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Phlegmon

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2014 by gerard – 3 Comments

Préambule

      Tout commence le 30 Septembre 2014 ! Dans l’après-midi, la tenue du gus m’ayant inspiré, je travaillais sur l’image ci-dessous en vue d’en faire un « comic » à paraître ultérieurement. Quand j’eus fini les deux distiques, je me suis dit qu’on pouvait faire mieux, et surtout davantage. J’ai commencé à jeter çà et là, sur des bouts de papier ou sur l’ordi, un tas de c…ies. Mais les idées affluaient, au bout d’un moment, une intrigue s’est mise en place et j’ai commencé à rédiger. Le lendemain, 1er Octobre, toujours dans l’après-midi, l’article oulibouffien était bouclé à 99%, donc, grosso modo, en 24 heures. Le 1% qui reste ne fut qu’ajustements mineurs jusqu’à aujourd’hui.

      Vraiment, les arcanes de la création sont impénétrables !phlegmon01

 « Et le désir s’accroît quand l’effet se recule »

Kakemphaton* célèbre de Corneille

(Polyeucte – A 1, sc 1)

* = Ci-après, les kakemphatons sont soulignés

PHLEGMON

ou

La démence des augustes

de

Gigue Happereauduc

Tragédie en UN acte

PHLEGMON……Roi de Montastruc, frère jumeau d’ANTHRAX

ANTHRAX………Prince oisif, frère jumeau de PHLEGMON

BLAISE…………Confident et ami de PHLEGMON, Commandant des gardes du palais

APPENDICITE…Etudiante en Droit constipée, jeune fille au pair et Princesse slovène

LEONARDA…..Confidente et amie d’APPENDICITE, au pair itou (mais avec RSA, CMU, etc…)

Des gardes…..Intermittents du spectacle, payés plein pot 9 mois pour 32 secondes de prestation*

  • = Oui, je sais, je suis menteur et de mauvaise foi, mais j’assume !

Les annotations et renvois sont du

Professeur Polycarpe Bouffémont, phlegmon03, O.phlegmon04

 Agrégé de Lettres Classiques, titulaire d’une chaire de Littérature à l’Université de Saint Cucufat, éminentissime spécialiste de l’œuvre de Gigue Happereauduc.

La scène se passe dans une salle du Palais de Montastruc.

Scène 1

PHLEGMON – BLAISE

PHLEGMON

Ah oui ! Je te revois et mon cœur est à l’aise.

Viens contre ce cœur que je t’embrasse Blaise (1)!

Tu avais disparu, c’est là qu’était le Hic,

La semaine à Paris pour voir la fashionweek.

Il s’est passé des choses au cours de ton absence

Où mon caleçon baissé n’a pas fait abstinence…

Lors, mais te voilà ce jourd’hui rentré au port,

J’attends, fier Capitaine, un fidèle rapport.

 BLAISE

Vous le saviez Seigneur, nous n’étions plus aux normes,

Et nos soldats voulaient de nouveaux uniformes.

Hélas ! Mon angoisse et mes peurs étaient fondées.

Et tous ces créateurs sont bien tous des pédés.

 PHLEGMON

Holà ! Il y a des mots, ici, qu’on ne profère !

Surtout en ce palais si on croise mon frère !

Oui hélas ! Plus ou moins gris et triste palais,

Où est la bonne humeur qu’on y voyait régner ?

BLAISE

C’est vrai, le castel n’a pas été toujours morne.

Il y eut des ris, des jeux, des liesses sans borne,

Quand la Princesse Carre et son mari Abcès

Avecque leurs enfants riaient avec succès.

Anthrax et vous jouiez avec la ribambelle.

Mais tout cela est loin… Maudite salmonelle

Qui les a tous occis par un plat de pétoncles !

(il lève les yeux au ciel)

Oui Dieux de l’Olympe, Anthrax et lui, ils furent oncles (2) !

L’un d’eux, devenu « tante », eut mignons à foison ;

L’autre, devenu Roi, fut accro aux jupons…

Il me souvient, Seigneur, de tous ces interdits.

Mais revenons à ces stylistes en body :

Pensez qu’ils proposaient un tas de fanfreluches,

Et même, dans le cul, une plume d’autruche.

Non mais ! Vous nous voyez en tenue de combat,

Au cœur de la mêlée, à rajuster nos bas ?

C’est pourquoi notre armée restera telle quelle,

Aux critères anciens refaisons la part belle.

PHLEGMON

Tu es spécialiste, on fera comme tu l’as dit !

Point n’est besoin de Régiment à l’air bouffi (3)!

Continuons à régenter ma populace,

Même si quelquefois c’est un job qui me lasse.

BLAISE

Mais vous parliez, Seigneur, de votre slip ouvert.

Que s’est-il donc passé quand j’étais à vauvert ?

PHLEGMON

Tu sais qu’en mon château, on marche à la lésine.

On a lors recruté tout un tas de frangines.

De toute l’Europe, ces jeunes filles au pair

Astiquent le palais pour lui garder son air.

Et figure-toi que, parmi ces jouvencelles,

Une m’est apparue, belle parmi les belles.

Sans mot dire, elle a ravi mon âme et mon cœur,

Faisant gonfler mon froc d’un énorme chou-fleur.

L’écueil cependant, de cet amour ancillaire,

Est de déroger. Mais j’aime trop son derrière.

Et je suis prêt à me mésallier céans,

Tant je suis épris de sa gorge et son séant.

Oui ! Je brûle désormais pour Appendicite,

Ce nom ancré en moi prédispose à l’orchite.

