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Hors série Marseille 17

Posted in Actualités & hors-série on avril 1st, 2017 by gerard – 3 Comments

Il y a longtemps que je mettais de côté des images de notre inénarrable O.M. Aujourd’hui, je vide mon tiroir… pour votre plus grand amusement, j’espère !

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1/ Deux blagues du terroir: A/ Au commissariat de police central de l’Evêché, un inspecteur établit la fiche d’identité d’un prévenu :

— Nous disons donc : nez aquilin, bouche moyenne…

— Non, non, rectifie le prévenu : né à Marseille, Bouches-du-Rhône.

B/ À Marseille, un kakou à bout de nerfs frappe à grands coups sur la porte vitrée d’une cabine téléphonique où une dame âgée s’éternise.
Un passant s’arrête, indigné, et dit au bonhomme :

— Vous n’avez pas honte ? Calmez-vous donc et laissez téléphoner en paix cette vieille dame.

— Vieille ? Tu parles, couillon ! Quand elle est entrée, elle était encore jeune !

2/ Témoignage: Aujourd’hui, je ne vais pas me casser la coucourde à vous faire un article de six pans de long. Je vous fournis in-extenso, sans coupure, ni modification, une interview de l’architecte qui a conçu le MuCEM. Je n’ai fait que surligner en rouge des passages soit que je considère comme majeurs, soit qui m’ont appris quelque chose que j’ignorais (notamment la journée de travail d’un fonctionnaire territorial en PACA, à s’estrasser de rire !)

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Rudy Ricciotti: « S’il y a une ville qui est maltraitée, c’est vraiment Marseille »
Par editeurmarseille2016
Né le 22 Août 1952 à Alger, Rudy Ricciotti a d’abord étudié à Genève dans une école d’ingénieur avant de rejoindre en 1980 l’école d’architecture de Marseille. Aujourd’hui, il a apposé sa signature sur de nombreuses œuvres mondialement connues telles que le Pavillon Noir d’Aix en Provence, le musée Cocteau à Menton, le département des Arts et de l’Islam au Louvre ou le MuCEM à Marseille. Ses réalisations dépassent les frontières et lui offrent des prix remarquables comme le grand prix national d’architecture qui lui est décerné en 2006 pour la Passerelle pour la Paix à Séoul. Cet architecte aux nombreux honneurs – médaillé d’or de la Fondation de l’Académie d’Architecture, Commandeur des arts et des lettres, Officier de l’ordre national du mérite, Chevalier de la légion d’honneur, membre de l’Académie des technologies – est très attaché à la Méditerranée et a aujourd’hui sa propre agence à Bandol, dans le Var où nous l’avons rencontré.

