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Raimondorama 28

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Renouons pour trois poèmes avec ceux de la « Haute », grâce à Raimondo !Histoire du Baron frivole
Il y a bien longtemps, se plaignait la Baronne,
Que vous ne m’avez point chatouillé la friponne ;
Vous le savez pourtant j’adore vos façons
De faire trique minette et titiller mon con.
Serait-il cher époux, par trop vous demander
D’user de votre bite avec assiduité,
Combler tous les désirs d’un corps impétueux
Qui manque trop souvent de vos soins amoureux.
Ainsi, cette Baronne, s’adressant à l’époux,
Souhaitait qu’il envahisse enfin son petit trou
Car depuis de longs jours, cet homme indifférant
Ne lui avait montré le moindre empressement.
Lui qui auparavant, de façon incessante
Promenait sur sa peau une main caressante,
Lui, dont les doigts curieux savaient batifoler
Dans les tendres recoins de son intimité,
Il était devenu, hélas bien négligent
Et sa femme en souffrait alors énormément.

Aux récriminations d’épouse délaissée
Le mari se montra plutôt embarrassé :
Il argua les soucis, osa des arguments
Qui n’étaient pas en fait cause de ses tourments.

Il faut le dire ici, ce frivole Baron
Cocufiait sa Baronne avec une Suzon
Une jolie bergère, au beau cul bien râblé,
Aux seins volumineux, qui l’avait subjugué,
Et depuis quelques temps avec cette coquine
Il jouait fréquemment à branle-moi la pine.
Sous un orme feuillu, à l’abri des regards
Le Baron s’y faisait souvent sucer le dard,
Caresser les roustons, balloter la zézette,
Chevaucher au galop au cours d’une levrette.
Et comme la Suzon en réclamait toujours
A faire des folies on passait tout le jour.
C’est pourquoi le Baron étant exténué
Négligeait son épouse à l’heure du coucher.

Alors elle décida en ces temps de disette
De calmer ses chaleurs avec une branlette,
Mais vite rejeta ce moyen trop factice
Lui préférant plutôt la bite bienfaitrice
Dont le lent va et vient dans son petit minou
Savait la contenter et lui faire un bien fou.
Comme son jardinier était joli garçon
Elle se donna à lui sans faire de façon ;
Il n’était certes pas de souche nobiliaire
Mais avait en amour un joli savoir faire
Qu’admira sans détours madame la Baronne
Devenue avec lui une fieffée luronne.
Ils tentèrent tous deux moult jeux enchanteurs
Comme la mise en bouche, le cricri ravageur,
Le doigt impétueux, l’envol de l’étourneau
Et le franchissement du col de Roncevaux.
Par la suite elle trouva auprès du majordome
Avec lequel parfois elle croquait la pomme
De belles nouveautés pratiquées en souplesse
Sur les rondeurs dodues de ses mignonnes fesses.

Les choses allèrent ainsi, chacun mena sa vie,
Chacun put se complaire au gré de ses envies,
Mais lorsque la Suzon disparut un matin,
Que le pauvre Baron se trouva seul soudain,
La Baronne à son tour se détourna de lui,
Se refusant alors à le prendre en son lit.

Aux récriminations d’un époux délaissé
La femme répliqua de façon éhontée,
Elle argua des soucis, osa des arguments
Qui n’étaient pas en fait cause de ses tourments.
Raimondo – 2016

Le cul de la Grande DuchesseLe Comte était ainsi, il raffolait des culs
Et sa douce Comtesse en était bien pourvue
Avec un gros cul rond dont les fesses exquises
Constituaient pour lui objet de convoitise.
Au cours de la journée, il arrivait souvent
Qu’il tapote des mains ce délicieux séant
Et même quelquefois, soulevant les atours
Ses doigts sur sa peau nue faisaient quelques détours.
La Comtesse appréciait ces tendres privautés
Qui déclenchaient parfois un brin de volupté
Lorsqu’un doigt insistant s’immisçait tout à coup
Dans l’intime chaleur de quelque petit trou.
Oui, mais au fil des temps, le Comte s’aperçut
Qu’autour de lui, des femmes avaient aussi un cul
Dont il souhaitait pouvoir éprouver la souplesse
Par des attouchements ainsi que des caresses
Un soir de carnaval il osa affronter
D’une Grande Duchesse le généreux fessier
Mais le geste déplut et dès le lendemain
Le Grand Duc courroucé envoya ses témoins
Les armes s’exprimèrent et au bois de Meudon
On ferrailla alors pour laver cet affront.

Au cours de ce combat, le Grand Duc fut blessé ;
Il s’avoua vaincu, il en fut mortifié,
Et son épouse alors offrit à son vainqueur
De son généreux cul la sublime douceur.
Raimondo – 2016

La chevauchée du ChevalierOn était en été et la jolie Toinon
Dans les prés du château surveillait ses moutons
Cette accorte bergère avait de grands yeux bleus
Et en divers endroits des appâts plantureux
Faisant la grande joie des petits galopins
Qui subrepticement la regardaient de loin.

Vint à passer par là un pimpant Chevalier
Le fils du Comte Hector Adalbert de Villiers.
Le fringant gentilhomme en voyant la Toinon
Sentit monter en lui un étrange frisson
Et sous sa cote en lin son sexe se raidit
Découvrant les trésors qu’alors il entrevit.
Ma douce lui dit-il, je voudrais un instant
Poser ma bouche en feu sur ces beaux agréments
Et laisser divaguer mes fureteuses mains
Sur les belles rondeurs de vos merveilleux seins.
Monsieur dit la bergère je suis honnête fille
Et vous me dites là des paroles gentilles
Qu’il me faut repousser car pucelle très sage
Je tiens à le rester jusqu’à mon mariage.

Déçu, le Chevalier poursuivit son chemin,
Car en homme d’honneur, ne voulait surtout point,
Se montrer un soudard, un rustre malveillant
Violant une donzelle, comme un vil chenapan.

A quelque temps de là, repassant en ces lieux
Il revit de nouveau la bergère aux yeux bleus
Cette jolie Toinon qui avait bien changé
Puisqu’au jour d’aujourd’hui, elle était mariée.
Il n’était plus question d’être fille très sage
D’avoir à préserver un précieux pucelage,
Et se donna alors avec très grande joie
A ce beau Chevalier aperçu autrefois.
Elle offrit son corps nu, son buste plantureux
Son fessier rebondi au charme sulfureux
Ainsi que son minou à la toison velue.
Ils vécurent tous deux à l’ombre des feuillus
Des galops licencieux, des courses endiablées
Qui les menèrent ainsi à la félicité.
Et quand le Chevalier modérait la cadence
D’une bouche goulue, Toinon faisait bombance
Et redonnait au vit la vigueur nécessaire
Pour prolonger encor, une très tendre guerre.

