Posts Tagged ‘poésie’

Raphaël Segura 01

Posted in Livres on août 12th, 2013 by gerard – Be the first to comment

segura01J’ai peu vu Raphaël dans ma vie, mais j’ai le souvenir d’un gaillard jovial et cultivé. Nous partagions la même passion pour Ferré, Brel, Ferrat et surtout Brassens. Il est le compagnon d’une Directrice de SES (aujourd’hui, on dit SEGPA) avec qui j’ai utilement travaillé lorsque je dirigeais un Collège dans un quartier difficile de Marseille. Tous les deux sont d’anciens normaliens de Montpellier. Lui fut professeur d’Arts Plastiques, mais aussi un peintre reconnu ( http://www.raphaelsegura.com/). Et voilà qu’il se lance aujourd’hui danssegura02 l’écriture; dans la littérature poétique pour être précis. Il s’en explique ici: http://www.youtube.com/watch?v=H2o6p_DDbUo

 

Je souhaite tous les succès possibles à son livre. Je ne l’ai pas encore lu, mais je ne crois pas trop m’avancer en vous disant que je vous le recommande les yeux fermés.

De tout un peu… 01

Posted in Oulibouf on février 20th, 2013 by gerard – 2 Comments

Amis de la poésie et de l’Oulibouf, bonsoir! Et pourquoi pas ce mois-ci un petit pot-pourri (Ô combien pourri!) de nos vaticinations rimailleuses? Les anglais diraient un « medley », mais Adhémar, Raimondo et moi, on se tamponne le coquillard de cette invasion d’anglicismes!

L’honneur de commencer échoit naturellement au plus ancien: J’ai cité l’illustre Adhémar! Caïn, après avoir zigouillé son frangin,

S’ennuyait du soir au matin.

Avant le meurtre, ces deux-là

S’amusaient au jeu de mords-moi-là.

Comme il n’y avait pas d’autre femme

Que celle de leur cher Papa,

Ils ne pouvaient absolument pas

Satisfaire leurs désirs infâmes.

 

Avant le meurtre, l’affreux Caïn

grimpait au lit de son frangin

et d’une verge éblouissante

lui ramonait toute la fente.

Abel avait beau rouspéter,

Caïn ne faisait que pointer !

 

Les deux frères, pendant ces incestes

Maudissaient la connerie céleste !

« Ce grand couillon de Jéhovah,

disait Abel, me la copiera ! »

« Une seule meuf pour trois hommes,

il nous prend vraiment pour des pommes ! »

 

Tels ils râlaient, au jardin d’Eden,

Réduits à des mœurs de vauriens.

Jusqu’au jour où Caïn, dans sa rage,

eut enfin une idée de sauvage !

Il en dit deux mots à son frère,

lui contant ce qu’il voulait faire.

 

« Notre père passe son temps

A flâner sous le firmament.

Je l’ai vu depuis ma cachette

qui se faisait une branlette !

Et notre maman indignée,

contemplait ce gâchis, désolée.

Ne serait-ce pas œuvre pie

De lui montrer notre… sympathie ?

Ceci m’amuserait beaucoup plus

que de défoncer ton trou du cul ! »

 

Abel, horrifié par ces propos maboules

Lui décocha un coup de boule !

Mais Caïn tira son grand poignard

Et d’un seul geste de connard

il lui trancha la gargamelle !

Cette action n’est vraiment pas belle.

Une fois le pauvre Abel crevé

le problème restait entier ! »

L’onanisme, disait Caïn, dépité,

Ce n’est pas vraiment le pied !

Surtout qu’Onan n’existait pas encore !

Depuis le soir jusqu’à l’aurore,

Caïn essayait de trouver, triste et blême,

Une solution à son problème.

 

« Voyons un peu », raisonnait-il,

imaginant un moyen subtil

de se tirer de cette impasse.

« Onan, c’est bon mais ça lasse !

Quelque chose de plus salace

Conviendrait mieux à mes besoins ».

Mais il ne trouvait rien, hélas !

 

« J’aurais pas dû tuer mon frère,

maintenant j’ai plus son postère !

Il ne reste que ma maman !

Les chèvres, c’est pas bien excitant ».

 

Evitons les détails scabreux.

Mais Caïn fit de son mieux

pour repeupler la terre entière.

Et s’il n’avait pas fait cela

l’humanité s’arrêtait là.

Ou bien alors, expliquez-moi comment,

Adam a eu des petits-enfants.

Adhémarthusalem – 2012 Raimondo, quant à lui, reste toujours dans la gaudriole, mais élégante et de bon aloi:

LE CALENDRIER de BLANCHE

Dès qu’elle eut ses treize ans Blanche se décida

A perdre une vertu qui lui faisait tracas.

Certes elle avait appris par une sienne amie

Les bienfaits que les doigts apportent au clitoris

Quand délicatement on frôle avec douceur

Ce petit bouton d’or que l’on met en chaleur

Et qui soudainement s’en vient à exploser

Apportant tout à coup de la félicité.

Mais bientôt  elle pensa que par d’autres moyens

Elle pourrait obtenir ces bonheurs souverains.

Elle s’en ouvrit alors à son oncle Camille

Bien connu  qu’il était dans toute la famille

Pour être un chaud lapin sachant se comporter

Pour caresser les dames et les faire exulter.

Après s’être montré quelque peu hésitant

Le tonton constatant  que cette blonde enfant

Etait pour son jeune âge vraiment pas mal foutue,

Il ne refusa pas de tâtonner son cul

Et les fermes rondeurs de deux très jolis seins

Qu’il caressa alors de ses fiévreuses mains.

Et c’est ainsi que Blanche par  une nuit d’hiver

Perdit son pucelage et partit pour Cythère.

Par la suite elle apprit tous les gestes heureux

Qui savent apaiser le corps des amoureux.

Elle découvrit ainsi que la bouche parfois

Peut faire des miracles et créer de l’émoi

A un sexe érigé, dès lors qu’il s’abandonne

Aux habiles succions d’une langue friponne.

Et c’est ainsi que Blanche une nuit de printemps   

Fit une fellation à cet oncle charmant.

Avec le temps qui passe elle fit des découvertes

Varia les positions, trouva que l’herbe verte

Etait pour faire l’amour un refuge exaltant

Capable de combler les envies des amants ;

Et dans un pré touffu à genou sur l’herbette

Elle découvrit la joie d’être prise en levrette

Joie qu’elle renouvela assez souventes fois

Sachant qu’elle y trouvait une réelle joie.

Une fois  cependant la folie du moment

Vint changer les données de leur accouplement,

 Et c’est ainsi que Blanche par un beau soir d’été

Pour la première fois se fit sodomiser.

Septembre étant venu, Blanche dans son lycée

Eut alors l’occasion de pouvoir côtoyer

Des amis qui cherchaient, bien sûr, la bagatelle

Avec lesquels parfois elle ne fut point rebelle.

Et elle eut le plaisir avec son expérience

D’apporter aux puceaux ses vastes connaissances,

Dont ils tirèrent alors de savoureux profits

Qu’ils usèrent à leur tour auprès de leurs amies.

Mais Blanche s’aperçut que parmi ses copines

La jolie Mélissa se montrait plus câline

N’hésitant pas parfois à l’aide de ses mains

A esquisser un geste on ne peut plus coquin.

Et Blanche ressentit en elle peu à peu

S’allumer une flamme, prévoyant d’autres jeux

Qui puissent la mener vers de nouveaux rivages,

D’autres façons d’aimer, d’autres batifolages.

Et en ce jour d’automne Blanche goûta enfin  

Le savoureux bonheur  de ce plaisir lesbien.

Raimondo – 2012

…et comme il est prolifique, nous avons droit à une seconde oeuvre du Maître:

Moissons

On était en juillet l’époque des moissons

Et dans les champs régnait très grande animation ;

On fauchait les blés d’or, et déjà la batteuse

Se mettait en action alors que les glaneuses

Avançaient lentement avec le dos courbé

Afin de ramasser les épis égarés.

Les hommes tout le jour s’étaient mis à l’ouvrage

Les filles allaient venaient  apportant des breuvages

A tous ces travailleurs et les femmes aux cuisines

Préparaient  pour le soir volailles et terrines.