L : Pensez-vous qu’en remodelant le centre-ville, Marseille veut redorer son image ?
R : Je pense que Marseille n’a pas le désir de redorer son image. S’il y a vraiment une ville dans laquelle le politiquement correct n’a aucun impact, c’est vraiment Marseille. C’est tout l’intérêt de cette ville. Elle résiste au caractère dévastateur du politiquement correct, et le mot « redorer » n’est pas adapté. Après, la centralité urbaine mérite des attentions, mérite une délicatesse, mérite une tendresse. C’est suffisamment rare à Marseille pour que ça puisse être soutenu. Parce que s’il y a une ville qui est maltraitée, c’est vraiment Marseille.
L : Pouvez-vous nous parler de votre projet de création du « paquebot » en guise de logements sociaux, dans le quartier Saint-Charles ?
R : Alors ce n’est pas un paquebot, il ressemble. C’est marrant il a été baptisé « le paquebot », il vient à droite et à gauche de la mosquée. On a l’impression que la mosquée rentre dans un voyage maritime, qu’elle redescendrait directement sur le port. C’est très intéressant et curieux comme métaphore. C’est du logement social, dans un quartier populaire et il n’y a rien d’anormal, à part pour les riverains qui ont attaqués le permis de construire pour essayer de négocier je ne sais quoi ! Le permis de construire est validé, il est confirmé, stabilisé, l’opération démarre, mais on est harcelé sans arrêt. La dernière c’est l’Etat. On est en train de faire les terrassements et il n’y a pas de sanitaires connectés au réseau public, on a mis des sanitaires secs et ils nous assignent au tribunal. Mais comment tu veux installer sur la totalité de la parcelle un sanitaire connecté alors même qu’on n’a pas de support physique pour ça. Cet immeuble, malgré l’adversité de l’État, des voisins, des riverains, de la ville, etc. se fera !
L : Combien y aurait-il de logements ?
R : Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un programme majeur de logements sociaux, c’est un petit programme, pour quelques familles. Il y aura une quarantaine de logements, guère plus.
L : Quels sont vos projets pour les années à venir ?
R : Le seul chantier que j’ai eu à Marseille, c’est le MuCEM, mais là le client c’est l’État, le ministère de la culture. Je n’ai pas de projet à Marseille pour le moment. C’est marrant car ce MuCEM qui a permis de donner un essor à la ville, 6 millions et demi de visiteurs en 3 ans, qui d’un seul coup à fait briller la ville et a permis une épopée de spéculation immobilière phénoménale, les prix ont flambés. Tous les promoteurs se sont tous goinfrés, il n’y a pas un seul promoteur qui m’a demandé de lui faire un projet immobilier à Marseille. La seule commande que j’ai après le MuCEM c’est ce petit programme de logements sociaux. C’est à dire du HLM et là est tout mon honneur. Sinon du boulot j’en ai énormément ! Je vais faire un bâtiment de 25 000 m2 pour Chanel à Paris, la grande salle de spectacle pour Bordeaux de 11 000 places, je termine la Bibliothèque Humaniste à Sélestat qui est classée par l’UNESCO… du boulot il y en a, ne vous inquiétez pas pour moi !
L : Pensez-vous que les changements architecturaux peuvent résoudre des problèmes tels que la délinquance ou la violence ?
R : D’une manière générale je fais des bâtiments qui sont assez sensibles. Mes bâtiments ne sont jamais tagués, c’est curieux. Le musée Cocteau à Menton est tout blanc et il n’est pas tagué. Le Stadium de Vitrolles est à l’abandon et tagué mais il était prévu pour l’être. Lorsque l’architecture raconte un récit, raconte une histoire, déclenche une porosité imaginaire avec les autres et révèle l’identité territoriale cachée, elle fait du bien. Elle est simple. Le cas de Marseille, je pense que pour que la ville résorbe ses malédictions il en faudrait beaucoup. C’est une ville qui est structurellement en difficulté. Elle l’est car il y a un système marseillais, on le sait. La ville n’est pas réformable, et pourtant il y a des gens de qualité, dans toutes les disciplines, les mathématiques, la mode, la création, le médical… Ce qu’il se passe c’est que Marseille c’est la logique du tamis. Ce qui est mis en avant c’est le grain le plus gros et ça laisse passer les plus fins. Marseille c’est un tamis qui perd ses grains les plus fins pour conserver les gros cailloux. D’où la difficulté politique de cette Cité qui finit par être la ville où la proportion de rats par habitants est la plus élevée de France puisqu’on est à 10 rats par habitants contre 1 par habitant à Paris. C’est significatif. Marseille en matière d’éducation a été mise sous tutelle de l’état et du ministère de l’éducation pour venir contrôler ce qu’il s’y passe. La violence des quartiers fait régner la terreur. Quand j’avais dit ça sur France Inter ça avait fait un scandale, mais pour moi c’est auto nettoyant quand ils s’éliminent entre eux. C’est la vérité, c’est ce que tout le monde pense. Les maux de Marseille sont des maux structurels, c’est une des plus belles villes de France qui est certainement la plus mal gérée, mais elle n’est pas gérable je pense. C’est un système qui échappe totalement aux élus. Le PIB du plus pauvre des départements en Ile de France est plus élevé que le PIB par habitant des Bouches du Rhône. Nous sommes condamnés à cette souffrance. Souffrance économique, souffrance sociale, souffrance identitaire… et confrontés à ces caricatures qui font de nous une malédiction.
L : Que pensez-vous de la volonté de développer un quartier d’affaires autour de la tour CMA-CGM ?
R : Euromed pour le moment ce ne sont que des institutionnels. La tour qui est en construction va être occupée par l’intercommunalité. Celle d’à côté est occupée par la Région. C’est le seul cas, qu’on connaisse en Europe où le front de mer est entre les mains des bureaucrates publics. Ce front de mer est habité sur un mode spéculatif par l’argent du contribuable, c’est à dire le votre ! On est pas à Londres au bord de la Tamise, ni à New-York au bord du Chanel, ni vers la Défense le long de la Seine où il n’y a que des privés. C’est le quartier d’affaires de l’argent public qui tourne en rond, dans un circuit fermé. C’est un système à pompe. Ça commence par Euromed qui exproprie puis qui le file à un promoteur qui a un permis, qui le vend à un investisseur, cet investisseur le vend à un gestionnaire qui le loue au prix fort à une institution publique. Cherchez d’où vient l’erreur !
L : Comment voyez-vous Marseille dans 20 ans ?
R : Très mal. D’abord c’est une ville dans laquelle la démographie se réduit, c’est une des rares villes contrairement à Toulouse, Montpellier, Nîmes… toutes ces villes où il fait bon d’habiter. A Marseille, comment dans cette plus belle ville de France, tout le monde veut s’enfuir ? C’est vrai que si tu es célibataire, fonctionnaire, que tu as le vélo, que tu vas au Conseil Régional à 10h30-11h, le café à 11h30 et à 16h tu as fini ton boulot, la vie est belle. Mais dans le cas contraire, si tu es ouvrier, cadre, mère de famille… tout est compliqué ! La complexité est une manière de fabriquer la falsification imaginaire de Marseille. C’est comme ça que ça fonctionne : un imaginaire falsifié qui laisse les familles de côté, les entrepreneurs de côté, les entreprises de côté, les travailleurs de côté, les artistes de côté… Et il faut le dire, avec le racisme insupportable des mecs des quartiers à l’égard des femmes, c’est difficile d’être une femme à Marseille, de se faire insulter en permanence. Dans ces conditions je n’ai pas une vision optimiste de l’avenir de Marseille. Perte d’emploi, perte de valeur économique, enlisement du portrait politique ; il n’y a pas de jeunes au pouvoir, que des vieillards grabataires. D’ailleurs aucun élu national ne voudrait se pointer à Marseille. L’endettement des collectivités territoriales qui siègent à Marseille, le vieillissement de la population, le niveau éducationnel de plus en plus bas… Mes deux petites filles à Marseille ont des salles de classe où tu as 40% des enfants à l’école maternelle et primaire qui ne sont pas alphabétisés français. Il faut habiter le quartier du Centre Bourse quand même ! Mettez-vous à la place des parents, on te parle de mixité mais ceux qui t’en parlent ce sont les bourgeois des beaux quartiers. Tous les symptômes de la tiers-mondialisation sont là, surtout et en premier le taux de fonctionnaire le plus aberrant par rapport au nombre d’habitants, le coût des loyers et le coût de l’immobilier qui est écrasant par rapport à la réalité économique de la Cité et d’autres paramètres évoqués avant. La preuve c’est qu’aujourd’hui il y a un exode des habitants de Marseille, on le sait. À un moment c’est pénible, moi j’aime bien acheter du poisson à Marseille, où ils ont fait le truc en inox pour faire de l’ombre, le sol n’a pas été lavé depuis cent ans. La ville est sale. Pendant longtemps je plaidais pour l’idée que cette saleté faisait parler du récit. Mais de là à imaginer que la crasse parle du récit populaire, je ne peux pas m’y résigner. J’ai une trop haute opinion du récit populaire. Il n’y a pas qu’à Marseille qu’il y a un peuple, et pourquoi on a pas le même spectre, la même vision identitaire ?
Marseille n’est plus une ville méditerranéenne, c’est une ville qui souffre beaucoup plus vite que les autres, même si elle résiste au politiquement correct, elle respire de plus en plus l’esthétique de la globalisation, avec des enseignes commerciales, du consumérisme de pacotille. Je suis allé au Centre Bourse, au rayon poissonnerie, je suis fasciné par les poissons. Il y avait des poissons énormes, des loups de 4 à 5 kilos, des turbos, ça devait faire 10 jours qu’ils étaient là sur un lit de glace, les yeux cavés. Le prix de vente c’était 55 euros le kilo. Alors que sur le port à même pas 3 minutes à pieds, les plus belles pièces de loups se vendent 22 euros le kilo. J’ai alors demandé pourquoi c’était le double du prix, on m’a répondu que le bourgeois marseillais préfère acheter dans le supermarché que sur le port.
C’est bien une histoire de dérèglement neurocognitif, Marseille en souffre et par voie de conséquences le dérèglement neurolinguistique, anthropologique, économique, social, identitaire est engagé pour longtemps.