Ces amours défendues ne durèrent qu’un temps,
Toinon se trouva grosse au cours des mois suivants
Et le fier Chevalier s’éloigna pour chercher
D’autres jolies bergères, d’autres sublimes fées
Des Mahaut, Isabelle, Sidonie ou Iseut
Aux appâts opulents et aux jolis yeux bleus.
Raimondo – 2016

 

Raimondorama 27

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Iseut et le Marquis

Le Marquis ce soir là, d’un doigt aventureux
Trouva le trou du cul de la très belle Iseut
La petite lingère qui œuvrait au manoir,
Magnifique  brunette aux très jolis yeux noirs.
Depuis longtemps déjà il se disait qu’un jour
Il lui ferait, c’est sûr, un petit brin de cour,
Quelques câlineries et de tendres caresses,
Un toucher généreux sur ses pulpeuses fesses,
Bref, monsieur le Marquis, d’un œil concupiscent
Avait les yeux rivés sur cette belle enfant.
Tout le monde au château connaissait ses manières
Qui ne déplaisaient pas toujours aux ouvrières.
En d’autres temps déjà, l’adorable Aglaé
Reçu l’insigne l’honneur de le dépuceler
Sidonie le branla et la jolie Suzon
Lui fit connaitre enfin l’art de la fellation.
Et depuis ce jour-là sur la gent féminine
Il avait promenée sa fureteuse pine.
Madame la Marquise connaissait ses  travers
Et surveillait alors cet époux trop pervers ;
Mais ce soir, quelque mal la retenant au lit
Fut la bonne occasion pour le coquin mari.
Au détour d’un couloir menant à la chapelle
Le Marquis se trouva face à Iseut la belle,
Et là, en soulevant sa  robe de pilou
Il promena ses mains sur son petit minou
Caressant longuement la chaude intimité
Qui lui était enfin parvenue à portée.
Poursuivant ses envies l’aventureuse main
S’en alla divaguer vers de nouveaux chemins

Et c’est ainsi qu’un soir la belle Iseut reçu
Du Marquis extasié, le doigt au trou du cul.
Raimondo – 2016

Conte de fée
Comme il se promenait au bord de la rivière
Le Baron aperçut parmi les lavandières
Une fille jolie, superbe jouvencelle
Dont la vue provoqua chez lui des étincelles.
On était en été et son bliaud léger
Laissait apercevoir un beau décolleté
Et des seins généreux à la rondeur sublime
Qui créèrent chez lui une chaleur intime.
Le Baron décida qu’une telle splendeur,
Il devrait tôt ou tard s’en rendre possesseur.
Et dès le lendemain convoqua la jeunette
Dont il souhaitait vraiment chatouiller la minette.
La fille en fut flattée mais son éducation
Ne lui permettait pas telle abomination.
Elle avait autrefois au couvent des oiseaux
Appris à se méfier des péchés capitaux
Et parmi ces travers celui de la luxure
Etait pour la morale la pire des injures ;
Si l’on devait un jour devoir y succomber
C’était en revêtant la robe de mariée…

Les contes quelquefois sont vraiment merveilleux :
Le Baron était veuf et formulait des vœux,
Pour que finisse enfin son morne isolement
Et que son avenir soit enfin souriant.
C’est ainsi que Ninon, modeste lavandière
Epousa le Baron, sans faire de manière.
La Baronne se fit chatouiller la minette,
Et s’ouvrit au plaisir de la douce branlette
Sans oublier, bien sûr, par les soirs de grand vent
L’ardente chevauchée du paladin errant
Ou le râle extasié de la biche aux abois
Accueillant les assauts du pèlerin grivois.
Il arriva qu’un soir, se trompant de chemin,
Le Baron s’égara vers un autre destin
Et que notre Ninon à ce nouveau transport
Connut l’effet puissant de la petite mort.
Pour ces jeux délicieux, lui vinrent des envies
L’index ravageur ou la bouche en folie
Et suprême attention de son buste opulent
Le va et vient heureux de l’hidalgo brulant.

L’histoire ne dit pas si d’autres griseries,
D’autres amusements surgirent en son esprit.
A-t-elle imaginé ? Le saura-t-on jamais ?
Le délicieux plaisir du tisserand lyonnais
Ou celui savoureux et plein de réconfort :
Le merveilleux galop de la femme d’Hector.
Raimondo – 2016

La Grammaire amoureuse
Elles s’étaient mises à deux pour sucer le Baron :
Il y avait Iseut, Comtesse aux cheveux blonds,
Veuve d’un chevalier disparu à la guerre
Et la brune Elodie, la Marquise aux yeux pers,
Aux seins volumineux, au cul épanoui
Qui subjuguait les hommes et leur faisait envie.
Ces femmes étaient amies et durant leur enfance
Elles avaient échangé nombreuses confidences
Partagé des moments de très tendre amitié
Avec des damoiseaux, de jeunes écuyers,
Apprenant de l’amour les jeux de la licence
Qui conduisent à l’ivresse et à la jouissance.
En ce jour, toutes deux, d’une bouche gloutonne,
Dorlotaient le gros vit d’une manière friponne
Caressant doucement de leurs mains indiscrètes,
Avec application, les belles coucougnettes.
Le Baron appréciait ces tendres gâteries
Prélude à d’autres jeux, d’autres câlineries
Qu’il aimait partager, avec ces deux coquines
Capables de combler son exigeante pine.
Ensemble ils conjuguèrent du joli verbe aimer
Tous les modes et les temps, simples ou composés ;
On écrivit l’amour en lettres majuscules
Sans oublier jamais le moindre point-virgule,
Soucieux de rédiger avec un savoir faire
Une œuvre prodigieuse et extraordinaire ;
On varia quelques mots usant de rhétorique
Dont les fleurs jaillissaient de façon frénétique
On peaufina bien sûr la grammaire d’amour
Ajoutant ça et là, quelques beaux calambours,
Un peu de turlutaine, des contrepèteries,
Apportant au plaisir, quelques finasseries ;
Et l’on n’hésita pas parfois à préférer
Le choix très succulent des onomatopées,
Délaissant les pronoms et les prépositions
Et celui trop commun des ternes conjonctions.

Tous les trois paraphèrent le précieux parchemin
A l’encre préférée de tous les libertins.
Raimondo – 2016

Au temps des troubadours
Au château quelquefois passaient des troubadours
Qui venaient réciter poèmes et chants d’amour.
Et ce soir la Baronne fut toute chavirée
Par tant de jolis vers qui l’avait remuée.
Elle invita alors l’auteur des chansonnettes
A venir auprès d’elle en sa chambre discrète.
Longtemps il déclama de langoureux refrains
Qui contaient les amours des joyeux paladins
Des gentils écuyers, des tendres damoiselles,
Ainsi que les ébats des jolies pastourelles.
La Baronne attendrie, oyant ces mélopées
Il lui vint à l’esprit de coquines idées
Elle releva sa robe et son blanc cotillon
Afin d’offrir ses seins et son séduisant con,
A ce barde courtois qui tant l’avait touchée,
Et qu’avec obligeance elle souhaitait remercier.
S’ensuivirent alors des moments merveilleux
Où il se déclina tous les jeux amoureux,
En commençant, bien sûr, avec le trou madame
Suivi du doigt vengeur, pour ranimer les flammes
Et le lent va et vient entre des seins dodus
Avant que d’aborder le gros pétard joufflu.
On y mit de l’ardeur, à défaut de doigté,
Avec la folle envie de bien se tripoter,
De mener au plus haut le plaisir amoureux
Par toutes les actions des gestes sulfureux.
Et si l’on s’octroya quelques menus repos
C’était pour mieux reprendre avec plus d’à-propos.
Durant toute la nuit on fit maintes folies
Se laissant emporter par tant de griserie.

