Posts Tagged ‘noël’

Fêtes de fin d’année

Posted in Actualités & hors-série on décembre 20th, 2017 by gerard – Be the first to comment

Les deux premières images datent d’une élaboration où notre cher Adhémar était encore parmi nous. Pour les autres, la substantifique moelle est facile à deviner: Raimondo et moi, nous vous souhaitons de mirifiques fêtes avec un Joyeux Noël et un excellent Nouvel An !

 

La commande à Papa Noël

Posted in BombayTV on décembre 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

On a beau rester de grands enfants, il y a quand même une limite :

http://www.grapheine.com/bombaytv/illustration-fr-6a33c8d27a1ac162d9b734c26f351617.html

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Papa Noël doit s’adapter

Posted in Bmovie-TV on décembre 1st, 2016 by gerard – Be the first to comment

On est loin du temps de la poupée pour les filles et du train pour les garçons :

https://www.grapheine.com/bmovie-tv/movie-fr-77079a07c56f7b3652b5d610dd002b50.html

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Voeux de fin d’année

Posted in Uncategorized on décembre 20th, 2014 by gerard – Be the first to comment

 

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Gigaproduction souhaite à tous ses visiteurs de merveilleuses Fêtes de fin d’année. On espère ardemment que 2015 soit pleine de bonnes choses pour vous et ceux que vous chérissez!

(Nota Bene: Michel a souhaité ne plus être cité comme partenaire de l’équipe. Dont acte, en escomptant que ce ne sera que temporaire. Malheureusement l’image ci-dessus a été élaborée il y a plusieurs mois; plutôt que de la reprendre, je l’ai laissée telle quelle.)fetes04

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Cap sur 2015!

Il ne faut pas que sarkommence

Ni croire hollandemain qui chantent,

Pas lepen de se faire mal mais surtout

Ne mélanchons pas tout, sinon

C’ est la bayroute annoncée !

Eva etre joly l’année 2015 !!!

Le temps des vaches maigres continue…

Posted in Bmovie-TV on décembre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
En ce 1er Décembre, nous entrons dans le calendrier de l’Avent… Noël sans pognon, c’est Noël des couillons:
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Enfin _ un peu _ utiles!

Posted in Bmovie-TV on décembre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Ce n’est, hélas, qu’un beau rêve de Noël:
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Luke est un grand garçon maintenant

Posted in Remixito on décembre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
Il est temps de l’affranchir de certaines choses:

Raimondo, le bourreau des coeurs

Posted in Bmovie-TV on décembre 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
La ménagère de plus de 50 ans est aussi à son tableau de chasse:

Deux énigmes résolues

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2013 by gerard – 1 Comment

      Dans les vieux papiers de mon père, j’ai lu une très courte nouvelle manuscrite « Une énigme écrasante » qui datait d’Octobre 1925. Mon père en est-il l’auteur ? Ou s’est-il donné la peine de retranscrire un auteur inconnu ? Je n’ai, hélas, aucune réponse à donner.

     J’ai un peu (beaucoup) rallongé la « sauce », j’ai situé l’action une douzaine d’années plus tard et à Noël, j’ai ajouté une importante péripétie, et surtout j’ai accommodé le tout à la mode provençale. Héo les gens ! Ce qui suit n’est ni du Jean Giono, ni du Marcel Pagnol, ni du Pierre Magnan… C’est juste un petit récit de Noël, sans prétention aucune, beaucoup moins humoristique qu’à l’habitude et où une légère connaissance de la « lango nostro » n’est pas inutile.village01

     C’est un de mes plus anciens souvenirs et, qui plus est, il se situe dans cette période bénie des fêtes de fin d’année.

     J’étais un petit drôle tout frais, tout neuf et tout content de vivre. Dans mon moyen village de Torchebiasse, j’attendais planplanet d’avoir six ans pour fréquenter la Communale. Mon univers, borné aux horizons de ma bourgade natale, me paraissait infini, tant j’y faisais de découvertes chaque jour, et quand bien même je ne serais pas sorti de l’oustaù familial… Oui, certes ! J’eusse encore trouvé immense mon royaume.