3/ Dernière minute: Cagueville, ça continue ! Quelques arrondissements, dont le centre-ville, de Marseille sont paralysés par une grève des éboueurs qui dure depuis le 21 Mars. Les raisons pour les médias sont pour un alignement des salaires Agents territoriaux-Entreprises privées. Ce n’est qu’une apparence, la réalité est tout autre: On approche des élections professionnelles (NB: On se fout du monde, ces élections auront lieu dans 12 mois !) et la CGT avance ses pions. Eh oui, mes tout beaux, vous avez bien lu: la CGT. C’est-à-dire que le vrai patron de Marseille, le tout-puissant Patrick Rué, l’Empereur multi-casse-aliboffis des esclaves FO de Marseille se trouve contesté par la surenchère de la CGT. Vous allez me dire « Qu’est-ce qu’on en a à battre? Entre la peste et le choléra, c’est toujours l’usager le dindon de la farce ! » Exact ! Mais il y a d’autres personnes impliquées par ces amoncellements de bordilles en tous genres, ce sont les croisiéristes en escale à Marseille. Pour sur qu’ils vont emporter un charmant souvenir (photos de pyramides d’immondices à l’appui) de notre ville en rentrant chez eux, et il y a fort à parier qu’on ne les reverra pas de sitôt descendre pour mettre pied-à-merde dans notre belle cité phocéenne. Quelques compléments d’information ici:  http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4383846/greve-des-eboueurs-les-habitants-pris-en-etau.html

