cette anecdote historique, remarquera l’étendue de ma culture et que désormais, il s’adressera à moi sur un tout autre ton.

2/ Culture classique: Un soir, le grand roi Louis XIV ayant du vague à l’âme, éprouva soudain l’envie, faute de mieux, de rendre hommage à son illustre épouse, la reine Marie-Thérèse, fille du roi d’Espagne Philippe IV. L’aventure amoureuse du souverain avec la jolie Angélique de Lavallière était terminée, celle avec La Montespan n’avait pas débuté, bien qu’ayant déjà entraperçu la belle, il avait a son sujet, quelques idées derrière la tête. Le roi se trouvait donc esseulé, et malgré le peu d’envie qu’il montrait d’ordinaire à lutiner une épouse dont les canons de la beauté n’avaient rien à voir avec ceux des femmes de sa suite, il décida ce soir là de la rejoindre en ses appartements. Il avait demandé à son valet de nuit, d’aller prévenir la reine de son imminente visite.

  • Picard, allez dire à la reine qu’elle se tienne prête à recevoir les hommages de son royal époux : il est des moments où la nature réclame ses droits et ou il faut penser à la succession au trône de France.

Le serviteur obéit à cet ordre mais il revint la mine contrite ayant constaté le peu d’enthousiasme qu’avait montré la reine en apprenant cette nouvelle. Il n’osa cependant pas s’en ouvrir à son royal Seigneur, pour ne pas l’importuner et lui gâcher par avance son plaisir.

Par un escalier dérobé, destiné exclusivement à cet usage, le roi regagna la chambre de la reine qui l’accueilli avec le sourire, un sourire forcé certes, mais, comme son confesseur le lui avait souvent signifié, elle se devait de répondre aux désirs de son époux sans rechigner. La reine cependant avisa aussitôt le roi d’un petit contretemps : elle était indisposée.

  • Qu’à cela ne tienne, lui dit-il, une petite branlette de vos doigts câlins fera l’affaire.

Et la reine s’exécuta. Le roi eut préféré une bonne sucette, mais à l’époque, cette façon de procéder n’était pas encore répandue, ni dans la noblesse, ni dans la bourgeoisie, étant encore l’apanage des professionnelles de l’amour tarifé.

Quelques jours plus tard, le roi n’ayant pas encore conclu avec Madame de Montespan, se tourna à nouveau vers la reine, toujours indisposée, pour calmer ses ardeurs. Cette fois, le souverain usant de son imagination débordante, donna à la branlette qu’il était venu recueillir, une allure différente. Comme la reine, femme assez replète, possédait deux seins particulièrement généreux, il eut la géniale idée, d’utiliser ces glandes et leur souple maintien pour parvenir à un salutaire soulagement de son sexe.

Dès le lendemain, au cours du conseil royal, il donna ordre à Colbert, son ministre, le Fillon de cette époque, de vouloir bien rédiger un édit dans lequel serait fait mention d’une méthode dite « La Branlette espagnole » eut égard à cette reine ibère qui l’inspira.

L’expression est parvenue jusqu’ à nous, elle s’est même enrichie quelque peu, certains la remplaçant par la locution : « Cravate de notaire » terme dont votre serviteur, n’a pu jusqu’ici déterminer l’étymologie. En tout cas elle parait préférable au terme scientifique de Mazophallation trop pompeux et loin de l’idéale image que suggère le mot branlette.

Raimondo 2010

3/ Souvenirs: Il m’arrive, étant donné mon grand âge, d’égrainer quelques  souvenirs des temps anciens, du bon vieux  temps  comme on dit ; si la mémoire oublie parfois ce que l’on a fait la veille, elle n’oublie pas certaines images lointaines.

Cette année là j’avais 16 ans, j’étais lycéens et en moi bouillonnait une grande curiosité. Finies les amourettes de collégien, les serrements de mains, les petits bisous dans le cou, il me fallait songer à d’autres jeux, plus complexes et certainement plus agréables que je rêvais de découvrir.