     Toutefois je m’y mouvais à l’aise car pour tout ce que je n’arrivais pas à m’expliquer, je le « rationalisais » personnellement par mon imagination. Ainsi se déployait autour de moi, sans crainte des contradictions, un monde incohérent pour autrui mais harmonieux pour ma gouverne, qui comportait autant de mystères qu’il y a d’ombres dans un tableau et qui servent à en rehausser la beauté. La plus grosse énigme de cette époque, c’était mon père. Je n’arrivais pas à forcer les serrures de cet être étrange. Au Cercle Laïque, il y avait un portrait en pied de Jaurès, vous enleviez la panse, vous ajoutiez une tête en hauteur et doubliez la carrure d’épaules et vous aviez, grosso modo, une idée du bonhomme. A vrai dire, il me faisait peur, cette barbe, cette tignasse, tous ces poils, j’avais l’impression d’avoir un ours comme pater familias…

     Et taciturne avec ça ! Si ma mère était une bazarette réputée, lui, au contraire, brillait par son manque de conversation. Quand il rentrait de sa journée dans les champs comme ouvrier agricole, il s’asseyait entre la pile et le fourneau et restait planté là, à écouter douteusement la TSF, les yeux dans le vague. J’avais beaucoup de peine à l’appeler « Papa » et, les rares fois où je lui adressais la parole, je le faisais souvent à la troisième personne. Son caractère bourru n’était un secret pour personne. Je me souviens d’un jour où, étant à table et engloutissant sa morue, il avait tonné : « Capelan de bonsoir ! Aline, tu n’aurais pas oublié les câpres par hasard ? » Son timbre n’était pas particulièrement agressif, mais j’ai bien souvenance que mon grand frère Jacky, mes sœurs Berthe, Armance et moi, on s’était pratiquement cagué dessus tant la voix était puissante. Je crois bien qu’il en fut de même pour maman car plus jamais elle n’oublia les câpres dans son baccalà al pomodoro. C’était ça mon père ! Ajoutez aussi des pattasses comme des battoirs… mais jamais il ne leva la main sur nous !

     On était à l’avant-veille de Noël et maman avait pris, au tout pointu de l’aube, l’autocar pour Manosque en vue de faire ses achats pour les fêtes. Sur place, nous avions bien Monsieur Binibincci, l’unique épicier-mercier-droguiste-bazar, mais le choix des articles dans sa boutique était plus que limité. Si, à la Légion Etrangère, la devise est « Marche ou crève ! », chez lui, c’était plutôt : « C’est ça ou rien ! » A Manosque, au moins, on avait de la variété, et puis, à part les fruits et les légumes, c’était nettement moins cher. Nous avions été répartis aux quatre coins du village pour la journée. Maman avait rentabilisé au maximum son déplacement, en signalant qu’elle en profiterait pour aller au dentiste (Et oueï, je sais, notre voisine d’en face, coincée du quieù, Mademoiselle Castinel, aurait objecté « chez le dentiste »… mais, que ce soit dit entre nous, je l’emmerde!)

     C’est moi qui avais été projeté le plus loin, près de la maison du pégot, chez ma marraine Hermine. Il avait été entendu que, sa besogne achevée, mon père me récupérerait chez elle pour me ramener à la maison. Il était à prévoir que le retour de l’autocar ne se ferait pas avant les neuf heures du soir. En effet, le poussif véhicule devait faire le plein de passagères aujourd’hui, toutes les mamans des cantons voisins ayant eu la même idée, et il allait s’arrêter à toutes les pissotières : Les Bastidasses Depico, le Mas Thaudonte, L’Adret des Calus, Boilabierre, Saint Thure-en-Squaille, le Jas des Tchopes, Chicoulon-sur-Vinasse, Pissoly-les-Eaux, etc, etc… Et comme on était en fin de circuit… Enfin bref !

     Nous étions donc dans les jours les plus courts, huit heures venaient de sonner au clocher et il faisait nuit noire. Pour couronner le tout, il y avait une bise de chez bise, un rasoir glacial descendu directo de la montagne de Lure. Il faisait tellement froid que mon zizi en était réduit des neuf dixièmes. Je ne peux parler de l’oléoduc supposé de mon père car, en ces temps anciens, jamais au grand jamais nos géniteurs ne dévoilaient leur nudité aux nistons, alors que les parents d’aujourd’hui n’ont aucune vergogne à se balader à poil devant leurs rejetons…

     La main puissante de mon père enserrait tièdement la mienne, et j’aimais bien ça, je me laissais presque aller à une suave torpeur. Papa venait juste de me dire qu’il avait déjà fait un aller-retour à la maison dans la journée pour y déposer un petit pin qu’il avait repéré depuis quelques jours. Il l’avait coupé proprettement, cette année nous aurions donc un arbre de Noël sous notre toit. En voilà une chouette nouvelle ! Aquelo empego !

