Posts Tagged ‘paillard’

Raimondorama 20

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2016 by gerard – 1 Comment

haute36

Rondeurs et volupté

Elle avait un beau cul, bien dodu, bien râblé,
Un cul voluptueux qui me faisait rêver,
Un cul si généreux que j’étais obsédé
Par l’exquise rondeur de ce charmant fessier.

Lorsque je l’aperçus pour la première fois
Mon cœur soudainement en a battu d’émoi :
Il me vint à l’idée sans trop savoir pourquoi
Que ces charnus appâts seraient un jour à moi.

La troublante Vénus nantie de ces splendeurs
Etait, il m’en souvient, l’un de mes professeurs,
Grande et jolie sylphide au regard enjôleur
Qui dispensait pour nous, du latin, les rigueurs.

Mais je me moquais bien de ce parler ancien
Seule à mes yeux comptait cette chute de reins
Faisant battre mon cœur et s’agiter mes mains
Lorsque je me branlais dans mon lit, lit au matin.

Car je songeais souvent à ce cul remarquable
Qui restait à mes yeux, vraiment inimitable
Joyaux unique au monde, le seul qui soit capable
De faire naitre en mes sens un plaisir ineffable.

J’écrivis un poème, une ode aux jolies fesses,
Celles qui suscitaient en moi tant d’allégresse,
Un poème élogieux révélant mon ivresse
Au vu de ces beautés dignes d’une déesse

J’avais choisi mes mots avec application,
Et tout dans le phrasé montrait l’adoration
Que j’avais pour ce cul méritant ma passion
Et qui faisait l’objet de mon admiration.
Je n’ai jamais osé lui faire parvenir
Cet écrit dont j’évoque ici le souvenir
Ces mots qui eussent pu aisément la ravir
Et qui lui  affirmaient mon très profond désir.

Et voilà que ce soir, les ans ayant passé,
J’ai retrouvé ces vers autrefois composés
Et j’ai revu ce cul, dodu et bien râblé,
Que ma folle jeunesse avait idolâtré.
Raimondo – 2015haute37

Le temps qui passe

Bien sûr elle a dit non, mais elle pensait oui,
A cet adolescent que ses seins ont séduit.
Cette femme jolie, mais d’un âge avancé
Reste assez étonnée  d’être ainsi convoitée ;
Certes elle à de beaux restes, de très pulpeux appâts,
Mais sous le fond de teint se dessinent déjà
Les sillons douloureux tracés par les années
Qui lui sont apparus sur sa peau satinée.
Les garçons autrefois étaient amoureux d’elle,
D’aucuns se sont battus pour cette jouvencelle,
Et  les filles d’alors crevaient de jalousie
Constatant ses succès auprès de leurs amis.
Très tôt elle perdit une virginité
Qu’un cousin lui ravit par un beau soir d’été
Elle découvrit alors  auprès de cet esthète
Tous les ravissements  qu’apporte la quéquette,
Et montra aussitôt qu’au jeu du rigaudon
Son esprit ne manquait pas d’imagination.
Bientôt la gigolette et le chant du départ
Furent  pour ce tendron les fleurons de son art,
Et suivirent après coup le kangourou sauteur
Et le turlututu du fringant patineur.
Mais ce temps n’a plus cours et voilà qu’ aujourd’hui
Un jeune adolescent s’est montré éblouit
Par son décolleté on ne peut plus charmant
Laissant apercevoir ses deux seins opulents.
Après avoir dit non, alors qu’elle pensait oui,
Elle a prit tout son temps et elle a réfléchi
Décidant qu’à son âge, il n’est pas très courant
D’être ainsi courtisé par un adolescent.
Alors elle à dit oui, et lui n’a pas dit non
Et il a visité ce charmant Parthénon
Qui malgré les années reste aussi fascinant
Qu’il l’était autrefois quand il avait vingt ans.
Raimondo – 2014Small Camera

Théâtre romantique

Ils s’étaient endormis, leurs sexes apaisés
Après le dur assaut qu’ils avaient disputé,
Joute au cours de laquelle le joli verbe aimer
Dans maintes directions fut alors conjugué.
Ils avaient tout tenté, toutes les positions,
De la joute euscarienne jusqu’au vol du bourdon.
Ils  n’avaient évité aucune fantaisie
S’affrontant tendrement mais avec frénésie,
Goûtant avec envie le moindre grain de peau
Pour créer un plaisir qui allait crescendo,
Marqué de feulements, de râles et de spasmes
Prélude à la venue du bienheureux orgasme.
Parfois ils se calmaient, modéraient  leur effort,
Ils reprenaient leur souffle avant d’autres transports,
D’autres épanchements, et d’autres effusions
Pour aboutir enfin à la belle explosion,
A l’extase suprême, jouissance  éperdue,
Plaisir libérateur des sexes confondus.

Ces amants qui cachaient en ce lieu leurs ébats,
Une alcôve accueillant leurs délirants combats,
Etaient deux jouvenceaux de familles ennemies
Qui ne se parlaient plus depuis des décennies.
Lui, c’était Roméo, l’ainé des Montaigu,
Elle s’appelait Juliette, elle avait un beau cul
Que Roméo trouva vraiment irrésistible
Et qui ne pouvait pas le laisser  insensible.
Il courtisa Juliette, flattée des attentions
Et de l’œil égrillard de ce joli garçon.
C’est ainsi qu’un beau soir à l’ombre des grands pins
Roméo doucement lui caressa les seins
Puis glissant une main sous sa jupe moirée
Parvint jusqu’aux abords de son intimité
Où ses doigts s’immiscèrent avec délicatesse
Et firent  frissonner Juliette d’allégresse.
Ils allèrent plus loin, jusqu’au moment heureux
Où ils ne furent qu’un alors qu’ils étaient deux.

Hélas ! Trois fois hélas, bientôt dans tout Vérone
Il se sut que Juliette agissait en friponne
Avec ce Roméo, que l’on disait  sérieux
Mais qui présentement se comportait en gueux.
Et lorsque les parents en furent avertis
Il y eu, croyez-le, un grand charivari :
On enferma Juliette et pour la retrouver,
C’est par un grand balcon que l’amant dut passer,
Escaladant le mur, risquant à tout instant
De se rompre les os en chutant lourdement.
Mais que n’eut-il pas fait pour rejoindre Juliette
Et offrir la vigueur de sa fière quéquette.

Des censeurs jugeront en lisant ce récit
Que je travestis là, l’œuvre d’un grand  génie,
Un anglais qui contait, c’était en d’autres temps,
Les  touchantes amours de deux adolescents,
Avec tout le phrasé et les mots bien choisis
Qui conviennent alors dans une poésie.
Je ne suis, il est vrai qu’un barde bien piteux
Qui ne sait employer le verbe capiteux
Des lettrés, des génies de tous les forts en thème,
Qui sur moi aujourd’hui projettent l’anathème,
Pour avoir raconté de façon incongrue
L’histoire de Juliette, jouvencelle au beau cul
Avec un beau galant, le joli Roméo
Qui la faisait grimper autrefois aux rideaux.
Raimondo – 2014

Je dédie cette œuvre à un certain Shakespeare, bien que, aux dire d’éminents érudits, ce personnage n’ait jamais existé. En fait son œuvre théâtrale serait celle d’un auteur inconnu se faisant appeler Shakespeare.
Décidément ces Anglais nous étonnerons toujours !

haute39

Ode printanière

On était au printemps les arbres verdissaient
Et dans les corps aussi une sève montait.
Lors, on voyait le soir dans des recoins obscurs
Des couples copulant debout contre les murs.

Et l’on put remarquer parmi ces amoureux
Une jolie brunette aux gros seins plantureux
La femme du boucher la très belle Suzon
Se laissant lutiner par son ami Léon.

Prends-moi, lui disait-elle, j’ai folle envie de toi
J’ai besoin que ta queue m’apporte de la joie ;
J’aime sentir en moi, tant il est bienfaisant,
Son va et vient furieux qui fait bouillir mon sang.

Viens, ne t’arrête pas poursuis sans te lasser
Pour que naisse en mon sein le plaisir convoité ;
Et s’il te reste encor toute ton énergie
Ma bouche apportera la douce gâterie
Provoquant l’arrivée d’une chaude liqueur
Que je boirai alors ignorant la pudeur.

Et lorsqu’elle eut enfin crié sa volupté,
Elle prit entre ses mains le sexe redressé
Et posa sur le gland ses lèvres purpurines
Avant que d’absorber la radieuse pine
Pour la faire exploser par la douce succion
Et tous les mouvements d’une langue en action.

Raimondo – 2013haute40

Ma jolie voisine

Raimondo, m’a dit ma voisine
Vous qui savez bien versifier
J’aimerai sucer votre pine
Afin de vous remercier,
Car vos aimables poésies
Et vos quatrains de qualité
Me donnent souvent des envies
Qui me poussent à me caresser.
Je l’avoue vos vers me ravissent
Et bien souvent  en les lisant
Je titille mon entrecuisse,
Pour me procurer du bon temps.

Mon cœur certes se réjouit
Entendant ces déclarations,
Depuis longtemps je n’avais ouïs
Aussi belle proposition,
Mais Madame, avec mon grand âge
Handicapé de la quéquette
Il vous faudra bien du courage
Afin de faire une sucette.
Sans m’écouter elle entreprit
D’octroyer une  belle offrande,
Posant sur mon sexe séduit
Une avide bouche gourmande

Et c’est alors que cette femme
S’est soudain volatilisé
Me laissant un grand vague à l’âme
Lorsque je me suis réveillé.

Raimondo – 2013

Raimondorama 06

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2012 by gerard – 1 Comment

Avec Raimondo, explorons la France profonde avec un tas de nouveaux portraits de nos « Artisanes insanes de nos villages ».Loulou la bijoutière

Elle était sur son dard et sa bouche gourmande

Faisait du va et vient sur un sexe qui bande

Qu’offrait un jeune amant à la lubricité

De cette femme-là qui aimait tant sucer.

Ainsi était Loulou, la jolie bijoutière

Qui trompait  son mari de façon régulière

Avec les lycéens et les gars du quartier

Venus  souventes fois afin de quémander

Un soupçon de douceur ou quelques gentillesses

Qu’elle offrait aisément avec grande tendresse.

Elle était ainsi faite, et ne rechignait point

A donner du bonheur à tous les gars du coin

Avec ses jolis seins ou l’opulent fessier

Ou la chaude moiteur  d’un sexe humidifié.

Et quand son corps enfin comblé par l’allégresse

Tressaillait  longuement terrassée par l’ivresse,

Elle offrait à l’amant pour le remercier

L’envoutante saveur  d’un intime baiser

Et pendant ce temps-là, au fond de l’officine

L’homme travaillait l’or, sculptait la tourmaline

Sans même imaginer qu’à l’étage au-dessus

Sa délicieuse épouse en faisait un cocu.