Doux ami, tu connais maintenant mon secret…

Tiens, je vais de ce pas prendre quelque décret !

BLAISE

Allez Seigneur ! Allez gouverner sans ambages

Car viennent par ici deux femmes de ménage.

(1) : Ecrit en 1669, on pense que c’est de cette époque que les écholalies de ces deux premiers vers sont devenues fameuses : « A l’aise Blaise ! »

(2) : Dans un article remarquable à propos de la pièce, Bourbillon De La Sanie, critique littéraire du XVIIème siècle, a écrit : « Ah ouais ! Escarre, abcès et furoncle, voilà les clous du spectacle ! Après phlegmon et anthrax, on n’en peut pus ! » Un autre critique, le Père Itonite De Bubon, fait observer qu’il y a ici la seule faute de forme de l’œuvre, à savoir deux distiques à rimes féminines qui se suivent, mais bof, les deux distiques suivants sont à rimes masculines, ceci compensant sans doute cela…

(3) : Ecrit en 1669, on pense que c’est de cette époque que les écholalies de ces deux vers sont devenues célèbres : « Tu l’as dit bouffi ! »

Scène 2

BLAISE – APPENDICITE – LEONARDA

APPENDICITE

Quelle honte pour moi d’avoir balai en main,

Léonarda ma mie, que de noirs lendemains !

Hélas ! Que j’endure ici tant de vilenies !

Quand reverrais-je un jour ma chère Slovénie ?

Venue à Montastruc étudier le bon Droit,

On m’a fourguée alors au plus mauvais endroit.

Je suis, dans ce palais, traitée comme une esclave ;

Je subis tant d’affronts qui jamais ne se lavent.

La pauvre Appendicite préposée aux carreaux !

Çà c’est vraiment déchoir, on est loin du Barreau…

Heureusement, en moi, une lumière est née :

Un beau Prince d’ici émeut mon périnée.

Et quand je peux le voir, j’oublie tous mes tracas,

J’en oublie quelquefois de faire mon caca.

C’est te dire à quel point je suis une amoureuse,

Et qu’à le voir parfois, cela me rend joyeuse !

LEONARDA

Madame, cachez cet amour sous le manteau,

Rappelez-vous qu’ici vous êtes incognito,

Car nul ne doit savoir que vous êtes Princesse

Au Pays. Sinon, ça barderait pour nos fesses !

Votre père, le Roi, n’ayant plus un kopeck,

A trouvé ce moyen, ayant sa bourse à sec,

Pour que sa fille chérie soit étudiante.

Et même si la vie est devenue chiante,

Rendons-lui encor grâce de ce subterfuge…

Et pour votre caca prenez un vermifuge…

Pensez aussi que vos études en Faculté

Amoindrissent les maux où l’on est confronté.

Et puis, pensez encor qu’inscrite en Gymnastique,

La pratique des sports nous rend moins lunatiques…

Quant à cet amour, vous l’annoncez impromptu,

Je dois avouer que j’en reste sur le cul.

Ainsi donc, vous aviez des pensées polissonnes ;

Et que vous ne faisiez partager à personne…

BLAISE

Excusez-moi Madame, je dois intervenir !

Cette histoire d’amour ne peut que bien finir,

J’ai ouï malgré moi cette belle romance,

Je crois qu’on peut envisager une alliance…

APPENDICITE

Quoi ! Vous étiez là à entendre mon aveu !

Et donc… vous y verriez un dénouement heureux ?

BLAISE

Madame, si vous êtes vraiment d’un sang noble,

Celui que je sers dansera le paso-doble.

Oui ! Car il a pour vous la même inclination,

Et tout se règle donc pour nos satisfactions…

Concernant vos transits, pourquoi pas Microlax ?

APPENDICITE

Ah Monsieur c’en est trop : Suis-je aimée par Anthrax ?…

BLAISE

Anthrax ? Anthrax Madame ? Je vous prie, soyez nette,

Et soyez bien précise pour ma comprenette.

APPENDICITE

Mais oui, assurément, c’est de lui qu’il s’agit,

Pour qui croyez vous donc qu’en mes draps je vagis ?

BLAISE

(en aparté)

Alors là, j’en ai vraiment le sourcil qui fronce,

Et je pressens déjà la cata qui s’annonce.

LEONARDA

Madame ! Madame ! Voici le Prince que je vois !

Et toi, beau Capitaine, viens donc avec moi !

Scène 3

APPENDICITE – ANTHRAX

ANTHRAX

Houlà ! Houlà ! Houlà ! Pourquoi fuir Capitaine ?…

Hélas, il est parti. Me voilà à la peine !

J’aime son port altier et tout son corps poilu ;

Et quand je pense à lui, je suis tout éperdu.

APPENDICITE

Prince, honorez-le, car il vient de m’apprendre

Que votre cœur au mien décide de se prendre.

ANTHRAX

Quoi ma fille !? Tu déraisonnes à tel point

Qu’on peut penser que tu viens de fumer un joint.

Qu’est-ce qui a bien pu te faire accroire

Que de m’afficher avec toi, j’aurais quelque gloire ?

Et ne t’adresse point à moi avec aplomb,

Avec tes godillots à semelles de plomb !

Prends bien garde, souillon, de voir à qui tu parles !

Je ne suis point roture ! Et je ne suis point Charles (4) !

Et quand bien même, de cet amour averti ;

Je n’en ai rien à foutre car je suis inverti !

APPENDICITE

Ah ! Tout s’écroule en moi, et je suis une ruine !