Lorsque vint le moment d’allumer les lampions

Commença le festin et avec profusion

Le vin gris fut servi qui coula à grand flot

Et quelques libertins entonnèrent bientôt

Des refrains licencieux et des chants égrillards

Que reprenait en chœur les convives paillards.

Les filles également entrèrent dans la fête

En exhibant leurs seins ou levant leur jupette 

Sous les hourras fournis, les bravos enflammés,

Les transports chaleureux d’une foule excitée.

Très bientôt dans la nuit, des couples amoureux

Se laissèrent aller aux baisers chaleureux

  Aux frôlements furtifs  aux gestes caressants

Les menant au plaisir et au ravissement.

Ce soir-là maintes filles vivant dans ce village

Perdirent avec bonheur leur précieux pucelage

Les garçons eux aussi n’avaient pas attendu

Pour gouter au doux fruit que l’on dit défendu.

 Et là-bas tout au bout de la longue tablée

Riait béatement une vieille édentée

Dont l’esprit revivait les moissons d’autrefois

Du temps qu’elle arborait un très joli minois

Et qu’alors les garçons rivalisaient d’audace

Pour se faire auprès d’elle une petite place.

Il était loin ce temps mais l’aïeule pensa

Que malgré les années les gens ne changeaient pas

Et qu’au jour des moissons aujourd’hui et toujours

On n’oubliait jamais de célébrer l’amour.

                                                         Raimondo-2012 Pour ma part, j’avais commis ces 2 sottises en 2001 à propos d’un prof qui, ne supportant plus l’attitude bovine d’un de ses élèves mâcheur impénitent de chewing-gum, lui avait demandé de justifier son addiction par écrit… Héo! Ce n’est pas de la poésie, vu? C’est pour le « fun », de l’Oulibouf quoi!!!

Le chewing-gum mon cher? Mais c’est toute une histoire
Etalant, pour nous, ses vertus masticatoires.
Voyez alors comme on a l’air intelligent
En ruminant, calmos, devant un tas de gens,
(Qui vous considèrent comme une pauvre tâche)
Alors que vous ne faites qu’imiter la vache;
_Animal fort utile dans l’Education
Servant aux professeurs pour leur notation…_
Agissant sur vos dents comme un raton-laveur,
Il en existe tant! Qui ont tant de flaveurs:
Il y en a à la menthe, à l’anis, à la fraise.
_Moi, j’en aimerais bien un à la mayonnaise!_
Vous en trouverez pleins de qualificatifs,
Certains sont sédatifs, d’autres sont abrasifs,
Qui vous paient vos impôts, qui parfument l’haleine…
Assez, n’en jetez plus, la coupe est archi-pleine!
Les variétés de ces chiques sont infinies,
Seules les fonctions politiques sont bannies:
Ce n’est donc pas demain que Bayrou et son Centre
Vous en produira un pour vous lâcher le ventre,
Ou que la CGT, rassemblant tous ses hommes,
Clamera haut et fort: »Prolétaires, à vos gums! »
Revenons à des choses plus bucoliques,
Même si, en mâchant, ça donne la colique,
Cette douceur, vraiment, à un côté coquin:
Yo! Pour inventer ça, faut être américain!

Gérard – 2001

Mea culpa, Madame, c’est vrai que je rumine!
Mastication: Ô mot que pourtant j’abomine!
Cependant, aux vaches, on ne fait point tout ce foin?
Elles sont là, en paix, qui philosophent sans fin,
Dans les riches prairies de notre hexagone.
Gardez-vous pourtant de les prendre pour des c…
Car nous, pauvres humains, aux bovins comparés,
Nous imitons tous d’elles leur mâchoire à broyer.
La vie est ainsi faite, nom d’un petit bonhomm’,
Pour parfaire l’illusion, il faut du chewing-gum!

Gérard – 2001

Et puis, plus près de nous, c’est à dire il y a un an, la suppression de l’épreuve de Culture Générale au concours d’entrée des Grandes Ecoles m’avait inspiré ceci:

Adieu Culture Générale !

C’est fini ! Dans les concours des Grandes Ecoles,

On a supprimé l’épreuve de « Cultur’Gé »

En considérant que ce sont des fariboles

D’encombrer nos élites au QI surchargé.

C’est vrai qu’on les verra dominer les techniques,

Répondre aux questions du monde d’aujourd’hui ;

Au « business-arcanes », ils lui feront la nique ;

Pour le reste, seront sots à pleurer d’ennui.

L’accord des participes sera chose futile,

Trouveront la langue SMS plus utile.

Pour eux, la Marge sera la femme d’Omer,

Mais ignoreront que l’Aa passe à Saint-Omer.

Ils sauront tout des « people » et de leurs idoles,

Mais n’entendront jamais du Christ les paraboles,

Ils resteront très « secs » sur le mur de Berlin,

Mais sauront qu’Elysée est la maison du nain.

Et ils peaufineront leur « mur » sur facebook,

Mais ne sauront jamais situer Pernambouc.

Pour eux, Hawaï c’est surf et histoires d’amour,

Mais diront « Hein ? » au martyre de Pearl Harbor.

Désormais, qui voudra briller en société

Vous citera « Gala » qui fera référence.

Car déclamer des vers manquera de doigté,

Et sera considéré comme une insolence :

La Culture aura disparu d’un coup de gomme !

Pauvres petits ingénieurs, cadres et énarques

Qui traverseront une vie que rien ne marque,

Et croiront toujours que le Pirée est un homme !

Gérard- 2012

Délires cauchAdhémardesques

Posted in Oulibouf on avril 20th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Ce mois-ci, c’est le facétieux Adhémar qui s’y colle. On ne pourra qu’admirer l’éclectisme de ses talents de poète ou de prosateur. Pour commencer, voilà-t-il pas qu’il s’érige en censeur docte et érudit pour corriger mes navrantes erreurs dans « Retour au pays ou Mondo ca(r)ne » de http://gigaproduction.fefaine.be/2010/11/20/variations-montastrucoises-02/ :

J’ai admiré la prose raffinée de notre grand spécialiste du Moyen-Age Gérard MANVU-PLUKONT, et je me suis délecté au récit des aventures de son héros Jeannet PLEINLECOUL au cours de son anabase.

Mais je suis très chatouilleux, sous les bras et sur l’exactitude parfaite des récits soumis à notre délectation. Et là, je dois le proclamer, notre historien a commis plusieurs…. disons inadvertances.

Tout d’abord sur le nom et le sexe du canasson. Je peux démontrer que cet animal ne s’appelait pas Mastapur, mais très certainement Groumije, et que c’était une jument. En effet, au livre septième des mémoires de Jupiter Korleonis, le grand écrivain sicilien, on peut lire cette phrase, que je cite d’ailleurs de mémoire : « Korniolos de Katakombos dans son célèbre ouvrage FAMOSS KABALLOSS ANTIKOSS, nous décrit de façon précise les montures des héros de son temps, et nous parle de la rossinante que chevauchait Jeannet PLEINLECOUL, un aventurier du XIII° siècle, une bête maladive « quod nomen Groumija erat et jumenta catastrophica fuit ». Et toc !!!!

Ensuite, le récit de l’arrivée sur ses terres du cadet Jeannet, montre bien que l’auteur G. Manvu-Plukont n’a pas visité personnellement le nord-est de Toulouse. S’il l’avait fait, il aurait remarqué le gros cerisier qui se dresse encore aujourd’hui sur la rive gauche du ruisseau Tranpetoncuq, juste après Castel-Maurou, et qui servait à pendre les ennemis politiques du maître des lieux. Il aurait certainement mentionné ce cerisier géant, d’une espèe inconnue, qui produit certes des cerises, mais aussi des pommes, des meringues, du quinquina et de la ventrèche. Quelques ossements humains accrochés aux branches et depuis longtemps desséchés, montrent encore l’extrême cruauté des moeurs de ce temps-là, et confèrent à l’arbre, par leur fumet, ses propriétés broncho-dilatatrices..

Jeannet PLEINLECOUL s’arrêta sous ce cerisier, pour méditer. Il revit en pensée ses exploits en Terre Sainte, et comment il n’hésita pas à se livrer aux plaisirs de la chair avec l’imam de BAAL-TUMLAMI, pès de BIROUTH, juste à droite en sortant de Nazareth. Ces fantaisies sexuelles furent la cause première des hémorroïdes qui l’affligèrent jusqu’à sa mort, et qui rendirent indispensable l’utilisation quasi permanente de son doigt unique..