     Parce que la commune était peu riche en réverbères, nous marchions d’une flaque de clarté à l’autre. Je les aimais bien les réverbères, ces géants immobiles qui se contentent d’une jambe et d’un œil unique, mais si grand, si flamboyant qu’il jette un vaste cercle de lumière alentour. Ils me paraissaient pacifiques et bienveillants. Un peu facétieux néanmoins, car ils s’amusaient, les uns après les autres, à étirer nos ombres démesurément, puis à les raccourcir, puis à vous les envoyer tout d’un coup entre les jambes. Je me demandais parfois s’ils ne cherchaient pas à me faire tomber, je serrais alors plus fort la main de mon père et je scrutais au passage le réverbère le plus proche, j’inclinais la tête vers lui et je murmurais entre les dents « Bien le salut, réverbère ! », pensant ainsi l’amadouer.

     Tous les commerces étaient, à cette heure, fermés, leurs devantures naguère illuminées disparues sous des vantaux de bois ou des rideaux métalliques. Les rues, rendues plus obscures, et complètement désertes, à part un ou deux chiens-bordilles, n’en étaient que plus inquiétantes.

     Pourtant, en arrivant à la hauteur du salon de Lombardo, le coiffeur, il y avait un grand monsieur maigre et noir, coiffé d’un melon, qui s’obstinait à tambouriner sur le rideau du magasin. « Je voudrais bien me faire raser, Lombardo de malheur ! » répétait-il. Je reconnus celui qu’on appelait M’sieur Jouve. Toutes les fois que nous le croisions dans le village, maman me faisait faire un large crochet pour l’éviter. Je ne comprenais pas pourquoi, mais comme cela ne représentait pas, à mon sens, une énigme essentielle à résoudre, je ne m’étais jamais interrogé plus avant sur le personnage.

     Je vous ai dit que j’étais un petit garçon très impressionnable. Ce cri au milieu de la nuit, cette supplication obstinée me fendit l’âme. Et puis, j’eus l’intuition d’une anomalie. Ce vieux monsieur dont je découvris soudain, à la lueur atténuée d’un réverbère éloigné, la figure dévastée, la barbe grise et hirsute, les yeux égarés ; ce vieux monsieur de noir vêtu surmonté d’un melon, et qui frappait à la porte d’un coiffeur à l’heure où tous les négoces sont clos, renversa toute ma conception du monde. Encore une fois, l’Univers me posait une énigme écrasante. Mon père s’approcha du solitaire et, ce qui m’étonna fort, lui parla comme à un enfant. « Bonsoir m’sieur Jouve dit-il avec douceur, il est trop tard maintenant pour se faire raser. Mais demain, si vous voulez, nous irons ensemble », Je compris que mon père cherchait simplement à le calmer en lui faisant une promesse qu’il ne tiendrait pas. Et pour cause ! Il se rasait lui-même (pas souvent, il faut le reconnaître) et avait horreur des coiffeurs.

     « Toi, le gorille, ne me casse pas les amandons! » lui répliqua le gisclet.  « Oh fan des putes _ avais-je pensé _ comment qu’il lui avait déparlé ce marque-mal! » Je voyais déjà ce zigue être le sosie aplati et plié en huit du « Petit Provençal » qui dépassait de la poche de la veste paternelle. Le Jouve venait de gravement « manquer » à l’auteur de mes jours, et je ne doutais plus qu’il était en train de jouer avec sa vie, ce pauvre mesquin.

     Ma stupeur allait crescendo, mon père ne se mit pas en colère et c’est sur un ton posé et engageant qu’il ajouta : « Voulez-vous que je vous raccompagne chez vous? » Et après m’avoir fait passer de sa main gauche à sa main droite, tandis que je frissonnais, il prit le bras de l’olibrius avec une douce fermeté dont je fus jaloux. « Vous êtes bien brave, vous êtes bien brave ! » marmonna alors l’autre qui venait de s’assagir instantanément. Il était surtout heureux, je crois, d’avoir trouvé un cœur à qui se confier car, du même ton plaintif, il geignit tout le long du chemin contre les coiffeurs, les sergents de ville, le Front Populaire et… mais oui, les réverbères. Il habitait chez sa sœur et son beau-frère la rue des Pénitents Beiges. Mon oncle Amédée, qui avait le Certificat d’Etudes, disait « des pertinents belges » parce qu’il y avait dans cette voie une bastide cossue où un couple de professeurs de Philosophie (Qu’es aco?) bruxellois venait y passer Juillet-Août chaque année.