Ainsi le bijoutier taillait la pierre fine

Pendant que sa moitié suçait  les fières pines

Et s’il lui arrivait d’œuvrer sur la citrine

                           Les amants de Loulou baignaient dans la cyprine.

Raimondo – 2012

Et Loulou de conclure (par le truchement de Raimondo) :

A toi Giga lecteur  qui lira ce poème

Ou la lubricité côtoie le calembour

Je suis assez friande de mots ou de phonèmes

Mais ne résous pas à ignorer l’Amour.Perette la fermière

Perrette ce jour-là s’en allait au marché

Vendre ses pots de crème et son lait écrémé.

Perrette était fermière et dans sa métairie

Elevait quelques vaches et des chèvres aussi

Puis elle confectionnait pour les gens du village

Succulents cabécous et bien d’autres fromages

Qui faisaient le bonheur  de ses clients nombreux

Venue pour acheter ses produits savoureux.

Oui mais ce matin-là, au détour d’un chemin

Elle rencontra Simon, le fils de son voisin,

Un beau gars aux yeux verts qui sans ménagement

Lui fit un brin de cour avec empressement.

Perrette fut sensible à ces propos fort doux ;

Elle vivait esseulée depuis que son époux,

Un très grand fainéant, un personnage immonde

Ayant quitté les lieux pour parcourir le monde.

Perrette était bien seule et très confusément

Cette absence agissait sur son tempérament,

Si bien que ce jour-là elle ne refusa pas

Les tendres gâteries que Simon proposa.

Durant de longs instants  ce furent des caresses

La menant au plaisir et à la folle ivresse,

Des baisers, des câlins, et bien d’autres actions

Que suggérait alors leur imagination.

Il fallait se quitter. Perette remisa

Deux seins qui avaient fui leur  nacelle de soie

Puis elle rabaissa son laineux cotillon

Relevé pour offrir à son beau compagnon

Tous les recoins secrets de son intimité

Afin que tendrement il vienne s’y loger.

Perrette ce jour-là arriva en retard ;

Les gens qui l’attendaient virent dans son regard

Tant de béatitude et de félicité

Qu’ils comprirent aisément ce qui s’était passé.

Raimondo – 2012

                                                      Un si joli village

Au village c’est bien connu

Notre boulangère est cocue

Car son mari un grand flandrin

Mignote la femme du Justin,

Justin étant le quincailler,

Lequel a voulu se venger,

Et fricoter avec Annie

La charcutière du pays,

Dont le mari tenez-vous bien

Afin de noyer son chagrin

Avec la très tendre  Mado

S’amuse à la bête à deux dos.

Oui mais alors me direz-vous

Cette histoire à dormir debout

Ne nous a pas bien renseignés

Sur l’épouse du boulanger,

Qui, du fait des évènements,

Se trouve  seule, assurément.

Je vous répondrais : « Que nenni »

Car cette femme très jolie

N’a pas attendu bien longtemps

Pour se découvrir des amants.

Il y a bien sûr le mitron

Qui aime lutiner son con

Ainsi que Paul le médecin

Qui suçote  ses bouts de seins

Alors  que Jojo le facteur

Tâte son  gros cul ravageur,

Et même au cours de sa tournée

S’il se trouve un peu moins pressé

Lui consacre un peu plus de temps

Pour  passer un heureux moment

En pratiquant une levrette

Ou quelques autres galipettes.

Le buraliste s’est vanté

D’avoir un jour bénéficié

D’une bouche qui sans façon

Lui a fourni le  grand frisson ;

Quant à Lucien le cordonnier

Lui d’ordinaire très rangé

N’a pas attendu bien longtemps

 Pour montrer son tempérament.

Et ainsi dans notre village

Si l’on n’est pas toujours très sage

Au plan de la moralité

On peut dire sans hésiter

Que de nombreuses facéties

Font toujours régner l’harmonie.

                                            Raimondo – 2012Suzette la vachère

 Suzette, pas si simplette que ça…

Jules allait ce jour-là mener les vaches au champ

Dans le pré qui jouxtait celui du père André

Avec son chien Pataud qui suivait aboyant

Afin de faire courir quelque bête attardée.

Lorsqu’il eut installé ses vaches en la pâture

Il alla se poser  sous un grand peuplier

Et en sortant un livre poursuivit la lecture

De ce que l’on appelle un magazine osé.

Jules, il faut l’avouer adorait les histoires

Qu’il y découvrait là, savamment illustrées

De ces femmes si belles avec de longs bas noirs

Avec leurs seins à l’air et leur joli fessier.

Vint à passer par là la petite Suzette

Une gracieuse fille au sourire extasié

Qui malheureusement était un peu simplette

Et ne savait pas lire et pas même compter.

Elle aurait tant voulu lire cette brochure

Mais elle ne pouvait pas faute de connaissance ;

Elle savait cependant comprendre les gravures

Et osa les mimer malgré son ignorance.

Elle offrit donc son corps à toutes les caresses

Que Jules avec passion pu alors prodiguer,

Et elle dénuda de fastueuses fesses

Qu’il pénétra bientôt avec  célérité.

Les heureux va et vient firent alors merveille ;

Jules monta au ciel et la Suzette aussi

Et après un moment d’une très courte veille

Ils firent à nouveau quelques douces folies.

Ils tentèrent alors bien d’autres positions

Et Suzette apprécia toutes ces nouveautés

Elle fit même marcher son imagination

Afin de découvrir d’autres modalités.

Ils s’aimèrent ainsi de longues heures durant

Et lorsqu’enfin repus leurs yeux se sont fermés

Suzette retrouva sur son visage blanc

Le sourire béat de son corps apaisé.

  Raimondo- 2011Amélie la confiseuse

Chaque jour de marché la très belle Amélie

Vendait maintes douceurs et des confiseries,

Succulents caramels et dragées aux amandes

Qui faisaient le bonheur des clientes gourmandes,

Venues parfois de loin pour s’approvisionner

Tant ses produits avaient très bonne renommée.

Près de son étalage le  fringant Jérémie

Vendait de fins gâteaux et des viennoiseries.

C’était un bel éphèbe  et Amélie parfois

Souhaitait que ce garçon la prenne entre ses bras

Et que ses doigts curieux se montrant insistant

Fasse naitre soudain des frissons enivrants

Mais malheureusement ce voisin trop poli

Ne semblait guère prêt à faire des folies.

Par pruderie peut-être ou par  timidité

Ce garçon s’avérait  pour le moins réservé

Et la douce Amélie bien sûr se languissait

En voyant qu’on semblait dédaigner ses attraits.

Elle fit tout cependant pour qu’on s’intéressât

A ses charmes affirmés et à tous ses appâts

Se montrant raffinée  et souvent aguicheuse,

Révélant à loisir  ses formes généreuses

Qu’elle n’hésitait jamais à bien mettre en valeur

Sans plus de retenue ni la moindre pudeur.

Comme les jours passait, que le beau Jérémie

Restait indifférent à la belle Amélie,

Elle n’hésita point et elle prit les devants

Pour que ce beau garçon se conduise autrement.

Et par un soir d’été Jérémie le puceau

Se trouva gratifié d’un merveilleux cadeau :

Le corps tout en rondeur de la douce Amélie

Qui lui avait fait don de son anatomie,

De ses doigts caressants, de sa bouche affamée

Et des recoins secrets de son intimité.

Elle lui a tout apprit, comment on doit agir

Pour mener une femme au suprême plaisir

En variant le ton, et les gestes savants

Qu’il faut imaginer pour n’être pas lassant.

Jérémie se montra un amant merveilleux

Et la belle Amélie s’envola jusqu’ aux cieux.

Raimondo – 2012

Raimondorama 05

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Vous voulez toujours des « Artisanes insanes de nos villages »? En voilà!!!

La Baronne 

Nous avons au village un château très ancien

Où vit une Baronne, héritière du bien,

Qui conte avec passion aux touristes curieux

Comment vivaient ici autrefois ses aïeux.

N’hésitez surtout pas, si par-là vous passez

De vous y arrêter afin de rencontrer

Cette femme avenante au sourire enjôleur

Qui fait un bon accueil à tous les visiteurs

Et leur fait admirer les beautés séculaires

Œuvres de la peinture et de la statuaire.

Cette femme aujourd’hui, dont l’âge est avancé

Etait, n’a-t-on pas dit, autrefois effrontée

Et qu’elle n’hésitait pas durant l’adolescence

A courir les couloirs de cette résidence

Avec ses amoureux auxquels elle octroyait

De douces gâteries en des recoins secrets.

Très tôt elle  perdit son précieux pucelage

Dans  un lit suranné datant du Moyen âge

Sur lequel, les savants  s’accordent à le penser,

Le bon roi Henri IV avait déjà baisé.

Ne dit-on pas aussi que dans le vestibule

Elle vint s’empaler sur grand-oncle Jules

Et dans les escaliers menant à l’échauguette

Offrit à son cousin une belle levrette.

Elle adorait aussi,  sans jamais rechigner,

Sucer de ses amis le sexe redressé

Pour apporter alors par sa bouche câline

Un grand soulagement à ces gentilles pines.

Elle essaya un soir, mais rien n’est avéré

De faire les yeux doux à monsieur le curé

Sans souci du péché et de l’ignominie

Que pouvait engendrer semblable vilenie.

Et lorsque par hasard  elle était esseulée

Ses petits doigts dodus savaient la contenter

Apportant à son corps un grand apaisement

Qui se manifestait par de longs feulements.

Aujourd’hui cette femme avec le temps qui passe

Aux doux jeux de l’amour n’est plus aussi pugnace ;

Lorsqu’un petit  bonheur la visite parfois,

Ses folies n’ont jamais la fougue d’autrefois

Et si un pleur alors mouille ses yeux rougis

Il y a dans ces larmes un brin de nostalgie

Raimondo- 2012

                                                                                     La bouchère

Elle est toujours derrière sa caisse

La bouchère de notre quartier

Dès lors on ne voit pas ses fesses

Mais on voit son décolleté.

Il faut dire que ses seins en pomme

Qu’elle laisse toujours deviner

Font la très grande joie des hommes

Qui s’en viennent les admirer.

Quand je passe devant l’étal

De cette très gracieuse fée

Pour mes yeux c’est un vrai régal

De contempler telles beautés

Combien j’aimerais de mes mains

Caresser ces rotondités

Et saisir de ces jolis seins

Les gracieux tétons érigés

Je  lui ai fait sans hésiter

Une cour tout à fait discrète

Et  elle m’a laissé  pénétrer

Dans sa très intime chambrette

J’ai enfin connu le bonheur

De contempler  ses mamelons

Entre lesquels j’eu la faveur

D’éprouver maintes pamoisons 

Mais ce qui m’a surtout ravi

Ce fut de découvrir enfin

Ses deux fesses épanouies

Que jusqu’ici elle cachait bien

J’ai vécu des moments suprêmes

Des instants que l’on n’oublie pas

Que la bouchère en souveraine

Fort royalement  m’accorda.