Se tournant ensuite vers le nord, il aperçut le monument funéraire de son frère Cassoul-le-laid et n’hésita pas à déféquer sur la pierre tombale, tandis que la jument Groumije empuantissait la forêt de ses pets monstrueux.

Enfin, dernière omission incompréhensible de l’auteur, l’entrée de Jeannet dans le siège (éjectable) de sa seigneurie fut marquée par un incident, plein de conséquences pour l’avenir. Les braves habitants de Montastrouc avaient envoyé à sa rencontre un troupeau de 100 jeunes filles, appelées MANGE-AUX-ROUPETTES, ou Pom-pom gueules, qui se jetèrent sur notre bon Jeannet et se livrèrent sur sa personne à des actes que les films X nous montrent sans vergogne. Pris au jeu, Jeannet fut forcé de constater que, sous l’extrême excitation due aux manipulations des 100 salopes, ses testicules endommagés (voire même « ablationnés » sous l’ordre de Putoulthan, le seigneut des Trabugondes) repoussaient à vue d’oeil et qu’il pouvait honorer ces demoiselles somme il convenait. Ce qui devait arriver arriva, les miss pom-pom repartirent toutes enceintes. Plus tard, elles reconnurent leurs erreurs, alléguant pour leur défense qu’elles avaient interprété Pom-Pom comme pompons! et pompons-le gaiement, et elles le pompèrent, avant de passer à l’exercice de la bête-à-deux-dos !

Ce sidi…. pardon, ceci-dit, je félicite l’auteur pour le reste du récit, que je trouve d’une exactitude parfaite.

Aves mes compliments.

Adhémaris-cause toujours- 2011Ode aux quinquas

Mignonne, allons voir si l’arthrose
Qui ce matin, tant m’ankylose
Depuis qu’a sonné mon réveil
Pour clore une nuit de sommeil

Aura perdu de sa vigueur
Après un footing d’un quart d’heure.
Las ! Voyez comme sont les choses,
Il faudrait que je me repose.

Mes maux, loin de se calmer
Las, las, ne cessent d’empirer.
Ô vraiment, marâtre nature
Avec l’âge la douleur perdure !

Donc, si vous m’en croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté

Avant que ne ternisse votre beauté,
Pour assouvir toutes envies
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie !

Ronmar ou Adhésard (va-t-en savoir?)- 2011Elle a saboté sa beauté !

La méthode Dugenou, un échec garanti !

Victoire Dugenou, une maman de vingt-trois enfants habitant dans la région (quelle région ?), constitue le parfait exemple de ce qu’est une consommatrice abrutie qui utilise le web pour obtenir des produits à la con sans avoir à casser sa tirelire, ni à vendre ses charmes. Trop absorbée par sa vie ridicule, elle n’avait plus le temps de s’occuper d’Amélie ni d’elle-même, et de faire ses besoins.

Déterminée à changer pour le pire, elle a récemment découvert une manière bouffonne de combiner deux offres d’essai de produits de beauté anti-économiques pour obtenir des résultats minables. Les produits Perfect Laideur et RevitaTronche-en-biais deux des noms parmi les plus abominables dans la lutte perdue d’avance contre les effets du vieillissement, l’ont aidée à percer ses furoncles et les secrets des produits anti-âge fabriqués par des escrocs patentés.

Les résultats, qui mettent au défi le bons sens, parlent d’eux-mêmes et sont comparables à ceux que vous obtiendriez dans un élevage d’ornithorynques handicapés, près de Pont-à-Mousson, et qui vous coûteraient la peau des fesses, ou auprès de médecins bidons pour des tarifs de 31 500 € ou plus,  même s’ils vous ont appâtées comme nous au moyen d’offres gratuites d’essai.

Souhaitant empoisonner la vie des autres, Victoire Dugenou a décidé de partager avec nous son histoire lamentable en la publiant en BD. Ces images stupides nous montrent comment elle a non seulement tenté en vain d’éliminer ses rides, mais a également renoncé à relâcher la peau de sa hure et de son goître. Les résultats ont changé sa vie, on peut le dire : maintenant, elle sort faire ses courses avec la tête dans un sac !  Et puisque bon nombre d’entre nous feraient tout pour augmenter les effets dévastateurs du temps sur notre peau de porc-épic, nous vous présentons le secret de son « arme fatale » (j’allais le dire !) et totalement inefficace pour lutter contre les rides. 

  Mais n’attendez pas ! Notre rapport a généré beaucoup de buzz,  et trompé beaucoup de buses, aussi les produits en essai gratuit ne seront pas disponibles pour toujours !  (Heureusement !!!)

– Stéphanie Va-de-la-Gueule

Directrice et balayeuse chez Perfect-Laideur–

Pour copie conforme :  Adhémariscos- 2011…et une ch’tite fable parodique pour finir (une sorte de panaché La Fontaine/Henri Michaux dans http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres/pratique/jeupoeti/grcomba2.htm ) :

La phrygane et la bostryche

La phrygane ayant faucardé

Tout l’été,

Se trouva fort déponente

Quand l’ectopie fut présente.

Elle réclama la colistine

Chez la bostryche sa voisine,

La priant de lui revercher

Quelques émonctoires pour pailler

Jusqu’à la scotome nouvelle.

« Je vous blèserai, lui dit-elle,

Avant la fascia, foi de névroptère,

Odonate et nectarifère. »

La bostryche n’est pas protiste,

C’est là son ope à quipos.

« Que frettiez-vous en libero? »

Dit-elle à cette acrobaliste.

« Je faucardais, ne vous déplaise. »

« Vous faucardiez? J’en suis fort aise,

Eh bien, provignez maintenant! »

Jean de la Foutaise alias Adhémar- 2011

NB: Tous ces mots sont dans le Petit Larousse.

 

Parodies d’une ballade et de 2 chansons

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2011 by gerard – Be the first to comment

Adhémar se frotte ici à « La ballade des dames du temps jadis » de François Villon :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ballade_des_dames_du_temps_jadisBallade des chèvres d’antan

Dites-moi où n’en quel pays

Est Sofia la belle romaine;

Mais où est donc Martine Aubry,

La lilloise qui la ramène ?

Zsa Zsa Gabor et la Magnani

Eva Péron et Golda Méyère ?

Semblablement où est Jeannette***

Qui demanda que le Sénat

Fût châtré, privé de roupettes !

Mais où est Lollobrigida ?

Où est donc Martine Carol ?

Demongeot, Viviane Romance ?

Gaby Morlay, Suzy Delaire,

Où sont parties  toutes ces folles :

Barbara,  Beauvoir, Laguillère ?

On n’en parle plus depuis cent ans !

Mais où sont les chèvres d’antan ?

 

Où est la trop belle Bacall,

Liz Taylor et sa Cléopatre ?

Annie Cordy,  Juliette Gréco,

Maria Schneider et sa motte de beurre ?

Où est donc la Rossi-Drago,

Nul ne sait où elle demeure.

Dalida et Ginette Leclerc ?

Où est Sylvana Mangano

Qui triompha dans Riz Amère ?

Et la mystérieuse Garbo ?

Edith Piaf et Jeannie Longo,

La Cresson et sa cressonnière ?

Où est la terrible Ségo

Qui prêchait à voix de chaisière ?

Où est la ronde Bachelot

Qui nous montrait ses hémisphères ?

Où est donc la Sylvie Vartan ?

La Goulue et son beau postère ?

Mais où sont les chèvres d’antan ?

 

Où s’est fourrée Ingrid Bergman

Qui montrait sa grande carcasse ?

Mireille Darc et ses seins de glace ?

Manaudou, Mauresmo,  Steffi Graf

Edith Piaf et sa voix de basse ?

Patachou et Rina Ketty,

Cicciolina et Paris Hilton,

Sarah Bernhardt, Casque d’Or, Maurane ?

Où est la divine Bardot

Qui tuait tout sur son passage ?

Où sont Arantxa et Hingis,

Benazir, Indira Gandhi,

Adjani et ses grandes paluches ?