Cette année là, Suzette croisa mon chemin. Elle était splendide ! A 16 ans, on est très manichéen et l’on fait le distinguo entre les filles splendides et les autres,  celles qui ne vous attirent pas et qu’on ignore dédaigneusement. Suzette était splendide : sourire ravageur, buste appétissant ; de dos, elle n’était pas mal du tout, avec ses longs cheveux et le reste… Cette Suzette là, il me la fallait !

Durant de longs mois je l’entourais de mes attentions les plus pressantes, mais sans résultat tangible : pas de rencard en vue. Et puis un soir, le hasard, ce dieu des amoureux, se manifesta : après une journée particulièrement chaude, à l’approche de l’été, nous nous rencontrâmes au jardin public. La nuit tombait apportant une fraicheur bienfaisante et même parfois un léger zéphyr plus frisquet. En héros galant,  don Quichotte des parcs paysagers, je me précipitai vers ma Dulcinée, pour lui offrir la protection d’un lainage. Suzette en fut émerveillée. Son sourire me laissa entendre que mon geste l’avait ravie. Soudain, en guise de remerciement, elle se jeta dans mes bras, chercha ma bouche, pour m’offrir un fougueux baiser qui dura longuement, nos langues ne se lassant pas de leur  délicieuse rencontre. Comme on le dit parfois, nous nous roulâmes une pelle.

Cette aventure est ancrée  dans ma mémoire ; on était en juin, et très exactement le 18. Depuis lors je n’ai jamais oublié la pelle du 18 juin.

Raimondo 2010

Deux comiques rageurs et désespérés

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2010 by gerard – Be the first to comment

Deux corneilles vous distillent rages et désespoirs

Et d’abord la tirade de Raimondo, toujours dans le domaine de la galipette:

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô femme sans vertu !

Pourquoi m’avoir trompé et m’avoir fait cocu ?

Pourquoi avoir rompu le pacte d’hyménée

Que tu fis autrefois devant notre curé,

Et pourquoi avoir pris pour t’envoyer en l’air

Mon plus fidèle ami que je croyais sincère ?

Il était autrefois un fervent compagnon

Aujourd’hui c’est un traitre aussi que Ganelon ;

Il ne mérite guère, que mon profond dédain

Et le regard altier qu’on réserve aux coquins.

Ainsi, tu as donné ce jour dans le contrat

Un grand coup de canif, un geste indigne en soi,

Geste inconsidéré que tu as osé faire

Sans penser un instant qu’il eût pu me déplaire.

Ce geste, sache le bien, je ne l’ai quant à moi

Jamais fait car mon cœur ne battait que pour toi

Ingrate, souviens-toi de ces tendres moments

Que tu me réclamais autrefois si souvent :

Ils nous laissaient fourbus, haletants, harassés,

Mais nous étions toujours prêts à recommencer.

Puisque tu as voulu oublier ces émois,

Je vais donc m’en aller et m’éloigner de toi,

Pour trouver le repos d’une âme torturée

Qui attend le moment de pouvoir se venger.

Oui, je me vengerai ; parmi toutes les femmes

Je chercherai l’élue qui éteindra ma flamme,

Celle qui tirera de mes sens embrasés

Par sa douce caresse, toute la volupté.

Cocu peut-être bien, oui, mais jamais soumis ;

Je veux dorénavant changer toute ma vie,

Me jeter dans le stupre et le libertinage

Prodiguant mes folies dans tout le voisinage

Qu’elles soient pudibondes ou bien dévergondés

Moi je veux désormais toutes les essayer.

Et je vais commencer par ma jolie voisine,

Au corps voluptueux, à l’œillade assassine,

Qui depuis de longs mois attire mon regard

A qui je n’ai jamais proposé mes égards.

Après elle viendront toutes mes relations,

Qu’elles soient de la famille ou d’autres horizons,

Celles que je côtoie parfois dans le métier,

Sans oublier Ninon, femme du boulanger,

La crémière, la bouchère et toute autre gérante

Qui peuple les comptoirs de la rue commerçante.

Et peut-être oserai-je comble d’ignominie

Avoir un jour, enfin, une démarche impie

En allant lutiner la bonne du curé

Une pulpeuse veuve aux reliefs avérés,

Ayant depuis longtemps franchi la soixantaine

Et aimerait je pense faire quelques fredaines.