Raimondo- 2012

Noémie l’institutrice

Quand sonna l’heure de la retraite

Pour Noémie l’institutrice

On fit une très  grande fête

En l’honneur de la bienfaitrice

Qui au cours des longues années

Avait au village enseigné

Il y avait monsieur le Maire

Le capitaine des pompiers

Le Médecin et le Notaire

Et même monsieur le Curé

Qui trinquèrent allègrement

Pour fêter cet évènement

Mais à la fin de cette fête

On s’aperçut que Noémie

Etait un tantinet pompette

Et pour regagner son logis

Il fut bon qu’un homme galant

L’accompagne à son logement

Le capitaine des pompiers

Qui de tous était le moins rond

Proposa de la ramener

Jusqu’à sa petite maison

Et offrant galamment son bras

Chez elle il la raccompagna

Et  Noémie pour remercier

Ce charmant capitaine aimable

Lui fit un  merveilleux pompier

Avec ses lèvres admirables

Ce  cadeau convenait au mieux

Pour ce grand combattant du feu

Et après ces préliminaires

La flegmatique  Noémie

Elle, si calme à l’ordinaire  

Devint soudain une furie

Qui s’offrit à son compagnon

En de multiples positions.

Et là, sur un douillet  le sofa

Ils se donnèrent du bon temps

Reprenant du kamasoutra

Figures et divertissements

Qui au cours de la longue nuit

Les laissa tous deux alanguis

Ils s’essayèrent à la levrette

Et à l’étreinte du roi lion

Et bien sûr ils firent minette

Ainsi que le vol du bourdon

Et ce qui combla Noémie,

Quelques instants de sodomie

Lorsque Noémie s’éveilla

Le capitaine était parti

Alors elle se remémora

Les émotions de cette nuit.

Et se trouvant un peu seulette

Se fit une bonne branlette

                                      Raimondo- 2012

Emilienne la pharmacienne

Elle se prénomme Emilienne

Au village elle est pharmacienne

Et dispense à tous les clients

Pommades et médicaments.

Elle est aimable conseillère

Veillant à donner la lumière

Aux questions qui lui sont posées

Par des acheteurs déroutés.

C’est ainsi qu’un soir de printemps

Montra à un débutant

Comment il fallait procéder

Pour  couvrir un sexe excité.

Elle l’emmena dans l’officine

Très fort lui caressa la pine

Et couvrit le membre érigé

D’une matière caoutchoutée.    

Puis cette femme charitable

Alla s’allonger sur la table

Offrant à l’homme émerveillé

La touffeur d’un  sexe enfiévré

Et attira dans l’antre humide

La raideur  du membre turgide

Qui put en quelques va et vient

De l’envie, vider son trop plein.

Dans la minute qui suivit

Elle s’en vint à sucer le vit

Qui perdit  grâce à la caresse

Sa désespérante mollesse

Et l’introduisit nonobstant

Entre ses deux seins opulents.

Puis, comme elle s’était retourné

Elle offrit un joli fessier

Que sans aucune hésitation

Elle accorda à ce  garçon.

                                                     Raimondo- 2012

Perpétue la charcutière

Elle se prénomme Perpétue,

Au village elle est bien connue,

Car cette femme aux yeux bleutés  

Est l’épouse du charcutier.

Les mauvaises langues parfois

Font courir le bruit  qu’autrefois

Perpétue montrait aux garçons

La splendeur de deux beaux nichons

Qu’elle se plaisait à exhiber

Pour qu’on puisse les caresser.

Que ce soit Paul ou Jean-Marie

Adrien ou bien Jérémie

Les adolescents du village

Avaient présenté leurs hommages

A la jeune dévergondée

Qui aimait se faire peloter ;

Elle avait même  un soir d’orage

Avec un amant de passage

Mit fin à sa  virginité

Sous les branches d’un olivier.

Après ce délicieux moment

Elle mit au monde un bel enfant.

Qui ne fut jamais reconnu

Par ce géniteur sans vertu

Cet être sans moralité

Sans vergogne et sans probité.

Le charcutier, heureusement

Fut pour elle un homme galant,

Et il reconnut la fillette

Que l’on prénomma Bernadette

Et qui, quelques quinze ans plus tard,

Comme sa mère, aimait le soir

Proposer aux gars du quartier

De venir la complimenter

Sur  ses beaux seins épanouis

Qu’elle offrait sans faire de chichis.

                                                        Raimondo 2011

…La suite une prochaine fois…

Raimondorama 04

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Voici une deuxième série de 4 portraits des “ARTISANES INSANES DE NOS VILLAGES”… Ne soyez pas inquiet, Raimondo en a encore beaucoup d’autres en réserve!Marion la serveuse

Dans le bistrot du père Simon

Œuvrait la jolie Marion

Qui servait à tous les soiffards

Les petits  blancs et le Ricard.

On aimait bien cette serveuse

Marion n’était pas crâneuse

Et riait quand un farfelu

De sa main tapotait son cul

Et pas bégueule assurément

Ne voyait pas d’inconvénient

Quand un œil un peu aiguisé

Matait dans son décolleté.

Or un soir l’ignoble patron

Se comporta comme un démon

Obligeant  la jolie soubrette

A faire une belle sucette.

Il avait entendu parler

Du geste de cet argentier

Qui fit dans un lointain pays

La une des journaux écrits.

Marion réservait  d’ordinaire

Ces faveurs à son ami Pierre

Avec lequel assurément

Elle montrait du tempérament.

Mais pour une fois ce soir là

A l’habitude elle dérogea

Et elle offrit à son patron

Une bouche en ébullition

Qui transforma son sexe  mou

En un formidable joujou

Qu’elle introduisit aussitôt

Dans un accueillant ventre chaud.

Dès le lendemain cependant

Elle évoqua l’évènement ;

Et c’est ainsi que Marion

Eut une belle augmentation.

                                          Raimondo- 2011Philomène, servante d’auberge

A l’auberge de la Placette  

Philomène tous les matins

Changeait les draps et les serviettes  

Et nettoyait les  salles de bains.

Elle ne négligeait pas sa peine

Elle travaillait avec ardeur

Et tout au long de la semaine

Accomplissait son dur labeur.

Or il advint qu’un beau matin

En apportant le déjeuner

Le client, un grand malandrin

Lui demanda de le sucer.

Philomène, c’est bien connu

Travaillait toujours avec zèle

Au  grand jamais elle n’aurait pu

Mécontenter la clientèle

Aussi cette proposition

Que d’aucuns trouveraient grossière

Ne put en aucune façon

Rebuter notre chambrière

Elle se mit à l’œuvre aussitôt

Et en  ployant ses deux genoux

Elle commença illico

Un plaisant va et vient très doux    

Et pour procurer du bonheur

Ses mains se firent guillerettes

En caressant avec ferveur 

Les ravissantes coucougnettes

Ce traitement on le devine

Fit merveille sur le client

Qui bientôt se vida la pine

En poussant un grand hurlement

Depuis ce jour-là Philomène

A change ses occupations

Et tout au long de la semaine

Elle vient servir les collations

                                       Raimondo- 2011Jeanneton la meunière

Jeanneton la jolie meunière

Pendant que dormait son mari

Accueillait de belle manière

Tous les garçons de son pays.

C’était une femme très belle

Et il ne faut pas s’étonner

Que des amants en ribambelle

S’en venait la complimenter.

Toujours attentive aux galants

Qui quémandait quelques caresses

Elle savait balloter les glands

Et offrir ses deux jolies fesses.

Quand elle ôtait son chemisier

Pour offrir des seins généreux

On ne pouvait que s’extasier

Devant ces appâts délicieux.

Souvent elle faisait offrande

Pour satisfaire ses amis

De sa jolie bouche gourmande

En faisant une gâterie.

Mais bien sûr par jour de grand vent

Quand le mari ne dormait pas

Pour les amis, pour les amants

Ce n’était pas jour de gala.

Jeanneton se trouvait seulette

Et pour ne pas trop déprimer

Elle se faisait une branlette

Avec ses petits doigts de fée.

                                                                                Raimondo- 2011Pour que restent les traditions…

Autrefois dans notre village

Existait, un lieu réservé

Où tous les jeunes des quartiers

Venaient perdre leur pucelage.

Et c’est en cet endroit magique

Que les ados pouvaient trouver

Comment il fallait  procéder

Afin de soulager sa trique.

Aujourd’hui l’antre de délices

A disparu complètement

Et l’on recherche avidement

Les charmes d’une bienfaitrice.

Heureusement notre cité

Recèle pour calmer les glands

Des femmes au fier tempérament

Qui regorgent de charité. 

La crémière, à ce qu’il parait, 

A la fin de l’année scolaire

Offrit une croupe incendiaire

A tous les reçus au Brevet

Et quand à Ninon la cousette

Avec ses charmants petits doigts

Sait caresser comme il se doit

 Et réjouir les coucougnettes.

On dit même  que la coiffeuse

Combat les acnés juvéniles

Offrant de façon très habile

Sa belle motte duveteuse

Les veuves elles-mêmes parfois

N’hésitent pas à se donner

Afin de se remémorer

Les joyeux plaisirs d’autrefois

On dit même qu’au presbytère

La vieille bonne du curé

Malgré ses airs de mijaurée.

Se montre souvent très légère.

Ainsi donc notre beau village

Qui a perdu son bobinard

Reste un ravissant lupanar

Où règne le libertinage.

Raimondo- 2012

Raimondorama 03

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2011 by gerard – 1 Comment

Toujours prolifique _ mais la quantité n’altère en rien la qualité_ Raimondo se lance dans une nouvelle série « LES ARTISANES INSANES DE NOS VILLAGES » Voici donc les quatre premiers portraits de ces vaillantes compagnes qui ont bien mérité de la Nation peut-être, mais des nationaux très certainement. Et nous commencerons par la première citoyenne de la Commune…

Madame le Maire

Elle avait des rondeurs vraiment appétissantes

Et cette femme-là me rendait insensé.

Car elle était jolie et tellement bandante

Que j’aurais pu soudain, sur elle, me jeter

Et la déshabiller, la mettre toute nue,

Pour pouvoir admirer et son ventre et son con,

Caresser les rondeurs de son très joli cul

Et titiller aussi ses deux coquins tétons.

Mais cette femme-là semblait inabordable :

 Au village elle était l’élue des citoyens ;

Il devenait alors tout à fait impensable

Que j’agisse avec elle comme un grossier vaurien.

Or, il advint qu’un jour le ciel me fut clément :

Il neigeait, et soudain cette femme rêvée,

Au détour d’une rue parut subitement

Marchant avec prudence, et à pas mesurés.

Elle aurait pu glisser, mais mon œil vigilant

Surveillait tous ses pas avec acuité. 

Et m’élançant soudain je bondis prestement

Alors qu’elle allait choir sur le trottoir glacé.