Mais où est donc Sarah Bernhardt ?

La Sagan est partie aux pluches.

Marilyn, la reine des stars

Avec ses formes callipyges,

Et Jay-Lo, et Ornella Mutti ?

La Kelly et son prince d’opérette ?

Et Sheila avec ses deux couettes ?

Où est Mireille Mathieu

Qui braillait au Soleil Levant ?

Où est partie Lara Fabian ?

Madonna et Pétula Clarke,

Il était temps qu’on les débarque !

Mais où sont les chèvres d’antan ?

 

Prince il faudrait une semaine,

Quelques mois, peut-être dix ans,

Pour citer toutes ces mémères !

Mais où sont les chèvres d’antan ?

                                       Adhémar – 2011

*** Jeannette Vermersch, la concubine de Maurice Thorez, cria en pleine Assemblée : On vous coupera les couilles !” C’était au Palais Bourbon et non au Sénat.LE GRAND BAISEUR

Inspiré de cette chanson d’autrefois (1912) :  » Le dénicheur », sur une musique de Leo Daniderff

Pour l’air:  http://www.youtube.com/watch?v=BQoC-DX9qHY

Pour les paroles  de Gilbert et Léon Agel: http://www.paroles-musique.com/paroles-Frehel-Le_Denicheur-lyrics,p12224

Refrain

On l’appelait le grand baiseur

C’était un accro d’la quéquette

Dès qu’il voyait un joli cœur

Il lui demandait une sucette

Ses envies étaient bien connues

Et les femmes de son entourage

Acceptaient les accès de rage

De ce grand amateur de cul

Sa femme une accorte brunette

Acceptait ses débordements

Car elle était cette minette

Amoureuse de ce forban

Ce beau parleur ce grand paillard

Qui savait bien l’embobiner

Par l’éclat d’un œil égrillard

Ou ses allures de chevalier

Et comme elle était pleine  d’argent

Il vivait comme un vrai sultan

Au refrain

Mais un jour dans un grand palace

Où il descendait fréquemment

Il regarda d’un œil salace

Une soubrette au corps troublant

Il eut soudain très grande envie

Apercevant cette beauté

De lui faire caresser son vit

Avec ses lèvres colorées

Mais la belle le repoussa

Et chez les flics elle l’assignat

Au refrain

Comme il croupissait en prison

Son épouse accourut alors

Et elle aligna  son pognon

Pour adoucir son triste sort

Elle aurait fait pour son  aimé

N’importe quel arrangement

Pour qu’il puisse être libéré

Afin qu’il vive  décemment

Et c’est pourquoi elle lui paya

Le plus fameux des avocats

Dernier refrain

C’est ainsi que le grand bandeur

A recouvré sa liberté

Tous ses amis ses zélateurs

Firent une  fête à tout casser

Et quant à la pauvre soubrette

Qui refusa de le sucer

Elle jura de se faire payer

                                Sans avoir à faire des branlettes .                                                                                                                                                                                  RAIMONDO -2011

L’heure est sans doute venue de donner quelques conseils à un charmant bébé apparu récemment dans cette vallée de larmes (pour l’air: http://www.youtube.com/watch?v=Hyh4TifZJRE )

Julie                                                                                       Giulia

Paroles de Maurice Vidalin-1957               Gérard- 2011

N’allez pas Julie, vous rouler dans l’herbe…..N’allez pas Giulia, pétuner de l’herbe
Quand Monsieur l’abbé déjeune au château.. Quand papa est là pour prendre un râteau,
N’allez pas non plus jouer aux proverbes….. N’allez pas non plus vous foutre la gerbe
Avec les bergers aux tendres flûtiaux………. Avec ses ministres, servile troupeau.
Et je vous défends, vilaine petite,…………….  Et je vous apprends qu’la petite bite
Nue dans la rivière, au milieu du bourg,……. Pue de la crinière, comme Montebourg,
De dire aux pêcheurs :  » je suis une truite……Il fera en sorte, qu’illusions détruites,
Me pêche qui veut m’apprendre l’amour »……Donner l’impression « toujours à la bourr’ »

{Refrain:}
Les yeux baissés,…………………………………..Les vieux baisés,
Les genoux serrés,…………………………………Les voyous « serrés »,
Faites de la dentelle……………………………….Faites donc les poubelles,
Faites de l’aquarelle,………………………………Faites la maquerelle,
De la tapisserie,…………………………………….De la galanterie,
De la pâtisserie,…………………………………….De la dysenterie,
Mais n’allez pas surtout…………………………..Mais n’allez pas surtout
Courir le guilledou…………………………………Sucer les roudoudous,
Avant de prendre époux…………………………Epouser un ripoux.

2 – Avec Ferdinand, vous n’êtes plus d’âge…..Avec le Guéant, et ses matraquages
A vous trémousser foll’ sur ses genoux,………Des étudiants tombant à genoux,
En lui agaçant le bout des moustaches………..Vous apprendrez ce qu’est un quadrillage
Pour voir si ça pique ou bien si c’est doux !….Et si c’est vrai qu’il est un bande-mou !
Et quand vous sentez son trouble, Julie………Surtout évitez, Ô jolie Giulia,
Ne demandez pas d’un air innocent :…………..Quand vous évoquez Botox et onguents,
« Cousin, dites-moi si je suis jolie,……………….De faire de la peine à maman Carla,
Et si je fais plus que mes dix-huit ans »…………Parlant factures qui coûtent tant et tant.

{Refrain}

3 – Un matin, Julie, blanche à la chapelle,……Un matin Giulia, Porte de la Chapelle,
Devant la famille vous direz ce « oui »…………..Vous aurez alors joliment joui
Qui vous livrera timide gazelle,…………………Jusqu’à en avoir mal à la rondelle
Aux tendres assauts de votre mari…………….Des assauts «Père-vert»(Thierry Mariani).
Dès le lendemain, vous serez tranquille,……..Dès le lendemain, quittez les débiles,
Je ne serai plus là pour vous gronder………… Y compris votre père, le nain Simplet,

Vous pourrez alors, femme d’imbécile,…………Certes oui, la vie n’sera pas facile,
Prendre autant d’amants que vous le voudrez…..Mais vous aurez gagné la Liberté.

{Refrain2:}
Les yeux baissés,………………………………………Les vieux baisés,
Les genoux serrés,…………………………………….Les voyous » serrés »,
Faites de la dentelle,………………………………….Faites donc les poubelles,
Faites de l’aquarelle,………………………………….Faites la maquerelle,
De la tapisserie,………………………………………..De la galanterie,
De la pâtisserie,………………………………………..De la dysenterie,
En attendant le jour,………………………………….Mais n’allez pas non plus
Qui ne saurait tarder,…………………………………Courir aux autres moches,
De votre liberté………………………………………..Je veux dire la Gauche.

Raimondorama 01

Posted in Oulibouf on avril 20th, 2011 by gerard – 3 Comments

Je crois avoir déjà dit ici que Raimondo est un auteur prolifique. Il m’a paru normal qu’un article mensuel lui soit entièrement consacré. Ce que nous aimons en lui, outre son art de ciseler la métrique, c’est sa malice. Malice qu’il met au service d’une polissonnerie qui l’aurait, à coup sûr, rendu célèbre au XVIII ou au XIXème siècle. Hélas, de nos jours, nos jeunes ne s’embarrassent pas de périphrases ou d’euphémismes. Ils sont plutôt du genre « direct », c’est dommage car nos compagnes ont souvent gardé ce côté « fleur bleue » qui les fait craquer. Eclectique, vous pourrez juger, entre autres, de sa sensibilité très « comme il faut »  dans « Ode à Ninon » et de son sens de l’humour dans « Sans rime ni raison ». Il me fait penser à cette chanson de Georges Moustaki  « Fleur de méninge » que Barbara et, plus tard, Serge Reggiani, interprétèrent:  (http://www.dailymotion.com/video/xi2sn_barbara-fleurs-de-meninges_music ) :

« …Quand je joue au bel oiseleur
Je peux tout prendre avec des fleurs
De méninge
Pour étourdir la midinette
Pas besoin de roses ni de pâquerettes
Au dancinge
Suffit pour ce gentil labeur
De savoir faire pousser les fleurs
De méninge »
Continue dans cette voie, ami, ce n’est pas moi qui m’en plaindrai!