Adieu rêve d’amour ! Adieu belle combine !

ANTHRAX

Ce que je sais de toi, tout le palais le sait,

On connaît tes soucis d’aller au cabinet.

Reste donc à ton rang. Et moi, je me défile,

Car je vois venir mon frère, cet imbécile.

Je préfère partir que de souffrir ses mots,

Il risquerait encor de me traiter d’homo.

(4) : Ecrit en 1669, on pense que c’est de cette époque que les écholalies de ces deux vers sont devenues illustres : « Tu parles Charles ! » A noter que dans le Royaume de Montastruc, un paysan s’appelait, par dérision, « un Charles », alors que dans le Royaume de la doulce France, le même cul-terreux avait le sobriquet de « Jacques ». A noter encore que dans l’Empire lithuano-guatémaltèque, on disait « un Mangiafazzula », mais çà, tout le monde s’en fout !

Scène 4

APPENDICITE – PHLEGMON

APPENDICITE

Ah que je suis à plaindre ! Ah mais quel sort infâme !

Et tout s’éteint en moi, il n’y a plus de flamme.

PHLEGMON

Madame, je sais tout, Blaise vient de me briefer,

M’apprendre que mon cœur vous venez de griffer.

Son début de récit ne m’apportait que joie.

Tout tressaillait en moi, et mon cœur et mon foie…

Il parla aussi de vos problèmes intestins,

Mais d’autre chose encor qui scelle mon destin.

J’étais pourtant heureux de vous rendre visite ;

Elle est de sang royal, la douce Appendicite !

Et je rends grâce au ciel de cette intervention

Qui aurait lors permis si belle opération (5) !

Hélas ! J’apprends aussi vers qui votre cœur penche,

De mon frère il s’agit, celui que l’on emmanche !

Allez, réfléchissez, changez de décision,

Car pour Anthrax le sexe a quelque imprécision.

Nous sommes jumeaux en tout à propos du physique ;

Mais moi pour le beau sexe, moi, j’ai toujours la trique !

Dites, pour votre choix, qu’a-t-il de plus que moi ?

Moi qui serais pâmé de tomber sous vos lois !

APPENDICITE

Il a un déhanché que, pour moi, nul n’égale.

Un parler doucereux qui fait que l’on s’emballe.

Si c’est vrai qu’en aspect, il est votre miroir,

Il sait si bien porter ses babioles en sautoir.

Mais je viens d’apprendre qu’il est contre-nature,

Et je bannis dès lors toute pensée impure.

Il ne me reste plus qu’à trouver des raisons

Pour quitter illico-presto cette Maison :

Vais-je faire la malade ? Prétendre quelque phtisie ?

Ou m’exiler très loin, peut-être en Tunisie ?…

PHLEGMON

Non, non, il ne faut point que d’ici vous partiez.

J’en aurais ma superbe réduite de moitié.

Songez : Que le jour s’en vient, que le jour nous quitte,

Sans que je puisse voir la belle Appendicite (6)!

Restez, je vous en prie, quitte à vous faire Anthrax ;

Même si, dans mon coin, je pleurerai un max.

APPENDICITE

Il ne sied point à un Roi de faire le Jocrisse.

Ma décision est prise, il faut que je me trisse !

Et pour votre gouverne, il faut que vous sachiez.

Ores, dans ce palais, vous faites tous chier !

(elle sort)

PHLEGMON

(il sort en la poursuivant)

Madame, je vous supplie : Evitez l’exit,

Surtout que sont réglés vos ennuis de transit !

(5) : Les mots terminaux de ce quatrain ont fait florès, depuis des siècles, dans le milieu médical :  « visite, appendicite, intervention, opération ».

(6) : Un obscur théâtreux, mais un fieffé plagiaire, un certain Racine, s’est inspiré de ces deux magnifiques vers dans son « Bérénice » ; c’est d’ailleurs ce qui a permis de dater le chef d’œuvre magistral que vous avez sous les yeux. « Bérénice » eut sa « première » le 21 Novembre 1670 ; on peut donc raisonnablement penser que « Phlegmon » est antérieur à cette date, logiquement c’est 1669 qui s’impose !

Scène 5

BLAISE – Des gardes

BLAISE

Cherchez ici !… Où cours-je ? Et dans quel état j’erre (7) !

Voilà qu’Anthrax céans veut se faire la paire !

Mon Maître, quant à lui, me paraît anormal !

Jamais je ne lui vis un si piètre moral !

Je sens qu’un mauvais coup près de nous se prépare ;

J’ai peur qu’il ne se fasse sauter le cigare !

Tous ! Ils sont tous chtarbés, et vont nous le prouver !

Allez ! Fouillez les gars ! Il faut les retrouver !

(ils sortent en courant)

(7) : Ce vers est emprunté à la tragi-comédie « Le bahut en folie » (69 après J-C) de l’auteur latin Potache-le-Jeune, dit « Roicco » (D’ailleurs, il ne faut pas confondre Roicco et ses frères : Potache-à l’ancienne, dit « Magie » ; Potache-aux-vers Michel, dit « Quenor » ; Potache-ou-Con sommé, dit « L’Hiébigue », etc, etc… mais tous avaient pour géniteur le célèbre, mais désordonné, géomètre antique : Potache dit  « Brouillon Cube»).

 Scène 6

LEONARDA

LEONARDA

Ô douleur ! Ô carnage ! Tout ici est démence !

Des dénouements affreux viennent faire émergence.