L’édile me sourit pour cette intervention,

Serrant avec ferveur ces mains qui la sauvèrent

D’une chute fatale et d’une luxation

Qui auraient pu bien sûr se révéler sévères.   

 

Le soir, en mon logis, j’eus l’immense  bonheur

De voir venir à moi cette femme adorée

Qui se mit à sucer mon sexe avec ardeur, 

En caressant mes couilles d’une main veloutée.

Telle elle était venue, telle elle disparut,

Et j’eus le déplaisir alors de constater

En cherchant vainement trace de sa venue,   

Que mes mains étaient moites et ma couche souillée.

                                                                  Raimondo 2011

Anita la fleuriste 

Parmi les roses et le lilas

Travaillait la belle Anita

Qui avec art confectionnait

Des gerbes ainsi que des bouquets.

J’allais chez elle quelquefois

Pour y quérir des fleurs des bois

Dont j’ai toujours apprécié

Les exquises senteurs  musquées.

D’ordinaire la belle enfant

Avait un air très avenant

Mais ce jour-là,  je fus navré

De voir son visage éploré.

« Que se passe-t-il  Anita

Pourquoi faire cette mine là

Vous qui avez à l’ordinaire

Un sourire extraordinaire ? »

« Cher monsieur dans notre boutique

Il nous faut en toute logique

Maintenir pour garder nos fleurs

Température de rigueur ;

D’habitude je supporte bien

Le froid de notre magasin

Mais ce matin en vérité

Mes tétons en sont érigés. »

« Permettez-moi ma chère enfant

De pallier cet inconvénient

Et de poser mes chaudes mains

Sur la rondeur de vos deux seins. »

Comme elle ne disait pas un mot

J’ai essayé tout aussitôt

De réchauffer avec mes doigts

Ces tétons que pelaient de froid.

Le miracle se produisit,

La belle Anita fut ravie

Et je sentis à ses soupirs

Qu’elle y trouvait un grand plaisir.

 

« Cher Monsieur, vos mains sont divines

Et je sens bien que votre pine

A pris soudain une érection

Nécessitant une succion,

A mon tour je veux remercier

Votre belle civilité

Vous faisant avec affection

Une bien douce fellation.

Et ce soir, quand viendra la nuit,

Quand mes clients seront partis,

Revenez me voir car je veux

Sentir en moi ce puissant nœud. »

                                                   Raimondo 2011

Odette, la marchande de journaux  

Au comptoir de presse du coin

Quand j’achète mon quotidien

J’aime à discuter un moment

Avec le brave négociant

Qui commente, avec sa faconde,

Toutes les nouvelles du monde.

Hors un jour qu’il était absent,

Indisposé probablement,

C’est sa fille, le belle Odette,

Qui m’a fait alors la causette.

Croyez bien qu’à tous ses propos

Je n’ai pas répondu un mot,

Tant mes yeux étant subjugués

Par l’ampleur du décolleté

Que cette gracieuse enfant 

Laissait entrevoir aux clients ;

Outre ces appâts en obus

Elle avait un fort joli cul

Et des cuisses bien fuselées

Qui m’ont vraiment déboussolé.

Soudain j’en ai perdu la tête,

Ma main glissa sous sa jupette

Et je suis alors arrivé  

Entre deux cuisses veloutées ;

En poursuivant j’eus un vertige

Trouvant des rondeurs callipyges

Qui étaient pratiquement  nues

Du fait d’un  string assez ténu.

Ces caresses il me faut l’avouer

Ne furent jamais repoussées,

Au contraire, la  belle enfant

Serra ma main très fortement

Pour qu’elle ne puisse s’en aller

Tant sa présence était goûtée.

Mes doigts curieux et indiscrets

Allaient chercher d’autres secrets

Quand soudain une sonnerie

Dans la boutique retentit

Marquant la venue d’un chaland.

Il nous fallut évidemment

Cesser notre batifolage,

Insatisfaits et plein de rage

De n’avoir pu mener plus loin

Notre délicieux  entretien.

                                                  Raimondo 2011

La boulangère

Chaque matin, la boulangère,

Serrée dans son tablier blanc,

Etalait sur les étagères

Viennoiseries et petits flans.

 

Penchée sur le vaste étalage,

Elle posait aussi des croissants,

Laissant entrevoir un corsage

Où trônaient deux seins pigeonnants.

 

Alors qu’elle  faisait sa besogne

Une main fouineuse survint

Qui lui caressa sans vergogne

Son très généreux popotin.

 

Car cette femme était pourvue

Non seulement de très beau seins,

Mais elle avait aussi un cul

Qui attirait souvent les mains.

 

Et ce matin-là, le mitron

Ne put vraiment pas s’empêcher

De lui caresser sans façon

Les rondeurs de son beau fessier.

 

La femme eut pu être offusquée

Par cette ignominieuse  offense

De la part de son ouvrier

Qui manquait par trop de décence;

 

Mais ce matin-là, au contraire,

Elle trouva le geste charmant,

Et notre aimable boulangère

Releva son tablier blanc

 

Afin de laisser découvrir

Sa très intime nudité

Qui excita tous les désirs

De son mitron émerveillé.

 

Celui-ci, excusez du peu,

Se mit à bander comme un âne

Alors il s’élança, heureux,

Dans la douceur de cette femme ;

 

Et quelques va et vient plus tard,

On pouvait  bien sûr s’en douter,

Le mitron se vida le dard

Et sa patronne  prit son pied.

                                                                                Raimondo 2011

 

Escapade par le chemin des missiliers

Posted in Oulibouf, Perlouzes solitaires on octobre 20th, 2011 by gerard – 7 Comments

   Merci à Alphonse Allais (…et à sa nouvelle « En bordée » ) qui m’a un peu inspiré la petite pièce oulibouffienne qui suit, et qui, je l’espère, vous permettra de vous esbaudir quelque peu. L’action se passe à une époque, encore pas trop éloignée de nous, où tous les jeunes gens étaient tenus d’effectuer leur « Service Militaire », disons dans les années 80.

   Tonin Caffarel remplit ses obligations militaires dans la Marine Nationale. Comme il avait déchiffré deux livres de Oui-Oui dans sa jeunesse, on le sélectionna d’emblée pour l’Ecole de Maistrance. Lui qui était de la Martiale eut beaucoup de chance en obtenant une affectation, pas exagérément éloignée de la Bonne-Mère, pour le Centre d’études et d’essais des torpilles de Saint-Tropez, tout près de Cogolin. Avec son grade de Quartier-Maître, il coinçait là une bulle phénoménale en s’occupant vaguement d’un camion dont il avait, soit-disant, la responsabilité.

   Un matin de début Juillet, il fut appelé en urgence au service « Opérations ». Il y avait déjà dans le bureau de l’officier chef de service, le Maître Principal Parlesandec, un natif de Roscoff qui, comme tout bon breton, n’avait jamais absorbé la moindre goutte d’eau de sa vie, et un officier supérieur qui avait plus de galons qu’une femme-girafe birmane n’a d’anneaux. On le briefa en vitesse : Ces enfoirés de la marine embarquée avaient fait un exercice de tir la nuit précédente au large du golfe, et un de leur fichu missile Mer-Terre venait d’être retrouvé, en train de se prélasser, sur la plage de Pampelonne. Le problème était que l’arme n’était pas inerte, mais bel et bien bourrée d’explosifs à pouvoir faire ressembler la plage, en cas d’éclatement, à Verdun en 1916. Le Maître Principal emmènerait dans une jeep radio-armée Monsieur l’Ingénieur Hors-Classe ici présent, ils désamorceraient l’engin, et Tonin, aidé de trois autres appelés du contingent, le mettrait sur son camion et rentrerait aussitôt à la base.

   La mission était simple, et le petit convoi se mit immédiatement en route. Dans le cabine de conduite, Tonin dévisagea ses compagnons qu’il connaissait plus ou moins. Il y avait là Amadeo Sbirrazuoli Di Scampamorte, un tropézien d’origine corse que d’énormes pistons du lobby insulaire avait réussi à faire nommer tout près de chez lui. Il y avait aussi le chauffeur, Théodule Campègue, un languedocien vigneron dont le très conséquent appendice interjambaire, presque une infirmité, avait fini par lui donner le surnom de Dudule, en référence à la chanson bien connue dans toutes les garnisons hexagonales dignes de ce nom. Enfin un ch’ti, Walter Chambosse, un « bleu » arrivé depuis dix jours seulement, et qui ne se séparait jamais de son caméscope, complétait le quatuor du camion.

   Ils arrivèrent bientôt sur place. Le missile avait échoué sur une partie privative de la plage, le « Pam-Pam Q.Q. ». A presque cent mètres, à droite et à gauche, les gendarmes de Saint-Tropez faisaient un cordon pour contenir une foule de curieux. Au comptoir du bar désert, il n’y avait que le plagiste propriétaire des lieux qui se désolait de perdre sa recette. Bons princes, les quatre appelés lui commandèrent une bière en regardant les deux gars d’active se pencher sur le matériel défectueux issu de nos beaux arsenaux. Quelques instants plus tard, ils virent Parlesandec venir vers eux, en tenant un lourd cône en connassium iridié entre ses mains : « C’est OK les gars ! Avec monsieur l’ingénieur, on vient de dégager le système de mise à feu du missile, le voilà plus inoffensif qu’un nonagénaire dans un bordel philippin ! Comme il n’y a plus de danger, nous allons rentrer les premiers. Vous, vous n’aurez plus qu’à mettre le bidule sur le plateau et à nous le ramener ! On a prévenu les gendarmes, ces cons d’estivants pourront se remettre la couenne au soleil dare-dare !» Et il tourna les talons avec sa pièce métallique, monta dans la jeep avec le galonné et disparut dans la minute. Le plagiste était si content de la nouvelle qu’il offrit plusieurs tournées de Get 27 aux quatre bidasses.

   Chambosse avait un peu filmé la neutralisation du bazar, mais davantage la horde de minettes qui s’amenait maintenant en courant vers eux, en mini-strings et poitrines au vent. Déjà, une foule de juillettistes entourait la bombe volante. Tous les quatre roulaient beaucoup des mécaniques pour épater les gens en prenant des attitudes héroïques de professionnels à qui on ne la fait pas. Dudule, dans l’euphorie des six Get 27 qu’il venait de s’enfiler, amena en marche arrière le camion au niveau de la chose. C’est Tonin qui manipula, avec dextérité, la grue intégrée sur le hayon arrière pour y déposer le missile. Malheureusement, celui-ci était fort lourd et le camion s’enfonça de trente centimètres dans le sable. Dudule eut beau faire vrombir le moteur, les roues patinaient maintenant en projetant des geysers de sable sur toute l’assistance. Une des charmantes baigneuses, dont le QI devait égaler celui d’une tanche du Haut-Nivernais, eut alors l’inspiration de placer un lourd lit de plage en fer sous l’une des roues pour que cette dernière put avoir une assise solide à « mordre ». Elle fut vite imitée par les autres naïades intellectuelles, et c’est une véritable double bande de roulement qui se forma miraculeusement entre le camion et la route. Tonin et Amadeo avaient aidé à la manoeuvre, manipulant plus souvent les fessiers de ces demoiselles que les lits de plage. Dudule se sortit du fech-fech comme un chef, et en moins de deux.