La main de singe 

La main de singe est une pièce qui fut représentée autrefois au Grand Guignol, théâtre aujourd’hui disparu, dont le répertoire puisait largement dans des histoires fantastiques. Le récit poétique qui suit est inspiré de ce drame. 

Le soir dans la taverne à l’heure de la veillée

L’homme nous racontait toutes ses équipées

Lorsqu’il était coiffé de ce beau képi blanc

Qu’autrefois il portait alors très noblement.

Pour nous, cet homme-là était le légionnaire ;

Il avait bourlingué par delà les frontières,

En Afrique, en Asie, en de lointains pays,

Dans des lieux où la guerre avait besoin de lui.

Nous étions fascinés au récit des actions

Qu’il racontait alors avec tant de passion.

Un soir, il nous montra  la Main  parcheminée

D’un grand singe africain qu’on lui avait donné.

Celui qui possédait ce précieux talisman,

Verrait trois de ses vœux exaucés pleinement ;

Et tous les gens présents, en voyant ce gri-gri,

Souhaitaient ardemment le posséder aussi,

Mais cet ancien guerrier,  malgré tous leurs soupirs

Négligea de répondre à leurs moindres désirs ;

On aurait dit qu’en lui  une image lointaine

Etait soudain venu réveiller une peine. 

Peu après, il mourut et l’on ne parla plus

De cette Main magique au pouvoir absolu.

Tous avaient oublié, sauf un fermier malin

Qui de cette amulette avait fait le butin ;

Longtemps il la garda tout au fond d’un tiroir

Jusqu’au moment venu ou vinrent des jours noirs :

Cette année là, les champs avaient très peu donné

Et cet homme emprunta pour pouvoir subsister,

Auprès de créanciers qui lui firent injure

Pour recevoir leur dû et le fruit de l’usure.

Alors il prit en main la précieuse  amulette

Qui pourrait  l’assister pour acquitter ses dettes

Et il cria bien fort « Il me faut mille écus

Pour que mes créanciers ne m’importunent plus ».

La Main se contracta ; rien ne se produisit,

Et il se retrouva avec tous ses soucis.

Mais quelques jours plus tard on vint lui annoncer

Que son fils, bûcheron,  était accidenté,

Ecrasé par un chêne au cours de son labeur.

Le patron généreux, pour payer ce malheur,

Fit don à ses parents d’une somme élevée

Et offrit mille écus pour les  indemniser.

A la ferme, la vie repris, mais le chagrin

Etait sans cesse là et du soir au matin

Ces gens pleurait leur fils hélas partit trop  tôt

Les laissant à leur peine en gisant au tombeau.

La mère obstinément suppliait son conjoint

De faire un nouveau vœu pour que leur fils enfin

Revienne parmi eux comme avant son trépas,

Ramenant au logis le bonheur et la joie.

Mais l’époux  hésitait, il songeait  constamment

Au corps déchiqueté du malheureux enfant.

Puis, peut-être lassé de toutes les suppliques

Il s’adressa enfin à cette Main magique

« Redonne à notre fils le souffle de la vie

Pour qu’il revienne enfin avec nous vivre ici »

Et de nouveau la Main soudain se contracta.

Aussitôt quelques chiens hurlèrent à la mort

Un vent impétueux s’éleva, soufflant fort ;                                

On entendit aussi aux abords du chemin

Une voix languissante criant  dans le lointain

Qui disait : chers parents je reviens parmi vous

Ouvrez donc votre porte, ouvrez votre verrou,

Je veux comme autrefois partager vos repas

Et retrouver chez vous le bonheur d’être à trois.

Oui, mais cette voix-là respirait la souffrance,

Et le père aussitôt eut en sa souvenance

Le corps du bûcheron broyé sous le grand chêne,

Dont il eut à nouveau la vision inhumaine.

Alors prenant la Main il prononça ces mots,

« Que le corps de mon fils retourne à son tombeau »

          Et une ultime fois

          La Main se contracta.

Ode à Ninon

I 

Ce matin là, à la rivière,

Ninon allait quérir de l’eau ;

Elle portait une brassière

Très fine car il faisait chaud.

En chemin elle rencontra

Un assez jeune adolescent

Qui bien fort la complimenta

Sur son très bel accoutrement.

Ma mie, dit-il d’un ton badin,

A travers ce tissu léger

On devine de jolis seins

Que j’aimerais tant caresser.

Ninon qui était demoiselle

Plein de pudeur et de vertu

Rougit ainsi qu’une pucelle

Au compliment inattendu.

Dès son retour à la maison

Elle conta à sa maman

Ce que le bien joli garçon

Avait susurré galamment.

Ma fille, répondit la mère,

Garde-toi des complimenteurs

Je te rappelle que ton père

Joua un jour le joli cœur,

Et qu’après t’avoir enfanté,

Il reprit son chemin errant

Me laissant avec mon péché :

Joli péché assurément ;

Car tu es très belle ma grande

Ta peau a la couleur du lin

Et tes grands yeux noirs en amande

Sont comme ceux de ce gredin

Qui un matin à la rivière

Après m’avoir fait compliment

Sut user de jolie manière

Pour me donner un bel enfant.

II

Ninon n’écoutant pas les conseils de sa mère

S’en alla de nouveau au bord de la rivière

Espérant retrouver le bel adolescent

Au sourire si doux et aux propos galants.

Lorsqu’il la retrouva très vite il s’élança

Et avec  passion il la prit dans ses bras.

Puis il saisit sa main qu’il serra longuement

Avant d’y déposer ses lèvres tendrement,

Et leurs bouches amoureuses qui s’étaient recherchés

Se trouvèrent aussitôt en un ardent baiser.

La suite, on la devine, ce furent des folies,

Des mains qui s’égaraient, des gestes plus précis,

Ou des attouchements qui devinrent bientôt

Source de volupté et d’amoureux sanglots.

Très vite ils furent nus, offrant leurs corps brûlants

A leurs plus fous désirs, à leurs baisers d’amants.

Quand ils ne furent qu’un, s’échappa une larme

Pour ce geste nouveau faisant d’elle une femme.

Puis ils dormirent là, heureux sous les feuillus

Près du ruisseau coulant sur les rochers moussus.

Lorsque Ninon revint, sa mère remarqua

Le changement profond, les grands yeux plein d’éclat

Le sourire extasié, la mine réjouie

Et l’allure puérile soudain évanouie.

Elle comprit alors à ces bouleversements

Que sa jolie Ninon n’était plus une enfant.

ODE RONSARDIENNE

Mignonne  remontre moi la chose

Que l’autre jour j’ai découvert

Soulevant  une  jupe rose

Faite d’un fort soyeux mohair.

Ce jour là, c’était merveilleux,

Tu n’avais pas mis de culotte

Et j’ai contemplé radieux

La rousseur d’une belle motte.

Lorsque tu m’as tourné le dos

Ce fut une réelle ivresse

De constater le beau duo

D’une très jolie paire de fesses.

Je fus comblé par ces beautés

Et mes mains  tremblantes d’amour

Longuement se sont attardées

Sur ces délicieux contours,

Mes lèvres assoiffées de désir

Bien vite se sont mise à baiser

Cette peau nue faisant frémir

Tout mon pauvre  corps enflammé.

Alors d’une langue goulue

J’ai titillé le fin bouton

Exhibé d’un sexe velu

Qui faisait mon admiration.

Tu t’es ouverte à mon envie

Ouvrant tes cuisses fuselées

Pour laisser pénétrer mon vit

Au creux de ton intimité.

Dès lors ma caresse  fougueuse

S’exprima avec fulgurance

Et une onde voluptueuse

Te fit crier de jouissance.

Pour répondre à ta volupté

A son tour prenant son essor

Mon sexe  s’en vint se vider

Dans l’antre tiède de ton corps.

Mignonne, viens, recommençons

Ce que l’autre jour on se fit

Aimons- nous  avec la passion

Dont nos corps ont la folle envie.

 Sans rime ni raison

 Tous les matins dans la cuisine

Elle aimait caresser ma joue

Et quand venait le crépuscule

Elle désirait que je l’embrasse.