Et lorsque je serai un jour au cimetière

On écrira en gros sur mon tombeau de pierre

En grandes lettres d’or : ci git un inconnu

Qui était vertueux avant d’être cocu

                                                              Corneillo-Raimondo 2010

Même canevas, mais inspiration d’actualité (l’équipe des zéros bleus): 

MON MEA CULPA

(Poème dédié à Corneille et à Madame Bachelot) 

Ô rage ! Ô désespoir ! Bande de bon à rien

Qu’êtes-vous venu faire en pays africain ?

Et que pensiez vous donc en jouant au ballon ?

Que  ces fiers mexicains étaient des mecs si cons ?

Ou  que les Bafanas ces petits rigolos

Trembleraient devant vous et courberaient le dos

Pensiez-vous un instant que les Uruguayens

Ne pouvaient selon vous qu’inspirer le dédain ?

Moi qui croyais en vous, moi qui vous adulais

Moi qui disais à tous, nos chers petits français

Vont encor rapporter ce glorieux trophée

Qu’autrefois ils montraient sur les Champs Elysées.

Moi qui avais enfin banni de mes pensées,

Cette traitresse main qui nous fît qualifier,

Me disant qu’après tout le ciel avait permis,

Que les arbitres aussi souffrent  de myopie.

Moi qui ai applaudi très fort, lorsque j’ai su

Que nos fiers conquérants allaient être reçus

Dans un palace immense aux frais très élevés

Afin de reposer leurs corps trop fatigués

Par toutes les prouesses qu’il leur  faut accomplir

Pour contenter les fans et leurs pressants désirs.

Moi qui voyais en eux des êtres raffinés,

Aux phrases élégantes, au  langage châtié

Qui ne feraient jamais, cela est un principe,

La Une des hebdos ou celle l’Equipe.

Moi qui étais trop con pour croire à tout cela,

Il est temps que je fasse enfin Mea culpa,

Que je cesse à mon tour d’admirer ces pantins

Qui n’ont rien dans la tête, et si je comprends bien

Dont les pieds indigents ne sont pas fantastiques

Et relèvent plutôt d’une amère critique.

Braves gens arrêtez de vous émerveiller

De croire que ces Bleus pouvaient nous  faire rêver

Le crû de cette année est vraiment affligeant

Et il ne convient pas qu’on s’y arrête autant.

Ces bouffons n’ont jamais suscité l’enthousiasme  

Mais ils ont généré la honte et nos sarcasmes.

Arrêtons de trouver ces gens hors du commun

Ils ne sont après tout que de petits flandrins

Pervertis par l’argent et la notoriété

Qui ne méritent pas notre fidélité. 

            **************** 

Trouvera-t-on bientôt  un homme d’exception

Qui nous puisse apporter enfin de l’émotion ?

Homme providentiel, tel Rodrigue autrefois,

Qui mènerait les Bleus vers de nouveaux exploits.

Alors cet homme là serait notre héros

Que nous applaudirions de nos plus chers bravos,

Vers qui s’élèveraient nos ferventes louanges :

 Lorsque  nous lui dirions: « Va, cours, vole et nous venge ».

Raimondo 2010 puis à Adhémar qui colle à l’actualité de sa région varoise dévastée par des pluies torrentielles du 14 Juin:

Déluge sur Vidauban

Eau rage ! Eau désespoir ! Eau déluge ennemi !

N’ai-je donc tant vécu que pour ce tsunami ?

Et serais-je vraiment un piteux naufragé

Pour perdre en un seul jour mon bras tant célébré ?

Mon bras qui a tant fait le salut militaire,

Mon bras qui a porté tant de sacs de pommes de terre,

Mon bras qui tant de fois s’est posé sur Olga,

Mon bras qui m’a fourré dans cent mille tracas,

Mon bras, qui sut trouver autant de clitoris,

Mon bras qui prépara des tas de raviolis,

Mon bras qui a vidé tant de seaux hygiéniques,

Mon bras qui m’a permis de lutiner Monique,

Et Solange, et Mado, et Martine et Renée,

Voilà que par les flots je le vois emporté !