   Curieusement, cela fit un drôle de bruit « Crac… Crac… Crac… Crac… » Dans le rétroviseur, il put alors admirer les lits de plages qui ressemblaient tous maintenant à un « V » majuscule. Chambosse, lui, filmait en disant :« Déconnez pas les gars ! On va se faire repérer ! » Ils regagnèrent en quatrième vitesse la cabine, car le patron plagiste, frôlant l’apoplexie, était parti en courant quérir une antique pétoire sous son comptoir, et voilà qu’il leur tirait dessus à présent. Et à la chevrotine s’il-vous-plaît, tout en grommelant, juste avant d’en perdre son dentier en cadmium sulfurisé: « Oh fatche! Je vais te me les…! » Heureusement, Dudule, sous l’effet du Get 27, zigzaguait fort naturellement pour éviter les impacts…

   …Ils avaient maintenant la vieille ville à main gauche, quand Amadeo s’adressa à Tonin : « Dis-moi chef, on va passer tout près de la maison de ma mémé. Ca serait chouette de lui faire un petit coucou avec notre arme de destruction massive, d’autant plus qu’elle ne m’a encore jamais vu en uniforme ! » Tonin ne pouvait rien refuser à son pote, et les voilà engagés dans des ruelles étroites. Les rétroviseurs extérieurs passaient à un poil de lombric des murs des façades. Arrivé devant la demeure de l’aïeule, Amadeo bondit sur le klaxon pour se signaler. Le raffut occasionné fit sortir des dizaines de visages hors des fenêtres. La brave grand-mère en pleurait de joie, elle dit à son petit-fils de monter boire une petite goutte avec ses copains. Ainsi fut fait.

   Mais le camion obstruait toute la rue. D’un salon de coiffure voisin, sortit une nuée de jeunes et jolies apprenties pour se mêler à la foule des badauds agglutinée autour du véhicule. Même les clientes sortirent, et parmi elles, il y avait Amanda Lear passée se faire faire une indéfrisable sur une partie intime de son anatomie. La foule grossissait en permanence, il y avait là des photographes de « Closer », « Public », « Gala », etc… qui cherchaient vainement depuis le début de la matinée à faire des clichés intéressants. Quand Amanda Lear les vit, elle fit ni une, ni deux, et grimpa sur le camion, se rétablit sur le missile, puis se mit à califourchon sur cet énorme symbole phallique pendant que les paparazzi mitraillaient à tout va la toute nouvelle Miss Missile. Tonin, alerté, déboula dans la rue, sauta sur la ridelle et interpella Amanda : « Surtout pas un mot ! Avec votre voix grave, vous pourriez faire exploser l’engin conditionné pour être sensible aux infrasons ! _ Petit imbécile, lui répondit-elle, vous venez de me faire tellement peur que je viens d’uriner sur votre missile ! Mon indéfrisable est fichue maintenant !» Tonin, qui riait intérieurement comme un bossu, lui rétorqua que la bombe était cependant insensible au pipi de people. La belle Amanda finit par descendre, mais cela avait donné des idées salaces à toutes les arpètes femelles du salon pour monopoliser l’attention des reporters. Elles ôtèrent leurs blouses, apparurent quasiment nues… Et vas-y que je te ré-enfourche le machin, que je te le machine comme si on le caressait, l’une d’entre elles s’en fut même à une extrémité comme si elle avait un énorme braquemart entre les jambes, mais c’est sa copine de l’autre extrémité qui remporta tous les applaudissements en simulant une fellation.

   Et, tout à coup, une déflagration ! Tout le monde s’enfuit en courant, sauf quelques promoteurs immobiliers qui imaginèrent le parti qu’ils pourraient tirer de ce terrain s’il était soudain transformé en Hiroshima azuréen. Le quatuor se reconstitua pour finalement constater qu’un des pneus, placé trop près du braséro d’un étal de marchand de merguez, venait d’exploser. Ce n’était pas bien grave, mais ça rendait désormais la conduite du poids lourd très difficile à contrôler. Tonin, en chef responsable du matériel et des hommes, remonta chez la mémé pour rendre compte téléphoniquement à sa hiérarchie des évènements. Il se fit traiter de tous les noms de volatiles de la Création ; ça tombait d’autant plus mal que la dépanneuse était en panne, depuis Novembre 1976 en fait. Ordre lui fut donné de libérer, autant que faire se pouvait, la voie publique, de se garer du mieux qu’il put tout en maintenant une garde vigilante autour du missile, et qu’on allait aviser… mais certainement pas avant demain. Chambosse, de son côté, n’avait pas arrêté de filmer : la mémé, Amanda, la chevauchée des Walkyries, l’explosion, les manoeuvres… Tout en déclamant : « On va se faire repérer les poteaux ! On va se faire repérer ! »

   Avec mille précautions, Tonin et Amadeo, devant le véhicule, faisaient maintenant de grands gestes à Dudule, qui suait sang et goutte au volant, pour le guider. Par chance, il y avait une petite placette quelque vingt mètres plus loin. Dudule réussit à y garer son bahut, juste devant une maison dont la raison sociale s’étalait en grosses lettres sur une plaque de cuivre : La S.P.E.F. C’est en voyant de fort jolis minois éclore aux fenêtres qu’ils se demandèrent quel établissement pouvait abriter, en si grande quantité, de si mignons petits lots. Leur curiosité fut satisfaite lorsqu’il purent lire les petits caractères de la plaque : Société Provençale d’Escort-Figues. En fait, c’était une sorte de réservoir d’escort-girls pour les vieux à pognon qui truffaient la presqu’île. Un coup de téléphone, un coup de carte bleue, et ils tireraient leur coup avec l’accorte demoiselle qu’on viendrait leur livrer comme une simple pizza, sans surcoût. La maison avait bonne réputation mais, en ces premiers jours de Juillet, n’en était pas encore aux cadences infernales des 14 Juillet- 15 Août, ce n’était pas la morte saison, mais presque. Ni les émirs du Qatar, ni les millionnaires russes n’avaient encore mouillé dans le célèbre petit port. Sur le pas de la porte surgit un jovial hippopotame, il s’appelait Mariùsz Pànis _ on croit savoir qu’il était hongrois _, et leur fit bon accueil. De facto, le missile faisait toujours son petit effet dans le quartier, rameutant des populations diverses et variées. A telle enseigne que beaucoup de promeneurs de sexe masculin s’engouffraient maintenant chez la S.P.E.F. pour des parties de jambes en l’air dûment tarifées. Grâce à l’attraction produite par la présence du camion, Mariùsz faisait donc, de son côté, exploser le tiroir-caisse de son tout nouveau clandé.

   Comme midi était maintenant largement dépassé, Amadeo s’en fut faire choir la bobinette de chez sa mère-grand pour s’enquérir si elle n’avait pas quelque chose à faire grignoter à lui et à ses copains. Il s’en revint bientôt avec un énorme fait-tout où avait mijoté pendant des heures une appétissante daube de taureau. Mariùsz, devenu un ami, leur proposa l’ombre bienfaisante de la terrasse de son petit jardin, opposé au côté rue. Cela sentait si bon que quelques pensionnaires se risquèrent à venir les voir manger. Comme il y avait beaucoup à consommer, Amadeo les invita à partager leur repas. Les filles étaient magnifiques, elles venaient toutes de l’Europe de l’Est : des bulgares, des hongroises, des roumaines, des ukrainiennes, des russes, etc…

   Pour leur malheur _ ou leur bonheur, va-t-en savoir ? _ , la mémé avait nettement forcé sur les épices dans sa préparation. Le poivre, la coriandre, mais encore d’autres végétaux stimulants et carminatifs ne manquaient pas. Si on ajoute à l’effet aphrodisiaque que cela produisit sur tous les convives, le barack pàlinka (alcool d’abricot) que Mariùsz offrit à tous et à toutes en version tonnelet, je vous laisse imaginer les émois qui se produisirent dans les slips des uns et des autres vers la fin du repas.

   Tonin, Amadeo et Dudule sautèrent littéralement sur les jeunes filles pour leur proposer une sieste à la mêlée. Le taulier laissa faire, car il avait suffisamment engrangé de bénéfices aujourd’hui grâce à ces vaillants petits jeunes hommes. Chambosse, de son côté, se constituait une vidéothèque porno pour plus tard, pendant les longues soirées d’hiver en Artois, ce qui ne l’empêchait pas de seriner : « Arrêtez vos ahannements les gars ! On va se faire repérer ! »

   C’est évidemment Dudule qui eut la vedette tout cet après-midi-là et la nuit qui suivit. Ce ne fut qu’un cri lorsqu’une des petites pétasses mît à jour l’organe reproducteur du brave garçon. Toutes, sans exception, vinrent contempler ce qui rangeait John Holmes et Rocco Siffredi au rang de petits sifflets pour jardin d’enfants. Beaucoup se risquèrent, vainement d’ailleurs, à un ré-alésage du calibre de l’obus en question par des positions, souvent non répertoriées dans le Kama Soutra, et que la décence Humaniste et la morale judéo-chrétienne m’empêchent de vous détailler ici. Pour parfaire leur apprentissage du français, les trois lascars leur enseignèrent, en joignant les gestes aux paroles, la chanson bien connue concernant ce cher Dudule, surtout la partie relative au refrain bien entendu. De son côté, Chambosse filmait toujours, en essayant de ne pas se faire repérer par tous les acteurs de cette épique mélodie. Quand vint l’heure du dîner, et pour ragaillardir nos trois compères quelque peu flageolants, Mariùsz entreprit de leur servir un bortsch de sa composition à base de gingembre, de corne de rhinocéros et de spanish fly, le tout arrosé d’une décoction de bois-bandé qu’un client antillais lui avait offerte la semaine précédente. De facto, force est de constater que, ni l’après midi, ni la nuit, quelqu’un ne vint surveiller le missile. Il faut dire que l’intérêt dudit engin passa un peu au second plan en soirée, car un splendide feu d’artifice était offert, sur le port, aux populations par une grande marque de prothèses dentaires en carbure de tungstène.