En promenade, dans la rue

Elle mettait ses mains sur mon dos

Et un certain soir de juin

J’en vins à peloter ses bras.

Elle fut ravie de la caresse

Et bientôt me  montra sa joie

En enlevant son pantalon

Pour que je tâte son genou.

Un salaud a volé mon dictionnaire de rime

Et depuis ce jour-là je vis dans la débauche

Mes vers n’ont aucun sens, mes écrits sont  hideux

Et je me réconforte  en tripotant ma main

Etrennes 2010/2011: Les pastiches bien tassés d’Adhémar

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2010 by gerard – Be the first to comment

 Chapeau et respects à l’ami de Nice/Vidauban: Que voilà de l’érudition, que voilà du talent!

 L’original de Guillaume Apollinaire:


À Strasbourg en dix-neuf-cent-quatre
J’arrivai pour le lundi gras
À l’hôtel m’assis devant l’âtre
Près d’un chanteur de l’Opéra
Qui ne parlait que de théâtre

La Kellnerine rousse avait
Mis sur sa tête un chapeau rose
Comme Hébé qui les dieux servait
N’en eut jamais. Ô belles choses
Carnaval chapeau rose Ave!

À Rome à Nice et à Cologne
Dans les fleurs et les confetti
Carnaval j’ai revu ta trogne,
Ô roi plus riche et plus gentil
Que Crésus Rothschild et Torlogne

Je soupai d’un peu de foie gras
De chevreuil tendre à la compôte
De tartes flans et cetera
Un peu de kirsch me ravigote

Que ne t’avais-je entre mes bras.

La mouture adhémaresque:

A St Trop’, en 2004,

J’arrivai pour Saint-Cucufa.

Au bordel m’assis près d’un pâtre,

Un vieux kroumir et sa nana.

La maquerelle noire avait

Mis sur ses seins deux pâquerettes,

Comme Héra qui les dieux suçait

N’en eut jamais ! ô belles choses :

Beau boxon, belles putes, ave !

J’honorai la grosse Aziza,

La belle Armande et la Charlotte,

Paquita, Berthe et cetera…

Un peu de scotch me ravigote.

Que n’en ai-je honoré vingt-trois !

Zobollinaire alias Adhémar

L’original de Verlaine: A poor young shepherd

J’ai peur d’un baiser
Comme d’une abeille.
Je souffre et je veille
Sans me reposer :
J’ai peur d’un baiser !

Pourtant j’aime Kate
Et ses yeux jolis.
Elle est délicate,
Aux longs traits pâlis.
Oh ! que j’aime Kate !

C’est Saint-Valentin !
Je dois et je n’ose
Lui dire au matin…
La terrible chose
Que Saint-Valentin !

Elle m’est promise,
Fort heureusement !
Mais quelle entreprise
Que d’être un amant
Près d’une promise !

J’ai peur d’un baiser
Comme d’une abeille.
Je souffre et je veille
Sans me reposer :
J’ai peur d’un baiser !

La parodie: A young poor fucker

J’ai peur de baiser

Même dans l’oreille,

Ma bite est trop vieille

Je peux plus bander.

Je souffre et je veille

J’ai peur de baiser !

Pourtant j’aime Moune

Et son… nez joli.

Elle a des doudounes

Pas trop ramollies.

Malgré la schkoumoune,

Oh que j’aime Moune !

Elle a le corps beau !

Je veux mais je n’ose

Lui palper le prose,

Cette belle chose

Joufflue et bien rose

Au bas de son dos.

Dans son entrecuisse

Et son fondement

Faudrait que je puisse

Forniquer longtemps,

car elle veut que je bisse

Comme un jeune amant.

Mais quelle merveille !

J’ai plus peur de baiser

Même dans l’oreille !

Et ce soir, ma vieille

Tu vas y passer !

J’ai plus peur de baiser !

Adhémar Vers-l’aine

Stéphane Mallarmé, l’original: Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui …

 Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n’ont pas fui !

Un cygne d’autrefois se souvient que c’est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n’avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l’ennui.

Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l’espace infligée à l’oiseau qui le nie,
Mais non l’horreur du sol où le plumage est pris.

Fantôme qu’à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s’immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l’exil inutile le Cygne.

La parodie: Le triste, le coriace et le vain aujourd’hui 

Le triste, le coriace et le vain aujourd’hui

Va-t-il nous précéder ou bien va-t-il nous suivre

Sous un porche oublié que coincent dans le givre

Les troupeaux de bimbos victorieusement fuis

Un sagouin d’autrefois ne sait plus que c’est lui

Ridicule mais qui des houris se délivre

Pour avoir trop aimé car aimer c’est survivre

Quand le sinistre hiver apporte son ennui

Tout son corps secouera cette rose agonie

Par les sens infligée au pointeur qui la nie,

Non le goût de l’aven où son organe est pris.

Chandelle qu’à ce lieu son pur désir assigne

Il s’anime soudain croyant s’être mépris

Et retarde l’éjac’ proche qui lui fait signe. 

Stéphane Bienarmé alias Steve Désarmé alias Adhémardus Stephanibus.

Etrennes 2010/2011: Raimondo triple la mise

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2010 by gerard – 1 Comment

Cadeaux magnifiques de fin d’année, cadeaux pleins d’Histoire, de Mythologie et de galanterie coquine: Voilà ce que vous offre finement Raimondo! Alleluïa mes frères, une fois de plus il nous a gâtés!

J’ai lu en son temps et avec un immense plaisir le livre de Jean Teulé sur « Le MONTESPAN ». Ce génial conteur vient de faire paraitre une BD sur le même sujet. Actuellement, je me replonge dans ces œuvres : il en est ressorti cette élégie que je vous transmets. 

LES PLEURS DE MONTESPAN

(Dédié à Jean Teulé)

 Ô mon prince, ô mon  roi, ô mon divin amant

Laisse-moi te crier mon grand contentement

Quand tu joues avec moi ce tendre duetto 

Qui de l’allégretto passe au fortissimo,

Et  provoque chez moi le très délicieux spasme

Que procure en mon corps la venue de l’orgasme.

Ainsi donc s’exprimait, auprès du roi Soleil

Françoise Athénaïs maitresse sans pareil,

Qui depuis quelques mois auprès du souverain

Mettait son énergie à lui faire grand bien ;

Et le roi, adorait ces tendres apartés

Qui faisait le bonheur de son corps exalté.

Mais pendant  ce temps-là remâchant son dépit

Monsieur de Montespan songeait à cette vie

Qui  avait fait de lui un époux bafoué

Un pauvre délaissé, un mari cocufié,

Qui vivait désormais loin de la cour royale

Exilé par le roi, de façon déloyale,

Dans un hameau lointain dans un vrai trou perdu,

Refuge des bannis, des proscrits, des cocus.

Hélas ! se disait-il, mon épouse adorée,

A rompu en ce jour la parole donnée

D’être femme fidèle ; et voilà qu’aujourd’hui

Du grand roi de la France elle a gagné le lit,

Me laissant esseulé et rempli de rancœur

Contre  cet homme-là, contre ce suborneur

Qui, parce qu’il est roi, au pouvoir absolu

S’est arrogé le droit de me faire cocu.

De lui, je ne veux rien, pas même la faveur,

De devenir marquis, grand-duc ou gouverneur,

D’être riche à millions, tout couvert de diamants,

Pour faire connaitre à tous ce mari complaisant,

Qui a offert au roi pour varier ses plaisirs

Le corps de son épouse aux fulgurants  désirs.

Mais je le crie bien fort, je n’ai jamais permis

Qu’on s’arroge mes droits par le mariage acquis :

Cette peau, ces doux seins, ce ventre gracieux,

Cette chute de reins aux contours  harmonieux,

Et ce petit bouton quémandant les caresses

Que je lui prodiguais avec délicatesse,

Toutes ces joliesses et ces gracieusetés,

Elles étaient à moi, elles m’étaient destinées ;

Et voilà qu’un tyran,  un infâme butor

M’a ravi ces beautés qui transportaient mon corps.

Oui, mais un jour viendra, ou lassé de la belle,

Le roi délaissera cette femme cruelle,

Jetant son dévolu sur un autre jupon,

La très jolie Fontange ou la veuve Scarron,

Qui lui apporteront d’autres cajoleries

D’autres façons d’aimer, d’autres minauderies.