On n’imagine pas les ravages d’Amour

Et ses dommages collatéraux à l’entour (8).

Car de hanter ces couloirs je reviens tout juste,

On y sent le malheur et aucun geste auguste (9).

La décadence est là, plus rien ne la défend

Contre tous les excès . Satan est triomphant !

Pourquoi faudrait-il donc que le Diable se gêne ?

Il n’y a pas de plaisir là où est la géhenne (10)!

Si fait ! On voit en ces lieux l’œuvre du Malin

Par ce qu’il fait à l’autre, et ce qu’il fait à l’un (11) !

Oui, tout autour de moi, où que mes yeux se portent,

Rien de désopilant ne me secoue l’aorte.

Ô cruauté des Dieux ! Fais de nous des pantins,

Et viens en récolter le sinistre butin

Dans ce palais désert où ont fui tous ses hôtes,

Où les malheurs pleuvent comme à Gravelotte (12)…

Cette noble Maison est au bord de la ruine,

Princes de Montastruc partant en biberine !

Phlegmon, qu’ insupportait la fuite d’un amour,

A donc résolu de mettre fin à ses jours.

Car, à faire le Roi, il en renie le rôle,

Et transperce son flanc avec une espingole.

Ma maîtresse, valise et pruneaux à la main,

M’a donc fait des adieux qu’on veut sans lendemain.

Ma chère Appendicite ! Partie pour Tatahouine (13),

En clamant haut et fort :  « Je veux me faire gouine ! »

Anthrax, quelle folie, décampe en tenue d’Eve,

Se retrouve maintenant maqué avec Dave !

Blaise, devenu gay, assure l’intérim.

Quant à moi, de ce pas, je m’en vais à la gym…

(rideau)

(8) : On utilise fréquemment ce vers, depuis des siècles, pour illustrer le substantif « pléonasme ».

(9) : Ecrit en 1669, on pense que c’est de cette époque que les écholalies de ces deux vers sont devenues mémorables : « Tout juste Auguste ! »

(10) : Tripatouillé pendant des générations, on se demande encore présentement comment ce vers a pu donner dans la tradition orale : « Là où y’ a d’ la géhenne, y’ a pas d’ plaisir »…

(11) : Bien que probablement écrit en 1669 (Mais on commence franchement à s’en tamponner le coquillard!), on s’explique mal le bide noir qu’eurent les écholalies de ces deux vers : « Malin, Alain ! »

(12) : Cet anachronisme, au milieu de tant d’autres, est le plus criant. Comment Gigue Happereauduc a-t-il eu une telle prescience ? Encore aujourd’hui, les sémantologues s’interrogent et aucune réponse pertinente n’a été trouvée… NDLR: Seul, le présent blog, en citant Heidegger, peut apporter une réponse aussi claire que du jus de boudin: Se référer à l’introduction de http://gigaproduction.fr/2009/11/20/la-vdm-de-ge-zu-1ere-partie/

(13) : Ben tiens, en Tunisie justement !

Gérard – 2014phlegmon02

Des langues romanes à toutes les sauces: Du vrai et du lamentable

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2014 by gerard – 2 Comments

Cette fois, on va se régaler avec du castillan d’époque et des occitans approximatifs. Gens du Sud et d’ailleurs, nous espérons vous divertir soit par le sujet même du poème (le fond), soit par sa syntaxe (la forme) avoisinant très imparfaitement une langue occitane en perdition, j’ai nommé le provençal. Que les Félibres d’hier et d’aujourd’hui nous pardonnent de massacrer cette langue si belle, mais nous connaissons leur sens de l’humour et savons que nous serons absouts.

Chap. 1 : Du vrai, du pur castillan

La parole est à Adhémar qui est l’auteur des deux poèmes qui vont suivre : « Mes couillonnades sur le falot roi Baudouin et sa mocheté Fabiola, c’est du pur Castillan, c’est à dire l’espagnol des années 1500 environ, date à laquelle le « Romancero » des XIIème et XIIIème siècles a commencé à être noté par écrit. J’ai copié le texte (en déformant le sujet, bien sûr, et en « améliorant » les phrases, mais en gardant l’orthographe et le rythme). »

Bien sûr le traitement du sujet date un peu : 1993 ! Et beaucoup de noms seront incompréhensibles pour les jeunes générations (« On peut bien entendu modifier Zitrone, Mitterand, Alain Prost et tous ces noms de has-been » nous a autorisé Adhémar), mais Google n’est pas fait pour les chiens, s’pas !?!? Enfin, comme nous ne sommes pas tous des linguistes de cette période, le Maître nous a mis aussi les traductions.castillan01

 Llora la reina con los ojos

que parecen dos meatos.
le salen lágrimas saladas

Para sazonar la fabada.

 

Detrás viene Leon Zitrone

Más gordo que Sancho Panza,

con una mano enarbola

El dicharachero micrófono,

con otra se limpia la nariz,

con otra acaricia doncellas,

con otra hace pan con tomate,

con otra se rasca las partes.

 

Detrás viene Mitterand

El más extraño esperpento

Ya que consigue el prodigio

de ser dios y de ser rana.

Algunos lo llaman Kermit

otros lo llaman mamarracho.

Y detrás vienen los Belgas,

y vienen los papanatas

de los pueblos circundantes

y los paises lejanos,

con caras de atontados

y las jetas de gabachos.

 

Quieren tocar al largo rey

Pa’ curarse de escrófulas,

Pa’ curarse del sarampión,

Pa’ curarse de la sida.