   Vers minuit, la placette était quasiment vide, nos marins tentaient des abordages de tout bord, majoritairement par la poupe d’ailleurs, dans l’accueillante maison, et personne ne se souciait plus du camion et de sa cargaison. C’est malencontreusement vers cette heure-là qu’ Egésippe Troncasse, Adjoint au Maire chargé des concessions des cimetières tropéziens, passa en vélo près du véhicule. Quand il distingua, sur le plateau, le missile bardé de grosses annonces « DANGER » jaunes sur fond cacateux, son sang se coagula dans la foulée. Vite, il téléphona au Maire pour lui signaler quel terrible engin meurtrier se tapinait (Attention les loulous : Verbe venant de « tapinois », et non de ce qu’on pratiquait dans la maison jouxtante) au coeur de sa ville. Effrayé, le Maire téléphona au Préfet. Ce dernier alerta le Ministère de l’Intérieur qui répercuta l’information au Ministère de la Défense et au Premier Ministre. Le chef du Gouvernement prit sur lui d’appeler l’Elysée pour faire réveiller Monsieur le Président de la République, et lui apprendre quelle terrifiante menace de dévastation planait sur Saint Tropez. Le Président, en chemise de nuit et bonnet de coton, remit prestement dans son clapoir son râtelier en titane anodisé, et sut prendre ses responsabilités en ordonnant des mesures appropriées…

   Il allait être cinq heures du matin, tout semblait calme et désert dans le quartier. C’était sans compter avec l’intégralité d’une Compagnie de la Gendarmerie Mobile, en tenue de combat, fusil d ‘assaut à la hanche et semelles de crêpe qui venait quadriller silencieusement la charmante petite place. Puis, en une poignée de secondes, ces unités d’élite firent sauter la porte de la S.P.E.F., investirent toutes les chambres où chacun dormait d’un sommeil Ô combien réparateur, expulsèrent à coups de pieds dans le fondement les quatre appelés du contingent, les alignèrent le long du camion en les tenant en joue pendant que nos braves pioupious remettaient tant bien que mal pantalon et vareuse, ils ne mouftaient pas plus que l’aurait fait Mère Téresa faisant passer un casting à une troupe de Chippendales. On entendit alors un formidable ronflement avant de voir surgir un gigantesque tracteur en tenue camouflée, il remorqua facilement le camion jusqu’aux boulevards extérieurs, beaucoup plus larges. Là, une équipe de super-mécaniciens du Génie changea la roue défaillante aussi prestement qu’on le fait dans une course de Formule « 1 » Un apocalyptique convoi se constitua alors : Devant, il y avait un V.A.B. (Véhicule de l’Avant Blindé), des écoutilles on voyait sortir FAMAS et mitrailleuses, puis venait le camion au missile avec le quatuor qui n’en menait pas large, Tonin eut quand même l’esprit de l’escalier en s’adressant à Chambosse : « Ah dis donc ! Là, je crois qu’on a été repérés ! », en queue, il y avait un V.A.B. (Véhicule de l’Arrière Blindé) hérissé également d’engins létaux ; sur chaque flanc, des dizaines de motos de la Gendarmerie, quelques-unes avaient même un side-car où s’épanouissaient des mitrailleuses lourdes de 12,7 mm, des mortiers ou des lance-roquettes. Pour couronner le tout, deux hélicoptères de l’A.L.A.T. survolaient la redoutable caravane. Chambosse devenait enragé de ne pouvoir filmer tout ce cirque, car l’indicateur d’enregistrement de film affichait alors une saturation autant irrémédiable que définitive. L’ensemble était aussi discret qu’un voyage du Pape à La Mecque. Les quelques autos qu’on croisait étaient immédiatement stoppées et tenues de se ranger sur le bas-côté. Les conducteurs, médusés par ce cauchemardesque accompagnement, eurent des réactions bien humaines, de sorte que les médecins tropéziens s’étonnèrent tous d’une pandémie diarrhéique chez leur patients dans les jours qui suivirent.

   Le Colonel commandant les unités d’intervention fit son rapport, par radio, à qui de droit, soulignant que le missile était aussi inerte que le bigoudi de Frédéric Mitterrand consultant une revue « hard » de dames en tenues suggestives. Le Président de la République, vexé de s’être trop vite affolé, se défaussa en passant sa colère sur le Premier Ministre. Lequel souffla très fort dans les bronches des ministres. Celui de l’Intérieur passa un savon carabiné au Préfet qui, à son tour, agonit d’injures envers le Maire. Quant au pauvre Egésippe, il ne comprit jamais pourquoi on le destitua de sa charge d’Adjoint pour le mettre technicien de surface dans les pissotières tropéziennes pour le reste de sa mandature.

   Le Chef d’Etat-Major de la Marine, un Amiral cinq étoiles, excusez du peu, conseillé par ses services de communication, conclut que « La Royale » ne sortirait pas grandie par cette affaire si elle venait à s’amplifier, en faisant passer le Quartier-Maître Caffarel en Conseil de Guerre par exemple. Aussi recommanda-t-il « de ne pas faire de vagues » en enterrant l’histoire, et de ne surtout pas inquiéter les quatre marins mis en cause.

   Ces consignes furent appliquées à la lettre ; mais l’infortuné Tonin fut avisé qu’on lui « sucrerait » désormais toute permission à venir. Il fut muté dans les deux jours à la petite antenne de la Marine Nationale à Saint-Pierre-et-Miquelon. Lui qui les eut bien échauffés pendant vingt-quatre heures, tira les huit mois qu’il lui restait à faire à se geler les testicules.

   Gérard- 2011 (Je tiens à préciser que j’ai effectué mon Service National dans l’Armée de l’Air, arme de prestige, où jamais, au grand jamais, un boxon pareil ne saurait se produire.)

Raimondorama 02

Posted in Oulibouf on septembre 20th, 2011 by gerard – 1 Comment

Dans sa série « Mes histoires à faire rougir une écrevisse », Raimondo se donne ici à fond la fesse… Oups pardon! Je voulais dire « à fond la caisse »!

PLAGIAT HUGOLIEN

Elle avait pris le pli dès son âge enfantin

De faire sucer son con par ses petits copains ;

Elle s’était aperçu que semblable caresse

Apportait du plaisir et beaucoup d’allégresse

Et, ne voulant jamais se montrer une ingrate,

Elle savait à son tour de ses mains délicates

Apporter du bonheur à tous ses compagnons

Par de doux va et vient qui donnaient le frisson.

Hors, il advint qu’un soir  dans un sombre recoin,

Alors qu’elle procurait à son petit voisin

De ses agiles doigts sa part de gâterie

Vint à passer par là l’austère Sidonie,

Une femme bavarde, haïe dans la cité

Elle qui cancanait à  longueur de journée,

Répandant alentours ses affreux commérages

Qui troublait ses voisins et la paix des ménages.

Cette immonde vipère s’en fut près des parents

Raconter les exploits de leurs petits enfants

Et bien sûr la nouvelle fut très mal accueillie

Par des parents pensant que leurs petits chéris

Etaient bien élevés et vivaient comme il faut

Se comportant toujours comme des angelots.

Il fallut donc sévir et les contrevenants

Furent alors soumis à divers châtiments

Qu’en telles circonstances des parents avisés

Pour le bien des enfants savent imaginer.

A quelque temps de là, rentrant à la maison

La fillette entendit derrière une cloison

La voix de sa maman quémandant au plombier

De venir caresser son fastueux fessier,

Et faire également une belle minette,

Une feuille de rose et autres galipettes.

Entendant ces propos sans ambiguïté

Il vint à la fillette de malignes idées

Qui  poussèrent  maman à retrouver raison

Suspendant aussitôt toutes les punitions.

                                          Raimondo

                                                                             FEMME à LUNETTES

Le proverbe le dit : une femme à lunettes

Est instinctivement  une femme à quéquette.

Je me suis demandé si l’adage était vrai,

Et pour le vérifier pour savoir si jamais

On pouvait se fier à cette affirmation,

J’ai enquêté parmi toutes mes relations,

Ces dames du quartier qui avec élégance

Doivent porter des verres pour guérir leurs carences.

La  jolie boulangère, m’a dit d’un ton bourru :

Vous n’êtes qu’un cochon, qui a le feu au cul,

Désormais vous irez acheter votre pain

Dans une autre boutique ou un grand magasin.

J’ai poursuivi ma quête auprès de la mercière

Qui me toisa vraiment, et de façon altière

Elle me montra la porte et dit d’un ton mauvais

Qu’elle ne voulait plus me revoir désormais.

Sans me décourager, j’allai au grand bazar

Où la femme était là derrière son comptoir.

Mais cette digne dame à l’air pourtant posé

Me gratifia alors de noms très orduriers,

Noms que  la bienséance, ici ne permet pas,

De vous les répéter tellement ils étaient bas.

J’ai contacté bien sûr des cas révélateurs

De femmes revêtues de ces verres correcteurs

Myopes, hypermétropes, souffrant de presbytie,

Toutes ayant à l’œil  la moindre maladie

Que ce soit la crémière, la femme du boucher,

Ainsi que la belle-mère de notre quincailler,

Toutes avaient des  lunettes mais n’ont jamais osé

Répondre à la question qui leur était  posée.

Il me restait alors, parmi mes connaissances

Une femme sensée, remplie de clairvoyance :

C’était la pharmacienne, une femme avisée

Qui avait étudié en maintes facultés,

Mais malheureusement,  avait une vision

Ne nécessitant pas la moindre correction.

Mais j’osais me confier à elle néanmoins

Et cette aimable femme ne me repoussa  point.

Je ne puis cher Monsieur, répondre pour les  gents

Qui doivent sur leur nez mettre ces instruments,

Mais soyez assuré, bien que jamais j’en mette

Je suis une championne  au jeu de la quéquette ;

Venez donc avec moi au fond de l’officine

Afin que je m’occupe un peu de votre pine,

Et vous verrez ainsi qu’avec des yeux  très bons

On baise allègrement avec délectation.

Cette charmante femme baissant mon pantalon

Commença par me faire une belle succion

Et voyant le miracle par elle occasionné

Elle se retourna afin de quémander

Le membre turgescent qui allait l’enculer.

Elle hurla de bonheur en recevant ce gland

Qui provoqua en elle un grand contentement,

Et pour mieux prolonger l’effet de ces caresses

Je tâtais de mes mains ses généreuses fesses,

Puis en les dénudant j’atteignis ses deux seins

Qui furent titillés avec le plus grand soin.

La pharmacienne avait, il faut bien l’avouer

Un fier tempérament qu’on se doit d’admirer.

Durant de longs moments nos deux corps ont frémi

Aux mille positions qu’engendraient  nos envies

Et à ces va et vient source de volupté

Apportant à nos corps tant de félicité.

Il fallait en finir, elle me raccompagna

Et pour tous les clients, me dit à haute voix :

Revenez donc demain j’aurai certainement

Reçu du fournisseur votre médicament.

Raimondo

La pomme de terre et la veuve

Deux veuves étaient au champ.

En cette fin d’été était venu le temps

De faire les récoltes et stocker pour l’hiver

Les légumes et les fruits qu’avait produit la terre.

Ces femmes silencieuses

A l’aide d’une houe, toutes deux besogneuses,

Elles tiraient du sol cette solanacée

Qu’introduisit chez nous Monsieur de Parmentier.

Et penchées sur la terre

Tout le jour elles allaient pour un maigre salaire

De sillon en sillon, emplissant leur cabas

De ces pommes de terre qui alors poussaient là.