Et Louis, je le sais, j’en suis même certain,

Regrettera un jour la femme au corps divin

Qui fut mienne autrefois, qui me manque aujourd’hui,

Avec qui  je voudrais refaire des folies. 

JUPITER et JUNON

Jupiter, on le sait, prisait fort le jupon ;

Dès qu’il apercevait le moindre cotillon

Son œil étincelait, et son sang enflammé

Le poussait vers la belle, afin de lui montrer

La force de l’envie qui l’attirait vers elle.

C’est ainsi qu’il devint, de nombreuse beautés,

Le maitre de l’amour, l’amant incontesté,

Le roi de la quéquette, l’empereur de la pine,

Qu’il montrait constamment aux princesses divines.

Déméter ou Léto, déesses au grand cœur

Et bien d’autres encor, connurent ses faveurs.

Il est même avéré qu’outre les immortelles

Il alla sur la Terre chercher des demoiselles

Des reines, des princesses ou quelque Madelon

Capables d’inspirer son imagination.

Ainsi donc Jupiter occupait ses journées.

Mais ce grand conquérant avait une ennemie:

Junon, sa tendre épouse crevant de jalousie.

Cette femme modèle était bien convaincue

Que Jupin la trompait et qu’elle était cocue.

Elle décida donc un jour de se venger

Et punir l’impudent pour ses déloyautés.

Ce jour là, Jupiter errait en Corinthie

Il allait et venait, pour tromper son ennui,

Dans ces lieux magnifiques ou croissent les raisins,

Qui donneraient bientôt un très généreux vin.

Il aperçut soudain un aimable tendron

Qui éveilla en lui un immense frisson ;

Durant un long moment, il resta sidéré

Au spectacle excitant d’une telle beauté,

Et il songea alors aux moments merveilleux

Qu’imaginait déjà son esprit ingénieux.

Jupiter approcha à pas très mesurés,

Cherchant évidemment à ne pas l’effrayer.

Il la complimenta sur l’éclat de sa peau,

Sur ses seins généreux, la courbe de son dos,

Son sourire enjôleur montrant de blanches dents,

Qui donnait au visage un air éblouissant.

Bref, il devint alors vraiment dithyrambique

En faisant de la belle un long panégyrique.

Celle-ci, entendant ce discours élogieux

Ne chercha pas à fuir, et à quitter ce lieu,

Mais commença bientôt un très lent effeuillage

Pour donner de son corps une admirable image ;

Puis en tournant le dos, se penchant quelque peu,

Elle laissa admirer un fessier généreux.

Il faut bien l’avouer, ce spectacle de rêve

Déclencha chez Jupin une montée de sève,

Et pour calmer l’ardeur d’un sexe turgescent,

Fonça sans hésiter sur ce cul attirant.

Mais à ce moment là une chose inouïe

Et incompréhensible alors se produisit :

La femme disparut ; elle était remplacée

Par un bel oiseau d’or, un faisan vénéré,

Qui s’adressa à lui sur un ton cauteleux,

Se moquant sans vergogne du grand maître des Cieux.

Mon pauvre Jupiter, incontestablement

Tu as plus l’air d’un con que d’un moulin à vent,

Avec ta bite à l’air, que tu ne sais où mettre,

Qui commence déjà bien vite à se démettre.

C’était Junon, sa femme, reine au pouvoir magique.

Qui avait fomenté cet intermède unique

Pour ridiculiser le grand roi de l’Olympe,

Qu’elle avait poursuivi jusqu’ici en Corinthe.

Dans un criaillement le bel oiseau s’en fut,

En laissant Jupiter complètement confus,

Remâchant sa colère, hurlant comme un damné,

Contre cette femelle à l’esprit dépravé,

Ayant imaginé telle situation,

En laissant son époux au bord de la fluxion,

Dépité, contrarié, et fortement déçu. 

Et l’oiseau, direz-vous, qu’est-il donc devenu ?

Junon ayant repris sa forme originelle,

Se conduisit alors comme une pastourelle,

Recherchant ardemment un vaillant vigneron

Qui pourrait aisément enflammer son beau con,

Lui donner le plaisir, le bonheur éperdu,

En goûtant aux attraits de ce fruit défendu.

Elle, qui de l’hymen se portait le garant,

Elle succomba un soir dans les bras d’un amant.

RÊVERIE 

Ce soir si tu voulais nous pourrions tous les deux

Nous donner du plaisir dans des jeux amoureux ;

Ma mie, je te ferai de nombreuses caresses

Usant de frôlements et de mille tendresses

Afin que tu exultes et feules de bonheur

Sous l’effet bienfaisant de mes doigts fureteurs.

Hélas, répondit-elle, tu me vois désolée,

Mais mon corps en ce jour souffre de céphalées.

En lisant dans mes yeux, l’immense déception

Elle tenta bien sûr d’obtenir un pardon

Par un baiser coquin, un sourire charmeur,

Mais qui ne purent pas effacer ma rancœur.

Je restai confondu et décontenancé

Songeant amèrement  à la longue soirée

Où les profonds regrets et la monotonie

Sèmeraient la tristesse et la mélancolie.

J’avais bien en l’esprit des gestes qui pourraient

Remplacer le grand vide qui ce soir m’étreignait.

Mais rejetais  bientôt ces plaisirs trop factices

Ne pouvant opposer que de pâles délices

A ceux qui sont crées par les joutes enfiévrées

Qui opposent au lit  deux êtres énamourés.

Ô maudites douleurs, ô horribles migraines

Pourquoi vous montrez-vous  parfois si inhumaines

Et pourquoi faut-il donc que les analgésiques

Ne  montrent-ils jamais les effets bénéfiques

Capables d’apporter calme et sérénité.

Ainsi, j’en étais là de mes sombres pensées,

Jetant un œil distrait sur la télévision,

Lorsque je m’endormis, brisé par l’émotion.

Et un rêve soudain embrasa mon esprit,

Un rêve où jaillissaient mille femmes jolies,

Dans le simple appareil révélant à mes yeux,

Les nombreuses rondeurs de leur corps délicieux.

L’une d’elle soudain, s’inclinant devant moi

Fit à mon sexe en rut la caresse de choix,

Avec le va et vient  des lèvres purpurines

Et le tendre labeur d’une langue mutine.

Tout cela fit merveille et mon sexe excité

Eclata vivement sous ces tendres baisers.  

Je m’éveillai alors retrouvant près de moi,

Ma femme qui tenait mon sexe entre ses doigts.

Variations montastrucoises

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2009 by gerard – 4 Comments

Ce fichier est dédié à Vincent M.

Montastrucois et bon vivant,

(Le ciel fasse qu’ils soient tous comme lui!)

vincent01

Rappel: Il ne faut voir ici aucun atome de méchanceté, pas une once de malveillance, c’est uniquement pour le fun, vu? 

Folie… printanière. 

Ma mie, les frondaisons forment d’accueillants lits,

Gambadons dans les prés, roulons nous sur l’herbette,

Avant d’aller cueillir des monceaux de courgettes,

Et remplir nos paniers de nouveaux brocolis.

 

Notre pays est plein d’avantages jolis,

Vois! Il est riche d’oignons, d’ail et de sebettes.

De tout ce qui rendra ton haleine proprette

A dégommer en masse moustiques et fourmis.

 

Ah! Louer les charmes de la Haute-Garonne!

Se sentir anobli du Printemps qui fleuronne,

Parader avec toi, fier comme un archiduc,

 

Comme si on avait découvert l’Amérique!

Puis, te ramener à l’asile psychiatrique

Qui fait la renommée de notre Montastruc.

                    Gérard 2009

Véloccitanie

VELO01

Pour ce jour d’exception, le troquet est banni,

Car, de tout le canton, on vient pour des gamelles(1),

Ils sont là, tout suant, et vrillés à leur selle.

Grande course annuelle, fête des panaris,

 

Dotée du grand enjeu: Un beau filet garni!

Pensez donc: Une boîte de thon, un pack de vermicelles,

Et un vrai bon d’achat pour quatre sacs-poubelles.

Et même un ouvre-boîte vous est, en sus, fourni!

 

Regardez ces coureurs se magner la rondelle,

Tripotant leur braquet, trempés jusqu’aux aisselles,

Gravissant « en danseuse » des ponts et des viaducs.