Mon bras qui tant de fois a secoué Popaul,

Disparaît dans les eaux jusqu’à Sébastopol !!!

O cruel souvenir de mes frasques passées,

Vous flottez maintenant dans la boue déchaînée !

Vous surfez, vous coulez, en de gros tourbillons,

Effaçant mon bonheur, me laissant tout couillon !

Nouvelles giboulées, fatales à mon logis !

Précipice profond où baigne mon zizi,

Faut-il vous supporter, faut-il courber l’échine ?

Faut-il voir dans vos flots partir aussi ma p….. (un mot illisible***)

Tsunami, halte-là ! C’en est trop, je me meurs,

Je ne pourrais souffrir cet horrible malheur !

Et toi, de mes exploits glorieux instrument,

Zob jadis si fringant et qui, en ce moment,

N’a même pas servi à stopper l’onde amère,

Disparais de ma vue, retourne à la poussière !

Va, quitte désormais le dernier des humains ;

Je ne veux même plus te finir à la main !

Cornelius Adhémardus 2010

***Malgré les travaux érudits d’une foule de rats de bibliothèque, malgré la comparaison d’un grand nombre de manuscrits, il a été impossible de rétablir le texte initial.

Je remercie les auteurs du ‘’Cid en pataouette’’, pour m’avoir fourni le salut militaire et les sacs de pommes de terre.

Trio de comiques oulibouffiens en délire

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2010 by gerard – Be the first to comment

Au départ, Raimondo nous narre une tranche de vie:

HISTOIRE DE BIGNOLE

L’autre  jour, allant voir mon ami Raimondo

J’ai trouvé à la loge un petit écriteau

Qui, pour que nul n’ignore,  se devait d’informer :

Madame la concierge, est dans les escaliers.

Afin de la trouver je montai les étages

Où très certainement elle faisait le ménage.

Je découvris enfin  au détour d’un  palier

La concierge à genoux montrant  un beau fessier

Moulé dans un Blue Jeans laissant bien ressortir

Deux rondeurs callipyges qui fouettaient mon désir.

J’aurais dû éviter ce que je fis alors

Et ne pas me conduire tel un affreux butor,

Caressant  de mes mains  ce divin postérieur

Dont j’étais devenu soudain l’admirateur.

La femme s’écria : « Quel est ce malotru

Qui subrepticement me pelote le cul ? »

Ce n’est que moi Madame, Adhémar est mon nom

Je suis venu ici voir mon ami Raimond

Qui se fait quelquefois appeler Raimondo

Lorsqu’il fait des poèmes comme les damoiseaux,

 Qui dans le Moyen âge élégamment troussaient

Les lais les fabliaux  et autres  ysopets.

Mais alors Adhémar, si vous êtes un ami

De cet homme génial  qui vit dans ce logis,

Je pardonne aisément ce beau  geste amical

Qui ne m’étonne pas du tout d’un provençal ;

Et si vous le voulez, nous pourrions maintenant

Continuer ailleurs de délicieux instants.

Venez donc en ma loge où nous allons sceller

Les débuts prometteurs  d’une belle amitié.

J’imaginais déjà les instants à venir

Qui seraient merveilleux et nous feraient frémir.

Ma libido bien sûr marchait à cent à l’heure,

Je songeais au moment où j’aurais le bonheur

De la déshabiller, et d’effleurer sa peau,

Et jouer avec elle un tendre boléro,

Qui du pianissimo irait jusqu’au forte

Nous amenant enfin à la félicité.

J’avais très grande hâte enfin de parvenir

En la loge ou pourrait s’exprimer mon désir.

Lorsque nous arrivâmes, la concierge appela,

Eugène son mari qui lors se trouvait là,

« Eugène lui dit-elle, je t’amène Adhémar

Qui va boire avec nous, un grand verre de Ricard. »

Raimondo 2010

Et Adhémar de compléter:

Adhémar s’indigna de cette manigance

Qui le laissait penaud et plein de méfiance,

Dépité, ahuri, malheureux, mal à l’aise

Et pour dire le mot : le cul entre deux chaises.

Mais ayant mieux maté le citoyen Eugène

Il ressentit soudain la fureur de ses gènes.