Quand au petit matin il fallu se quitter
Ils prirent encor le temps d’un très tendre aparté :
La Baronne aboucha le membre turgescent
Pendant qu’il suçotait un minou ravissant ;
Et dans la position ainsi entrecroisée
Ils connurent à nouveau l’exquise volupté.
Raimondo – 2016

La fin des croisades
Au temps du Roi Louis le Comte avait lutté
Contre les infidèles avec tous les croisés.
Mais au cours des combats de nombreuses blessures
Avaient marqués son corps de maintes meurtrissures,
Et quand il s’en revint enfin dans son foyer
Le Comte n’était plus le fringant chevalier
Que l’on avait connu et que l’on admirait
Pour sa belle prestance et ses nombreux attraits ;
Sa femme, la Comtesse fut donc fort dépitée
De revoir un époux aussi diminué.
Ayant été blessé au niveau des roupettes
Sa bite n’avait plus l’allure guillerette
Qu’autrefois elle prenait à la moindre occasion
A la vue d’une fesse ou d’un joli téton.
La Comtesse excédée par des mois de disette
Retrouvait un époux en défaut de quéquette,
Alors elle décida qu’il fallait sans tarder
Se trouver un amant qui puisse la combler.
Aussi elle se donna sans faire de manière
A tous ses grands amis de la gent nobiliaire.
Ce fut le Duc Albert, Marquis de Saint Simon,
Qui sut en un instant faire exulter son con,
De ses doigts empressés caressant son minou
Et les abords velus de son tout petit trou.
Puis le Comte Girard à la langue suceuse
Caressa son bouton de façon chaleureuse
Afin de lui donner, par sa douce caresse
Le bonheur d’exulter et de trouver l’ivresse.
Elle s’aperçut trop tard que le fier Enguerrand
Avait avec brio investi son séant ;
Si en un premier temps elle en fut très choquée
En quelques va-et-vient elle put apprécier
Ce geste peu courant qu’elle ne connaissait pas
Mais, il faut l’avouer, très fort la contenta.
Un Baron hidalgo lui suggéra un soir
Qu’avec ses seins pulpeux elle pouvait entrevoir
Cette façon d’aimer qu’on use en sa contrée
Pour réchauffer les bites et les faire exploser.
Et en remercîment pour ces moments exquis
La Comtesse accorda les folles gâteries
D’une bouche goulue dont les pouvoirs magiques
Savait de ses amants mettre fin à leur trique ;
Que ce soit Philémon, Évrard ou Timothée
Par la jolie Comtesse ils se sont fait sucer.

Quand au Comte éclopé, pauvre mari cocu
Aux branches d’un grand chêne un soir il s’est pendu
Et c’est de ce temps-là que les Rois ont cessé
D’aller en Palestine afin de s’y croiser
Raimondo – 2016

 

 

Raimondorama 25

Posted in Oulibouf on août 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

La Comtesse et le Marquishaute56

La Comtesse suçait le vit de son amant,
Un Marquis rencontré au cours d’une soirée
Qui lui avait produit un effet si troublant
Qu’elle se donna à lui de façon passionnée.

Le jeudi tous les deux dans un salon privé
Ils venaient épuiser un trop plein d’énergie
Se faisant maintes grâces et maintes privautés,
Offrant leurs corps brûlants aux plus folles envies.

Ainsi donc la Comtesse, avec application,
Suçait ce vit dressé, et d’une tendre main
Palpait avec ferveur les deux gentils roustons
Séduits par la douceur de ces diligents soins.

Bientôt elle glissa un doigt inquisiteur
Dans le sillon fessu qui était à portée,
Et qu’elle dirigea avec grande ferveur
Vers l’antre sulfureux qu’elle souhaitait visiter.

Et le doigt insistant poursuivit son ouvrage
Pour le plus grand plaisir de l’homme émerveillé
Par ce cadeau royal, affectueux message
D’une main généreuse et toute énamourée

Soudain se produisit l’effet tant attendu
Libérant à longs jets une sève onctueuse
Que la bouche avala en laissant confondu
L’amant qui exultait sous la caresse heureuse.

A son tour il rendit tendresse pour tendresse
Et ne négligea point de longs attouchements
Afin de réveiller chez sa belle maîtresse
Par mille roueries un plaisir délirant.

La femme hurla sa joie, le sublime bonheur
Créé par les effets des douces prévenances
Que l’amant prodiguait avec tant de ferveurs
A la Comtesse émue par tant de complaisance.

Apaisés, les amants rejoignirent Morphée,
Attendant l’éclosion de nouvelles envies
Qu’ils souhaitaient ardemment afin de retrouver
Des ébats enflammés et d’autres griseries.

Raimondo – 2015
Us et coutumeshaute57

Il existe parfois des gestes insensés
Que la gent nobiliaire se doit de refuser :
Au Bal de Bienfaisance il ne faut surtout pas
De votre cavalière lutiner les  appâts,
Même si ses rondeurs, assurément gracieuses
Attisent les envies de vos mains fureteuses,
Si ses lèvres pulpeuses aux contours enjôleurs
Appellent les  baisers de ses adorateurs,
Et si par sa finesse, une peau satinée
Vous incite au désir de venir l’effleurer.
Ces actes sont bannis, il est hors de question
Pour ces honnêtes gens d’avoir telles façons :
Il faut en compagnie, se montrer convenable
Et à  jamais n’oser, un geste détestable,
Qui pourrait offusquer certaine gent bien née
Pétrie de convenance et de moralité.
J’ai connu cependant, une jolie Marquise
Qui ne refusait pas quelques manières exquises.
Elle acceptait toujours une main indiscrète
Qui venait tapoter une fesse replète
Et même elle acceptait sans jamais rechigner
Un petit doigt jouant dans son décolleté.
Elle était ainsi faite, et sans désagrément
Acceptait les hommages de très nombreux galants.
Et pour suite logique à ces préliminaires
Il s’engageait souvent des joutes singulières
Où l’on s’offrait alors en toute intimité
Du beau jeu de l’amour toutes les privautés.
On critiquait, bien sûr, cette femme volage
Bafouant la vertu, faisant fi des usages
Mais on enviait parfois cette dévergondée
Qui savait de la vie prendre les bons côtés.

Et lorsqu’on la porta un jour au cimetière
Une foule nombreuse accompagna sa bière :
Nombreux vinrent alors tous les amants comblés
Et tout aussi nombreux les envieux dépités.
Raimondo – 2015

Ode à mon aïeulhaute58
Comme on le dit parfois, Madame la Baronne
Etait de celles-là  que l’on nomme cochonnes.
Dès qu’elle croisait un homme au visage avenant
Elle éprouvait alors tant de frémissements
Que son œil s’éclairait et que dans sa culotte
Une mouille aussitôt envahissait sa motte.
Il lui fallait alors pour calmer ses émois
Que l’homme remarqué sitôt s’exécutât.
Comme elle était jolie et plutôt attirante
On  ne refusait pas une offre aussi charmante
Et c’est dans un recoin, en toute discrétion
Qu’on éteignait le feu de ce sexe en fusion.
La Baronne éprouva lors de maintes soirées
Des moments enivrants qui la firent exulter.
C’est ainsi qu’elle connut de folles positions
Comme le lion en rut, l’étreinte du griffon,
Le vol du cormoran, le jeu du chat qui pète
Que lui fit découvrir un lombard en goguette,
Sans oublier bien sûr la grande farandole
Et le charivari du rollier qui cajole.
Que ce soit des Marquis, des Comtes ou des Barons
Des Grands Ducs de Styrie, des Princes Bourguignons,
Elle trouva le plaisir que tous ces gens bien nés
Avec quelque talent pouvaient lui apporter.
Mais le plus beau fleuron de toutes ses conquêtes
Ce fut un vil manant, un très humble poète,
Qui n’était pas comme eux un homme de haut rang,
Mais savait en amour se montrer conquérant.
Il tournait galamment les vers et les quatrains
Les isopets les odes et les alexandrins
Et sut par son  propos se montrer si galant
Que la baronne alors s’offrit incontinent.
Et là, elle découvrit que ce chantre du verbe
Aux doux jeux de l’amour savait être superbe