No quieren tocar a la reina

por flaca y descarnada

por beata y mamacallos

por hija de la Gran Fea !

 

Ay Baldovinos ! Baldovinos !

Quien t’ha visto y quien te ve !

Pareces una longaniza

Pareces un largo cienpiés !

Ya convertido en fiambres

con patatas fritas y sal

Te van a tragar los gusanos

Y tu viuda tan feúcha

Se casará son Alain Prost.castillan02

 La reine pleure avec ses yeux

qui ressemblent à deux méats.
Des larmes salées en sortent

pour assaisonner le cassoulet. 

Derrière vient Léon Zitrone

plus gros que Sancho Panza

Avec une main il brandit

Le bla-blateur microphone,

avec une autre il se cure le nez,

avec une autre il caresse des pucelles,

avec une autre il fait un pan bagnat,

avec une autre il se gratte les parties.

Derrière vient Mitterand

le plus étrange épouvantail,

car il réussit le prodige

d’être dieu et grenouille à la fois.

Certains le nomment Kermit

d’autres l’appellent vieux crétin.

Et derrière viennent les Belges

et viennent tous les jobards

des villages d’alentour

et des pays lointains,

avec leurs gueules d’abrutis

et leurs tronches de goitreux. 

Ils veulent toucher le long roi

Pour guérir leurs écrouelles,

Pour se guérir de la rougeole,

Pour se guérir du sida.

Ils ne veulent pas toucher la reine,

car elle est maigre et décharnée

car elle est béate et imbécile,

car elle est fille de Mochetée !

Hélas, Baudouin ! Baudouin !

Qu’est-ce que tu es devenu ?

Tu ressembles à une saucisse

Tu ressembles à un long mille-pattes !

Maintenant, converti en viande froide,

avec des frites et du sel

Les vers vont te dévorer,

et ta veuve si moche

Se mariera avec Alain Prost.

ADEMARDO EL TROBADOR 1215-1298 alias Adhémar – 1993castillan03

 Ya murió el Baldovinos

Ya lo llevan a enterrar

Entre cuatro patatas fritas

Y mejillones pa’guisar.

 

Ya murió el Baldovinos

Aquí yace como un cienpiés,

Ya no se puede estirar

Que si a estirarse más llega

No sé donde iba a parar.

 

Que si se estirase un palmo

Acabaría por doblarse

Y cuando se hubiese doblado

Los morros se iba a pisar.

Y si se pisara los morros

No podría aguantar nadie

La visión de pesadilla

Que su rostro fuere a dar.

 

Con los ojos viene llorando

La gran reina FARIBOLA

Con su cara de cuaresma

Y sus pechos de bacalao

Con su cara de besugo

y su culo de cantimplora.

 

Le echa de menos al rey

Al esposo tan gilipollas

Ya que el larguísimo monarca

Con el cetro de hojalata

Le rascaba la espalda,

le propinaba palmadas

en las nalgas descarnadas,

Y cuando se lo mereciera

le pegaba tremendas sobas !

 

Con ella jugaba el rey

Toda la noche serena,

al tute, al tarot, a la peonza,

Que no a la bestia cachonda.castillan04

 Le voilà mort, le Baudouin,

Voilà qu’on va l’enterrer

Entre quatre patates frites

et des moules à cuisiner. 

Le voilà mort, le Baudouin,

Il gît là comme un mille-pattes,

Il ne peut s’étirer davantage,

Car s’il s’étirait un peu plus

Je ne sais où il s’arrêterait. 

Car s’il s’étirait d’un empan

Il finirait par se plier en deux

Et quand il se serait plié en deux

Il en viendrait à se marcher sur la gueule

Et s’il se marchait sur la gueule

personne ne pourrait supporter

la vision de cauchemar

que son visage donnerait. 

Les yeux en pleurs elle vient

la grande reine FARIBOLE

Avec son visage de carême

et ses seins de morue salée

Avec sa tête de baudroie

et son cul de cruche ou de gourde. 

Le roi lui manque,

l’époux tellement crétin,

car le très long monarque

avec son sceptre de fer blanc

Lui grattait le dos

Lui administrait des fessées

sur ses fesses décharnées,

et lorsqu’elle le méritait

lui foutait de bonnes dégelées ! 

Le roi jouait avec elle

Toute la nuit sereine

au touti, au tarot, à la toupie,

et non à la bête à deux dos.

ADEMARDO EL TROBADOR 1215-1298 alias Adhémar – 1993 

Chap. 2 : De la pastiche en toulousain et en provençal

A/ Adhémar, toujours lui, propose de pasticher les auteurs occitans. Prenons un exemple, en toulousain :

« Uno mirgo a bicicleto

Fazio lé tour d’un caoulet.

Habió menjat de moungettos,

T’y foutec un brabé pet !

Uno mirgo s’espiousabo

A la punto d’un piboul

Uno mousco que pasabo

T’y foutec lé nas al tchoul !

(orthographe a « bisto de nas »). 

Voilà un beau chef d’oeuvre littéraire !!! Mais il suggère de remplacer les animaux par des politiciens, on risquera de se marrer davantage. Il nous laisse choisir les heureux élus.

B/ Puis, il passe à la première strophe de « Mireille » de Mistral. Le vrai texte : 

Canto uno chato de Prouvenço

Dins lous amours de sa jouvenço,

A travès de la Crau, vers la mar, dins li bla.***

Umble escoulan del grand Homero,

ièou la voli cantar. Coumo èro

Rès qu’uno chato de la terro,

en fora de la Crau s’en es gaire parla. 