     Moi, sur l’autre flanc de mon père, je me rencognais en tremblant. Il me semblait que cet homme me transmettait son angoisse à travers mon père que je constatais ému et apitoyé. Je ne comprenais pas ce qu’avait m’sieur Jouve, mais il bouleversait toutes mes notions. Il m’apparaissait jusqu’alors que les grandes personnes avaient un langage, comme les enfants ont un langage, comme les oiseaux ont un langage… Et quand les adultes parlent aux enfants, ils travestissent un peu leurs sentiments pour se faire comprendre. Or, mon père avait l’air de parler à cet homme le langage des minots.

     Voilà qui mettait la plus grande confusion dans mes idées. Le monde n’était donc pas ce palais de cristal mordoré où gambadait mon imagination ? Il venait de se fêler définitivement à la voix lamentable de ce vieux quidam en melon. Je n’étais plus fatigué, je n’éprouvais plus l’adorable somnolence d’avant la rencontre. J’avais peur, oui peur, comme si je sortais d’un cauchemar pour constater : « Ben non, mon pauvre Justin, ça n’a pas l’air d’un fichu cauchemar ! » Je me rappelle même m’être pincé pour savoir si j’étais bien éveillé. M’sieur Jouve me semblait appartenir à un autre monde dont le seul fait d’y penser me donnait des sueurs froides. Cet effroi me dominait bien encore après que nous l’ayons rendu à sa famille, qui se confondit d’ailleurs en remerciements.

     Ma main était devenu moite, et mon père dût s’en rendre compte car il me demanda : « Tu n’es pas fatigué ? Tu n’as pas trop froid ? » Alors que j’étais bien incapable d’ouvrir la bouche auparavant, ses questionnements me ramenèrent à la réalité et me rendirent confiance. Je me serrais davantage contre lui, je secouais la tête en guise de réponse, comme le petit ânon de Monsieur Berfigue. Puis, je m’enhardis :

«— Papa, qu’est-ce qu’il avait ce monsieur ?

— Il est un peu malade ! Il ne faut pas y penser. Tu es trop petit encore. Tu ne peux pas comprendre.»

     Oh que si j’avais compris ! Et je venais, en ce soir de fin Décembre 1938, de faire deux grandes trouvailles. Primo, mon père n’était pas le grand escogriffe que j’avais toujours jugé froid et morne jusque là. Son humanité avait éclaté à mes yeux comme un milliard de milliard de réverbères, comme le soleil quoi !!! Je crois bien que c’est de ce jour-là qu’il me fut toujours agréable de l’appeler « Papa » !

     Secundo, cette soirée avait été aussi ma première rencontre avec la folie. Je ne découvris le mot que bien plus tard à l’école, mais je savais depuis ce moment ce qu’il signifiait…

     « Coquin dé Diou! Mais qui je vois qui revient de la place de l’église ? » s’amusa-t-il. « Maman ! » m’écriais-je, je me dégageais de la main paternelle et je courus vers elle pour la décharger de tous ses paquets. On s’était à peine fait la bise que le pas rapide de mon père nous avait rejoint. Il souriait, ma mère souriait de même en déclarant : « Oh Jeannot, c’est merveilleux, ma dent ne me fait plus mal ! » Devant moi, ils s’embrassèrent sur la bouche. Papa conserva sa main gauche pour prendre un maximum de paquets, mais il enserra la taille de maman avec l’autre bras. Moi aussi, j’avais maintenant des colis plein mes deux petits bras, mais c’était plus encombrant que lourd. Et puis, nous approchions de la maison. Jacky, qui avait la garde de mes deux sœurs, nous guettait à travers le carreau. Il battit le rappel, la porte s’ouvrit, ils venaient tous en galopant à notre rencontre. Toute la famille unie fit sur une même ligne la dernière vingtaine de mètres avant de franchir le seuil…

     Quel bon Noël nous avons passé cette année-là ! 

Gérard – 2013

Noël riquiqui cette année?

Posted in Bmovie-TV on décembre 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
Redressement productif mon c..! 
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