Et si sa plume d’oie, aux vers était douée,
Son vit assurément n’était pas emprunté.
La Baronne éprouva avec ce doux rimeur
Toutes les fantaisies, tous les plus grands bonheurs.
Et durant de longs mois ces deux petits fripons
Vécurent les bienfaits d’une folle passion.
***
Cette histoire est réelle et ce barde d’antan
Possède désormais de nombreux descendants
Et parmi tous ceux-ci, il est un bel esprit
Qui, comme son aïeul à son tour versifie :
Il conte les amours de la gent nobiliaire,
Les divertissements dont on usait naguère,
Les petites manies des Ducs ou des Comtesses
Qui savaient s’amuser, se tripoter les fesses,
Jouer du petit doigt, caresser les rondeurs,
Toutes ces fantaisies et ces jeux enchanteurs.
Ce poète, inconnu de l’Université,
Réserve à ses amis de façon éhontée
Ses fables, ses histoires et mille autres sornettes
Où l’on fait allusion aux cons et aux quéquettes,
Ces récits sulfureux au lyrisme incertain
Mais qu’avec intérêt lisent les libertins.

C’est pourquoi Raimondo, l’illustre descendant
Du poète gracieux qui rimait en son temps,
Poursuit avec ferveur l’œuvre impie et friponne
De celui qui jadis culbuta la Baronne.
Raimondo – 2016

Le chant du coqhaute59

Depuis longtemps déjà le Comte et la Comtesse
N’étaient plus dans l’excès de leur folle jeunesse,
Et s’ils avaient parfois une petite envie
Ce n’était certes pas un grand charivari.
Le Comte, trop souvent donnait dans la mollesse,
L’épouse n’avait plus cette belle souplesse
Cette imagination et cette agilité
Dont en ces temps anciens elle savait profiter.
Finis les doux instants de la joute lyonnaise,
Les joyeux tête-à-queue qu’on goûtait très à l’aise
Et tous ces va-et-vient, toutes ces pirouettes
Ainsi que les bienfaits d’une bonne levrette.
Il fallait désormais se rendre à l’évidence,
Les beaux jeux de l’amour n’avaient plus d’importance,
Les mains avaient perdu l’habitude d’antan
De venir caresser un sexe turgescent,
Une rondeur pulpeuse, une peau satinée,
Tous ces endroits chéris autrefois tant prisés.

Le Comte, ce soir-là, dans sa morne couchette,
Vécu en souvenir ses belles galipettes
Et puis il s’endormit, mais ne s’éveilla point
Lorsque le chant du coq résonna au matin.
Raimondo – 2016

Le Marquis défaillanthaute60
Tout cela est bien bon susurrait la Baronne
Alors que le Marquis câlinait son barbu
Et qu’avec minutie sa tendre main friponne
Caressait les rondeurs de ses fesses dodues.

Tout cela est bien bon, mais très insuffisant ;
Il vous faut, croyez-moi mettre un peu plus d’ardeur,
User de votre vit avec tempérament
Afin de me donner les frissons du bonheur.

Je ne rechigne point à ces préliminaires,
Ces petits à-côtés qui mettent en appétit,
Mais il faut un moment et de façon guerrière
Investir un bastion qui attend l’ennemi.

Je vous en prie Marquis montrez-vous combatif
N’hésitez surtout pas à être conquérant
J’ai besoin de sentir en moi un membre actif
Qui éveille mes sens et calme mes tourments

Car vous le savez-bien j’ai toujours grande désir
De recevoir en moi un gros sexe audacieux
Dont le doux va et vient, prélude à mon plaisir
Viendra de mes envies en éteindre le feu.

Ainsi murmurait-elle cette jolie Baronne
A l’amant qui montrait trop de médiocrité
Ainsi attendait-elle cette belle friponne
Qu’on la traite avec force et avec fermeté.

Oui, mais l’homme en ce jour accusait des faiblesses,
N’ayant rien du héros souhaité par cette femme
Sa bite assurément exhibait la mollesse
Et n’avait rien en soi d’un brandon qui enflamme.

Alors pour mettre fin au galant rendez-vous
Qui avait apporté trop de contrariété,
La Baronne cria, simulant tout à coup,
L’orgasme fulgurant qu’elle n’avait point goûté.

Ainsi se termina de piteuse façon
Cet intime moment qu’on souhaitait enivrant.
Ce soir là, la Baronne, aguicha son Baron :
Sa bite fit merveille et ce fut délirant.
Raimondo – 2016

Raimondorama 22

Posted in Oulibouf on avril 20th, 2017 by gerard – 2 Comments

AVERTISSEMENT

              Adhémar et moi ne fonctionnons qu’à flux tendu, c’est-à-dire avec quasiment pas de réserve. Or, il se trouve que notre brave Adhémar se remet péniblement d’une très mauvaise grippe et qu’il ne devrait réintégrer ses pénates qu’à la fin de ce mois dans le meilleur des cas. En attendant de bénéficier à nouveau de ses aides, j’assure sine die les rubriques des 1ers et 10 (excepté « Viviane » un mois sur deux) de chaque mois. Je suis donc démuni pour alimenter personnellement l’article du 20 du mois courant. Mais fort heureusement, nous avons dans l’équipe une fourmi besogneuse et prolifique qui me permet de maintenir nos parutions à leur rythme habituel; il s’agit bien évidemment de l’ami Raimondo ! Reconnaissance émue te soit rendue, gentil camarade ! Donc, j’ai pris les dispositions suivantes jusqu’à ce que Adhémar ou moi-même ne pondions un nouvel article: L’article du 20 du mois sera assuré par notre poète de Vincennes. Mais pour rompre une certaine uniformité, un mois sera consacré à ses petites piécettes de « La gent nobiliaire », en alternance le mois suivant avec d’autres petits poèmes sous le nouveau thème « Les exploits de tante Emma » (vous verrez, çà n’est pas triste, oh que non !). Cependant, pour ce dernier thème, les illustrations seront sans rapport avec les textes; j’ai choisi des images dites « d’autopromotion » pour la simple raison que j’en ai un stock conséquent en réserve à écouler. Evidemment, si l’inspiration me vient subitement, j’essaierais de fournir des images plus appropriées. En attendant de faire connaissance avec cette chère Emma le mois prochain, je vous laisse goûter en connaisseurs les petites turpitudes des gens « de la Haute »! 

Les petites joies du marquishaute46
Seul en son grand castel le marquis s’ennuyait
Il n’était plus d’un âge où la guerre l’occupait
Son corps n’était plus apte à porter une armure,
Et des nombreux combats il gardait les blessures.
Depuis longtemps déjà sa femme n’était plus
Ses fils étaient au loin en des lieux méconnus,
Partis pour conquérir la fortune et la gloire
Et pour laisser un nom sur les pages d’Histoire.
Quand il s’ennuyait trop Mahaut la lavandière
Venait lui apporter quelques joies passagères,
Un petit va et vient sur un vit alangui
Qu’elle éveillait alors par maintes gâteries.
Mahaut savait toujours durant ces moments là
Se montrer une fée avec ses petits doigts ;
De plus en relevant les pans de son bliaud
Elle offrait au marquis la douceur de sa peau
Et l’homme était ravi de pouvoir contempler
L’émouvante blancheur des cuisses fuselées
Entre lesquelles, masqué par un écran très doux,
Rêvait de se donner, un humide minou.
Mahaut était ainsi, prête à rendre service,
Elle aimait aguicher, se faire tentatrice,
Pour donner à chacun une once de bonheur
Qu’elle dispensait toujours avec beaucoup d’ardeur.
Elle n’était plus très jeune et malgré les années
Elle avait de beaux restes, elle était courtisée ;
Le vieux marquis lui-même appréciait les faveurs
Et les câlineries d’une femme au grand cœur
Lui offrant  les rondeurs de son corps complaisant
Afin qu’il exultât en un lieu accueillant.