Essayons  maintenant d’escagasser ces beaux vers : 

Canto uno puto de Marselho

Dins un bourdel de la Canabièro,

En el mieij  dels salops,  putanejan pertout.

Escoulan boij del gran Petronio

ièou me la voli futre ! Coumo ero

Res qu’uno puto per  les piots de Mountastruc,

En fora del bourdel s’en soun toutis foututs. 

*** j’ai toujours admiré ce prodigieux trimètre.

Adhémartres-Tolosane – 2014tambourinaire01

 Chap. 3 : Une pastiche faite par des Maîtres 

En 1913, Reboux et Muller dans un énième « A la manière de… », se sont frotté à Frédéric Mistral avec un tonus inégalable. Lisez ça les poteaux, c’est à mourir de rire : le sujet, le vocabulaire, le rythme… Du grand Art, moi j’vous l’dis ! 

LEGEINDE DE LA BELLE CLEMËNÇO LA FLOUR D’AVIGNOUN

Clemènço, la floùr d’Avignoun,

Avé soun péti corbeilloùn

Remplissou di cocons, tarabin, tarabàn,

Se va, chantàn, à Beaucairo.

Mais, paçàn la paçereilo,

La povrètte, toumbàn dins l’o,

Patafiou ! si treïmpan plù hau qué lou mitàn.

Tutu panpan

Felibri galejade !

E zoù ! zoù ! zoù !

E lagadigadou !

Mouillàdo coume oùn soupado,

Mit sécho soun feing caraco,

Sa joupe et sa camise o-dessu dé bouisson,

Més oun toro di Camargo

Lis emporto su sà corno,

Péindan qué la pitchoùn dormo

Avé countre soun cœur tou ses péti cocons.

Tutu pan pan,

etc.

La voian touto nùdado

La Viergo Mario digo :

« Cette Clemènço, boufre ! a pou di moudesti ! »

Mais lou Sant-Espri qui sèi tou,

Oùn doig su lou frount, repondou :

« Té, c’é pà sa fote, j’ai vou.

C’é le toro, pas moins, qui a pri soun abit. »

Tutu pan pan,

etc.

La Vierg’ al celestou balcoùn

Se peincha su li corbeilloun

Et toca li cocons d’où soùrtire li vers,

Et la charmeïnte Clemènço

Fu emberluquée auçitô

De mille soyeùs àsticô,

E en fu pou-à-pou soun bô cors ricouver.

Tutu pan pan,

etc.

Ont tissé camiso si meïnce

Qué jamais la reine di Freïnce

Su soun lit d’accouchée en porto di plù doùs,

Ont tissé bas por li gàmbo,

Otre joupe, otra caràco,

E su lou veïntre a su lou do,

Li mignoùn travaillours li ont tissé partou.

Tutu panpan,

etc.

Por reïndre atour ancor peu bél,

Coum il y manco la dentêl,

Mario pri dins l’èr dè fils di la Viergo,

En fi oun boùnet arlésieïng

E, avé soun divino maïng,

Tout-d’un-tèmps, mi coquettemeïng

Lou blàn bounet sus lou teste di Clemènço.

Tutu panpan,

etc.

Et la bello si reveillo,

E s’en allo en cantanto,

E il éto d’oune splendoùr si merveillous

Que roussignolets di la Cràu,

Et tou lis otres animo,

Grillon, abeillo, cigàlo,

Sé criei : « Troun dé l’èr », é tombei à geinous !

Tutu panpan,

Felibri galejade !

E zoù ! zoù ! zoù !

E lagadigadou !

Chap.4 : Ceusses qui essaient d’arriver à la cheville des précédentstambourinaire02

 A/ « Faisons un essai de déconnage en provençal » affirme Michel qui se lance dans les langues vernaculaires* et nous produit une petite fable (pas mal du tout, ma foi! Tous mes compliments!) avec traduction et explications SVP :

Li dous ano

L’ANO CARGA DE SAOU

E L’ANO CARGA D’OURO

(Fabla en approxitan)

I avié dins moun pais un oumo, un asinié.

Aquel oumo, au mercat, coumpré dous bourriquets.

E appellava l’un l’ano carga de saou

E l’autre ié disié un ano carga d’ouro.

Aqueu grand coun d’anié le kiffava pas maou,

Mai un cop su lou quièu, un autre su lou mouro.

Lé fasié trabalha coumo des immigrats.

Lis ano sont genti mai soun un pou ingrats.

Un jou, lou pacan vòu ana a Montmajour.

Sis ano ié fasen un mega bra d’onour.

Trabalha per un coun qu’ es nascu a Martigo,

Faire de kiloumètro e traspourta tézigo ?

Nous agrado pas proun, e per aco, moun bèu,

Estournoun a l’oustàu, e estournoun lèu-lèu.

Quouro a l’oustàu fuguen s’en anen marida,

Perque bessai soun ano mai soun pas de fada.

L’ano carga de saou estava uno fumello

E l’ano carga d’ouro estava un jouino malo.

E la souciolougio en moun pais cambia :

Aro, l’oumo au trabalh, e l’ano au pastaga.

Jan De La Fount, post mortem scrivit alias Tchéoù – 29 Mai 2014

Les deux anes

L’ANE CHARGÉ DE SEL

ET L’ANE CHARGÉ DE VENT

Fable traduite en franchiman

Il y avait dans mon pays un homme, un ânier.

Cet homme au marché acheta deux ânons.

Et il appela l’un l’âne chargé de sel

Et de l’autre on disait : un âne chargé de vent.