Soudain l’une des deux

Trouva un spécimen assez volumineux

Qui fort la stupéfia et fit s’exclamer

Tant cette pomme là avait pu l’étonner.

Mon dieu s’écria-t-elle !

Ce légume de forme assez  exceptionnelle

Me rappelle il est vrai de mon époux défunt

Il faut bien l’avouer, son sexe aux poils châtain. 

Il était donc si gros ?

S’étonna son amie qui n’en croyait pas mot ;

Aussi gros, certes pas, je dois bien l’avouer

Mais pour sûr aussi sale,  je puis te l’assurer.

                                                                                        Raimondo

Merci Raimondo, mais là, après avoir lu tout ça, je dois vraiment aller à con-fesse!

Raimondorama 01

Posted in Oulibouf on avril 20th, 2011 by gerard – 3 Comments

Je crois avoir déjà dit ici que Raimondo est un auteur prolifique. Il m’a paru normal qu’un article mensuel lui soit entièrement consacré. Ce que nous aimons en lui, outre son art de ciseler la métrique, c’est sa malice. Malice qu’il met au service d’une polissonnerie qui l’aurait, à coup sûr, rendu célèbre au XVIII ou au XIXème siècle. Hélas, de nos jours, nos jeunes ne s’embarrassent pas de périphrases ou d’euphémismes. Ils sont plutôt du genre « direct », c’est dommage car nos compagnes ont souvent gardé ce côté « fleur bleue » qui les fait craquer. Eclectique, vous pourrez juger, entre autres, de sa sensibilité très « comme il faut »  dans « Ode à Ninon » et de son sens de l’humour dans « Sans rime ni raison ». Il me fait penser à cette chanson de Georges Moustaki  « Fleur de méninge » que Barbara et, plus tard, Serge Reggiani, interprétèrent:  (http://www.dailymotion.com/video/xi2sn_barbara-fleurs-de-meninges_music ) :

« …Quand je joue au bel oiseleur
Je peux tout prendre avec des fleurs
De méninge
Pour étourdir la midinette
Pas besoin de roses ni de pâquerettes
Au dancinge
Suffit pour ce gentil labeur
De savoir faire pousser les fleurs
De méninge »
Continue dans cette voie, ami, ce n’est pas moi qui m’en plaindrai!

La main de singe 

La main de singe est une pièce qui fut représentée autrefois au Grand Guignol, théâtre aujourd’hui disparu, dont le répertoire puisait largement dans des histoires fantastiques. Le récit poétique qui suit est inspiré de ce drame. 

Le soir dans la taverne à l’heure de la veillée

L’homme nous racontait toutes ses équipées

Lorsqu’il était coiffé de ce beau képi blanc

Qu’autrefois il portait alors très noblement.

Pour nous, cet homme-là était le légionnaire ;

Il avait bourlingué par delà les frontières,

En Afrique, en Asie, en de lointains pays,

Dans des lieux où la guerre avait besoin de lui.

Nous étions fascinés au récit des actions

Qu’il racontait alors avec tant de passion.

Un soir, il nous montra  la Main  parcheminée

D’un grand singe africain qu’on lui avait donné.

Celui qui possédait ce précieux talisman,

Verrait trois de ses vœux exaucés pleinement ;

Et tous les gens présents, en voyant ce gri-gri,

Souhaitaient ardemment le posséder aussi,

Mais cet ancien guerrier,  malgré tous leurs soupirs

Négligea de répondre à leurs moindres désirs ;

On aurait dit qu’en lui  une image lointaine

Etait soudain venu réveiller une peine. 

Peu après, il mourut et l’on ne parla plus

De cette Main magique au pouvoir absolu.

Tous avaient oublié, sauf un fermier malin

Qui de cette amulette avait fait le butin ;

Longtemps il la garda tout au fond d’un tiroir

Jusqu’au moment venu ou vinrent des jours noirs :

Cette année là, les champs avaient très peu donné

Et cet homme emprunta pour pouvoir subsister,

Auprès de créanciers qui lui firent injure

Pour recevoir leur dû et le fruit de l’usure.

Alors il prit en main la précieuse  amulette

Qui pourrait  l’assister pour acquitter ses dettes

Et il cria bien fort « Il me faut mille écus

Pour que mes créanciers ne m’importunent plus ».

La Main se contracta ; rien ne se produisit,

Et il se retrouva avec tous ses soucis.

Mais quelques jours plus tard on vint lui annoncer

Que son fils, bûcheron,  était accidenté,

Ecrasé par un chêne au cours de son labeur.

Le patron généreux, pour payer ce malheur,

Fit don à ses parents d’une somme élevée

Et offrit mille écus pour les  indemniser.

A la ferme, la vie repris, mais le chagrin

Etait sans cesse là et du soir au matin

Ces gens pleurait leur fils hélas partit trop  tôt

Les laissant à leur peine en gisant au tombeau.

La mère obstinément suppliait son conjoint

De faire un nouveau vœu pour que leur fils enfin

Revienne parmi eux comme avant son trépas,

Ramenant au logis le bonheur et la joie.

Mais l’époux  hésitait, il songeait  constamment

Au corps déchiqueté du malheureux enfant.

Puis, peut-être lassé de toutes les suppliques

Il s’adressa enfin à cette Main magique

« Redonne à notre fils le souffle de la vie

Pour qu’il revienne enfin avec nous vivre ici »

Et de nouveau la Main soudain se contracta.

Aussitôt quelques chiens hurlèrent à la mort

Un vent impétueux s’éleva, soufflant fort ;                                

On entendit aussi aux abords du chemin

Une voix languissante criant  dans le lointain

Qui disait : chers parents je reviens parmi vous

Ouvrez donc votre porte, ouvrez votre verrou,

Je veux comme autrefois partager vos repas

Et retrouver chez vous le bonheur d’être à trois.

Oui, mais cette voix-là respirait la souffrance,

Et le père aussitôt eut en sa souvenance

Le corps du bûcheron broyé sous le grand chêne,

Dont il eut à nouveau la vision inhumaine.

Alors prenant la Main il prononça ces mots,

« Que le corps de mon fils retourne à son tombeau »

          Et une ultime fois

          La Main se contracta.

Ode à Ninon

I 

Ce matin là, à la rivière,

Ninon allait quérir de l’eau ;

Elle portait une brassière

Très fine car il faisait chaud.

En chemin elle rencontra

Un assez jeune adolescent

Qui bien fort la complimenta

Sur son très bel accoutrement.

Ma mie, dit-il d’un ton badin,

A travers ce tissu léger

On devine de jolis seins

Que j’aimerais tant caresser.

Ninon qui était demoiselle

Plein de pudeur et de vertu

Rougit ainsi qu’une pucelle

Au compliment inattendu.

Dès son retour à la maison

Elle conta à sa maman

Ce que le bien joli garçon

Avait susurré galamment.

Ma fille, répondit la mère,

Garde-toi des complimenteurs

Je te rappelle que ton père

Joua un jour le joli cœur,

Et qu’après t’avoir enfanté,

Il reprit son chemin errant

Me laissant avec mon péché :

Joli péché assurément ;

Car tu es très belle ma grande

Ta peau a la couleur du lin

Et tes grands yeux noirs en amande

Sont comme ceux de ce gredin

Qui un matin à la rivière

Après m’avoir fait compliment

Sut user de jolie manière

Pour me donner un bel enfant.

II

Ninon n’écoutant pas les conseils de sa mère

S’en alla de nouveau au bord de la rivière

Espérant retrouver le bel adolescent

Au sourire si doux et aux propos galants.

Lorsqu’il la retrouva très vite il s’élança

Et avec  passion il la prit dans ses bras.

Puis il saisit sa main qu’il serra longuement

Avant d’y déposer ses lèvres tendrement,

Et leurs bouches amoureuses qui s’étaient recherchés

Se trouvèrent aussitôt en un ardent baiser.

La suite, on la devine, ce furent des folies,

Des mains qui s’égaraient, des gestes plus précis,

Ou des attouchements qui devinrent bientôt

Source de volupté et d’amoureux sanglots.

Très vite ils furent nus, offrant leurs corps brûlants

A leurs plus fous désirs, à leurs baisers d’amants.

Quand ils ne furent qu’un, s’échappa une larme

Pour ce geste nouveau faisant d’elle une femme.

Puis ils dormirent là, heureux sous les feuillus

Près du ruisseau coulant sur les rochers moussus.

Lorsque Ninon revint, sa mère remarqua

Le changement profond, les grands yeux plein d’éclat

Le sourire extasié, la mine réjouie

Et l’allure puérile soudain évanouie.

Elle comprit alors à ces bouleversements

Que sa jolie Ninon n’était plus une enfant.

ODE RONSARDIENNE

Mignonne  remontre moi la chose

Que l’autre jour j’ai découvert

Soulevant  une  jupe rose

Faite d’un fort soyeux mohair.

Ce jour là, c’était merveilleux,

Tu n’avais pas mis de culotte

Et j’ai contemplé radieux

La rousseur d’une belle motte.

Lorsque tu m’as tourné le dos

Ce fut une réelle ivresse

De constater le beau duo

D’une très jolie paire de fesses.

Je fus comblé par ces beautés

Et mes mains  tremblantes d’amour

Longuement se sont attardées

Sur ces délicieux contours,

Mes lèvres assoiffées de désir

Bien vite se sont mise à baiser

Cette peau nue faisant frémir

Tout mon pauvre  corps enflammé.

Alors d’une langue goulue

J’ai titillé le fin bouton

Exhibé d’un sexe velu

Qui faisait mon admiration.

Tu t’es ouverte à mon envie

Ouvrant tes cuisses fuselées

Pour laisser pénétrer mon vit

Au creux de ton intimité.

Dès lors ma caresse  fougueuse

S’exprima avec fulgurance

Et une onde voluptueuse

Te fit crier de jouissance.

Pour répondre à ta volupté

A son tour prenant son essor

Mon sexe  s’en vint se vider

Dans l’antre tiède de ton corps.

Mignonne, viens, recommençons

Ce que l’autre jour on se fit

Aimons- nous  avec la passion

Dont nos corps ont la folle envie.

 Sans rime ni raison

 Tous les matins dans la cuisine

Elle aimait caresser ma joue

Et quand venait le crépuscule

Elle désirait que je l’embrasse.

En promenade, dans la rue

Elle mettait ses mains sur mon dos

Et un certain soir de juin

J’en vins à peloter ses bras.

Elle fut ravie de la caresse

Et bientôt me  montra sa joie

En enlevant son pantalon

Pour que je tâte son genou.

Un salaud a volé mon dictionnaire de rime

Et depuis ce jour-là je vis dans la débauche

Mes vers n’ont aucun sens, mes écrits sont  hideux

Et je me réconforte  en tripotant ma main

Paillardissimes 01

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2010 by gerard – Be the first to comment

Avertissement: Attention chers amis lecteurs! Ce site va bientôt être classé X tant nos libidos exacerbées ne demandent qu’à se libérer. Il est plus que temps de « sauter » le présent fichier si vos chastes oreilles ne peuvent supporter la très verte truculence de nos auteurs.