Ce garçon n’est pas mal, tudieu ! s’écria-t-il

Tout en lui empoignant brusquement le pistil.

Puis, l’ayant retourné, il lui mit sans manières

Un pan de soubressade au milieu du derrière.

La concierge, voyant la taille du mandrin

Cria qu’elle en voulait, et le prit à deux mains

Pour l’enfouir sans façon aux tréfonds de sa glotte

Et recueillir le suc de l’énorme carotte.

Adhémar repartit après quelques Ricards.

On l’appelle depuis « Monsieur Braque(adhé)mar » !

Adhémar 2010

Puis Gérard intervint pour tenter de synthétiser:

Je m’absente un moment pour une promenade,

Et les voilà partis pour plein de couillonnades.

Il suffit qu’un instant je porte ailleurs les yeux,

Que rigolent ensemble les deux petits vieux.

Oui, je le dis tout cru, ces presque cacochymes

Commencent à me tanner dur le parenchyme.

Car enfin, parlons net, recentrons le débat,

C’est de Bignole ici dont il est fait état.

De ce cuistre rougeaud, tout imbibé de gnole*,

Et ses cheveux carotte (car il est roux Bignole !),

Ce mari de concierge qui croit veiller au grain,

Alors que dans son dos… ou son arrière-train,

Adhémar et bibi dansons la sarabande.

Raimondo a fait pis, ne croyez pas qu’il glande,

Il se fait l’étudiante de l’entresol,

La veuve du premier, qui semble Dona Sol,

La mature dodue qui loge au deuxième,

La nymphomane maso qui est au troisième…

Et pas du bas-étage, de l’article de choix !

Car, à lui, la fortune toujours lui échoit.

Suis-je donc condamné à présenter mon cierge

Qu’à la gent pipelet, autrement dit « concierge » ?

Mes amis ! Je plaisante, c’est sûr ! Allons donc

Tremper nos céleris dans un peu d’amidon ;

Si ça ne suffit pas, ne perdons pas haleine,

A nos tétières molles, nous mettrons des baleines.

Et faisons fi d’ailleurs de tous ces avatars,

Car il est dit que demain il sera trop tard,

Dépéchons-nous les gars, profitons de la baise :

Ils déménagent bientôt pour Bignol-sur-Cèze !

Gérard 2010

    * = Comme on dit à Marseille: « M’en bati (gnole)! »

Aussitôt Raimondo rebondit pour un mot de trop: 

COUILLONNADES 

Cher Gérard, je t’en prie, veille à faire attention

Aux mots que tu emploies lors de tes digressions,

Et surveiller ainsi ta façon de parler,

Surtout quand il s’agit de tes deux grands ainés.

Couillonnades dis-tu ! Mon Dieu ai-je bien ouï? ?

Sont-ce  là des propos qualifiants nos écrits ?

O Gérard je t’en prie cesse donc d’insulter

Ces deux êtres promis à l’Immortalité.

Car moi je te le dis, et cela tôt ou tard,

Nos écrits rejoindront le Lagarde et Michard,

Oui, un jour sûrement tous les deux nous irons

Avec Alain Decaux et avec d’Ormesson ;

Là, je pourrais enfin  de mes yeux admirer

De la grande Simone, le fastueux fessier

Moulé dans l’habit vert, qui, moi j’en suis certain

Attirera mes yeux et peut-être mes mains.

Couillonnades ! Est-ce  là l’expression qui convient

Pour ces écrits pompeux dignes des parnassiens ?

Malgré tout, saches-le, nous sommes magnanimes

Et nous te pardonnons pour tes phrases assassines

Sachant bien qu’en ces jours tu dois te consacrer

A ces petits enfants que la vie t’a donnés,

Cela  explique donc un mot bien malheureux

Ecrit comme on le voit,  en des jours laborieux.

Il te faudra pourtant te faire pardonner

En mettant quelques sous pour payer nos épées…

Raimondo 2010

« Le choc des cultures »

Posted in BombayTV on janvier 1st, 2009 by gerard – Be the first to comment

franco-indien01.jpg

C’est parfois si simple et si reposant de tout prendre au 1er degré:

http://www.grapheine.com/bombaytv/v2/play.php?id=124789