Et ce grand con d’ânier ne les aimait pas mal,

Mais un coup sur le cul, un autre sur le museau,

Il les faisait travailler comme des immigrés.

Les ânes sont gentils mais sont un peu ingrats.

Un jour le paysan veut aller à Montmajour.

Ses ânes lui ont fait un méga bras d’honneur.

Travailler pour un con qui est né aux Martigues,

Faire des kilomètres et transporter tézigue ?

Ça ne nous plaît pas bien, et pour le coup, mon beau,

Nous rentrons au bercail, et nous y rentrons lèu-lèu .(1)

Quand ils furent rentrés s’ allèrent marier,

Parce qu’ils sont peut-être ânes mais ne sont pas fadas.(2)

L’âne chargé de sel était une femelle

Et l’âne chargé de vent était un jeune mâle.

Et la sociologie en mon pays changea :

Maintenant, l’homme au travail, et l’âne au pastaga (3)

Jean De La Fontaine, écrit posthumément – Michel 2014

(1) Le contraire de plan-plan. Vite, quoi !

(2) Fadas = fadas en français aussi

(3) Mot intraduisible en franchiman.

  • = Pourquoi « culaires » ? C’est encore une vanne des franchimans de Lutèce, bande de cochons !

B/ Bon, alors, il faut que je me lance aussi. Faï tira ! Voici donc quatre lamentables essais en provençal de _ très basse _ cuisine. Mais qu’est-ce qu’on rigole !!!

Antoine, l’estudianto in Farmacia

Dins bouno villo di Marsilho,

Y’avait oun drôle dé kakou.

Noun ! Esta pas oun imbécilo,

Perqué avait soun Brevetou.

Bagasse et planplanet,

Toni lou pistachié,

Planplanet et bagasse,

Toni es oun counas !

La gent lui digo « Cagobraillo »,

Con la dégaino d’oun fada ,

Ma esta anch’estudianto

Qué prépara sa « Farmacia ».

Bagasse et planplanet,

etc…

Oun beù jour, dins la Facoulta,

Oun professor voï l’espincher :

« Où qu’es-ti li pôvre esquiché ? »

On répépiando : « L’es pas là ! »

Bagasse et planplanet,

etc…

« Ôw, devo lui faïre révisa

La lessoun dou maù per li maù

Qu’es essentiell’ in « Farmacia »

Ma où qu’ es-ti quest’ animaù ? »

Bagasse et planplanet,

etc…

« Moussu, ieù sabe où qu’es Toni,

_ Respondit oun’ estudianta _

Es tordito per couranta,

In fatto, l’ ome est au pàti ! »

Bagasse et planplanet,

Toni nous fas caguer.

Planplanet et bagasse,

Toni a la chiasse !

Dgédgé alias Gérard – 2014

–°0O0°–

Esta oun richo moussu vengü dé Paris

Voulan saber la recetto del’ aïoli.

A dépensa moulon d’euros à déi ruffians,

Déi Maufatans*, mentours comm’ arrachours dé dents.

Et qui lui racontar mountagnous dé tchalefs**,

Mas, dé vérita, y’en avait pas bézef**!

Disoun qué paprika, jujubos, oursins, poireaux,

Tapenado, encro dé seicho estaient nécéssairo…

 

A força paga per putana d’aïoli,

Lou bravo parisian a fini à pailloli*** !

Dgédgé alias Gérard – 2014 

* = Malfaisants.

** = Comme vous le savez sans doute, chaque langue est polluée (ou enrichie, selon que vous votez Marine ou Mélanchon) par des idiomes étrangers (ici, de l’arabe d’Afrique du Nord).

*** = Finir à pailloli, c’est finir sur la paille, c’est-à-dire ruiné.

–°0O0°–

L’ « air » de La Mède*  

Ma noun! Il n’y a pas qué Marsilho

Qu’es ben cafie par la bordilho!

Oun jour, fasien méné-méné

Tout aùtour dé l’estang di Berro,

J’ai ma nasole escagassée

Par oun’ odour dé racadùro.

Ô paùra mèra ! Ma qué rasque !

Ça niflait coume oun plin toupin,

Pire qu’ouna morta tarasque !

J’avise alours oun pacoulin,

Per demanda « Où est-ce qu’on est ? »

« _ Es païs dé raffinéries,

Ça sent lou pétrol’ à plin nez.

Se noumé la Mède ce quéli ! »

« _Ô putanasse ! Ô tron de l’air !

Coume la Merde sans avoir l’ « R » ! »

Dgédgé alias Gérard – 2014  

* = http://fr.wikipedia.org/wiki/Raffinerie_de_Provence 

Pour finir, voici de « l’alexandrin marseillais », c’est-à-dire qu’au pays de l’exagération, chaque vers se doit de faire plus de 12 pieds. J’en ai alors rajouté un (13 donc, comme le département des Bouches du Rhône), ce qui n’est pas banal !

Repas de Noël

A la Communalo, j’avais Bertrand coume ami :

On partageait tout, lei rires coume lei narris.

( _ Ieù l’avait consolé, lours d’oun’ excursioun à Fos

Où, en se débannant, il s’était cassé soun os*_ )

Ma, dé l’estordi, ié sourtout la souvenanço

D’oun repas dé cantina oun’ veillo dé vacanço.

Ce calu, au lieu dé gousta aux treizo desserts,

Faï l’impasso sur douzo et di cent pruneaux sé sert.