Rappel: Pour agrandir les images: cliquez sur celles-ci.

1/ A toi, ma Vénus Hottentote

Bardée de lard et de vertus

Je dédie ces vers impromptus

et je te propose la botte!


Viens donc çà, que je te pelote,

Que j’enfonce mon dard pointu

Dans le gros pétard mal foutu

que j’aperçois sous ta culotte.

Mais où devrait être une motte,

Je sens soudain un os velu!

Mon désir en est rabattu

Et je retourne à ma belote!

Mais depuis lors, j’n’ai plus la cote

Et j’ne sais « pus où j’sus rendu »!

Je fornique avec des marmottes

Et ne m’exprime qu’en urdu!

Adhémarmotte 2010 (Ça c’est du lyrisme, non ?)

2/ Ode à une Vénus bien en chair 

Dans un petit village de la France,

Il était une dame d’une telle corpulence

Que sa grosseur atteignait l’infini.

Il était une gigantesque houri

Dont la boyasse nous anéantit !

Il était une sorte de Pyramide de viande

Et un Panthéon de chairs qui épouvante !

Il était une incarnation qui devient géante,

Il était à chaque pas un ballottage inouï

Il était une outre de saindoux frit

Il était une tour de Babel toujours croissante

Et un Himalaya de graisse tremblotante

Il était une montagne de ventrèche grillée

Il était un amas de hachis parmentier

Il était une Vénus de Botéro

Et un énorme amoncellement d’aloyaux

Il était une bedaine envahissante

Il était une tripaille délirante

Il était un colosse de gélatine

Il était une bassine de paraffine

Il était un condensé de cellulite

Il était un monument de graisse cuite

Il était une motte de gras-double écrasante

Il était une femme quasi éléphante !

Miguel de Cervanfesse alias Adhémar 2010

3/ PROPOS sur L’ONANISME

Ce soir là, Félicien dit à sa dulcinée :

Ma mie, si tu voulais j’aimerais tant baiser,

Car il me semble bien que cela fait trois mois

Que je n’ai pas logé mon scoubidou en toi ;

A la longue, crois-moi, mes couilles encombrées

Ont un urgent besoin dès lors de se vider.

La femme répondit, riant à perdre haleine:

Tu as, tu le sais bien, mérité cette peine

Puisque tu m’as trompé avec une factrice

Une ignoble catin rongée par tous les vices,

Aussi durant un an je te l’ai déjà dit,

Jamais tu ne feras avec moi des folies.

Félicien,  il est vrai, un jour de février

Se mit à lutiner, la dame du courrier ;

Elle ne repoussa pas une proposition

Et même y répondit avec application.

Mais hélas son épouse surprit les délinquants

Surgissant, comme on dit, à un mauvais moment.

Elle décida donc, et pour toute une année,

De faire grève d’amour et de se refuser

Aux désirs passionnés de l’infâme trompeur,

Que devrait désormais payer pour ses erreurs.

Mais enfin direz vous en lisant ce récit,

Pourquoi donc Félicien ne s’était pas conduit

Comme autrefois Onan, ce héros bien lointain

Qui s’était soulagé utilisant ses mains ?

Hélas ! Trois fois hélas ! Cette histoire est horrible,

Félicien ne pouvait faire comme en la Bible

Car sa mère autrefois, alors qu’elle le portait,

Avait utilisé ce remède imparfait 

Dont l’effet désastreux,   aujourd’hui avéré,

Frappait en ce temps-là les enfants nouveau-nés :

Un produit  qu’on nommait alors thalidomide

Dérivé des phallines et des glutarimides.

  Et c’est pourquoi ce jour, le pauvre Félicien

Ne pouvait se branler : il n’avait pas de mains.

Raimondo 2010

4/ PETITS JEUX INNOCENTS 

Elle avait pris ce pli, cette blonde catin

De venir me sucer un peu tous les matins.

Dès qu’elle  gratouillait, de mon bureau, la porte,

Soudain montait en moi une émotion très forte.

Et fiévreux, j’attendais le moment bienvenu

Où elle poserait une bouche goulue

Sur mon sexe impatient et friand des caresses

Que bientôt me ferait  cette blonde déesse.

Suivant les circonstances et le temps imparti,

Elle savait dispenser toutes ses gâteries.

Parfois elle disait : cher patron adoré

Le prochain rendez-vous va sous peu arriver.

Et sans perdre un instant sa bouche  allègrement

Se mettait à l’ouvrage  en suçant hardiment ;

Ses deux mains fureteuses  s’en allaient en vadrouille

Et  avec énergie me caressait les couilles,

Pour enfin recueillir dans sa bouche pompeuse,

Les longs jaillissements d’une sève laiteuse.

Puis elle s’en retournait, et son rire béat

Semblait vouloir me dire : c’était bon n’est-ce pas ?

Lorsque le pouvions, quand nous avions du temps,

Elle n’hésitait pas, en un geste élégant, 

A retrousser bien haut sa très courte jupette

Pour quémander ainsi une bonne levrette.

Tout cela était bon, tout cela était bien,

Et je me délectais de ces jeux du matin.

Or il advint qu’un jour alors que nous baisions,

Soudain s’ouvrit la porte, et un grand trublion

S’en vint jeter le trouble à notre intimité.

Me bousculant très fort avec vivacité,

Il approcha alors, en braillant comme un fou,

De  ces  tendres rondeurs offertes à son courroux.

Tu n’es qu’une salope hurlait-il méchamment,

Et je viens pour punir tout les débordements

D’une immonde catin et femme sans vertu,

Qui offre à tout venant et son corps et son cul.

Oui,  je vais corriger de mes mains vengeresses

Les conteurs généreux de tes radieuses fesses,

Afin qu’elles rougissent de honte et de douleur,

Et révéler à tous l’état de ta noirceur.

Il frappa longuement et à coups redoublés

Sur cette blanche peau qui devenait rosée.

Mais malgré tout ces coups et ses grands horions

La belle lui lança avec délectation :

Enfin mon cher époux, tu devrais le savoir

Je suis un peu maso et tes coups de boutoir

Ne font que raviver en moi le grand désir 

De m’envoyer en l’air et  mourir de plaisir.  

Puisque vous êtes deux, ne vous gênez donc pas,

Car j’ai très forte envie de faire l’amour à trois.

Et tout cela fut bien et tout cela fut bon

Et j’ai très apprécié cette situation.

Raimondo 2010

5/ Ah ! les souvenirs d’adolescence !!!! Quoi de plus enivrant !

Subjugué par la splendeur du chef-d’oeuvre de Raimondo qui va suivre, Adhémar est resté sans voix (et sans clavier !) Il passe donc à quelques copains la charge… que dis-je ! le plaisir incomparable d’exprimer leur admiration :

« Je me croyais poète, mais je vois bien maintenant, en lisant ces stances, que je ne suis qu’un écrivaillon. » (Lamartine)

« Même Ulysse n’a jamais rien vu de si beau.» (l’Homère d’alors)

« Je vais jeter ma ballade des pendus au feu, elle ne vaut rien comparée à cette merveille ! » (Villon)

« J’accepterais volontiers d’admettre ce barde à la Devinière, pour rincer quelques cruchons. » (Rabelais)
« Je fais souvent ce rêve étrange et envoûtant : pouvoir écrire comme Raimondo ! » (Verlaine)

« Maint rêve vespéral sera brûlé par ce phénix de la littérature. » (Mallarmé)
« Comme je descendais des fleuves impassibles, j’ai cru que j’allais mourir d’ennui. Je n’ai été sauvé  que par ces sublimes souvenirs d’adolescence. » (Rimbaud)

« La littérature du 21° siècle sera Raimondienne, ou elle ne sera pas.» (André Malraux)

« Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Mais là, impossible de fermer la paupière. L’oeuvre immortelle de Raimondo m’a tenu éveillé. » (Marcel Proust) 

Pour copie conforme et par délégation,

Adhémariscos

SOUVENIRS d’ADOLESCENCE

 C’était il y a bien longtemps

J’étais alors adolescent

Très impatient de découvrir

De l’amour les moindres plaisirs.

L’idée me vint de lutiner

Toutes les femmes du quartier

Dont j’imaginais l’expérience

Et des caresses, la science.

Chaque matin allant chercher

Ma baguette de pain doré

J’admirais je vous le confesse

La boulangère aux jolies fesses.

Et un matin, n’y tenant plus,

Je lui ai dit : Madame Lulu,

Combien j’aimerais caresser

Les rondeurs de votre fessier.

Mais hélas, malheureusement,

Son époux survint nonobstant ;

Très fort il m’a botté  le cul

Et il m’a jeté dans la rue.

Sans me lasser je suis allé

Vers la boutique du crémier

Persuadé d’y découvrir

Réponse à mes profonds désirs

Auprès d’une très belle dame

Qui avait enflammé mon âme

Par l’ampleur du décolleté

Qu’elle exhibait sans hésiter

Aux yeux de tous les acheteurs.

Attirés par ces deux rondeurs.

Bien sur j’ai un peu hésité

Puis un jour je me suis lancé

Et alors sans aucun scrupule

Je lui ai dit : Ma chère Ursule

J’aimerais avec mes deux mains

Caresser vos très jolis seins

Mais hélas, malheureusement,

Son époux survint nonobstant ;

Très fort il m’a botté  le cul

Et il m’a jeté dans la rue.

Il me restait la pharmacienne

Femme aux appâts de magicienne,

Une brunette aux grands yeux noirs

Et l’objet de tous mes espoirs.

Je vins la voir un beau matin

Et sous un prétexte anodin

Lui demandais une potion

Afin de calmer les pulsions

Que son corps avait généré

Sur tous mes sens exacerbés.

Son sourire de bon aloi

Mit un terme à mon désarroi,

Et alors sans tergiverser

Je lui dis : ma chère Aglaé

J’aimerais, il ne tient qu’à vous

Caresser votre beau minou.

Mais hélas, malheureusement,

Son époux survint nonobstant ;

Très fort il m’a botté  le cul

Et il m’a jeté dans la rue.

Las enfin de ces déceptions

Je m’en revins vers ma maison

Et contais à notre gardienne

Mes aventures épicuriennes.

Aimable et pour me consoler

Elle fut bientôt déshabillée

Me laissant jouer sur son corps

Avec tous ses  jolis trésors.

La femme n’ayant pas d’époux,

Je ne craignais pas le courroux

D’un mari à l’esprit chagrin

Qui viendrait jouer les vilains.

Oui, mais la belle avouons-le,

Possédait beaucoup d’amoureux

Et durant nos tendres ébats

L’un d’eux vint à passer par là.

Hélas pour lui, assurément,

Me précipitant nonobstant ;

Fortement  j’ai botté son cul

Et je l’ai jeté dans la rue.

 Raimondo 2010