PS: Cet article est peut-être le dernier; étant donné l’état sanitaire de la ville, il y a des chances que nous fussions tous morts de la chtougne ou de la castapiane dans un proche avenir… Je vous vois d’ici rétorquer: « Et le toti qui est à la Mairie, qu’est-ce qu’il fait pendant ce temps? » Il va bien, braves gens, oui, il va bien, il se repose…Pensez donc, il n’est plus directement impliqué, c’est Guy Teissier, Président de la Communauté Urbaine MPM, qui est à la manoeuvre mais, étant donné son grand âge, lui non plus n’a pas envie de prendre une quelconque décision pour sauver les marseillais… Tiens, je m’en vais relire « La peste » de Camus, moi !

« Gâteries » footballistiques

Posted in Remixito on janvier 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

Pourvu que ça ne donne pas de l’éczéma à Benzema…

http://www.remixito.fr/tv-cinema/dessin-anime/olive-et-tom/gateries-footballistiques.html

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Se faire les « ballons » en or

Posted in Remixito on octobre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
Où sont les vraies valeurs maintenant? Ben tiens, dans les portefeuilles d’actions!
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Les nouvelles règles

Posted in Futeboltv on septembre 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment

Le foot, c’est plus ce que c’était…

http://www.grapheine.com/futeboltv/play.php?id=15704

La grande misère linguistique d’Anelka

Posted in Remixito on janvier 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment
…et ça ne sera pas de trop (rappelez-vous son vocabulaire vis-à-vis de l’entraîneur au moment du Mondial- cf http://gigaproduction.fefaine.be/2010/06/24/privateu-joqueu/ )!

A-t-on été injuste avec l’autre Nicolas?

Posted in BombayTV on septembre 1st, 2010 by gerard – Be the first to comment

Recommandations de rentrée: Attention! Je ne sais pas ce qu’il se passe en ce moment avec Bombaytv, mais le 1er passage du clip est souvent tronqué et ne va donc pas jusqu’à son terme normal. Un second passage est souvent nécessaire pour avoir l’intégralité de la séquence.

Michel m’a envoyé bon nombre de mots-tiroirs cet été, je vous incite à les découvrir sans tarder ici: http://gigaproduction.fefaine.be/2006/06/25/dictionnaire-de-mots-valises/ !

Sa maladie est peut-être le syndrome de Gilles de la Tourette?

http://www.grapheine.com/bombaytv/movie-fr-450ffba6f3fc26a68959281e477ef6bd.html

Privateu joqueu

Posted in Actualités & hors-série on juin 24th, 2010 by gerard – Be the first to comment

Un private joke à l’occasion du Mondial 2010:

Un sud-africain rencontre un français et lui dit: »Vuvuzennallez déjà? »

…et pour ceux qui comprennent un peu le marseillais:

Ce petit montage a eu l’heur d’intéresser Médéric Gasquet-Cyrus, Maître de Conférences en sociolinguistique à l’Université de Provence, et qui a une chronique journalière sur Radio-Bleu-Provence. Ce fut le support de son propos le Vendredi 25 Juin:

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=2bbf24c8c1de760491f3ab317351fd42&7e388db6a4749b907d531844872a8d87_container_id=1163&7e388db6a4749b907d531844872a8d87_container_mode=instances&7e388db6a4749b907d531844872a8d87_article_id=488000

 …pour ce qui a donné (ouvrir ou enregistrer, au choix): DIMA05

Coupe du Monde 2024

Posted in Futeboltv on février 1st, 2010 by gerard – Be the first to comment

Il faut y croire jusqu’au bout:

http://www.grapheine.com/futeboltv/play.php?id=14294

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« Football 03 »

Posted in Futeboltv on septembre 8th, 2008 by gerard – Be the first to comment

 

zdogtags01.jpg« Stoppons violence et débilité au football »…Vaste programme! (Je ne sais pas pourquoi, la séquence où le soigneur s’étale saute quelquefois. En repassant le clip une 2ème fois, il y a tendance à l’amélioration.) :

http://www.grapheine.com/futeboltv/play.php?id=12380

« Football 02 »

Posted in Futeboltv on février 1st, 2007 by gerard – 1 Comment
Quand on vous dira que le foot est un sport viril, après avoir vu ce clip vous répondrez comme moi: »Té! Mon oeil !!!… »: