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Pastiches de Paul Claudel

Posted in Oulibouf on avril 20th, 2015 by gerard – 2 Comments

Un de nos maîtres à Adhémar et moi, Paul Reboux, avait commis dans un nouveau « A la manière de… » de 1950 (son compère Charles Müller étant mort au champ d’honneur en Octobre 1914), une parodie « L’annonce faite au mari » qui fustigeait la bondieuserie et les « loufoqueries consciencieuses comme en ferait un méridional qui voudrait avoir l’air profond » (Georges Clémenceau dixit) de Paul Claudel. On s’est essayé à faire de même…

     Personnellement, je n’ai vu au théâtre qu’une seule pièce de cet endormeur verbeux: « L’échange », c’était long et d’un ennui mortel. L’auteur de « L’annonce faite à Marie », « Le soulier de satin », « Le pain dur », etc… était un casse-burnes de première grandeur. claudel01

Le Soutier de Salins

Drame en 2 répliques

La scène est à Salins, grand port de mer du Jura, dans l’arrondissement de Lons-le-Saunier, célèbre pour ses fromages puants et patrie de Rouget de Lisle, fameux producteur de musique.

Dans le port, les chalutiers sont rangés bien sagement, attendant le moment de partir à la pêche au rouget (justement). A bord du troisième chalutier, en partant de la gauche, le Soutier de Salins est dans sa soute, il prie.**

LE SOUTIER

Seigneur, je prends livraison de ton corps et de ton sang du groupe O Rhésus négatif, je fais livraison de mon âme, de mes biscuits, de mes harengs saurs, de mon pemmican.

Livraison aux messieurs d’en-haut, ceux du pont, ceux de la dunette, ceux des huniers, ceux du premier ciel, du deuxième ciel… du septième ciel.

Livraison de ces choses qui sont dans ma main, que tu as mises dans ma main et que les margoulins débitent à pleines mains. Les margoulins de Salins.

Si la grue fait son travail, qu’est-ce qu’une âme humaine au bout d‘un filin, d’un filin de Salins, l’âme d’un humain de Salins ?

Et tout ce qui sort de ma soute, tabernacle des margoulins, c’est ton corps et c’est ton sang, c’est le pain et le vin, le pain et le vin de Salins, des humains de Salins, au bout du filin.

Le pain de Salins ! le vin de Salins ! et la saucisse et le boudin !

Et la saucisse ! et le boudin !

La saucisse de Saint Saturnin !

Le boudin de Saint Augustin !

Et les rougets, et les grondins, qui sont de la famille des trigles, de la Sainte Famille des acanthoptères marins, une pieuse famille, qui va à la messe tous les dimanches à Salins.

Tant qu’il y aura ce grand bateau autour de moi, et cette soute où j’écoute votre voix, cette soute qui prie et qui fait silence quand je vous écoute,

et même quand je vous écoutille,

tant que ma vocation éternelle sera de vous écouter dans ma soute, toute l’écoute aux Ecoutes de la Finance yakoute,

Tant que vous voudrez que de ma soute je hisse vers vous les caisses de farine***, les flacons de whisky les cageots d’endives amnésiques, et le beurre de cacao en e-tablettes

Tant que vous voudrez, ô mon dieu, que je souffre dans ma soute, que je goûte la choucroute, que je foute ma louloute sous la voûte de ma soute,

Tant que ma biroute et mes prières s’élèveront vers vous, ô mon dieu, ô mon sauveur,

Les margoulins de Salins, les putains et les nonnains, les sacristains, les pantins, les crétins de Salins, pourront goûter sans fin aux joies de la divine eucharistie !

(il se prosterne dans le gas-oil).

DIEU (excédé)

Casse-toi, connard *!

(Le rideau exécute son mouvement habituel).

Adhémar – années 60

* = Seule, cette réplique a été actualisée. A l’origine, on trouvait : « Ta gueule, eh con !»

Tous droits réservés, y compris en Andorre et au Bhoutan.

** = Il prie dieu, pas la fuite.

*** = Attention, pas de contrepèterie, SVP. claudel02

Le daim pur

Drame de la Nature (ou Comédie contre-nature)

La scène se passe à Disneyland dans la cabane des deux soigneurs de cervidés . Comme ce sont des gens supposés frustres, on voit çà et là, au milieu des tripes et des boyaux jonchant le sol, des carcasses écartelées de biches, de chevreuils, etc… bref, de cerfs vidés ! Nous sommes au crépuscule et des montgolfières, fières de leurs châtoiements au soleil couchant, passent nonchalamment dans le ciel déversant sporadiquement des brassées de minuscules tracts mais en gros caractères énumérant et vantant l’œuvre littéraire de Simone Veil, de l’Académie Française.

Si cette mise en scène est trop difficile à mettre en place, on peut remplacer l’ensemble par un bronze de Barbedienne trônant au milieu des planches, ne fut-ce que pour emmerder Sartre…

Bamboula Bambi

La course du soleil va en terminaison, je peux dire pourtant que ce jour fut mémorable car j’ai vu de mes globes oculaires ce dont peu de mortels ont eu la vision extatique. Non vraiment, par Saint Anselme et Saint Antide, je dois me faire Violaine… Oh pardon ! Je dois me faire violence pour me persuader que cela fut réel !

Cristobal O’Gay-O’Gay

Ô mon doux acolyte, évite moi une colite et narre moi ce qui semble t’avoir émerveillé comme un bel ostensoir, bon sang de bonsoir ! [ Car tout resplendit en toi comme le Saint Sacrement au lendit de Bécon-les-Bruyères chaque 29 Février:

Comme Sainte Blédine la gourgandine et Saint Géraud son maquereau,

Comme Sainte Paye la veille où Saint Thomas la ramona,

Comme Sainte Marcelle la pucelle quand Saint Alphonse l’enfonce,

Comme Sainte Bérangère la Conseillère connut Saint Luc de Montastruc,

Comme Sainte Raymonde l’immonde lorsque Saint Dominique la n…,

Comme Sainte Nitouche qui, de sa bouche, engoula le vilebrequin de Saint Frusquin,

…24 842 mots plus loin, on trouve :…

Enfin, comme Sainte Nicole la cagole se paya le dard de Saint Médard !

Je me hâte de faire court pour ouïr ton Evangile, toi qui n’est pourtant pas mon frère de race comme Saint Pancrace, mais plutôt du genre Saint Bonaventure avec la gueule de Toussaint Louverture!]*

Bamboula Bambi

Lorsqu’ Èos aux doigts de rose et vêtue de safran** me tira de mon sommeil de prolétaire, je m’en fus, après de brèves ablutions, donner la pitance matinale à nos pensionnaires. Tous se hâtèrent vers l’auge aux nutriments. Tous, sauf un : Le daim dont on connaît les farces ! Tu sais bien, celui qui sans vergogne souvent nous mord le cul et s’en va dans un coin rire comme un bossu ! […]*

Cristobal O’Gay-O’Gay

J’entends ce que tu dis ! […]* Ce daim donne aux autres un bien piètre exemple, nous l’avons si souvent remarqué que nous lui avons même donné un surnom. Il est si fantasque qu’on lui dit le « Daim-go », est-ce bien de lui dont au sujet duquel tu me causes*** ?

Bamboula Bambi

Tu dis vrai compagnon ! […]* Or donc, après que les bestiaux se furent sustentés, ils leur vint en lubie de se faire reluire. Les biches en chaleur se baissent de l’avant pour rendre leurs séants plus proéminents, toutes ont l’air de faire la prière musulmane. « Allah-daim » pensé-je alors en voyant tous les mâles accourir pour les couvrir. Et… si je ne me trompe : et les faons ados s’y mettaient tous aussi ! Tous, sauf un !

Cristobal O’Gay-O’Gay

Par la Glorieuse Eucharistie, je subodore qu’il s’agit du « Daim-go » ?

Bamboula Bambi

Exactement ! Ce daim fit abstinence et semblait tout fier de retenir sa semence. Pur il était, pur il voulait rester. […]* Cela m’a irrité de voir cette condescendance, mais encore plus Monsieur le Directeur qui passait justement par là, faisant sans doute son inspection matinale. Nonobstant les risques et la barrière, il s’approche de lui, baisse son pantalon pour se farcir le daim qui n’en peux plus mais… En fait, du daim il vise le rond pour y mettre son rondin. […]*

Cristobal O’Gay-O’Gay

Monsieur le Directeur est vraiment zoophile à tous les sens du terme. Il aime les animaux, et là il nous le prouve une fois de plus. […]* Montjoie ! Quelle grande âme !

Bamboula Bambi

Dieu le Père lui reconnaîtra sa bonté et son zèle, sois-en sûr ! [Notre Seigneur Jésus aussi lui fera la part belle en reconnaissant en lui l’ami du genre humain et du règne animal. Ne lui aurait-il pas dit :

Sois celui qui déboulonnera Supervielle,

Sois le résultat d’une scorie matricielle,

Sois celui qui conchiera Sartre et sa génération existentielle,

Sois celui qui n’aura jamais de faute, même vénielle,

Sois celui qui aura des pustules en kyrielle,

Sois le représentant d’une conduite caractérielle,

Sois celui qui évoluera dans cette vallée de larmes pestilentielle, car excrémentielle,

Sois celui qui étudiera à Yale,

Sois celui qui jouera de la vielle,

Sois celui qui coulera une bielle,

…31 107 mots plus loin, on trouve :…

In fine _ et j’en prends le ciel et le Très-Haut à témoin _ sois, comme Claudel****, celui qui emmielle !]*… Mais la fin du tableau est digne de Watteau : Il remet son fourniment dans son caleçon, remonte son pantalon et repart avec aux lèvres une chanson dont je n’ai retenu que le début : « J’ai e…é mon daim… »

Le rideau à la pourpre cardinalice, horrifié par l’usage d’un verbe aussi grossier que sacrilège _ car contre-nature _, tombe très brusquement dans un vacarme épouvantable de ménagerie en folie.

Gérard – 2015

* = L’auteur précise dans son manuscrit que les textes entre crochets : […] peuvent être coupés à la représentation qui, sans cela, durerait seize heures et trente-deux minutes. NDLR : Ce site étant limité à 400 Go, nous avons également choisi d’en faire l’impasse, sauf imparfaitement dans les deux entre crochets rouges pour vous donner une infinitésimale idée de ce à quoi vous avez réchappé.

** = Ce pédant de Claudel a trouvé une circumlocution à-la-mords-moi-le pour désigner l’Aurore.

*** = Galimatias claudélien. Et dire qu’il fut élu à l’Académie Française en 1946 !

**** =  A l’origine, il y avait là le nom de Braudel, mais comme on voyait mal comment ce brave historien de Fernand se retrouvait dans cette galère, les éditeurs ont vite remplacé son nom par un patronyme plus ad hoc.claudel03

Adhémar toujours en grande forme!

Posted in Oulibouf on janvier 20th, 2015 by gerard – 3 Comments

Notre poète azuréen se rappelle aujourd’hui à notre bon souvenir. Qui s’en plaindrait ?autoprom (77)

1/ Première parodie, « La vision du fakir » de Leconte de l’Isle (Poèmes barbares) :

Vingt gorilles, la main sur la Kalachnikov

Et le crâne rasé ceint du turban bout-filtre

Gardent le jeune émir et la Raïssa* de Damas.

Partout crépitent les tirs secs des bazookas.

 

Le tyran roide et grave en son riche costard

Tripote un vieux Luger d’une main hésitante.

La jeune femme est belle et sa peau frémissante

Luit sous la djellaba signée par Adhémar.**

 

Devant eux, demi-nu, un esclave maigre et sale

Relit en psalmodiant un verset du Coran,

Assis sur un cadavre au milieu de la salle.

 

L’odeur de ses panards offense la sublime

Et le tyran ordonne : « Embarquez la victime

Et jetez le lecteur aux clébards dévorants ! »***

Adhémar – 2014

*C’est la meuf du Raïs.

**Célèbre grand couturier de Nice.

***Si Racine dans le Songe d’Athalie se permet d’écrire « que des chiens dévorants  se disputaient entre eux », je peux bien  moi-aussi lâcher mes clébards ! 

Version de Leconte de l’Isle (moins bonne, bien sûr) :

Vingt Cipayes****, la main sur leurs pommeaux fourbis
Et le crâne rasé ceint du paliacate,
Gardent le vieux Nabab et la Begum d’Arkate ;
Autour danse un essaim léger de Lall-Bibis.

Le Mongol, roide et grave en ses riches habits,
Égrène un chapelet fait d’ambre de Maskate ;
La jeune femme est belle, et sa peau délicate
Luit sous la mousseline où brûlent les rubis.

Devant eux, un Fakir demi-nu, maigre et sale,
Mange en un plat de bois du riz de Mangalor,
Assis sur les jarrets au milieu de la salle.

La fange de ses pieds souille la soie et l’or,
Et, tandis que l’on danse, il gratte avec ses ongles
Sa peau rude, en grondant comme un tigre des djungles.

****: …et non 26 pailles !!! cascade01

2/ Deuxième pastiche : Les célèbres « Voyelles » d’Arthur Rimbaud : 

A noir, E blanc, I rouge, U trou vert, O bleu : voyelles,

Je vous lis dans les lieux d’aisances de ma tante.

A, noir, bourses velues des foules haletantes

Qui marchandent avec de vieilles maquerelles,

 

Golfe de St-Trop ; E, candeur des minettes bandantes,

Chaude-lance de DSK fier, mal blanc, frissons de brèles ;

I, poulpes, joint fumé, rire des jouvencelles

Qui tapinent autour de la rue de Lépante.

 

U, trou vert, vibrements divins des vits rigides,

Goût des pâtés semés de moisi, goût des bites

Que les dames dégustent d’un bec consciencieux ;

 

O, suprême clito, plein de relents étranges,

Fruit de mer chatouillé des langues et phalanges ;

O le puant, violé par ma pogne et Mon Nœud ! 

Rein beau (alias Adhémar – 2014)

Version rimbaldienne (pour mémoire) :

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !
dessin01  3/ Oeuvre originale (NDLR : Très!!!) J’ai été mis au défi de faire entrer « idiosyncratique » dans un sonnet d’heptasyllabes. Voilà qui est fait ! Un nouveau chef-d’œuvre pour Oulibouf. J’ai choisi le conseil de mon collègue Verlaine :

« De la musique avant toute chose,

Et pour cela préfère l’impair… »

Bon, d’accord, ça ne casse pas trois pattes à un canard, ni trois hémistiches à un alexandrin ! Mais je n’avais qu’un quart d’heure pour m’exécuter.

J’aime bien la mécanique.

Mon cousin ne l’aime pas.

Paul se plaît dans les falbalas,

Sa sœur préfère la métrique.

Jean adore la musique,

Pierre se pâme avec les chats.

Martine est pour les ébats

Avec la petite Monique.

Un tel adore Calcutta.

Tel autre choisit Carpentras.

Mon oncle est pour la rhétorique.

Ils sont tous plutôt fadas !

Moi je trouve tout cela

Bien trop idiosyncratique.

Adhémar – Mai 2014japon01

Les parodies d’actualité d’Adhémar

Posted in Oulibouf on janvier 20th, 2014 by gerard – 3 Comments

C’est indéniable, Adhémar aime autant les pastiches que coller à l’actualité! Ce qui nous vaut toujours de bons moments d’humour, mais aussi d’admiration pour ce tripatouilleur de la métrique. Merci ami niçois qui jamais ne déçoit!les4_04

 Stances modernes du Cid

 Percé jusques au fond des bourses

D’une poigne fiscale, aussi bien que mortelle,

Misérable victime  d’une injuste gabelle

Et malheureux objet d’une  horrible rigueur,

Je demeure immobile et ma thune abattue

Cède aux impôts qui me tuent.

Réduit au triste choix ou de fuir à Lausanne

Ou de vivre en infâme,

Des deux côtés mon mal est infini !

O dieu l’étrange peine ! Faut-il rester et faire la manche ?

Faut-il s’enfuir, et traverser la Manche ? 

 

Ah je sens bien qu’ils me le mettent là !

A mes p’tits picaillons, ces gens-là s’intéressent.

Il faut cacher mon flouze ou périr de misère.

L’un me bouffe la tête, l’autre bouffe mes bras !

Réduit au triste choix, ou de montrer mes fesses

Ou de vivre en détresse

Des deux côtés mon mal est infini.

Faut-il survivre comme un pâle zombie ?

Faut-il mourir en maudissant leurs mères ?

 

Parents, maîtresses, honneur, amour,

Tout a bien disparu, oui tout est bien fini !

Tous mes plaisirs sont morts, et mon bonheur perdu.

Le fisc me rend haineux, Bercy me fait cocu !

Cruel persécuteur d’une âme malheureuse,

Qui fut pourtant joyeuse,

Ô féroce ennemi de mon bonheur ancien,

Fisc qui causes ma peine,

Me poursuis-tu pour me tondre à zéro

Ou bien veux-tu que je file à Lugano ?

 

Il vaut mieux courir à Zurich !

Je dois sauver mon blé et mon livret d’épargne.

Du fisc, en le faisant, je m’attire la hargne,

J’attire ses doigts crochus en ne le faisant pas.

A mes doux picaillons je suis encor fidèle,

Je protège mon escarcelle,

Ma peur augmente en voyant le percepteur.

Oui vraiment, mon cœur est en… Berne,

Allons, ma bourse, et puisqu’il faut mourir,

Mourons du moins près du lac de Lucerne.

 

Partir sans emporter mes sous ?

Rechercher un refuge indigne de ma poire,

Endurer que mes voisins imputent à ma mémoire

D’avoir mal défendu le fric de ma pension ?

Respecter un ministre dont mon âme effrayée

Voit l’épouvantable cupidité ?

N’écoutons plus ce penser lénifiant,

Qui ne sert qu’à ma peine.

Allons-y carrément, sauvons du moins l’argent

Puisqu’àprès tout il faut fuir no pénates.

 

Oui, mon esprit s’était perdu.

Je dois tout à mon fisc et je dois me soumettre !

Que je meure fauché, et me le fasse mettre !

Je rendrai mon pognon comme je l’ai reçu.

Je m’accuse déjà de trop de négligence.

Courons à la déchéance !

Et tout honteux d’avoir tant hésité

Ne soyons plus en peine !

Puisqu’aujourd’hui je n’ai plus un radis :

Mes picaillons sont partis à Bercy. 

Corneille (celui qui baye, comme Nathalie) alias Adhémar-2013brides01.jpg

 Corneille en rage…


Hollande, Ô désespoir, Ô stupide énarchie,
N’avons-nous tant voté que pour cette infamie ?
Et ne sommes-nous blanchis à tant et tant œuvrer
Que pour voir en un an fleurir tant d’insuccès ?

Nos cœurs qu’avec ardeur faisons battre « français »,
Nos cœurs sont las de vous et de tous vos compères.
Blessés, trahis, usés, l’ambiance est délétère ;
Une affaire survient et fait tout exploser.

 Ô cruel souvenir d’’une gloire passée,
Œuvre de tant d’histoire décimée le 6 mai,
Nouvelle hiérarchie fatale à nos espoirs,
Précipice abyssal où nous allons tous choir.

 Faut-il, par votre faute, voir ce pays crever
Et souffrir sans un mot ou souffrir de dégoût ?
Hollande ! Il est grand temps de redonner à tout,
Une plus grande exigence et un plus grand projet.

 Président, la fonction n’admet point d’à peu près.
Et les faux pas nombreux que vous accumulez
Les erreurs, les mensonges et cette suffisance
Font déborder la coupe de notre tolérance.

Le moment est venu où tout peut basculer.
Évite la débâcle, sauvegarde la paix.
Va, quitte donc l’Élysée, en voiture ou en train,
Et laisse le pouvoir en de meilleures mains.

Adhémar – 2013belles01

 CE QUE L’ON VOIT A DAMAS

 Damas est en fureur. Chaque jour, la mitraille

Déchire le méchoui, le couscous, les murailles.

Tous ont fui. Le féroce Bachar, l’affreux Ali Baba,

Sont terrés sous le sol, au fond de leurs Kasbahs.

 

L’horrifique El Assad, avec les autres carnes,

Se montre quelques fois aux « étranges lucarnes ».

Il maudit l’amer Lokh, le menace du pal,

Lui fait des bras d’honneur et un toucher rectal.

 

Le Raïs et sa femme, avec leurs Oulémas,

Maudissent l’occident  et Barack Obama.

Un dentiste étonnant examine à grand peine

Les restes de méchoui qui gâtent leur haleine.

 

Ils se cachent, ils tremblotent, avec tous leurs Pachas.

Dans les rues dévastées, on ne voit plus un chat !

Ça canarde devant, ça canarde derrière,

Ça canarde partout, même dans leur postère.

 

Le canon à morpions, venu droit de Denver,

Projette des morbacs à tort et à travers.

Des canons plus puissants, venus des Appalaches,

Lancent des rats crevés et des bouses de vache.

 

On est saisi d’horreur par l’éventre-tomate,

Mais on craint encor plus le canon à patates !

Les autres armements, dus au grand Boris Vian,

Massacrent les Fatmas et tuent tous les enfants.

 

Là-bas, dans son gourbi, nommé Pentagaga,

Le Barack pète un coup et ça pue à Damas.

Ce n’est rien dit Flanby, l’odeur que vous sentez

N’est pas due au sarin, mais au jus de mes pieds.

 

Les chars que vous voyez au centre de la ville,

C’est pour offrir des fleurs à vos petites filles.

Et les mecs en treillis qui courent dans les rues

Ce sont de braves gens de l’armée du salut.

 

Ça brûle à Lattaquié, ça rôtit vers Alep,

Palmyre a disparu, comme  Jérimanep (1).

A demi cuits, les morts étalent leurs entrailles

Et les affreux  vautours viennent faire ripaille.

 

Terrés dans leurs bunkers, les pauvres journalistes

Comptent les macchabées et en dressent les listes.

On les sens dépités. Mais tous comptes bien faits

Cela vaut beaucoup mieux qu’être décapités.

 

Un obus vient de choir au quartier d’Al-Khalson

Et quarante fellahs exhibent leur côlon.

C’est le foie, dit Galien. Mais non, dit Hippocrate,

C’est le duodénum ou peut-être la rate.

 

Le cheikh de Lattaquié s’enfuit jusqu’à Kirkouk :

On l’a chassé d’ici car il pue comme un bouc.

L’Oronte veut rugir, mais, sec complètement,

Son lit sert de dépôt aux trafics d’armement.

 

Un tas de policiers, putréfiés déjà,

Jonchent le sol sacré du centre d’Antalya.

Les imams crient au feu et les muftis l’éteignent.

Bachar veut tout gazer, méchant comme une teigne.

 

La divine Aïcha a perdu ses clients !

Les « os » qu’elle rongeait jadis à belles dents

Ont pris des dimensions bien trop microscopiques,

Tant la peur a réduit leur aspect héroïque.

 

Le palais de Bachar est en capilotade.

Les vergers de Damas sont remplis de… grenades.

Inch’ Allah, dit le fkih. Mektoub, répond l’imam ;

Et tous deux sont cachés au sous-sol du hammam.

 

Les sunnites sont là. Ce que font les Chiites,

C’est très exactement ce que leur nom indique.

Quant aux belles houris, du boxon de Saddam,

Elles sont maintenant dans les rues d’Amsterdam.

 

Le barbier, il se barbe, et c’est les murs qu’il rase !

Tous ont fui par milliers, ô nouvelle Anabase !

Ceux qui restent à Damas se regardent en biais.

Y’a des guérilléros dans les moucharabiehs.

 

Plus de couscous, hélas ! et la viande est si rare !

Le tajin fait défaut et le méchoui se barre

Avec le Rondi-Bey, avec le Ras-Dada,

Comme disait quelqu’un (je le nommerai pas).(2)

 

Devant tout ce chaos, Bachar dans sa tanière

Sourit à belles dents, et gratte son postère.

Il est fier, il est grand, il est même serein.

Dans les rues de Damas flotte le gaz sarin. 

Adhémar, Prince des Poètes (11.11.2013) 

(1) = Si Victor Hugo a inventé Jerimaneth, je peux

bien inventer Jérimanep ! 

(2) = C’est ce vieux Paul Reboux, grand-maître du pastiche. Pastiché lui-même par un certain Paul Guenel (1947)autoprom (36)autoprom (35)

 

Parodies 07

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2013 by gerard – Be the first to comment

Adhémar et moi, nous nous y collons une fois de plus!PantheonAdhemarA tout seigneur, tout honneur. Et voici le Colloque sentimental de Verlaine (original:  http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/paul_verlaine/colloque_sentimental.html  – Fêtes galantes – 1869) revisité par Adhémar:

Colloque financier

Dans le grand hall solitaire et glacé

Deux ombres ont très longtemps bavassé.  

 

Leurs yeux sont lourds et leurs lèvres sont molles

Et l’on se fout totalement de leurs paroles.

 

Dans le vieux hall solitaire et glacé,

Deux spectres ont très longtemps jacassé.

 

— Te souvient-il de notre entente ancienne?

— Pourquoi voulez-vous donc qu’il m’en souvienne ?

— Ton staff s’occupe-t-il toujours du gros pognon ?

Vois-tu toujours la banque en rêve ? – Non.

 

— Ah! les beaux jours de bonheur indicible

Où nous faisions grimper la Bourse! – C’est horrible!

 

Qu’il était beau le fric, et si gros les bénefs !

— L’espoir a déjà fui, mais s’enfuit derechef.

 

Tels ils allaient, contant leurs fariboles,

Et la nuit seule entendit leurs paroles.

Adhémar-Paul Vers-l’aine – 2012

Puis une adaptation très libre, et même au niveau de la métrique des vers, de La conscience de Victor Hugo (original: http://www.victor-hugo.info/poemes/158.html La légende des siècles – 1859):

L’inconscience

Lorsqu’avec ses enfants, qu’il avait eu je ne sais pas avec qui

(la Bible ne s’est pas fatiguée à nous le dire)

Vêtus par Lapidus,

bien coiffés par Carita, rubiconds, loin des députés et sénateurs,

qui votaient le mariage entre  boxeurs et masseurs,

Caïn se fut enfui de l’Assemblée Nationale

en poussant des cris d’horreur,

comme le soir tombait notre Caïn arriva caha

sur la place du Marais à Lutèce.

Son mignon fatigué et ses fils hors d’haleine

Lui dirent : c’est plein de tatas !

Couchons-nous mais ne dormons que d’un œil.

 

Caïn ne dormant pas, songeait comme un couillon.

Ayant levé la tête vers les hordes de tantes,

il vit un grand pénis, brillant au firmament,

et qui le menaçait dans l’ombre férocement.

Je suis en danger, dit-il avec un tremblement.

Il réveilla ses fils, ses filles, son bardache,

(je le proclame ici, bien que cela me fâche),

et se remit à fuir, effrayé, vers St Trop.

Il marcha trente jours, poursuivi par le zob.

ll allait, muet, sombre, attentif à tout bruit.

Après les trente jours, il marcha trente nuits !

Furtif, ne regardant jamais derrière lui,

Sans repos, sans sommeil, il atteignit Sénéquier,

et les yachts des nababs pas encore inventés.

Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr

(en tous cas plus sympa que ne l’était Assur).

Restons-y ! nous avons du monde atteint les bornes,

et de la connerie aussi, qui est énorme.

Dès la première nuit, il vit à l’horizon

Le grand pénis brillant dans le ciel de Toulon.

Alors, il tressaillit, en proie à des caguettes !

Cachez-moi, cria-t-il, la main dans la braguette

De son copain de lit qui fumait un pétard.

Tous les fils regardaient trembler l’aïeul farouche

sauf un seul qui faisait des trucs avec sa bouche.

Caïn dit à Morsi, père de ceux qui vont

sous des tentes de poil dans le désert à la con :

« Place  de ce côté la troupe des tarlouzes

et mets au premier rang l’affreux Jamel Deux-bouses ».

 

Quand la muraille humaine eut bouché l’horizon,

Vous ne voyez plus rien ? dit Jordi l’enfant blond.

Le plus beau de ses fils, mignon comme l’aurore,

Et Caïn répondit : « Je vois ce zob encore ! »

Eyro, le radoteur, parlant pour ne rien dire,

Cria : je saurai bien supprimer cette bite !

Il fit alors construire un mur de pommes cuites.

Et Caïn dit : ce zob me menace toujours.

El Assad dit, il faut faire un grand génocide

avec les habitants d’Homs et de Damas,

ramener les macchabs et en faire un grand tas

pour que l’ami Caïn ne voit plus cette hampe.

Alors,  le  vieux  Strosh-Kane,  père des cornichons,

Proposa de bâtir un immense boxon

et de cacher Caïn au milieu des putasses.

Caïn se réjouit, exigeant qu’on le fasse.

Sur la porte on grava : Défense à Hollande d’entrer.

Quand il eurent fini de bâtir et murer,

on mit Caïn au centre, avec la maquerelle.

Mais lui restait lugubre, se grattant les aisselles.

Le zob a-t-il disparu, demanda la Casta ?

Et Caïn répondit : non, il est toujours là.

 

Pour tenter d’en finir, Caïn tout ahuri

décida de s’unir à Lolo Ferrari

La perle du boxon bâti par ses séides,

pour se cacher enfin sous ses jupes putrides.

Il dépouilla la belle de ses atours puants,

découvrit les parties préférées des amants,

puis il s’engagea seul dans cette voûte sombre.

Quand il  voulut lécher l’orifice dans l’ombre,

et qu’il vit les replis affreux de son vagin…

Le zob était dedans et menaçait Caïn !

Adhémar alias Totor Hugo – 2013autoprom09Boudiou! En faisant la poussière dans les entrailles de ma bécane, je suis tombé sur une parodie des « Conquérants » de José-Maria De Hérédia (cf http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jose_maria_de_heredia/index.html Les Trophées – 1893), je ne me souvenais plus avoir fait cette fadaise il y a six ans. Je vous la refourgue en m’excusant de ne pas coller à l’actualité, ça vous rappellera sans doute quelque chose:

Toujours de ce bon rosé Maria, extrait des « Trop faits » (comme le Camembert sans doute):

Les cons requérants

ou Les cons récurrents

ou Les quelconques errant…

 

Comme un bol de Benco, brûlant à faire mal,

Fatigués de vivre à la p’tite semaine,

De Poitiers, de Paris, Sarko et Ségolène

Partaient, ivres d’un rêv’ narcissique ou Royal.

 

Ils voulaient conquérir le merveilleux aval

Que donnent les sondages à ces deux phénomènes.

Et leurs fans, excités, psalmodiaient leur antienne

Aux forums de l’A2, TF1 ou Canal.

 

Chaque soir, en lorgnant l’accorte République,

Ils se voyaient champions du jeu démocratique,

Déambulant de fait au Palais Elysée.

 

Ou pintés_c’est navrant!_ dans un fond de poubelle,

Ils balbutiaient en choeur, étant alcoolisés,

En regardant filer leur gloire virtuelle.

Gérard – 2007

Je reviens maintenant à quelque chose de beaucoup plus récent:

Pour l’air, j’ai un faible pour Arletty plutôt que l’inamovible Juliette Gréco : http://www.youtube.com/watch?v=iJbFVar9HT0

Dans la rue des Blancs-Manteaux……Dans la rue d’Solférino
Ils ont élevé des tréteaux……………….Le PS a un château
Et mis du son dans un seau……………Occupé par des ribauds
Et c’était un échafaud…………………..Des pourris et des nigauds
Dans la rue des Blancs-Manteaux……Dans la rue d’Solférino


Dans la rue des Blancs-Manteaux……Dans la rue d’Solférino
Le bourreau s’est levé tôt………………Harlem Désir, cet escroc,
C’est qu’il avait du boulot………………Joue le rôle du bosco
Faut qu’il coupe des généraux…………D’un navire qui prend l’eau
Des évêques, des amiraux,…………….Son parti est un fiasco
Dans la rue des Blancs-Manteaux……Dans la rue d’Solférino


Dans la rue des Blancs-Manteaux……Dans la rue d’Solférino
Sont v’nues des dames comme il faut.Sont venus des rigolos
Avec de beaux affûtiaux……………….Pour planquer tous leurs pesos
Mais la tête leur f’sait défaut………….Vers Trinidad et Tobago
Elle avait roulé d’son haut……………..Mais ils nous la jouent mezzo
La tête avec le chapeau………………..Pour baiser le populo
Dans l’ruisseau des Blancs-Manteaux.Des bureaux d’Solférino

J-P Sartre & J. Kosma – 1944……….Gérard – 2013autopromo01

Parodies 06

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2012 by gerard – 3 Comments

Adhémar s’accommode ici de « El desdichado » de Gérard de Nerval (l’original : http://www.poesie.net/nerval3.htm )

Le maudit Nico

Je suis le malheureux, le nul, l’abandonné,

Le Prince  des losers,  à la gloire abolie ;

Ma puissance  est bien morte et mon corps étiolé

Porte les habits noirs de la Mélancolie.

 

Dans la nuit du Maroc, toi qui m’as déporté,

Rends-moi mon Elysée et Rachida Dati,

L’Angela qui m’aimait et Fillon qui ramait,

Et tous les Godillots qui criaient : « Vive lui ! »

 

Suis-je le Président ? Suis-je un pauvre zombie ?

Mon front est rouge encor du baiser d’Angela,

J’ai rêvé d’être un dur pour la belle Carla…

 

Et j’ai, deux fois battu, fui jusqu’en barbarie,

Regardant tristement, de ce lointain  rivage,

Le roi des pédalos me faucher mon fromage.

Adhémar – Mai 2012Dans « Les rayons* et les ombres », Victor Hugo a commis « Oceano nox » (cf http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20110912141852AAJpzol ), Adhémar en a profité outrageusement (* = il s’agit ici des rayons des roues de vélo naturellement) :

LA LEGENDE DES CYCLES

O combien de grimpeurs, de rois de la pédale,

Qui sont partis joyeux vers les cimes fatales

Sur la selle cruelle ont usé leurs klaouis !

Combien ont disparu avec leur bicyclette

Le nez dans le guidon, la peur dans les roupettes,

Sous le brouillard trompeur à jamais enfouis !

 

Nul n’envie votre sort, ô bagnards du guidon,

Dévoués porteurs d’eau, forçats du peloton,

Vainqueurs du Tourmalet ou traînards décatis,

Aigles des Pyrénées ou rois de la poussette !

Vous ahanez sans fin en sifflant vos canettes,

Tristes copies de Coppi !

 

O splendides héros qui pissez sur la selle,

Qui mangez en roulant et humez vos aisselles,

Vous cahotez le long des rochers effrayants !

O sprinteurs explosifs, ô suiveurs résignés,

Menacés par le vent, la voiture-balai,

Le furoncle et l’horrible accident !

 

Je chante vos exploits, tel Homère ou Virgile,

Je vous loue, je vous plains, je me fais de la bile

En voyant vos efforts et parfois vos malheurs !

Je compatis toujours devant votre calvaire.

Je souffre tellement qu’il me vient un ulcère

Quand j’entends grincer des railleurs !

Etc, etc, etc…

Adhémar de Thunder-ten-Tronck – 12.07.2003A l’image de Ponge, Guillevic, Fourest (ex: colonne, hélas écrite en jaune sur fond blanc, de gauche de http://vantal.over-blog.com/article-2854662.html ) , et bien sûr Michaux (ex: http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres/transver/jeupoeti/grcombat.htm )… mais aussi Bécaud (rappelez-vous http://fan-de-bb.forumpro.fr/t325-croquemitoufle-de-gilbert-becaud et pour l’air http://www.youtube.com/watch?v=_jhigkoBhiQ ) je me suis essayé à inventer des mots:

La virago virageuse

Fiantre ! Ma Jeannetouille vivait scoliosée,

La verbrale colonne toute zigzaguée

Et plus tordesque que politiqueux vérards,

Bancaleute comme Lama en son plumard.

 

Vouloir la zigouiguer était toute une affaire

Car zante fois sur cent, on ratait sa perlière.

Je l’enfûtais pourtant par un noir soir d’hiver

En lui débosquant tout dré mon ch’tit Gulliver.

 

Mirlaine ! A vouloir lui trifougner les floberts

_ Tancrédieu ! _ on avait l’impressouille charneuse

De s’engrougner du Badinter à France-Inter

Qui aurait vraiment la salmicroûte brenneuse.

 

Oh, comme je t’aillais ma brelle Jeannetouille !

Toi qui me refila, hélas, la morphyllis

Jusqu’à me faire extraplater les dives gouilles,

Au point de les prendre pour des volubilis.

 

A cet aujourd’hui, peu me chaut qu’autrui m’envive

De mes ruts slalomeux entre tes osselets.

Ce qui blogue à mes yeux avec cette poussive

C’est d’être poignetté lorsque je suis scalé.

 

Jeannetouille , qui avait été sarkophile

Avant de tournecasaquer pour le Françoué,

Et qui gnafra sec tant de frometons* débiles,

Lors, que de sarkophage on l’affubla d’emblée.

 

Jeannetouille calta par un beau trémuscule,

Avec son dos en « Z » digne de Zorro.

Et je peste, ballant comme bourse à taureau,

Au milieu d’invertis feuillant des renoncules.

Jeannet Hunebelle-Hattmaître alias Gérard – 2012

*= Dont le fameux faux-mage de HollandeMerci à Maurice Rollinat et à sa célèbre « Mademoiselle Squelette » ( http://fr.wikisource.org/wiki/Mademoiselle_Squelette ; pour l’air de la chanson, cliquez, en n°3, sur le triangle blanc sur fond vert:  http://www.fresselineshier.fr/Rollinat/mp3.htm) J’ai cependant changé ses heptasyllabes en octosyllabes :

Mademoiselle Polissonne

Mademoiselle Polissonne,

Je l’avais surnommée ainsi,

C’était une grosse cochonne.

 

Je venais des Bouches du Rhône,

Je la connus au Racati*,

Mademoiselle Polissonne,

 

Comme elle était folichonne !

Dieu ! Combien de folles nuits !

C’était une grosse cochonne !

 

Et des seins comme des bonbonnes

Qui émoustillaient mon zizi !

Mademoiselle Polissonne !

 

Ô Vénus, comme elle était « bonne » !

Et, surtout au jeu du déduit,

C’était une grosse cochonne.

 

C’est sûr qu’elle en faisait des tonnes

Cette futée p’tite souris !

Mademoiselle Polissonne.

 

Et bien qu’elle fut un peu conne

Avec un Q.I. rabougri,

C’était une grosse cochonne.

 

Je lui parlais de Perséphone,

Elle répondait Lady Di,

Mademoiselle Polissonne.

 

Mais jamais il n’y eut maldonne

Quand j’entrais dans son cagibi.

C’était une grosse cochonne !

 

Touchant son érogène zone

Au fin goût de piment ranci,

Mademoiselle Polissonne,

 

J’y trouvais une étrange faune

Qui me causa la syphilis :

C’était une grosse cochonne.

 

Quand je guéris de ce mal jaune,

Je me sentis tout ramolli,

Mademoiselle Polissonne !

 

Et je dus quêter des aumônes

Pour rembourser tous mes crédits.

C’était une grosse cochonne !

 

Ses forts appétits de lionne

M’ont donc souvent cloué au lit,

Mademoiselle Polissonne.

 

Quelquefois, sur son polygone

Que même une aune ne remplit

_C’était une grosse cochonne_

 

Comme un verre qu’on étalonne,

J’étais plus zéro qu’infini !

Mademoiselle Polissonne !

 

Elle finit par être nonne,

Rejoignant les sœurs de Marie,

C’était pourtant une cochonne.

 

Aujourd’hui, lorsque minuit sonne,

J’évoque cet amour enfui…

Mademoiselle Polissonne,

C’était une grosse cochonne,

Je dirais même une vraie truie.

Gérard – 2012

* = Quartier populaire de Marseille ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Racati )

Parodies 05

Posted in Oulibouf on août 20th, 2012 by gerard – Be the first to comment

A part Adhémar en Avril dernier, cela faisait longtemps que nous ne nous étions plus confronté à la parodie, au pastiche. Depuis Février 2011 en fait! Voilà un oubli de réparé:A/ Colloque génital (Adhémar – 1951)

Pour l’original : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/paul_verlaine/colloque_sentimental.html

 

Dans le vieux parc dégueulasse et puant

Deux tantouzes se perforaient le fondement.

 

Leurs nœuds sont mous et leurs couilles sont molles

Et leurs ébats, ce ne sont que paroles.

 

Dans le vieux parc plein de seringues sales

Deux vieux pédés s’amidonnent les amygdales.

 

Te souvient-il des garçons de jadis ?

Ces petits cons m’on foutu la chaud’piss’***

 

Ton vit se dresse-t-il toujours à leur seul nom ?

Vois-tu toujours leurs culs en rêve ? – Non.

 

Ah ! les beaux jours de sodomies indicibles

Où nous joignions nos verges ! – C’est possible !

 

Qu’il était grand ton zob, et grand mon trou du cul.

Tout cela s’est enfui dans le ciel noir, vaincu.

 

Tels ils marchaient, comme deux grandes folles,

Et chacun d’eux m’a foutu la vérole.

Paulo Vers l’aine / Adhémar 1951

 ***licence poétique. B/ Ode Ronsardienne (Raimondo – 2011)

Une ode très librement inspirée de: http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/pierre_de_ronsard/mignonne_allons_voir_si_la_rose.html 

Mignonne  remontre moi la chose

Que l’autre jour j’ai découvert

Soulevant  une  jupe rose

Faite d’un fort soyeux mohair.

Ce jour là, c’était merveilleux,

Tu n’avais pas mis de culotte

Et j’ai contemplé radieux

La rousseur d’une belle motte.

Lorsque tu m’as tourné le dos

Ce fut une réelle ivresse

De constater le beau duo

D’une très jolie paire de fesses.

Je fus comblé par ces beautés

Et mes mains  tremblantes d’amour

Longuement se sont attardées

Sur ces délicieux contours,

Mes lèvres assoiffées de désir

Bien vite se sont mise à baiser

Cette peau nue faisant frémir

Tout mon pauvre  corps enflammé.

Alors d’une langue goulue

J’ai titillé le fin bouton

Exhibé d’un sexe velu

Qui faisait mon admiration.

Tu t’es ouverte à mon envie

Ouvrant tes cuisses fuselées

Pour laisser pénétrer mon vit

Au creux de ton intimité.

Dès lors ma caresse  fougueuse

S’exprima avec fulgurance

Et une onde voluptueuse

Te fit crier de jouissance.

Pour répondre à ta volupté

A son tour prenant son essor

Mon sexe  s’en vint se vider

Dans l’antre tiède de ton corps.

Mignonne, viens, recommençons

Ce que l’autre jour on se fit

Aimons- nous  avec la passion

Dont nos corps ont la folle envie.

Caresse mes roubignoles

Suce-moi l’oignon (bis)

Caresse mes roubignoles

Vive le con

De Suzon C/ Jasmine (Gérard – 2012)

Je reconnais que ce qui suit n’a rien de drôle, mais on peut se permettre une petite exception de temps en temps, non? Pour la musique, elle est inspirée du folklore québécois; pour les paroles de 1929 _ P…! C’est pas jeune non plus!_  ( http://gauterdo.com/ref/ss/son.voile.qui.volait.html ) , merci à Pierre Daignault. Une interprétation comme une autre ici: http://www.youtube.com/watch?v=YDimcZL5qX0

 

Elle était féministe, haïe des talibans (bis)

Elle s’appelait Jasmine, avait juste 20 ans

Refrain standard :

Sans voile par ci, sans voile par là

Son voile s’envolait, s’envolait

Son voile s’envolait au vent

 

Elle s’appelait Jasmine, avait juste 20 ans (bis)

Elle se disait laïque, zappant le ramadan

(Au refrain standard)

 

Elle se disait laïque, zappant le ramadan (bis)

Pour réussir sa vie, quitta l’Afghanistan

(Au refrain standard)

 

Pour réussir sa vie, quitta l’Afghanistan (bis)

Elle vint à Paris, rencontra Jean-Christian

(Au refrain standard)

 

Elle vint à Paris, rencontra Jean-Christian (bis)

Apprécia le Pouilly, les rillettes du Mans

(Au refrain standard)

 

Apprécia le Pouilly, les rillettes du Mans (bis)

Au Noël qui suivit, se maria en blanc

Refrain :

Son voile par ci, son voile par là

Son voile qui volait, qui volait

Son joli voile blanc

 

Au Noël qui suivit, se maria en blanc (bis)

Elle n’eut pas d’enfant, elle n’en eut pas le temps

(Au refrain standard)

 

Elle n’eut pas d’enfant, elle n’en eut pas le temps (bis)

Car quatre fous d’Allah l’égorgèrent au Printemps

(Au refrain standard)

 

Car quatre fous d’Allah l’égorgèrent au Printemps (bis)

Elle gisait dans la rue, ses yeux fixant l’avant

(Au refrain standard)

 

Elle gisait dans la rue, ses yeux fixant l’avant (bis)

Ses compagnes au défi relevèrent le gant !

Refrain :

Leurs voiles par ci, leurs voiles par là

Leurs voiles qui baignaient, qui baignaient

Qui baignaient dans son sang !

Délires cauchAdhémardesques

Posted in Oulibouf on avril 20th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Ce mois-ci, c’est le facétieux Adhémar qui s’y colle. On ne pourra qu’admirer l’éclectisme de ses talents de poète ou de prosateur. Pour commencer, voilà-t-il pas qu’il s’érige en censeur docte et érudit pour corriger mes navrantes erreurs dans « Retour au pays ou Mondo ca(r)ne » de http://gigaproduction.fefaine.be/2010/11/20/variations-montastrucoises-02/ :

J’ai admiré la prose raffinée de notre grand spécialiste du Moyen-Age Gérard MANVU-PLUKONT, et je me suis délecté au récit des aventures de son héros Jeannet PLEINLECOUL au cours de son anabase.

Mais je suis très chatouilleux, sous les bras et sur l’exactitude parfaite des récits soumis à notre délectation. Et là, je dois le proclamer, notre historien a commis plusieurs…. disons inadvertances.

Tout d’abord sur le nom et le sexe du canasson. Je peux démontrer que cet animal ne s’appelait pas Mastapur, mais très certainement Groumije, et que c’était une jument. En effet, au livre septième des mémoires de Jupiter Korleonis, le grand écrivain sicilien, on peut lire cette phrase, que je cite d’ailleurs de mémoire : « Korniolos de Katakombos dans son célèbre ouvrage FAMOSS KABALLOSS ANTIKOSS, nous décrit de façon précise les montures des héros de son temps, et nous parle de la rossinante que chevauchait Jeannet PLEINLECOUL, un aventurier du XIII° siècle, une bête maladive « quod nomen Groumija erat et jumenta catastrophica fuit ». Et toc !!!!

Ensuite, le récit de l’arrivée sur ses terres du cadet Jeannet, montre bien que l’auteur G. Manvu-Plukont n’a pas visité personnellement le nord-est de Toulouse. S’il l’avait fait, il aurait remarqué le gros cerisier qui se dresse encore aujourd’hui sur la rive gauche du ruisseau Tranpetoncuq, juste après Castel-Maurou, et qui servait à pendre les ennemis politiques du maître des lieux. Il aurait certainement mentionné ce cerisier géant, d’une espèe inconnue, qui produit certes des cerises, mais aussi des pommes, des meringues, du quinquina et de la ventrèche. Quelques ossements humains accrochés aux branches et depuis longtemps desséchés, montrent encore l’extrême cruauté des moeurs de ce temps-là, et confèrent à l’arbre, par leur fumet, ses propriétés broncho-dilatatrices..

Jeannet PLEINLECOUL s’arrêta sous ce cerisier, pour méditer. Il revit en pensée ses exploits en Terre Sainte, et comment il n’hésita pas à se livrer aux plaisirs de la chair avec l’imam de BAAL-TUMLAMI, pès de BIROUTH, juste à droite en sortant de Nazareth. Ces fantaisies sexuelles furent la cause première des hémorroïdes qui l’affligèrent jusqu’à sa mort, et qui rendirent indispensable l’utilisation quasi permanente de son doigt unique..

Se tournant ensuite vers le nord, il aperçut le monument funéraire de son frère Cassoul-le-laid et n’hésita pas à déféquer sur la pierre tombale, tandis que la jument Groumije empuantissait la forêt de ses pets monstrueux.

Enfin, dernière omission incompréhensible de l’auteur, l’entrée de Jeannet dans le siège (éjectable) de sa seigneurie fut marquée par un incident, plein de conséquences pour l’avenir. Les braves habitants de Montastrouc avaient envoyé à sa rencontre un troupeau de 100 jeunes filles, appelées MANGE-AUX-ROUPETTES, ou Pom-pom gueules, qui se jetèrent sur notre bon Jeannet et se livrèrent sur sa personne à des actes que les films X nous montrent sans vergogne. Pris au jeu, Jeannet fut forcé de constater que, sous l’extrême excitation due aux manipulations des 100 salopes, ses testicules endommagés (voire même « ablationnés » sous l’ordre de Putoulthan, le seigneut des Trabugondes) repoussaient à vue d’oeil et qu’il pouvait honorer ces demoiselles somme il convenait. Ce qui devait arriver arriva, les miss pom-pom repartirent toutes enceintes. Plus tard, elles reconnurent leurs erreurs, alléguant pour leur défense qu’elles avaient interprété Pom-Pom comme pompons! et pompons-le gaiement, et elles le pompèrent, avant de passer à l’exercice de la bête-à-deux-dos !

Ce sidi…. pardon, ceci-dit, je félicite l’auteur pour le reste du récit, que je trouve d’une exactitude parfaite.

Aves mes compliments.

Adhémaris-cause toujours- 2011Ode aux quinquas

Mignonne, allons voir si l’arthrose
Qui ce matin, tant m’ankylose
Depuis qu’a sonné mon réveil
Pour clore une nuit de sommeil

Aura perdu de sa vigueur
Après un footing d’un quart d’heure.
Las ! Voyez comme sont les choses,
Il faudrait que je me repose.

Mes maux, loin de se calmer
Las, las, ne cessent d’empirer.
Ô vraiment, marâtre nature
Avec l’âge la douleur perdure !

Donc, si vous m’en croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté

Avant que ne ternisse votre beauté,
Pour assouvir toutes envies
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie !

Ronmar ou Adhésard (va-t-en savoir?)- 2011Elle a saboté sa beauté !

La méthode Dugenou, un échec garanti !

Victoire Dugenou, une maman de vingt-trois enfants habitant dans la région (quelle région ?), constitue le parfait exemple de ce qu’est une consommatrice abrutie qui utilise le web pour obtenir des produits à la con sans avoir à casser sa tirelire, ni à vendre ses charmes. Trop absorbée par sa vie ridicule, elle n’avait plus le temps de s’occuper d’Amélie ni d’elle-même, et de faire ses besoins.

Déterminée à changer pour le pire, elle a récemment découvert une manière bouffonne de combiner deux offres d’essai de produits de beauté anti-économiques pour obtenir des résultats minables. Les produits Perfect Laideur et RevitaTronche-en-biais deux des noms parmi les plus abominables dans la lutte perdue d’avance contre les effets du vieillissement, l’ont aidée à percer ses furoncles et les secrets des produits anti-âge fabriqués par des escrocs patentés.

Les résultats, qui mettent au défi le bons sens, parlent d’eux-mêmes et sont comparables à ceux que vous obtiendriez dans un élevage d’ornithorynques handicapés, près de Pont-à-Mousson, et qui vous coûteraient la peau des fesses, ou auprès de médecins bidons pour des tarifs de 31 500 € ou plus,  même s’ils vous ont appâtées comme nous au moyen d’offres gratuites d’essai.

Souhaitant empoisonner la vie des autres, Victoire Dugenou a décidé de partager avec nous son histoire lamentable en la publiant en BD. Ces images stupides nous montrent comment elle a non seulement tenté en vain d’éliminer ses rides, mais a également renoncé à relâcher la peau de sa hure et de son goître. Les résultats ont changé sa vie, on peut le dire : maintenant, elle sort faire ses courses avec la tête dans un sac !  Et puisque bon nombre d’entre nous feraient tout pour augmenter les effets dévastateurs du temps sur notre peau de porc-épic, nous vous présentons le secret de son « arme fatale » (j’allais le dire !) et totalement inefficace pour lutter contre les rides. 

  Mais n’attendez pas ! Notre rapport a généré beaucoup de buzz,  et trompé beaucoup de buses, aussi les produits en essai gratuit ne seront pas disponibles pour toujours !  (Heureusement !!!)

– Stéphanie Va-de-la-Gueule

Directrice et balayeuse chez Perfect-Laideur–

Pour copie conforme :  Adhémariscos- 2011…et une ch’tite fable parodique pour finir (une sorte de panaché La Fontaine/Henri Michaux dans http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres/pratique/jeupoeti/grcomba2.htm ) :

La phrygane et la bostryche

La phrygane ayant faucardé

Tout l’été,

Se trouva fort déponente

Quand l’ectopie fut présente.

Elle réclama la colistine

Chez la bostryche sa voisine,

La priant de lui revercher

Quelques émonctoires pour pailler

Jusqu’à la scotome nouvelle.

« Je vous blèserai, lui dit-elle,

Avant la fascia, foi de névroptère,

Odonate et nectarifère. »

La bostryche n’est pas protiste,

C’est là son ope à quipos.

« Que frettiez-vous en libero? »

Dit-elle à cette acrobaliste.

« Je faucardais, ne vous déplaise. »

« Vous faucardiez? J’en suis fort aise,

Eh bien, provignez maintenant! »

Jean de la Foutaise alias Adhémar- 2011

NB: Tous ces mots sont dans le Petit Larousse.

 

Raimondorama 02

Posted in Oulibouf on septembre 20th, 2011 by gerard – 1 Comment

Dans sa série « Mes histoires à faire rougir une écrevisse », Raimondo se donne ici à fond la fesse… Oups pardon! Je voulais dire « à fond la caisse »!

PLAGIAT HUGOLIEN

Elle avait pris le pli dès son âge enfantin

De faire sucer son con par ses petits copains ;

Elle s’était aperçu que semblable caresse

Apportait du plaisir et beaucoup d’allégresse

Et, ne voulant jamais se montrer une ingrate,

Elle savait à son tour de ses mains délicates

Apporter du bonheur à tous ses compagnons

Par de doux va et vient qui donnaient le frisson.

Hors, il advint qu’un soir  dans un sombre recoin,

Alors qu’elle procurait à son petit voisin

De ses agiles doigts sa part de gâterie

Vint à passer par là l’austère Sidonie,

Une femme bavarde, haïe dans la cité

Elle qui cancanait à  longueur de journée,

Répandant alentours ses affreux commérages

Qui troublait ses voisins et la paix des ménages.

Cette immonde vipère s’en fut près des parents

Raconter les exploits de leurs petits enfants

Et bien sûr la nouvelle fut très mal accueillie

Par des parents pensant que leurs petits chéris

Etaient bien élevés et vivaient comme il faut

Se comportant toujours comme des angelots.

Il fallut donc sévir et les contrevenants

Furent alors soumis à divers châtiments

Qu’en telles circonstances des parents avisés

Pour le bien des enfants savent imaginer.

A quelque temps de là, rentrant à la maison

La fillette entendit derrière une cloison

La voix de sa maman quémandant au plombier

De venir caresser son fastueux fessier,

Et faire également une belle minette,

Une feuille de rose et autres galipettes.

Entendant ces propos sans ambiguïté

Il vint à la fillette de malignes idées

Qui  poussèrent  maman à retrouver raison

Suspendant aussitôt toutes les punitions.

                                          Raimondo

                                                                             FEMME à LUNETTES

Le proverbe le dit : une femme à lunettes

Est instinctivement  une femme à quéquette.

Je me suis demandé si l’adage était vrai,

Et pour le vérifier pour savoir si jamais

On pouvait se fier à cette affirmation,

J’ai enquêté parmi toutes mes relations,

Ces dames du quartier qui avec élégance

Doivent porter des verres pour guérir leurs carences.

La  jolie boulangère, m’a dit d’un ton bourru :

Vous n’êtes qu’un cochon, qui a le feu au cul,

Désormais vous irez acheter votre pain

Dans une autre boutique ou un grand magasin.

J’ai poursuivi ma quête auprès de la mercière

Qui me toisa vraiment, et de façon altière

Elle me montra la porte et dit d’un ton mauvais

Qu’elle ne voulait plus me revoir désormais.

Sans me décourager, j’allai au grand bazar

Où la femme était là derrière son comptoir.

Mais cette digne dame à l’air pourtant posé

Me gratifia alors de noms très orduriers,

Noms que  la bienséance, ici ne permet pas,

De vous les répéter tellement ils étaient bas.

J’ai contacté bien sûr des cas révélateurs

De femmes revêtues de ces verres correcteurs

Myopes, hypermétropes, souffrant de presbytie,

Toutes ayant à l’œil  la moindre maladie

Que ce soit la crémière, la femme du boucher,

Ainsi que la belle-mère de notre quincailler,

Toutes avaient des  lunettes mais n’ont jamais osé

Répondre à la question qui leur était  posée.

Il me restait alors, parmi mes connaissances

Une femme sensée, remplie de clairvoyance :

C’était la pharmacienne, une femme avisée

Qui avait étudié en maintes facultés,

Mais malheureusement,  avait une vision

Ne nécessitant pas la moindre correction.

Mais j’osais me confier à elle néanmoins

Et cette aimable femme ne me repoussa  point.

Je ne puis cher Monsieur, répondre pour les  gents

Qui doivent sur leur nez mettre ces instruments,

Mais soyez assuré, bien que jamais j’en mette

Je suis une championne  au jeu de la quéquette ;

Venez donc avec moi au fond de l’officine

Afin que je m’occupe un peu de votre pine,

Et vous verrez ainsi qu’avec des yeux  très bons

On baise allègrement avec délectation.

Cette charmante femme baissant mon pantalon

Commença par me faire une belle succion

Et voyant le miracle par elle occasionné

Elle se retourna afin de quémander

Le membre turgescent qui allait l’enculer.

Elle hurla de bonheur en recevant ce gland

Qui provoqua en elle un grand contentement,

Et pour mieux prolonger l’effet de ces caresses

Je tâtais de mes mains ses généreuses fesses,

Puis en les dénudant j’atteignis ses deux seins

Qui furent titillés avec le plus grand soin.

La pharmacienne avait, il faut bien l’avouer

Un fier tempérament qu’on se doit d’admirer.

Durant de longs moments nos deux corps ont frémi

Aux mille positions qu’engendraient  nos envies

Et à ces va et vient source de volupté

Apportant à nos corps tant de félicité.

Il fallait en finir, elle me raccompagna

Et pour tous les clients, me dit à haute voix :

Revenez donc demain j’aurai certainement

Reçu du fournisseur votre médicament.

Raimondo

La pomme de terre et la veuve

Deux veuves étaient au champ.

En cette fin d’été était venu le temps

De faire les récoltes et stocker pour l’hiver

Les légumes et les fruits qu’avait produit la terre.

Ces femmes silencieuses

A l’aide d’une houe, toutes deux besogneuses,

Elles tiraient du sol cette solanacée

Qu’introduisit chez nous Monsieur de Parmentier.

Et penchées sur la terre

Tout le jour elles allaient pour un maigre salaire

De sillon en sillon, emplissant leur cabas

De ces pommes de terre qui alors poussaient là.

Soudain l’une des deux

Trouva un spécimen assez volumineux

Qui fort la stupéfia et fit s’exclamer

Tant cette pomme là avait pu l’étonner.

Mon dieu s’écria-t-elle !

Ce légume de forme assez  exceptionnelle

Me rappelle il est vrai de mon époux défunt

Il faut bien l’avouer, son sexe aux poils châtain. 

Il était donc si gros ?

S’étonna son amie qui n’en croyait pas mot ;

Aussi gros, certes pas, je dois bien l’avouer

Mais pour sûr aussi sale,  je puis te l’assurer.

                                                                                        Raimondo

Merci Raimondo, mais là, après avoir lu tout ça, je dois vraiment aller à con-fesse!

Parodies 04 (Chansons uniquement)

Posted in Perlouzes solitaires on février 20th, 2011 by gerard – 1 Comment

1/ Rappel de l’air, s’il en était besoin:

http://www.youtube.com/watch?v=cBMDX2sR27U

Ne me quitte pas 1959         Ne m’acquitte pas 2009

Jacques Brel                       Jack Brèle alias Adhémar  

Ne me quitte pas                 Ne m’acquitte pas
Il faut oublier                     Il faut marchander                
Tout peut s’oublier             Tout peut se renégocier    
Qui s’enfuit déjà                 Qui fait des sagas
Oublier le temps                 Des sagas pour gagas
Des malentendus                Renégocier ses droits
Et le temps perdu               Ses droits aux sagas  
A savoir comment              Ses droits aux sagaies 
Oublier ces heures             Réduits aux acquêts…
…                                       …

Ne me quitte pas                Ne m’acquitte pas              
Ne me quitte pas                Ne m’acquitte pas 
…                                       …
On a vu souvent                  On a vu parfois
Rejaillir le feu                     Se dresser mon noeud
D’un ancien volcan             Près d’un gros tréteau
Qu’on croyait trop vieux      Qu’on croyait trop vieux
Il est paraît-il                      Il est paraît-il

Des terres brûlées                Des bites gonflées
Donnant plus de blé            Qui bandent en Juillet
Qu’un meilleur avril           Et même en Avril
…                                        …
Ne me quitte pas                  Ne m’acquitte pas                 
Ne me quitte pas                  Ne m’acquitte pas                 
…                                       …
Ne me quitte pas                 Ne m’acquitte pas
Je ne vais plus pleurer        On va négocier
Je ne vais plus parler          On va se maquer
Je me cacherai là               On va déféquer
A te regarder                      Sur toutes les sagas
Danser et sourire                Sur toutes les sagaies
Et à t’écouter                      Sur ces vieux gagas
Chanter et puis rire             Sur tous les fadas
Laisse-moi devenir              Et sur Madonna
L’ombre de ton ombre         Et sur Nicolas
L’ombre de ta main             Le mec plus qu’ultra
L’ombre de ton chien          Jusqu’à Calcutta
Ne me quitte pas                 Ne m’acquitte pas
Ne me quitte pas                 Ne me cuite pas
Ne me quitte pas                 Ne me bite pas…

2/ L’air? Voilà, voilà:

http://www.dailymotion.com/video/x67vzj_san-francisco-maxime-le-forestier_music

San Francisco                                     L’Asile Vieilles-Peaux

Maxime Le Forestier 1972             Gérard 2009

C’est une maison bleue                   C’est une maison de vieux
Adossée à la colline                          Qui pue de très loin l’urine
On y vient à pied                               On leur casse les pieds
On ne frappe pas                               Toujours on les bat
Ceux qui vivent là                             Ceux qui vivent là

Ont jeté la clé                                      Sont tous retraités
On se retrouve ensemble                On se retrouve ensemble
Après des années de route             Après avoir fait son « Prout! »
Et on vient s’asseoir                         On va à la mangeoire
Autour du repas                                 Becqu’ter son rata
Tout le monde est là                          Tout le monde est las
A cinq heures du soir                        Dès cinq heures du soir

Quand San Francisco s’embrume                   Quand l’Asile Vieilles-Peaux s’enrhume
Quand San Francisco s’allume                         Quand l’Asile Vieilles-Peaux s’inhume
San Francisco                                                        Asile Vieilles-Peaux
Où êtes-vous                                                         Où êtes-vous
Lizzard et Luc                                                      Calment, Trouduc
Psylvia                                                                    Béria
Attendez-moi                                                      Attendez-moi

Nageant dans le brouillard                          Navrant que ces vieillards
Enlacés roulant dans l’herbe                       Ne fument plus de l’herbe
On écoutera Tom à la guitare                     On écoutera Paul imiter Ouvrard
Phil à la kena jusqu’à la nuit noire            Luc au banjo et bien d’autres ringards
Un autre arrivera                                            Puis Sim arrivera
Pour nous dire des nouvelles                     Pour montrer sa rondelle
D’un qui reviendra dans 1 an ou 2            Lui qui cannera dans une heure ou deux
Puisqu’il est heureux on s’endormira     Puisqu’il est aux cieux on s’endormira

Quand San Francisco se lève                    Quand l’Asile Vieilles-Peaux s’achève

Quand San Francisco se lève   Dans l’Asile Vieilles-Peaux tout crève
San Francisco                                Asile Vieilles-Peaux
Où êtes-vous                                   Où êtes-vous
Lizzard et Luc                                 Calment, Trouduc
Psylvia                                              Béria
Attendez-moi                                  Attendez-moi

C’est une maison bleue                C’est une maison de vieux
Accrochée à ma mémoire           Peuplée de zombies notoires
On y vient à pied                            On leur casse les pieds
On ne frappe pas                            Toujours on les bat
Ceux qui vivent là                           Ils croupissent là
Ont jeté la clé                                    Au milieu des pets
Peuplée de cheveux longs            Peuplée de noirs caleçons
De grands lits et de musique      Et de paraplégiques
Peuplée de lumière                        Peuplée de rombières
Et peuplée de fous                          Et peuplée de poux
Elle sera dernière                          Elle sera première
A rester debout                               A partir à l’égout

Si San Francisco s’effondre                         Y’a tant de vieilles peaux à tondre

Si San Francisco s’effondre    Si l’Asile Vieilles-Peau s’effondre

San Francisco                             Asile Vieilles-Peaux
Où êtes-vous                                Où êtes-vous
Lizzard et Luc                             Calment, Trouduc
Psylvia                                          Béria
Attendez-moi                              Attendez-moi

3/ Encore du Leforestier? OK, OK, rappelez-vous:

http://www.youtube.com/watch?v=XINh1P1L0qA

Éducation sentimentale         Fruits de saison

Maxime Le Forestier 1972         Gérard 2009

 

Ce soir à la brume                    Mes hémorroïdes

Nous irons, ma brune              C’est bizarroïde

Cueillir des serments              Me sortent au Printemps

Cette fleur sauvage               Quand je vois ma lune

Qui fait des ravages              Entourée de prunes

Dans les coeurs d’enfants    Je n’suis pas content

Pour toi, ma princesse          Pour toi, ma Thérèse

J’en ferai des tresses          C ‘est des ch’tites fraises

Et dans tes cheveux            Qui bordent ton cul

Ces serments, ma belle         Presque des cerises

Te rendront cruelle            Quand tu es en crise

Pour tes amoureux              J’en suis convaincu

La la la la, la la, la la la la La la la la, la la, la la la la

Demain à l’aurore               Demain ces mirabelles

Nous irons encore             Qui ornent ma selle

Glaner dans les champs     S’ront des abricots

Cueillir des promesses       Rendant ma peau rêche

Des fleurs de tendresse    Tant qu’c’est pas des pêches

Et de sentiment                Oh oui j’ai du pot

Et sur la colline               Le genre clémentine

Dans les sauvagines         Ou bien nectarine

Tu te coucheras               C’est pour les plus gras

Dans mes bras, ma brune Allant aux cagoinces

Eclairée de lune              Leur caca se coince

Tu te donneras                Comme c’est ingrat

La la la la, la la, la la la  La la la la, la la, la la la la

C’est au crépuscule         Mon ami Baptiste

Quand la libellule            Lui c’est bien plus triste

S’endort au marais         Demande à Dieu « Pardon »

Qu’il faudra, voisine       Car sa belle-mère

Quitter la colline            Qui est l’Enfer sur terre

Et vite rentrer                 En a comm’ des melons

Ne dis rien, ma brune      Je connais bien pire

Pas même à la lune           Souffrant le martyre

Et moi, dans mon coin       Un « anus horribilis »

J’irai solitaire                 Et lorsqu’il défèque

Je saurai me taire            Aïe aïe ses pastèques

Je ne dirai rien                Pauvre Chuck Norris

La la la la, la la, la la la     La la la la, la la, la la la la

Ce soir à la brume              Mes hémorroïdes

Nous irons, ma brune         C’est bizarroïde

Cueillir des serments          Me sortent au Printemps

Cette fleur sauvage           Quand je vois ma lune

Qui fait des ravages          Entourée de prunes

Dans les coeurs d’enfants  Je n’suis pas content

Pour toi, ma princesse       Mais dans ma détresse

J’en ferai des tresses      Je serr’fort les fesses

Et dans tes cheveux          Et j’ai bien raison

Ces serments, ma belle     Car tout ça ne dure

Te rendront cruelle          Et part en confiture

Pour tes amoureux            Au bout d’une saison

La la la la, la la, la la la la La la la la, la la, la la la la

Nota Bene: Il y a peut-être parmi vous un artiste chanteur et qui s’accompagnerait d’un instrument, seul ou avec des amis musiciens. S’il sait, en sus, s’enregistrer et restituer son travail en MP3, que cette personne bénie des Dieux se fasse connaître ( gigagc@live.fr ); non seulement il y aurait les bêtises ci-dessus à publier pour le plaisir de nos visiteurs, mais j’ai aussi un projet sous le coude depuis plus de 2 ans. J’aimerais tant le voir aboutir et le faire partager sur le site (Pas de souci de droits d’auteur, la musique (1955) et les paroles françaises (1956) datent d’il y a plus de 50 ans et sont donc tombées dans le domaine public).

Etrennes 2010/2011: Les pastiches bien tassés d’Adhémar

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2010 by gerard – Be the first to comment

 Chapeau et respects à l’ami de Nice/Vidauban: Que voilà de l’érudition, que voilà du talent!

 L’original de Guillaume Apollinaire:


À Strasbourg en dix-neuf-cent-quatre
J’arrivai pour le lundi gras
À l’hôtel m’assis devant l’âtre
Près d’un chanteur de l’Opéra
Qui ne parlait que de théâtre

La Kellnerine rousse avait
Mis sur sa tête un chapeau rose
Comme Hébé qui les dieux servait
N’en eut jamais. Ô belles choses
Carnaval chapeau rose Ave!

À Rome à Nice et à Cologne
Dans les fleurs et les confetti
Carnaval j’ai revu ta trogne,
Ô roi plus riche et plus gentil
Que Crésus Rothschild et Torlogne

Je soupai d’un peu de foie gras
De chevreuil tendre à la compôte
De tartes flans et cetera
Un peu de kirsch me ravigote

Que ne t’avais-je entre mes bras.

La mouture adhémaresque:

A St Trop’, en 2004,

J’arrivai pour Saint-Cucufa.

Au bordel m’assis près d’un pâtre,

Un vieux kroumir et sa nana.

La maquerelle noire avait

Mis sur ses seins deux pâquerettes,

Comme Héra qui les dieux suçait

N’en eut jamais ! ô belles choses :

Beau boxon, belles putes, ave !

J’honorai la grosse Aziza,

La belle Armande et la Charlotte,

Paquita, Berthe et cetera…

Un peu de scotch me ravigote.

Que n’en ai-je honoré vingt-trois !

Zobollinaire alias Adhémar

L’original de Verlaine: A poor young shepherd

J’ai peur d’un baiser
Comme d’une abeille.
Je souffre et je veille
Sans me reposer :
J’ai peur d’un baiser !

Pourtant j’aime Kate
Et ses yeux jolis.
Elle est délicate,
Aux longs traits pâlis.
Oh ! que j’aime Kate !

C’est Saint-Valentin !
Je dois et je n’ose
Lui dire au matin…
La terrible chose
Que Saint-Valentin !

Elle m’est promise,
Fort heureusement !
Mais quelle entreprise
Que d’être un amant
Près d’une promise !

J’ai peur d’un baiser
Comme d’une abeille.
Je souffre et je veille
Sans me reposer :
J’ai peur d’un baiser !

La parodie: A young poor fucker

J’ai peur de baiser

Même dans l’oreille,

Ma bite est trop vieille

Je peux plus bander.

Je souffre et je veille

J’ai peur de baiser !

Pourtant j’aime Moune

Et son… nez joli.

Elle a des doudounes

Pas trop ramollies.

Malgré la schkoumoune,

Oh que j’aime Moune !

Elle a le corps beau !

Je veux mais je n’ose

Lui palper le prose,

Cette belle chose

Joufflue et bien rose

Au bas de son dos.

Dans son entrecuisse

Et son fondement

Faudrait que je puisse

Forniquer longtemps,

car elle veut que je bisse

Comme un jeune amant.

Mais quelle merveille !

J’ai plus peur de baiser

Même dans l’oreille !

Et ce soir, ma vieille

Tu vas y passer !

J’ai plus peur de baiser !

Adhémar Vers-l’aine

Stéphane Mallarmé, l’original: Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui …

 Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n’ont pas fui !

Un cygne d’autrefois se souvient que c’est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n’avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l’ennui.

Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l’espace infligée à l’oiseau qui le nie,
Mais non l’horreur du sol où le plumage est pris.

Fantôme qu’à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s’immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l’exil inutile le Cygne.

La parodie: Le triste, le coriace et le vain aujourd’hui 

Le triste, le coriace et le vain aujourd’hui

Va-t-il nous précéder ou bien va-t-il nous suivre

Sous un porche oublié que coincent dans le givre

Les troupeaux de bimbos victorieusement fuis

Un sagouin d’autrefois ne sait plus que c’est lui

Ridicule mais qui des houris se délivre

Pour avoir trop aimé car aimer c’est survivre

Quand le sinistre hiver apporte son ennui

Tout son corps secouera cette rose agonie

Par les sens infligée au pointeur qui la nie,

Non le goût de l’aven où son organe est pris.

Chandelle qu’à ce lieu son pur désir assigne

Il s’anime soudain croyant s’être mépris

Et retarde l’éjac’ proche qui lui fait signe. 

Stéphane Bienarmé alias Steve Désarmé alias Adhémardus Stephanibus.