Et dans cet antre chaud  le très noble guerrier
Passait quelques instants dans la  félicité. 
Raimondo – 2015

Conte de féehaute47Comme il se promenait au bord de la rivière
Le Baron aperçut parmi les lavandières
Une  fille jolie, superbe jouvencelle
Dont la vue provoqua chez lui des étincelles.
On était en été et son bliaud léger
Laissait apercevoir un beau décolleté
Et des seins généreux à la rondeur sublime
Qui créèrent chez lui une chaleur intime.
Le Baron décida qu’une telle splendeur,
Il devrait tôt ou tard s’en rendre possesseur.
Et dès le lendemain convoqua la jeunette
Dont il souhaitait vraiment chatouiller la minette.
La fille en fut flattée mais son éducation
Ne lui permettait pas telle abomination.
Elle avait autrefois au couvent des oiseaux
Appris à se méfier des péchés capitaux
Et parmi ces travers celui de la luxure
Etait pour la morale la pire des injures ;
Si l’on devait un jour devoir y succomber
C’était en revêtant la robe de mariée…

Les contes quelquefois sont vraiment merveilleux :
Le Baron était veuf et formulait des vœux,
Pour que finisse enfin son morne isolement
Et que son avenir soit enfin souriant.
C’est ainsi que Ninon, modeste lavandière
Epousa le Baron, sans faire de manière.
La Baronne se fit chatouiller la minette,
Et  s’ouvrit au plaisir de la douce branlette
Sans oublier, bien sûr, par les soirs de grand vent
L’ardente chevauchée du paladin errant
Ou le râle extasié de la biche aux abois
Accueillant les assauts du pèlerin grivois.
Il arriva qu’un soir, se trompant de chemin,
Le Baron s’égara vers un autre destin
Et que notre Ninon à ce nouveau transport
Connut l’effet puissant de la petite mort.
Pour ces jeux délicieux, lui vinrent des envies
L’index ravageur ou la bouche en folie
Et suprême attention de son buste opulent
Le va et vient heureux de l’hidalgo brûlant.

L’histoire ne dit pas si d’autres griseries,
D’autres amusements surgirent en son esprit.
A-t-elle imaginé ? Le saura-t-on jamais ?
Le délicieux plaisir du tisserand lyonnais
Ou celui savoureux et plein de réconfort : 
Le merveilleux galop de la femme d’Hector. 
Raimondo – 2015

La Comtesse et l’écuyer
haute48La Comtesse suçait le vit de son amant
Un jeune baronnet de tout juste seize ans.
Il était écuyer, il apprenait la guerre
En maniant les épées et les lourdes rapières
Il serait chevalier et dans l’ost du Roi
Un jour il combattrait sous le lilial pavois.
Dès qu’elle entraperçut ce charmant jouvenceau
La Comtesse frémit tant elle le trouva beau :
Ses ravissant yeux bleus et se cheveux dorés
Eurent bientôt conquis son cœur énamouré.
Dès lors, si son époux lui faisait gâterie
Le jeune damoiseau lui venait en l’esprit.
Il arriva aussi, que de ses doigts mignons,
Un jour elle caressa son gentil petit con
Et qu’en pensant à lui elle fut transportée
Ressentant un plaisir fort inaccoutumé.
Elle s’en confessa auprès du chapelain
Qui la morigéna pour ses désirs malsains
Agitant fermement les foudres de l’Enfer,
Promises à qui commet le péché de la chair.
Mais elle persista et elle sauta le pas
Offrant à l’écuyer ses généreux appâts.
Celui-ci, en amour, montra ses qualités
Il était jeune et fort et il su lui donner
Toutes  les griseries et les débordements
Que l’on partage à deux en de pareils moments.
Il ne négligea rien, caressant à loisirs
Ses seins volumineux et brûlant de désir,
Une  peau duveteuse sur un cul rebondi
Que  les curieuses mains tâtaient avec envie,
Et cette intimité à la saveur musquée
Qu’il baisa longuement sans pouvoir se lasser.
Lorsque vint le plaisir, les soupirs langoureux,
Il la serra très fort dans ses bras amoureux.
Et l’on comprend pourquoi après un tel moment,
La Comtesse suçait le vit de son amant.

L’aventure ne dura hélas que peu de temps
Puisqu’il fallut  partir pour la Guerre de Cent ans. 
Raimondo – 2015

La belle geôlièrehaute49

Ce soir là à Versailles, il y avait un bal :
On fêtait la victoire d’un très grand maréchal
Qui s’était distingué sur un champ de bataille
Envoyant à la mort la nombreuse piétaille.
Parmi les invités, un Comte réputé
Pour sa galanterie et sa vie dépravée,
De son œil  égrillard lorgnait toutes les femmes
Pour trouver la beauté qui éteindrait sa flamme.
Parmi les courtisans, il avisa soudain
Une femme aux yeux pers et aux cheveux châtains,
Qui enflamma son cœur, le reste également,
Tant elle avait de grâce et de tempérament.
Il ne put résister, ce Comte malotru,
A lui mettre la main sur son très joli cul.
Une telle attitude dans le palais royal
Etait inconcevable et vraiment anormale,
Aussi pour le punir de ce geste malsain
Le Roi se montra fort et dès le lendemain
Le Comte fut mené manu militari
Dans la prison d’état de la Conciergerie,
Pour réfléchir un temps à son geste indécent
Et devenir enfin un noble bienséant.
Dans cette prison là, un couple de geôliers,
Veillait à l’entretien de tous les prisonniers
Et en particulier, une accorte geôlière
Qui, pour les détenus servait de  cuisinière.
Le Comte, en la voyant se trouva subjugué,
Tant cette femme là rayonnait de beauté :
Elle avait des rondeurs que le noble apprécia
Sur lesquelles un moment son regard se posa,
Et bientôt de ses mains alertes et fureteuses
Il palpa longuement ces formes généreuses.

Ce geste que d’aucune aurait pu repousser
Trouva chez cette femme un accueil empressé,
Et  retroussant bien haut sa robe de lin roux
Offrit sans hésiter son précieux minou
Que le Comte envahit avec raffinement
Provoquant aussitôt un plaisir fulgurant.
De semblables folies, souvent se répétèrent :
On y mit du piquant, de l’imagination,
Afin de se donner plus de satisfaction,
Et le Comte apprécia les charmantes manières
Qui venait à l’esprit  la belle geôlière.
Lorsque l’ire du Roi fut enfin apaisée
On libéra alors le noble prisonnier,
Qui s’éloigna, contrit, quittant la bienfaitrice,
Dont il avait souvent apprécié les services.
Mais avant de quitter cette femme sublime
Le Comte, comme Cinna, se montra magnanime
Et sa main s’égara, vers ces recoins secrets
Pour leur faire un adieu, les quittant à regret.

De nombreux ans plus tard, le Comte est revenu
Dans la Conciergerie qu’il avait bien connu ;
C’était aux temps troublés de la Révolution,
Où les têtes tombaient à la moindre occasion.
Et lorsqu’on le mena un jour à l’échafaud,
Parmi la populace hurlant d’horribles mots,
Une femme était là, qui versa une larme,
En songeant à l’époque où elle offrait ses charmes.
Raimondo – 2015

La Comtesse esseuléehaute50

Le Comte était en guerre et dans l’ost du Roi
Menait contre l’Anglais des combats en Artois.
Et pendant ce temps là, bien seule en vérité,
Son épouse attendait le retour du guerrier.
Mais celui-ci tardait et au bout d’un moment,
La Comtesse sentit quelques fourmillements :
Son gentil petit con souffrait de pénurie,
Et souhaitait qu’on lui fasse un peu de gâterie.
Elle s’employa alors, d’un doigté vigoureux
A calmer les ardeurs de son sexe fiévreux,
Cela lui fit grand bien mais elle regretta
L’absence d’un gros vit pour calmer son tracas.
Une vieille sorcière avait recommandé
De laver son minou avec de l’eau glacée ;
Une autre proposa de prendre une infusion
A base d’aspérule mêlée à du houblon.
Ce fut finalement le fils du jardinier
Qui trouva le remède enfin approprié :
Et en baissant sa chausse, il offrit sans façon
Une bite dressée prête à jouer du piston.
Certes notre Comtesse fut un peu étonnée,
De l’offre inattendue venant d’un roturier,
Mais elle voulu savoir si la bite ordinaire,
Pouvait rivaliser avec la nobiliaire.
Elle ne fut pas déçue, tout alla de façon
Qu’elle ressentit enfin un délicieux frisson
Et l’on renouvela durant l’après midi
De très nombreuses fois les vibrantes folies,
Qu’on prolongea ainsi, jusqu’à la nuit tombée
Tant la Comtesse avait grand besoin d’exulter.

Quand un remède est bon, pourquoi donc s’en priver ?
Ce que fit la Comtesse, sans jamais se lasser.
Raimondo – 2015

Raimondorama 21

Posted in Oulibouf on février 20th, 2017 by gerard – 4 Comments

 

Le gala de la Comtesse (ou : Après réflexion)

legaladelacomtesse01

Avec le temps qui passe, Madame la Comtesse
Remarqua que son corps  prenait de grosses fesses
Cela la chagrina, mais quand elle s’aperçut
Que les hommes lorgnaient plus fréquemment son cul
Et même que certains, de très noble origine,
Posaient parfois leurs mains sur ces rondeurs divines.
Elle en fut très ravie et même quelquefois
Souriait au galant pour ce geste courtois ;
On a beau être noble, péter dans le satin,
Il est des attentions qu’on ne refuse point,
Surtout quand elles révèlent  un intérêt marqué,
Que le corps d’une femme peut parfois susciter.

Il arriva qu’un soir, au cours d’un grand gala
Un séduisant Baron soudain lui déclara,
Comtesse j’ai bien vu que vos admirateurs
Avaient des attentions pour vos appâts charmeurs ;
J’aimerais quant à moi, et j’en serais ravi
Tendrement caresser vos fesses très jolies,
J’y mettrais cependant un petit attendu :
Pouvoir les dorloter si elles se trouvaient nues.
Lors,  devant ces propos vraiment trop indécents
La Comtesse s’enfuit loin de ce malfaisant,
Et alla s’isoler sur un coin de terrasse
Ressassant en esprits ces obscènes  audaces.

Plus tard, beaucoup plus tard,  en un coin retiré
Madame la Comtesse s’offrit sans hésiter
A la main du Baron  qui s’était engouffrée
Sous sa robe de soie qu’elle avait relevée. 
Raimondo – 2015

Le Marquis gai luron

lemarquisgailuron01

Non Monsieur le  marquis, soyez donc raisonnable ;
Vos mains sur mon fessier me sont très agréables
Mais si l’on nous voyait, il serait bien gênant
Qu’on vous découvre ainsi, caressant mon séant.
En effet le marquis de façon très courante
Lutinait au château ses diverses servantes,
Laissant ses folles mains s’en aller et venir
Sur les divers appâts qu’il aimait découvrir.
Il ne passait jamais près de la belle Iseut
Sans peloter ses seins qu’elle avait plantureux
Et ne se privait pas avec délectation
De pincer tendrement ses splendides tétons.
Il arrivait souvent lorsqu’il croisait Mahaut
Qu’il promène une main sous son joli bliaud
Afin de découvrir cette pilosité
Cachant les doux secrets de sa féminité.
Que ce soit Brunehaut, Gersinde ou Tiphanie,
La délicieuse Emma ou sa sœur Eulalie,
Toutes avaient pris le pli d’accepter ces caresses
Faites avec bonhomie et grande gentillesse,
Et certaines en retour offraient sans hésiter
Un coquin va et vient ou un fervent baiser.
Dès qu’il apercevait un aimable tendron
Le marquis devenait un bien joyeux luron.
En ce jour Aliénor, l’accorte chambrière
Se faisait tendrement caresser le derrière ;
Au travers du tissu laineux de sa tunique,
Le Marquis tapotait ces rondeurs magnifiques
Et au fond de lui-même il aurait bien voulu
Soulever les habits afin de voir son cul,
Dorloter ces rondeurs, à  la peau duveteuse
Et faire glisser ses doigts sur cette chair moelleuse,
Source de volupté et de violent désir
Qu’il cherchait nonobstant à pouvoir assouvir.
Il n’eut pas ce loisir, des pas se firent entendre :
Le Marquis dut s’enfuir, la bite frémissante,
Et dans un coin perdu de l’antique donjon,
Il dut se masturber pour calmer ses pulsions. 
Raimondo – 2015

ARLEQUIN

arlequin01

Madame la Baronne, était fort consternée
De la monotonie qu’elle pouvait éprouver
Lorsqu’elle faisait l’amour avec un mol époux
Aux manières banales et au maintien trop doux.
A la longue il faut dire que l’art du missionnaire
Reste un petit encas  plutôt très ordinaire
Et qu’il faudrait parfois pour varier les plaisirs
Modifier ses manières et sa façon d’agir.
Sur ce point le Baron était trop apathique,
Son imagination manquant de dialectique.
La Baronne il est vrai, avait peu d’expérience ;
Elle avait étudié chez les nonnes, à Coutances,
Et il est bien connu qu’au couvent des Oiseaux
On ne parle jamais de la bête à deux dos.
Il se trouva qu’un soir, à un bal costumé
Par un bel Arlequin, elle fut subjuguée,
Et malgré sa candeur et ses bonnes manières
Elle se laissa tenter au jeu de l’adultère.
Et découvrit alors maintes choses nouvelles
Qui vinrent transformer une vie sexuelle
Jusqu’ici tristounette et sans beaucoup d’éclat :
Ce fut un carnaval une folle java.
Très vite elle s’adonna aux joies de la branlette
Et au turlututu de la bergeronnette
Aux offrandes empressées de la femme d’Hector
Ou aux joyeusetés du pimpant matamore.
Elle apprécia bientôt au cours d’une levrette
Le chemin parcouru par la dive quéquette
Qui la surprit un peu mais sans la rebuter ;
Un exploit généreux qui fut remercié
Par un doigt fureteur partit à l’aventure
Pour aller découvrir une intime embrasure.
Ils s’amusèrent aussi au moussaillon joyeux
Et goûtèrent aux effets d’un bouillant tête à queue.
Bref, en matière d’amour Madame la Baronne
Devint rapidement très gentille friponne.

La bluette dura ce que durent les fleurs
Quelques mois seulement mais des mois de bonheur
Désormais la Baronne songe au bal costumé
Et au beau mousquetaire qu’elle pourra rencontrer.
Raimondo – 2015

Les tendresses de la Comtesse

tendressescomtesse01

Madame la Comtesse, je puis vous l’assurer,
Etait une déesse en matière de pompier ;
Pour l’avoir éprouvé, je le proclame fort
Elle avait une bouche à réveiller un mort.

Il me souvient qu’un soir, nous étions au printemps,
Nous profitions alors d’un climat très clément
Et à la nuit tombée, malgré l’heure tardive,
D’un lac aux calmes eaux  nous parcourions la rive.
Il me vint une idée, peut-être saugrenue,
De poser une main sur son opulent cul
Et durant un moment avec grande tendresse,
Caresser longuement de généreuses fesses.
Je m’attendais, bien sûr,  à quelque réaction,
Un geste pour marquer sa désapprobation,
Qu’elle allait m’asséner d’un air imperturbable
Afin de rabrouer cette action  méprisable.
Oui, mais il n’en fut rien, et un rire éclatant
Montra qu’elle appréciait ce câlin bienfaisant
Et pour me remercier d’une telle attention
Elle exerça alors une tendre succion
Sur un membre affolé par cette gâterie
Dont je fus, je le dis, fortement ébahi.
Ses lèvres allaient, venaient, avec telle ferveur
Que mon vit aussitôt s’enfla avec vigueur,
Et les titillements d’une langue taquine
Comblèrent de bonheur une fiévreuse pine.
Puis une main experte s’en vint envelopper
Des couilles jusqu’ici encor trop négligées,
Et l’effet conjugué de toutes ces caresses
Me mena sans faillir au bord de l’allégresse.
Je poussai un grand cri afin de prévenir
Du grand chambardement qui allait subvenir
Mais la tendre Comtesse sans jamais s’arrêter
Poussa jusqu’à la fin sa tendre activité,
Et ne rechigna point à happer goulument
D’un membre exacerbé le délicieux présent.

La Comtesse apprécia qu’à mon tour je lutine
Sa tendre intimité d’une langue badine. 
Raimondo – 2015

Solitude

solitude02

Ce soir-là, la Comtesse souffrant de maux de tête,
Le Comte décida d’aller voir Guillemette.
C’était une soubrette, servante très zélée
Travaillant au château depuis quelques années.
Elle était jeune et belle, vigoureuse au labeur,
Et savait au besoin consoler tous les cœurs.
Le Comte quelquefois, un peu trop esseulé
S’en venait la trouver pour se réconforter.
Elle suçait à ravir, et son con séduisant
Savait vous recevoir avec empressement ;
Souvent dans l’escalier menant aux échauguettes
Elle prisait volontiers une bonne levrette,
Dont le doux va et vient décuple les ardeurs
Des sexes échauffés sans cesse quémandeurs,
Elle se montrait experte au jeu de la branlette,
Et ne refusait point celui de l’enculette,
Elle savait écouter la moindre suggestion
Bref, c’était une perle en toutes occasions.
Cependant ce soir là, la belle Guillemette
N’était pas au château, elle était à la fête
Qu’on donnait au village le jour de la Saint Jean
Lorsque survient l’été à la fin du printemps.
Et le Comte frustré de ne la point  trouver
Se mit à rechercher un autre dérivé.
Il songea un moment à cette  à cette cuisinière
Dont les seins plantureux accueillaient sans manière
Les bites recherchant quelque soulagement
Dans la chaude douceur de ces fiers arguments.
Mais il se rappela qu’auprès de ses fourneaux
Cette femme avait pris l’odeur des aloyaux
Ce qui n’est pas toujours un effluve rêvé
Lors des jeux de l’amour et de l’intimité.
Il se souvint plutôt de cette chambrière,
Au doux parfum boisé de la rose trémière
Dont rire enjôleur le faisait fantasmer
Mais qui se refusait toujours à s’enflammer.
Maintes fois il avait tenté de la séduire
Par des gestes empressés, par de charmants sourires,
Mais elle refusait toute galanterie
Car elle voulait rester fidèle à son ami
Avec lequel bientôt elle allait convoler
Après la fenaison et les travaux d’été.
Il rêva un moment à sa vieille nourrice
Qui lui donna son lait et fut l’initiatrice
De ses premiers émois durant l’adolescence
Lui faisant découvrir alors la jouissance.
Mais elle n’était plus là, et le Comte soudain
Revit en son esprit des souvenirs lointains.

Ce soir là, dans la cour, sous les reflets lunaires
Le Comte succomba  au plaisir solitaire. 
Raimondo – 2015

Ingratitude

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2016 by gerard – Be the first to comment

HAUTE31

Mon ami, disait la Comtesse,
Pendant qu’elle branlait son mari
Je vous trouve d’une paresse
Et d’une inaction qui m’ennuient.

Autrefois, quand mes chaudes mains
Tripotaient un vit triomphant
Vous saviez de vos doigts câlins
Me donner du contentement.

Car vous n’hésitiez pas naguère,
Tant alors vous étiez curieux,
D’investir mes rondeurs fessières
De quelques touchers délicieux.

Vous exploriez avec tendresse
Cet intime  recoin secret
Et cette sublime caresse
D’un grand bonheur me ravissait.

Avec des gestes passionnés
Vous effleuriez mes seins pulpeux
Usant d’un habile doigté
Sur leurs tétons voluptueux.

Ces merveilleuses palpations
Me comblaient, faisant naitre en moi
Une grande jubilation
Qui suscitait un grand émoi.

Bientôt un orgasme naissait
Alors que le membre excité
Avec vigueur éjaculait
Une belle liqueur nacrée.
Désormais vous restez figé
Attendant que je vous procure
Le plaisir que vous espérez
Sans vous soucier de ma nature.

Le Comte ayant éjaculé
Il s’endormit profondément
Sans le moindre remerciement
A celle qui l’avait branlé.
Raimondo – 2015

Conseil de poète

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2016 by gerard – Be the first to comment

haute32

La Baronne à vrai dire n’était pas un canon
Oui, mais elle avait eu, du moins le disait-on,
Une vie débridée, de très nombreux amants,
Qui avaient apprécié son fort tempérament.
Elle était grassouillette, il faut bien l’avouer
Mais ces formes souvent étaient bien appréciées
Car cette femme avait, malgré cet embonpoint
De galantes idées qu’on ne refuse point.
Elle aimait accueillir dans ses seins potelés
Des sexes turgescents qui s’y faisaient branler
Et ne repoussait  point, s’offrant avec bonheur,
Une pénétration dans le trou du souffleur,
Qu’on nomme quelquefois, de façon peu commune,
Le petit mignonnet ou bien le trou de lune.
Bien sûr, avec les ans, elle s’était modérée,
Ses exploits n’avaient plus la splendeur du passé
Mais lorsque l’occasion parfois se présentait,
Sur l’air de la java elle chantait un couplet.
Et c’est ainsi qu’un soir, pour son anniversaire,
Un Duc de ses amis, paisible d’ordinaire,
Qui dansait avec elle un langoureux tango
Lui mit soudainement la main en bas du dos.
Ce geste déclencha des réactions en chaine :
La Baronne songea au temps de ses fredaines,
Elle eut soudain l’envie malgré ses septante ans
De recevoir en elle un joli compliment ;
Quand au Duc, dont les mains flattaient l’opulent cul
Il souhaitait ardemment trouver une peau nue
Sur laquelle il pourrait poser des doigts curieux
Et se perdre un instant dans des intimes creux.

Dans un bosquet voisin, cachés par les broussailles,
Ainsi qu’il se faisait autrefois à  Versailles,
Tous deux se retrouvèrent et ce furent folies
Qu’ensemble ils échangèrent au milieu de nuit.
On suça, titilla, branla avec ardeur :
A ces agaceries, on y mit tout son cœur,
L’on ne négligea pas, comme on fait à vingt ans,
Quelques acrobaties, au pouvoir bienfaisant.
Hélas, trois fois hélas, ces amants n’avaient plus
La belle agilité de ces temps révolus,
Ils chutèrent soudain, et pour se relever
Il fallu faire alors un effort obstiné
Qui brisa leurs envies et rompit la venue
Du succulent bonheur de l’orgasme attendu.

O lecteur mon ami, si tu as un grand âge
N’agit pas, je t’en prie, comme ces personnages.
Sache qu’en ces moments, il ne faut point chercher
Ces caprices d’antan  qui nous ont transportés,
Et l’avenant  accueil d’une couche douillette
Doit  être  préféré aux folles galipettes. 
Raimondo – 2015

Le bal des gens biens*

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2016 by gerard – 2 Comments

haute33

Au grand bal des gens biens*, Madame la Comtesse
Rencontra un Marquis de très vieille noblesse,
Un bel homme racé, bien tourné, élégant
Qui se montra bientôt assez entreprenant.
Permettez-moi, Comtesse, de vous féliciter
Pour vos charmants atours qui nous laissent admirer
Les rondeurs affirmées d’un buste généreux
Qui enchante ma vue et fait bander mon nœud.
Certes, on en conviendra, il manquait au propos,
Un brin de poésie dans le choix de ses mots,
Mais pourtant la Comtesse, loin de s’en offusquer,
De ce beau compliment se trouva enchantée.
Elle était très moderne et depuis bien longtemps
Elle avait délaissé un vieux phrasé d’antan
Et savait au besoin, dans son vocabulaire
User des expressions de moderne manière.
Cher Marquis, lui dit-elle, ainsi donc vous bandez,
Peut-être serait-il urgent d’y remédier ;
Il nous faudrait trouver un petit coin désert
Où nous pourrions tous deux nous envoyer en l’air :
Croyez-moi, les effets d’une bonne branlette
Ou ceux tout aussi bons d’une dive sucette
Soulageront ce vit, alerte et sémillant
Qui cherche pour frémir un endroit accueillant.
On trouva un recoin pour jouer les fripons
Et mettre enfin un terme à cette bandaison.
On donna libre cours aux plus folles caresses
On gratta le minou, on tripota les fesses
On libéra les seins, titilla les tétons,
Et les mains s’égarèrent au niveau des roustons ;
Sur les préparatifs on ne lésina point
On fit monter l’envie avec le plus grand soin
S’efforçant d’apporter, chacun à sa façon,
Diverses fantaisies suscitant le frisson,
Jusqu’au moment venu où partant en vadrouille
Le Marquis s’enfonça dans la chaude cramouille
Pour le très grand bonheur de cette noble dame
Qui feula de plaisir pour exprimer sa flamme.
Mais elle constata, après ce bel exploit
Que le vit n’avait pas encor atteint sa joie
Aussi elle se tourna et offrit sans manière
Les splendides beautés de ses rondeurs culières
Et là notre Marquis, devant ces doux appâts,
Allègrement passa de Charybde en Scylla.

L’histoire ne dit point ce qu’il advint ensuite,
Si après ce grand bal se trama une suite,
Tout laisse à supposer que postérieurement
Les amants se revirent pour prendre du bon temps.
Raimondo – 2015

* = « les gens bien » ou « les gens biens », les deux versions sont correctes mais, de nos jours, la notion adjective aurait plutôt tendance à disparaître pour laisser la place à l’adverbiale « bien ». Raimondo écrivant dans une langue du Grand Siècle, cette licence est donc admise.

Les céphalées de la Comtesse

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2016 by gerard – Be the first to comment

haute34

Ce soir là, la Comtesse ayant mal à la tête
N’offrit à son époux qu’une simple branlette,
Un petit va et vient rapidement bâclé,
Vite fait, sans façons et sans trop fignoler.
Le Comte assurément s’en trouva fort déçu
S’il était soulagé, il n’était pas repu.
Ce gentil tripotage d’une grande fadeur
Ne pouvait, tant s’en faut lui réjouir le cœur.
Même si l’on donnait dans la simplicité,
Par le fait d’une tête souffrant de céphalées,
Le Comte eut préféré bien d’autres arguments
Pour jouir de plaisir et de contentement :
Une bouche goulue, une langue lécheuse
Auraient pu apporter une fin plus heureuse
D’une autre qualité, et d’un tout autre style,
De facture très noble, d’allure plus subtile.
Il dut se contenter de ce succédané
Que sa main personnelle aurait pu lui donner.

Il repensa alors à ses amours d’antan
Les amours ancillaires, celles de l’étudiant
Celles avec la Baronne ayant le feu au cul,
Celles du bobinard de la belle Lulu,
Et les jeux interdits avec tant Hildegarde
Lui révélant joies de la fesse gaillarde,
Ou l’exquise rondeur de ses seins généreux
Dont la douce chaleur faisait couler son nœud.

S’endormant ce soir là dans les bras de Morphée,
Il rêva de ce temps où avec Aglaé,
Une sienne cousine un tantinet experte,
Ils firent tous les deux de belles découvertes
Tel, les doigts en vadrouille, le cornet à piston
Et le vit enflammé  dansant le rigodon.

Et un matin d’été couchés dans les herbages
Ils perdirent tous deux leur précieux pucelage.
Raimondo – 2015

Conte d’autrefois

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2016 by gerard – Be the first to comment

haute35

Comme elle se promenait dans les bois du château
La Comtesse croisa un charmant damoiseau
Qui sur son destrier parcourait les chemins.
Il était jeune et beau, revêtu de drap fin
Et l’on pouvait penser, de par son élégance,
Qu’il était à coup sûr de très bonne naissance.
Sautant de son cheval, il prit courtoisement
La main de la Comtesse qu’il baisa galamment.
Se présentant alors avec civilité :
Je suis le fils du Roi, son enfant premier né,
Je ceindrai en son temps la couronne royale
Ainsi que le manteau paré des fleurs liliales.
En parcourant ces bois, je me suis égaré
Mais je bénis le ciel d’avoir pu rencontrer
Une femme si belle au regard  séducteur
Qui trouble mon esprit et fait battre mon cœur.
Et la Comtesse émue par ce doux compliment
Invita au château ce fils du Roi régnant.

Il y resta trois jour  et durant tout ce temps
Auprès de son  hôtesse il se montra galant,
Et un soir sous la lune dans la cour du manoir
Cette femme jolie se laissa émouvoir
Et s’offrit sans réserve à ce bel enjôleur
Qu’elle accueilli en elle avec grande chaleur.
Il se passa du temps et quelques mois plus tard
La Comtesse enfanta un fils au doux regard
Et le Comte exulta tant il était comblé
De transmettre son titre à un bel héritier ;
Il ne se doutait pas qu’en ce beau chérubin
Coulait un sang royal, celui d’un souverain.

Et les années passèrent…

Lorsque le Roi mourut, il eut pour successeur
Celui qui séduisit la Comtesse au grand cœur.
Le nouveau souverain,  ignora à son tour
Qu’il avait engendré un enfant de l’amour.
Raimondo – 2015