 

Admirez les foncer, ces rois de la pédale,

Ils vont, comme le vent, disputer la finale,

La ligne d’arrivée c’est, bien sûr, Montastruc.

                    Gérard 2009

(1) = « Gamelles », vous avez dit « gamelles »? Cf le document ci-dessous:

gamelles01

D’un intérêt merveilleux: http://www.youtube.com/watch?v=RfBPtt8QBaE&feature=related

Passionnant: http://www.youtube.com/watch?v=UN4NMzY__cM

On ne s’en lasse pas: http://www.youtube.com/watch?v=ci-ecK4mAt8&feature=related

Qu’est-ce-que c’est beau: http://www.youtube.com/watch?v=5Wqv7Zrl414&feature=related

…et dire qu’il y en a d’autres encore sur Youtube! (Parti vomir…)

La Championne nullissime inter-galaxies. 

Depuis Alpha 14, ils observent la Terre,

Les petits gnomes verts au QI de 500.

Et les voilà pleins de déception pour l’instant,

Car ils n’y voient que des débiles délétères.

 

Sur la planète bleue, tout y part en galère,

On y décèle tant d’humains à l’air gnangnan;

Nul n’a la stature d’un jeune padawan.

Rien que des beaufs au charisme de pomme de terre.

 

Quêtant le Zéro dans ce kaléidoscope,

Ils vont doper à mort leur super-télescope…

…Bingo pour ce panneau jouxtant la bétaillère!

 

Oui, le Néant est là, l’aliéné absolu!

Et sur ledit panneau, faisant un zoom pointu,

On peut y lire: « Montastruc-la-Conseillère ».

                    Gérard 2009

Montastruc-la-conseillere-1

Le grand guerrier 

En baroudant vingt ans, il conquit la planète,

Il a violé des vierges, étripé des enfants,

Il a tordu le cou à des vieux implorants,

Et à ses prisonniers, il a coupé la tête.

 

Il l’avait dit souvent: « Le carnage est ma fête! »

En torturant les gens, il jouissait du sang

De pauvres ennemis tombés sous ce tyran.

Les rafales sont belles comme des mines qui pètent!

 

Il a crevé les yeux de jeunes estafettes,

Sectionné des claouis en chantant à tue-tête…

Aujourd’hui, il est las, la mort n’est plus son truc.

 

Il a jeté au feu ses médailles en brochettes,

Et regagne, frileux, dans sa chaise à roulettes,

Son asile de vieux niché à Montastruc.

                    Gérard 2009

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Tout à fait autre chose, et pour l’anecdote: Un général, Edouard de Castelnau, mourra le 19 Mars 1944, à 92 ans passés, à Montastruc-la-Conseillère. Catholique exalté (dit « le Capucin botté », puis, par Clémenceau « le général de Jésuitière »), Versaillais, anti-Dreyfusard, peu républicain… Une belle tête «A droite! Fixe! »

Le Mont Astruc

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C’est dans le monde étrange d’un onirisme glauque,

Que j’ai rêvé la nuit d’un mont de grand format.

Au pied de la montagne, irradiant ses chakras,

Se tenait une femme et qui, d’une voix rauque,

Informait, à tous ceux que tentait l’ascension,

Des néfastes périls d’une telle intention.

Il est vrai que dompter ce tertre formidable

C’était, à tout le moins, tenter cent fois le Diable!

Les gens obéissaient à la vieille sorcière,

Et la remerciaient, l’appelant « Conseillère ».

Alors, tournant le dos au donjon minéral,

Ils fuyaient au plus vite cet univers spectral.

Je m’approchais quand même, j’aperçus une sente

Qui paraissait partir à l’assaut de la pente.

Oh! C’était loin d’être un chemin de Paradis,

Ni un charmant « sentier de roses », comme on dit.

Des pierres coupantes, des ronciers gigantesques,

De noires déjections sur la route dantesque…

Oui! Tout vous rebutait à la vouloir gravir.

On pressentait que des démons, prêts à sévir,

Vous feraient regretter une telle entreprise.

La Conseillère aussi semblait toute surprise,

Elle me demanda pourquoi j’étais tenté.

«_ Ben, pour voir ce qu’il y a de l’autre côté! »

Etonnée que j’élise ce chemin de bouses,

Elle mit derechef sa hargne en sommeil,

Et me donna alors ce chaleureux conseil:

« Monte à ce truc*, mon gars, et tu verras Toulouse! »

                    Gérard 2009 

*= Altitude maximale de la commune: 242 mètres (Wikipédia dixit) mdrroule05

Parodies 02: Verlaine

Posted in Oulibouf on octobre 15th, 2009 by gerard – 5 Comments

Voici donc une nouvelle fournée de pastiches qui, nous l’espérons, vous fera passer un moment agréable et jubilatoire. C’est Adhémar qui commence avec cette libre adaptation (vers libres au lieu du sonnet traditionnel) de « Mon rêve familier » de Paul Verlaine. Pour l’original:

 http://garp.feelingsurfer.net/poesie/Verlaine.Reve.html

 Rêve familier et vénérien 

Je fais souvent un rêve étrange et dégoûtant

D’une femme inconnue, qui me hait et m’abhorre

Et qui n’est chaque fois ni tout à fait Aurore

Ni tout à fait Eléonore,

Et ne sait même pas faire cuire un merlan !

 

Oui je fais, comme fit Verlaine,

Un songe qui va lentement

Vers l’aine,

Mais s’arrête au dernier moment.

 

Elle est là devant moi, bécasse,

Est-elle brune ou blonde. Chi sá ?

Quand je regarde en son tanga

Je doute un peu de sa tignasse.

 

Son regard est pareil à celui des morues,

Et pour tout couronner elle louche féroce,

Parfois je la compare à la fée Carabosse.
Elle n’a pas l’inflexion des voix qui se sont tues.

 

Vient-elle de l’enfer ? C’est probable !

Elle se rit de moi, elle rit de mon truc,

De mon nez, de mes yeux, de mon rable

Et veut me renvoyer mourir à Montastruc.

 

Elle ne me comprend pas et mon cœur palpitant

Pour elle seule, hélas ! prête à la rigolade.

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front fade

Elle seule les sait aggraver en riant.

 

Mais sur mon … cœur de bon apôtre

Elle ne fait ni tout à fait

Un autre

Ni tout à fait le même effet. 

                                                   Adhémar du String 1951

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Parodies 02: La Fontaine

Posted in Oulibouf on octobre 15th, 2009 by gerard – 1 Comment

Là encore, il s’agit de vers libres comme les affectionnait le Maître des Eaux et Forêts de Château-Thierry:

Le marseillais et le Grand-Duc.

 

Un marseillais, d’un fort bel âge,

Habitait le Vieux-Port (ou bien dans ses parages);

Un Grand-Duc, d’au moins vingt-cinq ans,

Squattait un vieil ormeau du pays Occitan.

Les deux se la pétaient en faisant des « Hou! Hou! »

_ Près de la Canebière, c’était plutôt « Zou! Zou! »_

Quoiqu’il en soit, d’internet c’était des adeptes,

Et ils s’abrutissaient à fréquenter l’inepte.

« _ Moi, je suis un Grand-Duc,

Et branché Montastruc! »

« _ Moi, je suis un cacou,

Je surfe comme un fou! »

Lors, les deux fêlés, sur la toile informatique,

Se rencontrèrent un jour dans un chat psychotique.

Et vas-y que je balance des racontars

A des heures indues (Je veux dire très tard!).

Mais la loi Hadopi qui cerne les pirates,

Fit qu’à l’aube, on les arrêta dans leurs pénates.

Ils finirent au cabanon,

Avec une belle amende

De plusieurs millions.

Sous le joug poulaga, les voilà camarades,

Se débattant tous deux dans la même panade.

Il s’en fallu de peu qu’on ne les pende,

Ou bien qu’on les trucide à coups de fusil,

Sans la grâce de Sarkozy.

Moralité:

Même si tu habites le trou du cul du monde,

Ou le divin joyau de la planète ronde,

Les sbires de Sarko, ta fête ils te feront.

Pour eux, les gentils geeks ne valent pas un rond.

Gérard 2009

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