Coum’ ieù l’ama ben, ma pourtioun lui ai refilée ;

En as mangea à faïre péta soun bédélet…

…A alours passa tout l’après-midi sur lou trouno

Tout en gueulant après mi, à devenir aphono,

Disant qué ses vacanços étaient maintenant foutues,

Et qué lui donner mes pruneaux ieù n’ aurais pas dû.

Moralita :

Faï de ben à Bertrand, ti lou rendra en caguant !

Dgédgé alias Gérard – 2014

* = Il s’agit bien évidemment de « l’os Bertrand » (sacrum, coccyx).tambourinaire03

Le banni du bain

Posted in ClassicTV on mars 1st, 2014 by gerard – Be the first to comment
La blague est connue, mais bof! 

Réveillon gâché

Posted in BombayTV on février 1st, 2013 by gerard – Be the first to comment
Hé bé, on n’est pas dans la m…!

Littérature de chiottes

Posted in Perlouzes solitaires on mai 20th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Voici un fichier qui sort de l’ordinaire car nous n’en sommes pas les auteurs. Il collationne quelques bouts rimés que vous connaissez peut-être déjà. C’est lorsque j’étais étudiant à Aix-en-Provence que j’ai découvert, pour la première fois,  le numéro 1 qui suit sur une porte des WC de la fac de Lettres. Mon Dieu, ce que j’ai pu rire! J’espère que vous rirez aussi… (Si vous en connaissez d’autres, n’oubliez pas de les citer dans « Commentaires »):1/ Toi qui discrètement viens régner en ces lieux,
Et t’en vas de ce trône apaisé, radieux,
Lorsque tu lèveras son séant de la place,
Songe donc au suivant et tire bien la chasse!

2/ Chiez dur, chiez mou,
Mais chiez dans le trou!

3/ C’est ici que tombent en ruines

Les chefs d’oeuvre de la cuisine.

4/ Vous qui venez ici, dans une humble posture,
De vos flancs alourdis décharger le fardeau,
Veuillez, quand vous aurez soulagé la nature
Et déposé dans l’urne un modeste cadeau,
Epancher dans l’amphore un courant d’onde pure
Et, sur l’autel fumant, placer pour chapiteau
Le couvercle arrondi dont l’auguste jointure
Aux parfums indiscrets doit servir de tombeau.

5/ Stéphane Mallarmé s’était amusé à écrire sur le mur des cabinets de sa maison de campagne:
Toi qui soulages ta tripe
Tu peux dans cet antre obscur
Chanter ou fumer la pipe
Sans mettre tes doigts au mur.

6/ Louise de Vilmorin avait écrit dans les vastes et belles toilettes du relais de chasse de Jean de Beaumont, et sur un livre d’or prévu à cet effet dans ledit endroit (où le snobisme va-t’il se nicher?):
Chasseur sachant chasser
Ici sachez pousser.

7/ C’est en forgeant que l’on devient forgeron,

C’est en chiant que Léonard devint chie.

8/ Malgré l’humour et la vertu
Il faut ici montrer son cul
Malgré la haine et la fierté
Il faut ici se défroquer

Malgré l’amour et la tendresse
Il faut ici montrer ses fesses.
Poussez ! poussez ! les constipés
Le temps ici n’est pas compté

Venez ! venez ! foules empressées
Soulager là votre diarrhée
Car en ces lieux souvent chéris
Même le papier y est fourni.

Soit qu’on y pète, soit qu’on y rote
Tout est permis au sein des chiottes
Mais ? graine de vérole ou de morpion
N’oubliez pas d’vous laver l’fion

De ces WC tant usités
Préservez donc l’intégrité.
Rendons gloire à nos vespasiennes
De faïence ou de porcelaine !

Que l’on soit riche ou bien fauché
Jamais de classe dans les WC
Pines de smicards ou de richards
Venez tous voir mon urinoir !

Qu’ils s’appellent chiottes, goguenots, waters
Tout l’monde y pose son derrière
On les dit turcs ou bien tinettes
Tout est une question de cuvette

Quand celles-ci se trouvent bouchées
Nous voilà tous bien emmerdés.
Entrez, entrez aux cabinets
Nous raconter vos p’tits secrets

Savoir péter c’est tout un art
Pour ne pas chier dans son falzar.
Si cet écrit vous semble idiot
Torchez-vous-en vite au plus tôt

Si au contraire il peut vous plaire
Affichez-le dans vos waters !!!

Dégazage

Posted in Remixito on février 1st, 2012 by gerard – Be the first to comment

Une mauvaise nouvelle pour commencer: Certains clips « Remixito » disparaissent. Cela ne semble pas être lié à l’ancienneté… Je vous tiens au courant…

Aaaah! Pet-dagogie, quand tu nous tiens!

http://www.remixito.fr/actu/buzz/pet-en-direct/degazage.html

Dieux non-écolos

Posted in BombayTV on avril 1st, 2011 by gerard – Be the first to comment
Des prouts dans la couche d’ozone:

Indispensable PQ

Posted in BombayTV on mars 1st, 2011 by gerard – 2 Comments
Les petites choses de la vie… :

Poussez pour le Tiers-Monde!

Posted in Futeboltv on novembre 1st, 2009 by gerard – Be the first to comment
Colombe (de la Paix) et colombins (altruistes) :
 
veritec

Les constipés

Posted in BombayTV on octobre 1st, 2009 by gerard – 1 Comment

Plaignez ces malheureux:

http://www.grapheine.com/bombaytv/v2/play.php?id=133995

 NB: Désolé pour la faute, il faut lire »…tout ce qu’on veuT

actuc